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En circonscription aux Émirats arabes unis (1/2) – Dubaï (19-20 fév. 2024)

7ème déplacement aux Émirats qui a débuté à Dubaï, où j’ai été accueilli à mon arrivée par Hervé Sérol, conseiller des Français de l’étranger.

Rejoints par son collègue Gilles Grima, venu spécialement d’Abu Dhabi, nous avons fait un tour d’horizon sur les priorités qui concernent notre communauté.

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Communauté française

Conseillers des Français de l’Étranger

Réunion avec les conseillers des Français de l’étranger Herve Sérol et Gilles Grima.

Les effectifs des Français installés à Dubaï progressent pour atteindre 29 455, dont 5600 à Abu Dhabi.

En tête de leurs priorités, les compatriotes en “overstay”, après avoir dépassé le délai de 90 jours aux Émirats, sans avoir demandé de visa. Il en coûte une amende de 25 euros par jour et par personne.

Certains compatriotes venus en famille, attirés parfois par une entreprise pour travailler, n’ont pas le visa promis et se retrouvent dans des situations inextricables avec des dettes importantes qui leur interdisent tout retour vers la France.

Herve et Gilles souhaitent trouver une solution pour anticiper et éviter ainsi ces difficultés.

Consulat

Entretien avec Nathalie Kennedy, consule générale de France aux Émirats et Salvador Fernandez-Imbernon, chef de chancellerie.

67% de la communauté française des Émirats a moins de 40 ans. Ce sont des familles avec enfants qui sont attirés par Dubaï.

La consule observe que la croissance de la communauté s’accompagne d’une pression augmentée sur le service social. Le nombre de dossiers de bourses scolaires a progressé : 120 en 2024, contre 70 en 2020 ; les allocations enfants handicapés : 18 en 2024, contre 1 en 2020.

Enfin, on comptait 8 détenus français aux Émirats en 2020. Ils sont désormais 40.

Une personne à renforcé le service social en 2023, tandis qu’un autre ETP est attendu cette année pour l’administration des Français.

Merci à Nathalie Kennedy pour son invitation et les précieuses informations partagées.

Enseignement

Lycée Pompidou

Rencontre avec Omar Germouni, président du conseil d’administration du lycée Pompidou.

La question du règlement du statut du lycée constituait ma priorité pour les EAU.

En arbitrant en faveur du statut associatif, le lycée a mis fin à la convention qui le liait à l’AEFE pour devenir un établissement partenaire homologué par le ministère de l’Éducation nationale.
Pompidou accueille 2600 élèves et a un plan pour doubler ses effectifs. Il prévoit de doubler sa surface sur le site d’Academy City et d’ouvrir un nouveau campus en 2026.

Une ambition qui rejoint l’objectif présidentiel de doublement des effectifs du réseau à laquelle j’apporte tout mon soutien.

Diplomatie économique

Communauté d’Affaires

Triple rencontre à Dubai avec des entrepreneurs expérimentés pour prendre en compte la diversité et l’amplitude de notre communauté d’affaires.

Tout d’abord avec Isabelle Jaouen, vice-présidente des CCEF aux Émirats, qui dirige l’entreprise Forrey & Galland, une marque française réputée de chocolat.

J’ai retrouvé ensuite Geoffroy Bunetel, président et Agnès Lopez-Cruz, directrice du French Business Council, qui réunit 600 entreprises françaises, francophones ou francophiles.

Enfin, un échange organisé par Hervé Sérol autour d’un dîner avec Abdulla Almubarak, attaché commercial et administrateur d’une vingtaine d’entreprises françaises aux EAU, émirien francophone et francophile, qui s’est longtemps investi dans l’Alliance française d’Abu Dhabi ; Patrick Katz (GTS) entrepreneur dans les télécommunications et Laurent Cortial, entrepreneur à succès en informatique.

Toute ma gratitude à Abdulla Almubarak qui a tenu à nous inviter pour le dîner.

Point commun de toutes les conversations, la bulle immobilière attribuée à l’arrivée des Russes. En quelques mois, les prix se sont envolés. Les produits qui valaient 5 millions d’euros s’échangent désormais à 20 millions.

Cette spéculation a généré de l’inflation qui a fait doubler le prix du caddie de supermarché et tripler le coût des loyers. La situation se complique pour les classes moyennes. Ce modèle spéculatif décoléré du marché interroge sur sa nature et sa durée.

Autre point, s’il n’y a pas d’impôt sur le revenu aux Émirats, on observe l’introduction d’un impôt société de 9% en 2024. +d’images

Euler

Ravi d’avoir visité cette pépite de la cyber française, grâce à Hervé Sérol, conseiller des Français de l’étranger à Dubaï.

Créée il y a 20 ans, cette société a pris le nom de l’inventeur de la théorie des graphes qui permet de se déplacer d’un point à un autre, sans jamais emprunter un chemin déjà utilisé.

Assaad Haber, business manager, m’a permis de découvrir l’exploitation des bases de données graphiques qui diffère de celles des bases de données relationnelles qui me sont plus familières.

Engagée au service d’États et d’entreprises qui veulent garantir leur sécurité sur internet, Euler a su trouver, en deux heures, la source d’une attaque contre un CHU français en utilisant l’open source intelligence (OSINT) et les informations présentes sur le deep web et le dark web.

Des techniques fort utiles pour rehausser notre niveau de réponse face aux attaques cyber et aux opérations de désinformation sur les réseaux sociaux. +d’images

Médias – Le ministre saoudien des Affaires étrangères reçoit un représentant français à Riyad (Arab News, 04/03/2024)


Arab News se fait l’écho de mon déplacement en Arabie saoudite. Texte de l’article :

RIYAD: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le Prince Faisal ben Farhane, a reçu, lundi à Riyad, Olivier Cadic, vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et président du Groupe d’amitié France-Pays du Golfe.

Les dirigeants ont discuté des relations et de la coopération entre le Royaume et la France dans divers domaines. Ils se sont également concentrés sur l’actualité internationale, rapporte le ministère sur X.

Le vice-ministre saoudien des Affaires multilatérales internationales, Abdelrahmane al-Rassi, a également participé à la réunion.

Lire l’article sur Arab News

En circonscription en Israël – Tel Aviv (18 fév. 2024)

Retour en Israël à l’université francophone de Netanya pour participer à une conférence sur la démocratie organisée par Claude Grundman et Rachel Azoulay, directrice du Campus francophone.

Diplomatie parlementaire

Netanya – Université francophone / Conférence

Je suis intervenu aux côtés de Marek Halter, Armand Laferrère et Richard Rossin.

J’ai rappelé que l’extrémisme politique n’est pas moins dangereux que l’extrémisme religieux. L’extrémisme politique de la Chine abolit la liberté religieuse tout comme l’extrémisme religieux des Mollahs anéantit toute liberté politique.

Certains voudraient théoriser une guerre de civilisation entre les démocraties occidentales et l’islamisme terroriste, suite aux attaques terroristes du 7 octobre 2023. C’était une théorie privilégiée par Bush au lendemain du 11 septembre.

Netanyahou n’éliminera pas le Hamas, pas plus que les Américains ne l’ont fait avec Al Qaida.

Les musulmans ne sont pas représentés par les mouvements terroristes comme le Hamas, Daesh, Al Qaida ou le Hezbollah.

Je regrette que certains cherchent à créer une guerre de religion pour travestir un conflit territorial, qui n’a pas encore trouvé d’issue entre Israéliens et Palestiniens.

J’ai décrit une guerre de civilisation qui oppose le camp de la liberté, de la tolérance et de la démocratie dont le leadership est nord-américain au camp des régimes de soumission, emmené par la Chine. Le Parti communiste chinois s’est fixé l’échéance de 2049 pour devenir la première puissance mondiale et imposer son modèle alternatif à la démocratie. La Russie et l’Iran constituent de formidables proxies pour soutenir ses desseins. Tous les moyens, même les plus barbares, sont utilisés pour atteindre cet objectif.

Merci à Claude, Rachel et aux participants pour le bon accueil fait à mes propos. +d’images

Accords d’Abraham

Le discours du Président de la République aux Invalides, en hommage aux victimes françaises des attaques terroristes du 7 octobre, a rappelé que nous étions 68 millions moins 42 vies fauchées.

Trois Français sont toujours otages.

Les portraits des otages toujours détenus par le Hamas s’affichent partout en Israël.

Contrairement à la haine entretenue par cette organisation terroriste, des pays musulmans ont fait le choix de faire la paix avec Israël et de vivre en bonne intelligence avec l’État hébreu.

En prenant mon vol pour Dubaï depuis l’aéroport de Tel Aviv, le tableau d’affichage illustre l’importance du nombre de vols vers les Émirats, depuis que les Accords d’Abraham sont entrés en vigueur.

Voilà au moins une chose que le Hamas n’aura pas réussi à détruire. +d’images

En circonscription en République Centrafricaine – Bangui (13-16 fév. 2024)

Très heureux d’avoir retrouvé Bruno Foucher, ambassadeur de France en République de Centrafrique, à l’initiative de mon premier déplacement en RCA. De l’avis de toutes les personnes rencontrées, depuis son arrivée, notre ambassadeur a adopté une approche qui a réconcilié la France avec les Centrafricains.

La proposition d’une feuille de route écrite en commun pour reconstruire une relation bilatérale solide et durable constitue une vision d’avenir partagé.

20 à 25% des casques bleus et 13 agences de l’ONU sont déployés en RCA.

3 jours avant sa mort, Prigojine était à Bangui. L’offre sécuritaire de Wagner n’a pas réglé les problèmes de fond. Les Russes et les Chinois pillent le pays et ne sont jamais présents pour les questions humanitaires.

La France est le seul pays européen présent avec l’UE. Elle a fait le choix d’un diplomate humble et de talent pour la représenter et repartir du bon pied. Je remercie Bruno Foucher pour son accueil et son action.

Diplomatie parlementaire

Ministre de l’Éducation

Ancien président de l’AEFE et vice-président de l’ANEFE, Bruno Foucher, ambassadeur de France en République Centrafricaine, a invité Aurélien Zingas, ministre de l’Éducation nationale pour un dîner à mon arrivée, en compagnie des acteurs centrafricains et français de l’enseignement en RCA*.

Belle entrée en matière qui m’a permis de découvrir un ministre d’État, déterminé à faire progresser l’enseignement professionnel.

Les défis à relever par le ministre sont immenses dans un pays où le taux d’alphabétisation est de 37,4%.

Offrir un métier à chaque centrafricain, afin de répondre aux besoins du pays au travers de l’apprentissage constitue une piste encore peu développée.
Seul existe un lycée technique situé dans la capitale.

Auparavant député indépendant ayant présidé le groupe d’amitié RCA-France, composé de 119 députés sur 140, le ministre compte sur notre relation bilatérale et notre proximité pour l’aider à optimiser ses résultats.

Le ministre souhaite également augmenter le nombre d’élèves féminins en niveau 2.
Les jeunes filles renoncent encore trop souvent à poursuivre leurs études au-delà du niveau 1.

*Les convives ont multiplié les observations et suggestions pour soutenir son action.
M. Casimir Yamokode, inspecteur général de l’Education nationale ;
Mme Berthe Aline, chargée de mission « scolarisation des filles » au MEN ;
M. Dieudonné Gazalogo, directeur de cabinet du MEN ;
M. Abdoulaye Seye, représentant a.i. de l’UNICEF ;
M. Hatem Chakroun, directeur de l’AFD ;
M. Stéphane Marchand, proviseur du lycée français Charles de Gaulle ;
Mme Claire Barizien, directrice de l’école primaire du lycée français Charles de Gaulle ;
Mme Agnès Faure, conseillère de Coopération et d’action culturelle ;
Mme Hélène Ravail, attachée de Coopération éducative ;
M. Louis-Philippe Bangazoni, président des Anciens du lycée français Charles de Gaulle ;
M. François Dumiot, directeur de l’Alliance française. +d’images

Ministère des Mines – Délégation Union européenne

Entretien avec Douglas Carpenter, ambassadeur de l’Union européenne et le directeur de cabinet du ministre des Mines, organisé par Bruno Foucher, ambassadeur de France en RCA.

Environ un million de Centrafricains vivent de l’exploitation des mines. C’est la deuxième activité après l’agriculture.

En 2023, la RCA a produit 1,7 tonnes d’or, et prévoit d’atteindre 3 tonnes en 2024. Or, il est estimé que 3 tonnes d’or sont produites illégalement… chaque mois en RCA, ce qui constitue un énorme manque à gagner pour les finances du pays qui en ont bien besoin.

Les mines illégales et la présence d’orpailleurs qui profitent de la porosité des frontières entravent le développement du pays. Neuf mineurs chinois ont été assassinés, il y a moins d’un an. Les mercenaires russes sont pointés du doigt.

La production de diamants s’élevait à 107 000 carats en 2023, quand elle était de 500 000 carats en 1996, un record. Nous avons évoqué le Processus de Kimberley (PK) qui rassemble des administrations, des sociétés civiles et industrielles dans le but de réduire l’existence des diamants de conflits (diamants bruts utilisés pour financer les guerres livrées par des rebelles visant à déstabiliser les gouvernements) en RCA comme partout dans le monde. +d’images

Président du Parlement

Très honoré d’avoir pu m’entretenir avec Mathieu Simplice Sarandji, président de l’Assemblée nationale.

Ancien Premier ministre du président Touadéra, M. Sarandji a partagé son regard sur la situation intérieure et notre relation bilatérale.

J’ai apprécié sa bienveillance envers la France et la franchise avec laquelle il m’a décrit les incompréhensions passées sur l’évolution de notre politique à l’égard de son pays.

Le président se réjouit d’observer une plus grande proximité de vues, depuis l’arrivée de Bruno Foucher à Bangui, en 2023. +d’images

European Union Training Mission (EUTM)

Toute ma gratitude au général Cornel Tonea-Bălan, commandant de la Force de la Mission et aux officiers qui l’accompagnaient pour les informations qu’ils m’ont communiqué, et pour leur chaleureux accueil tout au long de notre visite. Ils démontrent que l’Europe est une véritable force de paix, dont nous pouvons tous être fiers.

Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu de la visite fait par leurs soins :

« Le 16 février 2024 la Mission de Formation de l’Union européenne en République Centrafricaine (RCA) a reçu la visite, au Camp Moana – Bangui, d’une délégation française composée de l’ambassadeur – Haut Représentant de la République Française en RCA – Son Excellence M. Bruno Foucher , le sénateur français vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées – M. Olivier Cadic, et l’attaché de Défense français en RCA, le lieutenant-colonel Damien Marduel.

EUTM RCA interagit et collabore dans son activité quotidienne avec diverses institutions internationales.

Soulignant l’importance de la coopération et de la collaboration internationales pour relever les défis d’un environnement de sécurité complexe, le commandant de la Force de la Mission, le général de brigade Cornel Tonea-Bălan, a exprimé sa gratitude pour le précieux soutien apporté à l’EUTM RCA par l’ambassade de France en RCA.

Cette reconnaissance favorise des partenariats plus solides entre la mission et diverses entités diplomatiques, contribuant ainsi au succès global de la mission.

A la fin de la visite, la délégation a félicité l’EUTM RCA pour son travail dans les domaines de l’éducation et du conseil stratégique, soulignant l’engagement de la mission à soutenir la stabilité et la prospérité à long terme de la République Centrafricaine ». +d’images

Relation bilatérale

“Les Centrafricains ne sont pas près de parler russe !”
“La liberté, la démocratie n’ont pas de patrie. Ce sont des valeurs universelles.”
“Le manichéisme, créé par les Russes entre les bons et les méchants, est une supercherie qui n’a pas pris en RCA.”
“Les Français proposent du concret et une aide au développement destinées à profiter aux Centrafricains.”
“Si la relation bilatérale est faite de franchise et de clarté, nous reviendrons à des temps heureux.”
Toutes ces citations émanent de mes interlocuteurs.

À la faveur de ce premier déplacement en Centrafrique, notre ambassadeur Bruno Foucher avait organisé plusieurs rendez-vous avec des diplomates aguerris.

– En déplacement à Addis Abeba, Sylvie Baïpo-Temon, ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger, m’a accordé un entretien téléphonique de 30 minutes pour me permettre de lui rendre compte du formidable accueil qui m’a été réservé par ses compatriotes, lors de chaque séquence du déplacement. Je lui suis reconnaissant de m’avoir adressé ses encouragements à soutenir l’action de notre ambassadeur qui renoue les fils de la relation bilatérale.

Stanislas Moussa-Kembe, conseiller diplomatique de la présidence, est venu me rencontrer à la résidence de l’ambassadeur pour un long entretien, particulièrement éclairant sur les orientations du président Touadera.

– Un dîner autour de Charles Armel Doubane, président du conseil d’administration de l’Alliance française, ancien ministre des Affaires étrangères et diplomate ; en présence de :
Agnès Faure, conseillère de coopération et d’action culturelle ;
Hélène Ravail, attachée de coopération éducative ;
Gervais Lakosso, artiste ;
Elvis Sabin Ngaïbino, producteur et documentariste ;
Alexis Ballu, chargé de communication pour la francophonie et président de l’Association
– des journalistes culturels et communicateurs de Centrafrique.

Lors de ces trois rendez-vous, j’ai senti que l’envie de France était toujours aussi affirmée.

La France a pu faire une erreur d’analyse par le passé qui a induit la RCA à faire un choix de partenaire qui nous a éloigné. Je me suis réjouis que les présidents Macron et Touadera se soient revus en septembre 2023 et qu’une reprise du dialogue soit engagée. Je forme le vœu pour que de nouveaux progrès soient observés en 2024.

Diplomatie économique

Communauté d’affaires

Notre ambassadeur Bruno Foucher a réuni des représentants de la communauté d’affaires française pour me permettre de mesurer les défis et opportunités de la RCA.

Les exactions et les campagnes anti-françaises menées par le groupe de para-militaires russe Wagner sont à l’origine de la suspension des autorisations d’engagements de l’AFD depuis janvier 2023.

Toutes réunies, nos entreprises contribuent fortement aux recettes fiscales de la RCA (18% pour l’une d’entre elles).

Compte tenu de la part de l’économie informelle, la tentation est donc forte pour l’État de tenter d’augmenter ses ressources en s’appuyant principalement sur ceux qui payent déjà beaucoup.

Qu’ils soient dans la sécurité, les télécommunications, l’énergie, l’agroalimentaire, l’agriculture, l’assurance, les services, les représentants des sociétés françaises ont partagé leur foi dans ce pays et ses habitants.

Leurs projets d’entreprises ont une forte dimension sociale et environnementale qui font honneur à notre pays et tranchent avec les activités prédatrices des mercenaires venus pour se saisir des ressources minières du pays à leur bénéfice exclusif.

Je suis fier de leur engagement responsable et admiratif de leur courage. +d’images

Mocaf – Groupe Castel

Un exemple de résilience face au premier attentat terroriste économique de l’histoire.

Accompagné par Sébastien Baudoux, attaché de Sécurité intérieure, je me suis rendu à l’usine Mocaf (groupe Castel) qui produit de la bière en Centrafrique depuis 70 ans.

En mars 2023, ce site a fait l’objet d’un attentat terroriste qui visait à sa destruction.

Comme par hasard, une usine était sortie de terre quelques semaines plus tôt, liée à des forces paramilitaires, pour produire une bière concurrente à la Mocaf. Le commando a été filmé lançant des cocktails Molotov, grâce au dispositif de télésurveillance de l’entreprise.

270 personnes auraient perdu leur emploi si le feu n’avait pas été stoppé à temps.

Les paramilitaires russes ont fait une descente, deux jours plus tard, dans un restaurant français de Bangui pour, soi-disant, trouver des mercenaires français. Un comble. Une campagne de dénigrement a été orchestrée dans la foulée, destinée à faire croire que la Mocaf financerait les terroristes qui déstabilisent le pays.

“On ne doit pas mourir pour de la bière” s’est exclamé le président de Castel, suite à l’attentat. Mais il n’a pas voulu se résigner à abandonner ses salariés et cette entreprise emblématique pour les Centrafricains. Un investissement important a été consenti pour assurer la protection physique de l’usine et de ses personnels. Le Président Touadera est venu cinq mois plus tard pour garantir que cela ne se reproduirait plus. Il a ordonné que des militaires participent à la sécurisation du site.

Ma visite était destinée à évaluer l’étendue des efforts consentis par la Mocaf pour assurer sa sécurité et à saluer les dirigeants et le personnel pour leur résilience.

