Ce 5 mars, le ministère de l’Intérieur a répondu à une question écrite que j’avais posée concernant la cybersécurité des Français établis hors de France (lire la Question).

La réponse du gouvernement se contente essentiellement de rappeler le fonctionnement du dispositif 17Cyber : auto-diagnostic, conseils, orientation vers un prestataire ou un téléservice, possibilité de dialoguer avec les forces de sécurité, ainsi que l’intégration possible du module sur d’autres sites.

Elle ne répond toutefois pas à la question centrale que j’avais posée : quelles mesures concrètes le Gouvernement entend-il prendre pour faire de 17Cyber le réflexe des Français victimes de cybermalveillance, notamment de ceux établis à l’étranger ?

La réponse ne mentionne en effet ni les consulats, ni les ambassades, ni même les Français expatriés.

Pourtant, les Français de l’étranger ont besoin d’un point d’entrée clair et identifiable via les consulats. L’intégration du module 17Cyber sur les sites des ambassades et des consulats serait techniquement simple à mettre en œuvre.

De même, une campagne d’information consulaire — via des infolettres ou les réseaux sociaux des postes — permettrait de diffuser efficacement ce réflexe de cybersécurité.

Je regrette donc que la réponse du ministère de l’Intérieur évite le cœur de la question posée.

Réponse n°06475 (05/03/2025) : Lancé le 17 décembre 2024, le dispositif 17Cyber, inscrit dans la LOPMI, est un outil stratégique destiné à informer le plus grand nombre, centraliser les signalements de cyberattaques et à accompagner les victimes de cybermalveillance. Il est ainsi destiné à informer via un module intégré et devenir le portail unique lors de la prise en compte d’une attaque cyber dont un particulier, une collectivité ou un professionnel pourraient être victimes. Ainsi, après un auto-diagnostic, et en fonction de la menace qualifiée, l’usager se voit proposer des conseils, un lien vers un prestataire de service certifié pour une remédiation technique, un lien vers un téléservice ou un tchat avec les forces de sécurité intérieures. Ce guichet unique est également disponible sous la forme d’un module qui vient directement s’intégrer à tous les sites internet et plateformes. Les entreprises, administrations ou collectivités, peuvent intégrer ce module sur les sites et plateformes dont elles ont la responsabilité depuis le site 17Cyber.gouv.fr (partie « Vous disposez d’un site Internet ? »). C’est ce qui a été fait sur le site Ma Sécurité. Le développement technique de ce projet est assuré par le GIP Acyma (groupement d’intérêt public action contre la cybermalveillance). Ce projet est étroitement suivi par l’unité nationale cyber, la sous-direction de l’emploi des forces (gendarmerie nationale) et l’office anti-cybercriminalité (police nationale).