Échange avec les Forces libanaises sur les défis de la souveraineté et de la stabilité régionale

Dans le cadre des travaux du groupe interparlementaire d’amitié France-Liban, présidé par ma collègue Christine Lavarde, j’ai participé, le 7 juillet, à l’audition de Georges Okais, député libanais et membre des Forces libanaises (FL), accompagné de Marwan Harb, délégué pour les affaires étrangères.

J’avais rencontré à Beyrouth, en juillet 2024, Samir Geagea, leader des Forces libanaises, en présence de Nadia Chaaya, conseillère des Français de l’étranger pour le Liban et la Syrie (compte-rendu).

Cette rencontre est intervenue à un moment crucial pour le Liban, confronté à de multiples défis politiques, économiques et sécuritaires, dans un environnement régional particulièrement instable.

Nos échanges ont porté sur la situation intérieure du pays, les perspectives de réformes attendues par les Libanais, ainsi que sur les conditions nécessaires au rétablissement durable de la souveraineté de l’État et de ses institutions.

Nous avons également évoqué les évolutions diplomatiques en cours.

Les Forces libanaises soutiennent une reprise des négociations visant à stabiliser durablement la frontière entre le Liban et Israël, dans le cadre de l’application des résolutions des Nations unies.

Elles défendent également le principe selon lequel le monopole de la force armée doit revenir à l’État libanais, ce qui implique le désarmement du Hezbollah et l’extension de l’autorité de l’armée libanaise sur l’ensemble du territoire. Elles considèrent que ces conditions sont indispensables au rétablissement de la pleine souveraineté du Liban et au retour de la confiance des partenaires internationaux.

J’ai rappelé que le Hezbollah avait engagé le Liban dans une guerre avec Israël sans mandat du gouvernement ni du Parlement. Agissant comme le principal relais de l’influence iranienne au Liban, il a fait prévaloir les intérêts stratégiques de Téhéran sur ceux de l’État libanais, au détriment de la sécurité et de la souveraineté du pays.

Dans ce contexte, j’ai salué la remarquable constance des Forces libanaises. Depuis des décennies, elles défendent une même ligne : un Liban libre, pleinement souverain, où l’État détient seul le monopole de la force, libéré de toutes les milices comme de toute tutelle ou ingérence étrangère. Les évolutions récentes montrent que cette vision, longtemps minoritaire, est aujourd’hui au cœur du débat sur l’avenir du Liban.

Je remercie chaleureusement Georges Okais pour la qualité de cet échange, qui témoigne de la vitalité des liens entre nos deux Parlements et de notre volonté commune d’œuvrer au renforcement de l’amitié franco-libanaise.