Dans le cadre de la mission d’information sur l’enseignement français à l’étranger conduite par la sénatrice Samantha Cazebonne, j’ai été auditionné au Sénat, le 30 mars 2026, en tant que président de l’ANEFE, aux côtés de Michel Monsauret, secrétaire général, et de Françoise Hirzel, directrice.
Cette audition a été l’occasion de rappeler le rôle historique de l’ANEFE, créée en 1975 pour accompagner le développement des établissements français à l’étranger, notamment à travers la garantie de l’État pour leurs investissements immobiliers. Depuis la réforme de 2021, qui a transféré cette compétence à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), l’ANEFE a engagé une profonde réorientation.
Alors que 80 % des enfants français à l’étranger ne sont pas scolarisés dans le réseau AEFE, nous pensons qu’il est essentiel de mieux valoriser l’ensemble des établissements et dispositifs qui contribuent à l’enseignement en français à l’étranger, qu’ils soient homologués, labellisés ou partenaires.
Nous avons également souligné la nécessité de renforcer la transparence, d’encourager les démarches d’évaluation externe et de garantir un modèle économique soutenable pour les établissements et les familles. Cela suppose que l’AEFE fasse évoluer ses pratiques en matière d’évaluation et de publication des résultats. Cela implique aussi de contenir la hausse des coûts pour les familles
Face aux défis actuels, la réforme du système doit reposer sur quatre principes : neutralité, séparation des rôles, indépendance de l’homologation et amélioration continue de la qualité. Aujourd’hui, la concentration des fonctions au sein de l’AEFE — à la fois opérateur, régulateur et acteur du réseau — pose question.
C’est ainsi que nous pourrons bâtir un réseau attractif, fidèle à l’ambition portée pour 2030, souvent résumée à un objectif de doublement des effectifs, mais qui doit avant tout reposer sur la soutenabilité et la clarification des rôles.











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