Merci à Louis Guarino, journaliste à La Tribune de l’Assurance, d’avoir recueilli mon analyse dans son dossier “Risques cyber : l’ère de l’industrialisation”.
Face à l’explosion des cyberattaques, ce dossier met en lumière les nouveaux défis auxquels sont confrontés les assureurs et les entreprises, entre prévention, résilience et adaptation aux exigences de la réglementation européenne, notamment DORA et NIS2. Un éclairage particulièrement utile sur un enjeu stratégique devenu majeur pour notre souveraineté économique.
Extrait :
« La France laisse s’installer une zone grise »
Olivier Cadic, sénateur (Union centriste) des Français établis à l’étranger
« La directive européenne NIS 2 devait être transposée en droit français avant le 17 octobre 2024. Pendant que les cyberattaques se multiplient, la France laisse s’installer une zone grise : celle d’un cadre juridique incomplet, d’obligations encore théoriques, et d’une responsabilité publique qui s’efface au moment où la menace s’intensifie. Le projet de loi dit “Résilience & Cybersécurité” qui transpose NIS 2 aux côtés de Dora impose notamment au secteur bancaire et de l’assurance un délai de deux mois pour installer un patch [processus pour organiser les mises à jour logicielles, corriger les vulnérabilités et maintenir la protection des systèmes d’information, NDLR]. Ce délai est fixé à une semaine aux États-Unis. Si l’entreprise française n’installe pas un patch rapidement, les cyberattaquants vont s’engouffrer dans la faille. Un assureur ne peut attendre que la loi soit appliquée. La France est aujourd’hui en retard, alors même que certains de nos partenaires comme la Belgique ont déjà transposé NIS 2 depuis dix-huit mois. Pour donner une garantie aux assureurs, je suis favorable à la norme ISO 27001 qui constitue aujourd’hui un référentiel reconnu en Belgique, car elle permet de répondre aux exigences de la directive NIS 2. »
Lire le dossier Risques cyber : l’ère de l’industrialisation sur le site de la Tribune de l’Assurance











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