Grand consommateur de boisson énergétique, je les remercie de m’avoir fait découvrir leur XXL Energy. +d’images

Coopération

AFD – Centre de santé urbain

Très satisfait d’avoir pu mesurer les effets positifs d’une action de l’AFD et de la Croix rouge française en faveur de la population centrafricaine en compagnie d’Hatem Chakroun, directeur AFD RCA ; et d’avoir pu apprécier l’engagement courageux du personnel centrafricain pour faire fonctionner de manière autonome ce centre médical.

Le centre de santé urbain Mamadou Mbaïki a été réhabilité grâce à un fonds de 900K€, auquel l’AFD et l’UE ont contribué. Il a été inauguré en novembre 2022.

La Croix rouge française et Action contre la faim font partie d’un consortium qui l’a doté de quelques matériels et équipements, qu’il faudrait compléter dès que l’AFD sera autorisée à reprendre ses activités en RCA.

Ce centre dessert une communauté de 54000 habitants répartis sur 14 quartiers. Ses prestations sont moins chères que les hôpitaux.

L’accès aléatoire à l’électricité leur impose d’utiliser un générateur qui nécessite beaucoup de carburant. La fourniture d’un générateur photovoltaïque est une solution envisagée par l’AFD. +d’images

Laboratoire d’hydro-sciences Lavoisier

Visite du Laboratoire d’hydro-sciences Lavoisier, un institut d’ingénierie de l’eau, en compagnie de Bruno Foucher, ambassadeur. Ce centre d’excellence en matière des sciences et techniques de l’eau, au sein de l’université de Bangui fait partie des 25 chaires Unesco au monde.

Un accord inter-universitaire lie l’université de Lille à celle de Bangui.

Bangui forme 8 à 10 étudiants par an pour analyser la qualité de l’eau.

Le laboratoire mène des recherches dans le domaine des sciences et techniques de l’eau. J’ai visité leur dispositif de traitement des eaux usées par filtration horizontale sans produits chimiques.

Lors de notre entretien, nous avons évoqué leurs besoins pour accompagner leur développement et leur objectif de création d’un centre d’information et de formation aux métiers de l’eau (CIFME), à l’image de l’initiative du professeur Fadi Comair au Liban (lire Projet CIFME – Mon engagement pour la création d’un centre aux métiers de l’eau au Liban)

Merci à l’équipe dynamique qui nous a merveilleusement accueillis. +d’images

Communauté française

Consulat

750 compatriotes vivent en République centrafricaine.

Afin de prendre en compte les besoins de notre communauté et d’évaluer l’action de notre administration consulaire, Bruno Foucher avait organisé une soirée, à la Résidence, avec une centaine de compatriotes en présence de Jean-Charles Gilbert, conseiller des Français de l’étranger.

J’ai souhaité leur apporter mon soutien et exprimer mon admiration devant leur courage de n’avoir pas cédé à l’adversité.

La RCA est 188ème sur 190 à l’indice du développement humain du PNUD. Elle a besoin de personnes valeureuses et engagées pour se développer. Nos compatriotes y contribuent.

Lors de ma visite du consulat, la consule m’a confié que la reconstruction d’un état civil centrafricain aurait pour effet de lutter contre la fraude. C’est un projet qu’il faut soutenir.

Le consulat traite 3000 demandes de visas par an. Près d’un quart sont rejetées. +d’images

Culture

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Bangui en compagnie de Bruno Foucher, ambassadeur.

Accueillis par François Dumiot, directeur de l’Alliance française, nous avons rencontré Didier Kasai, auteur de bandes dessinées. Son titre “Tempête sur Bangui” a connu le succès et il a vendu 15.000 copies en France.

Didier Kasai a illustré les messages de l’Alliance française sur le mur d’enceinte.

En souvenir de mon passage, Didier m’a dédicacé deux aquarelles illustrant des lieux emblématiques de Bangui. +d’images

Saint-Valentin à l’Alliance française

Chaque année pour la Saint-Valentin, l’Alliance française organise une soirée concert avec des artistes centrafricains.

Durant une semaine, les auditions s’enchaînent pour sélectionner ceux qui feront le spectacle.

Plus de 5000 Centrafricains ont payé leur place 1000 francs CFA pour assister à la soirée à l’Alliance française.

J’ai déambulé dans la foule avec mon écharpe tricolore et constaté que la bienveillance régnait ; aucun problème, aucun regard réprobateur ou distant.

J’ai dit ironiquement que puisque M. Poutine paye 1000 francs CFA pour faire porter des slogans anti-français, le jour, il faut l’en remercier car cela permet à certains d’acheter leur place pour vibrer au concert de l’AF, le soir.

Félicitations aux organisateurs et aux artistes pour cet événement remarquable. Gratitude aux spectateurs pour leur bonne humeur et leur participation active. Ils ont fait de cette soirée, un moment unique et mémorable ! Ces Centrafricains ont balayé les controverses des porteurs de désinformation et démontré qu’un lien, humain, fort et solide unit nos deux nations. +d’images

Enseignement

Lycée technique de Bangui

Unique lycée professionnel de RCA, le lycée technique de Bangui, créé en 1947, a bénéficié du soutien de l’AFD pour restaurer plusieurs bâtiments destinés à accueillir les élèves.

J’ai apprécié également de voir les équipements électriques de la marque Legrand offerts par l’académie de Rennes pour permettre aux élèves de disposer des meilleurs outils.

Filmé tout au long de ma visite, j’ai renversé les rôles et ai interviewé à mon tour le jeune journaliste qui m’accompagnait. Son message enthousiaste pour la France rompt avec les discours de dénigrement de notre pays orchestrés par la Russie.

Je remercie Dieudonné Gazalogo, directeur de cabinet du MEN, et Berthe Aline, chargée de mission « scolarisation des filles » au MEN, d’avoir représenté le ministre parti pour New Dehli, le jour même, afin de m’accompagner tout au long de cette séquence. +d’images

Lycée Myskine

Visite du lycée Myskine qui accueille 11.889 élèves, dont 8.389 en cycle 1, en compagnie de Hélène Ravail, attachée de Coopération éducative, de Stéphane Marchand, proviseur du Lycée français Charles de Gaulle, et de son équipe.

Si la parité est observée dans le cycle 1 (48,6% filles), le taux descend à 40,38% pour la participation des filles en cycle 2.

Les salles de classes sont susceptibles de recevoir plus de 120 élèves pour un cours. On imagine aisément la performance des enseignants pour donner des cours à une telle audience.

Les cours écrits à la craie au tableau sont parfois de vraies œuvres d’art. Les livres de cours démontrent le souci de proximité avec notre enseignement.

À l’issue de la visite, trois élèves m’ont récité leur poésie destinée à célébrer leur amour pour leur pays.

Merci au proviseur et à toute l’équipe du lycée Myskine pour la qualité de leur accueil. +d’images

Lycée français Charles de Gaulle

Merci à Stéphane Marchand, proviseur du lycée français Charles de Gaulle, conventionné avec l’AEFE, pour le temps qu’il m’a consacré avec son équipe (*) lors d’un déjeuner, afin de me permettre de mesurer les défis auxquels son établissement est confronté.

Leurs remarquables efforts collectifs ont fait progresser les effectifs (834 élèves, +13% en 2023, +40% sur 3 ans). Leur projet CAP27 s’appuie sur un projet immobilier destiné à poursuivre leur croissance et dépasser les 1000 élèves en 2027.

Le lycée CDG Bangui passerait ainsi de 450 élèves en 2021 à 1057 en 2027. Le doublement des effectifs serait atteint en 6 ans et avec 3 ans d’avance sur la date cible fixée par le Président de la République pour le réseau.

Dans un second temps, j’ai visité le lycée en compagnie de Bruno Foucher, ambassadeur.

L’école a un projet de BTS SMTG pour intégrer des bacheliers centrafricains.

Afin de créer des liens avec son environnement, le lycée propose aux élèves de CM2 des écoles locales de passer une journée par semaine avec leur professeur dans l’établissement.

(*) Équipe :
Agnès Faure, conseillère de Coopération et d’action culturelle ;
Abdelkader Saoudi, proviseur adjoint du lycée français Charles de Gaulle ;
Jean-Marie Bazile-Octuvon, directeur administratif et financier du lycée français Charles de Gaulle ;
Chantal Charles-Alfred, responsable projets avec les lycées partenaires ;
Ghislain Ngbogo, professeur de mathématiques au lycée français Charles de Gaulle +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (9 fév. 2024)

Dans le prolongement de mon déplacement à Bristol et Bridgwater (compte-rendu), à l’initiative de Nicolas Hatton, j’ai eu le plaisir de retrouver à Londres, Amelie Mallet, conseillère des Français de l’étranger, pour évoquer la question scolaire, après une réunion sur le climat des affaires post-Brexit.

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Enseignement

Offre scolaire

Rencontre au lycée international Winston Churchill, fruit de l’action collective du plan École de Londres, initié en 2008, pour échanger sur l’évolution du réseau à Londres.

J’y ai retrouvé Mireille Rabaté (Winston Churchill), David Gassian (CFBL), Bleuenn Morvan (Jacques Prévert) et Françoise Zurbach (EIFA), en compagnie d’Amelie Mallet, conseillère des Français de l’étranger.

Cela m’a offert également l’opportunité de présenter les nouvelles propositions de l’ANEFE (Association nationale des écoles françaises à l’étranger) destinées à soutenir nos écoles et le développement du réseau à l’étranger.

Parmi les sujets discutés, le fonctionnement de l’administration centralisée du réseau, les interrogations pour garantir une compétition loyale et respectueuse des identités respectives.

Je remercie Mireille Rabaté d’avoir favorisé cette rencontre en nous permettant de nous retrouver au sein de son établissement. +d’images

Diplomatie économique

Réunion CCEF

Olivier Morel, président de la section britannique des CCEF, m’a permis de retrouver des CCEF UK en compagnie Pierre Chabrol, chef du service économique régional à l’ambassade.

Belle opportunité d’échanger pour faire un point d’étape sur les conséquences de Brexit pour nos entreprises. J’ai particulièrement apprécié l’analyse équilibrée partagée par Olivier Morel, publiée sur son blog (lire)

Les regards de Matthieu Ruatti et Jean-Hugues de Lamaze sur le monde de la tech et de la finance permettent d’observer les tensions sur les ressources humaines nées des conséquences du Brexit, qui ont diminué l’attrait de la place de Londres et offert des opportunités nouvelles à New-York et Paris.

Nous avons été rejoints en fin de déjeuner par Pascal Boris et Stéphane Rambosson, après avoir également évoqué les grands enjeux de la défense européenne, les élections britanniques et US, la situation en Afrique et dans l’indo-pacifique.

Merci à Olivier et aux participants d’avoir partagé leur précieuse expertise avec moi.

En circonscription au Royaume-Uni – Bridgwater & Bristol (8 fév. 2024)

Accueilli à mon arrivée à Bristol par Nicolas Devictor, conseiller nucléaire à l’ambassade de France au Royaume-Uni, nous nous sommes rendus à la centrale nucléaire d’Hinkley Point, près de Bridgwater sur la côte du Somerset, où nous a rejoint Nicolas Hatton, conseiller des Français de l’étranger.

Diplomatie économique

Hinkley Point C (HPC) / Bridgwater

L’entente cordiale rayonnante !

Après seize années sans construction de réacteurs nucléaires en France, hormis celui de Flamanville, le gouvernement français a annoncé le lancement de la construction de trois paires de réacteurs EPR2 et la mise à l’étude de huit unités supplémentaires.

Cette relance historique de la filière nucléaire a été possible grâce à la préservation du savoir-faire en construisant des centrales nucléaires à l’étranger, en Finlande, en Chine et au Royaume-Uni.

Marc Lotz, directeur financier EDF, m’a présenté Hinkley Point C (HPC) qui succède aux deux centrales À et B en cours de démantèlement. La construction de HPC a démarré en décembre 2018, et pourrait entrer en service au plus tôt en 2029. La pose des 50 tonnes du dôme de l’enceinte qui accueillera le cœur du réacteur a été effectuée en décembre 2023, soit deux ans après la date prévue dans le projet. Cela est principalement lié aux 15 mois de retard à cause du Covid.

L’application des règles strictes d’immigration consécutives au Brexit a également eu des effets handicapants en matière de ressources humaines, comme observé pour les soudeurs bulgares. 22,000 personnes travaillent sur le projet, dont 11,000 sur le site. Si 85% du personnel est britannique, 500 à 1000 compatriotes sont impliqués sur le projet HPC.

À l’issue de la présentation, j’ai eu l’opportunité d’échanger avec quelques-uns des expatriés français passionnés par leur métier. Nous avons visité ensuite le chantier de construction, véritable fourmilière où se croisent ouvriers et camions dans un univers de grues, béton et acier. HPC accueille trois fois le volume de béton de Flamanville.

Marc Lotz a insisté sur l’importance de standardiser. “Quand on a tous les plans pour commencer, on peut faire les tuyaux en même temps que la dalle.” Optimiser pour réduire les coûts est un discours qui parle à un entrepreneur.

La France fait partie des très rares acteurs mondiaux du nucléaire. Le professionnalisme et les multiples talents des professionnels français qui en ont fait leur métier permettent à notre pays d’envisager avec confiance la construction en série de nouveaux réacteurs. En complément de la production d’énergies renouvelables, le nucléaire constitue un autre jalon essentiel de la sortie, par la France, des énergies fossiles.

Si le délai de 2029 est tenu, il aura fallu moins de 10 ans pour bâtir HPC, déduction faite du retard Covid. Ce sera un nouveau record pour EDF.

La durée d’exploitation de HPC est prévue pour 60 à 80 ans. Voilà qui nourrira l’Entente Cordiale, dont nous célébrons les 120 ans, pour de nombreuses décennies.

Merci à Nicolas Devictor et Marc Lotz pour leurs nombreux enseignements et félicitations à toutes les personnes rencontrées qui font rayonner l’image de la France dans tous les sens du terme. +d’images

Communauté française

Français de Bristol

À l’initiative de Nicolas Hatton, conseiller des Français de l’étranger, et Nada Harward, consule honoraire à Bristol accompagnée de son assistante, j’ai retrouvé quelques représentants de notre communauté établie localement.

Annie Burnside, co-fondatrice de l’EFB, ancienne consule honoraire pour Bristol et ancienne élue à l’AFE, qui m’avait accompagné sur ma première candidature en 2006, m’a fait l’immense plaisir de venir.

Son engagement au bénéfice de notre communauté pendant des décennies constitue une source d’inspiration pour tous ceux qui sont attachés au service désintéressé des électeurs.

Ce fût également l’opportunité de revoir Véronique Martin, venue de Bath. Auteure d’In Limbo, recueil de témoignages d’européens durant le Brexit, Véronique avait ému les membres de la commission sénatoriale chargée d’étudier les conséquences de la sortie de l’UE par le Royaume-Uni, le 30 mai 2018 (compte-rendu).

Merci également à Fabien Ledem, architecte à ARUP et Frédéric Garzoni, entrepreneur dans la Science Tech, Franco-British Young Leader 2022, venus partager leur perception des effets de notre diplomatie économique.

Toute ma gratitude à Nicolas et Nada pour ce moment d’échange privilégié. +d’images

Enseignement

École française de Bristol (EFB)

Retour à l’école française de Bristol en compagnie de Nicolas Hatton, conseiller des FDE et administrateur de l’école.

Très heureux de retrouver Estelle accompagnée de membres du Board pour découvrir les nouveaux locaux, et mesurer les progrès accomplis par l’école, depuis ma précédente visite (Lire L’école française de Bristol fête ses 30 ans, juin 2010).

Homologuée pour ses deux classes de maternelle (20 enfants), l’EFB a développé un modèle d’enseignement unique pour le primaire, adapté à la demande locale, et qui a fait ses preuves depuis près de 45 ans.

Sous contrat avec 67 écoles locales, des élèves français viennent à l’EFB, un jour par semaine. Ils sont au total 140 de la grande section au CM2, soit une trentaine par jour à baigner dans un enseignement français.

L’objectif de l’EFB est de rendre les enfants bilingues et de les préparer au GCSE.

Considérée comme “atypique” par les administrations éducatives, cette école est l’œuvre de visionnaires, qui ont trouvé une voie économique et pragmatique pour faire de l’enseignement bilingue.

C’est un modèle qui pourrait être reproduit dans de nombreuses villes. Aussi, je leur ai confié que l’Anefe pourrait valoriser cet exemple auprès des associations FLAM pour leur permettre de croître. L’EFB est ouverte 6 jours sur 7. +d’images

Culture

Alliance française

Rencontre avec Audrey Johnson, directrice de l’Alliance française de Bristol, en compagnie de Nicolas Hatton, CFDE, et Nada Harward, consule honoraire à Bristol.

Profitant de la présentation du film des 140 ans de l’Alliance française à une quarantaine de francophones à la librairie locale, nous avons échangé dans l’arrière-boutique sur les défis relevés par cette antenne.

L’AF Bristol accueille 43 groupes d’environ 10 apprenants sur Bristol et 8 sur Bath.

Audrey témoigne d’un effondrement de l’apprentissage du français dans l’enseignement secondaire britannique et de l’importance d’avoir une stratégie pour offrir une solution extérieure valorisant son enseignement.

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (26 & 29 janv. 2024)

2024 marque ma dixième année en qualité de sénateur représentant les Français établis hors de France.

« Le monde tel que je le vois » est le titre d’une série de conférences que j’ai prévu de donner en 2024, à la faveur de mes rencontres avec les Français de l’étranger, ayant pour thème les effets de la géopolitique sur nos vies.

Mes différentes responsabilités au Sénat au sein de la commission des Affaires étrangères de la Défense et des Forces armées, mes 518 déplacements au travers de 111 pays, ma vie au Royaume-Uni entre le Kent et Londres, et mon positionnement Indépendant, en dehors de tout parti, m’offrent une grille de lecture particulière sur le monde.

Communauté française

Un tour du monde en 80 minutes

Ce 29 janvier, j’ai choisi Londres et l’Église protestante française de Soho, un lieu emblématique pour donner ma première conférence « Le monde tel que je le vois », en présence d’Amelie Mallet, conseillère des Français de l’étranger pour le Royaume-Uni.

Près d’une centaine de compatriotes du Royaume-Uni ont répondu à cette invitation, dont certains venus spécialement depuis Milton Keynes.

Je remercie Thibault Lavergne, vice-président du consistoire, Andrea Morosanu, Anne Vigouroux et tous ceux qui ont œuvré à l’organisation de cet événement. J’adresse également toute ma gratitude aux participants pour leur participation et la chaleur de leurs messages adressés à l’issue de la conférence. +d’images

Enseignement

L’École Bilingue fête ses 20 ans

Retour à l’École Bilingue de Londres, cofondée par Véronique Ferreira et Franck Laurans, pour le plus grand bonheur des enfants qui l’ont fréquentée. Depuis deux décennies, 120 élèves sont accueillis chaque année dans les classes de maternelle et de primaire.

Une équipe enthousiaste et passionnée, des parents et des anciens élèves rayonnants ont célébré la fête marquant les 20 ans de cette école laïque installée dans une ancienne église.

En instituant un enseignement bilingue en 2004, Véronique et Franck apparaissaient alors comme de véritables précurseurs. Chacun s’accorde à reconnaître aujourd’hui les bienfaits de leur approche qui se généralise.

Forts de leur expérience, Véronique et Franck ont créé depuis à Lisbonne, « l’École trilingue » qui scolarise une cinquantaine d’élèves.

Comme il y a 10 ans, j’ai eu le privilège de rappeler l’importance de l’engagement de Véronique et Laurent pour la réussite du plan École afin de favoriser la réussite de l’écosystème éducatif français à Londres.

Je leur souhaite un très joyeux anniversaire et leur adresse mes plus sincères félicitations ! +d’images

ESCP Business School

Rencontre à l’ESCP Business School Londres avec Kamran Razmdoost, doyen, et Florence Mele, directrice, suivie d’une visite d’une des plus prestigieuses Business school.

ESCP pointe à la 4ème place dans le classement annuel 2023 des Business School européennes du Financial Times.

Créée en 1819 par Jean-Baptiste Say, l’École supérieure de Commerce de Paris est considérée comme la doyenne des écoles de commerce et de gestion. Outre Londres et Paris, elle est également implantée à Berlin, Madrid, Turin et Varsovie. Elle accueille 1200 étudiants à Londres.

À l’issue de la visite, j’ai eu un échange avec une dizaine d’élèves sur le rôle du sénateur représentant les Français établis hors de France. Plusieurs d’entre eux ont fréquenté des écoles françaises à l’étranger. Ils ont partagé leur expérience et parfois leurs interrogations toujours pertinentes sur leur fonctionnement. Je ne saurais dire qui d’eux ou moi a le plus appris à la faveur de cet échange.

