Accueil      En circonscription      Sénat      Bilan de mandat      Revue de Presse          Parcours      Contact     
    

En circonscription au Bahreïn – Manama (16–18 juin 2026)

Après l’Arabie saoudite, seconde étape de notre déplacement avec le groupe d’amitié sénatorial (Lire Riyad & Dammam, Al Khobar)

En compagnie de Rémi Pointereau, président délégué du groupe pour Bahreïn, et de Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite, nous avons rejoint le royaume depuis l’Arabie saoudite en empruntant la chaussée du Roi Fahd. Long de 25 kilomètres, ce pont-digue constitue bien davantage qu’un ouvrage d’art : il est un axe vital pour les échanges économiques, les déplacements quotidiens et l’intégration régionale du royaume.

Communauté française

Ambassade

Dans un contexte marqué par les récentes tensions régionales et plusieurs frappes en provenance d’Iran, Bahreïn occupe une place stratégique au cœur du Golfe. Signataire des accords d’Abraham en 2020, le royaume poursuit une politique d’ouverture et de dialogue, tout en veillant à préserver sa sécurité et sa stabilité.

Un dîner de cadrage à la Résidence de France, autour de l’ambassadeur Éric Giraud-Telme, de Marie-Laure Charrier, première conseillère, et d’Alexis Andres, directeur adjoint de la direction Afrique du Nord et Moyen-Orient, nous a permis de faire le point sur la relation franco-bahreïnienne.

Cette visite s’inscrit dans le prolongement de la rencontre entre le Président de la République et le roi Hamad ben Issa Al Khalifa à l’Élysée en février dernier, ainsi que du 4ᵉ Haut Comité bilatéral franco-bahreïnien réuni en juillet 2025 entre les ministres des Affaires étrangères.

Nos échanges ont porté sur les enjeux régionaux ainsi que sur le développement de notre coopération économique, universitaire, scientifique et culturelle. +d’images

Acteurs de la communauté

Une communauté française solidaire dans l’adversité

Dernière étape de notre déplacement à Bahreïn : la rencontre avec notre communauté française, qui compte plus d’un millier de compatriotes.

J’ai tout d’abord eu un entretien avec Rosiane Houngo Monteverde, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger, qui vient d’achever son mandat au service des Français de Bahreïn et du Qatar. Elle a été, tout au long de cette mission, un point d’appui précieux, à la fois comme élue de terrain et comme relais indispensable pour mon action de sénateur des Français de l’étranger, mais aussi dans ma fonction de président du groupe d’amitié. Je tiens à saluer son engagement constant, sa disponibilité et la qualité de son travail au service de nos compatriotes.

Notre délégation sénatoriale a ensuite participé à la réception organisée à la Résidence par Éric Giraud-Telme, ambassadeur de France à Bahreïn. Je le remercie chaleureusement pour son accueil, son soutien et la préparation minutieuse de cette mission du groupe d’amitié, engagée dès l’an dernier, en compagnie de Marie-Laure Charrier, première conseillère.

Dans un contexte régional particulièrement tendu, nous avons souhaité manifester notre soutien aux autorités bahreïnies. Les stigmates des attaques iraniennes demeuraient encore visibles. J’ai tenu à féliciter nos compatriotes pour leur sang-froid et leur sens des responsabilités. Leur solidarité avec le peuple bahreïni a été remarquée et honorée. Notre délégation les a chaleureusement applaudis.

Bahreïn est un pays pionnier dans le Golfe : première école publique pour filles dès 1928, première Alliance française de la région en 1969. Je me réjouis de constater que cette tradition d’ouverture se poursuit aujourd’hui à travers les progrès de l’apprentissage du français, qui renforcent encore les liens entre nos deux pays.

Cette mission nous a permis de mesurer la solidité de l’amitié franco-bahreïnie et la qualité de l’engagement de notre communauté française, qui en est l’un des plus beaux visages. +d’images

Diplomatie parlementaire

Ministre des Affaires étrangères

L’entretien de notre délégation du groupe d’amitié avec le ministre des Affaires étrangères du Royaume de Bahreïn, le Dr Abdullatif Al Zayani, a permis de mieux mesurer la perception, par les États du Golfe, des menaces pesant sur leur sécurité.

Le ministre a dénoncé les capacités de nuisance de l’Iran en indiquant que, entre le 28 février et le 15 juin 2026, selon les autorités bahreïniennes, 85 % des missiles et drones lancés par l’Iran dans la région visaient les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il a précisé que les cibles visées à Bahrein étaient principalement des infrastructures civiles et non des objectifs militaires.

Pour Manama, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) demeure le principal garant de la stabilité régionale, l’Arabie saoudite constituant un pilier essentiel de cet équilibre.

Le ministre a également insisté sur la nécessité d’élargir les Accords d’Abraham à l’Arabie saoudite, tout en soulignant qu’une telle évolution reste indissociable d’une avancée sur la question palestinienne.

Il a enfin chaleureusement remercié la France pour son soutien à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies, portée par Bahreïn, exprimant la solidarité de la communauté internationale avec les États du Golfe et la Jordanie après les frappes iraniennes.

Cette convergence stratégique s’inscrit dans une diplomatie bahreïnienne marquée par une relation historique avec les États-Unis, dont Manama accueille le quartier général de la Ve flotte, mais aussi par une volonté de renforcer et de diversifier ses partenariats, notamment avec la France.

Cette relation bilatérale a été récemment consolidée par la signature d’un accord de coopération en matière de défense, à l’occasion de la visite à Paris de Sa Majesté le Roi Hamad bin Issa Al Khalifa. +d’images

Ministère de l’Industrie et du Commerce

Un environnement propice aux entreprises

Notre entretien avec Mme Iman Ahmed Al-Dosari, sous-secrétaire d’État au ministère de l’Industrie et du Commerce, en présence de l’ambassadeur Éric Giraud-Telme, a mis en lumière la résilience de l’économie bahreïnienne.

Malgré les fortes perturbations régionales des derniers mois, qui ont affecté les chaînes d’approvisionnement, le pays a su maintenir son activité en adaptant ses circuits logistiques via Djeddah, Amman ou les Émirats arabes unis.

La stratégie 2022-2026 vise à accroître la part de l’industrie dans le PIB, en misant sur l’agroalimentaire, les semi-conducteurs et les énergies renouvelables.

Cette ambition s’accompagne d’une simplification des démarches administratives —  Managing your business with a click — et de la création d’un fonds dédié au financement des PME, afin de renforcer l’attractivité du royaume pour les investisseurs. +d’images

Parlement – Majlis Al Shura (Chambre haute) – Majlis Al Nuwab (Chambre basse)

Petit État insulaire très dépendant de la stabilité des voies maritimes et du bon fonctionnement du CCG, Bahreïn a fait de la sécurité régionale une priorité absolue, comme cela est ressorti avec force des entretiens conduits avec les deux chambres du Parlement.

Reçue par S.E. M. Jamal Fakhro, vice-président du Majlis Al Choura (Chambre Haute), puis par S.E. M. Ahmed bin Salman Al-Musallam, président du Majlis Al Nuwab (Chambre Basse), la délégation a pu mesurer l’attachement de Bahreïn à la relation bilatérale avec la France, mais aussi les attentes de ses interlocuteurs en matière de protection de la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Les responsables parlementaires bahreïniens ont salué la position française sur les dossiers palestinien et iranien, tout en exprimant leurs interrogations sur les modalités concrètes d’une mission militaire multinationale, portée notamment par la France et le Royaume-Uni, destinée à garantir la liberté de navigation dans cette zone stratégique. Ils ont également souligné la cohésion dont le CCG avait fait preuve dans le contexte du conflit avec l’Iran. +d’images

Diplomatie économique

Communauté économique – CCEF

Une présence économique française qui a de l’avenir

Si la relation économique entre la France et Bahreïn reste encore modeste en volume, elle offre un fort potentiel de développement. Près d’une quarantaine d’entreprises françaises sont implantées dans le Royaume, dans les services financiers, l’industrie, l’ingénierie, les infrastructures, l’hôtellerie ou encore l’assurance.

Avec la délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe, nous avons souhaité mettre en lumière cette présence à travers trois étapes.

1️⃣ Les CCEF : préparer la croissance

Le dîner organisé à la Résidence de France avec les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et plusieurs dirigeants d’entreprises a confirmé les nombreuses opportunités offertes par Bahreïn. Les autorités souhaitent renforcer leur coopération avec la France, notamment dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Cet enjeu est majeur : près de 70 % de l’énergie consommée dans les pays du Conseil de coopération du Golfe est consacrée à la climatisation. L’expertise française dans les technologies bas carbone, la gestion de l’énergie et les bâtiments durables constitue un atout pour répondre à ce défi.

Ces échanges ont confirmé que les entreprises françaises disposent d’un véritable savoir-faire pour accompagner la diversification économique engagée par Bahreïn et contribuer au renforcement de notre partenariat bilatéral.

2️⃣ Café Ségo : l’audace entrepreneuriale française

J’ai souhaité faire découvrir à la délégation le Café Ségo, créé par Ségolène Crêtaux, dont le parcours est exemplaire.

Malgré les épreuves de la pandémie, elle a développé son établissement, ouvert deux nouveaux cafés à Manama et démontré sa capacité à s’adapter aux circonstances avec beaucoup de pragmatisme.

Son succès illustre le talent, la créativité et la capacité de rebond des entrepreneurs français à l’étranger.

.

3️⃣ Fives : l’excellence industrielle française

Notre visite de Fives Services Gulf, accueillis par son CEO Stephen Augustine, a mis en lumière l’ancrage industriel français à Bahreïn. Partenaire stratégique du producteur d’aluminium Alba, l’entreprise poursuit son développement régional tout en employant une majorité de collaborateurs bahreïnis. J’ai également eu le plaisir de retrouver les quatre jeunes VIE rencontrés l’an dernier, symboles de l’engagement de notre jeunesse à l’international.

Alba (Aluminium Bahrain)

L’un des objectifs de notre délégation était de promouvoir la destination France auprès des grands industriels bahreïniens. La visite d’Aluminium Bahrain (ALBA), fleuron industriel du Royaume, s’inscrivait pleinement dans cette démarche.

Nous avons été chaleureusement accueillis par Ali Al Baqali, CEO d’Alba, entouré de plusieurs membres de son comité de direction. J’ai été particulièrement sensible au fait que trois d’entre eux sont diplômés de l’Essec, illustrant la qualité des liens humains et académiques qui unissent la France et Bahreïn.

Créée il y a 55 ans, Alba emploie 3 200 collaborateurs. Son site de production ultramoderne figure parmi les plus performants au monde et accompagne une ambition assumée : faire d’Alba le premier producteur mondial d’aluminium. À lui seul, ce secteur représente 12 % du PIB de Bahreïn.

Nous avons salué la signature récente d’un protocole d’accord entre Alba et Bpifrance en vue de l’acquisition d’Aluminium Dunkerque, la plus grande fonderie d’aluminium de l’Union européenne, pour une valorisation de 2,2 milliards de dollars. Cette opération constitue un signal fort de confiance dans l’industrie française. Je me réjouis de voir Alba investir en France et contribuer au développement du site de Dunkerque, symbole d’une coopération industrielle appelée à se renforcer entre nos deux pays. +d’images

Al Zayani Investments – Imerys Zayani – Midal Cables

À la rencontre d’un grand capitaine d’industrie

Après notre visite d’Alba, premier producteur d’aluminium du Royaume, notre délégation a poursuivi sa découverte de la filière en visitant deux entreprises du groupe Al Zayani Investments, reçue par son président d’honneur, Khalid Al Zayani, figure emblématique de l’industrie bahreïnienne.

Entrepreneur visionnaire, il a construit un groupe diversifié présent dans l’automobile, la banque, la santé, l’immobilier, l’industrie et les services. Son parcours illustre l’ambition de Bahreïn de développer une économie ouverte, fondée sur l’innovation et les partenariats internationaux.

Notre première étape nous a conduits chez Imerys Al Zayani, coentreprise créée en 2014 entre le groupe français Imerys, leader mondial des minéraux de spécialité, et Zayani Industries. L’usine produit de l’alumine fondue blanche destinée aux abrasifs, aux réfractaires et aux céramiques techniques. J’ai été particulièrement intéressé par les investissements réalisés pour réduire l’empreinte carbone du site grâce à l’énergie solaire et au programme SustainAgility.

Nous avons ensuite visité Midal Cables, créée en 1977 et devenue le deuxième producteur mondial de câbles électriques haute tension, derrière la Chine. Alimentée directement en aluminium liquide par Alba, l’entreprise exporte ses produits sur tous les continents et participe à de grands projets d’infrastructures électriques. Son succès illustre parfaitement la stratégie de Bahreïn : créer davantage de valeur ajoutée en transformant localement l’aluminium produit dans le Royaume.

Ces visites ont également confirmé l’intérêt du groupe Al Zayani pour de futurs investissements en France. Elles témoignent du potentiel de coopération industrielle entre nos deux pays et de notre volonté commune de renforcer ce partenariat d’avenir. +d’images

Enseignement

Lycée français international

Pour la troisième fois, j’ai eu le plaisir de visiter le Lycée français international de Bahreïn, établissement du réseau de la Mission laïque française (MLF), accueilli par son proviseur, Sébastien Gaillard.

Notre délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe a été particulièrement séduite par l’implication des élèves, qui ont assuré eux-mêmes une grande partie de la visite de leur établissement. Du CDI aux laboratoires, en passant par les classes de CP, de CM2 et la bibliothèque, ils ont présenté avec enthousiasme leur quotidien, leurs projets et les nombreux atouts de leur lycée. Rien n’est plus convaincant que de voir des élèves devenir les premiers ambassadeurs de leur école.

Les échanges avec les enseignants, les parents et les élèves ont illustré la richesse d’un établissement qui favorise l’ouverture sur le monde. Dès la classe de seconde, les élèves peuvent choisir une quatrième langue vivante, une singularité qui témoigne de l’ambition internationale de ce lycée.

Nous avons également découvert le projet artistique « Regards Croisés », qui met en dialogue les cultures française et bahreïnienne à travers les créations des élèves, illustrant parfaitement la vocation de notre enseignement français à l’étranger : transmettre des savoirs tout en créant des passerelles entre les cultures.

Je remercie chaleureusement Sébastien Gaillard, l’ensemble de l’équipe éducative, les parents d’élèves et surtout les élèves pour leur accueil. Leur enthousiasme, leur curiosité et leur fierté d’appartenir à leur établissement constituent la plus belle promotion du Lycée français international de Bahreïn, qui célébrera son 50ᵉ anniversaire à la fin de l’année 2026. Un bel anniversaire en perspective pour un établissement qui, depuis un demi-siècle, contribue au rayonnement de l’enseignement français et au rapprochement entre la France et Bahreïn. +d’images

Culture

Pose de la Première pierre de la nouvelle Alliance française

J’ai eu l’honneur de participer à la cérémonie de pose de la première pierre de la future Alliance française de Bahreïn, aux côtés de Son Excellence le Dr Mohammed bin Mubarak Juma, ministre de l’Éducation, de Hamed Al Mahmeed, directeur du bureau du Premier ministre, de Éric Giraud-Telme, ambassadeur de France à Bahreïn, de Ahmed Al Jawahery, président de l’Alliance française Bahrain, ainsi que des représentants des autorités bahreïnies et des partenaires institutionnels et privés.

À cette occasion, j’ai eu le plaisir de prononcer quelques mots sur la portée de ce projet pour l’avenir de la relation franco-bahreïnienne (mon discours).

