Notre système fiscal doit encourager le travail, soutenir les classes moyennes et favoriser la croissance plutôt que pénaliser ceux qui créent de la richesse. C’est le sens de la tribune que j’ai cosignée avec Hervé Marseille et plusieurs de mes collègues du groupe Union Centriste dans La Tribune Dimanche >>>
Plaidoyer pour une fiscalité plus juste et plus efficace
Plusieurs sénateurs du groupe Union Centriste plaident pour une réforme fiscale de grande ampleur. Ils souhaitent alléger la fiscalité du travail, rééquilibrer la CSG, soutenir les classes moyennes et financer ces mesures par une hausse modérée de la TVA.
La France doit sortir de cette spirale destructrice qui consiste à laisser filer la dépense publique improductive tout en alourdissant la fiscalité des facteurs de production. Parmi les plus lourds d’Europe, notre système fiscal, par sa structure même, décourage l’activité économique, pénalise les classes moyennes et creuse les inégalités entre les générations. Il dévore l’avenir et épuise le présent.
Un rééquilibrage ambitieux de notre fiscalité s’impose, conciliant tout à la fois efficacité économique et équité sociale : nous proposons d’alléger la taxation du travail et de renforcer la taxation de la consommation ; nous proposons, par la même occasion, des recettes moins destructrices au service d’une plus grande équité entre actifs et inactifs.
Cette philosophie a guidé notre réflexion. En réorientant notre système d’imposition, nous le rendrons plus favorable à l’emploi, à l’activité et à la croissance – et, in fine, aux finances publiques. Nos propositions s’articulent autour de trois piliers.
Uniformiser la CSG pour réduire la pression sur les actifs
Premier pilier : une CSG uniformisée à 8,3 %. Aujourd’hui, la CSG repose sur une structure de taux très disparates, qui aboutit à surtaxer les actifs par rapport aux inactifs.
Les revenus d’activité sont ainsi soumis à un taux unique de 9,2 %, tandis que les revenus de remplacement (indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, allocations chômage) et les pensions de retraite les plus élevées bénéficient de taux réduits dérogatoires, à hauteur respectivement de 6,2 % et de 8,3 %. Cette différence de traitement n’est pas justifiable.
Nous proposons d’uniformiser le taux de CSG à 8,3 % – soit le taux supérieur déjà appliqué aux pensions de retraite. Cette mesure restaure l’équité, notamment entre actifs et retraités, et redonne du pouvoir d’achat aux travailleurs, principaux moteurs de notre économie.
L’impact net de cette mesure pour les finances publiques, inférieur à 3 milliards d’euros, serait au moins en partie amorti par l’effet positif de la réforme sur l’offre de travail.
Lire la suite de la tribune Plaidoyer pour une fiscalité plus juste et plus efficace publiée sur le site de la Tribune ou en version PDF











0 Commentaire
Publiez votre commentaire