Les travaux de la commission d’enquête sénatoriale en 2024 ont permis de prendre la mesure de l’ampleur du narcotrafic en France. Les organisations criminelles qui s’attaquent à l’autorité de l’État font peser une menace sur notre démocratie.

Ce 8 décembre, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat Nicolas Prisse, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). Nous nous étions déjà rencontrés à Miami, le 27 octobre 2025, tandis qu’il participait à un séminaire consacré à la sécurité portuaire et à la lutte contre le trafic de drogue par voie maritime.

En ma qualité de vice-président de la commission d’enquête sur le narcotrafic, je suis très attentif aux actions menées pour prévenir les addictions et coordonner la réponse de l’État. Nous avons notamment échangé sur la possibilité de mobiliser l’Agence française de développement pour soutenir des cultures alternatives dans les zones de production. J’ai également fait passer le message sur l’importance d’informer pleinement nos ambassadeurs lorsque la France soutient des projets onusiens dans certains pays.

Cette rencontre a permis à Nicolas Prisse de me présenter les priorités actuelles de la MILDECA : renforcer la prévention auprès des jeunes, accompagner les collectivités locales et adapter les politiques publiques aux nouveaux usages.

Je salue l’engagement de la Mission et réaffirme l’importance de disposer d’une stratégie nationale cohérente, associée à une approche internationale du problème.