Créée en 1969, première Alliance française du Golfe, l’institution ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire. Son futur siège, imaginé par l’architecte franco-libanais Pierre Sfeir (SA Atelier), offrira des salles de cours équipées de tableaux numériques, une médiathèque, un auditorium et des espaces culturels modernes.

Sa capacité d’accueil sera doublée afin d’accompagner le développement de l’enseignement du français et des échanges culturels.

Cette réalisation illustre la qualité de la coopération éducative entre nos deux pays. Depuis 2009, le français est enseigné dans les écoles publiques de Bahreïn, renforçant chaque année les liens entre nos deux peuples.

Je tiens à féliciter chaleureusement Céline Martin, directrice, et toute l’équipe de l’Alliance française de Bahreïn, ainsi que l’ensemble des sponsors, partenaires bahreïniens et français, pour avoir porté ce projet avec détermination jusqu’à sa concrétisation.

Cette nouvelle Alliance constitue bien plus qu’un bâtiment : c’est un investissement dans la jeunesse, la francophonie et le dialogue entre les cultures. Elle consolide durablement la relation d’amitié entre la France et Bahreïn et contribuera, pour les décennies à venir, au rayonnement de notre langue et de notre culture au cœur du Golfe. +d’images

En circonscription au Maroc – Casablanca (16-17 juillet 2026)

Communauté française

(g à d) Mathieu Coquant, Jean-Michel Raynaud, OC, Marlis Thomas et Pascal Capdevielle

Fête Nationale

Une communauté française engagée au service du partenariat franco-marocain

Mon 21ème déplacement au Maroc a été marqué par deux temps forts avec notre communauté française à Casablanca.

J’ai tout d’abord participé à une réunion autour de Jean-Michel Raynaud, récemment élu président du conseil consulaire de Casablanca et président de l’UFE Casablanca.

Félicitations à lui pour cette nouvelle responsabilité, qui témoigne de la confiance que lui accordent les élus de la circonscription. Son engagement de longue date au service de nos compatriotes constitue un atout précieux pour la communauté française de Casablanca.

Nos échanges, auxquels participaient Marlis Thomas et Mathieu Coquant (délégué consulaire), membres du conseil d’administration de la CFCIM et parents d’élèves, ainsi que Pascal Capdevielle, conseiller des Français de l’étranger pour Fès, ont porté sur plusieurs sujets majeurs : les interrogations suscitées par la réforme de l’AEFE, les limites de l’offre de la Caisse des Français de l’Étranger face aux solutions proposées localement, ainsi que les enjeux de mobilité et les complémentarités à développer entre UFE Go Business, service de l’UFE destiné aux TPE et indépendants, et le réseau de la CFCIM.

Comme l’an dernier, j’ai ensuite eu le plaisir de participer, le 16 juillet, à la célébration de notre fête nationale dans les jardins du consulat général de France à Casablanca, à l’invitation de Aymeric Chuzeville, consul général de France, en présence de Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Maroc. Succédant récemment à Christophe Lecourtier, devenu directeur général de l’AFD, l’ambassadeur a partagé sa vision d’un Maroc en pleine transformation. Il a notamment évoqué le dynamisme de Casablanca et les ambitions du Royaume, illustrées par la construction du futur stade de plus de 110 000 places, destiné à accueillir la Coupe du monde 2030.

J’ai également retrouvé Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, qui avait prolongé son déplacement au Maroc avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, afin de témoigner de son soutien à notre communauté.

Cette réception a été l’occasion d’échanger avec de nombreux compatriotes et partenaires engagés pour le développement de la relation franco-marocaine, parmi lesquels mon collègue député des Français de l’étranger, Karim Ben cheikh, les conseillers des Français de l’étranger, Jean-Michel Raynaud (Pdt du conseil) et M’jid El Guerrab ; Gilles Abensour, président des CCEF Maroc, Sébastien Le Bonté, président de la CFCIM, les membres de son bureau, ainsi que Gilles D’Agescy, ancien président du conseil consulaire.

J’ai également poursuivi mes échanges avec plusieurs acteurs économiques, notamment Mehdi Sahel, directeur général d’Alstom Maroc. Son témoignage illustre le formidable développement industriel français dans le Royaume : en quatre ans, les effectifs d’Alstom sont passés de 500 à 1 500 collaborateurs. L’entreprise accompagne désormais l’extension de la LGV jusqu’à Marrakech grâce à la commande de 18 nouveaux TGV. Depuis 2020, Alstom a également investi près de 200 millions de dirhams dans son site industriel de Fès, que j’ai eu l’occasion de visiter à deux reprises.

Cette journée a une nouvelle fois illustré la vitalité de notre communauté française à Casablanca. Grâce à l’engagement de ses élus, de ses entrepreneurs, de ses responsables associatifs et de ses entreprises, elle constitue l’un des principaux artisans du partenariat d’exception qui unit la France et le Maroc. +d’images

Diplomatie économique

Chambre française de Commerce et d’Industrie (CFCIM)

CFCIM : le premier réseau économique français à l’étranger au service du partenariat franco-marocain

Ma visite au Maroc, du 16 juillet, m’a offert deux occasions de rencontrer les responsables de la Chambre française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM) : lors d’un échange à son siège à Casablanca, puis à l’occasion de la célébration de notre fête nationale au consulat général de France.

Au siège de la Chambre, j’ai échangé avec Jean-Charles Damblin, directeur général, et Pascal Capdevielle, vice-président en charge de la coordination régionale, sur les perspectives de développement des échanges économiques entre la France et le Maroc.

Créée en 1913, la CFCIM est aujourd’hui un acteur incontournable de cette relation. Elle fédère plus de 4 000 entreprises adhérentes et anime une communauté de plus de 20 000 membres.

Acteur engagé dans la dynamique de régionalisation du Royaume, elle s’appuie sur un réseau de 10 délégations régionales : Agadir, Dakhla, Fès, Guelmim, Laâyoune, Marrakech, Meknès, Oujda, Rabat et Tanger. Cette présence sur l’ensemble des principaux pôles économiques permet d’accompagner les entrepreneurs, les investisseurs et les entreprises à chaque étape de leur développement, de favoriser les rencontres d’affaires, de soutenir la formation et de renforcer l’intégration dans les écosystèmes locaux.

(g à d) Benoît Vaillant, Thibault Chatal, Sébastien Le Bonté, OC, Pascal Capdevielle, Thierry Poitout et Yann Lebeau

À l’occasion de la réception organisée par le consulat général de France à Casablanca pour la fête nationale, j’ai retrouvé Sébastien Le Bonté, président de la CFCIM, ainsi que plusieurs membres de son conseil d’administration : Benoît Vaillant, Yann Lebeau, Pascal Capdevielle, Thibault Chatal et Thierry Poitout.

Cette rencontre fut l’occasion de rappeler une réalité remarquable : la France est le premier investisseur étranger au Maroc, le premier employeur étranger et la CFCIM constitue la première chambre de commerce bilatérale française au monde. Comme l’a souligné Sébastien Le Bonté, la CFCIM traduit les priorités économiques de nos deux pays en projets concrets au service des entreprises.

J’ai également retenu l’illustration donnée par Yann Lebeau : 70 % du pain consommé au Maroc est fabriqué à partir de blé français, un exemple concret de l’intensité des échanges entre nos deux pays.

Lors de sa visite d’État au Maroc en 2024, le Président de la République Emmanuel Macron avait salué le travail de la CFCIM en déclarant : « Soyez-en remerciés parce que vous êtes les artisans de tout cela. » Je m’associe pleinement à cet hommage.

Les entrepreneurs sont le ciment de la relation franco-marocaine. La CFCIM leur offre depuis plus d’un siècle un cadre unique pour développer des projets communs et renforcer les liens entre nos deux pays. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Dartford, Londres (11 & 14 juillet 2026)

Communauté française

Fête nationale 2026 – Londres

Le soleil était de la partie à l’invitation d’Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, pour célébrer la fête nationale à la Résidence de France, ce mardi 14 juillet.

La Résidence arborait une reproduction d’une partie de la célèbre tapisserie de Bayeux, symbole du prêt historique consenti par la France au Royaume-Uni, quelques jours avant son exposition à Londres. Un clin d’œil particulièrement fort à l’histoire partagée entre nos deux pays.

Étaient présents mon collègue député Vincent Caure, plusieurs conseillers des Français de l’étranger, parmi lesquels Anne Vigouroux, Alexandre Casin et Laurent Batut, Olivier Guyonvarch, consul général à Londres, Stéphane Pailler, consul général à Édimbourg, ainsi que Nicolas Hatton, fondateur de the3million et ancien conseiller des Français de l’étranger.

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, avait également fait le déplacement à Londres pour cette célébration.

Voilà vingt ans que j’ai l’honneur de participer à la fête nationale à la Résidence, depuis mon élection à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2006. De Gérard Errera à Hélène Duchêne, qui achèvera sa mission cet été, j’aurai eu le privilège de connaître sept ambassadeurs qui nous ont accueillis à cette occasion.

Je n’oublierai jamais l’édition de 2012, lorsque Bernard Émié accueillait François Hollande, tout juste élu président de la République, ni celle de 2016, où Sylvie Bermann recevait Boris Johnson, quelques jours après le référendum sur le Brexit et sa nomination comme secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Je pense aussi à celle de 2021, organisée en comité restreint autour de Catherine Colonna, après l’interruption imposée par la pandémie en 2020.

Cette année restera également marquée par l’installation d’un écran géant permettant de suivre la demi-finale de la Coupe du monde de football entre la France et l’Espagne.

Chaque édition est l’occasion de précieux échanges avec les représentants de notre communauté française. C’est toujours un plaisir de retrouver des personnalités engagées comme Brigitte Williams, déléguée de la Fondation de la France Libre au Royaume-Uni, ou Marc Roche, journaliste et essayiste belge, spécialiste de la monarchie britannique.

Avec Emmanuelle Bury, présidente, et Sébastien Joly, directeur de la Chambre de commerce franco-britannique, j’ai également eu le plaisir de féliciter les représentants de Vinci. Deuxième aéroport du Royaume-Uni et l’un des dix plus importants d’Europe, Londres Gatwick fait partie du réseau Vinci Airports, dont il est désormais la plateforme la plus fréquentée.

Je souhaite enfin saluer l’engagement d’Hélène Duchêne au service de la relation franco-britannique et de notre communauté française au Royaume-Uni, auquel cette réception donnait un relief tout particulier. Merci et bravo aux sponsors qui ont contribué à la réussite de cette belle réception et régalé les participants.

La défaite de l’équipe de France aura été le seul nuage de cette journée, repoussant à plus tard l’espoir d’une troisième étoile. Mais, même battus, nos Bleus nous auront permis de vibrer à l’unisson, comme chaque fois que retentit La Marseillaise pour célébrer notre fête nationale. +d’images

Enseignement

La Marelle – FLAM – Dartford (kent)

Treize ans plus tard, le plus beau succès de La Marelle : Quand les premiers élèves deviennent les ambassadeurs du français.

À l’invitation de Fabienne Fluro, co-directrice, et de Roch Miambanzila, co-président, je suis revenu à La Marelle ce 11/07/26, pour la première fois depuis 2014.

Cette journée revêtait un caractère tout particulier, puisque nous célébrions également le départ de trois de nos chers assistants, présents à La Marelle depuis plus de treize ans.

J’ai eu le plaisir de constater combien cette belle aventure collective n’a cessé de grandir grâce à l’engagement des bénévoles, des enseignants, des parents et de toute l’équipe qui la fait vivre.

Julie, Ethan et Melchior ont commencé leur apprentissage du français à La Marelle, qui a ouvert ses portes en septembre 2009 avec 70 élèves.

Fondée par Hasina Harris et Emma Burrows, l’association m’avait accueilli lors de sa première fête de fin d’année. Julie, Ethan et Melchior n’avaient alors que cinq ans (compte-rendu). Je les ai retrouvés avec beaucoup d’émotion, treize ans plus tard, au moment où ils s’apprêtent à quitter La Marelle pour prendre leur envol vers l’université.

Ils n’ont pas seulement grandi : après avoir été élèves, ils sont devenus assistants, contribuant au bon fonctionnement de l’association et accompagnant les nouvelles générations.

Avec Ethan, Julie et Melchior

L’hommage qui leur a été rendu a été le moment le plus émouvant de cette journée. Il illustre parfaitement ce que construisent les associations FLAM : des enfants qui grandissent avec la langue française et choisissent, à leur tour, de transmettre ce qu’ils ont reçu. La projection d’une vidéo retraçant leur parcours est venue rappeler tout ce que les associations FLAM apportent à nos jeunes compatriotes : un apprentissage exigeant et durable du français, mais aussi un véritable sentiment d’appartenance.

La création d’associations FLAM constituait le troisième objectif du Plan École que nous avons lancé en 2008. Après la Petite École Kentoise (PEK), créée à Maidstone par Katia Bresso, La Marelle de Dartford est devenue le premier essaimage dans le Kent. À cette époque, je consacrais une grande partie de mes interventions à convaincre les parents que le bilinguisme était une richesse, et non un obstacle, pour le développement de leurs enfants.

Les temps ont changé.

Cette fois-ci, il m’a été demandé d’intervenir sur les usages d’Internet, un sujet essentiel pour les familles d’aujourd’hui. « Laisseriez-vous vos enfants errer seuls dans les rues ? Alors ne les laissez pas non plus naviguer seuls sur les réseaux sociaux », ai-je recommandé.

J’ai également été impressionné par la qualité de l’organisation de cette kermesse, fruit du travail de nombreux bénévoles. Leur engagement témoigne de la formidable énergie qui anime La Marelle depuis ses débuts.

Je remercie du fond du cœur Roch, qui a participé à la création du Parapluie FLAM et a été l’un des piliers de La Marelle durant toutes ces années. Merci également à Fabienne, aux enseignants, aux assistants, aux bénévoles et aux parents, qui font vivre cette belle association et accueillent chaque semaine près d’une centaine d’enfants. Enfin, bravo aux parents qui font le choix de transmettre notre langue à leurs enfants, avec tout ce qu’elle véhicule de culture, d’ouverture et des valeurs humanistes héritées des philosophes des Lumières. +d’images

En circonscription en Arabie saoudite (2/2) – Dammam, Al Khobar (16 juin 2026)

Au terme de cette mission en Arabie saoudite, je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Mohammed Al-Humaidhi, président de la commission d’amitié parlementaire saoudo-française du Majlis Al Shura.

Par son engagement personnel, sa disponibilité et son attention constante, il a accompagné notre délégation du premier au dernier jour, de notre arrivée à Riyad jusqu’à Al Khobar. Sa présence à nos côtés tout au long de cette visite a largement contribué à son succès et témoigne de l’importance qu’il accorde à la relation entre nos deux pays.

Mes remerciements vont également au Majlis Al Shura pour son invitation à revenir dans le Royaume, pour son accueil exceptionnel et pour l’organisation remarquable de l’ensemble de nos déplacements et rendez-vous.

Je souhaite aussi saluer l’Ambassade de France en Arabie saoudite, et tout particulièrement Hanni Khellef, conseiller politique, pour son accompagnement attentif et son soutien permanent durant cette mission.

Enfin, j’adresse toute ma reconnaissance à Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite, et à Fahad Al Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France. Par leur action constante au service du dialogue et du rapprochement entre nos deux nations, ils ont apporté un concours précieux à la réussite de cette mission parlementaire.

Merci à tous ceux qui ont contribué à faire de ce déplacement un moment utile pour approfondir l’amitié franco-saoudienne.