Merci à Elias Abaibou, étudiant en Master in Management d’avoir eu l’initiative de m’inviter à l’ESCP. +d’images

Diplomatie économique

Mission économique

Entretien à l’ambassade de France au Royaume-Uni avec Pierre Chabrol, conseiller économique, et Justine Duval, attachée économique, pour faire le point sur le climat des affaires pour nos entreprises, deux ans après la mise en oeuvre du Brexit.

Le 31 janvier 2024 marquera le début des obligations en matière de certificats et d’étiquetage pour les produits agroalimentaires entrant au Royaume-Uni. Ce formalisme spécifique au Royaume-Uni risque de dissuader certains petits exportateurs.

En sortant de l’UE, le Royaume-Uni est sorti du CETA. Ironie de l’histoire, c’est en cherchant à conserver les règles imposées par l’UE, refusant le boeuf aux hormones canadien, que le Royaume-Uni a vu les négociations suspendues par le Canada.

Depuis 2016, les investissements stagnent au Royaume-Uni. Le pays affiche un des plus faibles taux de robotisation parmi les pays industrialisés et a un important besoin de main d’oeuvre.

Les Brexiters faisaient valoir pendant la campagne du référendum que la sortie de l’Union européenne permettrait aux Britanniques de reprendre le contrôle de leurs frontières, afin de faire chuter l’immigration, dont le solde migratoire était de 200 000 immigrés en 2016. En 2023, ce solde a pratiquement quadruplé (735 000) après avoir constamment progressé depuis, quels que soient les Premiers ministres qui se sont succédés depuis David Cameron. +d’images

En circonscription au Sri Lanka (2/2) – Kandy (18 janv. 2024)

Kandy a été la capitale de Sri Lanka du XVe au XIXe siècle.

Située au centre du pays, il faut compter trois heures de route depuis la capitale Colombo (compte-rendu).

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la ville demeure un site sacré du bouddhisme.

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Communauté française

Consul honoraire

Accompagné de Marie-Noëlle Duris, numéro deux et Nathanaël Drochon, stagiaire à l’ambassade, nous avons commencé la journée par une rencontre avec Ravana Wijeyeratne, consul honoraire de France à Kandy.

Son père a été ambassadeur de Ceylan en France du temps de Georges Pompidou. Ravana se souvient avec plaisir de Besançon ou de Dijon où il a séjourné.

Ravana Wijeyeratne met des locaux à disposition pour accueillir les Français, et également les quelques Sri Lankais ayant travaillé en France, qui doivent faire régulièrement signer leur certificat de vie pour pouvoir percevoir leur pension. +d’images

British Kandy Club

Dans un second temps, Ravana Wijeyeratne nous a invités au très British Kandy Club, qui arborait notre drapeau tricolore pour l’occasion.

Je lui suis très reconnaissant de m’avoir permis d’échanger avec M. D. Lamawansa, vice-chancelier de l’université de Peradeniya, ancien ambassadeur de Sri Lanka en Russie ; Sabry Abuthahir, président du Comité de l’Alliance française ; Julie Guibreteau, directrice de l’Alliance française et Roger Berlioz, membre de la communauté française, expert en pierres précieuses.

Belle opportunité d’appréhender l’intérêt de soutenir la présence de la France dans cette ville et la nécessité de nourrir la coopération éducative et universitaire. +d’images

Culture

Alliance Française

Accueilli par Julie Guibreteau, directrice de l’Alliance française de Kandy, j’ai eu l’opportunité de visiter cette ravissante Alliance française qui reçoit 207 apprenants, dont la moitié sont des enfants ou des adolescents.

Cette séquence était consacrée à un échange avec le comité de gestion et l’équipe autour des activités et des enjeux de l’Alliance française fondée localement en 1967.

Dans quelques semaines, le crédit bancaire du bâtiment sera totalement remboursé, ce qui confortera l’autonomie financière.

J’ai eu le plaisir de discuter longuement avec Wije Dasa JK qui avait pris son premier cours de français à l’AF, il y a 60 ans jour pour jour. Il a fait toute sa carrière dans des compagnies aériennes françaises et traduit désormais directement des romans français en cingalais. +d’images

Temple de la dent du Bouddha

Lieu de pèlerinage pour des millions de bouddhistes chaque année, le temple de la dent (Sri Dalada Maligawa) abrite une relique de dent du Bouddha.

Longtemps, cette relique a joué un rôle politique important. La détenir permettait d’exercer le pouvoir sur le pays.

Aujourd’hui, le directeur du temple est élu et conserve un rôle influent.

La visite du temple a été précédée par un entretien protocolaire avec son directeur.

Je me suis rendu ensuite dans le musée bouddhiste mondial attenant. +d’images

En circonscription au Sri Lanka (1/2) – Colombo (17–19 janv. 2024)

Premier passage au Sri Lanka, dont le nom signifie Île resplendissante.

Ultime étape de ma tournée régionale après la Malaisie (CR Kuala Lumpur & CR Penang) et Singapour.

Pour débuter ce déplacement de trois jours, Jean-François Pactet, ambassadeur de France au Sri Lanka, a organisé un petit déjeuner au prestigieux Galle Face Hotel, qui m’a fait l’honneur d’arborer le drapeau français durant tout mon séjour.
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Diplomatie parlementaire

Indo-Pacifique

Jean-François Pactet a organisé un déjeuner à la Résidence destiné à échanger autour des enjeux géostratégiques liés à l’Indopacifique, vus depuis le Sri Lanka.

Premier pays des Routes de la soie à avoir fait faillite suite à des prêts chinois inconsidérés, le Sri Lanka est un cas d’école.

La célébration en 2023 du 75ème anniversaire des relations diplomatiques entre la France et Sri Lanka a pu s’appuyer sur un renforcement des relations.

La France, quatrième créancier du Sri Lanka, copréside avec l’Inde et le Japon le comité des créanciers publics, formé par des membres du Club de Paris après le lancement du processus de restructuration de la dette sri-lankaise.

Le Président de la République a ainsi rencontré son homologue sri-lankais à trois reprises en 2023 : en juin à l’occasion du Sommet pour un Nouveau Pacte financier mondial, en juillet lors de la première visite d’un président français à Sri Lanka, et en décembre en marge de la COP28.

Mes interlocuteurs observent que le Sri Lanka est pris dans un jeu géopolitique. Ils appellent la France à ne pas négliger la relation bilatérale pour aider ce pays à retrouver son équilibre et sa voie en toute indépendance.

Je remercie l’ambassadeur d’avoir réuni des personnalités de haut niveau afin de bénéficier de leur expertise :
Mr. Ravinatha Aryasinha, directeur général du LKI (un think-tank centré autour des relations internationales), ancien secrétaire général du Ministry of Foreign Affairs
Dr. Harinda Vidanage, directeur des relations internationales à la General Sir John Kotelawala Defense University (KDU)
Admiral Piyal Da Silva, ancien chef d’état-major de la Marine sri-lankaise
Dr. Ganeshan Wignaraja, économiste, membre du conseil d’administration du Geopolitical Cartographer (un think-tank centré autour des relations internationales)
Rear Admiral Ravi Ranasinghe, membre du conseil d’administration du Geopolitical Cartographer
Marie-Noëlle Duris, numéro deux de l’ambassade
Capitaine de frégate Jean-Baptiste Trouche, coopérant Sûreté et Sécurité maritimes à l’ambassade
Olivia Bellemere, conseillère de coopération et d’action culturelle
Nathanaël Drochon, stagiaire à l’ambassade

Diplomatie économique

Coopération – Inauguration d’une laiterie à Wennapuwa

Je me suis rendu à l’usine de Wennapuwa, située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Colombo, en compagnie de Jean-François Pactet, ambassadeur de France au Sri Lanka.

Nous avons inauguré une laiterie en présence du ministre de l’Agriculture, Mahinda Amaraweera, qui est par ailleurs député depuis 2001 et qui a précédemment exercé les fonctions de secrétaire d’état à la Santé, ministre de l’Énergie et ministre de la Conservation de la faune et des ressources forestières.

Ce projet de coopération vise à construire et rénover 6 mini-laiteries (3 coopératives et 3 fondations/sociétés privées) et 30 centres de collecte du lait au Sri Lanka en vue de faciliter l’approvisionnement en lait. A pleine capacité, chaque usine sera en mesure de produire 5000 litres de lait par jour.

Le financement de ce projet repose sur un protocole signé en 2017 entre les gouvernements sri lankais et français. Il est assuré par un prêt concessionnel du Trésor d’un montant de 13,9 M€

J’ai été séduit par la variété de produits proposés dès la mise en route de l’usine, par les équipements français utilisés pour la production et par la bonhomie du prêtre qui a béni l’usine.

Longue vie à l’usine de Wennapuwa ! +d’images

Port City Colombo

Visite du projet « Colombo port City » en compagnie de Jean-François Pactet, ambassadeur de France au Sri Lanka.

Développé par China Harbour Engineering company (CHEC), il prévoit la création, sur une presqu’île artificielle, d’une ville nouvelle à proximité du centre de la capitale sri-lankaise. Le slide nous présentant les routes maritimes proposées, s’inscrit dans le cadre du projet des Routes de la soie, caractéristique de la stratégie des entreprises d’état chinoises.

La construction de Colombo port City a été lancée en 2014 conjointement par le président Sri lankais en exercice à l’époque, Mahinda Rajapaksa, et le président chinois Xi Jinping pour le coût de la construction de la presqu’île supporté par CHEC et estimé à 1,4 milliard USD. En contrepartie de cet investissement, sur les 178 hectares susceptibles de faire l’objet de développement immobilier, 116 hectares ont été concédés par l’état sri-lankais à CHEC dans le cadre d’un bail de 99 ans. Les 62 hectares restants sont la propriété du gouvernement sri-lankais.

Pour attirer les investisseurs, Colombo port City jouira du statut de zone économique spéciale qui fonctionnera comme une zone offshore. Le gouvernement sri-lankais compte, avec ce projet, attirer de nombreux investisseurs étrangers et faire de Colombo un hub régional dans le domaine de la finance et des services sur le modèle de Singapour ou de Dubaï.

Un projet de casino porté par une société de Hong-Kong est à l’étude. +d’images

Communauté d’affaires

Notre ambassadeur a réuni des acteurs français* issus de différents secteurs économiques pour m’accueillir.

40 entreprises française sont présentes au Sri Lanka, dont la moitié sont des filiales et l’autre créées par des compatriotes entrepreneurs.

L’année 2023 marque la reprise du tourisme (+72%) après 3 années noires consécutives dues aux attentats de 2019 et à la pandémie. On observe plus de touristes indiens et moins de chinois. Cependant l’économie peine à repartir (-3,6% de croissance en 2023 et des prévisions de +1,5% pour 2024).

Pour les participants, ce pays a un fort potentiel. Il serait plus facile d’y faire des affaires que chez le grand voisin indien. L’Union européenne est le premier acheteur du Sri Lanka.

La difficulté principale est la pénurie de main d’œuvre. Les hôteliers se plaignent que le personnel parte travailler dans des pays étrangers, notamment au Moyen-Orient ou en Nouvelle-Zélande. 10 000 Sri Lankais auraient été recrutés par les Israéliens pour travailler en Cisjordanie, dans les exploitations agricoles à la place des Palestiniens. Les Sri Lankais diplômés en médecine ou universitaires s’expatrient et ne reviennent pas…

La vision du Sri Lanka est de se placer comme un hub portuaire. Il est le premier porte-conteneurs d’Asie du sud. Son objectif est de tripler sa capacité.

*Jérome Auvity, Dilmah Tea ; Guy Barge, Michelin Lanka ; Michael Delrieu, Inter Lanka Services ; Nathalie de Dieuleveult, Braun Lanka ; Nathalie Pujolle, Baguette ; Chandra Wickramasinghe, Connaissance de Ceylan ; Jean-Alexandre Egea, conseiller économique ; Hema Ramachandran, conseillère économique adjointe et Marie-Noelle Duris, numéro deux à l’ambassade. +d’images

Baguette

Baguette est l’unique boulangerie française de Colombo.

Après une carrière dans la finance à Tokyo, une reconversion pour apprendre la pâtisserie au Cordon bleu, Nathalie Pujolle a fondé cette enseigne il y a six ans.

Elle continue de promouvoir l’art de vivre à la française à travers ses viennoiseries et sa baguette.

Nathalie m’a confié que le premier défi est d’avoir du personnel pour la boutique. Beaucoup de Cingalais sont attirés par les salaires offerts à l’étranger. +d’images

Communauté française

Ambassade

Très reconnaissant envers Jean-François Pactet, ambassadeur de France au Sri Lanka, pour l’organisation d’un cocktail réunissant la communauté française, ce qui m’a permis d’échanger avec les personnel de l’ambassade et leurs conjoints, les représentants des associations, à l’image de Colombo Accueil et de la communauté d’affaires et culturelle.

Les résidents français travaillent pour la plupart dans les secteurs du tourisme, de la construction et de l’enseignement.

Plusieurs compatriotes sont également employés par des organismes internationaux et des ONG.

Le noyau le plus important des résidents reste constitué par l’ambassade et les services qui lui sont rattachés. +d’images

Consulat

Très heureux d’avoir retrouvé Élisabeth Tesson, consule, avec laquelle j’avais déjà eu l’opportunité de travailler lorsqu’elle était en poste à Rome et à Marrakech.

J’ai eu la possibilité de visiter les bureaux et d’échanger avec les agents. Fin 2023, 570 ressortissants (15% de binationaux) étaient inscrits au registre, dont 70 pour les Maldives. Ils étaient 673 avant la crise du COVID.

L’enchainement de la pandémie et de la crise politique a entrainé une diminution de 15% de la communauté française résidente.

Par ailleurs, alors que Sri Lanka réapparaît dans les circuits touristiques des voyagistes, on recense plus de 55 000 touristes français en 2023. Ce sont des touristes responsables qui arrivent préparés et assurés. Il y a peu d’accidents. Les étrangers n’ont pas le droit de conduire. Le permis de conduire international n’est pas reconnu.

Le consulat traite en moyenne 10 000 demandes de visas par an. Le taux de refus s’élève à 35%. +d’images

Enseignement

EFIC

L’École française internationale de Colombo (EFIC) dispense un enseignement bilingue français-anglais.

Elle est homologuée par l’AEFE pour le primaire. Une demande de dérogation est présentée annuellement pour l’attribution de bourses scolaires.

En septembre 2023, 47 élèves étaient inscrits, de la maternelle à la terminale. 21 d’entre eux sont boursiers.

La directrice de l’école est personnel expatrié (résident), les enseignants et le personnel administratif sont des agents de droit local.

Pour parler de l’EFIC, l’ambassadeur Jean-François Pactet avait organisé un déjeuner à la résidence, pour me permettre d’échanger avec Bruno Seweryn, inspecteur de l’Education nationale, à l’occasion de sa venue à Sri Lanka en présence de :
Réguina Trézeux, Directrice de l’Ecole française internationale de Colombo (EFIC)
Marie-Noëlle Duris, numéro deux
Olivia Bellemere, conseillère de coopération et d’action culturelle
Élisabeth Tesson, consule
Nathanaël Drochon, stagiaire à l’ambassade

Par la suite, je me suis rendu à l’EFIC pour une visite des locaux, suivie par une rencontre avec la direction, le comité de gestion et l’équipe éducative.

L’équipe de l’EFIC m’a demandé de sensibiliser l’AEFE sur la nécessité de verser au plus vite les bourses pour ne pas peser sur leur trésorerie.

Très satisfait de voir le niveau d’engagement tant des parents que des enseignants pour offrir aux enfants un service d’éducation de qualité dans une structure familiale. +d’images

Culture

Alliance française

Créée en 1954, l’Alliance française de Colombo accueille environ 2000 élèves par an. En 2023, L’AF Colombo a fait passer 550 DELF (75% de réussite).

Accueilli par Cécile Hoorelbeke, directrice de l’Alliance française du Colombo, j’ai visité cette bâtisse coloniale rénovée accompagnée par Olivia Bellemere, conseillère de coopération et d’action culturelle.

Elle accueille les cours de français qu’elle dispense en partenariat avec de nombreuses institutions éducatives et professionnelles de Colombo.

J’ai découvert en avant-première un espace adapté spécifiquement aux cours destinés aux enfants.

L’auditorium et les espaces d’exposition en font un lieu de vie culturelle incontournable à Colombo, partenaire de nombreux festivals locaux. Il héberge des propositions culturelles variées, à l’image du spectacle des artistes Frédéric Vern et François Dubois, de passage à Colombo.

La coordination du réseau des AF à Sri Lanka et aux Maldives (Kandy, Matara et son annexe à Galle, Jaffna et Malé aux Maldives) est assurée depuis Colombo. +d’images

Devoir de Mémoire

Carré français Borella

Au sein du principal cimetière de Colombo, connu sous le nom de Borella ou Kanatte, se trouve un « carré français » qui comporte 81 tombes.

Je m’y suis rendu en compagnie du capitaine de frégate Jean-Baptiste Trouche.

Nous avons déposé une gerbe de fleurs devant le monument aux morts pour rendre hommage à ceux qui sont tombés en défendant nos valeurs.

L’ambassade prend en charge l’entretien de ces sépultures, dont quarante-sept ont été identifiées. La plupart des noms gravés sur la stèle correspondent à des soldats français morts entre 1900 et 1902, à l’époque où Sri Lanka, alors colonie britannique, accueillait les blessés de la guerre des Boxers.

Les commémorations de l’Armistice de 1918 et l’Hommage à tous les morts pour la France s’y tiennent chaque année. +d’images

En circonscription à Singapour (13 –16 janv. 2024)

À la faveur de mon déplacement à Singapour, six ans après celui de septembre 2017 (compte-rendu), Mme Minh-di Tang, ambassadrice de France à Singapour, m’a fait l’honneur de m’accueillir à mon arrivée à l’aéroport.

La réussite de ce second déplacement à Singapour, après celui de septembre 2017 doit beaucoup au dévouement de Laurence Huret (à l’image), conseillère des Français de l’étranger.

Laurence m’a accompagné sur chaque séquence et en a préparé certaines, elle-même, pour élargir le champ de mes rencontres.

Son engagement au long cours au service des Français de Singapour est remarquable.

Je lui adresse ma plus sincère gratitude.

Diplomatie parlementaire

Parlement

Entretien avec Christopher De Souza, député, vice-président du Parlement, en présence de Laurence Huret – conseillère des Français de l’étranger et d’Anne Quenot, Première secrétaire.

Après avoir reçu Christopher De Souza, au Sénat, 16 mois plus tôt, j’ai eu le plaisir de reprendre nos échanges pour évoquer la situation internationale. Situation en Ukraine, attaques houthis sur les navires de commerce, tensions créées par Pékin menaçant le statu quo dans le détroit de Taïwan ont fait partie des dossiers évoqués.

Concernant les opérations de blanchiment repérées par les autorités de sécurité Singapour, Christopher De Souza m’a confié que leur État est vigilant et déterminé à lutter contre les activités qui financent le crime organisé. À titre d’exemple, une saisie de villas sur l’île de Sentosa, dont la valeur est estimée à 20 millions de dollars, a été opérée dans ce cadre.

Merci à Christopher De Souza pour son accueil et la visite du parlement. +d’images

Coopération militaire

Entretien avec Riaz Akhoune, attaché de Défense, pour évoquer la stratégie de Singapour en matière de coopération militaire et la situation en mer de Chine.

Singapour est le deuxième meilleur client au niveau armement pour la France en Asie-Pacifique. Nos pays ont défini des axes d’intérêt commun dans la cyber.

La France est le pays européen qui fait le plus d’efforts de présence militaire dans la région.

L’attaché de Défense encourage les politiques nationaux à se montrer plus présents lors des grands rendez-vous internationaux de la région. Ce serait un prolongement positif susceptible d’accompagner notre action et de la mettre en valeur. +d’images

Diplomatie économique

French Chamber of Commerce in Singapore

J’ai débuté mon programme par une visite à la French Chamber of Commerce in Singapore (FCCS). 8ème chambre du réseau CCIFI par la taille, elle compte environ 700 membres.

Avec plus d’un événement organisé par jour ouvrable, la FCCS gagne de nouveaux membres chaque mois.

