Accueil      En circonscription      Sénat      Bilan de mandat      Revue de Presse          Parcours      Contact     
    

En circonscription en Éthiopie – Addis-Abeba (8 mars 2022)

Retour en Éthiopie pour une étape de 24 heures le 8 mars 2022 afin de faire le point, suite à la crise de l’automne 2021.

j’ai été très heureux d’avoir revu l’ancien directeur Afrique du Quai, Rémi Maréchaux (à l’image) aujourd’hui notre ambassadeur en Éthiopie. Je le remercie de m’avoir accompagné d’un bout à l’autre de mon déplacement, tout en me faisant partager sa connaissance approfondie de l’Afrique.

Un mois exactement avant mon arrivée à Addis-Abeba, j’ai eu le plaisir de revoir Henok Teferra, ambassadeur d’Éthiopie en France, auditionné au Sénat par le groupe d’amitié France-Pays de la Corne de l’Afrique.

Signe de l’évolution favorable de la situation, Addis-Abeba venait d’accueillir, la semaine précédente, le 35e Sommet de l’Union africaine, auquel plus d’une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement se sont rendus.

Diplomatie parlementaire

Parlement éthiopien

Entretien avec Zeleke Temesguen Baru, chef du bureau du président de la chambre haute, Agegnehu Teshager.

Les élections de septembre 2021 ont assis l’autorité du parti de la Prospérité d’Abi Ahmed dans un contexte marqué par la guerre au nord et les tensions communautaires.

Nous avons évoqué la situation au Tigré, la mise en service du barrage de la Renaissance et la position de l’Éthiopie sur la résolution concernant l’Ukraine à l’ONU.

Diplomatie économique

Communauté économique

L’ambassadeur Rémi Maréchaux m’a organisé une réunion en deux temps avec la communauté d’affaires en Ethiopie : un échange avec les CCEF et le conseil d’administration du Club d’affaires franco-éthiopien (CAFE), suivi d’un cocktail à la Résidence en présence de la communauté d’affaires.

J’ai ainsi eu le plaisir de retrouver Gilbert Millhac, président du comité des CCEF Éthiopie, fort de 9 membres et 4 experts associés, ainsi que Olivier Poujade, président du CAFE qui compte 45 membres, avec lequel je suis resté en contact régulier depuis mon précédent passage à Addis-Abeba en 2019. Il a créé la première société de conseils dédiée au marché immobilier éthiopien. Olivier emploie près de 50 personnes en Éthiopie et au Soudan.

La présence des entreprises françaises s’est accrue ces dernières années passant de 28 en 2014 à 53 en 2021. Nos entreprises sont principalement présentes dans l’agroalimentaire, l’énergie et le transport-logistique.

Les exportations françaises en Éthiopie sont dominées par les ventes d’Airbus à Ethiopian Airlines. +d’images

Résidence de France

Visite de l’emprise de la Résidence, priorité de mon action pour le pays suite à ma visite de 2019.

Le parc de l’ambassade de France en Éthiopie, d’une surface de 37 hectares, constitue la plus vaste emprise du réseau diplomatique français. Il s’étend sur un terrain d’un périmètre de 3 kilomètres environ.

L’ambassade dispose d’un titre de propriété depuis 2014 qui lui donne toute latitude pour mener des projets immobiliers.

Le parc regroupe les locaux professionnels de l’ambassade, la Résidence de France ; un parc de logements destinés aux agents ; diverses infrastructures techniques ; un club hippique ; un court de tennis et un espace de restauration destiné aux agents.

J’ai souhaité suivre le programme de rénovation et d’optimisation de ce patrimoine. La première étape consiste en la rénovation des espaces techniques (cuisines, stockage) et de réception de la résidence. +d’images

Communauté française

Réunion consulaire

Afin de prendre en compte les attentes de nos compatriotes et leurs observations face à la situation économique et l’impact de la guerre en Éthiopie, l’ambassadeur Rémi Maréchaux a organisé une réunion consulaire avec Michel Gleyze, conseiller des Français de l’étranger pour l’Éthiopie, le consul, les 6 chefs d’îlot d’Addis-Abeba et 4 présidents d’association, dont Addis-Abeba Accueil.

. A ce jour, 850 Français sont inscrits au Consulat en Éthiopie.
. 90% vivent dans la capitale ou sa banlieue.
. Un tiers est établi depuis plusieurs générations.
. Un tiers est constitué d’expatriés venus pour des contrats d’une durée maximum de 5 ans.
. Un tiers représente des familles franco-éthiopiennes composées d’enfants français et le plus souvent d’une mère éthiopienne.

Jusqu’au début de la crise sanitaire et de la guerre civile, les Français venaient régulièrement faire du tourisme dans le pays. Leur nombre est désormais très faible. +d’images

Enseignement

Lycée Guébré Mariam (LGM)

Visite du lycée Guébré Mariam accompagné par le proviseur, suivie d’une rencontre avec les associations d’enseignants et de parents d’élèves.

Durant la crise politico-militaire survenue à l’automne, la France a fait la démonstration de son attachement à préserver la continuité des enseignements.

Nous avons évoqué les difficultés croissantes de recruter des enseignants, qu’ils soient de droit local ou résidents. L’AEFE a décidé d’exonérer le LGM de sa participation à la rémunération des résidents pour les 5 prochaines années à l’image de ce qui est fait au Liban. Cette décision a du sens car la rénovation et la restructuration des locaux devient urgente.

La crise de gouvernance observée en 2021 avait fait l’objet d’un entretien que j’avais eu en septembre dernier avec le conseiller des Français de l’étranger pour l’Éthiopie. Un changement de proviseur a été opéré en décembre 2021. Il a fait l’objet d’un consensus de la part des parents, des enseignants et de l’administration.

Mon intervention devant les élèves de première, à l’occasion de la Journée internationale des droits des Femmes, était destinée à les sensibiliser à l’importance de lancer l’alerte s’ils sont victimes ou témoins d’agression. +d’images>

En circonscription à Oman – Mascate (6-7 mars 2022)

100 !!! Le Sultanat d’Oman constitue le 100ème pays que j’ai visité depuis le début de mon mandat (28 sept. 2014) au service des communautés françaises à travers le monde.

Je remercie Véronique Aulagnon, ambassadrice de France à Oman, pour m’avoir proposé un programme en concertation avec les autorités omanaises qui m’a conduit à être remarquablement reçu à la chambre haute du Parlement (à l’image avec  le Cheikh Abdulmalik Abdullah Al Khalili, son président) et au ministère du Commerce et de l’Industrie.

Le volet économique méritait attention puisqu’une quarantaine de grandes entreprises françaises sont implantées au Sultanat, où elles disposent de parts de marchés significatives dans la production d’électricité et d’eau, la gestion des déchets, l’industrie pétro-gazière, la sécurité, la logistique ou la grande distribution. Oman, dont l’exploitation des hydrocarbures un tiers du PIB et les trois-quarts des exportations, recherche des partenariats dans le cadre d’un plan de diversification (industrie manufacturière, tourisme, logistique, pêche et minier…)

Dans ce pays de 5 millions d’habitants, le nombre de Français inscrits au Registre s’élève à 600. Toute ma gratitude à Matthieu Basselier, stagiaire de l’INSP qui m’a accompagné dans toutes les étapes.

Diplomatie parlementaire

Majlis A’Dawla

Pour mon premier déplacement au Sultanat d’Oman, qui est le 100ème pays que j’ai traversé depuis mon entrée au Sénat, j’ai eu le privilège d’être accueilli au salon d’honneur par un membre du Majlis A’Dawla, chambre haute du Parlement.

J’ai été reçu ensuite par le Cheikh Abdulmalik Abdullah Al Khalili, président de la chambre haute pour un entretien en tête à tête.

Durant les deux heures d’échanges, nous avons eu l’opportunité de partager nos visions respectives sur de nombreux sujets de politique étrangère : Conseil de coopération des états arabes du Golfe, Yémen, invasion de l’Ukraine par la Russie, accords d’Abraham entre Israël et les Émirats arabes unis, Iran, Ouïgours….

La diplomatie omanaise est fondée sur des principes constants : assurer la sécurité régionale en particulier dans le détroit d’Ormuz (Oman partage avec l’Iran le contrôle du détroit) et ne s’impliquer dans aucun conflit. Pour y parvenir, le Sultanat ne rompt les liens diplomatiques avec personne.

Le Sultanat joue un rôle de facilitateur discret qui permet de faire avancer parfois les discussions, comme cela est avéré avec l’accord sur le nucléaire iranien en juillet 2015.

Le président de la chambre haute m’a encouragé à poursuivre l’objectif d’organiser une visite du groupe interparlementaire France-Pays du Golfe à Oman en 2023. +d’images

Presse

Le président du Conseil d’État reçoit le président du groupe d’amitié parlementaire entre la France et les pays du Golfe (6 mars 2022)

Traduction : Son Excellence Cheikh Abdul-Malik bin Abdullah Al-Khalili, président du Conseil d’État, a reçu ce jour Olivier Cadic, membre du Sénat français représentant les résidents à l’étranger et chef du groupe d’amitié parlementaire entre la France et les États du Golfe, dans le cadre de sa visite au Sultanat d’Oman du 5 au 8 mars.

Son Excellence le président du Conseil d’État a salué les relations existantes entre le Sultanat d’Oman et la République française, espérant que la visite contribuerait à élargir les horizons de coopération entre les deux pays amis, à développer les relations bilatérales et à les pousser vers des horizons plus larges.

Pour sa part, le sénateur français s’est félicité de cette visite, soulignant que son pays attache une grande importance au développement de la coopération avec le Sultanat d’Oman, cette coopération comportant de nombreuses pistes qui servent les intérêts des deux pays amis.

Il a indiqué que sa visite actuelle au Sultanat d’Oman s’inscrit dans le cadre de la préparation d’une visite future de tous les membres du groupe d’amitié entre le Sultanat d’Oman et la France. voir l’article

State Council Chairman receives French senator (6 mars 2022)

Muscat: Shaikh Abdulmalik bin Abdullah al Khalili, Chairman of the State Council, received Olivier Cadic, the French senator for French citizens living abroad and President of the France-Gulf States Friendship Group, within the framework of his current visit to the Sultanate of Oman from March 5 to 8.

The chairman of the State Council commended the existing relationship between the Sultanate of Oman and the French republic, hoping that the visit will enhance cooperation and bilateral relations between the two countries. lire la suite l’article

Diplomatie économique

Ministère du Commerce et de l’Industrie

Entretien avec Mme Asila Al Samsani, sous-secrétaire d’État auprès du ministre du Commerce et de l’Industrie pour évoquer les priorités d’Oman en matière d’orientation économique, en présence de Françoise Puig-Inza, Première conseillère et conseillère de coopération et d’action culturelle à l’ambassade.

En matière d’investissements, alors que Total Énergies a annoncé, fin décembre 2021, la signature de plusieurs accords de développement gaziers, la France confirme qu’elle est un acteur économique de premier plan au Sultanat.

Elle dispose de parts de marché significatives dans la production d’électricité et d’eau, la gestion des déchets, l’industrie pétro-gazière, la sécurité, la logistique, la grande distribution et les services aux entreprises.

À la suite de l’échange avec la ministre, son équipe a partagé une présentation des opportunités d’investissements s’inscrivant dans le cadre de la vision Oman 2040. +d’images

Conseil économique

Véronique Aulagnon, ambassadrice de France à Oman, organise régulièrement un conseil économique avec les conseillers du commerce extérieur (CCEF) du Sultanat, dont la section est présidée par Patrick Thienpont, CEO de Barka Desalination Company.

L’achèvement des contrats aéronautiques, la fermeture du Sultanat dès mars 2020 dans le cadre de la crise Covid et l’effondrement des importations françaises en provenance d’Oman ont conduit à une régression historique des échanges économiques bilatéraux en 2020. Un déficit commercial avec Oman a été enregistré pour la première fois en 2021.

Plusieurs CCEF observent que la reprise est en vue à la faveur de l’amélioration des perspectives macro-économiques, suite à la progression du prix du pétrole.

Les CCEF d’Oman sont confiants et ont pour objectif de faire venir des PME pour leur présenter les opportunités du marché.

Lors du déjeuner dans son restaurant français « La Brasserie », Sulaiman Al-Harthi, président de l’Oman France Amitié et CEO d’Alizé islamic Bank, m’a confié pour sa part qu’Oman offrait d’excellentes perspectives dans les énergies renouvelables, ainsi que de nombreuses opportunités d’acquisition pour restructurer des entreprises du secteur du tourisme ayant souffert de la crise. +d’images

Barka – Usine de dessalement (Suez)

Visite de l’usine de dessalement de Barka, opérée par Suez, en présence de Patrick Thienpont, directeur de l’usine, président des CCEF Oman et de Matthieu Basselier, stagiaire INSP à l’ambassade de France.

Cette installation, localisée à 50 km au nord-ouest de Mascate, a été construite en seulement 30 mois. Elle est un élément essentiel au développement de la production d’énergie et d’eau pour le réseau principal d’Oman.

Il faut récupérer environ 2 litres d’eau de mer pour 1 litre d’eau potable.

L’usine produit 281.000 m3 par jour, soit 20% de l’eau potable du Sultanat.
Pour y parvenir, l’installation extraie 650.000 m3 d’eau de mer, quotidiennement.

Après 4 ans d’existence, toutes les sociétés omanaises qui oeuvrent dans le secteur de l’eau et l’énergie ont obligation de coter sur le marché local 40% de leurs actions, dont la moitié à destination du grand public.

La société Barka Desalination Company a été introduite en bourse, début février, avec succès et cotée pour la première fois le 27/02/22.

Une réussite qui illustre l’expertise française dans ce domaine. +d’images

Enseignement

Lycée français de Mascate

Accueilli par Christine Riez-Nogueira, directrice au lycée français de Mascate, j’ai visité l’établissement et rencontré des représentants des parents d’élèves.

Créé en 1995 par Elf Atochem, l’école française de Mascate est devenue en 2015 le lycée français de Mascate, un établissement privé de droit omanais, géré par le comité de gestion de l’association des parents d’élèves, à but non lucratif.

Celui-ci est conventionné avec l’AEFE et homologué de la petite section de maternelle à la classe de troisième ; toutes les classes du lycée à partir de la seconde sont sous le régime du CNED.

L’établissement accueille actuellement 215 élèves de la petite section de la maternelle à la terminale.

Les effectifs étaient de 300 élèves avant la crise sanitaire. Mais la gestion financière serrée pour surmonter le départ de familles lié au Covid et une approche budgétaire prudente permettent d’envisager l’avenir avec optimisme.

Le lycée français de Mascate a été l’un des deux derniers établissements avec Panama à obtenir la garantie de l’état pour son emprunt immobilier au travers de l’ANEFE. +d’images

Centre franco-omanais

Visite du Centre franco-omanais (CFO) avec Aurélien de Chappotin, directeur, suivie d’une rencontre avec une dizaine d’enseignants et d’étudiants.

Créé en 1979, le Centre est une école de langues et un centre culturel. Le CFO est placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères français et celle du ministère de l’Éducation omanais.

Installé dans une très belle villa du quartier central de Madinat As Sultan Qaboos, le CFO accueille 250 étudiants de langue française par session et propose un programme culturel ciblé vers le jeune public.

Adultes comme enfants peuvent fréquenter sa médiathèque, ses 11 salles de cours équipées de TBI ou son agréable jardin paysager.

Le CFO, seul centre d’examens officiels pour le DELF/DALF et le TEF/TEFAQ, héberge également un bureau d’informations sur les études en France (Campus France).

Nous avons échangé sur la nécessité pour la France de relancer l’offre des bourses universitaires qui ont chuté ces dernières années. +d’images

En circonscription aux Émirats arabes unis – Dubaï (4-5 mars 2022)

L’émirat de Dubaï, deuxième économie de la Fédération (26 % du PIB total), a centré son développement sur sa position privilégiée de plate-forme commerciale et touristique, avec un port et un aéroport qui comptent parmi les plus importants au monde, avant de se développer dans les services (services financiers, tourisme, commerce de détail, etc.).

La visite de notre délégation sénatoriale auprès du conseil national fédéral a contribué à renforcer les relations parlementaires, à promouvoir l’échange d’expérience entre nos deux pays, ainsi qu’à coordonner les points de vue sur de nombreuses questions régionales et international d’intérêt commun.

Diplomatie économique

Conseil national fédéral

Notre mission parlementaire a rencontré les membres du Conseil national fédéral.

Échanges avec le Dr Ali Al Nuaimi, président du comité Défense et Affaires étrangères et intérieures, avec lequel je m’étais déjà entretenu lors de mon précédent déplacement à Abu Dhabi, début 2020.

Nous avons discuté des principaux sujets internationaux : Ukraine, Yémen et accords d’Abraham entre les EAU et Israël. À ce titre, j’ai invité le Dr Ali Al Nuaimi à participer à la conférence que j’organise au Sénat, le 2 mai prochain, sur ces accords d’Abraham.

Le Conseil national fédéral fait fonction de Parlement au rôle consultatif. Depuis 2019, il est constitué à 50% de femmes. +d’images

Exposition universelle

Visite des pavillons

Retour pour la troisième fois à l’Exposition universelle de Dubaï. Le 3 décembre dernier, j’accompagnais le Président de la république, Emmanuel Macron (compte-rendu).

