Lors de la séance de questions d’actualité au Gouvernement (QAG) du 25 mars, la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences économiques ont dominé les échanges.
Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a notamment été interrogé sur la situation au Liban, alors que les bombardements israéliens contre le Hezbollah au sud se poursuivent. À l’issue de la séance, j’ai été invité sur le plateau de Public Sénat pour analyser la situation au Liban, où je m’étais rendu mi-février, et réagir aux propos de Jean-Noël Barrot.
Voir également mon intervention, le soir même, au nom du groupe Union centriste, dans le cadre du débat sur la situation au Proche et Moyen-Orient (article 50-1). VIDÉO
VERBATIM
Tâm Tran Huy – Benjamin Netanyahou affirme qu’Israël est en train d’élargir, je le cite, sa zone tampon au Liban. Olivier Cadic, un dernier mot sur le Liban ?
Olivier Cadic – J’étais au Liban il y a un mois. J’ai rencontré le président Joseph Aoun, qui me disait que, effectivement, l’action de désarmement du Hezbollah était en cours. C’est aussi ce que me disait notre ambassadeur, Hervé Magro. Force est de constater que ce n’est pas le cas, que le Hezbollah est très armé et tout à fait prêt à mener la guerre.
On sait maintenant que ce ne sont pas des Libanais, ce sont les Gardiens de la Révolution qui sont sur le terrain. Actuellement, au nord de la frontière israélienne, au Sud-Liban, ce sont vraiment les Gardiens de la Révolution qui sont au contact avec les forces israéliennes.
Et, encore une fois, ce à quoi nous avons à faire : ce ne sont pas les Libanais qui ont décidé de créer le conflit avec Israël, ce sont bien les Gardiens de la Révolution qui se sont mis à attaquer Israël. C’est cela la situation. Effectivement, Israël est en train de réagir et ce qui gêne beaucoup les Libanais, c’est qu’ils sont confrontés chez eux avec le Hezbollah, qui est à la fois politique, qui siège au niveau du gouvernement, qui siège dans le parlement et qui, en même temps, déclare la guerre à leurs voisins sans simplement en référer ni au gouvernement ni au Parlement. Ils se mettent hors la loi. Le ministre de la Justice libanais a d’ailleurs considéré qu’ils devaient être poursuivis pour sédition. Et l’action de Joe Raggi, le ministre des Affaires étrangères, est véritablement ultra-courageuse de dire que maintenant, cela suffit au nom du Premier ministre et du Président, de dire que l’ambassadeur d’Iran doit être persona non grata. C’est un vrai progrès et je suis ravi que notre ministre l’ait souligné.











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