Une réunion a été organisée par le président, Thomas Baudlot, la directrice générale, Carine Lespayandel, accompagnés de membres du conseil d’administration Eric Barbier, Chloé Vialard et Philippe Wind, en présence de Hervé Ochsenbein, conseiller économique et de Laurence Huret, conseillère des Français de l’étranger.

La France enregistre son premier excédent commercial à Singapour depuis 2022, qui a dépassé le Royaume-Uni. Il est important de préciser que seulement 40% des exportations françaises finissent à Singapour.

Le secteur immobilier a souffert du Covid dans une ville qui fait partie des plus chères au monde. Singapour est également impactée par l’absence de reprise du tourisme chinois.

En matière de transition énergétique, Singapour est en avance.

En mars 2022, la France et Singapour ont établi un “Digital and Green Partnership” (DGP) pour accélérer les opportunités de croissance respectives dans le numérique et l’énergie verte. Singapour est un des hauts lieux de la French Tech qui aide à l’installation de nos start-ups.

Un projet de grid ASEAN est à construire. Il permettrait de mutualiser la production et éviterait d’installer un trop grand nombre de centrales.

J’ai été alerté sur l’importance de délocaliser les panneaux solaires hors de Chine. Ils sont interdits en Inde à partir de 2024. L’Europe en importe toujours.

Pour finir, j’ai circulé dans l’espace business center dédié à l’accueil de 25 entreprises établies à Singapour en bénéficiant de tous les services d’accompagnement de la FCCS.

Très reconnaissant envers les membres de la FCCS pour la qualité de l’échange proposé. +d’images

CCEF

Ce pays qui a interdit le chewing-gum et les cigarettes électroniques a toujours su prendre des mesures radicales pour avancer vite.

Afin de lutter contre la congestion du trafic automobile, Singapour a décidé qu’il était impossible d’importer ou de revendre une voiture qui a plus de trois ans d’existence. Le prix de la licence pour acquérir une automobile débute à 80 000 dollars.

Organisé par Laurence Huret, conseillère des Français de l’étranger, dans l’excellent restaurant français Atout, le déjeuner avec les conseillers du commerce extérieur à Singapour, m’a nourri en informations très intéressantes.

Le comité Singapour est présidé par Véronique Denis-Pelliet, MD de FrandAvenue Asia. Valérie Patuel, Safran ; Pascale Martin-Neuville, Talent Bank ; Anne-Sophie Vervial, Total Énergies ; David Picard, Moleac ; Stephane de Montlivault, Otis ; Henri Pottier, RATP Dev ; Fabrice Espinosa, Studio 28 et Hervé Ochsenbein, chef du Service économique régional, se sont relayés pour m’éclairer sur la situation économique en Chine et me renseigner sur la sortie des sociétés étrangères qui ne conservent dans ce pays, au mieux, uniquement les activités servant ce marché local.

L’un des intervenants m’a confié que la dureté du régime rend les Chinois tristes. Il est désormais très difficile de vivre en Chine pour les étrangers. Dans les années 2006-2015, nous comptions 25 000 Français à Shanghai, soit le double de Singapour. Ils ne sont plus que 6000, soit désormais la moitié de Singapour.

Le désengagement de Chine par les investisseurs étrangers renforce Singapour et les pays de l’ASEAN.

De son côté, l’Inde est désormais vue comme le centre de croissance mondiale.

Merci à chacun des participants pour la pertinence de leurs contributions respectives. +d’images

Banque de France

Accompagné par Laurence Huret, conseillère des Français de l’étranger, je me suis rendu à la Banque de France (BDF), où j’ai été accueilli par Paul Salez et Camille Macaire.

Le bureau de Singapour de la BDF, créé il y a trois ans, emploie 12 personnes.
Il assure une représentation pour donner de la visibilité et un suivi macroéconomique des pays de la zone.

Cette rencontre m’a permis de faire un tour d’horizon sur les forces et faiblesses de la place financière de Singapour, souvent citée aux côtés de Dubaï et Hong-Kong. Si Hong Kong est devenue la porte d’entrée sur le marché chinois pour la finance, Singapour est la porte d’entrée pour l’Asie.

J’ai posé de nombreuses questions relatives au blanchiment dans le cadre de mon travail au sein de la commission d’enquête sénatoriale sur le narco trafic. Singapour est soucieux de ne pas recevoir d’argent sale. Cependant, Singapour reçoit un pourcentage significatif des investissements directs étrangers chinois.

Or, dans sa détermination à ne vouloir rendre de compte à personne, la Chine a créé un système opaque. Face à notre monde occidental fait de règles strictes, la Chine oppose un système alternatif sans contrôle. L’absence de conditionnalité a permis à la Chine de dépasser, en volume de financement, les institutions de Bretton Woods.

Je suis très reconnaissant envers mes interlocuteurs qui m’ont ouvert de nouvelles pistes de travail pour proposer des recommandations à notre commission d’enquête. +d’images

Communauté française

Réception à la Résidence

Je suis reconnaissant à Mme Minh-di Tang, ambassadrice de France à Singapour, d’avoir organisé un dîner à la résidence avec Frédérique Cheusel, consule ; les conseillers des Français de l’étranger Belma Yebka, présidente du conseil consulaire, Laurence Huret et Remi Provendier ; et des représentants de la communauté française : Virginie Barre, présidente de l’UFE, Caroline Guiot, présidente de Singapour Accueil et Serge Compan, président des Français du Monde.

La présence de Raphaël Trannoy, directeur adjoint des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE) et chef du service des conventions, des affaires civiles et de l’entraide judiciaire (SAEJ) du MEAE, nous a permis de partager les progrès récents observés à la DFAE depuis l’arrivée de sa nouvelle directrice Pauline Carmona.

L’augmentation du coût de la vie, en particulier pour les loyers et les frais de transport, constitue la première préoccupation des élus.

Un enfant français sur deux présents à Singapour fréquente le lycée français. Aussi l’évolution des frais de scolarité de l’IFS est suivie de près.

Enfin, les difficultés liées au retour en France ont fait l’objet d’une réflexion approfondie de la part de Remi Provendier avec des propositions d’amélioration étayées pour lever les obstacles.

Consulat

Entretien avec Frédérique Cheusel, consule, et rencontre avec les équipes du consulat qui s’occupent d’une communauté qui compte 12,512 inscrits. Ils étaient 14 000 en 2019. L’érosion semble se poursuivre malgré de nouveaux arrivants, dont une partie venait de Hong Kong. Beaucoup sont repartis vers la Malaisie, Thaïlande ou Dubaï qui offrent des règles d’immigration plus souples.

Le nombre de boursiers est modeste (32 acceptés), car ceux qui en ont besoin ne parviennent pas à rester à Singapour du fait du coût de la vie très élevé.

Signe positif confirmant notre attractivité : les demandes de visas pour la France sont reparties à la hausse et sont supérieures aux chiffres enregistrés en 2018. +d’images

Jacky Deromedi

Très heureux d’avoir retrouvé mon ancienne collègue Jacky Deromedi à la faveur de ce nouveau déplacement à Singapour.

Tout d’abord grâce à l’invitation de Laurence Huret, au Raffles, un lieu chargé d’histoire ; ensuite, à son domicile, avec son fils Jean-Marc, CCEF et ancien président du comité exécutif de l’IFS.

Avec la bonne humeur qui la caractérise, Jacky reste très investie dans les actions en soutien à la principauté de Monaco, dont elle a longtemps été consule honoraire à Singapour. +d’images

Enseignement

International French School

Retour à l’IFS pour apprécier les formidables efforts consentis pour faire grandir cet établissement scolaire, qui est une des grandes références éducatives de Singapour.

J’y ai retrouvé le proviseur David Binan, que j’avais croisé précédemment à Canberra.

Créé en 1967, l’établissement compte désormais 413 personnels, dont les deux tiers sont des enseignants.

Lors de la réunion avec les représentants du Board, des parents, du personnel, Ludovic Mathé, président du conseil exécutif, nous a présenté les prochains défis à relever par cette école.

Les travaux engagés par l’IFS lui permettent d’envisager de passer de 2967 élèves à 4000.

Sur un terrain de 5,5 hectares qui compte 10 bâtiments, j’ai vu les 3 bâtiments additionnels en construction, l’un est destiné à accueillir une nouvelle maternelle, l’autre des classes élémentaires supplémentaires et, enfin, une tour de 7 étages pour la cantine et accueillir les services administratifs.

Dans le cadre du dispositif bien-être, J’ai tenu à me rendre au centre des”couseling” créé en septembre 2023. J’ai rencontré deux des trois councelors chargés d’accompagner les élèves au niveau socio-émotionnel et développer les compétences psychosociales. Une initiative qui, je l’espère, essaimera dans tout le réseau AEFE.

Impressionné non seulement par le modèle de gouvernance qui associe les entreprises et les parents d’élèves représentés par Yves Marcel, directeur exécutif, d’un côté et l’AEFE de l’autre représenté par le proviseur.

La mise en place d’un système d’amélioration continue auquel souscrit pleinement le proviseur a réjoui le parlementaire qui sait combien la maîtrise du “Plan-Do-Check-Act” est déterminante pour conduire des projets et une entreprise.

Lors de cette visite, j’étais accompagné de Raphaël Trannoy – directeur adjoint de la DFAE ; Frédérique Cheusel, consule; Emilienne Baneth-Nouailhetas, COCAC et Laurence Huret, conseillère des Français de l’étranger. +d’images

Conseillère de Coopération et d’Action culturelle

Échange avec Emilienne Baneth-Nouailhetas, conseillère de Coopération et d’Action culturelle, sur notre dispositif éducatif et culturel à Singapour, et son action qui porte sur le scientifique, l’universitaire, la culture, l’audiovisuel et la promotion de la création musicale dans la région.

Dans le classement PISA, Singapour affiche de très bons résultats pour les élèves super performants tout autant que pour les sous performants.

Le pays a une approche très dirigiste pour les écoles. Il exige que les élèves soient bilingues : anglais accompagné soit du mandarin, du malais ou du tamoul. La troisième langue est réservée aux 5% des meilleurs élèves.

Le gouvernement a décidé de se montrer plus ouvert à l’avenir et d’encourager l’apprentissage du français ou de l’allemand pour ceux qui le souhaitent. C’est un virage salutaire qui devrait bénéficier à l’Alliance française de Singapour.

Le réseau d’écoles françaises bénéficie du rayonnement de la French international School qui accueille près de 3000 élèves, tandis que la petite école du groupe Odyssey en compte 300. L’absence d’écoles maternelles publiques constitue une opportunité pour les différentes initiatives françaises qui ont émergé à Singapour. +d’images

Culture

Alliance française

Ultime séquence de mon second déplacement à Singapour, les remarquables installations de l’Alliance française de Singapour, dont Laurence Huret, CFDE, est membre du conseil d’administration.

Accueilli par Fabian Forni, son directeur, j’ai visité les classes qui accueillent 1800 élèves chaque semaine dont la moitié sont des adultes.

Les étudiants se réinscrivent 9 fois sur 10, preuve de leur satisfaction.

L’Alliance française organise 200 événements culturels par an.

Le soir de mon passage avait lieu le vernissage d’une exposition intitulée “La veste” présentant la magnifique collection de David Tan, constituée des vestes de grands stylistes français comme Balmain, Vuitton, Dior, Givenchy, St Laurent… +d’images

En circonscription en Malaisie (2/2) – Penang (11–12 janv. 2024)

Première visite sur l’île de Penang, haut lieu de l’industrie électronique mondiale, au terme d’un déplacement de 5 jours en Malaisie.

Je remercie sincèrement Olivier Rives-Georges, président du conseil consulaire pour le temps qu’il m’a consacré sur chacune des séquences de ce séjour.

Toute ma gratitude également à Teoh Seng Aun, consul honoraire de Penang ; et à l’équipe de la CCIFM représentée par Richard Fostier, président ; Michel Lozac’h, directeur et Gilles Waeldin, président honoraire.

Ils ont contribué à la réussite de ma mission.

Diplomatie économique

Communauté d’affaires – CCIFM

La CCIFM (Chambre de commerce et d’industrie France Malaisie) a tenu son premier cocktail de réseautage dans la région Nord de la Malaisie, à la faveur de ma visite.

Réunis dans l’hôtel mythique Eastern et Oriental, qui a vu passer les plus grandes stars parmi lesquelles Charlie Chaplin, une quarantaine de représentants des entreprises et agences françaises de la région Nord étaient présents, dont l’Alliance Française, l’Autorité malaisienne de développement des investissements NCER Malaysia InvestPenang et Invest Kedah.

Les principales multinationales françaises de la région Nord, telles que Stellantis, Valeo, Decathlon, AGS, Fourwind, le groupe Accor et Éolane ont toutes participé, rejointes par des entrepreneurs du secteur manufacturier, tels que Ketronix, d’Ineotech, et du secteur des services comme Two Frenchies, Asiance Sdn Bhd et Chouchoux.

Lors de mon discours, j’ai souhaité saluer le succès de la Chambre, qui est l’une des plus performantes du réseau mondial.

J’ai remis une médaille du Sénat, afin de témoigner ma reconnaissance au président Richard Fostier et au directeur Michel Lozac’h pour leur engagement et leurs parcours respectifs au service de notre communauté d’affaires.

Merci également à Gilles Waeldin, président honoraire et correspondant à Penang de la CCIFM pour son soutien.

La nuit, Penang est magique écrivait Jean Cocteau en 1936.

La manière dont la CCIFM organise ses soirées à Penang, démontre que rien n’a changé. +d’images

Stellantis

Très heureux d’avoir eu l’opportunité de visiter l’usine de Stellantis.

Accompagné par Olivier Rives-Georges et les représentants de la CCIFM, Michel Lozac’h, directeur et Gilles Waeldin, ancien président, j’ai exploré le cœur de l’innovation automobile à l’usine Stellantis Inde et Asie-Pacifique de Gurun.

Nous avons été les témoins directs des processus de pointe qui sous-tendent la production de certains des véhicules les plus emblématiques du monde.

L’usine compte actuellement 300 employés et dispose d’un important plan d’expansion en Malaisie. Elle produit actuellement 5000 voitures et anticipe 60 000 voitures par an dans les années à venir.

Elle prévoit de passer de 3 modèles de Peugeot en 2023 à 6 modèles et 2 marques en 2026. Stellantis prévoit de produire son premier véhicule électrique ici dès 2024 et un assemblage local de batteries en Malaisie pour être exporté vers l’ASEAN et l’Inde.

L’usine de Gurun atteindra sa pleine capacité de production d’ici la fin de 2026, grâce aux exportations. 80 % des pièces automobiles seront achetées localement dans l’ASEAN. 450 000 véhicules exportés de la Malaisie vers 20 pays d’Asie-Pacifique.

Bravo à la formidable équipe de Stellantis pour son engagement en faveur de l’excellence et de l’innovation.

Toute ma gratitude à Dominique Pe, vice-président de l’Alliance et du partenariat et Parshuram Kolekar, directeur de l’usine de véhicules de Stellantis Gurun en Malaisie et vice-président de la fabrication de l’ASEAN. +d’images

Valeo

À la découverte de l’innovation chez Valeo !

Seconde visite d’entreprise française à Penang, organisée par la CCIFM : j’ai eu le privilège de plonger dans l’univers de la technologie automobile chez Valeo.

Cette visite me permet de mettre en valeur les innovations révolutionnaires initiées par la société dans l’industrie automobile, en mettant l’accent sur la durabilité, l’efficacité et les solutions de pointe.

Valeo est un équipementier automobile et un partenaire des constructeurs automobiles du monde entier.

En tant qu’entreprise technologique, elle conçoit des solutions innovantes pour la mobilité intelligente, en mettant l’accent sur la conduite intuitive et la réduction des émissions de CO2.

Le Groupe fournit et distribue également des pièces de rechange pour les constructeurs automobiles et les opérateurs indépendants du marché des pièces de rechange.

Valeo dispose de 10 usines dans l’ASEAN, dont 4 en Thaïlande, 4 en Indonésie et 2 en Malaisie (Penang et Nilai) avec un chiffre d’affaires de 43 millions d’euros. L’entreprise produit pour le marché de l’exportation, principalement pour Valeo Europe, et compte plus de 800 employés en Malaisie, dont 66 % de femmes.

Un grand merci à Okba Boubaker, directeur de l’usine et à toute l’équipe de nous avoir accueillis. +d’images

Décathlon

Pour conclure la journée de visite d’entreprises françaises de Penang, les représentants de la CCIFM ont voulu me mettre au sport chez Décathlon Penang !

Nous avons été accueillis par Nurul Shaffa Mustafa, directrice régionale et l’équipe Decathlon pour explorer le paradis sportif – Decathlon Penang !

Decathlon est en pleine expansion et conquiert le cœur des Malaisiens. 15 magasins sont établis en Malaisie depuis l’ouverture du premier magasin en 2016. On compte plus de 900 employés, plus de 5000 produits de sport et 1,7 million de clients.

En 2012, Decathlon a localisé une partie de sa production en Malaisie pour la première fois.

Aujourd’hui il compte 4 fournisseurs de production, 3 millions d’articles de sport fabriqués en Malaisie et 200 emplois créés dans la seule production.

Son deuxième magasin à Penang ouvrira fin 2024 à Batu Kawan.

Merci, Decathlon, de garder les Malaisiens actifs et de renforcer le commerce entre la Malaisie et la France ! +d’images

Ouverture d’une succursale CCIFM

Visite de ADA Shared Services où la CCIFM a ouvert son espace d’accueil pour accueillir ses membres installés ou de passage à Penang.

Penang est aujourd’hui l’un des pôles économiques les plus développés du pays, avec le deuxième PIB par habitant le plus élevé parmi les états malaisiens.

Penang est également le principal exportateur de la Malaisie.

La forte performance économique et financière de Penang a été saluée, avec une croissance substantielle de son économie en 2022 à 13,1 %. +d’images

Culture

Alliance française de Penang

L’Alliance française de Penang, créée en 1962, est installée dans un bâtiment, orné d’une fresque murale aux couleurs vives sur la façade, portant les noms Paris et Penang.

Elle accueille les visiteurs dans cet espace depuis 1993.

Une soixantaine d’étudiants la fréquente dont 25 enfants.

Son objectif est de trouver des idées de développement pour accompagner le tourisme en français sur l’île.

Merci à Joël Lim Du Bois, vice-président, Clément Liang, trésorier, au directeur pour l’échange et la visite. +d’images

Devoir de mémoire

Marins du Mousquet

Merci à Olivier Rives-Georges, président du conseil consulaire et à Teoh Seng Aun, consul honoraire de Penang, de m’avoir accompagné pour rendre hommage à la mémoire des 43 marins du Mousquet, morts pour la France lors de la bataille de Penang du 28 octobre 1914.

La stèle qui honore leur mémoire se trouve devant la cathédrale de l’assomption, qui abrita une messe de requiem en leur mémoire le 18 novembre 1914. +d’images

En circonscription en Malaisie (1/2) – Kuala Lumpur (8–11 janv. 2024)

Second déplacement en Malaisie, organisé par Olivier Rives-Georges, président du conseil consulaire, après celui de septembre 2019 (compte-rendu).

D’une durée de cinq jours, à dominante économique, il s’est réparti entre la capitale Kuala Lumpur et Penang.

Accueilli à l’aéroport par Axel Cruau, ambassadeur de France en Malaisie, nous avons entamé mon séjour par deux rencontres organisées à la résidence, le soir de mon arrivée à Kuala Lumpur, en présence de Virginie Bioteau, Première conseillère.

Communauté française

Chefs de service

Première rencontre avec les chefs de service de l’ambassade pour un tour d’horizon : conseiller politique, défense, économique et culturel.

La relation bilatérale est dans une dynamique de relance depuis la rencontre des ministres des Affaires étrangères le 2/06/2023.

La Malaisie a triplé le nombre d’apprenants en français après avoir passé un accord pour former des enseignants à l’apprentissage de notre langue. On compte 15 000 enfants dans 120 écoles. La Malaisie est le 1ᵉʳ pays en Asie, et le 6ᵉ au monde, pour le passage DELF.

Acteurs de la communauté

Dans un second temps, j’ai retrouvé les représentants de la communauté française en compagnie de l’ambassadeur qui comprenaient les conseillers des Français de l’étranger élus pour la Malaisie et Brunei : Olivier Rives-Georges, président du conseil consulaire, Jean-Yves Gicquel et Quentin Cloarec ; mais également Richard Fostier, président de la CCIFM ; Bruno Le Moing, président CCEF section Malaisie ; Patricia Reynaud, proviseur du lycée français de Kuala Lumpur et Laurent Élisio Bordier, directeur de l’Alliance française de Kuala Lumpur.