DAMMAM

Diplomatie parlementaire

Gouverneur de la Province orientale

Notre délégation sénatoriale a été très honorée d’être reçue à Dammam par Son Altesse Royale le Prince Saoud ben Nayef ben Abdelaziz, gouverneur de la Province orientale. Je tiens à le remercier tout particulièrement pour la chaleur de son accueil, la qualité de nos échanges et l’attention qu’il a portée à notre visite.

Cette rencontre revêtait une importance particulière : c’est la première fois que le groupe d’amitié France–Pays du Golfe se rendait dans l’Est du Royaume. Nous avons souhaité marquer notre solidarité avec cette région, qui a été la plus exposée aux menaces visant l’Arabie saoudite.

Si Riyad est le cœur du Royaume, Dammam en est assurément le poumon économique et énergétique.

En présence de Mohammed Al-Humaidhi, président de la commission d’amitié parlementaire saoudo-française du Majlis Al Shura, nous avons évoqué les nombreux sujets d’intérêt commun qui nourrissent notre relation bilatérale. Il a relevé que notre déplacement avait permis à la délégation de mesurer l’importance de la contribution des entreprises françaises à l’écosystème énergétique saoudien et à ses ambitions de développement.

Nous avons également évoqué la communauté française, dont Son Altesse Royale s’est félicitée de la présence et de la contribution positive à l’économie locale, ainsi que le rôle du lycée français de Khobar.

Je remercie à nouveau Son Altesse Royale pour son invitation à revenir découvrir, sous un climat plus clément, tous les atouts de cette magnifique région. +d’images

Maire

Notre délégation du groupe d’amitié a été reçue par l’ingénieur Fahd Al-Jubeir, maire de la Province orientale, pour un échange particulièrement enrichissant sur les politiques publiques locales.

Parmi les sujets abordés avec mes collègues : le logement et la sécurité routière.

Pour favoriser l’accession à la propriété, les primo-accédants peuvent bénéficier d’une aide pouvant atteindre l’équivalent de 40 000 euros, ainsi que de prêts sans intérêt pouvant aller jusqu’à 100 000 euros.

Les résultats obtenus en matière de sécurité routière sont également remarquables. Le taux d’accidents mortels a été divisé par plus de trois entre 2015 et 2025.

Cette amélioration repose sur la modernisation des infrastructures, l’harmonisation des règles de circulation et surtout la transformation numérique. L’automatisation des contrôles et le déploiement de systèmes intelligents de surveillance ont joué un rôle déterminant.

Cette stratégie est mise en œuvre à l’échelle d’une région de 5 millions d’habitants, dont près de 3 millions vivent dans l’agglomération de Dammam. Un exemple concret de la façon dont l’innovation et les politiques publiques peuvent améliorer la qualité de vie des citoyens. +d’images

AL KHOBAR

Communauté française

Consul Honoraire

Lors de notre déplacement dans la Province orientale, nous avons eu le plaisir de retrouver Samir Al Bin Ali, consul honoraire de France à Khobar, dont l’engagement au service de nos compatriotes mérite d’être salué.

À l’occasion de notre visite, il avait réuni autour de notre délégation plusieurs représentants de la communauté française, parmi lesquels le proviseur du lycée français de Khobar, la représentante locale de TotalEnergies, ainsi que plusieurs personnalités saoudiennes amies de la France. Ce déjeuner nous a offert un précieux moment d’échange sur les attentes de nos compatriotes et sur la qualité des liens qui unissent nos deux pays.

Présent aux côtés de la communauté française depuis de nombreuses années, Samir Al Bin Ali joue un rôle essentiel de relais, d’écoute et de soutien. Son engagement en faveur du lycée français de Khobar, auquel il a apporté un concours déterminant, illustre son attachement à la transmission de notre langue et de notre culture.

Dans une région où les entreprises françaises occupent une place importante dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie et des services, il contribue également à renforcer les liens humains, économiques et éducatifs entre la France et l’Arabie saoudite.

Merci à Samir Al Bin Ali pour son accueil chaleureux, sa fidélité à la France et son action constante au service de nos compatriotes. +d’images

Enseignement

Lycée français de Khobar

Accueillis par le proviseur Omar Habchi et son équipe de direction, nous avons découvert un établissement en fête pour célébrer la fin de l’année scolaire et les succès de ses élèves.

Partenaire du réseau de la Mission laïque française, le lycée connaît une croissance continue de ses effectifs, passés de 550 élèves en 2021-2022 à 673 à la rentrée 2025.

Cette progression témoigne de l’attractivité de l’enseignement français dans la Province orientale. Les élèves français représentent aujourd’hui environ 20 % des effectifs, tandis que la communauté libanaise en constitue près d’un tiers.

Notre visite a également été l’occasion de mesurer l’attachement de la communauté française à cet établissement, dont la construction a été soutenue par Samir Al Bin Ali, aujourd’hui consul honoraire de France à Al Khobar.

Au premier étage, nous avons découvert le « Salon de l’Ambassadeur » ainsi que la « Maison des Français ». En pénétrant dans cette salle demeurée intacte depuis son inauguration au début des années 2000, les photographies exposées nous replongent dans l’histoire de la communauté française locale. On y retrouve notamment Gérard Pélisson, alors président de l’UFE Monde, ainsi que Roland Raad, architecte de la « Maison des Français », ancien conseiller des Français de l’étranger pour cette circonscription et président de l’UFE locale, disparu en 2021.

La veille à Riyad, Hugues Letanche, qui lui a succédé comme conseiller des Français de l’étranger pour cette circonscription, m’avait confié qu’il plaidait depuis plusieurs années pour que cette salle porte le nom de Roland Raad.

Compte tenu des liens personnels qui nous unissaient, j’ai indiqué au proviseur que je faisais de la concrétisation de sa proposition un projet personnel.

Une façon de rendre hommage à celui qui a tant œuvré pour notre communauté et de faire vivre sa mémoire auprès des générations futures. +d’images

En circonscription en Arabie saoudite (1/2) – Riyad (13-15 juin 2026)

Dans une région au cœur des grands équilibres internationaux, j’ai eu l’honneur de conduire une délégation du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, en présence de ⁠⁠Nathalie Delattre, présidente déléguée du groupe pour le Royaume d’Arabie saoudite et Rémi Pointereau, président délégué pour le Royaume de Bahreïn, accueillie par Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite.

Ce déplacement, effectué à l’invitation de nos homologues saoudiens, s’inscrit dans la continuité d’une relation de confiance nourrie de longue date et témoigne du dynamisme des liens entre la France et l’Arabie saoudite.

Cette mission en Arabie saoudite, puis à Bahreïn nous a conduits à rencontrer les plus hautes autorités, des acteurs économiques et la communauté française, afin de renforcer nos partenariats et de porter la voix de la France.

Communauté française

Ambassade

Retour à Riyad pour conduire la délégation du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, aux côtés de Nathalie Delattre et Rémi Pointereau.

Notre séjour a débuté à la Résidence de France avec Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume, entouré des chefs de service parmi lesquels j’ai retrouvé Yasmina Abad, attachée de coopération ; Hanni Khellef, conseiller politique.

Cette réunion de cadrage a permis d’évoquer la situation régionale, après les attaques qui ont visé le Royaume, et de préparer nos rencontres.

Les relations franco-saoudiennes se renforcent dans des secteurs d’avenir : intelligence artificielle, industries culturelles et créatives, numérique et e-sport, avec la perspective d’un championnat du monde organisé à Paris le mois prochain en partenariat avec l’Arabie saoudite. +d’images

Réception à la Résidence

À Riyad, aux côtés de mes collègues Nathalie Delattre et Rémi Pointereau, j’ai rencontré les représentants de notre communauté française, forte de 6 849 compatriotes inscrits, un effectif en progression après le recul observé durant la pandémie.

À la Résidence de France, l’ambassadeur Patrick Maisonnave a réuni les acteurs de notre communauté en présence de Mira Hakmé et Hugues Letanche, réélus le 31 mai dernier.

En tant que président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, j’ai exprimé la solidarité de la France envers l’Arabie saoudite face aux frappes récentes qui ont visé le Royaume. Dans un contexte régional exigeant, la stabilité demeure un enjeu essentiel.

J’ai également salué l’engagement de nos compatriotes, véritables passerelles entre nos deux pays, qui contribuent chaque jour au rayonnement de la France et au développement d’une relation franco-saoudienne porteuse d’un potentiel exceptionnel. +d’images

Diplomatie parlementaire

Ministère des Affaires étrangères

Très heureux d’avoir revu le vice-ministre des Affaires étrangères, S.E. Walid Al Khuraiji, aux côtés de Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite, ainsi que de mes collègues Nathalie Delattre et Rémi Pointereau.

Nos échanges ont confirmé l’excellence d’une relation franco-saoudienne fondée sur la confiance, le respect mutuel et une vision partagée des grands enjeux régionaux.

J’ai rappelé la solidarité de la France envers l’Arabie saoudite face aux attaques dont le Royaume a été victime : les partenaires doivent pouvoir compter les uns sur les autres dans les moments difficiles.

Nous partageons la même volonté de promouvoir la paix au Moyen-Orient, de soutenir la souveraineté du Liban, la stabilité de la Syrie et la défense du droit international. Je me suis également réjoui de la reprise des exportations libanaises vers l’Arabie saoudite après six années d’interruption, un signal fort de soutien à l’économie libanaise. Une convergence précieuse au service de la stabilité régionale. +d’images

Parlement (Conseil de la Choura)

À Riyad, notre délégation sénatoriale a été accueillie au Conseil de la Choura pour une visite parlementaire de premier plan, marquée par des échanges approfondis et une volonté commune de renforcer le dialogue entre nos deux institutions.

Toute ma gratitude à Son Excellence le Vice-Président Dr Mishaal bin Fahm Al-Sulami qui, malgré un agenda très chargé, nous a fait l’honneur de nous accorder un entretien.

À ses côtés, M. Mohammed Al-Humaidhi, président de la Commission d’amitié parlementaire saoudo-française, venu nous accueillir dès notre arrivée à l’aéroport, et qui nous a accompagné tout au long de notre séjour.

J’ai également eu le plaisir de retrouver Dr. Moteeb Al Moteri, membre du groupe d’amitié parlementaire saoudo-français et mon interlocuteur privilégié sur les questions de cybersécurité. Son engagement constant contribue à renforcer notre coopération dans ce domaine stratégique. Il occupait déjà cette fonction lors de mon premier déplacement à Riyad et avait alors été chargé de m’y accueillir. Ces retrouvailles témoignent de la continuité et de la qualité des liens tissés au fil des années entre nos deux assemblées.

Nos échanges avec les membres de la commission d’amitié ont porté sur les grands sujets d’actualité : mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran, situation régionale, coopération cyber, ainsi que les conséquences de la directive européenne C3D. J’ai relevé avec satisfaction la convergence de vues entre la France et l’Arabie saoudite en faveur du multilatéralisme, du respect du droit international et de l’intégrité territoriale des États.

Nous avons également tenu à marquer notre solidarité avec nos collègues de la Choura à la suite des frappes lancées par leur voisin, qui ont directement affecté leur environnement régional et rappelé les défis sécuritaires auxquels le Royaume demeure confronté.

Moment inédit : notre délégation a reçu un salut officiel en séance.

La visite de l’exposition retraçant l’histoire de la Choura nous a permis de retrouver avec émotion une photographie du président Jacques Chirac lors de son discours devant l’assemblée

Je remercie chaleureusement nos hôtes pour leur hospitalité exemplaire et l’organisation remarquable de cette mission historique qui nous a menés jusqu’aux provinces de l’Est, directement exposées aux menaces iraniennes lors du récent conflit. +d’images

Commission des droits de l’Homme

Avec la délégation du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, nous avons été reçus par S.E. Dr Hala Mazyad Altuwaijri, présidente de la Commission saoudienne des droits de l’Homme.

Cette rencontre nous a permis de mesurer l’ampleur des transformations engagées dans le cadre de la Vision 2030.

Plus de 150 réformes législatives ont été adoptées pour renforcer les droits et la protection des citoyens. L’autonomisation des femmes constitue l’un des succès les plus marquants : l’objectif de 30 % de participation au marché du travail d’ici à 2030 a été atteint dès 2023 et dépasse désormais 35 %.

La Commission joue un rôle essentiel dans le suivi de l’application des lois et remet chaque année un rapport au Roi.

Nos échanges ont également porté sur les nouveaux défis liés aux droits humains. Les formes de violence évoluent : au harcèlement traditionnel s’ajoute désormais le cyberharcèlement. La protection des enfants dans l’univers numérique est devenue un enjeu mondial qui appelle une mobilisation collective. +d’images

Ministère de l’Énergie

Notre délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe a été reçue par Son Excellence Ahmed Al Zahrani, ministre adjoint chargé du développement et de l’excellence au ministère de l’Énergie, en présence d’Anouar Mekkas, conseiller nucléaire et énergies renouvelables à l’ambassade de France.

Les responsables saoudiens ont souligné combien l’engagement des entreprises françaises avait été apprécié lors des périodes de tensions régionales. Malgré les crises, elles sont restées mobilisées aux côtés du Royaume, confirmant leur statut de partenaires de confiance. La contribution de TotalEnergies, EDF, ENGIE, Air Liquide, Technip, Schlumberger et de nombreuses autres entreprises françaises aux grands projets énergétiques du Royaume a été saluée.

Nos échanges ont également porté sur la résilience énergétique du pays. Dès 2020, plusieurs scénarios de crise avaient été envisagés, y compris une fermeture du détroit d’Ormuz. Grâce à l’oléoduc Est-Ouest reliant les installations pétrolières du Golfe à la mer Rouge, le Royaume disposait d’une solution alternative lui permettant d’assurer la continuité de ses exportations.

Enfin, nous avons évoqué les ambitions de la Vision 2030. L’objectif est de porter les énergies renouvelables à 50 % du mix électrique d’ici 2030. Les projets SATORP, qui renforce les capacités de raffinage et de pétrochimie, AMIRAL, destiné à développer une plateforme industrielle de classe mondiale autour de la pétrochimie et des matériaux de spécialité, et AQUA, consacré à la production d’hydrogène et aux nouvelles énergies, illustrent l’ampleur de la transformation engagée par le Royaume.

Une rencontre particulièrement instructive qui nous a permis de mesurer à quel point l’expertise française contribue à l’écosystème énergétique saoudien et accompagne sa transition vers l’économie de demain. +d’images

Diplomatie économique

Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF)

Merci à Jean-Philippe Bonnet, président de la section Arabie saoudite des Conseillers du commerce extérieur de la France, d’avoir réuni plusieurs membres du comité à la Résidence de France pour un échange particulièrement riche, devant notre groupe d’amitié en présence de l’ambassadeur.

À chacune de mes visites dans le Royaume, je mesure l’ampleur de la transformation engagée par l’Arabie saoudite et les opportunités qu’elle ouvre pour nos entreprises. Les CCEF, par leur expérience du terrain et leur connaissance fine des acteurs économiques saoudiens, constituent des observateurs privilégiés de cette évolution.

Nos échanges ont confirmé le dynamisme de la relation économique franco-saoudienne. La France figure désormais parmi les tout premiers investisseurs étrangers dans le Royaume et nos entreprises sont présentes sur les grands projets qui façonnent l’Arabie saoudite de demain.

Sur les 350 filiales détenues par les pays de l’UE, 140 le sont par des entreprises françaises qui emploient 11500 salariés.