Ouverte en octobre 2021, l’Exposition universelle fermera ses portes fin mars 2022.

Avec le groupe d’amitié, nous nous sommes rendus sur les pavillons des Émirats arabes unis (photo 1), de l’Arabie saoudite (photo 2), du Koweït, de Bahreïn et de la France. Notre pavillon « Lumière, lumières » est une vitrine de la vision et du savoir-faire français à l’international. Il a enregistré 1,5 million de visiteurs.

Le lendemain, je suis revenu en compagnie de Nawal Mouhtaram, entrepreneuse dans l’immobilier à Dubaï qui m’a guidé sur l’expo. Nous avons visité le pavillon du GCC, de Djibouti, du Brésil, d’Israël, du Royaume-Uni, d’Éthiopie et bien évidemment celui de l’Ukraine.

J’ai visité 19 pavillons au total, si on ajoute ceux de la Belgique, la Serbie, le Chili, le Maroc, l’Inde, le Qatar et Oman. Le 20ème étant le pavillon d’honneur, où j’ai assisté à la signature de contrats commerciaux en présence du Président de la république, en décembre.

Cerise sur le gâteau : la délégation du groupe d’amitié que je présidais a été reçue par le Cheikh en charge de l’Exposition universelle. Une rencontre qui m’a offert l’opportunité de saluer le formidable succès de cet événement.

80% des pavillons resteront en place lorsque l’exposition fermera ses portes. +d’images

Pavillon de l’Ukraine

En solidarité avec le peuple ukrainien, qui subit l’invasion de la Russie, les visiteurs déposent un message sur un Post-it, dont le nombre tapisse les murs du pavillon ukrainien de l’Exposition universelle de Dubaï.

Une vidéo du président Volodymyr Zelensky appelle au respect de l’intégrité et de la souveraineté de son pays.

+d’images

Pavillon du GCC

Dans le prolongement de mon entretien à Riyad avec le Dr. Nayef Falah M. Al-Hajraf, secrétaire général du GCC (Gulf Cooperation Council for the Arab States), je me suis rendu sur le pavillon du GCC, lors de mon passage à l’Exposition universelle à Dubaï.

Merci à toute l’équipe exposante pour son chaleureux accueil.

+vidéo

Entrepreneurs

Communauté française

Outre le petit-déjeuner que j’avais organisé en compagnie de Gilles Grima, conseiller des FDE pour les EAU, auprès de la communauté d’affaires d’Abu dhabi le 3 mars, nous avons renouvelé l’exercice à Dubaï le 5 mars avec les entrepreneurs de Dubaï, en présence de Geoffroy Bunetel, président de la Chambre de commerce qui réunit les deux Business Group (Dubaï et Abu Dhabi) depuis l’an dernier.

Les start-upers de Dubaï m’avaient suggéré de faire notre réunion chez David, boulanger-pâtissier, qui a partagé son parcours exceptionnel avec une force de caractère exemplaire lui permettant de surmonter tous les obstacles.

Le lendemain soir, la délégation sénatoriale a offert une réception à la communauté française au lycée français international Georges Pompidou, en présence d’Hervé Serol, conseiller des FDE pour les EAU, de Nathalie Kennedy, consule générale de France à Dubaï et de Omar Germouni, président du conseil de gestion du lycée Pompidou.

Il m’est revenu l’honneur de prononcer le discours de clôture de notre mission en Arabie saoudite et aux Émirats, à la suite de Laurent Lafon, président de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication.

Pendant une semaine, j’ai eu le privilège de faire un voyage historique avec huit collègues qui pour sept d’entre-eux découvraient le Moyen-Orient.

J’ai déclaré que j’étais particulièrement heureux de terminer cette semaine en compagnie de la « French smart génération » de Dubaï ! +d’images

En circonscription aux Émirats arabes unis – Abu Dhabi (2-3 mars 2022)

Dans le prolongement de la mission sénatoriale en Arabie saoudite (CR Riyad et CR Al-Ula & Djeddah), notre délégation de neuf sénateurs a été accueillie par Xavier Chatel, ambassadeur de France aux Emirats arabes unis. A Abu Dhabi, la présence française est emblématique, notamment à travers le musée du Louvre, la Sorbonne, la base navale, l’Institut français mais aussi grâce à sa communauté d’affaires très active.

Fondée en 1971 lors du départ des Britanniques, la Fédération des Émirats arabes unis est constituée de sept émirats, dont Abou Dhabi et Dubaï. Les communautés étrangères représentent 90 % de la population de cet état fédéral de 9 millions d’habitants !

La visite du président de la République, à laquelle j’ai participé en décembre dernier (compte-rendu), a conforté notre relation bilatérale avec un renforcement de notre partenariat stratégique dans tous les domaines, notamment militaire (achat de 80 Rafales et de 12 hélicoptères), économique (feuille de route pour des investissements émiriens à hauteur de 15 milliards dans les secteurs innovants en France) et culturel (prorogation du Louvre Abou Dhabi pour dix ans).

Sécurité

Safe City Center

Les EAU sont un partenaire de la France dans le domaine de la lutte anti-terroriste, qui fait l’objet d’échanges denses et constants.

Sur le plan sécuritaire, les Émirats consacrent de très nombreux moyens et recours aux technologies les plus modernes pour prévenir la criminalité, le radicalisme et l’extrémisme.

Lors de ma visite en novembre dernier à Dubaï, les Françaises vivant sur place me confiaient se sentir en totale sécurité, alors même qu’aucun policier ne sillonnait les rues.

Voilà pourquoi j’ai proposé au groupe d’amitié France-Pays du Golfe, composé de Nathalie Delattre, vice-présidente du Sénat et Joëlle Garriaud-Maylam, présidente déléguée pour les EAU de visiter le Safe City center de la police d’Abou Dhabi au ministère de l’Intérieur.

Accueillis par le lieutenant-colonel Saeed Al Shehhi, directeur du département des opérations de sécurité, nous avons visité la salle des opérations de sécurité.

Le réseau important de caméras associés à l’intelligence artificielle leur permet de développer des outils qui facilite les recherches.

La police cherche à anticiper les crimes en développant des outils permettant de prédire les comportements dangereux. Cette méthode pourrait être susceptible de faire baisser, entre autres, les violences domestiques.

L’analyse des réseaux sociaux leur permet de mieux appréhender les tensions dans les communautés et de faire des suggestions d’actions pour faire baisser la pression.

Beaucoup d’informations collectées durant ce rendez-vous qui nous permettront d’alimenter de nombreuses réflexions pour améliorer par exemple la sécurité routière.

Vidéo : Drone « feu tricolore » pour pallier un feu défaillant. +d’images

Défense

Base navale française

Visite de la base navale française de Mina Zayed par le groupe d’amitié France-Pays du golfe, en compagnie de Nathalie Delattre, vice-présidente du Sénat et Joëlle Garriaud-Maylam, présidente déléguée pour les EAU.

Accueillis par le colonel Hervé Bouault, adjoint interarmées des FFEAU, nous avons assisté à une présentation des diverses opérations dans lesquelles nos forces ont été engagées, comme Arpagan qui a abouti à l’évacuation d’Afghanistan de 2834 personnes dont 200 français.

L’opération Narcops a permis la saisie de 32,8 tonnes de drogue, soit 73% des saisies globales de la Marine nationale.

Nous avons bénéficié de l’escale de la frégate Guépratte à la faveur de manœuvres conjointes entre Oman, le Royaume-Uni, les États-Unis et la France, au large d’Oman. +d’images

Culture

Louvre Abu Dhabi
Un musée universel au service du rayonnement de la France

Accueillis par Manuel Rabaté, directeur du Louvre d’Abu Dhabi, la mission conjointe de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication, présidée par Laurent Lafon et le groupe d’amitié France-Pays du golfe a visité le musée du Louvre d’Abu Dhabi.

Inauguré par le Président Emmanuel Macron le 8 novembre 2017, ce musée constitue le plus grand projet culturel porté par la France à l’étranger à ce jour.

Dessiné par Jean Nouvel, le bâtiment est une prouesse architecturale conçue pour être « une esthétique en accord avec sa fonction de sanctuaire des œuvres d’art les plus précieuses ».

La collection permanente est composée de plus de 620 œuvres majeures. Une exposition temporaire était consacrée à Versailles.

Le musée dénombre, depuis son ouverture, plus de 2 millions de visiteurs. +d’images

Alliance française

A l’issue du concert de Louis Bertignac devant la communauté française, notre délégation sénatoriale a visité l’Alliance française d’Abu Dhabi dirigée par Franck Trouilloud.

La crise sanitaire a provoqué un effondrement des recettes. Franck Trouilloud, qui avait déjà été appelé par le passé pour remonter l’Alliance française de Malaga en Espagne, est à nouveau à l’oeuvre.

Il met en valeur les nouveaux locaux en cherchant à en faire un lieu de rencontres pour les Français à la faveur des événements qu’il organise.

Le succès du concert de Louis Bertignac en est une belle illustration. +d’images

Entrepreneurs

Communauté française d’affaires

En marge du déplacement de la mission parlementaire aux EAU, Gilles Grima, conseiller des Français de l’étranger pour les EAU et Oman, avait organisé un petit-déjeuner avec la communauté d’affaires française établie à Abu Dhabi.

Gilles avait tenu à réunir à la fois des cadres représentant les grandes entreprises françaises (Dassault, Naval group….) et des start-upers à l’image de Carine Helbecque et Selwat Cherrat qui ont fondé « Le Rendez-vous », un concept store pour présenter les créations de mode.

Participaient également à la réunion, Guillaume Nassif, conseiller des FDE, et Alain Thevenot, ancien conseiller des FDE de 2014 à 2021.

Le débat a porté principalement sur les conséquences de la guerre en Ukraine et des difficultés rencontrées par les jeunes pousses dans un environnement ultra compétitif.

Un grand merci à Gilles Grima pour cette superbe réunion qui a réuni une trentaine de participants. +d’images

En circonscription en Arabie saoudite – Al-Ula et Djeddah (28 fév. – 2 mars 2022)

La visite de neuf sénateurs en Arabie saoudite a été conjointement organisée par la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication, présidée par Laurent Lafon et le groupe d’amitié France-Pays du Golfe que je préside.

Après avoir visité le fort d’Al-Masmak et le Musée National de Riyad dans la capitale du Royaume, nous avons également découvert les projets emblématiques saoudiens dans le domaine du patrimoine et du tourisme tels que le site Al-Ula et la réhabilitation de la vieille ville de Djeddah.

Al-Ula

Capitale mondiale de l’archéologie

L’Arabie saoudite ouvre au public le deuxième site Nabatéen après Petra en s’appuyant sur l’expertise française pour dévoiler ses richesses.

Al-Ula est situé dans le nord du pays.

La visite des sites a été organisée et animée par Laïla Nehmé (archéologue et épigraphiste spécialiste des Nabatéens, directrice de recherche au CNRS) qui travaille sur le site depuis 2002.

La délégation sénatoriale exprime toute sa gratitude à Laïla Nehmé.

Dans le cadre de l’accord intergouvernemental pour le développement d’Al-Ula signé le 10 avril 2018 entre la France et l’Arabie saoudite, l’expertise française est mise au service de l’ensemble du projet de développement du gouvernorat d’Al-Ula et porté par la Commission Royale pour Al Ula (RCU).

Cette expertise française est placée par l’Agence Française pour le Développement d’Al-Ula (AFALULA), composée aujourd’hui d’une cinquantaine de personnes, qui intervient dans chacun des domaines suivants : culture, tourisme et hôtellerie, sports, enseignement supérieur, recherche (dont archéologie), architecture, infrastructures, agriculture, botanique, cheval, sécurité.

Son Altesse, le Prince Badr bin Abdullah bin Mohammad bin Farhan Al Saud, également ministre de la Culture, est le Gouverneur d’Al-Ula.

Culture :
Lors de la visite présidentielle le 4 décembre 2021, un accord inter-gouvernemental a été signé pour la création d’un complexe culturel franco-saoudien, la « Villa Hégra », reliant Al-Ula au réseau international des « Villas » (Villa Médicis, Casa Velasquez, Villa Kujoyama etc.) La préfiguration culturelle de la Villa pourrait démarrer dès cette année tandis que le bâtiment devrait être construit d’ici 2023-2024.
Dans le cadre du MasterPlan 1 (MP1) validé en 2020 par le prince héritier, Mohammed Ben Salman, un projet de constellation de 9 musées est prévu, comprenant notamment le musée d’Hégra, le musée du basalte noire, le musée de l’encens, le musée du cheval, ainsi que le Kingdom Institute, un centre de recherche consacré à l’archéologie et l’histoire de l’art.

Tourisme et hôtellerie :
Dans le cadre du développement du tourisme à Al-Ula, l’offre hospitalière est l’un des principaux enjeux. Plusieurs nouveaux hôtels se sont développés au cours des dernières années, doublant quasiment l’offre de clés, dont l’hôtel de la société mexicaine Habitas qui a ouvert ses portes fin 2021. L’hôtel Banyan Tree (opéré par le groupe Accor) doit entrer en phase de rénovation/construction d’ici mars 2022 pour rouvrir ses portes d’ici la fin 2022. À noter que le projet d’hôtel Sharaan dessiné par l’architecte Jean Nouvel et ciblant une clientèle de luxe, implique des travaux de grande envergure et nécessitera encore plusieurs années.
D’autres projets de développement du tourisme impliquent des partenaires français : promotion de la destination et de la marque Al-Ula (avec les agences Traveller Made et Voyageurs du Monde), projet Al Ula Orient Express (dans un partenariat AFALULA – Orient Express – Accor – SNCF et IMA) visant à la conception et la négociation du projet de développement d’un Orient Express à Al-Ula).

Sports :
Al-Ula s’intègre à de nombreux évènements sportifs nationaux du Royaume, notamment le Rallye Dakar.
Dans le cadre de la Saison Culturelle d’Al-Ula (festival culturel de décembre à mars), des évènements sportifs de haut niveau sont proposés aux touristes, notamment dans le secteur équestre (compétition de polo, courses d’endurance, etc.) mais également dans le cadre d’un Ecotrail, organisé par une société française.

Enseignement supérieur et coopération linguistique :
Depuis le 1er novembre 2021, l’Alliance Française d’Arabie saoudite (AFAS) s’est implantée à Al-Ula au sein de l’Institut des Langues d’Al-Ula, opéré par Education First (même opérateur que pour l’enseignement de l’anglais).
Deux enseignants ont été recrutés de France pour enseigner le français sur place.
La formation de la population locale est l’un des piliers du projet d’Al-Ula.
Dans le cadre d’un accord (MoU) signé le 4 décembre 2021, l’Ecole Ferrandi s’implantera à Al-Ula au sein d’un International College for Hospitality and Tourism (ICTH).
Le bâtiment ICTH devrait voir le jour aux côtés de la Villa Hégra en 2023-2024.

Recherche (dont archéologie) :
L’un des principaux volets du développement du tourisme à Al-Ula repose sur l’exploration et la valorisation des sites archéologiques du gouvernorat (et de ses alentours). Il existe au total 7 missions archéologiques franco-saoudiennes en cours à AlUla dont Mada’in Salih (contrat CNRS – Ministère de la Culture saoudien) dirigée par Laïla Nehmé.

Sécurité :
Dans le cadre de la visite d’Emmanuel Macron le 4 décembre 2021, un accord a été signé entre la RCU et Thales afin d’apporter l’expertise technologique française dans le domaine des villes intelligentes (smart cities) et de doter Al-Ula des meilleurs standards dans les domaines de la sécurité, de la durabilité et du bien-vivre des habitants. +d’images

Djeddah

Projet culturel : la réhabilitation de la vieille ville

Troisième étape imprévue, la délégation sénatoriale est passée par Djeddah depuis Al-Ula pour cause de transit aérien afin de pouvoir poursuivre son programme vers les Émirats arabes unis.

Le ministère des Affaires étrangères saoudien a organisé un passage par la vieille ville pour permettre aux parlementaires d’apprécier l’investissement du Royaume pour préserver son patrimoine historique.

De retour sur le site où j’avais accompagné Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, le 4 décembre 2021, nous avons été accueillis par Nadia Chaaya, présidente du conseil consulaire de Djeddah, et par El Mostafe Mihraje, consul général à Djeddah.

Laurent Lafon, président, et les membres de la commission sénatoriale de la Culture, de l’Éducation et de la Communication ont pu comprendre les raisons qui ont incité notre ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, à s’impliquer pour développer un partenariat bilatéral, afin de soutenir les efforts de l’Arabie saoudite dans ce domaine. +d’images

En circonscription en Arabie saoudite – Riyad (25 fév. – 28 fév. 2022)

Toute notre gratitude à nos collègues du Majlis Al Shoura pour l’extraordinaire programme proposé et le ministère des Affaires étrangères saoudien pour l’assistance fournie tout au long de cette visite de 4 jours qui nous a conduits de Riyad à Al-Ula, puis Djeddah.

Nos remerciements vont aussi à Ludovic Pouille, ambassadeur de France, et à toute son équipe pour leurs efforts et leur soutien.

Merci enfin aux conseillers des Français de l’étranger Mira Abiramia (Riyad) ; Nadia Chaaya (Pdte du conseil consulaire), Abdeljabbar Elameri et Élise Bouthenet (Djeddah) de leur présence.