Olivier Rives-Georges a rappelé que l’absence d’une liaison aérienne directe entre Paris et Kuala Lumpur affectait le niveau des échanges bilatéraux.

Après avoir pris ses distances avec l’Eurocham pour des problèmes de gouvernance, la CCIFM, plus importante chambre de commerce européenne en Malaisie a renoué avec cette structure, après avoir fait prendre en compte les tailles respectives des chambres dans les droits de vote.

Merci à Axel Cruau pour avoir favorisé ces rencontres. +d’images

Activité consulaire

Le nombre de compatriotes inscrits au registre mondial des Français de l’étranger en Malaisie s’élève à 2752, dont 85% sont établis à Kuala Lumpur.

Afin d’évoquer les priorités de notre communauté en Malaisie, Axel Cruau, ambassadeur, avait réuni les conseillers des Français de l’étranger élus pour la Malaisie et Brunei : Olivier Rives-Georges, président du conseil consulaire, Jean-Yves Gicquel et Quentin Cloarec, en présence de Céline Musikas, cheffe de Section consulaire/SGA.

Avec 2110 demandes de visas en 2023, cette activité a progressé de 33%. La principale difficulté a trait aux affaires liées aux formalités d’immigration.

Les autorités sont très pointilleuses sur la qualité des passeports. L’administration française met en garde à propos des passeports endommagés. Pour un officier d’immigration, il suffit d’une page du passeport endommagée pour que le voyageur doive rebrousser chemin.

Nous avons évoqué la question de France consulaire, la plateforme centralisée de réponse aux appels téléphoniques. Avec plus de 1000 appels reçus chaque année, le consulat de Kuala Lumpur attend avec impatience la mise en place de ce service en Asie. +d’images

Diplomatie économique

CCIFM – Conseil d’administration

Rendez-vous au siège de la Chambre de commerce et d’industrie France-Malaisie pour échanger sur ses activités.

Forte d’un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros, la CCIFM est dans le top 5 des chambres du réseau pour le service hébergement, grâce à ses 3 centres d’affaires sur Kuala Lumpur.

Sa structure compte 20 salariés, dont un avocat. Le service clé en mains pour l’implantation des entreprises françaises constitue son atout principal.

Si la CCIFM compte 315 membres, elle recense la présence d’environ 600 entreprises en Malaisie : 300 filiales d’entreprises françaises et 300 entreprises locales détenues par des compatriotes.

Merci pour l’accueil et la présentation à Richard Fostier, président, Michel Lozac’h, directeur, Aurelien Rouvreau, vice-président, Wilfrid Marie, secrétaire, et Olivier Rives-Georges, président du conseil consulaire et président de la CCIFM lors de sa constitution en 1991 avec 18 membres fondateurs. +d’images

Thales

Thales : Avoir une technologie d’avance.

Accompagné par Axel Cruau, ambassadeur de France en Malaisie, j’ai visité l’un des principaux sites de production Thales Malaisie.

Ouvert en 2020, le site de Puchong personnalise les cartes bancaires, au rythme de 21 millions par mois. Il est le plus important au monde.

Lors de sa présentation sur la présence de Thales à Malaysia, François Xavier Boutes, directeur Malaisie et Brunei, a mis en avant l’ambition de la société de renforcer davantage le lien franco-malaisien.

Sa réussite dans le domaine des radars en faveur de l’armée malaisienne y contribue. +d’images

Enseignement

Lycée Français de Kuala Lumpur (LFKL)

Accueilli par Patricia Reynaud, proviseur du lycée français de Kuala Lumpur, je suis revenu au LFKL, plus de 4 ans après ma précédente visite, en compagnie d’Olivier Rives-Georges, président du conseil consulaire et de la COCAC.

Muriel Metivet, présidente du comité de gestion, m’a présenté le rapprochement avec l’école allemande, envisagé lors de mon précédent passage, pour créer des synergies et en faire un euro-campus, qui s’est concrétisé.

Un nouveau bâtiment est en cours de construction, baptisé « Schengen » pour accueillir les effectifs allemands. Il devrait être opérationnel d’ici à septembre prochain.

La période Covid a imposé la fermeture des écoles durant 16 mois en Malaisie. Pendant ce temps, le LFKL a ouvert un nouveau site pour accueillir les maternelles et les primaires jusqu’au CE1.

La majorité du titre de propriété de ce nouveau site a été rétrocédé à l’école allemande en novembre dernier pour permettre de partager les coûts. Cette décision s’explique par des effectifs du LFKL qui ont diminué de 15% pour atteindre désormais 640 élèves en 2023 contre 750 en 2019.

Je forme le vœu pour que ce nouvel euro-campus donne toute satisfaction.

Reconnu pour son plurilinguisme, le LFKL propose des cours en anglais dès la toute petite section au travers d’activités éducatives et en prenant compte de la diversité des niveaux linguistiques de chaque élève. Au secondaire, en supplément de l’anglais, les élèves ont l’opportunité d’apprendre 4 langues (allemand, espagnol, chinois et le malais) et reçoivent chaque année des certifications en langues reconnues internationalement (Cambridge, DELF, DELE, IELTS, HSK). +d’images

Culture

Alliance française

Déjeuner de travail avec Laurent Elisio Bordier, directeur de l’Alliance française en compagnie de Olivier Rives-Georges, vice-président de l’AFKL et conseiller des français en Malaisie et de Richard Fostier, président de la CCIFM.

Nous avons eu l’opportunité de visiter ensuite longuement l’Alliance française de Kuala Lumpur, confrontée au défi de retrouver le nombre d’étudiants et d’heures enseignées avant le Covid. Il n’en manque plus que 15% pour retrouver le niveau de 2019.

L’AF de KL a fait passer près de 3000 Delf en 2023. Un très beau résultat.

Elle offre une très belle image de la présence de la francophonie en Malaisie et dispose d’un capital immobilier qui lui permet d’organiser des événements culturels à l’intérieur comme à l’extérieur.

Son French festival a attiré 4000 spectateurs. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (4 janv. 2024)

Consulat

J’ai débuté l’année 2024 à Londres par la visite du consulat général de France en compagnie de Jean-Charles Ledot, consul général adjoint.

Ce consulat a battu deux records en 2023 : celui du nombre de passeports et celui du nombre de visas délivrés.

Avec 54 600 passeports et carte nationale d’identité, Londres affiche une croissance de 8% en 2023, et concentre plus de 12% de la demande mondiale de ces papiers d’identité.

Concernant les visas, le record précédent datait de 2018 avec 127 000 visas. En 2023, ce nombre s’élève à 148 000 visas. Plus de 90% des visas long séjours concernent les Britanniques. Merci le Brexit.

Le consulat de Londres nous a rapporté près de 14 millions de recettes, en hausse de 40% pour les seuls visas.

La plate-forme de réponses téléphoniques centralisée en France pour les Français de l’étranger est accessible pour les Français du Royaume-Uni depuis le 22 novembre dernier. Les effets se font déjà ressentir puisque sur les 1288 appels reçus sur 5 semaines pour le Royaume-Uni, seuls 9% d’entre-eux ont nécessité un traitement par le consulat.

La fonction standard a pu être supprimée et l’agent concerné peut être affecté au soutien consulaire pour un travail à valeur ajoutée plus satisfaisant.

J’ai visité ensuite les nouvelles installations mises en place pour permettre la récupération des passeports sans rendez-vous. Une autre plus-value pour l’organisation qui augmente l’efficacité du consulat en créant une entrée dédiée à cette fonction ce qui désengorge l’entrée du consulat.

Félicitations à Samer Melki, consul général et à toute l’équipe pour ces magnifiques résultats. +d’images

En circonscription au Maroc (2/2) – Meknès, Fès (2-4 déc. 2023)

MEKNÈS

Devoir de mémoire

Cimetière français

Plus de sept ans après mon premier passage (compte-rendu), ce retour à Meknès m’a offert l’opportunité de retrouver Guy Anthome, président de l’Union pour la sauvegarde du cimetière européen de Meknès, et de le féliciter pour son dévouement sans limite et les progrès accomplis dans l’entretien du cimetière.

Guy a fait déplacer, pierre par pierre, le monument aux Morts situé dans l’enceinte de l’Institut français à Meknès vers le cimetière européen. La majesté de cette stèle se révèle pleinement en ces lieux.

Je me suis ensuite rendu au Carré militaire avec Patrick Barré, président de l’ONAC Maroc et NaouaI Boulkhir, déléguée à la Mémoire.

Ce carré regroupe 1956 tombes, dont une section est caractérisée par des tombes “obélisques” de légionnaires. Un espace est dédié à des soldats inconnus, fusillés pour raisons disciplinaires.

L’ONaCVG (Office national des anciens combattants et victimes de guerre) au Maroc assure une mission essentielle pour développer la mémoire partagée entre les deux pays. +d’images

Culture

Institut français de Meknès (IFM)

Fabrice Mongiat, directeur de l’Institut français de Meknès (IFM) et son équipe m’ont accueilli sur un des plus beaux sites de l’IF du Maroc, en compagnie de Pascal Capdevielle, délégué Fès de la CFCIM.

Venir un samedi matin m’a permis de rencontrer les 400 enfants qui apprennent le français en s’amusant. Très intéressant de découvrir la variété d’enseignement de qualité offerte par des professeurs spécialisés jeune public.

La médiathèque de l’IFM est également un lieu de vie et d’ouverture qui dispose de plus de 20.000 ouvrages.

L’IFM a accueilli près de 4000 apprenants en 2023 et marque le pas par rapport à 2019, avant la pandémie. +d’images

FÈS

Communauté française

Conseillers des Français de l’étranger

Merci à Pascal Capdevielle d’avoir organisé un dîner avec les conseillers des Français de l’étranger, Jacky Aubert et Myriam Ben Kerroum-Devidet pour discuter du quotidien de nos compatriotes à Fès.

Nous avons échangé sur l’attaque cyber contre le logiciel Scola de l’AEFE qui entraîne le report de la commission nationale des bourses à 2024.

L’administration a observé que les demandes de certificat de capacité à mariage ont augmenté pendant le durcissement de notre politique des visas par le ministre de l’intérieur.

Les élus ont partagé avec gourmandise une anecdote pour illustrer cet engouement. Une personne est venue un jour au poste de garde du consulat, pour réclamer le formulaire pour les “mariages blancs.” +d’images

Consulat

Visite du consulat général de Fès en compagnie de Pascal Capdevielle, délégué Fès-Meknès de la CFCIM, ancien conseiller consulaire pour Fès.

En l’absence de la consule générale qui attend son accréditation, Johann Godin, chef de chancellerie, assure l’intérim depuis trois mois.

3155 compatriotes sont enregistrés au registre. Près des trois quarts d’entre eux sont binationaux.

Depuis la mise en place d’un système de rendez-vous au consulat par téléphone, des officines ont mis en place des systèmes astucieux pour taxer nos compatriotes. Ces officines revendent tous les rendez-vous préemptés par un logiciel dès leur ouverture au public par le consulat. C’est tellement bien fait que les officines font croire qu’elles sont des agents du consulat. Les compatriotes finissent par penser qu’il est normal de devoir payer pour avoir accès au service public français.

À l’évidence, le système de prise de rendez-vous mérite d’être revu d’urgence.

Merci à Johann Godin de m’avoir permis de visiter toutes nos installations et d’apprécier la qualité des archives de l’état civil. +d’images

Diplomatie économique

Alstom

Le leader du rail au Maroc

Parmi les 300 membres de la CFCIM à Fès, Pascal Capdevielle m’a suggéré de découvrir l’extraordinaire développement d’Alstom au Maroc, en compagnie de Johann Godin, chef de chancellerie.

Laurent Huss, directeur régional du développement, m’a décrit les activités d’Alstom qui est passée localement de 250 salariés en 2012 à 900 en 2023.

La société réalise des transformateurs embarqués et également le câblage sous les trains ou sur les toitures. Pour un mètre linéaire de train, il faut 1 kilomètre de câbles.

Ville la moins industrialisée du Maroc il y a 10 ans, Fès est devenue le principal site industriel ferroviaire. Alstom y a investi 30 millions d’euros sur les trois dernières années.

En visitant l’usine, j’ai compris pourquoi cette activité de câblage seyait à cette ville réputée pour ses lignes textiles. Le personnel majoritairement féminin permet à Alstom de tisser ses toiles de câbles qui m’ont paru être de véritables œuvres d’art industrielles.

Destinées principalement à l’exportation, elles accompagneront TGV, tramways et métros sur toute la planète. ‎+d’images

En circonscription au Maroc (1/2) – Casablanca (30 nov. – 1 déc. 2023)

Retour à Casablanca, capitale économique du Maroc à la faveur d’un événement concluant le 100ème anniversaire du lycée Lyautey.

Christian Testot, consul général à Casablanca, m’avait organisé une réception pour échanger avec les représentants de la communauté, dont Gilles D’Agescy, président du conseil consulaire et des élus des Français de l’étranger ; Claudia Gaudio-Francisco, présidente CFCIM, accompagnée d’une importante délégation de la Chambre ; et de nombreux représentants d’écoles françaises de Casablanca et des environs.

J’ai eu le plaisir de retrouver Nathalie Roy-Soirat, consul adjointe, qui m’avait déjà accueilli à Los Angeles en 2019.

Ces entretiens m’ont permis de faire le point avec des personnels du consulat sur l’instruction des visas, puisque Casablanca centralise les demandes émanant des consulats d’Agadir et de Marrakech.

Mon attention a été attirée sur l’expérience espagnole qui pourrait nous inspirer afin de mieux contrôler les demandes de visas des saisonniers qui viennent pour renforcer les productions agricoles.

Un travail est engagé pour améliorer substantiellement le processus de traitement des visas pour tenir compte des recommandations du rapport parlementaire Hermelin.

Merci à Christian Testot pour la qualité de la réception et le soin apporté pour me permettre d’accomplir ma mission.

Toute ma gratitude aux participants pour la chaleur de leur accueil.

Enseignement

Lycée Lyautey (AEFE)

Accueilli par le proviseur Didier Devilard, j’ai visité le lycée Lyautey qui scolarise 3500 élèves de la sixième à la terminale.

À l’issue de cette visite d’une grande partie des infrastructures pédagogiques et sportives, j’ai échangé avec les directeurs d’écoles du pôle Lyautey, les représentants des parents, des enseignants et des élèves. Beaucoup de questions ont porté sur le statut de l’EGD (Établissement en gestion directe).

À mon arrivée, j’ai assisté à l’émouvante cérémonie en hommage à Stéphane Sachet, proviseur du lycée Lyautey, disparu subitement l’an dernier. À son initiative, il y a près de deux ans, le centenaire du lycée Lyautey et de l’enseignement français à Casablanca-Mohammédia a été célébré lors de nombreuses actions fédératrices de commémoration.

La soirée à laquelle j’ai participé, était destinée à présenter le livre « Lycée Lyautey, 100 ans d’histoire », et à clore ce cycle de commémorations.

L’ouvrage retrace l’histoire centenaire de l’enseignement français dans l’agglomération Casablanca-Mohammédia, du début du XXe siècle à nos jours. Il a été présenté au sein de l’établissement en présence d’officiels français et marocains, de l’homme de lettres Fouad Laroui et d’anciens élèves.

Huit établissements, près de 8500 élèves inscrits, 800 personnels, 12000 parents d’élèves… Si le lycée Lyautey est connu comme l’un des plus grands lycées français au monde, il fait également partie d’une structure scolaire à part entière dont il est le « navire-amiral » : le Groupement d’établissements en gestion directe (EGD) du Pôle Casablanca-Mohammedia.

Outre le lycée, celui-ci réunit les écoles Claude Bernard, Georges Bizet, Théophile Gautier, Molière, Ernest Renan, le collège Anatole France et le Groupe Scolaire Claude Monet de Mohammédia. +d’images

École française internationale (EFI – Groupe Odyssey)

Très heureux de revenir à l’EFI Casablanca qui dispose de deux campus au cœur du nouveau centre et quartier international de Casablanca, Casa-Anfa.

Le premier campus, accueille 1285 élèves, et est exclusivement dédié au primaire (de la Petite Section au CM2) à la rentrée 2023. Le second campus, destiné aux 560 élèves du secondaire (de la 6ème à la terminale) est sur un site temporaire depuis la rentrée de septembre 2023, en attendant l’aboutissement des travaux du campus du secondaire.

Younes Slaoui, directeur général, m’a reçu en compagnie du proviseur et du proviseur adjoint et a exprimé sa satisfaction d’avoir ouvert sa première terminale à la rentrée. Les 18 élèves qui passeront le bac en juin 24 constituent la première cohorte de l’EFI Casablanca qui se confrontera à l’examen national de fin d’études.

Nous nous sommes rendus ensuite sur le chantier du campus du secondaire dont l’ouverture est espérée pour le second trimestre 2024.

S’étalant sur une surface construite de plus de 18.500 m² à proximité d’Anfa Park, ce nouveau campus comprend trois grands bâtiments : un bâtiment pour le collège, un bâtiment pour le lycée et un bâtiment dédié au pôle scientifique composé de 11 laboratoires.

Des espaces sportifs variés, dont une piscine semi-olympique ; des terrains omnisports, un grand gymnase sont également prévus.

L’EFI Casablanca devrait pouvoir accueillir 2500 élèves à terme sur les deux campus. Un développement exemplaire dont peut s’enorgueillir Luc Chatel, président du groupe Odyssey. +d’images

ECAM – Enseignement Catholique au Maroc

Un lieu de bien-être et d’épanouissement pour les enfants

Pascal Peyrat, DG ECAM, m’a accueilli avec Sœur Ramona Geagea, directrice du Carmel Saint-Joseph, pour une visite de cette école, fondée en 1937 par les Sœurs Carmélites.

L’École Carmel Saint Joseph est une institution de l’enseignement privé, mixte et faisant partie intégrante de l’Enseignement Catholique au Maroc (ECAM).

Désormais, l’établissement comptabilise près de 960 élèves, majoritairement marocains, avec un cursus allant de la maternelle (4 ans) jusqu’à la classe 6AP (12 ans).

J’ai assisté au rituel du vendredi matin, où les enfants entonnent l’hymne national marocain, récitent une prière et chantent alternativement en français et en arabe.

La visite a été suivie d’une réunion avec 4 autres directrices du réseau ECAM qui compte 13 écoles au Maroc, dont 6 à Casablanca :
Ilham Zaraoui, directrice (Le Nid Familial, Mohammedia)
Fatima Bouazid, directrice (Institution Charles de Foucauld)
Sœur Hyan Abou Jaoud, directrice (Institut Saint-Dominique)
Sœur Ramona Geagea, directrice (Carmel Saint-Joseph)

Leur objectif partagé est d’offrir une scolarité abordable pour tous.

L’église loue ses locaux très peu chers pour que les tarifs soient le plus bas possible.
Il faut compter 11,000 dirhams pour une année scolaire, environ 1.000 euros, soit le quart du montant constaté généralement dans le réseau français.

Le réseau ECAM accueille près de 9000 élèves et 700 enseignants. Il est bilingue franco-arabe et s’ouvre désormais à l’anglais.

J’ai été séduit par l’atmosphère de respect réciproque qui se dégage et par l’objectif affiché de formation d’un être humain libre, responsable, compétent.

Je leur adresse toute ma gratitude de relever le défi de défendre la langue française. +d’images

Lycée Alphonse Daudet (OSUI)

Accueilli par Isabelle Furno, proviseure, en présence de Sophie Churlet (proviseure du lycée André Malraux- Osui), j’ai découvert le lycée français international Alphonse Daudet, qui rassemble 893 élèves et fait partie de l’OSUI.

Ouvert en 2017, ce lycée dispense un enseignement qui couvre tous les niveaux de l’école maternelle, élémentaire, du collège et du lycée général.

Créé en 1996 sous forme d’une association à but non lucratif par la Mission laïque française dont il est l’émanation directe, l’Office scolaire et universitaire international (OSUI) s’est donné pour objectif de répondre à la demande croissante adressée par les familles marocaines pour l’enseignement français à l’étranger, demande que le réseau géré par l’AEFE ne pouvait plus satisfaire à lui seul.

Aujourd’hui, les neufs établissements de l’OSUI scolarisent plus de 10.000 élèves dont 88% sont de nationalité marocaine.

D’après mes interlocuteurs de l’OSUI, l’objectif présidentiel de doubler le nombre d’élèves a fait émerger de nouveaux établissements homologués au Maroc par l’Éducation nationale.

