Dans le prolongement de notre entretien du 13 octobre 2025, j’ai échangé le 19 mars avec Anne Grillo, directrice générale de la mondialisation au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger.
Nos discussions ont notamment porté sur l’AFD, ainsi que sur la nécessité de mieux répondre aux attaques politiques, parfois infondées, dont son action fait l’objet.
Nous avons également abordé le modèle économique de l’AEFE.
Sur ce point, j’ai réaffirmé avec constance la nécessité d’engager une réforme structurelle en profondeur. Le modèle actuel a atteint ses limites et ne permet plus de garantir durablement le développement du réseau.
Je défends depuis 15 ans un cadre fondé sur le « juste coût / juste prix », condition indispensable pour assurer la soutenabilité du système, accompagner son expansion et préserver l’équité entre les familles.
En tant que président de l’ANEFE, j’ai également alerté sur les dérives préoccupantes observées dans la gestion actuelle du réseau.
Les décisions prises par l’AEFE, notamment à la suite de son conseil d’administration de décembre 2025, font peser des risques réels sur l’équilibre financier de nombreux établissements, en particulier ceux ayant contracté des emprunts immobiliers garantis par l’État via l’ANEFE.
Cette situation fragilise à la fois le développement du réseau et la confiance de ses acteurs. Elle appelle des corrections rapides.
Dans ce contexte, j’ai rappelé que l’ANEFE n’hésitera pas à contester par voie de droit toute décision unilatérale qui viendrait créer des charges nouvelles susceptibles de mettre en difficulté financière l’un de ses adhérents, et de l’amener à faire défaut dans le remboursement du prêt immobilier garanti par l’état.
Le 18 mars 2025, il y a tout juste un an, j’avais par ailleurs reçu au Sénat, à sa demande, le directeur de la diplomatie culturelle, éducative, universitaire et scientifique, afin d’échanger sur ces enjeux. J’avais alors transmis à la DGM une note détaillant les préconisations que je porte depuis 15 ans pour réformer en profondeur ce modèle.
Dans la perspective de ma prochaine audition devant la mission d’information du Sénat sur l’enseignement français à l’étranger, j’ai indiqué à Anne Grillo que je rendrai ensuite cette note publique.
La directrice s’est étonnée que la mission confiée à la sénatrice Cazebonne n’ait pas encore auditionné l’ANEFE. Elle m’a assuré qu’elle encouragerait également l’AEFE à nous associer pleinement à ses concertations, notamment sur l’évolution des contrats de partenariat.
Je remercie Anne Grillo pour la qualité de son écoute et son engagement.











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