Ce 8 avril, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a auditionné Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, proposé par le Président de la République au poste de directeur général de l’Agence française de développement (AFD).
Membre du conseil d’administration de l’AFD, j’ai interrogé l’ambassadeur pour lui permettre de compléter son propos et je l’ai assuré du soutien du groupe Union centriste à sa désignation.
Vote de la commission au Sénat : 23 voix pour, 8 voix contre et 2 bulletins blancs ou nuls.
Voir l’intégralité de l’audition sur le site du Sénat
VERBATIM de mon intervention
Monsieur l’ambassadeur,
Je vous connais bien pour vous avoir vu agir à Ubifrance, apprécié votre engagement en Australie, avant de vous retrouver à la direction de Business France pour animer la Team France Export, puis à Rabat, où vous avez su relever le défi.
Vous y avez démontré, avec humilité et constance, votre capacité d’engagement dans un pays qui est aujourd’hui le premier bénéficiaire des actions de l’AFD, comme l’a rappelé le président Cambon.
Je souhaite saluer votre esprit collaboratif, qui constitue l’une de vos marques de fabrique.
Votre volonté d’inscrire pleinement l’AFD dans le cadre des attentes exprimées par le Parlement est également rassurante.
Je me réjouis à la perspective de travailler à vos côtés au conseil d’administration de l’AFD, et je ne ferai pas mystère du soutien de notre groupe Union centriste à votre candidature.
Vous avez par ailleurs adressé un signal fort concernant la réévaluation de la position de l’AFD vis-à-vis de la Chine, que nous attendions depuis longtemps.
J’en viens à plusieurs questions :
S’agissant de l’impact de l’AFD en matière de soutien aux entreprises françaises : les entreprises françaises participent à environ 60 % des appels d’offres internationaux avec un taux de succès de 70 %, soit in fine environ 42 % des marchés financés par l’AFD.
Considérez-vous ce résultat comme satisfaisant ?
Et quels objectifs vous fixez-vous pour l’améliorer ?
Par ailleurs, vous avez évoqué des priorités sectorielles. Allons-nous continuer à financer des équipements tels que des éoliennes ou des panneaux solaires d’origine chinoise ?
Concernant la santé en Afrique : une Agence africaine du médicament a été créée par l’Union africaine, dont le siège est à Kigali. Son efficacité dépendra du renforcement, voire de la création, d’agences nationales.
L’AFD pourrait-elle s’engager dans ce chantier structurant pour le continent ?
Enfin, dans le domaine de l’éducation : pourriez-vous envisager de soutenir le développement des écoles francophones ?
Je vous remercie.











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