Dynamisée, la concurrence se fait plus vive et amène le lycée Charles Daudet à rationaliser son organisation et à se redéployer sur un nouveau site, situé dans l’hyper centre de Casablanca.

Tous les niveaux de l’école seront rassemblés sur un site unique, à la rentrée de septembre 2024.

Diplomatie économique

CFCIM

Forte de 3400 membres, la Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM) est la première chambre bilatérale française dans le monde.

Présidée par Claudia Gaudio-Francisco, la signalétique de la porte de son bureau a été changée pour afficher “Présidente”, une première dans l’histoire de cette institution.

Après notre double rencontre en février dernier, à Rabat, avec Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, nous nous étions déjà retrouvés à Paris au printemps pour l’AG de la CFCIM.

Claudia a organisé une soirée pour me réserver un entretien privilégié pour cette troisième rencontre de 2023, avec plusieurs membres du conseil d’administration de la CFCIM.

Tous mes interlocuteurs ont eu des propos flatteurs à l’égard de l’action de notre ambassadeur, confronté depuis son arrivée à l’incompréhension de notre partenaire sur différents aspects de notre diplomatie.

Chacun ressent un mieux dans la relation depuis quelques semaines, et une forme de tension commence à se dissiper.

Piliers de la relation qui unit nos deux pays, ils ne se définissent pas comme vivant “au” Maroc mais plutôt “avec” le Maroc, tant ils se sentent imprégnés par ce pays. À chacune de nos rencontres, j’apprécie la sérénité et la confiance qui les habitent.

Merci à Claudia pour son invitation, à Philippe-Edern Klein, ancien président de la CFCIM, Pascal Capdevielle, vice-président chargé des Relations avec les autorités et les Délégations régionales et délégué de la CFCIM Fès ; Jean-Charles Damblin, directeur général CFCIM ; Thibault Chatal, trésorier et délégué CFCIM Rabat ; et les autres administrateurs présents pour m’avoir accordé une partie de leur temps précieux. +d’images

AFD – Proparco

Le Maroc, 1er partenaire du groupe AFD (Aide française au développement)

Rencontre avec Cécile Avizou, directrice régionale Proparco (AFD) à la CFCIM en compagnie de Jean-Charles Damblin, DG CFCIM.

L’AFD a un volume historique d’engagement sur la période 2017-2022 qui dépasse 2 milliards d’euros (2,364).

Parmi les concours de la France au Maroc, 154 millions d’euros ont appuyé la généralisation de la couverture médicale obligatoire et au renforcement du système de santé, en 2022 et 2023.

Outre la santé, la formation professionnelle est un secteur que la France accompagne depuis 2008 dans le royaume : 2 instituts à gestion déléguée dans le secteur de l’eau et de l’industrie pharmaceutique sont venus s’ajouter à 7 autres (aéronautique, automobile, textile, énergie renouvelable…) en 2022.

En 2023 également 80M€ de prêt pour la transition budgétaire verte, 134,7M€ pour le programme éducation 2026 ; 80M€ pour l’agriculture ; 100M€ pour le développement des collectivités territoriales ; sans oublier 12,5M€ aux organisations de la société civile.

Cécile Avizou a complété le tour d’horizon de nos engagements auprès de notre partenaire marocain, en vantant le développement du secteur bancaire marocain, et m’a détaillé les financements assurés par la Proparco, à l’image du laboratoire pharmaceutique marocain Laprofan.

Maphar

Leader Pharmaceutique en Afrique

Visite de la société Maphar en compagnie de Jean-Charles Damblin, DG CFCIM, Pascal Capdevielle, délégué Fès CFCIM, et Jean-Marc Pons, secrétaire général CFCIM.

Accueillis par Pierre Labbe, DG Maphar – directeur du Pôle Maghreb CFAO Healthcare – et Mounia Meknassi, directeur du site industriel – j’ai découvert cette joint-venture détenue par deux sociétés françaises CFAO Healtcare (51) et Sanofi (49).

Cette structure distribue 70 millions de boîtes de médicaments par an et en produit elle-même 45 millions. Maphar travaille pour 42 partenaires dont 19 laboratoires français et écoule ses produits à 95% pour le marché marocain.

Pour illustrer son propos, Pierre a évoqué la pommade pour bébé “Kerita”, qui signifie “petit enfant” en breton. Ce produit breton, fabriqué par Maphar, n’existe et n’est vendu qu’au Maroc. Tous les nourrissons du Maroc en bénéficient.

En observant la rigueur des procédures suivies par le personnel, on comprend pourquoi Maphar fait partie des 3 sociétés en Afrique à être homologuées par l’OMS pour produire l’AZAC, un traitement antipaludéen.

La société fait partie des animateurs du club santé Maroc. +d’images

Culture

Institut français

Rencontre avec Gaëtan Pellan, directeur de l’Institut français de Casablanca en compagnie de Christian Testot, consul général, dans le nouveau bâtiment Goélette, inauguré en 2021, pour abriter l’espace Campus France, placé sous la responsabilité de Yacine Saidi.

La principale difficulté du directeur est la pénurie de professeurs de français.

Le nombre d’apprenants (12000) est 40% inférieur à ceux enregistrés en 2019.

L’équipe de l’IF Casablanca suggère d’assouplir le fonctionnement centralisé des IF Maroc pour permettre aux antennes de gagner en autonomie et en efficacité. Je partage cette vision qui rapproche la décision du terrain. +d’images

En circonscription au Brésil (2/2) – Sao Paulo (23-24 nov. 2023)

Communauté française

Rencontre avec les élus

Je remercie Yves Teyssier d’Orfeuil, consul général de France à Sao Paulo, pour m’avoir accompagné sur chaque séquence de mon séjour, et d’avoir ouvert sa Résidence pour m’organiser plusieurs rendez-vous avec des représentants de la communauté française à la faveur de mon retour à Sao Paulo, capitale économique du pays.

En guise de transition avec mon précédent passage 6 ans auparavant (compte rendu), le consul général avait convié deux anciens élus des Français de l’étranger de la circonscription : Anne-Marie Romanelli, venue de Curitiba, et François Cessieux.

Ils se sont joints à un dîner d’accueil en présence de ses adjoints Christophe Alamelama et Laure Casey.

Le lendemain, une réunion avec les trois conseillers des Français de l’étranger Ana Fabia Ferraz Martins (présidente), Bertrand Dupont et Frédéric Laplace nous a permis d’aborder principalement les questions sociales pour les compatriotes de la circonscription.

Pour finir, une réception avec les élus et les représentants de différents services du poste diplomatique et d’associations.

À chaque fois, j’ai abordé la nécessité d’adresser l’apprentissage du français par nos compatriotes nés sur ce territoire. On évalue que deux tiers d’entre eux ne parlent pas français. Voilà pourquoi le « Pass éducation langue française » présenté par le ministre Olivier Becht, pour le budget 2024, est un nouvel outil nécessaire pour permettre à tous les compatriotes de l’étranger de maîtriser notre langue. +d’images

Consulat

Visite du consulat et rencontre avec l’équipe au service des 8250 inscrits sur cette circonscription.

Pour les Franco-Brésiliens installés depuis longtemps, il est rare que ceux-ci parlent notre langue.

L’application “Rendez-vous consulaire” a fait ses preuves et permis de fluidifier les relations avec les compatriotes.

L’entretien avec les services m’a permis d’aborder toutes les facettes des nombreuses activités déployées par le poste diplomatique à Sao Paulo : consulaire, social, sécurité, douanes, culture, services économiques, tourisme, développement…

33 millions de brésiliens sur une population de 285 millions n’ont pas accès à l’eau potable. Les besoins en infrastructures du pays sont immenses, comme sa taille. L’État de Sao Paulo concentre un tiers du PIB brésilien.

Afin de me permettre de prendre de la hauteur et d’observer le gigantisme du développement de la ville, le consul général m’a fait monter au sommet de la tour du consulat pour visiter l’héliport. Une perspective impressionnante ! +d’images

Diplomatie économique

Chambre de commerce et d’Industrie France Brésil (CCIFB)

La géopolitique, plus importante que l’économique pour le Mercosur.

L’Europe ne doit pas perdre l’Amérique du Sud.

Très heureux d’avoir eu l’opportunité de retrouver l’avocat Pedro Antonio Gouvea Vieira Almeida e Silva, président de la Chambre de commerce France Brésil, pour la troisième fois cette année.

Plusieurs membres éminents de la CCIFB participaient à la rencontre : Mathieu Le Roux, président de la French Tech et CEO pour le Brésil de la société de formation au Code ; Laurent Djoulizibaritch, entrepreneur en série dans la tech ; Tamy Tanzilli, avocate ; Stéphane Engelhardt, trésorier de la CCIFB, ex-Accor, ex-Carrefour ; Octavio de Barros, vice-président de la CCIFB-São Paulo, chef de la Banque Bradesco et fondateur du thinktank progressiste Republica do Amanhã ; Jean Larcher, ancien président du groupe Accor au Brésil ; Frédéric Dyèvre, Paradigmax.

Merci pour leurs réflexions partagées sur les enjeux et les défis qui se posent au Brésil : 35 millions de Brésiliens ont faim, alors que le Brésil est le premier exportateur d’agroalimentaire ! +d’images

Alexandre Allard, entrepreneur visionnaire

Rencontre avec Alexandre Allard, entrepreneur visionnaire au parcours semé de succès retentissants.

Alexandre m’a décrit avec passion son désir d’ériger un centre-ville au cœur d’une mégapole bétonnée.
La citade Matarazzo représente un univers urbain et écologique.
Pour accomplir son rêve, Alexandre s’entoure des meilleurs : les architectes Jean Nouvel et Rudy Ricciotti, le designer Philippe Stark, des artistes qui ont laissé leur trace partout où se posent les yeux.

En observant la piscine, où chaque carré du carrelage est une œuvre d’art, la tour-arbre ou le jardin des Oliviers, on ressent de l’émerveillement.

Lors de ma conversation avec Alexandre, j’ai retrouvé chez cet entrepreneur hors normes, les accents d’une imagination sans retenue, que je n’avais rencontré, jusqu’ici, que chez Roland Moreno, le regretté inventeur de la carte à puces.

Merci à Ana Fabia Ferraz-Martins, présidente du conseil consulaire, d’avoir suscité cette rencontre, et à Yves Teyssier d’Orfeuil, consul général de France à Sao Paulo de l’avoir rendue possible. +d’images

Enseignement

Lycée Pasteur de São Paulo

Visite du lycée Pasteur organisée par le proviseur Bruno Hirm-Martin, en présence de Jean-Joseph Pouillet, directeur du primaire.

Accompagné par Yves Teyssier d’Orfeuil, consul général de France à Sao Paulo et Ana Fabia Ferraz Martins, présidente du conseil consulaire, j’ai retrouvé cet établissement en pleine mutation.

Une présentation a été faite aux enseignants et aux parents annonçant une séparation avec le partenaire brésilien, afin de conforter l’avenir du lycée français. Cela implique de quitter le site qui accueille les élèves du secondaire et de regrouper l’ensemble des 1200 élèves sur le site visité.

Cette évolution vers l’autonomie de gestion paraît salutaire. Celle-ci implique des réductions de dépenses accompagnées de mesures sociales qui ont un coût pour l’établissement.

Le pilotage de l’établissement va demander beaucoup de courage et d’efforts pour gérer cette période de transition. Une épreuve qui nécessite la compréhension des parents et des enseignants pour accompagner au mieux cette évolution nécessaire pour faire rebondir cet établissement. +d’images

Culture

Alliance française

Lors de mon précédent passage à Sao Paulo en 2016, l’Alliance française disposait de 7 sites. L’AF Sao Paulo n’a plus que 2 sites et a mis en vente son siège situé en centre-ville pour rassembler toutes ses forces dans les prochaines semaines sur le site que j’ai visité, à proximité de la résidence du consul général.

Nicolas Duvialard, directeur de l’AF depuis un an, a découvert une situation critique à son arrivée.

Une nouvelle équipe d’administrateurs est arrivée pour tenter de redresser la situation financière, à l’image de Frédéric Dyèvre, entré trésorier au conseil depuis février 2023.

L’équipe et les administrateurs engagés à chercher des solutions dans ces conditions financières complexes méritent d’être salués.

5000 inscriptions pour 4000 élèves sont enregistrées. Les cours sont à 82% en ligne. +d’images

En circonscription au Brésil (1/2) – Brasilia (20-23 nov. 2023)

Premier déplacement à Brasilia, SEM Emmanuel Lenain m’a fait l’honneur de bien vouloir m’accueillir à mon arrivée et d’organiser une première séquence de travail à l’ambassade avec son équipe pour faire un tour d’horizon de la relation bilatérale.

Ce retour au Brésil était destiné à me permettre de participer au Congrès latino-américain des professeurs de français et premier Congrès panaméricain des professeurs de français.

« Je ferai en cinq années le progrès de cinquante », a dit J.K. (Joscelino Kubitschek), promoteur de cette ville construite en 1000 jours et inaugurée en 1960, qui se distingue par l’architecture moderne réalisée par Oscar Niemeyer.

Belle opportunité pour moi de découvrir la capitale fédérale et les rouages institutionnels de ce pays-continent qui avance à pas de géants.

L’agro-business pèse 153 milliards de dollars à l’exportation, dont la première part est aspirée par la Chine. Avec une croissance de 21% de la récolte au premier semestre 2023, le lobby agricole fait croître encore son influence.

Je remercie l’ambassadeur et son équipe pour l’organisation des multiples rendez-vous afin de me permettre d’accomplir ma mission, et Ana Fabia Ferraz Martins, présidente du conseil consulaire et conseillère des Français de l’étranger de la circonscription de Sao Paulo, qui m’a accompagné à chacune des étapes. +d’images

Francophonie

XVIII Sedifrale – Congrès pan-américain des professeurs de français de la FIPF

La Fédération internationale des professeurs de français (FIPF) est une organisation internationale non gouvernementale qui rassemble 80.000 enseignants dans le monde au travers de 256 associations dans 118 pays.

À l’invitation de Cynthia Eid, présidente de la FIPF et d’Hélène Ducret, attachée de coopération éducative pour le Brésil, j’ai participé au lancement du premier congrès panaméricain des professeurs de français qui a réuni plus de 700 participants.

Lors de son intervention, Emmanuel Lenain, ambassadeur de France au Brésil, a rappelé que les 320 millions de locuteurs français devraient s’élever à 750 millions en 2050. Kinshasa serait la première capitale de la francophonie avec 17 millions d’habitants.

avec Serge Borg et Fabienne Ricordel

Les associations des professeurs de français rassemblent les enseignants du primaire à l’université. Le tissu associatif des professeurs de français des Amériques joue un rôle de tout premier plan. Ils sont les partenaires privilégiés des services de coopération et d’action culturelle (SCAC) de nos ambassades.

Dans un second temps, afin d’évaluer quel type de soutien institutionnel et de partenariat je pourrais apporter à la FIPF, j’ai eu un échange privilégié avec sa présidente, accompagnée de son secrétaire général Diego Fonseca, en présence de Fabienne Ricordel, directrice internationale du CNED, de Serge Borg, attaché de coopération pour le français, et Ana Fábia Ferraz Martins, CFDE au Brésil (Sao Paulo). +d’images

Intervention au Congrès de la FIPF

Le 23 novembre, j’ai eu l’honneur d’intervenir à l’occasion de la 5ème journée mondiale des professeurs de français, lors du congrès pan-américain des professeurs de français.

Cette opportunité m’a permis d’expliquer comment la diplomatie parlementaire pouvait constituer un soutien à l’action des professeurs de français à l’étranger.

J’ai rappelé l’objectif fixé par Emmanuel Macron de doubler le nombre d’élèves dans le réseau des écoles françaises à l’étranger. Pour y parvenir, la création de nouveaux établissements scolaires est un impératif. Le Brésil est une priorité. Ce pays ne compte que trois lycées français homologués (Brasilia, Rio et Sao Paulo). L’objectif d’ouvrir au moins trois nouveaux établissements (Curitiba, Belo Horizonte, Recife) est devenu un impératif politique pour le poste.

J’ai partagé l’innovation du « Pass Éducation langue française », qui sera introduite en 2024 par Olivier Becht, ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger. Cette initiative est destinée à toucher un public d’enfants français à l’étranger qui ne sont pas dans le réseau AEFE pour leur permettre de parler français en s’appuyant sur le CNED pour accompagner les acteurs de l’enseignement du français (Alliances françaises, FLAM, Instituts français…).

C’est particulièrement important sur un continent où on évalue à deux tiers les enfants français, nés sur ce sol, qui ne parlent pas français.

J’ai évoqué l’évolution de l’Anefe pour accompagner cet élan en s’ouvrant à toutes les écoles qui enseignent en français dans le monde. Ma conclusion a porté sur l’importance du rôle des professeurs français à l’étranger pour défendre la francophonie.

Cela justifie l’action que j’ai engagée pour convaincre mes collègues parlementaires brésiliens de renoncer au projet de loi qui rendrait l’apprentissage de l’espagnol obligatoire, en seconde langue, dans les écoles publiques brésiliennes.

Cela relèguerait toutes les autres langues, dont le français, à une hypothétique troisième langue et un funeste destin.

On comprend pourquoi les professeurs de français sont inquiets face à cette perspective. La liberté est d’avoir le choix, ai-je rappelé. En supprimant le choix pour une seconde langue, on renonce à la liberté pour les élèves de l’école publique brésilienne, qui ne sont que 18% à apprendre une autre langue que l’anglais.

Merci à Hélène Ducret, attachée de coopération éducative pour le Brésil, Cynthia Eid, présidente de la FIPF et Serge Borg, attaché de coopération pour le français, pour la confiance qu’ils m’ont témoignée. +d’images

Professeurs brésiliens de français

À l’invitation de Denise Damasco, présidente du comité d’organisation du congrès, et de Pedro Magaliange, président de l’association des professeurs de français au Brésil, j’ai participé à un déjeuner consacré à leurs priorités.

Il nous est apparu déterminant de poursuivre nos actions en matière de coopération décentralisée entre les 27 secrétariats d’État à l’éducation du Brésil et notre ministère de l’Éducation et de la Jeunesse, à travers nos différentes académies (réflexion sur l’évaluation, éducation aux médias, etc.) et notamment avec la Guyane et l’État d’Amapà.

Par ailleurs, ils ont exprimé leurs préoccupations de faire respecter les engagements en matière de plurilinguisme au Brésil. Ils m’ont demandé d’user de mon influence pour convaincre mes collègues brésiliens de renoncer à la suppression de l’enseignement du français dans les établissements scolaires public, avec l’imposition de l’espagnol en seconde langue obligatoire après l’anglais. +d’images

Alliance française

Intervention à l’Alliance française de Brasilia, à l’occasion de la Journée du réseau des Alliances françaises du Brésil, présidé par Katia Chalita.

Accueilli à mon arrivée par Serge Borg, j’ai visité cette superbe AF de Brasilia en compagnie d’Ana Fabia Ferraz Martins, conseillère des FDE et de François Legué, conseiller de coopération et d’action culturelle.

Malraux avait baptisé Brasilia, “la ville de l’espoir” en posant la première pierre de l’Alliance française, alors même que la ville n’était pas encore sortie de terre.

Très heureux d’avoir retrouvé plusieurs présidents et directeurs que j’avais accueillis au Sénat en juillet dernier ou visités lors de mon précédent passage à Curitiba, Iguazu et Rio, cette année.

Depuis la pandémie, une chute importante des effectifs a été constatée avec une évolution dans le comportement des apprenants, qui rechignent désormais à se déplacer.
Nous avons échangé sur la nécessité de faire évoluer leur modèle économique et sur les progrès de leur offre de formation en ligne pour relever le défi. +d’images

Diplomatie parlementaire

Chambre des députés

Entretien avec des membres du groupe d’amitié Brésil-France à la Chambre des députés, présidé par Vinicius De Carvalho (Republicanos-SP).

Le président a réactivé le groupe pour le dynamiser. Il compte désormais 30 membres. 5 d’entre eux se sont rendus disponibles pour l’échange. Deux députés étaient francophones : Luiz Philippe de Orleans e Bragança (SP) et Julio Lopes (Rio), auxquels se sont joints Paulo Fernando (DF) et Zacharias Calil (GO).

Nous avons échangé sur de nombreux sujets de relations internationales, mais aussi sur la santé à distance, la lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé, l’éducation et l’énergie nucléaire.