Diplomatie parlementaire

Neuf sénateurs

Une délégation de neuf sénateurs s’est successivement rendue à Riyad, Abou Dhabi et Dubaï (*).

Ce déplacement (du 25 février au 6 mars) a été conjointement organisé par la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication, présidée par Laurent Lafon et le groupe d’amitié France-Pays du Golfe que je préside.

48 heures avant le départ, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, nous a adressé une lettre de soutien en se réjouissant que nos relations bilatérales avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis soient « nourries par des visites parlementaires », comme celle que nous organisons avec Laurent (lire).

En effet, notre démarche s’inscrit dans le prolongement du déplacement du président Macron à Dubaï, Doha et Djeddah (2-4 déc. 2021) auquel j’ai eu le privilège de participer (Compte-rendu).

Vice-ministre des Affaires étrangères

Dès notre arrivée à Riyad, nous avons été reçus par le vice-ministre des Affaires étrangères SE Walid Al Khuraiji.

Nous avons eu l’opportunité d’évoquer plusieurs sujets dont au premier chef l’engagement militaire du Royaume au Yémen.

J’ai souhaité connaître la position du Royaume concernant l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie pour renverser un pouvoir élu démocratiquement. Le ministre a répondu que l’Arabie saoudite prône la paix, le respect de l’intégrité territoriale et des principes de la charte des Nations unies.

Concernant les effets de la crise militaire pouvant entraîner une hausse des prix de l’énergie, le vice-ministre s’est voulu rassurant en indiquant que son pays ne serait pas enclin à voir s’ajouter une crise de l’énergie après la crise sanitaire mondiale et ce conflit militaire naissant.

Nous avons également évoqué la question du Levant. Le ministre des Affaires étrangères saoudien se rendait ce jour-là à Paris pour rencontrer son homologue Jean-Yves Le Drian à ce sujet.

La discussion partagée avec les autres membres de la délégation a porté sur l’actualité régionale et internationale et le renforcement de la coopération franco-saoudienne dans tous les domaines. +d’images

Majlis Al-Shoura

De retour au Majlis Al-Shoura dans le prolongement de ma visite en novembre 2021, la délégation sénatoriale en visite officielle à Riyad a été reçue par le vice-président du Majliss Al-Shoura, SE Dr Meshaal bin Fahm Al Salmi.

Le déplacement d’une délégation composée de membres de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication, présidée par Laurent Lafon, et de membres du groupe d’amitié France-Pays du Golfe que je préside, a réuni 9 sénateurs.

Il démontre l’importance de notre relation bilatérale et renforce les liens de confiance entre les parlements des deux pays.

Hoda Al-Helaissi, membre francophone du conseil de la Choura, venue nous accueillir à notre arrivée à l’aéroport, a reconnu le caractère historique de ce déplacement.

Sur la suggestion de Hoda Al-Helaissi, nous avons convenu de créer un groupe de travail commun entre nos deux assemblées pour trouver des synergies dans la lutte contre le terrorisme radical. Côté Sénat, il sera conduit par Nathalie Delattre, VP du Sénat et Pdte déléguée du groupe d’amitié pour l’Arabie saoudite.

Dr Ayman Fadil, Pdt du groupe d’amitié pour la Choura nous a à nouveau accueilli avec beaucoup de chaleur et de faste. Nous lui en sommes sincèrement reconnaissants.

La Choura a une fonction essentiellement consultative.

Elle a le pouvoir de rédiger des propositions de loi destinées au cabinet gouvernemental ou au Roi, de proposer des révisions et des amendements, ainsi que de demander audience aux ministres qui ne sont pas issus de la famille royale.

En revanche, seul le Roi a le pouvoir d’adopter les textes de loi et de les faire respecter. L’Assemblée peut transmettre des recommandations au Roi, réaliser des études collégiales, examiner les budgets des ministères et leur demander des informations sur leur secteur de compétences respectif.

L’Assemblée consultative saoudienne compte 150 membres, nommés pour quatre ans par le Roi, dont 20% de femmes. +d’images

Conseil de Coopération des États arabes du Golfe (CCEAG)

Entretien avec Nayef Al-Hagraf, Secrétaire général du CCEAG en compagnie de la délégation de la Culture,  de l’Education et la Communication, présidée par Laurent Lafon et celle du groupe d’amitié France-Pays du golfe.

Le CCEAG a été créé en 1981. Il réunit l’Arabie Saoudite, Bahrein, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et Oman.

Ses priorités sont l’intégration économique et le développement d’une politique de défense commune.
En matière d’intégration économique, les États membres ont fait aboutir le projet d’union douanière, une TVA commune entrée en vigueur en 2018.

Notre échange a porté sur le conflit au Yémen et l’initiative de paix présentée par Riyad le 22 mars 2021.

J’ai souhaité connaitre la position des pays du Golfe suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le Secrétaire général m’a répondu que les pays du Golfe plaidaient pour le respect de la souveraineté des États et de la charte des Nations Unies.

Il a également partagé la préoccupation des états membres du CCEAG à l’égard de l’Iran qui nourrit les crises régionales en Syrie, en Irak, au Yemen et au Liban. +d’images

Etidal

Etidal – Centre international pour la lutte contre l’idéologie extrémiste

Visite d’Etidal, le centre dédié à la lutte contre l’extrémisme sur Internet, en compagnie des membres du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite et Joëlle Garriaud-Maylam.

Inauguré le 21 mai 2017 à Riyad, le centre Etidal (qui signifie modération en arabe) se fixe pour objectif de lutter contre l’idéologie extrémiste sur Internet et de promouvoir une culture de la modération et de la tolérance.

Il conduit, à cet effet, des actions dans trois domaines : la surveillance en ligne et la collecte de données dans le monde entier dans plusieurs langues et dialectes ; l’analyse, sur cette base, des ressorts de l’extrémisme à travers des activités de recherche, de diagnostic et de « fact-checking » ; la conception et la diffusion sur les réseaux sociaux, en arabe et en anglais (Twitter, Facebook etc), d’un contre-narratif à l’extrémisme et d’informations sur les ressorts de l’idéologie extrémiste.

Etidal regroupe, à ce stade, douze pays, parmi lesquels le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn. Il s’appuie également sur un réseau de partenaires : organisations et agences gouvernementales, entreprises, universités et « think-tanks », agences de sécurité et de renseignement.

Sur le plan de la gouvernance, Etidal n’est rattaché ni au ministère de l’Intérieur, ni à la Présidence de la sécurité de l’État, mais relève directement du Prince héritier, Mohamed bin Salman.

Il est piloté par un Conseil d’administration composé de douze Directeurs représentant les pays et organisations membres du centre et renouvelé tous les cinq ans.

Un Haut Comité pour l’idéologie, composé de chercheurs et d’intellectuels est chargé d’élaborer son programme idéologique et de définir des mécanismes pour le mettre en œuvre.

Ses opérations sont placées sous la conduite d’un Secrétaire général, le Dr. Mansour al-Shammari qui nous a accueilli avec son équipe.

Le Centre utilise un ensemble d’indicateurs de performance clés bien définis pour évaluer à la fois la performance interne de son fonctionnement et l’impact externe de ses activités, ainsi que leur lien avec la réalisation de la vision, de la mission et des objectifs stratégiques recherchés.

Ces objectifs comprennent : la prévention par la réfutation de la rhétorique extrémiste, la lutte contre les activités extrémistes en ligne, la sensibilisation, ainsi que la promotion de la coopération internationale et de la mise en œuvre de partenariats.

Le Laboratoire d’innovation du centre (Innovation Lab) a pour but d’adapter et de créer les outils technologiques permettant de lutter contre l’extrémisme sur Internet.

Il s’appuie à cet effet sur une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et d’experts, qui développent des algorithmes et modèles en interne, ainsi que sur des partenaires tels que Google.

Avec des taux d’exactitude pouvant aller jusqu’à 98%, ces modèles permettent d’évaluer les affinités pour un groupe extrémiste (Sentiment prediction model), de localiser des internautes suspects (Localisation prediction model) et de connaître leur genre (Gender detection model) et les spams envoyés (Spam detection model).

Le centre est, ainsi, capable de définir en temps réel quels groupes extrémistes représentent une menace, de mesurer leur audience et leur soutien sur les réseaux sociaux et de déterminer quels comptes Twitter doivent être désactivés en priorité pour enrayer la diffusion de leur idéologie.

La stratégie media, enfin, est le fer de lance des activités du centre, en construisant et diffusant des contre-narratifs à l’idéologie extrémiste. À travers des contenus audiovisuels variés (images, vidéos, graphes, etc…), des messages et récits – souvent inspirés de faits réels – diffusés sur les réseaux sociaux visent à déconstruire les idées véhiculées par les groupes extrémistes.

Les allures futuristes du centre Etidal permettent de prendre la mesure de l’exceptionnelle capacité d’analyse des logiciels innovants et des équipes de chercheurs pluridisciplinaires.

Quelque trois cent cinquante opérateurs analysent en temps réel des données numériques dans le monde entier.

Ces opérateurs sont divisés en trois équipes : l’analyse multimédia, visant à identifier les internautes extrémistes recensés dans une base de données de reconnaissance faciale ; le tableau de bord des données, qui permet d’attribuer à chaque contenu jugé à risque un « ticket », pour transmission éventuelle aux services de sécurité compétents ; la surveillance des chaînes télévisées, avec la retranscription par écrit du contenu de plus de cent chaînes dans dix langues et une analyse par mots-clefs afin de détecter les contenus extrémistes.

Environ quatre cents personnes, très majoritairement des jeunes saoudiens ayant étudié en Californie, sont actuellement employées par le centre. +d’images

Communauté française

Réception à la Résidence

Merci à Ludovic Pouille, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite, d’avoir convié les représentants de la communauté française à rencontrer notre délégation à la Résidence de France.

Près de 200 personnes étaient réunies dont les conseillers des Français de l’étranger Mira Abiramia pour la circonscription de Riyad et les trois conseillers venus spécialement de Djeddah : Nadia Chaaya (Pdte du conseil consulaire), Abdeljabbar Elameri et Élise Bouthenet.

Ludovic Pouille a souligné les succès obtenus suite à la visite du Président Emmanuel Macron, le 4 décembre dernier à Djeddah, et mis en valeur les atouts de nos entreprises pour contribuer à la réussite de la vision 2030 exprimée par son Altesse royale le prince héritier.

L’ambassadeur pense que notre communauté nationale, qui compte 6000 résidents dans le Royaume, pourrait atteindre 30.000 personnes d’ici à 2030.

Cet événement m’a permis de répondre aux interviews des journalistes présents et de retrouver de nombreux compatriotes installés en Arabie saoudite comme Philippe Corbel, président de l’UFE Riyad et son équipe, mais également les conseillers du commerce extérieur de de la France. +d’images

Diplomatie économique

Diriyah

Comme je l’avais fait en novembre 2021, je suis revenu avec notre délégation sénatoriale pour lui faire découvrir le fabuleux projet de la Diriyah Gate Development Authority (DGDA).

Ce projet vise à faire de Diriyah, zone autour du site patrimonial At-Turaif inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2010, l’une des premières destinations touristiques de la région pour les activités de visites historiques, culturelles, artistiques et de loisirs.

La zone a fait l’objet d’un plan de restauration visant à redonner vie à son patrimoine historique.

Les travaux à Diriyah sont toujours en cours, et portent sur le développement de l’ensemble de l’oasis.

Nous avons pu observer l’avancement des travaux dans le quartier d’Al Turaif, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, avant d’assister en avant-première à un son et lumière époustouflant sur le site. +d’images

Qiddiya

Qiddiya, ville du divertissement, du sport et de la culture

Accompagné de Laurent Lafon, président de la commission Culture, Enseignement et de la Communication, j’ai rencontré Philippe Gas, un Français qui a dirigé Eurodisney pendant 7 ans, qui est le directeur général du gigaprojet Qiddiya depuis décembre 2020.

La ville du divertissement de Qiddiya, développée par la Qiddiya Investment Company (QIC), incarne les ambitions touristiques de l’Arabie saoudite dans le cadre de la Vision 2030 et la volonté du pays de diversifier son économie.

La future ville est actuellement en construction à 40 kilomètres de la ville de Riyad. Elle ambitionne de devenir la plus grande place de parcs d’attraction au monde, devant Orlando aux États-Unis.

Le groupe Bouygues Constructions a récemment remporté un contrat d’un milliard de dollars, en co-entreprise avec le groupe saoudien Almabani, pour la construction du parc d’attraction SixFlags dont la première phase doit être achevée en 2023.

L’ensemble de la ville de Qiddiya doit être livré à l’horizon 2030 et vise à accueillir plus de 40 millions de visiteurs par an.

Qiddiya répond à une demande, encore largement non satisfaite sur le territoire national, d’activités de loisirs et de divertissement d’une population dont la moitié est âgée de moins de 25 ans. Le schéma directeur du projet a été approuvé en 2019.

La cité de Qiddiya comprendra des parcs de loisirs à thème, des installations sportives et des aires culturelles.

Un stade de 65 000 places y sera construit pour accueillir des événements sportifs internationaux.

Des centres commerciaux, des restaurants et des hôtels seront également construits.

L’achèvement de l’ensemble du site est prévu en 2030. +d’images

Conseil d’affaires franco-saoudien

Mohamed ben Laden, président du conseil d’affaires franco-saoudien, a reçu la mission parlementaire en présence de plusieurs membres influents du conseil pour évoquer les opportunités offertes par le Royaume.

Avec un PIB de 782 milliards USD en 2019, l’Arabie saoudite est la première économie du Moyen-Orient et la 20ème économie mondiale.

Le plan stratégique Vision 2030 reflète l’ambition du Royaume de transformer les fondamentaux de l’économie saoudienne. Un ambitieux programme visant à injecter 427 milliards de dollars d’investissements dans les secteurs de l’industrie, des infrastructures et des services a été lancé en 2019 pour réduire la dépendance au pétrole.

MÉDIAS

MEDIA – ASHARQ NEWS / BLOOMBERG :
Interview sur la situation en Ukraine.
Vidéo

MEDIA – ARAB NEWS :
« Une délégation du groupe sénatorial d’amitié France-Pays du Golfe en visite à Riyad » (26 fév. 2022). Lire

MEDIA – ARAB NEWS :
«L’Arabie Saoudite a toujours agi comme un État responsable», indique Olivier Cadic (01 mars 2022). Lire

MÉDIA – ARAB NEWS :
La délégation française impressionnée par le succès d’Etidal dans la lutte contre l’extrémisme (01 mars 2022) + vidéo. Lire

MÉDIA – ARAB NEWS :
La vision 2030 ouvre de nouvelles perspectives pour la France, affirme Laurent Lafon (01 mars 2022). Lire

(*) Composition de la délégation :

Membres de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication :
– M. Laurent LAFON Président Sénateur (UC) du Val-de-Marne
– M. Pierre OUZOULIAS Vice-Président Sénateur (CRCE) des Hauts-de-Seine
– Mme Céline BOULAY-ESPÉRONNIER Sénatrice (LR) de Paris
– Mme Sonia de La Provôté, Sénatrice (UC) du Calvados
– M. Jacques GROSPERRIN Sénateur (LR) du Doubs
– M. Lucien STANZIONE Sénateur (SER) du Vaucluse

Membres du groupe d’amitié France – Pays du Golfe :
– M. Olivier CADIC Président, Sénateur (UC) représentant les Français de l’étranger
– Mme Nathalie DELATTRE Sénatrice (RDSE) de la Gironde, Vice-Présidente du Sénat, Présidente déléguée pour l’Arabie saoudite
– Mme Joëlle GARRIAUD-MAYLAM Sénatrice (LR) représentant les Français de l’étranger, Présidente déléguée pour les Émirats arabes unis

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°163 – 10 mars 2022

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°163 – 10 mars 2022Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. Réunion plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger
. Le bureau exécutif de l’AFE communique
. FemmesExpats : le jubilé
. Égalité homme-femme : ça commence à l’école (AEFE)
. Enfants français à besoins particuliers à l’étranger, comment obtenir la prise en charge d’une aide humaine ?
. Devant qui peut-on établir sa procuration ?
. Conseil d’État et contentieux consulaires
. Présentation d’un candidat à la présidentielle : qu’ont fait vos élus ?
(parlementaires, membres de l’AFE, présidents de conseils consulaire)

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Thierry CONSIGNY, conseiller à l’AFE et Président du Conseil consulaire au Japon. (Caisse des Français de l’étranger)
. Nadine FOUQUES-WEISS, conseillère à l’AFE et conseillère des Français d’Allemagne du Sud. (Caisse des Français de l’étranger)
. Marie-Christine HARITÇALDE, conseillère à l’AFE et Présidente du Conseil consulaire au Chili. (STAFE)
. Nadine PRIPP, conseillère des Français en Suède (réfugiés ukrainiens)

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
La France dans les Pays du Golfe. La délégation sénatoriale en ARABIE SAOUDITE du 25 février au 1er mars :
– Ukraine. vice-ministre des Affaires étrangères Walid AL KHURAIJI
– Coopération. Nayef Al-HAGRAF, secrétaire général du Conseil de Coopération des États arabes du Golfe (CCEAG)
– Lutte contre le terrorisme : accueil à la Choura, Assemblée consultative saoudienne
– Diplomatie économique. Mohamed BEN LADEN, président du conseil d’affaires franco-saoudien
– Communauté française. Ludovic POUILLE, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite et les conseillers des Français de l’étranger : pour Riyad, Mira ABIRAMIA ; pour Djeddah : Nadia CHAAYA (Présidente du conseil consulaire), Abdeljabbar ELAMERI et Élise BOUTHENET.
– Al-Ula, site Nabatéen
– Projet Diriyah (tourisme, culture et loisirs)
– Projet Qiddiya, future plus grande place de parcs d’attraction au monde.
– Réhabilitation de la vieille ville de Djeddah

FRANCE
Actualités : Politique / Société

BRÈVES D’AILLEURS

Découvrir l’InfoLettre n°163

Émirats arabes unis – Dubaï – Expo Universelle – Pavillon GCC

Dans le prolongement de mon entretien à Riyad avec le Dr. Nayef Falah M. Al-Hajraf, secrétaire général du GCC (Gulf Cooperation Council for the Arab States), je me suis rendu sur le pavillon du GCC, lors de mon passage à l’Exposition universelle à Dubaï.

