Ce 18 février, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a organisé une table ronde sur les enjeux stratégiques de la mer Noire. À ce titre, nous avons eu le plaisir de recevoir Noémie Rebière et Igor Delanoë, chercheurs associés à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
Je les ai interrogés sur l’opportunité d’un élargissement stratégique de l’Union européenne à l’Ukraine, à la Turquie et à la Géorgie afin de renforcer la sécurité en mer Noire et de dissuader l’expansionnisme russe. Ils ont apporté leur éclairage en répondant successivement à cette question et en analysant les implications géopolitiques d’un tel élargissement.
VERBATIM de mon intervention
Merci pour votre présentation. J’aimerais parler de l’Union européenne par rapport à cette zone. Nous avons trois pays candidats à l’accession à l’Union européenne qui sont riverains de la mer Noire : l’Ukraine, la Turquie et la Géorgie.
Dans le contexte de tensions accrues, donc, en mer Noire, de l’expansionnisme russe, en quoi une réponse favorable de l’Union européenne à la candidature d’adhésion de l’Ukraine constituerait-elle un levier géostratégique majeur pour la stabilité régionale et la sécurité du continent européen ?
Ne pourrions-nous pas penser qu’au regard des tensions en mer Noire, l’Union européenne devrait considérer la candidature turque avant tout sous un angle géostratégique, malgré les divergences persistantes en matière d’État de droit et de valeurs démocratiques ?
En gros, j’ai envie de vous demander si on faisait adhérer simultanément, dans le même esprit que ce qui s’est passé dans les années quatre-vingt-dix avec les pays d’Europe de l’Est, l’Ukraine, la Turquie, la Géorgie, vous pourriez refaire votre carte, et est-ce que vous ne pensez pas que ce serait un bon moyen de dissuader la Russie de poursuivre ses opérations ? Merci.











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