J’ai également été attentif aux préoccupations exprimées, notamment en matière d’attractivité, de mobilité des talents et d’accompagnement de notre communauté d’affaires. Autant de sujets que je porterai dans mes prochains échanges avec nos partenaires saoudiens. +d’images

Participants :
•⁠ ⁠Jean-Philippe Bonnet — ODAS (défense)
•⁠ ⁠B. Thévenot — TAEF
•⁠ ⁠Aziz Reguig — FIVES
•⁠ ⁠Nessrine Ferhat — ALMA (arts et culture)
•⁠ V. Exartier — SEA Entertainment (divertissement)
•⁠ ⁠C. Dorgans — PIF Risk Management (gestion des risques)
•⁠ ⁠C. Tanguy — SAUR (eau, énergie)
•⁠ ⁠Y. Chaumet — Egis (Green Riyadh, infrastructures)
•⁠ ⁠M. Sleiman — CMA CGM (transport et logistique)

RATP DEV – KAFD Station

Découverte de la station KAFD (King Abdullah Financial District), en compagnie de notre délégation du groupe d’amitié. J’y ai retrouvé avec plaisir Malangou Seyadou (RATP Dev), qui m’avait déjà accueilli à la station King Fahad Stadium, avant l’inauguration du métro de Riyad (compte-rendu).

KAFD est devenue une référence mondiale. Conçue par la célèbre architecte anglo-irakienne Zaha Hadid, disparue en 2016, cette station a reçu le Prix Versailles de l’UNESCO, distinguant l’une des plus remarquables réalisations architecturales au monde. Elle dessert le quartier financier de Riyad, symbole de la transformation économique du Royaume.

Le 1er décembre 2024, l’Arabie saoudite a relevé un défi exceptionnel en ouvrant simultanément les six lignes du métro de Riyad. Avec 176 km de lignes automatiques, il constitue le plus long réseau de métro automatique au monde. Huit mois après sa mise en service, le cap des 100 millions de voyageurs a déjà été franchi.

Cette réussite est aussi humaine. RATP Dev et son partenaire saoudien emploient près de 6 000 personnes, dont 3 000 salariés directs. En un an, 66 % des effectifs sont saoudiens et 32 % des employés sont des femmes, illustrant l’ampleur de la montée en compétences locale. Particularité notable : la maintenance est assurée en interne par RATP Dev, une configuration unique au sein du groupe.

Trois nouvelles lignes sont déjà à l’étude et la ligne 2 doit être prolongée. Une nouvelle démonstration de l’ambition et de la capacité d’exécution du Royaume, à laquelle l’expertise française contribue pleinement. +d’images

Culture

Diriyah

Notre délégation du groupe d’amitié a visité Diriyah pour mesurer l’évolution de ce projet emblématique du Royaume.

Pour Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite, c’était un retour sur un site découvert en février 2022 (compte-rendu).

La transformation est spectaculaire. En quatre ans, le quartier historique d’At-Turaif, berceau du premier État saoudien et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, s’est ouvert au public. Restaurants, espaces culturels, promenades et lieux de vie ont fait de Diriyah une destination majeure de Riyad.

Revenu à plusieurs reprises depuis, notamment avec le président de la République Emmanuel Macron en décembre 2024 (compte-rendu), j’ai souhaité que notre groupe puisse témoigner de cette métamorphose.

Mais ce qui frappe le plus est sans doute l’ampleur du chantier encore en cours. À l’horizon, une forêt de grues annonce la naissance d’une ville nouvelle, où patrimoine, culture, tourisme et développement économique s’entremêlent pour façonner l’Arabie saoudite de demain. +d’images

Médias – Olivier Cadic : « Les relations entre la France et l’Arabie saoudite n’ont jamais été aussi denses » (Arab News, 15/06/2026)

. En visite à Riyad, le sénateur des Français établis hors de France souligne l’accélération des échanges entre Paris et le Royaume, les opportunités offertes par Vision 2030 et le rôle stabilisateur de l’Arabie saoudite dans la région
. La transformation de l’Arabie saoudite ouvre de nouvelles opportunités pour les entreprises françaises, notamment dans l’intelligence artificielle, les infrastructures, les énergies renouvelables, la culture, le tourisme et l’économie numérique

RIYAD : Sénateur des Français établis hors de France depuis 2014, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et président du groupe d’amitié interparlementaire France–Pays du Golfe, Olivier Cadic a effectué une nouvelle visite en Arabie saoudite à la tête d’une délégation parlementaire française composée notamment des sénateurs Nathalie Delattre et Rémy Pointereau. À l’issue de ses rencontres avec les autorités saoudiennes, il revient sur la transformation du Royaume, l’état des relations franco-saoudiennes et les perspectives de coopération entre les deux pays.

Pour Olivier Cadic, l’Arabie saoudite figure aujourd’hui parmi les pays qui se transforment le plus rapidement au monde. « Il s’agit de ma neuvième visite en Arabie saoudite en onze ans. Ce qui me frappe à chaque déplacement, c’est la rapidité de la transformation du pays », confie-t-il à Arab News en français.

Le sénateur souligne particulièrement les changements observés à Riyad, où les projets de développement se multiplient dans le cadre de la Vision 2030 portée par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Selon lui, cette stratégie de modernisation « insuffle un souffle de modernité accéléré » et traduit une volonté claire de diversification économique, d’innovation et d’ouverture sur le monde.

Au cours de sa visite, Olivier Cadic a insisté sur la solidité du partenariat franco-saoudien, qu’il qualifie d’exceptionnel.

« Les relations entre la France et l’Arabie saoudite sont excellentes et n’ont jamais été aussi denses », affirme-t-il. Selon le sénateur, cette proximité repose sur une confiance mutuelle et sur des convergences de vues concernant plusieurs dossiers régionaux majeurs.

Il rappelle également l’importance de la solidarité entre partenaires dans les moments difficiles. « J’ai souhaité rappeler que la France n’oublie pas les attaques dont l’Arabie saoudite a été victime. Dans les moments difficiles, les partenaires doivent pouvoir compter les uns sur les autres. »

Selon Olivier Cadic, Paris et Riyad partagent notamment leur soutien à une solution à deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien, leur préoccupation face à la perspective d’une acquisition ou d’un usage d’une capacité nucléaire militaire par l’Iran, ainsi que leur volonté de voir le Liban retrouver sa pleine souveraineté et la Syrie renouer avec la stabilité.

« Plus largement, la France et l’Arabie saoudite défendent le multilatéralisme, le respect du droit international et de l’intégrité territoriale des États », souligne-t-il.

Sur le plan économique, le sénateur estime que les perspectives de cooperation entre la France et l’Arabie saoudite sont particulièrement prometteuses.

Les secteurs des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle, des énergies renouvelables, du tourisme, de la culture et de la formation figurent parmi les domaines les plus porteurs.

« La diversification de l’économie saoudienne crée de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises, qui disposent d’un savoir-faire reconnu dans ces secteurs », explique-t-il.

Les mégaprojets lancés dans le cadre de Vision 2030 offrent également de nouvelles perspectives dans les infrastructures de transport, la gestion durable de l’eau, les énergies décarbonées, la santé et les technologies numériques.

Olivier Cadic met aussi en avant l’émergence de nouveaux axes de coopération à forte valeur ajoutée. « Les coopérations entre la France et l’Arabie saoudite s’étendent désormais à de nouveaux secteurs, notamment les industries culturelles et créatives, l’intelligence artificielle, mais aussi l’e-sport », observe-t-il.

Pour le sénateur, les projets liés à l’économie numérique et à la jeunesse illustrent parfaitement la capacité des deux pays à construire ensemble des partenariats innovants et tournés vers l’avenir.

Parmi les éléments les plus marquants de cette mission, Olivier Cadic évoque avant tout l’état d’esprit qu’il a observé auprès des responsables saoudiens et des jeunes générations.

« J’ai été particulièrement impressionné par la confiance qui anime les responsables saoudiens et la jeunesse du pays. On ressent une véritable volonté de construire l’avenir et de réussir la transformation engagée », confie-t-il.

Le sénateur souligne également la qualité de l’accueil qui lui a été réservé et salue « l’hospitalité saoudienne », ainsi que les efforts entrepris pour valoriser le patrimoine culturel du Royaume et développer son attractivité touristique.

Cette dynamique de coopération devrait continuer à se renforcer dans les années à venir. Selon Olivier Cadic, les échanges bilatéraux se sont considérablement intensifiés ces dernières années, comme en témoigne la multiplication des visites officielles entre les deux pays. Le sénateur rappelle notamment qu’une délégation saoudienne a été accueillie en France en 2025.

« Le rôle des groupes d’amitié parlementaires est précisément de nourrir ce dialogue dans la durée et de favoriser l’émergence de nouvelles coopérations, qu’elles soient économiques, culturelles ou institutionnelles », souligne-t-il.

Interrogé sur la situation actuelle dans le Golfe, Olivier Cadic estime que l’Arabie saoudite joue un rôle central dans une région confrontée à de nombreux défis sécuritaires et géopolitiques.

« Le Golfe évolue dans un environnement régional particulièrement complexe », note-t-il, faisant référence aux tensions liées au conflit israélo-iranien.

Dans ce contexte, il considère que le Royaume s’affirme comme un acteur stabilisateur, privilégiant les solutions diplomatiques et les initiatives favorisant la paix régionale. Son poids économique, politique et diplomatique en fait, selon lui, « un acteur incontournable de l’équilibre régional ».

Enfin, Olivier Cadic a tenu à adresser un message à la communauté française vivant et travaillant en Arabie saoudite.

« J’adresse un message de confiance à nos compatriotes établis en Arabie saoudite », déclare-t-il. « Ils participent pleinement au rapprochement entre nos deux pays et contribuent au rayonnement de la France. »

Le sénateur estime que les perspectives offertes par le Royaume sont considérables et que les relations franco-saoudiennes disposent encore d’un potentiel de développement exceptionnel.

« Plus que jamais, les Français présents dans le Royaume sont des passerelles entre nos deux nations et des acteurs précieux de cette coopération d’avenir », conclut-il.

Lire l’article Olivier Cadic : « Les relations entre la France et l’Arabie saoudite n’ont jamais été aussi denses » sur le site Arab News

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (9 & 17 mai 2026)

Enseignement

Jeannine Manuel School fête ses 10 ans

Jeannine Manuel School London a célébré, ce 9 mai, ses 10 ans d’existence, marquant une décennie de développement remarquable. J’ai eu le plaisir de participer à cet anniversaire qui a réuni une communauté dynamique de près de 700 élèves issus d’une cinquantaine de nationalités, en répondant à l’invitation de M. Manuel et Mme Zéboulon de découvrir le site de Russel Square.

Les célébrations ont donné lieu à plusieurs temps forts, parmi lesquels des retrouvailles d’anciens élèves, des événements dédiés à la vie de l’établissement et un moment de convivialité partagé entre les participants.

Depuis son ouverture en 2015, sous la direction de Pauline Prévot, l’établissement a connu une croissance continue, passant de 200 élèves à ses débuts à près de 700 aujourd’hui.

Reconnue pour l’excellence de son enseignement, l’école figure parmi les meilleurs établissements IB du Royaume-Uni et a été classée première école française à l’étranger en 2025. Bravo à toutes les équipes !

Eugénie Myé, École tricolore de Bromley ; Isabelle Hellyar, Petite école de Canterbury ; Nicolas Hatton, Pdt École française de Bristol

Journée du Parapluie FLAM-UK

Comme tous les six mois, j’ai participé, le dimanche 17 mai, à la Journée du Parapluie FLAM-UK, organisée à l’Institut français du Royaume-Uni.

Ce rendez-vous régulier rassemble les acteurs d’un réseau associatif animé par des bénévoles engagés venus de tout le Royaume-Uni. Leur objectif est de permettre aux enfants francophones ou bilingues de conserver un lien solide avec la langue et la culture françaises, en marge du système scolaire britannique.

Les échanges ont mis en lumière plusieurs défis : le renouvellement des équipes bénévoles, la simplification des tâches administratives et la reconnaissance du rôle que ces structures jouent au service de nos communautés.

Pour aider les écoles FLAM à gagner en visibilité, Jérémy Leroy a animé une intervention très pédagogique consacrée notamment aux opportunités offertes par l’intelligence artificielle.

Je tiens à saluer chaleureusement l’ensemble des organisateurs de la Journée Parapluie FLAM UK, sous la présidence de Sophie Gavrois-Karnavos, ainsi que Gilles Morellato, conseiller culturel adjoint et attaché pour la coopération en matière d’éducation et Anne-Lise Gallay, attachée de coopération pour leur soutien.

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (25 avril 2026) & Ashford (30 avril 2026)

Communauté française

(g à d) Laurent Batut (délégué consulaire), Olivier Cadic, Amelie Mallet (conseillère des FDE), Sophie Routier (déléguée consulaire), Anne Vigouroux, Clémence Woolford, Alexandre Cassin

French Fair London : une journée au service de notre communauté

Ce 25 avril, j’ai participé à la première édition de la French Fair London, organisée par lepetitjournal.com, au Collège Français Bilingue de Londres, à Kentish Town. Cet événement a rassemblé plus de 600 Français et francophones autour d’un objectif simple : informer, accompagner et renforcer les liens au sein de notre communauté. Notre consul général, Olivier Guyonvarch, avait aussi fait le déplacement vêtu pour l’occasion d’une marinière.

Tout au long de la journée, visiteurs, experts et acteurs associatifs ont échangé sur les enjeux concrets de la vie quotidienne : démarches administratives, protection sociale, éducation, emploi ou préparation de la retraite. Les conférences ont apporté des réponses utiles, permettant à chacun de mieux se projeter.

Au-delà de ces aspects informatifs, la French Fair a pleinement joué son rôle de lieu de convivialité : stands, gastronomie, animations et musique ont contribué à créer une atmosphère chaleureuse, ouverte à tous, des nouveaux arrivants aux expatriés de longue date.

Cette initiative illustre le dynamisme de la communauté française au Royaume-Uni et l’importance de ces moments de rencontre et de partage.

Lire l’article de Damien Bouhours French Fair, marinières et grand soleil pour la communauté française de Londres, publié par lepetitjournal.com, le 26 avril 2026,

Ashford : les Français du Kent mobilisés pour la réouverture de la gare internationale

Il y a trente ans, l’Eurostar s’arrêtait pour la première fois à Ashford et ouvrait une nouvelle vie à des centaines de Français prêts à tenter leur chance au Royaume-Uni. C’était la naissance de la Génération Eurostar. En mars 2020, j’ai pris le dernier train s’y arrêtant. Depuis, ces liaisons n’ont jamais été rétablies.

C’est dans ce contexte que nous nous sommes retrouvés le 30 avril à l’Ashford International House, pour une réunion consacrée à l’avenir de la gare internationale, dont la réouverture serait déterminante pour redonner un nouvel élan au Kent.

Aux côtés d’Anne Vigouroux, qui accueillait dès 1996 les entrepreneurs français arrivant à Ashford, nous avons échangé avec les Français du Kent sur leurs préoccupations concrètes, dans un contexte marqué par les conséquences du Brexit : clarification des droits, accès aux services et vie économique locale.

La rencontre a réuni des acteurs mobilisés sur ces sujets : Jean-Claude Cothias, entrepreneur et secrétaire général de La France Libre d’Entreprendre ; Karine Mazui, responsable commerciale chez Eurotunnel ; Lucy Druesne, Deputy CEO de la Kent Invicta Chamber of Commerce ; et Andrew Osborne, Head of Economic Development pour le Ashford Borough Council, porteur de la campagne “Bring Back the Magic“.

La réunion s’est conclue autour d’un apéritif dînatoire, moment de convivialité à la française qui rappelle ce qui fait la force de notre communauté : le lien humain, par-delà les frontières et les obstacles.