Merci à toute l’équipe exposante pour son chaleureux accueil.

Médias – Arab News : La délégation française impressionnée par le succès d’Etidal dans la lutte contre l’extrémisme (01 mars 2022) + Vidéo 1m

▪️Al-Shammari a souligné le développement continu de la coopération entre Etidal et la France dans la lutte contre l’idéologie extrémiste
▪️Cadic et la délégation qui l’accompagne ont été informés des stratégies d’action du centre et des schémas élaborés pour démonter le discours extrémiste

DJEDDAH: Le Dr Mansour al-Shammari, secrétaire général du Centre mondial de lutte contre les idéologies extrémistes (Etidal), a reçu au siège du centre à Riyad, le lundi 28 février 2022, le sénateur français et président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, Olivier Cadic, accompagné de sa délégation. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle de Cadic au royaume d’Arabie saoudite.

Al-Shammari a commencé la réunion en souhaitant la bienvenue à la délégation des sénateurs français, saluant le rôle international de la France dans le soutien de la stabilité. Il a souligné le développement continu de la coopération entre Etidal et la République française en ce qui concerne les efforts déployés pour lutter contre l’idéologie extrémiste.

Au cours de cette visite, Cadic et la délégation qui l’accompagne ont été informés des stratégies d’action du centre, de ses mécanismes de surveillance et d’analyse, des technologies qu’il utilise, ainsi que des schémas élaborés pour démonter le discours extrémiste (…) Cadic a fait l’éloge du système de travail d’Etidal.

Lire la suite de l’article

Média – Arab News : «L’Arabie Saoudite a toujours agi comme un État responsable», indique Olivier Cadic (01 mars 2022)

▪️Dans une interview accordée à Arab News en français, le sénateur Olivier Cadic affirme: «Le Royaume d’Arabie Saoudite propose une vraie vision et candidate pour accueillir l’exposition universelle de 2030 et je forme le vœu qu’il l’obtienne»

▪️Le vice-ministre des Affaires étrangères saoudien Walid ben Abdulkarim Al-Khuraiji a indiqué aux sénateurs français que l’Arabie saoudite prendrait ses responsabilités en cas de crise énergétique

RIYAD : Survenant dans le vif de la crise ukrainienne qui secoue l’Occident et rebat, entre autres, les cartes de l’approvisionnement énergétique, la visite officielle d’un groupe de sénateurs français en Arabie saoudite soulève des problématiques dont Arab News a pu s’entretenir avec le président du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, Olivier Cadic.

A la tête du groupe d’amitié France-Pays du Golfe qui comprend 46 membres, le sénateur Union Centriste Olivier Cadic est aussi le représentant des Français établis hors de France et le vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées.

Par ailleurs membre des groupes d’études Francophonie, Monde combattant et mémoire, Numérique, Statut, rôle et place des Français établis hors de France, Olivier Cadic s’est notamment exprimé sur le rôle de l’Arabie saoudite dans la crise énergétique liée à la crise ukrainienne, ainsi que sur l’actualité et l’avenir du partenariat franco-saoudien… Lire la suite de l’article

Média – Arab News : « Une délégation du groupe sénatorial d’amitié France-Pays du Golfe en visite à Riyad » (26 fév. 2022)

▪️Grand connaisseur des sites culturels saoudiens, l’ambassadeur de France à Riyad, M. Ludovic Pouille accompagne la délégation sénatoriale à travers les principaux monuments du pays
▪️La délégation doit aborder avec les officiels saoudiens les sujets d’intérêt commun entre la France et l’Arabie saoudite

RIYAD : Une délégation du Sénat français, composée de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication ainsi que du groupe d’amitié France-Pays du Golfe est en visite officielle à Riyad depuis vendredi, 25 février, et jusqu’au mardi 1er mars.
(…)
À l’occasion de ce déplacement, la délégation aura des entretiens politiques avec le ministre d’État des Affaires étrangères, le vice-Président de l’Assemblée consultative (Majlis al-Shoura) ainsi qu’avec le Secrétaire général du Conseil de Coopération des États arabes du Golfe. Elle visitera également les projets emblématiques saoudiens dans le domaine du patrimoine et du tourisme tels que Qiddiyah, Diriyah et AlUla ainsi que plusieurs sites culturels et historiques de Riyad.
(…)
La délégation sénatoriale rencontrera également plusieurs membres et représentants de la communauté française d’Arabie saoudite, notamment dans les domaines économique, éducatif et culturel.
(…)
Grand connaisseur des sites culturels saoudiens, l’ambassadeur de France à Riyad, M. Ludovic Pouille accompagne la délégation sénatoriale à travers les principaux monuments du pays dont notamment, samedi, le fort d’Al-Masmak (à l’image).
(…)
Plus tard dans la journée, M. Ludovic Pouille et la délégation sénatoriale ont visité le Musée National de Riyad.
(…)
Suivant toujours ce circuit qui relate l’histoire et met en lumière les trésors archéologiques de l’Arabie Saoudite M. Pouille et la délégation sénatoriale se sont plongés dans l’histoire de l’Arabie saoudite au 20ème siècle en visitant la fondation du Roi Abdulaziz et du Palais Murabaa à Riyadh.

Lire l’article : « Une délégation du groupe sénatorial d’amitié France-Pays du Golfe en visite à Riyad » (26 fév. 2022)

Diplomatie parlementaire – Neuf sénateurs français se rendent en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis

Ce 25 février, départ pour le Moyen-Orient avec une délégation de neuf sénateurs qui se rendra successivement à Riyad, Abou Dabi et Dubaï.

Ce déplacement (du 25 février au 6 mars) a été conjointement organisé par la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication, présidée par Laurent Lafon (à l’image) et le groupe d’amitié France-Pays du Golfe que je préside.

Nous sommes accompagnés par la présidente déléguée pour l’Arabie saoudite, Nathalie Delattre et la présidente déléguée pour les Émirats arabes unis, Joëlle Garriaud-Maylam.

48 heures avant le départ, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, nous a adressé une lettre de soutien en se réjouissant que nos relations bilatérales avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis soient « nourries par des visites parlementaires », comme celle que nous organisons avec Laurent.

En effet, notre démarche s’inscrit dans le prolongement du déplacement du président Macron à Dubaï, Doha et Djeddah (2-4 déc. 2021) auquel j’ai eu le privilège de participer (compte-rendu).

Composition de la délégation :

Membres de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication :
– M. Laurent LAFON Président Sénateur (UC) du Val-de-Marne
– M. Pierre OUZOULIAS Vice-Président Sénateur (CRCE) des Hauts-de-Seine
– Mme Céline BOULAY-ESPÉRONNIER Sénatrice (LR) de Paris
– Mme Sonia de La Provôté, Sénatrice (UC) du Calvados
– M. Jacques GROSPERRIN Sénateur (LR) du Doubs
– M. Lucien STANZIONE Sénateur (SER) du Vaucluse

Membres du groupe d’amitié France – Pays du Golfe :
– M. Olivier CADIC Président Sénateur (UC) représentant les Français de l’étranger
– Mme Nathalie DELATTRE Sénatrice (RDSE) de la Gironde, Présidente déléguée pour l’Arabie saoudite
– Mme Joëlle GARRIAUD-MAYLAM Sénatrice (LR) représentant les Français de l’étranger, Présidente déléguée pour les Émirats arabes unis

Sénégal / Dakar – Forum international sur la Paix et la Sécurité (5-7 déc. 2021)

À l’invitation de Florence Parly, ministre des Armées, j’ai assisté à la 7ème édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité, consacré aux enjeux de stabilité et d’émergence en Afrique dans un monde post-covid 19.

Parmi les parlementaires composant la délégation, j’ai eu le plaisir de retrouver, mon ancien collègue et ami Jean-Marie Bockel, mes collègues Joëlle Garriaud-Maylam et Rachid Temal, ainsi que le député des Français de l’étranger, M’jid El Guerrab.

Très heureux d’avoir pu revoir Nicolas Soyere et Gérard Sénac, nos conseillers des Français de l’étranger au Sénégal présents lors du premier Conseil local de développement auquel ils ont pu assister grâce à la loi votée en juillet dernier. Une pensée à Balkis Kaouk, présidente du Conseil consulaire qui, étant en déplacement à Paris, n’a pu être présente ce jour-là.

Pour l’anecdote, avant d’embarquer pour Dakar, j’avais atterri la veille à Orly à 22h00 de retour de Djeddah. Le Président de la République m’avait invité à l’accompagner lors de son déplacement au Moyen-Orient, au cours duquel un contrat de vente de 80 Rafale a été conclu avec les Émirats arabes unis (compte-rendu). Florence Parly et le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, étaient également du voyage. Dimanche matin, l’avion présidentiel a été une nouvelle fois mis à contribution pour le vol Paris-Dakar.

Je remercie vivement Florence Parly et Jean-Yves Le Drian de m’avoir proposé de les accompagner au Sénégal avec la délégation parlementaire.

Diplomatie

Forum international sur la Paix et la Sécurité

Tandis que je participais à la séquence du lundi matin avec Jean-Yves Le Drian à l’Institut Pasteur (voir ci-desous), Florence Parly, ministre des Armées assistait à la cérémonie d’ouverture du Forum de Dakar en présence du panel des hautes autorités.

Parmi les défis sécuritaires et les nouvelles menaces, le ministre a souligné l’importance de la lutte contre la désinformation. Florence Parly considère que les fake news sont une arme cyber à prendre en compte au même titre que les menaces terrestres, maritimes ou aériennes.

Nous avons rejoint le forum à la mi-journée. Jean-Yves Le Drian est intervenu l’après-midi. Il a déclaré qu’il fallait conjuguer solidarité internationale et souveraineté.

La solidarité s’exprime par les livraisons de vaccins. « Il y a ceux qui annoncent et ceux qui livrent. Ce ne sont pas toujours les mêmes ». On comprend qu’il faisait mention des déclarations de la Chine…

45 millions doses ont déjà été livrées aujourd’hui par l’UE, dont 14 millions par la France. 120 millions de doses seront apportées par la France d’ici à mi-2022.

L’objectif que l’Afrique devienne souveraine en matière de production de vaccins. Cela s’illustre au Sénégal avec le projet MADIBA auquel nous contribuons. Le ministre a prévenu qu’il était illusoire d’envisager une relance sans que la sécurité ne soit assurée.

Dîner

Les ministres ont invité la délégation à un dîner le soir, avant de reprendre l’avion pour Paris, afin de partager nos impressions. Nous avons été rejoints par Nicolas Soyere, ancien St Cyrien, conseiller des FDE pour le Sénégal, qui a partagé son analyse de la situation dans la sous-région lors d’un tête à tête avant le repas.

J’ai eu également le plaisir de retrouver simultanément Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal et Christophe Bigot, son prédécesseur qui m’avait accueilli lors de mon précédent déplacement au Sénégal. +d’images

Assemblée nationale

En marge du Forum international sur la paix et la sécurité de Dakar, la délégation parlementaire française a été reçue à l’Assemblée nationale du Sénégal par le président de la commission des Affaires étrangères, M. Papa Biram Touré, et le président de la commission de la Défense et de la Sécurité, M. Alioune Badara Diouf, en présence d’un groupe de députés parmi lesquels :
M. Boubacar Villiembo Biaye, député, 1er vice-président de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
Mme. Yaye Mane Albis, députée, membre de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
Mme. Marieme Soda Ndiaye, députée, membre de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
M. Demba Babayel Sow, député, membre de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
M. Abdou Aziz Diop, député, membre de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
M. Mame Bounama Sall, député, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;
M. Khalil Ibrahima Fall, député, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;
Mme Amininata Ly, députée, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;
M. Demba Keita, député, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;
M. Mor Kane Ndiaye, député, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;

Durant l’échange, je me suis réjouis d’entendre des parlementaires sénégalais saluer l’action de la France dans la région sahélienne face au terrorisme. « Il n’y aurait plus d’état au Mali si la France n’était pas intervenue », selon certains. Ensemble, nous avons convenu qu’il fallait créer les conditions de la stabilité au Mali et protéger le plus ardemment possible les états démocratiques dans la région.

En matière sanitaire, les parlementaires sénégalais ont appelé à poursuivre la coopération entre la France et leur pays. Comme le terrorisme, la Covid-19 n’a pas de frontières.

Le renforcement des relations entre nos deux parlements est plus que jamais nécessaire face à ce double enjeu sécuritaire et sanitaire. +d’images

Santé

Institut Pasteur de Dakar (IPD)

Visite de l’Institut Pasteur de Dakar (IPD) en présence du ministre Jean-Yves Le Drian, en compagnie de mes collègues sénateurs Joëlle Garriaud-Maylam et Rachid Temal ; et députés Isabelle Rauch, Sirra Sylla, M’jid El Guerrab, Jean-Francois Mbaye et de Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal.

Nous avons été accueillis par l’administrateur général, Amadou Sall qui nous a fait visiter l’unité de production Diatropix de tests Covid-19 anti-g.

Réalisée en décembre 2020, la plateforme prévoit la production de 50 millions de tests en 2022, au format test de grossesse qui donne le résultat en quelques minutes.

L’IPD est un acteur majeur de la lutte contre la Covid-19, soutenu par l’ambassade de France au Sénégal, l’AFD et le réseau international des instituts Pasteur.

Lieu de la découverte du virus de la fièvre jaune en 1927, l’Institut Pasteur de Dakar produit du vaccin anti-amaril depuis les années 1930.

L’Institut est l’un des 4 producteurs de par le monde agréé par l’OMS et il joue, de ce fait, un rôle déterminant dans la disponibilité mondiale de ce vaccin au travers des appels d’offre des organismes des Nations Unies (UNICEF, OMS…).

Les besoins actuels en vaccin anti-amaril sont nettement supérieurs à la capacité mondiale de production et c’est pourquoi le projet de construction d’une nouvelle unité (projet AfricAmaril) a démarré en 2013 afin de doter le continent d’une usine de production répondant aux plus hauts standards et capable de produire plus de 20 millions de doses par an.

La nouvelle unité de fabrication de vaccins contre la fièvre jaune sera mise en place avec le soutien de l’AFD. Une partie du prêt octroyé par l’AFD sera transformée en une subvention nette afin de faciliter et accélérer la mise en œuvre de ce projet.

La finalisation de la construction de l’usine est prévue en 2022.

La France soutient également le projet MADIBA (Manufacturing in Africa for Disease immunization and Building Autonomy) de l’Institut Pasteur. La construction de cette usine de production de vaccins contre le Gui D-19 et d’autres maladies endémiques permettra de produire 50 millions de doses d’ici à fin 2022 et 300 millions de doses en 2023. +d’images

Aide au développement

Conseil local de développement

Installation à Dakar du 1er Conseil local de développement, institué par la loi de programmation de l’APD, votée à l’unanimité du Parlement l’été dernier, présidé par Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal, en présence du ministre Jean-Yves Le Drian.

(à l’image) Le ministre a salué la présence des parlementaires présents et des conseillers des Français de l’étranger, Gérard Sénac et Nicolas Soyere, qui participent de droit à ces conseils.

Ce Conseil local de développement permet d’inscrire l’octroi de l’aide publique au développement dans un dialogue étroit avec les pays partenaires, en prenant en compte les besoins spécifiques des populations cibles. Jean-Yves Le Drian a rappelé en introduction que dans chacun des postes, l’installation d’un comité local inclusif permettra de décider ensemble, d’éviter le travail en silo afin de définir des objectifs communs.

Le ministre nous a soumis la stratégie pays pour le Sénégal 2022/2025 préparée par le poste. Cela commence par l’accompagnement du Sénégal vers son émergence. La France apportera sur cette période une contribution à hauteur de 1,5 milliard d’euros, dont 250 millions de financements de l’AFD. Le quadruplement de ses interventions positionne la France comme le premier bailleur bilatéral du Sénégal.

La France soutient les projets de mobilité, vecteurs de transferts de compétences. Le TER de Dakar, qui devrait entrer en circulation le 24 décembre 2021, est la première pierre d’un système intégré de transports urbains.

Les 5 secteurs prioritaires de notre coopération pour l’émergence sont :
– Le développement urbain ;
– L’innovation et numérique ;
– L’agriculture et agroalimentaire ;
– Le tourisme ;
– Les énergies renouvelables.

Concernant le développement durable, la santé et l’agriculture responsable, les initiatives portées par la France s’inscriront dans le cadre du plan Sénégal Émergent Vert, avec un objectif de création d’un million d’emplois. Cela passe également par une mobilisation accrue dans le secteur de la santé pour lutter ensemble face à la Covid-19.