La visite guidée de la Chambre des députés qui a précédé l’entretien m’a permis de découvrir un fonctionnement très étonnant où les citoyens peuvent entrer dans l’hémicycle ou dans les salles de commission pendant les débats. Je suis resté pantois en observant que la commission chargée de la lutte contre le crime organisé était librement accessible au public…

Dans les couloirs, j’ai eu l’opportunité de discuter également avec la députée Maria Rosas (SP) des effets de notre loi sur la parité pour élever le nombre de femmes élues au Parlement. +d’images

Sénateur Nelson Trad Filho

Sénat

Accompagné successivement par Cynthia Ohayon, conseillère politique et cheffe de cabinet de l’ambassadeur, et d’Olivier Fontan, ministre conseiller, je me suis rendu par deux fois au Sénat pour des entretiens
. avec le sénateur Nelson Trad Filho (Parti social-démocrate, Mato Grosso do Sul), membre de la commission Relations extérieures et Défense du Sénat (et ancien président de la Commission) ;
. avec le sénateur Cid Gomes, (Parti démocratique travailliste, Céara), vice-président de la commission Relations extérieures et Défense du Sénat ;

Sénateur Cid Gomes

Chacun d’entre eux a mentionné l’importance de signer l’accord Mercosur avec l’UE.

Nous avons également discuté de l’inquiétant projet de loi prévoyant l’obligation de l’apprentissage de l’espagnol en seconde langue dans les écoles publiques, ce qui porterait un coup fatal au plurilinguisme et à l’apprentissage du français au Brésil.

Le sénateur Nelsinho Trad m’a fait l’honneur de signaler ma présence et celle d’Ana Fabia Ferraz Martins, conseillère des FDE, lors de la séance plénière dans l’hémicycle, retransmise en direct à la télévision. +d’images

Ministère des Affaires étrangères

Entretien privilégié avec l’ambassadrice Maria Luisa Escorel de Moraes, directrice générale pour l’Europe et l’Amérique du Nord à l’Itamaraty, avec Olivier Fontan, premier conseiller et d’Ana Fabia Ferraz Martins, conseillère des FDE.

Durant 90 minutes, notre discussion a couvert de très nombreux sujets, tant l’actualité internationale est riche. Cet échange nous a permis de confronter nos perceptions et nos observations sur les menaces qui pèsent sur le monde.

La relation chaleureuse entre les présidents Macron et Lula donne un coup d’accélérateur à la relation bilatérale, dont nous nous sommes réjouis.

Le président de la République est attendu au Brésil lors du premier semestre 2024.

Je remercie Marcus Marinho, chef de la division Europe du Nord, et son adjoint, Ricardo Nogueira, pour tout le temps qu’ils m’ont consacré afin de me faire visiter le palais de l’Itamaraty, lieu des réceptions officielles du président du Brésil. +d’images

Coopération militaire

Conversation avec le capitaine de vaisseau Matthieu Dejour, attaché de Défense à l’ambassade, pour me permettre d’apprécier l’organisation de l’armée brésilienne.

Le livre blanc de la Défense permet d’évaluer l’effort consacré par le pays pour assurer sa sécurité. Nous avons évoqué l’avancement du programme de fabrication des 4 sous-marins, dont le premier est déjà opérationnel.

La bonne coopération militaire régionale entre la Guyane et le Brésil fait également partie de nos satisfactions.

Diplomatie économique

Enjeux

Échange autour des enjeux de la diplomatie économique au Brésil avec le chef du service économique régional, Sébastien Andrieux.

Si la France est le premier employeur étranger du Brésil, elle est également le troisième investisseur direct étranger (IDE) derrière les États Unis et l’Espagne.

L’UE étant le premier IDE au Brésil, l’intérêt est fort de signer l’accord du Mercosur. D’autant que le Brésil se place en situation de dépendance à l’égard de la Chine vers laquelle elle exporte 30% de ses produits agricoles, dont 70% de son soja.

1143 filiales d’entreprises françaises sont présentes au Brésil, dont 39 sociétés du CAC40.

Entrepreneurs – Boulangers

Rencontre inoubliable avec des boulangers français de Brasilia, à “l’Amour du pain” de Serge Segura, arrivé à Brasilia en 1996.

Plusieurs d’entre eux ont été incités à venir s’établir dans la capitale fédérale par Daniel Briand, qualifié de pionnier par ses pairs, mais qui n’a rien perdu de son enthousiasme pour nous faire découvrir ses macarons faits avec de la poudre de cajou ou sa glace à la vanille cultivée par ses soins.

Après avoir travaillé pour Daniel, certains ont pris leur envol et ont ouvert leur commerce, à l’image de Guillaume Petitgas, qui emploie 85 salariés et diffuse son pain au travers d’une boutique et de trois dépôts de pain.

Laurence Mourot est à la tête de la production de la boulangerie “La Panière”. Sa fille Julia l’a rejoint. Après des études de biologie, elle a préféré se former à la pâtisserie par passion.

Fabien Heller, pâtissier, devenu consultant pour des pâtisseries dans tout le Brésil ou Lionel Ortega, chef cuisinier, qui s’est tourné vers l’écriture de livres de cuisine et les cours en ligne, tous deux ont su rebondir après s’être cassés les dents une première fois face à la complexité de la gestion d’un commerce au Brésil.

De son côté, Alexandre Desvignes, charcutier, produit des rillettes, des terrines de campagne à partir d’animaux qu’il élève et les diffuse dans les boutiques de Serge Segura.

Camaraderie, solidarité, estime, respect mutuel, humilité, ces entrepreneurs des métiers de bouche sont animés par des valeurs humaines qui m’ont épaté. Merci à eux pour l’énergie positive qu’ils m’ont insufflée et à l’ambassade pour leur brillante idée de me faire rencontrer ces talentueux compatriotes. +d’images

Communauté française

Consulat

Entretien avec Geraldine Auffrais, consule et Valérie Riera Castro, consule adjointe de la section consulaire de Brasilia, qui compte 1600 compatriotes inscrits.

Nous avons évoqué la question des familles françaises qui ne parlent pas notre langue dans leurs relations avec le consulat.

L’équipe consulaire de Brasilia doit également gérer les visas pour le Brésil. Si les Brésiliens n’ont pas besoin de visas courts séjours pour venir dans l’Hexagone, ils doivent en demander un pour aller en Guyane. Nos homologues brésiliens ne manquent pas une occasion pour nous expliquer qu’il conviendrait désormais de revoir cette disposition inopérante dans notre approche de la relation transfrontalière.

Cela pose un problème de distance pour les frontaliers qui doivent se rendre à Brasilia pour obtenir leur visa. Personne n’a d’argent parmi ce public concerné pour venir demander un visa à Brasilia, déplore la consule.

Un jour, alors que cette dernière appelait une frontalière de la Guyane pour lui apprendre que son visa était refusé et qu’elle tenait son passeport à disposition, la Brésilienne lui a répondu : “Pas grave, je suis allée en France et en suis déjà revenue !” Comment tenir une frontière avec des visas quand il suffit d’une pirogue pour passer d’une rive à l’autre dans la jungle amazonienne ? +d’images

Enseignement

Lycée Français François Mitterrand

Visite du lycée français en compagnie de SEM Emmanuel Lenain, ambassadeur de France au Brésil, et d’Ana Fabia Ferraz Martins, conseillère des FDE.

Lors de la réunion de travail, le proviseur et Daniela Botini, présidente de l’Association des parents d’élèves m’ont présenté leur projet 2030 qui anticipe la création progressive d’une troisième division par niveau à partir de 2023, qui a vu la création d’une troisième petite section de maternelle.

Ce projet autofinancé permettra de passer de 735 (dont 20% de Français) à 900 élèves en 2030. Des travaux d’agrandissement sont en cours, à cet effet. Ils devraient être terminés au premier trimestre 2024.

L’établissement refuse actuellement 10 élèves par niveau en primaire, soit environ 50 par an par manque de place.

Le lycée François Mitterrand est le seul établissement français de Brasilia face à 7 établissements anglo-saxons. +d’images

Coopération éducative

Entretien avec le conseiller de coopération et d’action culturelle (COCAC), François Legué, à l’ambassade de France suivi d’un échange organisé par Hélène Ducret, avec les COCAC, attaché de coopération éducative (ACE) et attaché de coopération éducative pour le Français (ACPF) des Amériques présents à la conférence des professeurs de français.

Le réseau d’écoles françaises du Brésil va perdre un site avec la fermeture attendue de l’école primaire de Natal dans deux semaines.

Une mission de l’AEFE constituée de deux personnes du service SADRE va se rendre dans plusieurs villes comme Curitiba, Belo Horizonte, Fortaleza… pour évaluer l’opportunité d’ouvrir de nouvelles écoles.

Nous avons échangé sur l’objectif du président de la République de doubler le nombre d’élèves dans les écoles françaises à l’étranger.

J’ai recueilli leurs idées pour faire réussir le Pass Éducation langue française prévu à partir de 2024 par le ministre Olivier Becht. +d’images

En circonscription en Irlande – Dublin (16-17 nov. 2023)

Communauté française

Les élus indépendants Saïda Khemira ép. Ait El Hadj, Laurence Helaili-Chapuis (présidente du conseil consulaire) et Nicolas Nouelle.

Conseillers consulaires – Visite du Consulat

Matinée en trois temps avec les conseillers consulaires indépendants Laurence Helaili-Chapuis (présidente du conseil consulaire), Saïda Khemira et Nicolas Nouelle.

I – Réunion de travail autour d’un petit déjeuner pour faire le point sur les priorités d’action des élus.

II – Visite du consulat et rencontre avec les agents du service consulaire en compagnie de Monika Lewitowicz, vice-consule et de Marianne Barkan-Cowdy, première conseillère.

III – Réunion pour un échange avec Monika Lewitowicz, vice-consule, et les élus concernant les activités du consulat. Sur les 30.000 Français dont fait état le récent recensement irlandais, seuls 11.500 sont enregistrés au consulat. On compte un demi-million de touristes français chaque année. 97% des visas délivrés à Dublin le sont pour des courts séjours.

La plateforme téléphonique France Consulaire, basée à La Courneuve (93) reçoit 400 appels téléphoniques chaque mois depuis l’Irlande. Seuls 4% d’entre eux, nécessitent d’être transmis au consulat de Dublin. L’Irlande fait partie des premiers pays tests pour ce service qui démontre sa pertinence.

Accueil téléphonique professionnalisé pour les usagers, charge de travail allégée pour les consulats qui permet de réorienter l’action des agents vers des tâches plus pertinentes, nous nous sommes tous réjouis d’observer que tout le monde y gagne. +d’images

Réception à la Résidence

Merci à notre ambassadeur Vincent Guérend pour sa réception organisée à la Résidence de France avec des représentants de la communauté à la faveur de mon 9ème déplacement en Irlande, concomitant avec celui de ma collègue Hélène Conway-Mouret.

Initialement prévue pour répondre à l’invitation d’Olivier Becht de l’accompagner, j’ai maintenu cette visite malgré le report de la visite du ministre délégué au commerce extérieur et aux FDE.

Seulement 11.500 compatriotes sont inscrits sur la liste consulaire. Le recensement fait récemment en Irlande établit qu’ils sont trois fois plus nombreux : 30.000 Français résident sur l’île.

Lors de mon discours, j’ai salué la présence des 4 conseillers des Français de l’étranger élus pour l’Irlande : Laurence Helaili-Chapuis (présidente du conseil consulaire), Saïda Khemira ép. Ait El Hadj, Nicolas Nouelle, Benoit Marin-Cudraz.

J’ai rappelé les raisons qui m’avaient amené à choisir Cork et l’Irlande pour mon 500ème déplacement en septembre.

(à l’image) J’étais particulièrement heureux de la présence de Valérie David-McGonnell, présidente de l’Alliance française de Cork et de son VP, Josselin Le Gall, également consul honoraire de Cork qui m’avait, alors, organisé mes rencontres (à l’image).

J’ai pu souligner l’importance du nouveau programme éducatif de promotion de la langue française, motivé par l’idée de justice sociale de Valérie David-McGonnell qui doit tous nous inspirer.

2023 marque la 225ème année des Français en Irlande. Longue vie à l’amitié Franco-irlandaise ! +d’images

Diplomatie parlementaire

Sénat irlandais

Un échange au Sénat irlandais avec deux collègues indépendants : Gérard Craughwell, commission Affaires étrangères et Défense en charge de la cyber, et Ronan Mullen, commission Enseignement, Recherche, Innovation et Sciences.

J’étais accompagné par ma collègue Hélène Conway-Mouret et Marianne Barkan-Conway, Première conseillère.

Gérard Craughwell m’a confié que 97% des câbles sous-marins passent dans leurs eaux territoriales. Le fait de ne posséder que deux bâtiments de surface pour surveiller leur espace maritime lui apparaît être une faiblesse.

En matière cyber, il observe que 71% des PME irlandaises ont eu à payer un rançongiciel. Il souhaite que les sociétés élèvent leur niveau d’expertise et appellent à des rencontres internationales car, en cyber, nous sommes tous liés. Les cybercriminels n’ont pas de frontières. Nous devons être solidaires.

Nous avons terminé par un échange de vues sur nos perceptions de la situation au Proche-Orient. Je me suis trouvé un point commun avec le sénateur Mullen, très engagé sur les questions de liberté religieuse en Chine : il s’était élevé contre la persécution des Ouïgours et des minorités religieuses au Xinjiang. +d’images

Diplomatie économique

Forum économique

Retour en Irlande pour célébrer la dynamique des 300 entreprises françaises présentes en Irlande, employant localement 30.000 personnes, en compagnie de l’ambassadeur de France en Irlande.

J’ai retrouvé Laurence Helaili-Chapuis, présidente du conseil consulaire pour l’Irlande, à mon arrivée au forum, organisé dans les nouveaux locaux de EIR, société de télécommunications, dont la holding de Xavier Niel, est l’actionnaire majoritaire.

Présent également, Josselin Le Gall, consul honoraire de Cork, qui m’avait organisé mes visites d’entreprise à Cork en septembre dernier (compte-rendu).

J’ai suivi les discours en compagnie de ma collègue Hélène Conway-Mouret.

Vincent Guérend, ambassadeur de France en Irlande, a rappelé que les exportations françaises ont triplé en 10 ans, et que la France est le premier investisseur européen sur l’île .

Très heureux d’avoir retrouvé notre ancien collègue sénateur, Neale Richmond, qui incarnait l’amitié parlementaire qui unit nos deux pays. Devenu ministre d’État au ministère de l’Entreprise, du Commerce et de l’Emploi et ministre d’État au ministère de la Protection sociale, début 2023, Neale a fait un discours de clôture qui permet de penser que notre relation économique bilatérale va poursuivre son développement. +d’images

Nos consuls honoraires en Irlande : Loïc Guyon (Limerick), Catherine Gagneux (Galway), Josselin Le Gall (Cork)

CCFI – Trophées annuels des Affaires

Très honoré d’avoir eu le privilège de participer à la soirée de gala de la Chambre de commerce franco-irlandaise, qui a réuni plus de 300 entreprises lors d’un dîner de gala au Shelbourne Hotel de Dublin, en compagnie de Laurence Helaili-Chapuis, présidente du conseil consulaire.

Félicitations aux présidents et directrices des deux chambres bilatérales CCFI et NetworkIrlande pour ce succès.

La cérémonie des Ireland France Business Awards constitue l’événement phare du calendrier 2023 du monde des affaires franco-irlandais. Organisé chaque année, alternativement en France et en Irlande, le Prix de l’entreprise franco-irlandaise récompense l’excellence des relations économiques entre la France et l’Irlande.

Avec Thomas Byrne, ministre irlandais du Sport et de l’Éducation physique

Parmi les invités, j’ai pu échanger avec le ministre Thomas Byrne, ministre du Sport et de l’Éducation physique, Vincent Guérend, ambassadeur de France en Irlande, Niall Burgess, ambassadeur d’Irlande en France, les conseillers du commerce extérieur ou encore avec nos trois consuls honoraires : Catherine Gagneux (Galway), Loic Guyon (Limerick) et Josselin Le Gall (Cork).

Partenaire Officiel pour l’édition 2023, EirGrid, représentée par Mark Foley (DG) est la société impliquée dans le Celtic Interconnector entre la France et l’Irlande. L’interconnexion directe entre les réseaux électriques de la Bretagne et l’Irlande constitue une belle illustration démontrant que, depuis le Brexit, la France est devenue le plus proche voisin de l’Irlande. +d’images

Vigitrust

Accueilli par Mathieu Gorge, président fondateur de Vigitrust, également président des CCEF Irlande, pour une visite des locaux de la société en compagnie de Laurence Helaili-Chapuis, présidente du conseil consulaire.

Très heureux de découvrir VigiTrust, une société primée de la cyber sécurité présente en Irlande et aux USA.

Les solutions VigiTrust permettent aux clients et partenaires de se préparer, de valider et de maintenir la conformité aux cadres et réglementations juridiques et industriels en matière de confidentialité des données, de gouvernance de l’information et de conformité.

Me sachant un ancien joueur d’échecs classé, Laurence a pris avantage de cette visite pour m’offrir l’opportunité de rencontrer Emma Fougerat, une jeune championne de France d’échecs, qui étudie actuellement en Irlande dans le cadre d’un échange.

Cette partie restera assurément mémorable pour nous deux. +d’images

Enseignement

Lycée Français International

Visite du Lycée Français International (LFI) Samuel Beckett en présence de Philippe Luquet, proviseur, de la directrice du primaire et de deux membres du comité de gestion.

J’étais accompagné de Laurence Helaili-Chapuis, présidente du conseil consulaire et de Xavier D’Argoeuves, conseiller culturel.

Avec près de 500 élèves répartis sur deux sites, le Lycée Français International Samuel Beckett offre un parcours scolaire français de la maternelle à la terminale en Irlande depuis plus de 50 ans.

Le Collège/Lycée situé à l’Eurocampus de Clonskeagh couvre l’enseignement de la 6ème à la terminale (équivalent de 6th Class jusqu’a 6th Year) et prépare au Junior Certificate, au Brevet des Collèges et au Baccalauréat français. Au secondaire, l’enseignement est dispensé en français et en anglais au sein d’un Eurocampus avec un mix d’élèves issus du LFI et de St Killians (l’école allemande partenaire).

46 élèves de première et terminale sont en famille d’accueil. Voilà qui valide le schéma que nous avions envisagé, il y a quelques années lors de mon précédent passage, à savoir, faire évoluer l’établissement vers un internat. Cette orientation justifiée par un environnement en langue anglaise dans un pays sécurisé serait susceptible de permettre un doublement des places offertes.

Pour l’heure, le projet est de financer une extension de 4 salles de classe pour la partie lycée afin de pouvoir ajouter 12 élèves en première et en terminale. +d’images

Associations FLAM

Échange avec les représentants de 4 des 10 associations FLAM d’Irlande, organisé par Laura Cleach, attachée de Coopération pour le français en présence des conseillers des FDE, Laurence Helaili-Chapuis (présidente du conseil consulaire), Saïda Khemira ép. Ait El Hadj, Nicolas Nouelle.

Tour à tour, Etienne Piat (Galway), Laurence Lagé (Limerick), Carine (Dundalk) et Ludovic Martin (Waterford) ont partagé leur niveau d’effectifs et leurs organisations respectives.

La réussite de ces associations repose sur l’abnégation des bénévoles qui les animent.

Les subventions dégressives sur 3 ans sont accordées au travers de l’AEFE pour l’amorçage. Il n’est pas simple de faire exister ces associations sur le long terme, quand on doit simultanément enregistrer une chute des inscriptions depuis le Covid et faire face aux coûts de location de locaux, des assurances qui s’envolent.

Après avoir présenté l’évolution de l’Anefe, le budget du Pass Éducation langue française du ministre Olivier Becht qui s’appuie sur l’expérience du CNED en partenariat avec tous les acteurs de la francophonie, dont les FLAM, j’ai salué l’engagement de tous les bénévoles qui transmettent notre langue aux nouvelles générations et les enseignants qui acceptent souvent de faibles rémunérations au sein de ces associations. +d’images

Culture

Alliance français de Dublin

Visite de l’Alliance française de Dublin (AFD), créée en 1960, en compagnie de Laurence Helaili-Chapuis et Saïda Khemira, conseillères des FDE.

Accueillis par Fabienne Clérot, nous avons apprécié les efforts mis en œuvre pour valoriser l’histoire du bâtiment érigé en 1859. Situé au cœur de Dublin, il a progressivement abrité l’AFD depuis 1974, puis il a été acheté en 1986 par le ministère des Affaires étrangères.

Avec 3500 étudiants, l’AFD est le 3ème plus grand centre de langue d’Europe.

