Les entreprises multinationales françaises réalisent désormais plus de la moitié de leur chiffre d’affaires hors de France (51%), d’après l’Insee.
En 2023, leurs filiales étrangères ont généré près de 1 800 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient 7 millions de salariés à travers le monde.
Cela illustre combien la prospérité de notre économie dépend aussi de la réussite de nos entreprises à l’international.
Pour parvenir à ce résultat, la France possède un atout que beaucoup de pays nous envient : un réseau mondial d’entrepreneurs, d’experts et de relais économiques unique au monde. Encore faut-il savoir le mobiliser et le valoriser en mesurant tout ce qu’il apporte à l’Hexagone.
C’est le message que j’ai porté, le 3 juillet à Aix-en-Provence, lors de l’Université d’été de l’internationalisation des entreprises (UEIE), à l’occasion d’un atelier consacré à la mobilisation des écosystèmes français à l’étranger.
Aux côtés de Pedro Novo, CEO d’Axian Properties à Madagascar et conseiller du commerce extérieur de la France, et de Pierre-Jean Malgouyres, CEO d’Archetype Group, administrateur de CCI France International et président du Conseil France-Bangladesh de MEDEF International, nous avons confronté nos expériences de terrain devant des dirigeants d’entreprise et des acteurs de l’export.
J’ai rappelé que cette force collective repose sur les CCI France International, les Conseillers du commerce extérieur de la France, Business France, les entreprises françaises implantées à l’étranger, les conseillers des Français de l’étranger, mais aussi notre réseau diplomatique. Ensemble, ils constituent une véritable Team France mondiale.
À chacun de mes déplacements, je prends le temps de visiter les CCIFI et leurs membres, de rencontrer les CCEF et d’aller sur le terrain avec les élus des Français de l’étranger. Ils sont mes meilleurs capteurs des évolutions économiques, des opportunités de marché et des difficultés rencontrées par nos entreprises. Leurs retours nourrissent directement mon travail parlementaire.
Je me réjouis également de l’évolution engagée par l’Agence française de développement (AFD). En affirmant sa volonté de devenir un partenaire plus stratégique de nos entreprises, en complément de Team France Export, elle ouvre une nouvelle étape. C’est une orientation que j’ai toujours soutenue : notre politique de développement doit aussi renforcer l’influence économique de la France.
Face aux bouleversements géopolitiques, à l’essor de l’intelligence artificielle, aux défis de la cybersécurité et à une concurrence mondiale toujours plus intense, la performance ne dépendra plus seulement des entreprises, mais de la capacité de tout un écosystème à agir ensemble.
Les échanges, sans diapositives ni discours convenus, ont permis un dialogue franc et concret entre entrepreneurs et praticiens de l’international. Une formule particulièrement stimulante.
Merci à Charles Maridor, Stéphane Boulet et à La Fabrique de l’Exportation pour leur invitation et pour cette 8ᵉ édition de l’UEIE, qui contribue à diffuser une véritable culture de l’international.
La mondialisation n’est plus une question de distance. C’est une question de réseau. La France possède l’un des plus puissants au monde. Faisons-en un avantage compétitif.











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