La France s’expose à des sanctions financières, commente Bogdan Bodnar dans son article, puisque que la Commission a décidé de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne pour retard de transposition de la directive NIS2. Il pointe que « la faute incombe à l’exécutif qui cherche à revenir sur un article ciblant le chiffrement des messageries, malgré les réticences de plusieurs élus. »
Extrait :
NIS 2 doit faire passer le nombre d’acteurs régulés en France de 500 à plus de 15 000 (PME, hôpitaux, administrations, collectivités territoriales). En repoussant l’échéance, la France maintient ses infrastructures critiques dans la fragilité, selon plusieurs élus. Les députés Éric Bothorel (majorité présidentielle) et Philippe Latombe (Modem), ainsi que le sénateur Olivier Cadic (Union centriste), ont chacun critiqué ce retard, qui incombe en réalité largement à l’exécutif.
L’article 16 bis demeure le point de blocage central. Introduit par les parlementaires, notamment Olivier Cadic, cet article interdit les « backdoors », ou portes dérobées, dans les outils de chiffrement comme les messageries, afin de garantir une sécurité informatique absolue. Le ministère de l’Intérieur, alors dirigé par Bruno Retailleau, et la DGSI (le renseignement intérieur), engagés dans la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme, y voyaient au contraire l’opportunité de surveiller des applications également utilisées par des criminels.
Lire l’article du 08/07/2026 « On ne joue pas avec la cybersécurité » : Bruxelles attaque la France en justice pour son retard sur la directive NIS 2 sur le site de La Tribune











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