En circonscription en Allemagne – Hambourg (16-17 avril 2026)

Pour ce quatrième déplacement à Hamburg depuis 2015, j’ai eu le plaisir de retrouver Henri Zeller, à l’origine de cette invitation, dont l’engagement sans faille au service de nos compatriotes force le respect.

Conseiller des Français de l’étranger, il porte avec constance et générosité les intérêts de notre communauté, notamment à travers son action déterminante pour l’École française Saint-Exupéry de Hambourg et son mandat d’administrateur de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger.

Merci à lui pour son accueil fidèle et son énergie communicative. Merci également à Lorène Lemor pour son accueil et son engagement au service de la présence française à Hambourg.

Enseignement

Lycée franco-allemand (LFA)

Premier lycée franco-allemand du nord de l’Allemagne.

Mon dernier déplacement à Hambourg remontait à 2017. À l’époque, Olaf Scholz, alors maire de la ville, avait proposé la création d’un lycée franco-allemand, sur le modèle de ceux de Sarrebruck et Fribourg. Le projet avait suscité des interrogations de la part des parents du Lycée français de Hambourg (LFH).

Je m’étais rendu sur le site envisagé aux côtés de Henri Zeller, très engagé sur les questions scolaires. Neuf ans plus tard, le projet est devenu réalité.

Depuis un mois, les classes du collège (6ème à seconde) ont rejoint ce nouveau bâtiment (partie verte), partagé avec une école allemande (partie rouge). Les classes de lycée (première et terminale) s’y installeront à la rentrée de septembre 2026.

L’État français met à disposition 16 postes d’enseignants via l’AEFE (sur un total de 60). La ville de Hambourg finance l’établissement : les familles ne paient aucun frais de scolarité.

Accueilli par Torge Lorenzen, proviseur du LFA, et Florence Burger, proviseure pour la France, j’ai découvert cet établissement flambant neuf, aux côtés de Lorène Lemor. Un site idéalement situé, à proximité immédiate d’une station desservie par trois lignes de métro.

Aujourd’hui, 460 élèves y sont scolarisés. Ils seront 500 à la rentrée prochaine, pour une capacité d’accueil de 700 élèves.

Le LFH, devenu EFH (École française St Exupéry de Hambourg) en août 2020, désormais recentré sur les maternelles et le primaire, envisage à terme un rapprochement géographique avec le LFA.

Merci aux autorités locales allemandes pour leur engagement : un investissement fort au service de la coopération franco-allemande et du lien entre nos deux pays. +d’images

École française Saint-Exupéry de Hambourg (EFH)

Dans le prolongement de ma visite au Lycée franco-allemand, j’ai souhaité me rendre à l’EFH.

Accompagné de Lorène Lemor, consule générale de France, et de Henri Zeller, conseiller des Français de l’étranger et administrateur de l’ANEFE, j’ai été accueilli par l’équipe de direction : Florence Burger, cheffe d’établissement, Françoise Kuhl, directrice, et Eric Kubisch, directeur exécutif.

L’établissement scolarise 434 élèves, de la maternelle au CM2, et bénéficie d’un modèle exemplaire, avec 80 % de son budget financé par la ville de Hambourg.

Mais cet équilibre est aujourd’hui fragilisé. Les décisions du conseil d’administration de décembre 2025 de AEFE ont fait l’effet d’un véritable coup de massue. Il y a deux ans, l’AEFE imposait déjà une hausse de contribution de 8 000 euros, en modifiant unilatéralement le taux de PRRD, au motif d’offrir une visibilité financière sur cinq ans.

Aujourd’hui, cette promesse est balayée : ce sont désormais plus de 200 000 euros supplémentaires, voire 300 000 en 2028, qui sont exigés pour maintenir la convention. Ce revirement brutal, sans prévisibilité ni concertation suffisante, met en péril l’équilibre financier de l’EFH et fragilise toute une communauté éducative.

J’ai pu mesurer sur place l’inquiétude légitime des équipes et des représentants du conseil de gestion. Cette situation interroge profondément la méthode et la trajectoire imposées à notre réseau d’enseignement français à l’étranger. Car sur le terrain, les établissements fonctionnent, innovent et réussissent — comme en témoigne la qualité des projets pédagogiques de l’EFH et l’engagement remarquable de ses équipes.

La coopération étroite avec les autorités hambourgeoises est un atout majeur. Elle mérite d’être accompagnée, pas déstabilisée. À l’heure où une réflexion est engagée pour rapprocher l’EFH du Lycée franco-allemand à l’horizon 2032, au sein d’un pôle franco-allemand incluant également le consulat et l’Institut français, il est indispensable de garantir un cadre stable et lisible.

Je resterai aux côtés d’Henri Zeller, pleinement mobilisé pour défendre les intérêts de l’EFH et, au-delà, de l’ensemble du réseau de l’enseignement français à l’étranger. +d’images

Diplomatie économique

Conférence Cybersécurité

Cybersécurité, souveraineté technologique et géopolitique étaient au cœur de nos échanges lors d’une table ronde organisée à l’initiative d’Henri Zeller.

Aux côtés de Steffen Ganders (Tech Policy & Public Affairs – Samsung, German Bionic), Rina Bohle Zeller (Senior Policy Specialist, Agora / ex-Vestas) et Prof. Dr. Gary S. Schaal (Security Policy Research Helmut Schmidt University – German Institute for Defence and Strategic Studies GIDS), nous avons débattu, sous l’animation de Marc Pegeot, devant une trentaine d’acteurs issus du monde académique, de la recherche, de la tech et de l’industrie.

Trois axes majeurs ont structuré la discussion :
▪️ La souveraineté numérique comme enjeu géopolitique
▪️ Le rôle du Parlement et le cadre législatif européen face à des menaces en constante évolution
▪️ La coopération internationale en matière de cyberdéfense

Merci à Henri pour cette invitation et à l’ensemble des participants pour la richesse des échanges et leurs encouragements à poursuivre mon engagement pour une Europe numérique forte et souveraine. +d’images

CCEF – French Tech – Club d’affaires

Au consulat général, aux côtés de Lorène Lemor et d’Henri Zeller, j’ai participé à deux rencontres économiques complémentaires.

. D’abord avec Francis Laribau (Safran) et Pierre Tedeschi (Airbus), représentants des CCEF dans l’aéronautique.

Dans un contexte rare de croissance simultanée du civil et du militaire, un constat s’impose : sans engagement fort de l’État, d’atteindre la taille critique. L’État doit retrouver une capacité de projection et le sens du risque à cinq ans.

. Puis échange avec Célia Pégeot-Møller (French Tech) et Dr. Claus-Michael Allmendinger.

Dr Allmendinger, membre du conseil d’affaires franco-allemand (80 membres) et vice-président des associations franco-allemandes (jumelages, clubs, chorales), incarne le dialogue franco-allemand à Hambourg. Son engagement constant mérite un hommage appuyé.

Sous l’impulsion de Celia Moeller – présidente de la Tech Hambourg La communauté tech, autour de l’aviation, du maritime, de la fintech et des énergies renouvelables, est en attente la labellisation French Tech.

Hambourg s’affirme comme un laboratoire de l’hydrogène et de l’innovation industrielle.

V.I.E – Entreprises

Nouvelle séquence économique à Hambourg, aux côtés de Lorène Lemor et Henri Zeller, articulée en deux temps.

Premier temps : déjeuner avec trois VIE français.
. Gaspard Guillaume (Métropole de Nantes), détaché à la mairie de Hambourg dans le cadre d’un partenariat stratégique Nantes Métropole.
. Paul-Henri Bondu (TotalEnergies), spécialiste de l’éolien en mer, veille à la conformité environnementale des projets.
. Elies Hatoum (Airbus), ingénieur aérospatial, travaille au sein de l’équipe qualité de l’A320.

En Allemagne, on compte 800 VIE, dont 70 à 80 à Hambourg, après la Belgique et les États-Unis.

Tous soulignent l’intérêt du dispositif VIE pour leur carrière, mais aussi les difficultés d’accueil. Plusieurs regrettent un manque d’accompagnement homogène, certains ayant quitté leur mission avant terme.

Seconde séquence avec des acteurs de l’éolien offshore.
Parmi eux : Guillaume Clément (TotalEnergies / RWE) et Robin Corrèze (Luxcara).
Pour TotalEnergies, l’objectif est d’atteindre un prix énergie renouvelable équivalent à 60 dollars par baril. Ham

Communauté française

Consulat & Institut français

En visite au consulat de France à Hambourg, j’ai eu un échange approfondi avec Lorène Lemor, consule générale et directrice de l’Institut français.

Ce lieu, véritable porte sur le monde, incarne la présence française, même si le bâtiment actuel ne répond plus pleinement aux standards requis, notamment en matière d’accessibilité.

Depuis plus de dix ans, les activités consulaires et culturelles y sont regroupées. Une solution transitoire est envisagée, avant une future implantation à Altona, à proximité du Lycée français.

Le consulat, avec 2 agents, accompagne une communauté de 10 000 Français, dont 6 000 inscrits, avec des tournées consulaires renforcées.

Malgré des moyens contraints, l’Institut français mène une action remarquable : 80 projets culturels, 6 000 visiteurs et 1 400 élèves en 2025.

Le lieu porte aussi une mémoire forte : nous y célébrerons le centenaire de Michel Foucault, qui y acheva sa thèse. Un engagement essentiel pour notre rayonnement. +d’images

Philippe Guyot

Belle rencontre (ou plutôt retrouvailles) avec Philippe Guyot, l’une des grandes figures de la communauté française à Hambourg.

Lors de mon premier passage en 2015, il m’avait accueilli en tant que président des CCEF.

Son engagement n’a jamais faibli : président du comité de gestion du Lycée Français de Hambourg, il a contribué à rendre l’établissement plus accessible en divisant par trois les frais de scolarité dès 2008.

Il est aussi l’un des cofondateurs du Prix V.I.E Allemagne, une belle initiative au service des talents et des entreprises.

Un parcours remarquable, porté par l’engagement, la vision et le sens du collectif. Respect.

Café Par Ici

Pour l’ultime séquence de mon déplacement dans la capitale hanséatique, Henri Zeller et Marc Pegeot, m’ont entraîné à la découverte de Café Par Ici, une réussite entrepreneuriale française portée par Agnès Brinken.

Créée il y a 10 ans, l’entreprise s’est développée avec dynamisme et compte aujourd’hui une trentaine de collaborateurs, entre atelier de production, boutique et salon de thé.

Café Par Ici fait vivre un véritable art de vivre à la française : baguettes, croissants, chocolatines, brioches et viennoiseries fraîchement préparées accueillent les clients dès le petit déjeuner, avant de laisser place, l’après-midi, à une sélection de tartes salées et sucrées.

Le tout dans un cadre chaleureux, avec une terrasse particulièrement appréciée dès l’arrivée des beaux jours.

Je peux en témoigner : difficile de résister à la tentation d’une pâtisserie chez Café Par Ici ! Félicitations à Agnès qui nous offre une belle démonstration du savoir-faire français qui s’exporte et s’épanouit à Hambourg. +d’images

En circonscription en Tunisie – Tunis (26-29 mars 2026)

Retour en Tunisie pour un sixième déplacement, le premier depuis la fin de la période Covid, où j’ai été accueilli à l’aéroport par Dominique Mas, consul général de France à Tunis, accompagné de Michel Zucchero et Madeleine Ben Naceur, conseillers des Français de l’étranger. 

Deux élus de terrain profondément engagés au service de nos compatriotes, dont l’expérience, la connaissance fine des réalités locales et l’investissement constant font référence. Leur grande qualité d’écoute, leur disponibilité de chaque instant et leur empathie remarquable envers les Français établis en Tunisie sont précieuses pour accompagner, orienter et défendre chacun dans les moments importants comme dans les difficultés du quotidien. Leur action, menée avec humanité et détermination, illustre pleinement l’exigence et la noblesse de leur mission au service de la communauté française.

Je leur suis particulièrement reconnaissant d’avoir, au fil de chacune de mes visites en Tunisie, toujours facilité mes déplacements et permis l’accomplissement de mon mandat dans les meilleures conditions.

Diplomatie parlementaire

Chambre des régions et des districts

Première étape : une rencontre à la Chambre des régions et des districts, créée par la Constitution de 2022, en présence de l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen.

Nous avons évoqué l’impact économique de la guerre au Moyen-Orient, ainsi que les enjeux liés à l’énergie et au changement climatique. J’ai également présenté l’action de l’AFD et promu l’Agence africaine du médicament.

Le vice-président du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Youssef Bargaoui, a exprimé la volonté de l’institution de développer ses relations avec le Sénat français, avec la création prochaine d’un groupe d’amitié parlementaire.

De son côté, le président de la commission de l’investissement et de la coopération internationale, Bilal Saïdi, a souligné l’ambition de renforcer les relations bilatérales, notamment par des échanges de travail entre nos deux parlements.

Enfin, une Agence nationale du médicament a été créée en 2023, illustrant les priorités en matière de sécurité pharmaceutique.

Merci à mes interlocuteurs pour leur accueil et leur engagement en faveur du renforcement de notre relation bilatérale. +d’images

Communauté française

Ambassade

Rencontre inspirante avec Anne Gueguen, ambassadrice de France en Tunisie, avant d’être rejoints par Thierry Valat, ambassadeur en Libye, lors de la réunion régionale des CCEF pour le Maghreb et le Moyen-Orient.

Cette discussion a confirmé la force des liens franco-tunisiens, portés par une logique de voisinage et une francophonie dynamique. Malgré sa taille modeste (12 millions d’habitants), la Tunisie se distingue comme le 1er investisseur africain en France en nombre de projets, et nos échanges dépassent même ceux avec le Brésil !

Les échanges commerciaux, le tourisme et les investissements progressent, tandis que la coopération scientifique (Institut Pasteur, eau, environnement) et l’écosystème start-up, incarné par la licorne Karim Beguir, illustrent une dynamique prometteuse.

Face aux défis migratoires, la Tunisie a su stabiliser les flux, mais il reste crucial de favoriser la mobilité légale et l’emploi. Une relation à relancer ensemble, pour un partenariat toujours plus ambitieux.

Acteurs de la communauté

Moments précieux au cœur de la communauté française de Tunisie !

Un grand merci à Madeleine Ben Naceur pour avoir réuni, autour d’un déjeuner chaleureux à son domicile, un échantillon dynamique de la communauté française en Tunisie, en présence de Michel Zucchero.

Avec 23 000 résidents français dans le pays, dont 70 % de binationaux, une proportion en constante progression, ces rencontres rappellent la vitalité et la richesse des liens entre nos deux nations.

J’ai eu le plaisir d’échanger avec Mohamed Aissaoui, président de l’Alliance française de Tunis, sur son ambitieux projet : le Programme ALECA (Avenir : Liens, Échanges, Cultures et Académies). Une initiative prometteuse pour renforcer les échanges intellectuels, philosophiques et culturels entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe.

Une autre rencontre marquante, initiée par Madeleine, fut celle avec André Abitbol, historien fin observateur des dynamiques de la société tunisienne. Son approche érudite et sa vision profondément pluraliste de l’identité nationale ont nourri une conversation d’une grande richesse. Sa vivacité d’esprit et sa finesse de pensée ont rendu cet échange particulièrement stimulant.

Merci à tous pour ces moments d’échange et de partage, qui renforcent chaque jour les ponts entre la France et la Tunisie. +d’images

Enseignement

École Georges Brassens

Retour dans cette école maternelle et primaire que j’avais visitée en 2015, et qui accueille aujourd’hui 158 élèves (180 en 2024-2025).

