Dans le prolongement de plusieurs initiatives du Sénat sur les difficultés d’accès aux services bancaires en France des Français établis hors de France, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure, a confié, par lettre du 22 mai 2026, au Comité consultatif du secteur financier (CCSF) la mission d’établir un état des lieux objectif de ces difficultés et de formuler des propositions d’amélioration (en savoir +).

Avec ma collègue Olivia Richard, j’ai participé, le 29 juin, à la réunion de lancement du groupe de travail consacré à la bancarisation des Français de l’étranger.

Les difficultés rencontrées sont nombreuses : fermeture de comptes lors d’une expatriation, exigences de conformité (« KYC ») parfois disproportionnées, blocage de l’accès aux services bancaires ou impossibilité d’effectuer certaines démarches à distance.

À cette occasion, j’ai évoqué plusieurs situations dont j’ai été saisi, concernant notamment des entrepreneurs établis en Afrique ou jusqu’à l’île de Pâques, ainsi que le cas particulièrement révélateur d’une compatriote nonagénaire installée depuis de nombreuses années en Afrique.

Depuis 2021, ses avoirs sont bloqués parce qu’elle est dans l’impossibilité de se rendre dans son agence bancaire en France. Malgré son âge et son état de santé, aucune solution alternative — procuration, visioconférence, accès en ligne ou déplacement à domicile — ne lui a été proposée, malgré les interventions du consulat et des élus.

Afin d’alimenter ses travaux, le CCSF souhaite recueillir des témoignages concrets et lance un questionnaire anonyme destiné aux Français établis hors de France.

Je vous invite vivement à y répondre avant le 4 septembre 2026. En cinq à dix minutes, votre témoignage contribuera à mieux mesurer les difficultés rencontrées et à faire émerger des solutions concrètes.

➡️ Sondage du CCSF : Accès aux services bancaires des Français établis hors de France