L’AFD est également un centre culturel qui propose des activités variées (projections, concerts, expositions, débats…) et qui organise trois festivals :
– film francophone ;
– littérature franco-irlandaise ;
– BD.

Sa médiathèque dispose de 13500 références physiques, en plus de l’accès numérique à Culturethèque. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (2 & 10 au 12 nov. 2023)

Communauté française

Cérémonie d’accueil dans la nationalité

Invité par Samer Melki, consul général à Londres, le 2 novembre, j’ai assisté en compagnie de Nicolas Hatton, conseiller des FDE pour la circonscription de Londres, à la cérémonie d’accueil dans la nationalité.

Après un chaleureux discours de bienvenue dans la nationalité française prononcé par le consul général, j’ai eu l’opportunité d’adresser également quelques mots aux 21 personnes venues chercher leurs dossiers.

Je leur ai indiqué que la binationalité ne signifie pas être moitié l’une, moitié l’autre. C’est être 200%, car les droits et les devoirs ne se partagent pas.

Enfin, les Britanniques, qui avaient quitté l’UE depuis plus de deux ans consécutivement au Brexit, se sont tous esclaffés quand je leur ai montré le drapeau européen en leur lançant “Welcome back!”

Suite à la remise des dossiers et à une Marseillaise entonnée avec ferveur, j’ai profité du moment de convivialité clôturant la cérémonie pour faire connaissance du parcours de ces nouveaux Français qui épousaient la nationalité de leur conjoint.

Qu’ils soient britanniques, ukrainiens, turcs, californiens ou autres … tous disposaient d’un parcours de vie et d’une réflexion propre à enrichir notre nation.

Je ne les oublierai pas. +d’images

Consulat

Dans le prolongement de la cérémonie d’accueil dans la nationalité, j’ai eu l’opportunité de visiter le consulat général de France à Londres et de saluer tous les agents présents en compagnie de Samer Melki, consul général, et de Nicolas Hatton, conseiller des FDE, et Lucas Grenot, assistant du consul général.

Nous avons eu ensuite une réunion de travail avec les chefs de service pour faire le point sur l’activité intense du consulat.

Le service social m’a rappelé l’importance de financer les Oles pour venir en aide aux personnes désemparées ou aux cas psychologiques et il a souligné la qualité de l’action du dispensaire français.

Les services consulaires vont battre leur nouveau record de délivrance de passeports en 2023 : plus de 46.000 passeports délivrés à fin octobre 2023, tandis que le record de 2022 est de 50.000 sur l’année civile.

De même pour les visas, le record de 2018, 127.000 visas, sera dépassé cette année. On délivrera plus de 140.000 visas en 2023. La recette des visas à Londres est d’un million d’euros pour le seul mois d’octobre !

Si on augmentait les effectifs de 50%, nous ferions croître les revenus de 50% dans les caisses de l’État. Dommage que la France ne fonctionne pas comme une entreprise ! +d’images

Devoir de mémoire

Cérémonie du 11 novembre — Brookwood

Comme chaque année au carré français du cimetière militaire de Brookwood, en compagnie des Français du Royaume-Uni, nous avons célébré le jour anniversaire de l’Armistice et rendu hommage à la mémoire de tous les morts pour la France ainsi qu’aux trois militaires français morts en Irak l’été dernier.

Cette année est marquée par le centenaire de la Flamme du souvenir. Depuis 1923, chaque jour, la flamme est ravivée devant la tombe du soldat inconnu.

Un ciel bleu azur et un soleil radieux se sont invités à la cérémonie à la satisfaction de tous les participants.

Précédé par l’ambassadrice Hélène Duchêne, et le député Alexandre Holroyd pour l’Assemblée nationale, j’ai déposé une gerbe pour le Sénat. Puis, tour à tour, le même hommage a été rendu par le consul général Samer Melki ; le représentant de la fondation de la France Libre ; le président de l’Association des mutilés, anciens combattants et victimes de guerre ; le délégué du Souvenir français ; la présidente de l’association de l’Ordre national du Mérite ; le représentant de la CWGC et les conseillers des Français de l’étranger, Patricia Connell, Amelie Mallet et Rémi Vazeille.

Représentants d’associations, porte-drapeaux, anciens combattants venus en nombre côtoyaient les militaires et les élèves des lycées Charles de Gaulle de Londres et Winston Churchill constituaient un mélange des générations.

Ensemble, nous rappelions que notre nation a un devoir moral envers ses anciens combattants qui ont défendu notre liberté avec bravoure et qu’elle honore ceux qui sont allés jusqu’au sacrifice.

Merci à tous les participants et à tous ceux qui nous ont accompagnés dans cet hommage par la pensée. +d’images

Royal Air Force Club

À l’invitation de Ian Reed, président du groupe du Patrimoine des Forces Alliées, j’ai assisté à la cérémonie au mémorial du Royal Air Force Bomber Command.

Situé dans Green Park à Londres, le mémorial commémore les aviateurs du Royal Air Force Bomber Command pendant la Seconde Guerre mondiale, quelle que soit leur nationalité.

Parmi eux, le Français René Mouchotte fut reconnu comme un pilote de chasse redoutable et un chef exemplaire. Il disparut au-dessus de la Manche, il y a 80 ans, lors d’une mission de protection des bombardiers américains B-17. René Mouchotte est le symbole de la fraternité d’armes entre la Royal Air Force et l’armée de l’air. Il volait dans un spitfire britannique et se battait pour une Europe libre.

Merci au colonel Xavier Rival, attaché de Défense adjoint Air & Espace, qui a partagé avec moi sa passion pour l’histoire de René Mouchotte, qui reste un leader emblématique pour les aviateurs d’aujourd’hui.

Toute ma gratitude également envers le lieutenant-colonel, attaché de Défense Air à l’ambassade du Royaume-Uni en France, pour l’échange très instructif qui témoigne de la solidité de la coopération franco-britannique. Les tableaux qui ornent le Royal Air Force Club, situé à proximité du mémorial, en attestent. +d’images

Vitrine Jean Moulin — Lycée Charles de Gaulle

Brigitte Williams, déléguée de la fondation de la France Libre, poursuit son travail de mémoire avec ténacité et a réuni une très belle assistance, ce 10 novembre 2023, avec le soutien de Catherine Bellus-Ferreira, proviseure du lycée Charles de Gaulle.

J’ai participé à l’inauguration de la vitrine dans l’entrée du lycée Charles de Gaulle dédiée à Jean Moulin, marquant le “80ème Anniversaire du dernier vol de Tangmere, son décès et du Conseil national de la Résistance”, en présence d’Hélène Duchêne, Alexandre Holroyd, député, Samer Melki, consul général, Patricia Connell et Amelie Mallet, conseillères des Français de l’étranger et d’un grand nombre de représentants d’associations françaises.

La mise en valeur de ces photos, textes ou objets recueillis avec patience par Brigitte permettent aux élèves de s’approprier l’histoire de ces résistants qui ont combattu la barbarie, souvent au sacrifice de leur vie.

Pour ceux qui souhaitent plus de détails sur cet événement, je vous recommande de lire l’excellent article de Philomène Dubois. Elle relate avec précision cet événement qui marque un nouveau succès de Brigitte. +d’images

Culte du souvenir

À l’invitation de Thibault Lavergne, vice-président du consistoire de l’Église protestante française de Londres, j’ai assisté à l’office du souvenir, ce dimanche 12 novembre 2023.

Cela m’a permis de rencontrer la nouvelle pasteur Pascale Renaud-Grosbras, qui a succédé à Stéphane Desmarais.

À l’issue du moment de recueillement en mémoire de tous ceux qui sont morts pour la France, Thibault Lavergne a justement mis à l’honneur la présence de notre porte-drapeau Daniel Steck.

Daniel porte nos couleurs à cette occasion, chaque année, comme il le fait à Brookwood pour le 11 novembre ou à Carlton Garden pour le 18/6. +d’images

Enseignement

Journée Parapluie FLAM

Invité par Sophie Gavrois-Karnavos, présidente du Parapluie FLAM UK, j’ai assisté à la vingtième journée du Parapluie FLAM, en présence de Véronique Miller, conseillère des Français de l’étranger pour l’Écosse et présidente de l’école buissonnière de Glasgow.

J’ai eu le plaisir de retrouver les animateurs engagés du comité du Parapluie FLAM UK et de déguster avec les participants une part de gâteau célébrant le dixième anniversaire de la Fédération.

Les progrès de l’action des dizaines d’associations FLAM du RU, en soutien à l’éducation bilingue des enfants francophones au Royaume-Uni ont été constants depuis la création du plan École en 2008.

Je me suis réjouis que le chèque éducation FLAM, porté depuis mon élection en 2014 et voté au Sénat, ait été mis en œuvre par l’AEFE, l’an dernier, pour aider les familles impactées par la crise Covid.

Le Pass Éducation langue française prévu au budget 2024 du programme 151 (Français de l’étranger) constitue l’aboutissement de cette évolution (lire : Audition de Catherine Colonna – Pass Éducation Langue française).

C’est une orientation que j’ai toujours prônée pour prendre en compte spécifiquement les enfants français scolarisés en dehors du réseau AEFE. Il concernera les écoles FLAM.

Hommage à Joëlle Simpson qui a annoncé son retrait du comité lors de l’AG. Elle a été la seconde présidente du parapluie FLAM UK et a fait partie du comité depuis l’origine.

Oreille attentive de toutes les créatrices d’associations FLAM au Royaume-Uni depuis plus de 20 ans, Joëlle a toujours su les inspirer et les encourager. Le succès du développement du réseau FLAM britannique lui doit énormément. +d’images

En circonscription aux États-Unis – Washington (11-13 oct. 2023)

Dixième déplacement aux États-Unis pour participer au forum des Conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) d’Amérique du Nord à Washington, à l’invitation de leur président Paul Bensabat. Un événement qui a constitué une opportunité unique d’aborder les perspectives de la relation économique transatlantique et les évolutions du marché américain.

A la faveur de mon passage, Laurent Bili, ambassadeur de France aux États-Unis, m’a accordé un entretien qui nous a permis un tour d’horizon de sujets d’actualité internationale. Je suis particulièrement reconnaissant à Caroline Monvoisin, consule générale de France à Washington, qui a organisé la réunion des conseillers des Français de l’étranger présents sur place.

Enfin, j’ai eu le plaisir de découvrir le nouveau campus du lycée Rochambeau, accueilli par Hélène Fabre, directrice exécutive, et Xavier Jacquenet, proviseur.

Diplomatie économique

Résidence de l’ambassadeur

Laurent Bili, ambassadeur de France aux Etats-Unis, avait convié à la Résidence tous les participants au séminaire économique Amérique du Nord (États-Unis, Canada) des CCEF, en présence de Michel Miraillet, ambassadeur de France au Canada.

L’ambassadeur a souligné qu’en 30 ans, le quai d’Orsay n’avait jamais connu une période aussi dangereuse. Il décrit une relation transatlantique au beau fixe : nos deux pays sont en phase sur les trois crises majeures que nous observons.

Parmi les participants (CCEF, consuls généraux et conseillers économiques), j’ai retrouvé Paul Bensabat, président des CCEF pour les États-Unis et organisateur du forum, Sophie Sidos-Vicat, présidente des CCEF, deux élus conseillers des Français de l’étranger (CFDE) également CCEF : Gérard Epelbaum (New York) et Dominique Lemoine (Atlanta).

CCEF de Floride

Merci à Xavier Capdevielle, CCEF Miami, et ancien CFDE, qui m’a invité à prolonger l’événement en retrouvant les CCEF de Floride pour un dîner.

Ils m’ont permis de vivre pleinement une journée de 30 heures…

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Forum des CCEF

Tous ensemble pour faire gagner la France !

Co-organisé, comme l’an dernier, par la commission Amérique du Nord des CCE présidée par Paul Bensabat et le service économique régional dirigé par Antonin Aviat, le forum a été ouvert cette année par un message de Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie, réélu l’an dernier député par les Français d’Amérique du nord.

Sophie Sidos-Vicat, présidente des CCEF, élue au printemps dernier, s’est félicitée de voir 250 participants réunis à l’ambassade de France pour la circonstance, après avoir partagé un message de solidarité à Anne Baer, présidente CCEF en Israël.

Pour la 4ème année consécutive, la France apparaît comme le pays le plus attractif d’Europe. Les entreprises américaines sont par ailleurs à l’origine de 280 projets d’investissements en France.

Durant deux jours, ce forum de rencontres a mis en exergue les implications de la rivalité Chine- États-Unis sur la relation économique transatlantique. La nécessité de sortir de Chine toutes les activités possibles pour atténuer les risques liées à une confrontation des deux puissances est désormais abordée sans détours.

Après des décennies de délocalisation, la re-localisation (reshoring) s’engage à marche forcée suite aux lois « Inflation réduction Act » et « Chip Act ». Si tout ne peut revenir aux Etats-Unis, la nécessité de créer un réseau de fournisseurs situés dans d’autres pays « amis » s’exprime au travers du concept de « Friendshoring ». La moitié des importations américaines venant de Chine trouvent leurs sources dans des filiales de sociétés américaines ou taiwanaises. Il faut donc s’attendre à une période de transition avec un déplacement vers d’autres pays.

La responsabilité sociale des entreprises en matière de salaire décent, du non-emploi d’enfants ou enfin des conséquences environnementales sont autant d’obligations qui sont difficilement contrôlables en Chine. Le risque pour la réputation de l’entreprise dans un pays qui ne respecte pas les droits humains apparaît désormais plus important que le bénéfice économique d’une production à bas coût.

Parmi les invités d’honneur, Dan Schulman, ancien président directeur général de PayPal a révélé que la société reçoit plus de 3 à 4 millions d’attaques cyber quotidiennes et a fait de la cybersécurité la première priorité.

En conclusion du forum, Yann Le Cun, Chief AI, Scientist chez Meta, a révélé que les systèmes futurs dépasseront les humains et auront des émotions. Il lui paraît déterminant que la France favorise les plateformes ouvertes pour ne pas passer à côté des opportunités liées à l’intelligence artificielle.

Félicitations à Paul Bensabat et à tous les organisateurs pour ces deux jours de conférences passionnants. +d’images

Atelier French Tech

Comme l’année précédente, je me suis inscrit à l’atelier dédié aux communautés French Tech et aux écosystèmes tech en Amérique du nord.

La participation des membres de communautés French Tech était toujours aussi importante.

À San Francisco, les Français ont démontré leur capacité à croître à côté des start-ups israéliennes.
Dans l’Intelligence artificielle, le talent français est reconnu.
Des fonds US investissent désormais directement dans des sociétés françaises.

À Miami, la Floride s’est imposée aux côtés de Dubaï et Singapour pour la Blue Tech (technologie des océans). La French Tech locale promeut la coopération avec la Chambre de commerce, les CCEF et Business France et exprime le besoin d’avoir un lieu pour partager leur savoir-faire.

Les Missions à Austin et Mexico ont partagé l’importance de la cohésion de ces différents acteurs la « French Team ».

Les participants ont souligné que l’art de vivre à la française était un des facteurs d’attractivité pour les start-upers.

Afin de convaincre les investisseurs nord-américains, ils rappellent que les structures nées en Israël poursuivent toutes leur développement aux E-U. Il faut que les start-ups françaises s’inspirent de ce volontarisme pour rassurer ces investisseurs.

10 ans après la création de la French Tech, le défi est relevé. Le talent français dans les nouvelles technologies est reconnu. La France est la première place dans l’UE pour les levées de fonds. La performance n’est pas mince.

Soirée CCEF Amérique du Nord

Pour la soirée de gala du séminaire économique, Paul Bensabat, président de la commission Amérique du Nord des CCE, a choisi d’organiser un cocktail sur la terrasse de l’hôtel Watergate qui dispose d’une vue imprenable sur le Potomac.

La réputation de cet hôtel est universelle depuis qu’il a été le théâtre de l’effraction du siège du Comité national démocrate (DNC), situé au 6e étage du complexe hôtelier, le 17 juin 1972.

L’arrestation de cinq intrus est à l’origine du plus grand scandale politique mondial qui a conduit alors à la démission de Richard Nixon de la présidence des Etats-Unis.

Diplomatie parlementaire

Ambassadeur

Laurent Bili, ambassadeur de France aux États-Unis, a succédé en début d’année à Philippe Etienne, rencontré lors de mon précédent passage.

L’ambassadeur m’a accordé un entretien à l’ambassade à la faveur de mon passage pour préparer mon prochain déplacement à Washington, à la tête d’une délégation française de la cyber, prévu en 2024.

Nous avons fait un tour d’horizon sur les sujets d’actualité concernant la politique américaine et les relations bilatérales entre Washington et Pékin, en présence de Caroline Monvoisin, consule générale de France à Washington.

Précédemment ambassadeur de France en Chine, à Pékin, Laurent Bili n’est revenu que trois fois en France durant cette période du fait des conditions de déplacement très restrictives liées au Covid.

Communauté française

Conseillers des Français de l’étranger

À l’invitation de Caroline Monvoisin, consule générale à Washington, une rencontre a été organisée avec des conseillers des Français de l’étranger établis aux États-Unis. Jérémie Robert, consul général à New York, et Mathieu Esnault, Consul adjoint et Chef de chancellerie, participaient également à la rencontre.

J’ai retrouvé les élus de Washington Olivier Piton et Blandine Chantepie en compagnie de Gérard Epelbaum (New York) et Dominique Lemoine (Atlanta) venus pour la réunion des CCEF.

Les effectifs de notre communauté ont progressé en Georgie et au Texas. Le Bastille Day (14 juillet) 2023 a réuni 8000 Français à Central Park.

Les élus sont revenus sur la question de la CSG-CRDS toujours réclamée aux non-résidents en dehors de l’UE, ce qui est perçu comme une mesure fiscale discriminatoire. Parmi les difficultés, le délai pour commencer à recevoir sa retraite française aux USA est de deux ans. Un autre point mis en exergue avait trait à la carte vitale pour les retraités et le délai de carence de 3 mois au retour en France.

Sur New-York, le plafonnement des bourses scolaires laisse parfois un reste à charge pour le boursier trop important. Cela a justifié 30 recours.

La moitié des effectifs de notre consulat dans la capitale fédérale est affectée au service des visas qui centralise les demandes émanant de tous les États-Unis.

Suite à la loi bioéthique votée par le Parlement en 2021, j’ai souhaité faire le point sur les dossiers de GPA (Gestation pour Autrui) enregistrés par nos services à la demande de compatriotes. Leur nombre a été divisé par 5 : 20 contre une centaine par an auparavant. Dans les faits, les parents rentrent souvent directement avec l’enfant en France muni d’un passeport américain.

Merci à Caroline Monvoisin pour son accueil. Le partage de son expérience au sein de la DFAE a été fort utile lors de nos discussions.

Enseignement

Lycée Rochambeau

Retour à Rochambeau pour découvrir le nouveau campus de Maplewood, distant de seulement 5 minutes du collège, dans un parc où séjournent biches et renards.

Hélène Fabre, directrice exécutive, et Xavier Jacquenet, proviseur, m’ont fait visiter ce site ouvert en novembre 2022, qui regroupe 660 enfants scolarisés en maternelle et primaire.

Ce campus se substitue à deux sites précédents, ce qui permet de rationaliser l’organisation tout en offrant un confort inégalé aux enfants dans un des plus luxueux établissements du réseau.

Les classes de primaire accueillent 20 élèves chacune (5 classes par niveau), celles de maternelle sont limitées à 18.

Cuisine et jardin pédagogique, infrastructures sportives variées et nombreuses, toilettes dans chacune des salles de classe, tout a été imaginé pour offrir un cadre de travail idéal aux enfants au travers de multiples activités extra-scolaires.

La capacité du site est limitée à 700 enfants du fait des conditions de respect de l’environnement, de l’impact de l’établissement sur les conditions de circulation et des nuisances sonores potentielles.

Tous les enfants âgés de plus de 5 ans doivent arriver à l’école à l’aide d’un bus scolaire.

À la faveur de cette visite, j’ai eu un temps de rencontre avec les enseignants et élèves de CM2 qui ont prévu de découvrir le Sénat lors de leur voyage à Paris, au printemps prochain, sous la conduite de Marie Comninos, Professeur des écoles CM2.

Félicitations à toute l’équipe de Rochambeau pour ce spectaculaire accomplissement qui correspond à un investissement de 65 millions de dollars.

En croissance depuis son déconventionnement, les effectifs de Rochambeau devraient atteindre 1230 d’ici à la fin de l’année scolaire. La montée des cohortes devrait permettre d’atteindre les 1400 élèves d’ici à 2030. +d’images