Article de François Vignal, paru de 21 février 2022 sur Public Sénat.

EXTRAIT : « J’ai du mal à m’y retrouver à titre personnel ». Le sénateur UDI Olivier Cadic ne s’en cache pas. Son parti à beau soutenir officiellement la candidate LR, la campagne de Valérie Pécresse ne lui convient pas. Alors il regarde de l’autre côté. « Je me sens libre et indépendant », lance le sénateur des Français établis hors de France, qui se dit « marqué par le Brexit ». « Il y a une question de responsabilité pour bien faire comprendre à tout le monde qu’un accident peut toujours arriver. En conséquence, j’ai regardé qui me paraissait le mieux placé pour la suite, et je pense que le président de la République donne aujourd’hui de sérieux gages pour la France », annonce à publicsenat.fr Olivier Cadic.

« Dès le début, j’avais dit qu’il y avait un problème de positionnement » avec Valérie Pécresse, explique le sénateur. « L’UDI allait soutenir une candidate qui était sur des positions très dures, qui parle de Karcher. Ce n’est pas du tout notre ADN. C’est très éloigné des valeurs fondatrices de l’UDI, avec Jean-Louis Borloo », ajoute Olivier Cadic, « parler de Kärcher, ça banalise les idées d’extrême droite », bien que l’expression vienne de Nicolas Sarkozy. Il ajoute : « Au sein de l’UDI, il n’y a pas de consensus. Il n’y a pas eu de débat avant sur le soutien à Pécresse. Tout était organisé pour arriver à ce résultat-là ».

Quand la candidate reprend les termes de « grand remplacement » et « Français de papier », lors de son meeting au Zénith de Paris, ça ne fait que confirmer ses doutes : « C’est la dérive. C’est tout ce qu’on combat normalement ». Et « d’autres s’interrogent comme moi ».

Au groupe de l’Union centriste, « il n’y a clairement pas de consensus sur la ligne Pécresse », soutient Olivier Cadic.

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