Les intervenants sénégalais ont présenté avec beaucoup de force leurs attentes et leurs idées pour que l’aide au développement se déploie efficacement. +d’images

Sécurité

Éléments français au Sénégal (EFS)

La délégation parlementaire, conduite par Françoise Dumas, présidente de la commission de la Défense à l’Assemblée nationale, a été accueillie par le général de brigade Michel Delpit, commandant des Éléments français au Sénégal (EFS), pour une présentation des forces armées, des matériels et des capacités opérationnelles de l’unité.

Créé en 2011, les EFS conduisent des actions de partenariat au profit des armées de la sous-région et contribuent à la préservation de nos intérêts en Afrique de l’Ouest.

Les EFS sont stationnés sur la presqu’ile de Dakar. Ils assurent un rôle de point d’appui logistique au profit des opérations françaises dans la sous-région.

Forts de 500 militaires et de 180 personnels civils sénégalais, leur zone de responsabilité permanente couvre les 15 pays de la CEDEAO et la Mauritanie.

Cette mission de coopération militaire doit faire face à un contexte de dégradation constante de la situation sécuritaire dans la région, qui touche désormais les frontières des pays côtiers riverains de la zone sahélienne.

Je salue ce partenariat militaire opérationnel qui symbolise l’entente et l’amitié entre la France, le Sénégal et les pays de la sous-région. +d’images.

Moyen-Orient – Déplacement présidentiel (2-4 déc. 2021)

Pendant 48 heures, j’ai eu le privilège de faire partie de la délégation qui a accompagné Emmanuel Macron pour ses visites de travail aux Émirats arabes unis, dans l’État du Qatar, et au royaume d’Arabie saoudite.

De nombreux moments resteront gravés dans ma mémoire, à commencer par l’invitation du Président de la République à dîner à sa table, en compagnie des ministres Jean-Yves Le Drian, Florence Parly et Roselyne Bachelot pendant le vol.

Moment intense lors de la discussion partagée avec le ministre de la Défense saoudien et Florence Parly, ministre des Armées, tandis que le Président de la République concrétisait de son côté avec le Prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed Ben Zayed, le plus important marché militaire jamais signé avec la vente de 80 Rafales pour une somme de 17 milliards d’euros.

Moment convivial quand le ministre des Affaires étrangères, qui s’est rendu 22 fois aux Émirats en 10 ans, a partagé de nombreuses anecdotes sur ses déplacements, dont certaines péripéties sont dignes de figurer dans un film de James Bond.

Je suis convaincu que ce voyage a permis d’approfondir encore la relation d’amitié entre la France et les pays du Golfe. Il fait apparaître des résultats économiques spectaculaires qui renforceront l’emploi en France. La coopération dans la lutte contre le terrorisme s’est accrue.

L’annonce opportune de la démission du ministre de l’Information libanais, la veille de l’arrivée du Président de la République en Arabie saoudite, a permis de débloquer la situation à Djeddah et de repartir de l’avant pour œuvrer en faveur de la stabilité régionale.

Un seul regret, assorti d’une frustration : que les élus des Français de l’étranger n’aient pu être présents d’une manière ou d’une autre pour saluer le Président de la République, lors de son passage dans chaque pays.

Je remercie Emmanuel Macron de m’avoir invité à l’accompagner.

Émirats arabes unis – Dubaï (2-3 déc. 2021)

Retour à Dubaï, moins d’un mois après mon précédent passage (compte-rendu).

Six heures après avoir posé le pied sur le sol des Émirats, notre délégation s’est acheminée vers le site de l’Exposition universelle pour assister à la signature des accords, en compagnie d’Amélia Lakrafi, députée des Français établis hors de France.

Déjeuner

Déjeuner offert par S.A. Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, en l’honneur de notre Président de la République.

A cette occasion, j’ai eu le plaisir de retrouver Mme Hend Al Otaiba, ambassadrice des Emirats arabes unis en France, qui avait facilité l’organisation de mes rencontres lors de mon précédent déplacement à Dubaï.

Contrat de vente de 80 Rafale et 12 Caracal

« Ce sera un avion mondial » disait Marcel Dassault au sujet du Rafale en 1985.

36 ans après avoir travaillé sur le démonstrateur Rafale A, je suis comblé d’assister à la signature d’un contrat pour la livraison de 80 Rafale dans le cadre du déplacement du Président de la République.

Ce contrat historique avec les Émirats arabes unis démontre une nouvelle fois que la vision de Marcel Dassault s’accomplit.

Félicitations à Éric Trappier et à toutes les équipes de Dassault Aviation. Fier de voir l’excellence industrielle française atteindre de nouveaux sommets.

Par ailleurs, les Émirats arabes unis ont signé un contrat pour l’acquisition de 12 hélicoptères H225M Caracal auprès d’Airbus Helicopters qui seront entièrement produits et assemblés à Marignane (communiqué).

Le 360 (AFP) : Les Émirats offrent le contrat du siècle à la France : environ 17 milliards d’euros pour l’achat de 80 Rafale (03-12-2021)

Pavillon des E.A.U.

Après la présentation d’une quinzaine d’accords et de contrats déjà signés, photo officielle en présence du Président de la République, Emmanuel Macron et de S.A. Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, Prince héritier de l’Émirat d’Abu Dhabi et vice-Commandant suprême des forces armées des Émirats arabes unis.

La visite du pavillon émirien s’est effectuée en compagnie de Mme Noura El Kaabi, ministre de la Culture et de la Jeunesse des Émirats arabes unis.

« Il y a 50 ans, c’était juste un rêve », peut-on lire en visitant le pavillon, puisque les E.A.U fêtent le cinquantième anniversaire de leur union. Cette exposition universelle témoigne de la réussite d’une vision d’unité harmonieuse des Émirats pour concrétiser des rêves communs. +d’images

Pavillon français

Erik Linquier, Commissaire général pour la France, et les équipes du pavillon France ont eu la fierté d’accueillir le Président de la République, Emmanuel Macron, accompagné de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Florence Parly, ministre des Armées, et Roselyne Bachelot, ministre de la Culture.

L’ambition du Pavillon France est de déclencher chez les visiteurs l’inspiration, «l’inspiration à la vitesse de la lumière», car l’expérience visiteurs s’articule autour de la lumière, le long d’un parcours, plutôt une immersion onirique, qui met en valeur les créations françaises qui ont contribué à l’histoire du progrès humain et scientifique.

Le Pavillon France produit 60% de son énergie, grâce à 2 500m² de tuiles photovoltaïques.

Qatar – Doha (3-4 déc. 2021)

Nous sommes arrivés au Qatar, en début de soirée du 3 décembre.

A chaque étape, ces visites de travail permettent de multiplier les échanges économiques et d’approfondir notre coopération dans la lutte contre le terrorisme.

Diner avec des entrepreneurs qataris

Notre délégation a participé au dîner offert par l’Émir de l’État du Qatar.

Le dîner a eu lieu dans le cadre prestigieux du musée d’art islamique, en présence des ministres Jean-Yves Le Drian, Florence Parly, Bruno Le Maire et Roselyne Bachelot.

Entouré d’entrepreneurs qataris à table, j’ai eu la bonne surprise d’avoir à mes côtés un qatari s’exprimant dans un français impeccable. Il m’a confié que ses parents avaient décidé de mettre tous leurs enfants au lycée Bonaparte de Doha et que lui-même avait décidé de scolariser les siens au lycée Voltaire.

Présentation à l’Émir de l’État du Qatar

Lors du repas, j’ai eu le plaisir de retrouver l’ambassadeur du Qatar en France, S.E Sheikh Ali Bin Jassim Al-Thani (à l’image).

Au moment du départ, j’ai eu le privilège d’être présenté à À. Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, l’Émir de l’État du Qatar par le Président de la République. J’ai découvert que l’Émir s’exprimait dans un français remarquable.

Au réveil, samedi matin, juste le temps d’observer quelques secondes la vue sur Doha depuis le Four Seasons. Le cortège s’élançait de bon matin pour l’aéroport international de Doha afin de nous envoler vers Djeddah, dernière étape du déplacement. +d’images

Arabie saoudite – Djeddah (4 déc. 2021)

Nous sommes arrivés à Djeddah, où j’étais le mois dernier (compte-rendu), en fin de matinée du samedi 4 décembre, pour l’ultime étape du voyage présidentiel.

Mon troisième passage en Arabie saoudite aura duré 5 heures. C’est court, mais cela m’a permis de renouer avec mes homologues pour consolider encore notre relation d’amitié.

Vieille ville

Pendant que le chef de l’État était accueilli au Palais royal par S.À.R. Mohammed Bin Salman Bin Abdulaziz Al-Saoud, Prince héritier, vice-premier ministre, ministre de la Défense du royaume d’Arabie Saoudite, j’ai accompagné Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, vers la vieille ville de Djeddah.

La ministre a été reçue par le vice-ministre de la Culture saoudien pour une visite des lieux. Une présentation du plan de rénovation de la ville lui a permis de mesurer l’importance du projet de restauration mis en œuvre.

Notre délégation était composée de M. Jack Lang, Pdt de l’Institut du monde arabe, et mon ancienne collègue Mme Bariza Khiari, vice-présidente de l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH), et était accompagnée de M. El Mostafa Mihraje, consul général de France à Djeddah.

Forum de l’investissement

Je me suis rendu ensuite au Forum de l’investissement au Ritz-Carlton où j’ai retrouvé mon ami et collègue Dr Ayman Fadil, pdt du groupe d’amitié Arabie Saoudite-France au Majlis Ash Shura et Khalid bin Abdul Karim AL-Turki, directeur général du protocole de la Shura qui m’avait si remarquablement accueilli le mois dernier.

Ayman Fadil m’a appris que sa collègue Hoda Abdulrahman Al-Helaissi venait de recevoir l’ordre national du mérite. J’ai pu l’appeler pour la féliciter. Membre influent du groupe d’amitié, Hoda parle remarquablement le français qu’elle a appris au lycée Charles de Gaulle à Londres et contribue au renforcement de la relation bilatérale.

Nous nous sommes réjouis que le déplacement du président de la République ait assurément contribué à un progrès en faveur de la stabilité régionale. +d’images

En circonscription en République dominicaine (2/2) – Las Terrenas (17-18 nov. 2021)

Déplacement à Las Terrenas, située au nord de l’île, en compagnie de Solène Crinière, vice-consule et Nicolas Brehm, président du conseil consulaire. Sur place nous avons été reçus par Gérard Prystasz, consul honoraire.

Las Terrenas est une cité balnéaire qui accueille la deuxième communauté française de l’île (605 inscrits) après Saint Domingue. Ce village, qui héberge 35.000 habitants tourné à 70% vers le tourisme et le reste dans la construction de villas, séduit nos compatriotes. C’est un lieu de villégiature incontournable où rien ne manque pour permettre à ceux qui souhaitent y prendre leur retraite de couler des jours très heureux.

Merci à Nicolas Brehm, qui est à l’initiative de cette étape pour me permettre d’appréhender les réalités de la vie quotidienne de nos compatriotes dans un décor de carte postale.

Communauté française

Réunion

Après un échange avec Gérard Prystasz, consul honoraire de Las Terrenas, nous nous sommes rendus dans hôtel local, un lieu idyllique pour tenir une réunion avec des Français installés sur place, parfois depuis plus de 20 ans.

Le premier sujet soulevé a concerné la CFE. En l’absence d’établissement conventionné avec la CFE en République dominicaine, les résidents locaux doivent avancer les frais dans les hôpitaux.

Nous avons aussi évoqué le besoin d’une Alliance française sur place pour accompagner la formation du personnel des hôtels et restaurants locaux.

En remerciement de l’engagement bénévole de Gérard en faveur de nos compatriotes depuis tant d’années, j’ai souhaité lui remettre la médaille du Sénat. +d’images

Entrepreneuriat

Chinola pasion (à Monte Plata)

En route pour Las Terrenas depuis Saint-Domingue, en compagnie de Nicolas Brehm, président du conseil consulaire et de Solène Crinière, vice-consule, j’ai visité l’exploitation de François Picart consacrée à la culture du fruit de la passion.

Il y a 2 ans et demi, François a acquis un terrain de 40 hectares et s’est « amusé à planter » selon sa formule 20 hectares en fruits de la passion, 10 hectares en fruitier mangues et orangers. Puis, il y a un an, il a ajouté 1 hectare de plantation de vanille.

L’entreprise emploie aujourd’hui 20 personnes et commercialise des produits dérivés des fruits de la passion. Pendant le confinement, François n’aura pas perdu son temps. L’exploitation est magnifique. +d’images

La boulangerie française

La boulangerie française, tenue par Rachel et Philippe, est le lieu emblématique où se retrouvent les Français de Las Terrenas.

Nicolas Brehm m’a proposé d’y prendre mon petit déjeuner pour déguster des viennoiseries qui contribuent au succès de l’établissement. Chaque reportage télévisé sur notre communauté de Las Terrenas intègre des images de la boulangerie française qui participe à promouvoir un art de vivre à la française dans les Caraïbes. +d’images

Atlantis Hôtel

Avec son architecture originale, l’hôtel de charme Atlantis propose 18 chambres toutes de tailles différentes.

Vous êtes chez Gérard Prystasz, ex-Chef de l’Élysée qui a servi François Mitterrand.

Gérard offre son talent aux clients de l’hôtel en conjuguant produits locaux et tradition française.

Des vacances comme dans un rêve, à l’ombre d’une végétation tropicale sur la Playa Bonita, l’une des plus belles plages de la République dominicaine.

La réception de l’hôtel est également le point d’accueil, ouvert 7 jours sur 7, pour tous ceux qui ont besoin de contacter Gérard, qui officie en qualité de consul honoraire de Las Terrenas. +d’images

Enseignement

Lycée international

Accueilli par Élodie Salvador, cheffe d’établissement, entourée d’élèves qui ont entonné les hymnes français et salvadorien, j’ai visité l’école en compagnie de Nicolas Brehm, président du conseil consulaire, Solène Crinière, vice-consule et Gérard Prystasz, consul honoraire.

Fondée en 1986 pour une vingtaine d’élèves inscrits au CNED, le lycée français international de Las Terrenas (ancienne école Théodore Chassériau) accueille désormais 191 élèves de la maternelle à la seconde.

La crise Covid-19 a mis en péril l’établissement qui a dû sa survie à un élan de solidarité des familles, mais surtout des personnels qui ont accepté de voir leur salaire réduit de 30% pour garantir la survie financière de l’école, ainsi que le maintien de l’ensemble du personnel le temps de la crise.

Lycée partenaire de l’AEFE, installé depuis 2011 dans des bâtiments neufs qui pourraient accueillir le double d’élèves, propriétaire de son terrain, l’école a connu un nouvel élan : le nombre d’inscriptions a désormais dépassé celui de la rentrée 2019.

L’enjeu est d’obtenir un accord bilatéral pour une reconnaissance de l’établissement par le ministère de l’Éducation dominicain. +d’images

En circonscription en République dominicaine (1/2) – Saint-Domingue (15-16 & 19 nov. 2021)

Retour en République dominicaine, six ans après mon déplacement en avril 2015 (compte-rendu).

Je suis reconnaissant à Eric Fournier, ambassadeur de France en République dominicaine, qui a été à l’initiative de mon déplacement dans le pays afin de me permettre de mesurer les premiers effets du changement de gouvernement sur la société dominicaine .

Notre ambassadeur m’a permis de rencontrer tous les acteurs de notre communauté, autour de réunions de travail, de visites et d’événements.

À la faveur d’une soirée organisée par Nicole Domino, j’ai souhaité lui rendre un hommage particulier pour saluer son travail d’élue émérite au service de « ses Français », pendant les nombreuses années de son mandat. Nous avons été heureux d’entourer Nicole Domino, pour témoigner notre gratitude à cette grande dame qui a consacré son « bonheur d’aider les gens », pour reprendre ses mots.

(g à d) Nicolas Brehm, Emmanuelle Jacob, Nicole Domino, Yves Demouy, conseillers des Français de l’étranger en République dominicaine et Olivier Cadic.

Nicolas Brehm, président du conseil consulaire, était à mes côtés sur la liste sénatoriale en septembre. Je le remercie de m’avoir accompagné lors de mes déplacements à Saint-Domingue et Las Terrenas. +d’images

Diplomatie parlementaire

Sénateur Antonio Taveras Guzman

Entretien avec le sénateur Antonio Taveras Guzman, président de la commission de la Justice et des Droits humains, et Henni Hebrard, économiste, conseiller auprès du ministère dominicain de l’Énergie et des Mines, en présence d’Eric Fournier, ambassadeur de France en République dominicaine.

Entrepreneur depuis l’âge de 23 ans, éditeur, Antonio a été élu sénateur il y a un an.

Cet élu issu de la société civile, sans appartenance politique, s’est révélé comme un parlementaire courageux proposant des lois audacieuses, à l’image de celle destinée à saisir tous les biens des personnes condamnées pour trafic de drogue ou bien celle visant à réguler les situations de conflits d’intérêt pour les personnes exerçant des fonctions publiques.

Antonio Taveras s’inscrit dans le sillage réformateur de Luis Abinader, élu Président de la République dominicaine en juillet 2020, en mettant fin à seize ans de règne ininterrompu du Parti de la libération dominicaine (PLD, centre).

