Ce 8 juillet, trois mois après sa prise de fonctions, Christophe Lecourtier, directeur général du groupe Agence française de développement (AFD), est venu présenter devant notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, que j’ai présidée, les grandes orientations de son action.
Sa mission est d’engager le recentrage stratégique de l’Agence et sa traduction dans un Contrat d’objectifs et de moyens (COM), attendu depuis quatre ans.
L’aide publique au développement connaît un recul historique : en 2025, elle a diminué de 23 % à l’échelle mondiale, une contraction sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.
Christophe Lecourtier a rappelé que la France ne pouvait se résoudre à abandonner les pays les plus fragiles, notamment en Afrique. Soutenir leur développement économique, c’est aussi lutter contre les trafics, les conflits et le terrorisme, tout en contribuant à fixer les populations sur leur territoire.
J’ai salué les orientations du nouveau Contrat d’objectifs et de moyens de l’AFD qui reprend plusieurs propositions que j’avais appelées de mes vœux, comme privilégier le mieux-disant dans les appels d’offres ou mieux articuler l’action de l’AFD avec la Team France Export. J’ai demandé à M. Lecourtier quelles mesures permettraient d’atteindre l’objectif de 60 % de marchés remportés par les entreprises françaises.
VERBATIM de mon intervention
Pour ma part, je souhaite tout d’abord saluer le travail de concertation que vous avez mené déjà avec l’État pour aboutir à ce nouveau contrat d’objectifs et de moyens. Plusieurs avancées répondent à des préoccupations que nous avions exprimées devant cette commission : la synchronisation du COM de l’AFD avec celui d’Expertise France ; l’inscription d’une trajectoire budgétaire plus lisible, le renforcement du lien entre l’action de l’AFD et les intérêts de la France, ainsi que la clarification de la sortie de la Chine. Et je crois me souvenir d’interventions avec le président Cambon sur ce sujet ici. Cela ne peut que nous ravir. Merci pour les clarifications que vous avez apportées à mon collègue Patrice Joly.
Je vous remercie d’avoir pris en compte les attentes que j’ai eu l’occasion d’exprimer à la tribune du Sénat : ne pas sélectionner le moins disant, mais choisir le mieux disant. C’est déjà marquant dans une de vos premières interventions devant le conseil d’administration de l’AFD, auquel j’ai l’honneur de participer pour représenter le Sénat.
Le deuxième point, c’est la mise en place d’un système d’aide liée qui puisse accompagner nos ETI. Enfin !
Le COM renforce le soutien aux entreprises françaises, notamment grâce à de nouveaux indicateurs et à une meilleure articulation entre l’AFD, le Trésor et BPI France, vous l’avez mentionné.
Vous avez signé un accord de partenariat avec des acteurs de la Team France Export, les Conseillers du commerce extérieur de la France et puis les Chambres de commerce françaises à l’international, dont j’ai été le témoin.
Lors de votre audition précédente, nous avions évoqué les marchés remportés par les entreprises françaises. À l’époque, ils étaient affichés 70%, mais c’était 70% des 60% auxquels les entreprises françaises répondaient. Donc en fait, la réalité, c’était 42% de succès pour les appels d’offres. L’objectif défini dans le COM est de 60%, c’est-à-dire une progression de près de 50%. Donc, je voudrais savoir comment vous allez travailler avec les acteurs de la Team France Export pour parvenir à ce résultat, ce qui serait quand même un progrès significatif.
Comment voulez-vous sensibiliser les Français de l’étranger pour qu’ils puissent contribuer au progrès porté par l’AFD ? Merci
Voir l’intégralité de l’audition Quel rôle demain pour l’Agence française de développement ? du 08/07/2026 sur le site du Sénat











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