Francine Watkins, conseillère AFE pour le Canada ; Olivier Cadic ; Édith Dumont, lieutenante-gouverneure de l’Ontario ; Yan Chantrel, pdt GIA France-Canada

J’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat, ce 13 octobre, Son Honneur l’honorable Édith Dumont, lieutenante-gouverneure de l’Ontario depuis novembre 2023. Sa nomination a marqué l’histoire de la province : elle est la première femme francophone à exercer cette fonction.

Cette rencontre, initiée par Francine Watkins, présidente du conseil consulaire de Toronto et conseillère à l’AFE pour le Canada, s’est tenue en présence de mon collègue Yan Chantrel, président du groupe d’amitié France-Canada, de Guillaume Courty, représentant la sous-direction d’Amérique du Nord du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et des services protocolaires du Sénat.

La francophonie a naturellement dominé nos échanges. L’Ontario se prépare à accueillir, à Ottawa, le Sommet de la Francophonie de 2028, une échéance majeure pour les francophones du Canada et pour la diaspora française.

Édith Dumont y voit l’occasion de créer “beaucoup de beaux moments” pour rallier les Franco-Canadiens et les Français établis au Canada.

Avec fierté, elle nous a confié avoir pris l’habitude de commencer ses allocutions devant des publics anglophones avec au moins une phrase en français. Loin de créer une distance, cette initiative suscite au contraire l’attention : beaucoup comprennent et tous perçoivent le geste. “Cela ouvre des portes“, résume-t-elle.

Avec Édith Dumont dans l’Hémicycle du Sénat, à la place autrefois occupée par Victor Hugo et Georges Clemenceau.

Nos échanges ont aussi porté sur l’attractivité croissante de l’Ontario pour les familles françaises hors Québec. Le droit à l’éducation en français et l’autonomie scolaire francophone expliquent ce phénomène. L’Ontario compte la plus importante communauté francophone du Canada hors Québec, avec environ 1,5 million de locuteurs en français.

Défendre le français au Canada, ce n’est pas opposer une langue à une autre. 

C’est rappeler qu’une langue qui résiste à l’hégémonie linguistique d’une seule protège de fait toutes les autres.

En conclusion de cette rencontre, j’ai eu le plaisir de faire visiter le Sénat à Édith Dumont, qui s’est passionnée pour ce lieu d’histoire, de mémoire républicaine et de travail parlementaire.