Nous avons évoqué la vision « Saint Domingue 2050 » annoncé par le Président dans le but de développer l’économie dominicaine, qui affiche déjà l’une des plus fortes croissances du continent latino-américain. +d’images

Agence française de développement

Rencontre les responsables de l’AFD, en présence d’Eric Fournier, ambassadeur de France en République dominicaine.

Début 2021, l’encours du groupe AFD dans le pays s’élève à plus de 900 millions d’euros, pour des engagements totaux atteignant plus 1,2 milliards d’euros. L’AFD est le premier bailleur de fonds bilatéral de la République Dominicaine.

Depuis 2010, l’AFD accompagne le développement du réseau de transport public de Saint-Domingue qui implique de nombreuses entreprises françaises (Alstom, Thales, Poma, Systra…).

L’Agence finance des projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique. Les interventions de Proparco financent des projets éoliens et solaires (centrale éolienne Pecasa).

L’AFD finance également, depuis 1999, un projet de reforestation et de développement local dans la zone montagneuse de la Sierra dans le nord-ouest du pays.

Par ailleurs, différents prêts renforcent des accès à l’eau et assurent l’assainissement durable, les systèmes de santé et de protection sociale ou encore promeuvent un enseignement accessible et de qualité qui favorise l’insertion professionnelle.

Enfin, le groupe AFD soutient les micros, petites et moyennes entreprises à travers l’intermédiation financière, micro-finance et secteur bancaire avec en particulier 5 millions d’euros pour le développement du crédit rural. +d’images

Entrepreneuriat

Poma

Visite de la ligne de transport collectif par câble de la société française Poma, mise en service en 2018.

La capitale de la République dominicaine connait une forte croissance qui s’accompagne de nombreux enjeux de mobilité face à une circulation très dense et de fréquents embouteillages, notamment aux entrées des ponts qui traversent le fleuve Ozama.

Pour autant, pas question de multiplier les coupures urbaines par des voies ferrées ou des lignes de bus réservées. C’est le choix de la mobilité aérienne qui s’est imposé.

Ainsi, connecté au métro, le « Teleférico Santo Domingo » assure le transport de 12 à 15.000 personnes par jour en traversant deux fois le fleuve sur 5km. Et il est désormais possible de se déplacer avec un ticket unique sur l’ensemble du réseau de transport de la capitale. Ouvert 7/7 de 6h00 à 23h00, il permet d’épargner aux utilisateurs 40 minutes de transport par trajet.

La station terminus a été baptisée « Charles de Gaulle » ! Un nom prédestiné pour un transport qui permet de prendre de la hauteur. +d’images

Deliciel

L’art du fromage français made in RepDom.

Visite de l’entreprise Deliciel, dirigée par Gaël et Yves Demouy, conseiller des Français de l’étranger.

J’ai demandé à découvrir cette entreprise après avoir dégusté leurs fromages lors d’un repas servi à la Résidence de France.

Cette entreprise familiale emploie 75 personnes et réalise des yaourts, fromages et confitures. Deliciel est une des rares usines capables de faire à la fois des yaourts et des fromages sur le même site.

Les procédés de fabrication qui vont de l’approvisionnement du lait à l’emballage des produits reposent exclusivement sur des opérations manuelles. Le personnel est polyvalent et accomplit plusieurs tâches différentes dans la même journée pour parvenir à l’élaboration du produit. Cette approche permet de maintenir l’attention des collaborateurs en évitant de leur faire exécuter des tâches répétitives tout au long de la journée.

Les produits Deliciel sont distribués dans les supermarchés et approvisionnent les hôtels-restaurants de l’île. On peut également se fournir auprès de leur propre boutique sur le lieu de production. +d’images

Communauté française

Soirée Nicole Domino

Aux côtés de notre ambassadeur, Eric Fournier, et en présence de tous ses invités dont nos élus des Français de l’étranger, j’ai eu l’honneur de remettre la médaille du Sénat à Nicole Domino en reconnaissance de son dévouement exemplaire aux Français installés sur l’ile.

Professionnellement, Nicole a permis à Peugeot, puis à L’Oréal de s’implanter avec succès en République dominicaine. Concernant sa vie publique, ses faits d’armes sont innombrables. Nous retiendrons qu’elle a été à l’origine du lycée français de St Domingue, fondé il y a maintenant 42 ans, avant de permettre l’ouverture du lycée français international de Las Terrenas (ancienne école Théodore Chassériau) en 2011. Nicole a également été la fondatrice de la chambre de commerce franco-dominicaine, il y a 32 ans, dont elle fut longtemps la présidente en œuvrant pour des actions communes avec les autres chambres binationales européennes, à travers une fédération d’associations. Nous lui devons aussi la création de l’Alliance française à Saint Domingue et de la Bibliothèque française.

J’ai siégé avec Nicole au sein de l’AFE de 2009 à 2014. Elle avait été précédemment élue au Conseil supérieur des Français de l’étranger. Son parcours personnel est impressionnant et son action d’élue de terrain demeure exemplaire.

Conseillers des Français de l’étranger

Réunion avec le conseil consulaire comprenant Nicolas Brehm, président ; Emmanuelle Jacob et Yves Demouy.

Élus sur la même liste en mai dernier, nos trois élus ont remporté l’intégralité des sièges en République dominicaine pour le plus grand bonheur de Nicole Domino, à laquelle ils ont succédé.

La communauté française compte 3124 compatriotes. L’essentiel est concentré à Saint Domingue (1510) où réside Yves Demouy, Las Terrenas (605) où est basé Nicolas Brehm, et La Romana (253) qui loge Emmanuelle Jacob.

Nous avons évoqué les différents événements organisés comme la fête de la science, la fête de la musique et leur volonté de soutenir la création d’une ONG destinée au micro-crédit avec pour objectif d’aider les micros-entrepreneurs.

Au bureau de la Chambre de commerce, Yves a pour objectif de créer un bureau emploi.

Les élus m’ont rappelé que 30% des élèves français sont boursiers, ce qui est un taux supérieur à la moyenne.

Un point les préoccupe, celui des retraités qui n’anticipent pas les problèmes de santé en s’exclamant : « Je ne suis pas venu pour être malade » ! Ils se trouvent parfois démunis lorsqu’ils doivent faire face aux frais exigés par les hôpitaux qui demandent un paiement d’avance.

Ambassade de France

Visite de l’ambassade de France en début de séjour pour faire un tour d’horizon qui a donné lieu à cinq entretiens :
-Consulat, avec Solène Crinière, vice-consule suivi d’une rencontre avec les agents de ses services (visas, état civil, service social…).
– Chancellerie, avec Rachelle Roumet, numéro deux de l’ambassade.
– Service économique, qui a souligné que la République dominicaine était le premier partenaire commercial caribéen de la France.
– Service de police, en présence de l’attaché de Sécurité intérieure en résidence à Port au Prince pour aborder la coopération policière et judiciaire et la lutte contre la fraude.
– Service de coopération et d’action culturelle pour évoquer la coopération pour le français en République dominicaine, pays où la langue française est une matière obligatoire dans le secondaire depuis 1997.

Depuis mon précédent séjour, le 1/3/21, l’ambassade a abandonné son emplacement situé dans le cœur historique de Saint Domingue pour un immeuble de bureaux avec un espace qui m’a paru un peu sous-dimensionné par rapport au besoin. L’histoire dira si ce choix était pertinent.

Soirée communauté française

Afin de me permettre d’échanger avec le plus grand nombre de personnalités de la communauté française, Eric Fournier, ambassadeur de France, avait ouvert la Résidence de France pour la dernière soirée de ce déplacement.

Pour l’occasion, l’association Saint Domingue Accueil, représentée par sa présidente Orlane Bellony, a été mise à l’honneur.

Lors de mon discours, j’ai rappelé que c’était au même endroit, il y a plus de 6 ans que j’avais exhorté nos compatriotes à défendre le principe de présomption d’innocence en toutes circonstances.

J’ai salué l’action de nos quatre consuls honoraires en République dominicaine si déterminante pour les Français éloignés de la capitale Saint-Domingue, qu’ils soient installés ou de passage : Damien Bischoff (zone de Santiago) ; Jean-Michel Cau (zone de La Romana) ; Anne Goffaux (zone de Punta Cana) ; Gérard Prystasz (zone de la Las Terrenas)

J’ai ensuite remis la médaille du Sénat à Jean-Michel Cau (à l’image), consul honoraire de La Romana, dont j’ai souvent pu suivre le travail à distance depuis mon dernier passage, afin de lui témoigner toute ma reconnaissance pour son action au service de nos compatriotes.

Enseignement

Lycée français (LFSD)

Visite du lycée français de Saint-Domingue (LFSD) avec l’ambassadeur Eric Fournier, en compagnie d’Yves Demouy, conseiller des Français de l’étranger et Marie-Pierre Delbosc, conseillère culturelle, à l’occasion de la 4ème édition de la Semaine de France en République dominicaine, sur le thème de la ville durable.

J’ai eu l’honneur d’intervenir sur le sujet aux côtés de notre ambassadeur et de Carolina Mejia, maire de Saint-Domingue.

Le proviseur Laurent Casanas m’a présenté son établissement conventionné avec l’AEFE depuis 1990. Il accueille chaque année plus de 685 élèves et ne parvient plus à répondre aux demandes d’inscription dans les petites classes (50 à 80 refus par an).

Le LFSD atteindra sa capacité maximum en septembre 2022 avec 720 élèves. +d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Saint-Domingue, en présence de notre ambassadeur Eric Fournier.

Créée il y a plus de 100 ans, l’Alliance française de Saint-Domingue est le plus important espace culturel dédié à la France dans le pays.

L’AF dispose de 23 salles de classe, d’une salle d’exposition, d’un jardin, d’une cafétéria et de la plus grande médiathèque francophone de la zone Caraïbes. Elle accueille également une librairie française, le studio de RFI Santo Domingo et un espace Campus France !

L’Alliance a bénéficié de nouveaux aménagements particulièrement réussis et elle a su s’adapter à la crise Covid en offrant des cours mixtes en présentiel et distanciel.

L’AF assure une programmation culturelle annuelle dont les temps forts sont la Fête de la musique (20.000 spectateurs en juin), un cycle Cinéma français (600 à 800 spectateurs en novembre) ou encore le mois de la Francophonie. +d’images

En circonscription en Arabie Saoudite (2/2) – Djeddah (10-13 nov. 2021)

Ce second déplacement à Djeddah m’a permis de retrouver Nadia Chaaya, présidente du conseil consulaire de Djeddah, qui a été brillamment réélue lors des élections de mai dernier, puisque sa liste a remporté les trois sièges en jeu.

Les deux autres conseillers élus auprès d’elle sont AbdelJabbar El Ameri et Élise Bouthenet.

Nadia Chaaya a été un soutien déterminant pour ma réélection au Sénat. Je lui avais promis de venir célébrer le 11 novembre à ses côtés, en hommage au courage dont elle avait fait preuve lors de l’attentat terroriste qui a eu lieu pendant la cérémonie de l’an dernier, à Djeddah.

A ce titre, le consul général Mostafa Mihraje m’a confié le privilège de le décorer de la médaille d’honneur des Affaires étrangères, tout comme la vingtaine de personnes présentes lors de l’attaque, dont Nadia et le consul général d’Italie.

Je remercie vivement notre consul général pour avoir organisé divers échanges avec les représentants de notre communauté et de m’avoir accompagné à de nombreuses étapes de mon parcours.

Communauté française

Les « trois mousquetaires »

Nadia Chaaya, AbdelJabbar El Ameri et Élise Bouthenet forment une équipe formidable pour servir notre communauté. J’ai découvert leur complémentarité et leur complicité lors de ce séjour de 4 jours à Djeddah.

Élus ensemble sur la même liste, conduite par Nadia en mai, nos compatriotes de la circonscription de Djeddah leur ont attribué les 3 postes d’élus.

Je leur suis profondément reconnaissant pour la gentillesse et leurs multiples attentions à mon endroit.

Une fois encore, Nadia a fait preuve d’un dévouement exemplaire et d’un professionnalisme sans faille dans la préparation de mon déplacement.

Ses multiples qualités ont séduit les Français de Djeddah qui lui ont manifesté leur gratitude en lui offrant un magistral succès électoral, bien mérité. +d’images

Réunion à la Résidence

Pour mon retour à Djeddah, suite à mon premier déplacement en février 2015 (compte-rendu), le consul général Mostafa Mihraje a organisé plusieurs rendez-vous pour me permettre de renouer avec la communauté française.

D’abord, un diner de cadrage à la Résidence, en présence des chefs de service et des conseillers des FDE

La circonscription compte 2429 compatriotes dont 55% sont mineurs. 89% sont répartis sur Djeddah, Médine et la Mecque. La ville de Thuwal, qui intègre l’université de Kaust, où réside Élise, compte 215 inscrits.

Créée en 1839, l’Agence consulaire française de Djeddah a été la première représentation diplomatique étrangère ouverte en Arabie Saoudite. Elle assistait déjà les pèlerins qui sont désormais 50.000 par an, dont 23.000 pour le grand pèlerinage, le Hajj. +d’images

Communauté d’affaires

Rencontre à la Résidence avec le président et le vice-président du CAFSDA (club d’affaires franco-saoudien), les présidents des associations françaises de Djeddah (UFE et ADFE) et les élus.

Le CAFSDA, créé en 1995, réunit des entrepreneurs et leurs partenaires saoudiens pour relayer l’action commerciale de la France.

+d’images

Remise de médailles d’honneur

Le 11 novembre 2020, j’avais été averti par Nadia Chaaya, présidente du conseil consulaire de Djeddah, qu’un attentat venait de se produire lors de la commémoration du 11 novembre au cimetière de Djeddah.

L’attaque fit plusieurs blessés, dont le consul général d’Italie.

J’avais alerté dans la foulée l’ambassadeur, le Sénat et le ministre Jean-Baptiste Lemoyne.

Le courage et le sang-froid de Nadia pendant l’événement était frappant. Elle avait ramené chez elle des personnes choquées par la sauvagerie de cet acte, avant de les reconduire à leur domicile. Mon discours à la tribune du Sénat, quelques jours plus tard, lui rendait hommage devant notre ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

J’avais promis à Nadia que je serais à ses côtés l’année suivante pour la cérémonie au cimetière non musulman de Djeddah.

Le ministère a décidé d’accorder des médailles d’honneur des Affaires étrangères aux personnes qui étaient présentes au cimetière le 11/11/2020 au moment de l’explosion terroriste.

Le consul général, Mostafa Mihraje m’a confié l’honneur de remettre ces médailles aux récipiendaires lors d’une cérémonie à la Résidence. J’ai salué le courage des personnes qui avaient traversé cette épreuve et la dignité de leur réaction qui avait suivi. Il n’est pas fréquent pour un sénateur de décorer un consul général de France (à l’image). Je lui suis très reconnaissant de m’avoir sollicité pour cet accomplissement.

J’ai félicité la vingtaine des personnes décorées en épinglant la médaille à leur poitrine.

Chacun comprendra que j’étais particulièrement ému en renouvelant l’exercice avec Nadia Chaaya, présidente du conseil consulaire.

Un moment qui restera inoubliable pour moi. +d’images

Devoir de mémoire

Cérémonie du 11 novembre

Réunis aux côtés de Nadia Chaaya, présidente du conseil consulaire avec AbdelJabar El Ameri et Élise Bouthenet, conseillers des Français de l’étranger, nous avons déposé ensemble une gerbe au cimetière non musulman de Djeddah sur la tombe du capitaine Jean-Baptiste Lapadu-Hargues pour commémorer le 11 novembre.

Il y a tout juste un an, un attentat s’était produit sur ce lieu lors de la même cérémonie à laquelle participait Nadia.

Par cette action un an plus tard, au même lieu, au même moment et dans les mêmes conditions, nous avons lancé un message simple : la République ne recule pas.

J’exprime toute ma gratitude aux autorités saoudiennes qui ont pris toutes les précautions pour que nous puissions nous recueillir dans la sérénité. Merci au consul général et aux militaires en poste de nous avoir accompagnés. +d’images

Société

Droit des femmes

Lors de ma précédente visite à Djeddah début 2015, la police religieuse veillait à interdire toute réunion mixte.

Lors de ma seconde visite en Arabie saoudite début 2019, j’avais observé à Riyad que le statut des femmes avait considérablement changé et que c’était elles qui m’avaient parfois guidé dans mes déplacements.

Ce qui m’avait marqué alors était le sourire des Saoudiens.

Deux ans plus tard, j’ai confié à Nadia Chaaya que j’aimerais découvrir ce que pensent les femmes de Djeddah des évolutions sociétales dans le Royaume.

Je remercie Mostafa Mihraje, consul général, d’avoir organisé une rencontre à la Résidence avec des femmes saoudiennes actives dans les domaines de l’art, de la culture et dans la société civile.

Elles observent les progrès avec une énorme satisfaction. Les décisions initiées par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, leur permettent d’avoir accès à tous les emplois (auparavant seul l’enseignement et la santé leur étaient accessibles), la possibilité de conduire pour se déplacer librement, l’affranchissement de toutes tutelles qui les entravaient.