Unique établissement scolaire français de la banlieue sud de Tunis (Megrine) elle accompagne ses élèves vers le collège et lycée Pierre Mendès-France. Dès 3 ans, les enfants apprennent le français, l’anglais et l’arabe.

J’ai été particulièrement marqué par leur ingéniosité pour sensibiliser aux effets du plastique en mer et encourager le tri.

Malgré les évolutions linguistiques et administratives du pays, l’engagement éducatif reste fort. Une dynamique portée par une équipe de direction engagée.

Merci à Valérie Duthil, directrice, au proviseur du collège-lycée Pierre Mendès-France, et à toute l’équipe pour leur accueil. +d’images

Institut français – Réseau d’enseignement français

Sujet majeur d’actualité, j’ai échangé à l’Institut français avec les acteurs clés* du réseau d’enseignement français en Tunisie, aux côtés de Madeleine Ben Naceur et Michel Zucchero. Cette rencontre a permis de dresser un état des lieux précis et encourageant.

Le réseau compte aujourd’hui 8 établissements en gestion directe, répartis entre Tunis et La Marsa, accueillant 6 000 élèves sur un total de 19 500. Depuis 2018, une transformation majeure s’est opérée : la majorité des élèves est désormais scolarisée dans des établissements partenaires, dont le nombre est passé de 3 à 24.

Grâce au programme Tunisie pilote et à l’engagement d’investisseurs privés, les effectifs ont doublé en huit ans, atteignant l’objectif fixé (10 000 à 20 000).

En parallèle, 1 247 élèves en Terminale et 1 700 en Première se présentent au baccalauréat français en candidats libres, souvent en complément du bac tunisien.

Malgré un plafonnement récent lié aux contraintes économiques, la Tunisie reste un modèle de développement pour notre enseignement à l’étranger. +d’images

(*) Fabrice Rousseau (COCAC), Christine Jacquemyn (COCAC adjointe), Sylvie Lepape (examens et concours), Véronique Doutreleau (IEN Maghreb)

Diplomatie économique

Réunion régionale des CCEF

Une dynamique franco-méditerranéenne renforcée à Tunis !

J’ai eu l’honneur de participer à la Réunion régionale des CCE Sud-Méditerranée “Deux Rives, Un Avenir”, la plus importante délégation économique française en Tunisie depuis 4 ans, réunissant plus de 90 entreprises et 15 pays.

Un événement marquant, au cours duquel les échanges ont porté sur des enjeux stratégiques majeurs : géopolitique méditerranéenne, sécurité alimentaire, gestion de l’eau et nearshoring — autant de leviers essentiels pour renforcer la coopération régionale.

La présentation des différents pays par le Trésor et les Conseillers du Commerce extérieur (Algérie, Libye, Maroc, Tunisie) a permis de mieux appréhender les défis spécifiques à chacun.

. La Tunisie, 3ᵉ partenaire commercial de la France en Afrique, incarne un potentiel considérable.
. L’Algérie constitue le deuxième débouché de nos exportations en Afrique et offre un potentiel de développement majeur.
. Le Maroc, premier partenaire commercial de la France en Afrique et premier investisseur africain en France en valeur, confirme son rôle stratégique.

Ces rencontres confirment une volonté commune : construire un avenir économique et culturel partagé, dans l’esprit de la francophonie et de l’innovation.

Un grand merci à l’ensemble des participants pour la richesse des échanges, avec une mention spéciale à Alexandre Ratle, Sandrine Weisz et à toute l’équipe des CCEF, conduite par la présidente Sophie Sidos, pour la qualité de l’organisation et de l’animation.

Le dîner de gala à l’Acropolium et au musée de Carthage était exceptionnel.

Merci également à Son Excellence l’ambassadrice Anne Guéguen pour son accueil à la Résidence de France, ainsi qu’à François Gouyette, son prédécesseur, qui m’avait accueilli lors de mon premier séjour à Tunis en janvier 2015. +d’images

 

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (11-14 mars & 13 avril 2026)

Communauté française

Consulat

Merci à Olivier Guyonvarch, consul général à Londres, pour son analyse des données issues du rapport d’activité 2025.

Le nombre de Français inscrits auprès des consulats de Londres et d’Édimbourg reste globalement stable depuis la pandémie. Avec 141 395 inscrits (Londres : 134 837 ; Édimbourg : 6 558), nous enregistrons une légère hausse de +0,25 %.

Par ailleurs, 262 996 statuts de résidents ont été attribués à des ressortissants français, dont 53,6 % vivent dans le Grand Londres.

Le service social a accompagné 13 femmes victimes de violences conjugales en 2025, contre 7 l’année précédente.

Parmi les évolutions : déploiement en phase pilote de l’identité numérique certifiée (CNIe), ouverture d’un guichet passeports et CNI à Édimbourg, mise en place du timbre fiscal dématérialisé et développement des pré-demandes en ligne.

Très satisfait de l’action de l’équipe du consulat général de France à Londres, qui développe une démarche orientée clients pour renforcer l’accessibilité des services consulaires. +d’images

Enseignement

Gala de charité APL – Lycée français Charles de Gaulle de Londres (12 mars)

J’ai eu le plaisir de participer au dîner de gala de l’APL du Lycée français Charles de Gaulle, organisé à The InterContinental London Park Lane, en présence de Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, d’Olivier Guyonvarch, consul général, Anissia Morel, conseillère culturelle de l’ambassade de France au Royaume-Uni, et de Gilles Morellato, conseiller de coopération éducative.

Un grand bravo à la présidente de l’APL et à toute son équipe pour la qualité de l’organisation et la réussite de ce beau moment, essentiel pour notre communauté éducative.

Comme l’a rappelé Maryline Berlin, Trustee of the Charity and President of the APL : « Une communauté qui se soutient les uns les autres est une communauté qui ne laisse personne de côté. »

Le LFCG Families Charity Fund est l’organisme de bienfaisance dédié au soutien des élèves du Lycée français Charles de Gaulle et de leurs familles, notamment en cas de difficultés financières, de besoins éducatifs spécifiques ou pour les projets scolaires.

Une belle illustration de la solidarité et de l’engagement de notre communauté éducative. +d’images

110 ans du Lycée français Charles de Gaulle (13 avril)

Dix ans après avoir célébré les 100 ans du Lycée français Charles de Gaulle, j’ai eu le grand plaisir de revenir ce lundi 13 avril pour assister à la cérémonie des 110 ans, aux côtés d’Amélie Mallet, conseillère des Français de l’étranger pour le Royaume-Uni.

Depuis plus d’un siècle, cet établissement incarne l’excellence, la transmission et une véritable ouverture sur le monde. Cet anniversaire fut une occasion précieuse de rendre hommage à son histoire et de célébrer celles et ceux qui la font vivre au quotidien : élèves, enseignants, parents et personnels.

Moment fort de cette célébration : la proviseure, Mme Bellus-Ferreira, a dévoilé une fresque réalisée par Astro. Artiste français reconnu à l’international, il est célèbre pour ses œuvres mêlant abstraction et illusion d’optique, qui transforment les façades en compositions dynamiques et immersives.

Dans son discours, la proviseure a rappelé que le lycée, c’est aujourd’hui une communauté de 5 700 parents d’élèves, accueillant 3 500 élèves, dont 250 passent le baccalauréat chaque année. Avec humour, elle a également annoncé la création d’une capsule temporelle, à ouvrir dans 40 ans pour les 150 ans, contenant notamment le dernier rapport de l’Ofsted et la première déclaration de TVA du lycée.

L’ambassadrice Hélène Duchêne a souligné, non sans malice, qu’elle accueille chaque année les élèves ayant obtenu une mention très bien… et qu’elle aurait sans doute beaucoup moins de monde si elle devait recevoir les bacheliers sans mention.

De nombreuses personnalités ont participé à l’événement : le député Vincent Caure, les conseillers des Français de l’étranger Patricia Connell, Marie-Claire Sparrow et Frédéric Fournier ; Anissia Morel, conseillère culturelle de l’ambassade de France au Royaume-Uni ; Maryline Berlin, présidente de l’APL ; Brigitte Williams, déléguée de la Fondation de la France Libre au Royaume-Uni ; Françoise Richardson, présidente de l’AMOPA ; Marie-José Clayton, présidente de l’Association des membres de l’Ordre national du Mérite pour le Royaume-Uni ; Jihane Schmitt, présidente de Life Lebanon. +d’images

Diplomatie économique

CCEF – Data Center

Ravi d’avoir participé à la conférence franco-britannique sur les Data Centers organisée par les Conseillers du Ccommerce extérieur de la France, en partenariat avec Pinsent Masons et Legrand UK & Ireland.

Un grand merci à Luc Bardin, président des CCEF UK, pour son invitation. Sans doute l’une des meilleures conférences auxquelles j’ai assisté ces derniers mois.

Cet événement a réuni un écosystème complet d’experts (investisseurs, ingénieurs, opérateurs, juristes, acteurs publics…) autour d’un constat clair : l’industrie des data centers est entrée dans une nouvelle ère, accélérée par l’essor de l’IA depuis le lancement de ChatGPT fin 2022.

Quelques chiffres marquants : 650 Md$ d’investissements prévus par les hyperscalers d’ici 2026, soit l’équivalent de ce qui a été dépensé entre 1956 et 1992 pour construire le réseau autoroutier aux USA ; un doublement des capacités d’ici 2030, et une demande énergétique en forte croissance (+15 % par an).

L’accès à l’électricité devient le principal défi, avec des délais de raccordement pouvant atteindre 7 ans en Europe. Les échanges ont également mis en lumière des enjeux structurants : énergie, refroidissement, localisation, souveraineté, réglementation et compétences. La France tire son épingle du jeu grâce à son mix énergétique bas carbone.

Une question centrale demeure : comment répondre à une demande exponentielle tout en respectant les impératifs ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) et de durabilité ?

Félicitations à Luc Bardin, au bureau CCE UK, avec Fabienne Viala, Pascal Stutz, Marc de Thomasson et Diane Mullenex. Ils nous ont offert une perspective unique sur ces enjeux.

Très heureux d’avoir eu l’opportunité de retrouver de nombreux professionnels, parmi lesquels, Vladimir Cordier, une des personnalités marquantes de la “génération Eurostar”. +d’images

En circonscription en Syrie – Damas (11 fév. 2026)

Diplomatie parlementaire

En compagnie de Jean-Baptiste Faivre, chargé d’affaires français en Syrie, de Henri d’Aragon, son adjoint, et de Nadia Chaaya, conseillère élue à l’Assemblée des Français de l’étranger pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, et administratrice de l’ANEFE, je me suis rendu une journée à Damas pour évaluer les enjeux pour la France dans la Syrie du nouveau régime.

Après 50 ans de dictature et 11 ans de guerre, la diversité religieuse et culturelle a été profondément fragilisée.

Il était essentiel de rencontrer les communautés locales et de leur montrer que la France reste à leurs côtés. Cette visite m’a permis de constater les effets encore visibles des destructions, d’observer que des chantiers de reconstruction étaient en cours, et de traverser la vieille ville.

L’un des objectifs principaux de ce déplacement était de visiter le lycée Charles de Gaulle de Damas, qui fait partie de l’ANEFE, de mieux comprendre la situation éducative et le rôle des écoles françaises et chrétiennes.

Ces établissements constituent un vecteur important de transmission culturelle et de dialogue, tout en contribuant à la résilience des communautés.

Les échanges avec les acteurs locaux ont été précieux pour apprécier les besoins concrets et orienter l’action de la France dans le soutien aux minorités et à l’éducation francophone.

Je remercie Jean-Baptiste Faivre d’avoir favorisé ce premier déplacement en Syrie et l’équipe qui a assuré notre sécurité. +d’images

Enseignement

Lycée Français Charles de Gaulle de Damas (LFCDG)

Bénéficiaire d’un soutien crucial de l’ANEFE, la visite du LFCDG constituait l’objectif principal de cette première visite en Syrie.

Je remercie Nadine Chaoui, présidente de l’APE, Fadi Achi, trésorier, les membres du conseil d’administration et Bernard Roche, proviseur du Lycée français Charles de Gaulle de Damas (LFCDG) pour la qualité de leur accueil.

Avec 496 élèves en 2025, dont 13% de Français, le LFCDG reste un bastion de la francophonie dans un contexte complexe. Les locaux, impeccablement entretenus, reflètent la détermination de toute une communauté éducative.

. Un soutien crucial de l’ANEFE : membre depuis 2008, le lycée a pu bénéficier d’un emprunt garanti par l’État français pour financer son immobilier. Cependant, de 2012 à 2022, en raison des difficultés liées à la guerre, l’ANEFE s’est substituée à l’école pour assurer le remboursement de l’emprunt, qui a été soldé en 2022. Depuis 2018, de nouveaux engagements ont été pris par l’école pour rembourser l’ANEFE sur une période plus longue.

. Des enjeux financiers à accompagner : la direction m’a alerté sur la volonté de l’AEFE d’augmenter progressivement sa redevance à 4% des frais de scolarité. J’ai entendu cette préoccupation et m’engage à la porter auprès des autorités compétentes, afin de préserver l’équilibre financier de l’établissement.

En tant que président de l’ANEFE, accompagné par Nadia Chaaya, membre du conseil d’administration, cette visite était pour nous l’occasion de faire le point avec le comité de gestion et d’échanger sur leurs projets d’avenir. Nous avons également abordé la situation générale à Damas et en Syrie.

Le LFCDG est un symbole de résilience et de continuité éducative, malgré les épreuves. Je salue le courage de toute l’équipe, qui permet à des centaines d’élèves de poursuivre leur scolarité dans un cadre francophone et exigeant. ‎+d’images

Vidéo réalisée par le LFCDG :

École arménienne catholique Al Nour

J’ai eu le privilège de visiter l’école arménienne catholique Al Nour, qui accueille principalement des enfants arméniens catholiques, mais aussi des élèves d’autres confessions, offrant un espace éducatif ouvert et francophone au cœur de la vieille ville de Damas.

L’accueil qui m’a été réservé par l’équipe pédagogique et les élèves a été chaleureux et profondément humain.

La visite m’a permis de constater la vitalité de l’école malgré les traumatismes du passé. En 2015, une roquette a explosé dans la cour de l’établissement, causant la mort d’un enfant et de nombreux blessés. Dix ans après, les stigmates de cette tragédie restent visibles, mais la communauté continue de transmettre des savoirs et des valeurs aux générations suivantes.

Cette école est un symbole de résilience et de continuité : elle permet de préserver l’identité arménienne et chrétienne dans un contexte toujours fragile, tout en offrant un enseignement de qualité.

Les échanges avec les élèves ont rappelé combien il est important pour la France de soutenir ces initiatives éducatives et de continuer à défendre le pluralisme et la diversité religieuse en Syrie. +d’images

Solidarité

Évêché arménien catholique

Ma visite s’est poursuivie par une rencontre avec Mgr Georges Assadourian, évêque arménien catholique de Damas, véritable « pilier de la résilience » pour les communautés chrétiennes.

Nous avons abordé plusieurs axes essentiels :
•⁠ ⁠Sécurité des communautés : Mgr Assadourian a partagé son analyse sur la protection des quartiers chrétiens sous le nouveau régime.
•⁠ ⁠Aide humanitaire : J’ai salué le rôle de l’Église dans la distribution de secours et discuté des besoins urgents en médicaments et en énergie.
•⁠ ⁠Éducation et Francophonie : Nous avons évoqué la survie des écoles chrétiennes francophones. Sur 70 écoles nationalisées par le Parti Baas dans les années 1960, 50 restent ouvertes aujourd’hui, accueillant 30 000 élèves de toutes confessions. J’ai souligné le soutien constant du Quai d’Orsay à l’Oeuvre d’Orient.