La période précédente n’a pas éteint les femmes saoudiennes.
Elles sont très fortes.
La formation des femmes se passait derrière les portes.
Le prince héritier a ouvert ces portes pour les libérer.
La vitesse de transformation de la société peut paraître ahurissante.
Il peut être dangereux de passer de zéro droit à tous les droits.
Voilà pourquoi elles sont à fond en soutien à son leadership.

Enseignement

École française internationale

Visite du nouveau site de l’École française internationale de Djeddah qui sera inauguré le mois prochain, avec les conseillers des Français de l’étranger Nadia Chaaya, AbdelJabar El Ameri et Élise Bouthenet et en présence de Mostafa Mihraje, consul général.

Cette école est partenaire de la MLF. Elle prépare au baccalauréat, mais tous les élèves passent également les certifications de Cambridge ainsi que celles, en langue arabe, de l’Institut du monde arabe de Paris.

Elle scolarise 1094 élèves appartenant à 40 nationalités.

Le nouveau site ouvert le 1er septembre 2021 n’a pas encore accueilli les élèves de maternelle et primaire qui sont tenus au distanciel du fait des règles sanitaires.

Ce qui surprend est assurément le désert qui entoure le site. Gageons que la croissance de la ville va vite combler l’espace alentour.

La rencontre avec l’équipe de direction et le président du conseil de gestion nous a permis de faire le point sur les avantages et les inconvénients du statut d’école communautaire. Cela impose aux Saoudiens qui souhaitent fréquenter l’école d’obtenir une dérogation.

Autre inconvénient, l’école ne peut sponsoriser les recrutés locaux, ce qui pose de sérieux problèmes comme me l’ont décrit les représentants des personnels.

Le déjeuner organisé par le proviseur m’a permis d’avoir un échange avec les représentants des parents et des élèves. Comme à Riyad, la priorité des préoccupations est liée à l’impossibilité de faire venir les moins de 12 ans à l’école. +d’images

Culture

Alliance Française de Djeddah

Visite de l’Alliance Française de Djeddah organisée par Megane Moulin, déléguée générale de l’antenne, en présence de Nadia Chaaya, AbdelJabar El Ameri et Élise Bouthenet et de notre consul général, Mostafa Mihraje.

L’équipe compte 7 agents permanents (une directrice déléguée, une coordinatrice pédagogique, une responsable financière, un professeur permanent, deux agents d’accueil et un agent d’entretien) et 10 professeurs vacataires.

L’AF de Djeddah a enregistré 800 inscriptions en 2021 et assure ses cours en présence, en ligne ou en comodalité.

Son public est composé à 70% de Saoudiens, dont 60% de femmes.

L’Alliance a conclu un contrat avec la Chambre de commerce de la Mecque en 2019 pour l’ouverture de cours de français dans leurs locaux – notamment destinés aux acteurs touristiques (guides, employés de l’hôtellerie) en vue du développement du tourisme religieux. +d’images

Patrimoine

Réhabilitation du vieux Djeddah

Le ministère de la Culture saoudien a décidé de transformer le site historique central de Djeddah en un musée ouvert.

Les travaux de rénovation contribuent à l’utilisation des bâtiments historiques, des mosquées et des divers marchés du site, ainsi qu’à la préservation de son architecture unique.

Ces efforts illustrent le souci des dirigeants saoudiens pour les sites du patrimoine, conformément à la Vision 2030 du Royaume.

Convaincu que ce travail portera ses fruits et fera revenir les touristes en nombre. +d’images

En circonscription en Arabie Saoudite (1/2) – Riyad (8-10 nov. 2021)

Retour à Riyad pour mon troisième déplacement dans le Royaume d’Arabie Saoudite, avec l’objectif de préparer la venue de notre groupe sénatorial d’amitié en Arabie Saoudite, début 2022.

Les autorités saoudiennes m’ont réservé un accueil exceptionnel durant mon séjour de 6 jours répartis entre Riyad et Djeddah. J’adresse ma profonde gratitude au Prince Faysal bin Farhan, ministre des Affaires étrangères et Adel Al-Jubeir, ministre d’État des Affaires étrangères et aux membres du Majliss al Shura pour leur sens de l’hospitalité.

Le ministère des Affaires étrangères et le Majliss al Shura ont œuvré avec beaucoup d’attention pour me permettre de réussir ma mission et j’adresse une pensée particulière à Fahad Al Ruwaily, ambassadeur du royaume d’Arabie saoudite en France, pour son implication.

Je suis aussi reconnaissant à notre ambassadeur Ludovic Pouille (à l’image) qui m’a organisé des rencontres pour me permettre de recueillir les attentes de notre communauté de Riyad, représentés par leurs élus Mira Abi Ramia et Hugues Letanche, ainsi que les aspirations de notre communauté d’affaires.

Diplomatie parlementaire

Dr Moteeb A. Al Moteri

Membre du Majliss al Shura, Dr Moteeb A. Al Moteri, m’attendait dès ma descente d’avion.

Après 410 déplacements dans 99 pays, c’est la première fois, qu’un parlementaire du pays visité se déplace en personne pour m’accueillir à l’aéroport.

Nous avons pour point commun de suivre les dossiers de cybersécurité pour nos parlements respectifs.

Prince Faysal bin Farhan

Seconde belle nouvelle, le Prince Faysal bin Farhan, ministre des Affaires étrangères, que j’avais reçu au Sénat en juillet dernier, m’a accordé un entretien de 45 minutes, le jour de mon arrivée.

Compte tenu de son agenda chargé, du fait de son déplacement imminent à Paris pour le Forum pour la paix, j’y ai vu une marque d’intérêt qui m’a profondément touché. + d’images

Ministre Adel Al-Jubeir

Entretien avec Adel Al-Jubeir, ministre d’État des Affaires étrangères, en présence de notre ambassadeur Ludovic Pouille. Passionné par l’échange, je n’ai pas vu passer cette discussion dans son bureau  qui a duré 2h15.

Je ne reviens pas sur les nombreux sujets de discussion évoqués lors de ces deux entretiens et toutes les idées évoquées pour que le prochain déplacement du groupe d’amitié soit réussi.

J’ai marqué à chaque fois la solidarité de la France face aux agressions répétées subies par le Royaume.

La situation au Liban a toujours été l’objet de longs échanges. Nous partageons la même analyse. J’ai toujours défendu une approche guidée sur l’assistance à une population libanaise désespérée et démunie.

J’ai observé que le plan Vision 2030 mis en place par le gouvernement saoudien en 2016 permet à la jeunesse du pays et aux femmes de trouver toute leur place. Il n’est pas si fréquent de voir une jeunesse déterminée à rentrer dans son pays pour contribuer à son essor. C’est la preuve que la transformation du pays est en marche et qu’elle génère un réel enthousiasme. + d’images

Visite du Majliss al Shura

Ma visite du Majliss al Shura a débuté par un entretien avec son vice-président Meshall Al-Sulami.

Les discussions se sont ensuite prolongées avec les membres du groupe d’amitié, présidé par Ayman Fadil, pour faire un tour d’horizon complet de nos relations bilatérales et des positions respectives de nos pays sur les sujets internationaux.

J’ai été particulièrement reconnaissant du message des membres de la Shura saluant le respect de la liberté religieuse en France et soulignant la tolérance manifestée dans notre pays à l’égard des musulmans.

Mes homologues m’ont invité à découvrir leur hémicycle et à partager un déjeuner sous la tente comme le veut leur tradition.

La chaleur de leur accueil, l’engagement d’Ayman Fadil, venu spécialement de Djeddah pour me recevoir, la proximité de nos réflexions et leur ouverture d’esprit permettent d’augurer un superbe déplacement pour notre groupe d’amitié l’année prochaine. + d’images

Diplomatie économique

La « vision 2030 » pour sortir du « tout pétrole », soutenue par le leadership puissant et déterminé du prince héritier Mohammed Ben Salmane, transforme le pays en mode accéléré. Celle-ci place la capitale Riyad au cœur de l’expansion économique du Royaume.

L’ambassadeur Ludovic Pouille a organisé le segment économique en 3 temps.

Egis International

Inauguration des nouveaux bureaux d’Egis International, groupe international d’ingénierie, en compagnie de Ludovic Pouille et Laurent Germain, CEO du groupe Egis.

Les représentants du groupe Egis ont exprimé leur foi dans les opportunités offertes par la vision 2030 et partagé leurs succès à la faveur d’un nombre important de projets dans le Royaume lors d’une soirée à la résidence de France. +d’images

CCEF

Petit-déjeuner passionnant avec les CCEF qui m’a permis de faire le point sur un environnement contrasté pour les chefs d’entreprises.

La vision 2030 offre des perspectives alléchantes pour les entrepreneurs français.

Pour tempérer les ardeurs, il a été souligné un coût du travail très élevé (un coursier gagne l’équivalent de 2 fois le Smic) et un programme de préférence nationale susceptible de handicaper les sociétés internationales.

La compétence technique française est reconnue.

Pour Grégory Fayet, DG d’EDF Renouvelable, l’Arabie Saoudite aura le record du monde en énergie solaire et dans l’éolien. Sa société a investi 800M$ dans le pays et va inaugurer le plus grand parc éolien le mois prochain.

Denis Guillois, DG de RATP Dev, m’a rappelé que le projet de métro de Riyad, qui ouvrira en 2022, est le plus important au monde.

Plusieurs conseillers ont attiré mon attention sur la nécessité d’être vigilants sur les délais de paiement qui nécessitent d’avoir les reins solides pour les entreprises qui veulent s’attaquer à ce marché.

Communauté d’affaires

Diner au restaurant Najd avec la communauté d’affaires saoudienne qui m’a permis d’apprécier la manière traditionnelle d’échanger pour les saoudiens.

Abdulaziz Al Munajem dispose d’une grande expérience des affaires avec la France. Son groupe agroalimentaire, l’un des plus importants d’Arabie saoudite, a investi en Bretagne dans la production de poulets pour approvisionner le marché saoudien.

Avec les autres participants venus de la finance ou les médias, il m’a expliqué avec beaucoup d’humour et de patience certaines différences culturelles entre nos deux pays dans la manière de discuter des affaires et les pratiques culinaires.

Une expérience inoubliable et enrichissante. +d’images

Diriya Gate

« In US, you think big. Here, you have to think huge ! »

Rencontre avec Jerry Inzerillo, CEO de la Diriyah Gate Development Authority (DGDA), une personnalité exceptionnelle qui a reçu le « Prix Alexander Shulgin » du PDG de l’année en 2018.

En présence de Ludovic Pouille, ambassadeur de France, Jerry m’a présenté le projet et les travaux qui visent à faire de Diriyah, zone autour du site patrimonial Al-Turaif inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 2010, l’une des premières destinations touristiques de la région pour les activités de visites historiques, culturelles, artistiques et de loisirs.

La zone a fait l’objet d’un plan de restauration visant à redonner vie à son patrimoine historique.

DGDA a lancé en septembre 2020 un projet de 20 milliards de dollars afin d’offrir 20 attractions culturelles ; 20 hôtels ; une collection de musées ; 100 restaurants et un chemin de promenade de 3 kilomètres.

L’objectif est d’atteindre 25 millions de visiteurs par an et de contribuer à hauteur de 27 milliards SAR du PIB saoudien, ainsi qu’à la création de 55.000 emplois directs et indirects.

Lorsque Jerry m’a montré les maquettes du projet, évoqué l’avenue centrale qui aura exactement la même longueur que les Champs Élysées ou la taille des espaces verts équivalents à 7 fois Central Park de New York, j’ai dit au CEO de la DGDA : « Aux US, il faut penser grand, ici vous devez penser énorme ! »

En réponse, Jerry m’a confié avec un large sourire qu’effectivement, si aux Etats-Unis, on lui reprochait souvent de voir trop grand, ici le Prince héritier l’invitait à toujours penser plus grand.

Quartier Al Turaif

Dans un second temps, nous avons visité le site du quartier d’Al Turaif où les travaux sont en cours. Ce site comprend déjà une sélection de musées qui devrait être transformés en un vaste musée en plein air, abritant une série de collections thématiques aux côtés de mosquées, de galeries et d’un marché traditionnel d’artisanat authentique et de souvenirs.

Une nouvelle équipe chargée de la conservation et de la valorisation du site aux normes Unesco a été mise en place.

Merci à notre ambassadeur Ludovic Pouille de m’avoir proposé de visiter ce lieu et de découvrir ce projet grandiose qui illustre merveilleusement l’extraordinaire vision 2030 inspirée par le Prince héritier. +d’images

Communauté française

Ambassade

Déjeuner de cadrage organisé par notre ambassadeur Ludovic Pouille à la résidence de France, pour faire le point avec la chancellerie, le service économique et le service d’action culturelle.

Le problème numéro 1 de notre communauté est le report de la reprise de la scolarité en présentiel pour les moins de 12 ans. Les déclarations des autorités laissaient espérer une reprise au 31 octobre 2021. La décision de report a surpris les écoles, les ambassades concernées et plongé les parents et les enfants dans le désarroi.

Cette question a donné lieu à une action de l’ambassadeur auprès du ministère de la Santé.

Le départ de nombreuses familles en raison de la crise sanitaire a entrainé une diminution du nombre de bourses scolaires qui est passé de 46 enfants boursiers en 2020 à 28 cette année. L’enveloppe allouée s’est donc considérablement réduite en passant de 196.133 euros à 97.000 euros.

En effet, les effectifs de notre communauté ont reculé de 12% depuis 2018.

La spécificité du Golfe en matière d’obtention d’un permis de résidence qui nécessite un sponsor suscite de nouvelles difficultés du fait de récentes procédures d’enregistrement des personnels auprès des autorités. Je suivrai attentivement cette question qui est déterminante pour les personnes concernées. +d’images

Conseillers des Français de l’étranger

Echanges fructueux autour de notre ambassadeur avec les conseillers des Français de l’étranger, Mira Abi Ramia et Hugues Letanche.

A cette réunion, Ludovic Pouille avait également convié des représentants de la communauté française et les proviseurs des lycées français de Riyad et de Al Khobar.

+d’images

UFE

Une rencontre organisée par Philippe Corbel, président de l’UFE Arabie saoudite, avec une trentaine de membres de l’UFE Riyad, à laquelle participait Hugues Letanche, conseiller des Français de l’étranger.

L’association prévoit de s’étendre en ouvrant une annexe à Al Khobar.

Je remercie Philippe et Hugues pour avoir créé ce moment d’échanges précieux. +d’images

Enseignement

École française internationale de Riyad (EFIR)

Visite de l’EFIR en compagnie de notre ambassadeur Ludovic Pouille et de Catherine Le Thomas, conseillère culturelle. Accueillis par Mme Larroche, pdte du conseil de gestion et M. Muller, proviseur de l’EFIR, conventionné avec l’AEFE, nous avons successivement rencontré les représentants élus des parents, des enseignants et des élèves.

Les effectifs des élèves inscrits ont progressé de 10% (1362 inscrits en 2021 contre 1286 en 2020).

La politique de centralisation de sièges sociaux sur Riyad a entraîné de nombreux déplacements de familles expatriées à Djeddah ou Al Khobar vers Riyad. La situation actuelle du Liban a également entraîné de nombreuses familles du Liban à s’installer en Arabie saoudite.

L’EFIR a décidé d’équiper toutes ses classes d’un dispositif d’enseignement hybride, car les contraintes sanitaires ne permettaient pas d’accueillir tous les élèves simultanément.

Ainsi, au collège comme au lycée, pour les élèves âgés de plus de 12 ans vaccinés, il a été possible d’assurer un enseignement hybride.

Les enfants de moins de 12 ans restent pour l’instant placés en enseignement à distance, soit 100% en ligne. L’Arabie Saoudite vient d’autoriser la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, à l’image des États-Unis. Il semble que l’on s’achemine ainsi vers un retour au présentiel pour tous les enfants de plus de 5 ans qui seraient vaccinés.

Les élèves rencontrés m’ont fait part du poids des restrictions sanitaires toujours en vigueur qui ne leur permettent pas d’avoir une restauration scolaire. Ils m’ont dit combien il était important pour eux de pouvoir tisser le lien relationnel entre eux lors des déjeuners. J’ai approuvé en leur confiant, dans un sourire, que les parlementaires n’étaient pas différents des étudiants. +d’images

Culture

Alliance française (AFAS)

Accueilli par Marguerite Bickel, directrice générale, j’ai eu le plaisir de revenir au site de l’Alliance française d’As Safarat, situé à proximité de la Résidence de l’ambassadeur.

L’Alliance française d’Arabie saoudite compte 5 antennes (2 à Riyad, 3 autres à Djeddah, Al Khobar et Al Ula). L’antenne d’Al Ula a été inaugurée la semaine précédente.

La première mission de l’AFAS est son activité linguistique de cours de français. Les cours sont donnés en présentiel, en distanciel, et en co-modalité.

En parallèle, l’AFAS entame une diversification de son panel de cours avec une offre spécialisée de FOS Tourisme, Hôtellerie, Restauration. +d’images

Médias

Arab News

« Pour savoir à quoi ressemblera l’Arabie saoudite dans dix ans, visitez le pavillon à Dubai Expo ».

Lors d’une interview proposée par Arab News en français, je suis revenu sur la coopération entre la France et l’Arabie Saoudite dans les domaines culturel, économique et militaire.

Retrouvez l’intégralité de mon interview (texte et vidéo).

En circonscription aux Émirats Arabes Unis – Dubaï (5 au 7 nov. 2021)

Ce 4ème déplacement aux Émirats avait pour objectif de préparer la visite du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, envisagé début 2022.

Nous nous rendrons évidemment à la première exposition universelle au Moyen-Orient (1er octobre 2021 au 31 mars 2022) qui a pour thème « Connecter les esprits, construire le futur ». On y découvre en effet le meilleur état de l’art technologique et le savoir-faire de chaque nation exposante.

Mes échanges ont été riches auprès des acteurs de notre communauté en croissance, dont quatre conseillers des FDE, ainsi que de jeunes entrepreneurs, emballés par une ville où tout leur semble possible.

Un temps fort aura été ma rencontre avec le Bureau exécutif de Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Le crime n’a pas de frontières et la tentation est grande pour les malfaiteurs de tenter de prendre avantage d’une économie ouverte.

Événement

Exposition universelle

La diplomatie parlementaire peut s’exercer sous différentes formes. Visiter l’exposition universelle, c’est l’opportunité de visiter plusieurs pays de la circonscription « Monde » d’un sénateur des Français de l’étranger, dans une même journée.

J’ai ainsi visité chacun des pavillons des pays couverts par le groupe d’amitié que je préside : Émirats Arabes Unis, pays hôte, Arabie saoudite, 2ème pavillon par la taille et premier par la fréquentation ; Bahreïn ; Koweït ; Oman et Qatar.

Je me suis également arrêté sur un pavillon de chaque continent : la Belgique pour l’Union européenne, la Serbie pour l’Europe, le Chili pour l’Amérique, le Maroc pour l’Afrique et l’Inde pour l’Asie-Océanie.

Je remercie chacun des commissaires de ces pavillons de m’avoir réservé un excellent accueil et d’avoir souvent pris le temps de me détailler leur vision du futur.

Après 14 kilomètres de marche, plus de 8 heures de visite, je n’ai visité que 12 pavillons sur les plus de 190 pavillons participants, répartis sur les 3 ailes : durabilité, mobilité et opportunité.

80% des infrastructures et innovations resteront en place à l’issue de l’exposition pour former un nouveau quartier de la ville baptisé « District 2020 ». +d’images

Pavillon France

J’ai commencé ma première journée, consacrée à l’exposition universelle, par une visite du pavillon France en compagnie d’Erik Linquier, commissaire général pour la France et président de la Cofrex, et de Franck Trouilloud, directeur de l’Alliance française d’Abu Dhabi.

Le pavillon France est situé dans l’aile « Mobilité » de l’Exposition universelle. Avec 5000m2 de superficie, le pavillon France est le 5ème plus grand pavillon de l’exposition universelle.

Le parcours débute avec les originaux de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, témoignage de l’esprit des Lumières.

2500m2 de tuiles solaires photovoltaïques sur la façade et le toit permettent de fournir 70% des besoins du pavillon en électricité.

– Engie et la région Ile-de-France présentent des solutions énergétiques pour accélérer la transition vers un territoire neutre en carbone,
– Le Cnes propose d’explorer l’espace,
– Renault group imagine une offre de véhicules partagés pour aller vers une mobilité intelligente,
– Accor devient par la magie du numérique le leader de l’hospitalité augmentée, tandis que Flying whales imagine le fret de demain.

Le dernier espace du pavillon propose une définition du progrès organisé en 3 planètes :
. « Science » au cœur de l’Antarctique avec le CNRS ;
. « Éducation » pour explorer l’infini des savoirs avec le CRI ;
. « Art » pour amener la culture pour tous avec Art Explora.

Le restaurant Brillat Savarin tenu par Sofitel permet de profiter de la terrasse située sur le 8ème plus haut pavillon de l’exposition. Les visiteurs peuvent également profiter du Paris-Versailles Café qui propose des produits superbes, dont une variété de nougats que je n’imaginais pas.

J’ai particulièrement apprécié les espaces mis à disposition des entreprises pour faciliter les contacts d’affaires et la mise en valeur de PME innovantes. Un pavillon très réussi ! +d’images

Politique

Rencontre avec les « Men in White »

Toute ma gratitude à Mme Hend Al Otaiba, ambassadrice des EAU en France, pour son intervention qui m’a permis de m’entretenir avec le Bureau exécutif de Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Cet entretien privilégié m’a servi à appréhender la détermination et l’intelligence des services de sécurité des Émirats pour combattre la criminalité sous toutes ses formes. Leur volontarisme pour échanger les informations et augmenter les coopérations avec les services étrangers est clairement affiché.

Si les criminels pensent qu’ils pourront s’installer à Dubaï et y vivre sains et saufs, ils seront déçus. Du reste, les autorités ont arrêté un des plus grands criminels en Europe.

Mes interlocuteurs m’ont indiqué avoir aussi arrêté 6 « notices rouges » d’Interpol suite aux demandes des autorités françaises. Une trentaine d’affaires de détournement concernant notre pays ont été résolues : 44,4 millions d’euros ont été saisis à Dubaï et renvoyés en France.

Les EAU se dotent de nouvelles législations à l’image de celle destinée à combattre l’évasion fiscale. Par souci de transparence, le site NER.ECONOMY.GOV.AE a été mis en service dans le but de connaître tous les noms des dirigeants et des bénéficiaires finaux de chaque société enregistrée dans les Émirats.

À Dubaï, la volonté est de garantir une sécurité absolue sans que personne ne voie un policier armé.

J’ai été bluffé par les exemples d’intervention présentés par ces « Men in white » et une brillante Lady en beige.

Je leur suis sincèrement reconnaissant d’avoir partagé avec moi leur expérience. J’espère que nous pourrons bientôt partager au Sénat leur vision disruptive destinée à assurer une sécurité efficace.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Deux rencontres auprès d’entrepreneurs, organisées par Gilles Grima, conseiller des FDE, pour prendre le pouls de la formidable dynamique portée par les EAU et Dubaï en particulier.

En premier lieu, un entretien avec Geoffroy Bunetel, président du French Business Council (FBC), chambre de commerce française à Dubaï.

Le FBC et le FBG (Chambre à Abu Dhabi) ont concrétisé leur rapprochement le 23 juin 2021. La phase de transition prendra fin le 24 novembre par l’élection d’un conseil d’administration unique pour les deux structures qui, dès lors, seront dirigées par Agnès Lopez Cruz, la talentueuse et dynamique présidente actuelle du FBC.

J’ai salué cet accomplissement destiné à accroître l’efficacité des services de la Chambre. Ce résultat était espéré depuis mon premier passage en 2015.

Entrepreneurs français

La Chambre compte 500 membres. Geoffroy dispose d’un plan pour passer à 700 membres à court terme. C’est tout à fait jouable et je l’ai constaté le soir même lors de ma rencontre avec de jeunes entrepreneurs qui m’ont subjugué par leur enthousiasme.

Fanny, infirmière devenue naturopathe, qui scrute les iris pour faire du préventif ;
Aurélie, créatrice de mode éthique made in EAU ;
Céline, qui a lancé un site de e-commerce pour produits d’épicerie fine de sa Provence natale ;
Nawal, qui s’est mise à son compte pour créer Hestia internationale afin d’aider ceux qui veulent acheter de l’immobilier à Dubaï ;
Françoise, la style influencer devenue Al Massan (diamant en arabe) pour que son prénom ne soit plus déformé ;
Nicolas qui a multiplié les expériences professionnelles avant de lancer son service d’accompagnement à la création d’entreprise à Dubaï.

En les écoutant chacune et chacun exprimer sa vision d’entrepreneur, j’ai compris pourquoi ils appellent Dubaï, la ville des possibles ! +d’images

Communauté française

Conseillers des Français de l’étranger

En ultime étape de mon déplacement aux Émirats, j’ai rencontré au consulat quatre de nos cinq conseillers des Français de l’étranger pour les ÉAU : Laurent Rigaud, pdt ; Gilles Grima ; Isabelle Moriou ; Hervé Serol (Guillaume Nassif, étant excusé) ; ainsi que les représentants de l’équipe diplomatique autour de Nathalie Kennedy, consule générale.

Les deux tiers de la communauté française ont moins de 40 ans. Le consulat a enregistré 516 naissances depuis le début de l’année 2021 et 19.225 personnes sont désormais inscrites à Dubaï, tandis que 5.147 sont inscrites sur Abu Dhabi. Une communauté en croissance.

Un des points soulevés par les élus est la difficulté de faire reconnaître en France un permis de conduire obtenu aux EAU. Cela crée un handicap, en particulier pour les jeunes qui rentrent en France afin de suivre des études universitaires.

Mon attention a été attirée sur l’arrivée fréquente de compatriotes à Dubaï, tandis qu’ils sont en situation précaire, attirés par des reportages télévisés flatteurs. Évidemment, ils se trouvent vite en difficulté. Une situation qui m’a rappelé ce que nous avons connu au Royaume-Uni à la fin des années 90… +d’images

Enseignement

Lycée français International Georges Pompidou (LFIGP)

Le LFIGP accueille près de 3000 élèves sur 5 sites. Lors de ma venue, ce lycée conventionné avec l’AEFE accueillait la 6ème édition du Forum des métiers pour répondre aux questions des jeunes sur les professions qui les intéressent.

J’ai eu le loisir d’échanger avec une dizaine d’élèves sur mon parcours d’entrepreneur et ce qui m’a conduit à devenir sénateur.

Mais cette visite avait également pour but de faire le point sur les difficultés auxquelles le LFIGP est confronté.

J’ai donc successivement rencontré le proviseur, les représentants des enseignants, Omar Germouni et Caroline Carle, président et vice-présidente du conseil de gestion, puis, enfin, Nathalie Kennedy, consule générale et son adjointe Marie-Laure Charrier.

Le problème numéro 1 du LFIGP est celui de son statut au regard du droit des EAU qui a évolué en 2017 concernant les associations. Le conseil de gestion doit être juridiquement sécurisé.

De leur côté, les enseignants sont soumis à des exigences nouvelles de la part des autorités locales et supportent des progressions de rémunérations qui ne suivent pas l’évolution du coût de la vie locale.

Comme je l’ai indiqué à la consule générale, le LFIGP doit arbitrer entre un statut associatif et un statut d’école pour se conformer au droit local. Si des adaptations à ces statuts doivent être trouvées avec les autorités locales pour définir un statut hybride qui prendrait en compte des critères français, elles nécessitent d’être concrétisées rapidement et à travers un consensus  entre toutes les parties prenantes (conseil de gestion, AEFE, enseignants, élus des FDE et ambassade).

Je veillerai à ce que des progrès aient été constatés lors de mon prochain déplacement en début d’année 2022, car les tensions observées lors de ma visite ne me paraissent pas pouvoir perdurer sans conséquences négatives pour les familles et les enfants. +d’images

En circonscription au Maroc (3/3) – Casablanca (24 au 25 octobre 2021)

A Casablanca, le programme consacré à notre communauté fût organisé par Serge Mucetti, consul général, tandis que le volet économique a été géré par Jean-Pascal Darriet, président de la CCIFM.

Cette série de rencontres riches et variées s’est conclue par un entretien privilégié avec Serge Mucetti (à l’image avec Pascale Mucetti) qui m’a permis d’apprécier une nouvelle fois sa hauteur de vue et de bénéficier de sa longue expérience.

Je lui suis sincèrement reconnaissant d’avoir organisé ma visite avec un professionnalisme qui fait sa marque.

Communauté française

Certificat de vie / Protection sociale

Serge Mucetti m’a proposé de débuter par un petit-déjeuner au consulat général sur le thème : « tour d’horizon général avec les élus », en compagnie de Gilles D’Agescy, président du conseil consulaire ; Ghislaine El Ouafi ; Medhi Reddad ; Mohammed Oulkhouir, conseillers des Français de l’étranger et de Sylvie Le Caro, consule générale adjointe.

Le déjeuner offert par le consul général et Pascale Mucetti à la Résidence a réuni 8 participants sur le thème « la protection et l’action sociale ».

La crise sanitaire a conduit à une paupérisation de notre communauté du fait de l’absence d’amortisseur social.

Le vieillissement de la population est manifeste avec plus de 600 personnes qui dépassent les 80 ans. Le refus des autorités marocaines de signer des certificats d’existence, tout comme l’interdiction faite au consulat d’accomplir cette tâche, plongent nos aînés dans une situation inextricable qui aboutit parfois à l’interruption du versement de leur pension.

Enseignement français

Pour finir, une réunion sur l’enseignement français dans la circonscription consulaire de Casablanca avec la participation de Gilles Dagescy, président du conseil consulaire ; Abdelghani Youmni et Medhi Reddad ; conseillers des Français de l’étranger ; Bruno Eldin, conseiller de coopération et d’action culturelle adjoint ; Stéphane Sachet, proviseur du lycée Lyautey (AEFE) ; Catherine Bellus, proviseure du Lycée international Louis Massignon (OSUI) ; Juliette Obadia, coordinatrice de l’Alliance israélite universelle et Hervé Le Foll, chef du service de la protection et de l’action sociales (consulat général).

Les 18 écoles homologuées de Casablanca scolarisent 27.009 élèves sur les 46.495 de notre réseau au Maroc. C’est le second réseau après celui du Liban.

Les élus ont orienté la discussion sur l’évolution des frais de scolarité, la qualité de l’enseignement proposé et la modernisation des infrastructures scolaires.

Les représentants des réseaux AEFE, OSUI et AIU pensent que la capacité de l’offre correspond à la demande et qu’il y a un risque de déséquilibre si l’extension de l’offre locale se poursuit. Alors, pour respecter la vision ambitieuse du Président de la république de doubler nos effectifs à l’étranger, il faudrait donc plutôt se tourner vers d’autres circonscriptions du Maroc, comme Marrakech L’atteinte d’un objectif de 75.000 élèves à horizon 2030 paraît crédible au conseiller culturel.

Entrepreneuriat

Mes remerciements à Jean-Pascal Darriet, président de la CFCIM, pour avoir organisé le volet économique de la dernière étape de mon 13ème déplacement au Maroc. J’ai apprécié que Pascal Capdevielle soit venu spécialement de Fès pour m’accompagner de Rabat à Casablanca.

Réception de la CFCIM

Dîner offert par la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM).

Dimanche soir à mon arrivée, j’ai retrouvé Jean-Pascal Darriet, président de la CFCIM pour cette soirée, en présence de Claudia Gaudiau-Francisco, Pascal Capdevielle, Jean Charles Damblin et de Jean-Marc Pons.

Les participants observent que l’activité économique se développe bien au Maroc et regrettent la décision du gouvernement français de restreindre le nombre de visas qui a pour effet de ralentir les échanges et de crisper la relation politique. +d’images

ESA

Visite de l’École supérieure des affaires de Casablanca (ESA) de la CFCIM. L’école a changé de nom depuis mon dernier passage, il y a deux ans.

L’établissement poursuit le double objectif de répondre aux besoins en recrutement des entreprises et favoriser l’employabilité des jeunes par la formation. L’ESA propose trois filières : Commerce et Gestion et, à partir de 2022 : Web & Digital et Tourisme & Management hôtelier.

L’ESA a passé un accord avec la CCI de Seine et Marne et avec l’université Gustave Eiffel.

Les étudiants rencontrés ont présenté leurs projets de développement personnel mis en oeuvre dans l’environnement et l’humanitaire. +d’images

Kluster

Installé sur le toit de la chambre de commerce, le Kluster poursuit trois objectifs :

– contribuer à booster l’écosystème des startups et de l’entrepreneuriat au Maroc

– aider les jeunes porteurs de projets à avoir accès au réseau CFCIM

– mettre à disposition un espace dédié aux startups dans les locaux de la CFCIM +d’images

Cuimer

Rencontre avec les responsables de Cuimer, start-up installée dans le Kluster.

« La mer a aussi son cuir » est le slogan de Cuimer, société marocaine qui transforme les peaux de poisson en cuir exotique marin, grâce à un processus de tannage végétal qui offre tous types de finitions.

Ce cuir est principalement issu du saumon, reconnu pour la souplesse et la finesse de sa peau. +d’images

CAN TotalEnergies

Soirée de présentation du trophée de la CAN TotalEnergies.

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) TotalEnergies est le plus grand évènement sportif d’Afrique. TotalEnergies est sponsor titre du tournoi.

A l’image devant le trophée (g à d) : Philippe Klein, pdt de la CFCIM jusqu’en 2019 ; Olivier Cadic ; Tarik Ameziane Moufaddal, DG de Total Energies ; Gilles Abensour, président des CCEF Maroc et CEO Maroc de Saint-Gobain +d’images

CCEF Maroc

Gilles Abensour, président des CCEF Maroc avait réuni les conseillers du commerce extérieur : Jean-Pascal Darriet, président de la CFCIM ; Philippe Klein, pdt de la CFCIM jusqu’en 2019 ; François Marchal, DG de la Société Générale ; Pierre Labben, DG de Maphar ; Jean-Marc Pons, SG de la CCIFM…

Les CCEF organiseront un événement en mars 2022 intitulé Maroc-Afrique, afin de réunir tous les CCEF d’Afrique à Rabat.

Force est de constater que certains pays concurrents s’affranchissent des règles auxquelles sont soumises nos entreprises, ce qui a pour effet de leur faire perdre des marchés en Afrique.

Le sommet des CCEF Afrique nous offrira une très belle opportunité d’unir nos forces afin de remporter de nouveaux contrats sur le marché africain en développant des synergies avec nos entreprises établies au Maroc. +d’images