Créer ou rouvrir une école chrétienne, c’est recréer du lien, faire revenir les familles et assurer la transmission culturelle. Nous avons discuté des démarches à engager auprès du nouveau gouvernement syrien pour rouvrir certaines écoles fermées par le régime précédent.

Cet échange a été riche, soulignant le rôle central de l’Église pour la résilience et la protection des minorités en Syrie. +d’images

En circonscription en Suisse – Genève (29-30 janv. 2026)

À l’occasion de mon dixième déplacement en Suisse, principalement consacré à des réunions à dominante économique, j’ai répondu à l’invitation Marie Wattez, présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie France–Suisse (CCIFS) afin de participer à plusieurs rencontres dédiées au renforcement des relations économiques entre la France et la Suisse.

J’ai également pris part à la réception des vœux organisée par Clément Leclerc, consul général de France à Genève.

Diplomatie économique

Chambre de Commerce et d’Industrie France–Suisse (CCIFS)

Je remercie chaleureusement la présidente de la CCIFS, Marie Wattez, qui a organisé cette séquence particulièrement riche d’échanges et d’initiatives au service de la diplomatie économique.

1. Communauté d’affaires franco-suisse

La première rencontre m’a permis d’échanger avec la communauté d’affaires franco-suisse autour de Florence Notter-Daugny, présidente pour la Suisse de la Société des membres de la Légion d’honneur.

Ce moment convivial s’est tenu en présence de Francis Wahl, Yves Donin de Rozieres et Eric Vigié. Les échanges ont permis d’évoquer les dynamiques de coopération entre nos deux pays et l’importance du rôle joué par les réseaux économiques et associatifs pour renforcer les liens franco-suisses.

2. ThinkActs Cyber & SecureTech

J’ai ensuite participé à une réunion du groupe ThinkActs Cyber & SecureTech organisé à la CCIFS.

Les ThinkActs sont des groupes de travail thématiques par secteur d’activité qui structurent l’intelligence collective entre la France et la Suisse. Ils rassemblent entreprises, institutions, clusters, universitaires et start-ups autour d’objectifs concrets : partager une veille stratégique, favoriser le dialogue et construire des coopérations opérationnelles.

Marie Wattez m’a invité à rejoindre le groupe consacré à la souveraineté numérique, la cybersécurité et les infrastructures critiques franco-suisses, coordonné par Benoit Passuello (ELMA).

Les échanges ont mis en évidence plusieurs constats préoccupants : l’augmentation rapide des cyberattaques visant les infrastructures critiques – santé, énergie, ports ou banques –, mais aussi la dépendance persistante de l’Europe à certaines technologies extra-européennes dans le cloud et l’intelligence artificielle.

Dans le même temps, des opportunités stratégiques existent. La coopération franco-suisse pourrait permettre de positionner nos deux pays comme des acteurs majeurs en matière de cybersécurité industrielle et de cloud souverain sécurisé. Les participants ont également évoqué les perspectives offertes par les infrastructures quantum-safe et le renforcement de capacités duales associant cybersécurité civile et cyberdéfense.

3. Coopération industrielle avec les Pays de Savoie

Enfin, fidèle à sa volonté de développer les coopérations transfrontalières, la CCIFS a organisé une rencontre avec l’Association des Forces Industrielles des Pays de Savoie (FIPS).

Cette réunion s’est tenue en présence de Alexandre Epalle, représentant l’Office cantonal de l’économie et de l’innovation, chargé d’attirer des entreprises afin de compléter les chaînes de valeur industrielles en Suisse.

Créée à l’initiative d’un groupe d’industriels engagés sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux du territoire, la FIPS fédère plusieurs entreprises dynamiques de la région alpine. Parmi les participants figuraient notamment Clément Cordier, Louis Pernat (HBP), Didier Bouvet (Pracartis) et Olivier Nicollin (Nicomatic).

Ces rencontres ont illustré la vitalité de la relation économique franco-suisse et l’importance de poursuivre le dialogue entre acteurs publics et privés pour renforcer nos coopérations industrielles et technologiques.

Communauté française

Vœux du consul général

Cette cérémonie, organisée par Clément Leclerc, consul général de France à Genève, s’est tenue à l’Institut Florimont pour accueillir une assistance nombreuse, a été marquée par une gravité particulière en raison de la tragédie survenue à Crans-Montana, rappelant à chacun la fragilité de la vie et l’importance de la solidarité.

Après les allocutions du consul général et de Marion Paradas, ambassadrice de France en Suisse, j’ai pris la parole pour saluer l’engagement des conseillers des Français de l’étranger arrivant au terme de leur mandat, véritables relais de proximité pour nos compatriotes.

J’ai également souligné la qualité des établissements d’éducation en Suisse et témoigné ma reconnaissance envers Emmanuel Coigny et Bernard Revol, deux membres de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (ANEFE).

J’ai rappelé le rôle indispensable de la CCIFS dans le développement de la diplomatie économique et remercié tout particulièrement Francis Wahl pour son engagement au service de nos entreprises et du rayonnement économique de la France.

Cette réception a rappelé l’importance de soutenir nos institutions, notre réseau éducatif et nos acteurs économiques pour renforcer durablement la présence française et la coopération transfrontalière.

Félicitations à Clément Leclerc et à toute son équipe pour la réussite de cet événement. +d’images

En circonscription en Turquie – Istanbul (25-27 janv. 2026)

Mon troisième déplacement à Istanbul a été facilité grâce à l’engagement et à l’énergie de Florence Ogutgen, que je tiens à remercier chaleureusement.

Installée en Turquie depuis 43 ans, Florence est une figure bien connue de la communauté française.

Unique femme marchande de tapis du Grand Bazar d’Istanbul, elle incarne aussi l’esprit d’entreprendre et d’intégration qui caractérise tant de Français établis à l’étranger.

Son parcours est remarquable : élue dès 1994, conseillère au CSFE de 2001 à 2006, puis conseillère des Français de l’étranger pour la Turquie depuis 2014, Florence s’engage depuis de nombreuses années pour représenter et défendre les intérêts de nos compatriotes.

C’est la seconde fois que mon déplacement à Istanbul est coordonné par Florence. Sa connaissance du terrain et de la communauté française est précieuse pour comprendre les évolutions de notre présence dans ce pays stratégique.

Lors de mon précédent déplacement en 2023, Florence soulignait déjà la forte demande pour l’enseignement français et la nécessité d’ouvrir de nouvelles écoles afin de répondre à l’intérêt croissant des familles turques.

La situation a malheureusement évolué depuis. Les restrictions d’inscription imposées par les autorités locales à la rentrée 2024 pour les enfants turcs ont profondément changé la donne. Les lycées français d’Ankara et d’Istanbul ont chacun perdu près de 300 élèves en deux ans.

Pour Florence, la priorité est désormais claire : trouver des solutions pour les enfants binationaux et pour les fratries déjà engagées dans le système scolaire français. J’ai fait de cette question une priorité de mon action et ce déplacement à Istanbul m’a permis de poursuivre ce travail au plus près des réalités du terrain.

Merci encore Florence pour ton engagement constant au service de nos compatriotes.

Enseignement

Lycée Pierre Loti

À l’initiative de Florence Ogutgen, conseillère des Français de l’étranger, le lycée Pierre Loti m’a accueilli, en présence d’Alexandre Landolfi, proviseur adjoint.

La visite a débuté par un temps d’échange avec les représentants de l’APE, gestionnaire de l’établissement, avant de se poursuivre par une rencontre ouverte aux parents et aux personnels.

L’augmentation des frais de scolarité de 16% suite à la décision du CA de l’AEFE de décembre 2025 constitue un sujet d’inquiétude pour les parents d’élèves.

Plusieurs sujets de préoccupation liés à l’avenir de la coopération éducative bilatérale ont été abordés. La diplomatie parlementaire nous est apparu comme est un des moyens de la renforcer dans un esprit d’échange et d’écoute avec nos partenaires.

Aussi, afin de prendre en compte les observations recueillies, je me suis engagé à demander un entretien avec Yunus Demirer, ambassadeur de Turquie en France à mon retour à Paris.

Merci à tous les participants pour leur accueil. +d’images

Communauté française

Consulat

À l’occasion de mon troisième déplacement à Istanbul, j’ai eu l’opportunité d’échanger sur les attentes de la communauté française lors de deux entretiens.

1️⃣ Rencontre au consulat général

En l’absence de la consule générale Nadia Fanton, une réunion a été organisée par Rim Pradeau, Cheffe de chancellerie, en présence de Florence Ogutgen, Belgin Ozdilmen Gurhan et de Marie-Rose Koro, conseillères des Français de l’étranger.

La réunion s’est tenue dans la résidence provisoire du consulat, le Palais de France, résidence historique du consulat général, faisant actuellement l’objet d’importants travaux de rénovation.

Les échanges ont notamment porté sur l’évolution du nombre d’inscrits au registre, qui s’élève à 6 900 à fin janvier 2026. La communauté française est majoritairement féminine (55,32 %) et les deux tiers des inscrits sont binationaux.

L’activité du service aux Français ne concerne pas uniquement les résidents. On estime à plus d’un million le nombre de compatriotes de passage en Turquie, dont 800 000 à Istanbul. Cette affluence entraîne une augmentation du nombre de Français en difficulté (113 situations recensées), qui sollicitent le pôle des affaires sociales du consulat pour des raisons financières, sociales, familiales ou médicales.

Le nombre de boursiers est en baisse constante depuis 2023, conséquence de la crise économique, de la hausse des frais de scolarité et des restrictions imposées par l’État turc.

Un travail particulièrement sérieux est mené pour lutter contre :
• les violences de genre et les violences intrafamiliales,
• les déplacements illicites d’enfants,
• les fraudes aux prestations sociales et aux documents d’identité.

2️⃣ Échange avec le consul honoraire à Edirne

Je me suis également entretenu avec Ercan Dursunoglu, consul honoraire à Edirne.

Quatre consuls honoraires assurent le relais du consulat général d’Istanbul : Bursa, Edirne, Izmir et Mugla (Bodrum).

Ville touristique et universitaire située à la frontière de la Bulgarie et de la Grèce, Edirne constitue un point de transit majeur pour les migrants et réfugiés tentant de rejoindre l’Union européenne.

Ces échanges ont permis de mesurer l’engagement des équipes consulaires et des élus des Français de l’étranger au service de nos compatriotes. Dans un contexte régional exigeant, leur action est essentielle pour garantir la protection, l’accompagnement et le rayonnement de la communauté française en Turquie.

 

Diplomatie économique

CCEF – Réunion régionale Eurasie

Heureux d’avoir participé à la réunion régionale Eurasie des Conseillers du Commerce extérieur de la France à Istanbul, véritable carrefour du monde, en présence de Sophie Sidos, présidente des CCEF.

Deux jours d’échanges passionnants, riches d’enseignements sur une zone que je découvrais et pleine d’opportunités.

J’ai particulièrement apprécié le sérieux des présentations des Services économiques et des CCEF (Turquie, Ukraine, Azerbaïdjan, Géorgie, Ouzbékistan, Kazakhstan, Russie…), tout en restant accessibles et naturels. Le sentiment de complicité et de proximité dans le partage d’informations m’a profondément réjoui.

Je suis reconnaissant envers Jean-Jacques Santini de m’avoir offert l’opportunité de partager notre regard sur l’action de l’Agence française de développement. Au-delà de notre complémentarité, chacun a pu constater notre complicité au sein du CA pour faire évoluer l’Agence en faveur d’un meilleur soutien à nos entreprises à l’international.

Ma gratitude va également à Philippe Pelé-Clamour, président CCEF pour l’Eurasie, qui m’a permis de partager ma perception très positive de l’action des CCEF. Il m’a donné l’occasion de rappeler l’apport précieux d’Isabelle Aimonetti (Afrique), Anne Baer (Israël), Iwan Streichenberger (USA) et de tous les CCEF rencontrés l’an passé.

Enfin, merci à Franck Mereyde, président CCEF Turquie, et à l’équipe du siège pour leur professionnalisme, qui ont fait de ce forum un moment inoubliable.

La capacité à œuvrer collectivement et à dépasser le travail en silo est la clé du succès. Merci à chacune et chacun pour votre générosité et expertise. Au plaisir de vous retrouver au prochain « centre du monde », où qu’il soit ! +d’images

Sophie Sidos Vicat

À l’occasion de la réunion régionale Eurasie des CCEF, j’ai tenu à exprimer toute mon admiration à Sophie Sidos-Vicat pour son leadership engagé et inspirant, en lui remettant la médaille commémorative du Sénat.

Depuis son accession à la présidence, Sophie donne une visibilité remarquable à l’action des CCEF et poursuit avec succès la dynamique initiée par Alain Bentéjac, en renforçant l’influence et la cohésion de notre réseau à l’international.

Plus que jamais, le réseau des CCEF joue un rôle essentiel pour accompagner nos entreprises à l’export et soutenir notre diplomatie économique ; cette médaille était aussi l’occasion de marquer ma profonde reconnaissance aux CCEF pour tout ce qu’ils m’apportent dans l’exercice de ma mission au service de la diplomatie économique.

À la tête de Vicat, grand groupe cimentier français présent dans de nombreux pays, Sophie s’inscrit dans un héritage industriel d’exception : son aïeul, Louis Vicat, est en effet l’inventeur du ciment artificiel au XIXᵉ siècle. Un symbole fort d’innovation, de vision et d’engagement au service du développement.

En circonscription en Royaume-Uni – Londres (22-24 janv. 2026)

Enseignement

Olivier Cadic ; Ben Coleman, député ; Charles Malissard et Christian Malissard

FULHAM – École Marie d’Orliac

La création des écoles bilingues de Wix et de École Marie d’Orliac a constitué une étape stratégique pour augmenter les places scolaires françaises à Londres.
(compte-rendu de 2011).

Lors de mon déplacement le 22 janvier 2026, j’ai été alerté par Charles Malissard, parent d’élèves, suite à un courrier du Lycée Français Charles de Gaulle annonçant la rupture unilatérale du partenariat avec la Fulham Bilingual School.

Cette décision, brutale et incomprise, a provoqué une vive émotion parmi les familles françaises et britanniques, la direction de Holy Cross Catholic Primary School et les autorités locales du borough de Hammersmith & Fulham Council.

Le lendemain, j’ai alerté la direction de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger sur l’écart manifeste entre cette décision et les objectifs de développement souhaités par le présidence de la République française.

Le soir même, lors d’une réunion publique à Fulham organisée par le député Ben Coleman, les parents m’ont demandé d’intervenir pour suspendre cette rupture, afin d’éviter un préjudice durable pour les élèves et leurs familles.

La semaine suivante, le député Ben Coleman et moi avons sollicité un entretien en visioconférence avec Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni. L’ambassadrice a suspendu la décision pour Marie d’Orliac et Wix, et engagé une recherche de solution négociée à l’horizon septembre 2027.

J’ai salué sa sagesse, mais j’ai également dénoncé l’interruption du fonctionnement du plan École à Londres, depuis l’ambassadeur Jean-Pierre Jouyet en 2019.

J’ai suggéré de le relancer sans délai, dans un esprit véritablement collaboratif, pour éviter que de telles crises ne se reproduisent et retrouver un avenir stable et ambitieux pour l’enseignement français dans la capitale britannique. +d’images

École Bilingue London

Retour à l’École Bilingue, aux côtés d’Amelie Mallet, conseillère des Français de l’étranger, j’ai rencontré les cofondateurs Véronique Ferreira et Franck Laurans afin d’évoquer les conséquences préoccupantes des nouvelles décisions de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Depuis sa création en 2004, cette école indépendante, qui accueille 120 élèves chaque année grâce à une équipe de 21 professionnels engagés, incarne l’excellence du bilinguisme par immersion à Londres. J’ai eu l’honneur de célébrer ses 10ᵉ (compte-rendu) et 20ᵉ (compte-rendu) anniversaires et de constater son évolution remarquable.

Or, les prélèvements imposés par l’AEFE ne cessent d’augmenter : 30 euros par élève en 2012, 1% des frais de scolarité en 2014, et désormais 2% dès 2026, avec une hausse progressive jusqu’à 4%, pour toutes les écoles partenaires, à l’exception des USA qui se voient soumises à une taxe forfaitaire par élève.

Cette ponction, sans véritable contrepartie, fragilise l’équilibre financier de l’établissement et, à terme, les familles. Une telle décision appelle à un dialogue urgent et équitable.

Nous avons également évoqué l’évolution de l’Anefe, et sa volonté d’accompagner toutes les écoles françaises à l’étranger, qu’elles soient homologuées ou pas.

J’ai demandé aux ministres Barrot et Caroit une suspension de la décision. +d’images

Lycée Charles de Gaulle – APL

J’ai eu le plaisir de participer à la traditionnelle Galette des Rois de l’Association des Parents d’Élèves du Lycée Charles de Gaulle, organisée avec la direction du Lycée Français Charles de Gaulle, le jeudi 22 janvier en salle Iselin.

Aux côtés d’Amelie Mallet, nous avons retrouvé Gilles Morellato, conseiller culturel en charge de la coopération éducative, à la faveur de ce moment chaleureux d’échanges et de convivialité avec les familles.

À l’invitation de Maryline Berlin, présidente de l’APL, j’ai adressé un message de soutien au LFCG Families Charity Fund – 2026 Appeal et au Gala Dinner du 12 mars 2026 à l’InterContinental London Park Lane, auquel je participerai comme chaque année depuis 2007.

Je tiens à féliciter chaleureusement tous les bénévoles de l’APL, dont l’engagement exemplaire a permis de lever des centaines de milliers de livres sterling lors des galas, soutenant concrètement les familles et animant la vie de notre communauté scolaire.

BROMLEY – École Tricolore

Retour à l’École Tricolore de Bromley, 12 ans après son premier Noël en 2013 (compte-rendu)

Très heureux d’avoir été invité par Eugénie Mye, présidente de l’École Tricolore, pour remettre les diplômes aux élèves et saluer leurs progrès dans la maîtrise du français. Ceint de mon écharpe tricolore, j’ai félicité chaque lauréat et salué le discours brillant de Julia, qui a expliqué l’intérêt de l’apprentissage offert par cette école FLAM.

Parents et équipe pédagogique avaient organisé un moment festif, ponctué par la traditionnelle galette.

Aujourd’hui, l’école rassemble 190 élèves, de 2 ans au GCSE, accompagnés par 16 enseignants, 12 assistants, dont 6 bénévoles et 2 parents bénévoles. Après le GCSE, les élèves se proposent comme bénévoles pour aider et transmettre leur savoir.

Eugénie lance un appel : l’école recherche des enseignants pour les grandes classes, des bénévoles en quête d’expérience, ainsi que des élèves et parents souhaitant initier leurs enfants à l’écriture et à la pratique du français dans sa forme la plus pure.

Félicitations à toute l’équipe pour son engagement au service de la langue et de la culture françaises au Royaume-Uni ! +d’images

Communauté française

Londres Accueil Ltd

Très heureux d’avoir participé à la première Galette de Londres Accueil, le 22 janvier 2026. Un moment chaleureux et fédérateur qui a permis aux membres, bénévoles et partenaires de se retrouver après les fêtes et d’ouvrir l’année sous le signe du partage.

Je tiens à remercier chaleureusement la présidente, Sabine Cussac, ainsi que les trois directrices qui composent le bureau à ses côtés : Florence Coillot Fusari, Nathalie Pourat et Sophie Vovard. Leur engagement, avec celui des 60 bénévoles mobilisés au service de nos compatriotes, mérite d’être salué.

Un grand bravo également à Isabelle, pâtissière professionnelle et bénévole du club Bake and Relax, pour ses galettes aussi généreuses que délicieuses.

J’ai été très heureux d’échanger avec les représentants des sponsors, notamment Juliette Tang de la banque Transatlantique et ceux du Collège Français Bilingue de Londres (CFBL), partenaires engagés au service de notre communauté. +d’images

Guildhall – The Guild of Freemen of the City of London

Devenir membre de la The Guild of Freemen of the City of London consiste à recevoir la Freedom of the City, distinction séculaire décernée par la City of London Corporation.

Autrefois porteuse de privilèges commerciaux, elle est aujourd’hui un honneur symbolique qui célèbre l’engagement professionnel et le lien avec la City.

J’ai eu le plaisir d’assister à la cérémonie au Guildhall pour accompagner Luc Bardin, président de la section britannique des CCEF, entouré de sa famille et de ses amis proches.

Dans ce lieu chargé d’histoire, le rituel est d’une précision remarquable : serment solennel, lecture des engagements, remise du certificat calligraphié.
Les Britanniques démontrent, une fois encore, leur maîtrise du cérémonial : élégance, respect des traditions et sens du détail.

Toutes mes félicitations à Luc pour cette distinction prestigieuse, qui honore son engagement et son rayonnement international. +d’images

Médias – Olivier Cadic “On sent que beaucoup de choses ont changé au Liban” (France24/MCD 23/02/2026 – Vidéo 2’45)

Lors de mon déplacement au Liban, en compagnie de Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, j’ai répondu aux questions de France24, en soulignant l’espoir suscité par l’élection du président Joseph Aoun et en constatant que des signaux positifs apparaissent déjà, notamment dans le domaine de la Justice.

Voir la VIDÉO

Médias – Olivier Cadic : “Un futur dans la paix et l’harmonie entre les communautés, c’est le Liban dont on rêve” (Annahar Français, 18/02/2026 – Vidéo 29m)

Lors de mon déplacement au Liban, en compagnie de Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, j’ai eu le plaisir de répondre aux questions de Annahar Français qui est l’édition francophone du quotidien libanais Annahar (« Le Jour »), fondé en 1933 à Beyrouth.

Annahar Français :Hezbollah, dossier de l’explosion du port de Beyrouth ou minorités en Syrie, dans cet entretien le sénateur Olivier Cadic revient sur les enjeux propres au Liban et à la Syrie. Il explique pourquoi, selon lui, le Hezbollah ne peut être dissocié de sa branche militaire et doit être considéré comme une organisation terroriste. Il met en garde contre le risque d’entrave aux élections si les armes ne sont pas rendues. Enfin, il aborde la situation des minorités en Syrie et les défis auxquels elles font face dans un contexte de guerre et d’instabilité.

Médias – Olivier Cadic : “L’engagement de la France, c’est de soutenir un Liban souverain et pleinement indépendant” (MTV Liban, 13/02/2026 – Vidéo 2’45)

À la suite de mon déplacement au Liban et de ma rencontre avec le Président de la République, Joseph Aoun, MTV Liban m’a interrogé, par la voix de Marianne Zouein, sur les évolutions politiques en cours et la dynamique de changement au Liban. J’y ai réaffirmé l’engagement constant de la France en faveur d’un Liban souverain et indépendant, tout en rappelant avec clarté la nécessité du désarmement du Hezbollah pour restaurer pleinement la souveraineté de l’État.

En circonscription au Royaume-Uni – Bristol, Londres (10-13 janv. 2026)

BRISTOL

Communauté française

Acteurs de la communauté

Deux ans après mon précédent déplacement, j’ai eu le plaisir de retrouver, autour de Nicolas Hatton, CFDE, et de Nada Harward, consule honoraire à Bristol, plusieurs membres de notre communauté française établie à Bristol et Bath, forte de près de 7 000 personnes.

Avec Fabien Ledem, architecte chez Arup, Frédéric Garzoni, entrepreneur dans la Science Tech et Franco-British Young Leader 2022, ainsi que Morgan Crochet et Etienne Ardon, engagés de longue date chez Airbus à Bristol, nous avons échangé sur l’environnement économique et les perspectives locales.

À Bath, Nada, Béatrice et Laetitia ont également évoqué les enjeux liés à notre jeunesse, nombreuse à fréquenter les universités locales.

L’action d’Audrey Johnson, directrice de l’Alliance française de Bristol, est déterminante pour soutenir l’apprentissage du français, un engagement qui complète celui de Nicolas Hatton, de Hortense Dournel-Fauvet et d’Étienne Ardon au sein de l’école française de Bristol.

Merci à toutes et à tous pour la constance, la générosité et la fidélité de leur action collective au service de notre communauté. +d’images

Enseignement

L’École française de Bristol

Très heureux d’être revenu dans cette école à laquelle je suis particulièrement attaché, tant elle a su construire un modèle original de coopération éducative.

Avec Nicolas Hatton, président du conseil, la nouvelle directrice Hortense Dournel-Fauvet et Estelle Tenant, gestionnaire administrative de l’établissement, nous avons échangé sur les récentes décisions stratégiques.

En deux ans, les effectifs ont progressé : près de 200 élèves, de la grande section au CM2, bénéficient aujourd’hui d’un modèle innovant, permettant aux élèves inscrits dans les écoles britanniques locales de suivre un enseignement français un jour par semaine.

Un modèle pragmatique et inspirant pour l’avenir des écoles FLAM. +d’images

LONDRES

Communauté française

Cérémonie de vœux

Ce 13 janvier au soir, j’ai eu le plaisir de recevoir près de 250 compatriotes ayant répondu à mon invitation à la cérémonie de vœux, organisée au sein de l’emblématique Église Protestante Française de Londres. Merci à Pascale Renaud-Grosbras, pasteure, Thibault Lavergne, vice-président du Consistoire, et toute l’équipe de l’église protestante de Londres pour leur chaleureux accueil.

Ce moment d’échanges et de convivialité s’est ouvert par le partage de ma vision des grands enjeux qui traversent aujourd’hui le monde, la France, l’Europe, ainsi que la communauté des Français établis au Royaume-Uni.

Dans un contexte international marqué par le retour des rapports de force, le recul du multilatéralisme et les conséquences durables du Brexit, j’ai évoqué les enjeux de sécurité et de cybersécurité – notamment l’initiative 17Cyber et la coopération franco-britannique – ainsi que la situation politique et budgétaire en France. Malgré ces défis, j’ai souhaité porter un message d’engagement collectif et de confiance.

La présentation a été suivie d’un échange animé par Anne Vigouroux, avec la participation de Nicolas Hatton et Amelie Mallet, conseillers des Français de l’étranger pour Londres. Ils ont notamment abordé les droits post-Brexit, les avancées en matière de simplification administrative au consulat, ainsi que les difficultés actuelles des établissements scolaires français, confrontés aux effets conjugués du Brexit, de la TVA sur les frais de scolarité et des contraintes budgétaires : « aujourd’hui, tous nos établissements manquent d’élèves » !

Enfin, les récentes évolutions relatives à la mobilité, notamment l’ETA et la situation des binationaux, ont été évoquées. >>> En savoir plus

GRATITUDE

A l’issue de la soirée, j’ai remis la médaille commémorative des 150 ans du Sénat à Amelie Mallet et Nicolas Hatton.

Cette témoigne de ma gratitude pour leur engagement remarquable et l’excellence de leur travail accompli au service des Français établis hors de France, et tout particulièrement de la communauté française du Royaume-Uni.

Amelie Mallet

Architecte d’intérieur – Conseillère des Français de l’étranger pour la circonscription consulaire de Londres (Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord) depuis 2021

Ancienne présidente et fondatrice d’association de parents de l’association des parents d’élèves du lycée International de Londres Winston Churchill, désormais au board, Amélie Mallet joue un rôle clé dans le soutien à l’enseignement français à Londres.

Elle préside également la French Scholarship Foundation (FSF), une organisation caritative londonienne qui œuvre pour rendre l’éducation accessible, en apportant un soutien financier aux familles dont les enfants sont scolarisés dans les établissements français locaux.

Amélie s’illustre par un sens profond du service public et de la solidarité, en renforçant les liens entre les Français, les familles, les établissements éducatifs et les acteurs locaux.

Nicolas Hatton

Président de l’École française de Bristol – Conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription consulaire de Londres (Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord)

Élu délégué consulaire en 2014, réélu conseiller des Français de l’étranger en 2021, après avoir conduit la liste “Un monde de projet ”, Nicolas Hatton s’est imposé comme une figure majeure de la défense des droits des citoyens européens au Royaume-Uni, en fondant the3million, devenu un acteur de référence dans le paysage associatif post-Brexit, donnant une voix collective à des millions de personnes.

Il a également co-fondé Settled, une œuvre de charité qui a soutenu des dizaines de milliers de personnes à risque de perdre leur droit de résidence en aidant au processus de régularisation.

Sa triple expérience d’élu consulaire, d’animateur d’école et de leader associatif illustre une implication citoyenne profonde, imprégnée d’un sens aigu de la solidarité.

Nadia Chaaya, Chevalier de l’ONM : une exigence d’action et de justice

Le 12 février, à la Résidence des Pins à Beyrouth, Nadia Chaaya a été élevée au grade de chevalier de l’Ordre national du Mérite par notre ambassadeur Hervé Magro. J’ai assisté à la cérémonie en présence de nombreux acteurs de la communauté française et de personnalités libanaises, parmi lesquelles Bassam Al Mawlawi, ancien ministre de l’Intérieur, et le député Simon Abi Ramia, président du groupe d’amitié parlementaire Liban–France.

Née à Beyrouth, Nadia Chaaya a grandi dans les années de guerre. Ces épreuves ont forgé chez elle un sens aigu de la solidarité et de l’engagement. Après des études en France dans le domaine de la communication, elle mène un parcours entrepreneurial exigeant, d’abord dans le secteur paramédical, puis dans l’immobilier, en Arabie saoudite où elle réside depuis plus de vingt ans.

Élue conseillère consulaire pour la circonscription de Djeddah–Sanaa, brillamment réélue en 2021, elle préside le conseil consulaire et siège à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, où elle conduit le groupe Les Indépendants. Son engagement s’inscrit dans une ligne claire : servir les Français établis hors de France avec efficacité, lucidité et sens des responsabilités. Comme elle l’a affirmé devant l’AFE en octobre dernier : « Nous vivons à l’étranger, mais nous ne sommes pas étrangers au sort de notre pays. Cette période de crise doit nous pousser à nous demander ce que nous pouvons apporter à la France, plutôt que ce que la France peut nous apporter. ».

Son courage s’est illustré de manière exemplaire le 11 novembre 2020, lors de l’attentat à la grenade perpétré au cimetière non-musulman de Djeddah. Dans un contexte de danger immédiat, elle a fait preuve d’un sang-froid et d’une présence d’esprit remarquables, regroupant, sécurisant et rassurant nos compatriotes.

Nadia Chaaya se distingue également par sa capacité à transformer l’indignation en action structurée. Engagée aux côtés des familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth, elle œuvre sans relâche pour que la mémoire soit honorée et que justice soit rendue. Elle a par ailleurs fondé l’Union franco-libanaise des déposants spoliés, afin d’accompagner les victimes dans leurs démarches et d’engager des procédures contre les banques libanaises devant les juridictions françaises.

Cette distinction vient saluer un parcours d’engagement, de résilience et de fidélité à la France, au service de nos compatriotes et du lien franco-libanais.