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La 43ᵉ session AFE, entre lucidité et volonté de changement

La 43ᵉ session de l’Assemblée des Français de l’Étranger s’est tenue du 13 au 17 octobre dans un contexte de transition politique marqué par l’arrivée d’Éléonore Caroit, nommée ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.

Forte de son parcours d’élue de l’AFE puis de députée des Français d’Amérique latine et des Caraïbes, Éléonore Caroit incarne une connaissance concrète du terrain, ayant elle-même suivi sa scolarité au lycée français de Saint-Domingue.

Empêchée d’assister lundi à l’ouverture de la session en raison de la passation de pouvoir, elle a tenu à s’adresser dès mercredi aux élus pour leur dire son attachement aux Français de l’étranger, qu’elle considère comme « une force vive de la France ». Elle a affirmé sa volonté de s’atteler sans délai à trois priorités majeures : la réforme de la protection sociale, la pérennisation de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) et la modernisation des services publics destinés à nos compatriotes établis hors de France.

Nommée dimanche, je la remercie de m’avoir l’honneur de sa participation, lundi soir, à la soirée du cinquantenaire de l’ANEFE que je préside (compte-rendu).

Des priorités claires pour les Français de l’étranger

Au terme de cette 43ᵉ session, les commissions de l’Assemblée des Français de l’Étranger ont tracé une feuille de route à la fois ambitieuse et pragmatique, pour répondre aux défis du moment.

Au rang des priorités, les élus ont appelé à réformer en profondeur la protection sociale et à pérenniser la (CFE), tout en garantissant la viabilité financière du réseau éducatif français à l’étranger, porté par l’AEFE et la MLF.

La sécurité, l’accès au droit et la protection des plus vulnérables demeurent au cœur des préoccupations, de même que l’engagement pour accélérer la transition écologique et soutenir l’innovation dans nos communautés.

Repenser la protection sociale des Français de l’étranger

L’une des séquences majeures de cette 43ᵉ session a été la restitution des Assises de la protection sociale, engagées en mars 2025 par la commission des Affaires sociales, du Monde combattant, de l’Emploi et de la Formation. Découvrez les 355 propositions dont 36 prioritaires : LIEN

Après avoir salué « l’exercice démocratique de ces Assises » et s’être réjouie de la présence de notre nouvelle ministre, Eléonore Caroit, à la restitution, Radya Rahal, élue pour l’Afrique du Nord, a souligné avec réalisme : « soyons néanmoins lucides sur un point : aucun chiffrage n’est proposé. Étant donné la période budgétaire que nous entamons (enfin !), il me fallait le souligner. Le nerf de la guerre, c’est l’argent. Nous en manquons ».

Que retenir de ces travaux ? Outre repenser les aides sociales et moderniser les bourses scolaires, l’avenir de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) a retenu l’attention des élus : malgré son statut d’organisme de Sécurité sociale de droit privé, la CFE accuse un déficit structurel de 18 millions d’euros en 2024. Sans réforme en profondeur, sa pérennité est menacée.

Par ailleurs, dans son avis au gouvernement, l’AFE a également recommandé de créer une allocation spécifique pour les Français de l’étranger en situation de dépendance ou de grand âge, ainsi que d’aligner les critères d’attribution des AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap) sur le modèle national.

En assistant à cette restitution, j’ai été sensible aux propos d’Éléonore Caroit, qui a affirmé sa détermination à « porter plusieurs de ces propositions » et à défendre le budget des Français de l’étranger, confirmant avec justesse les propos de Radya Rahal : l’argent est le nerf de la guerre.

AEFE : entre excellence et nécessité de réforme

L’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE) affiche un taux de réussite au baccalauréat de 98,3 %. Derrière cette réussite, la situation financière inquiète : 80 % des dépenses sont absorbées par la masse salariale, laissant peu de marge pour l’investissement. En fin d’année, dans les deux mois qui restent, il faut trouver près de 25 millions et l’année prochaine probablement 60 millions pour que l’activité de l’Agence perdure, a alerté le conseiller Alexandre Col.

Face à ce constat, la commission de l’enseignement de l’AFE a adopté à l’unanimité une résolution demandant que les conseillers de l’AFE participent au groupe de travail sur la réforme de l’AEFE.

Lors de la réunion du groupe d’études « Statut, rôle et place des Français établis hors de France », au Sénat le 16 octobre, j’ai rebondi sur ce sujet en rappelant que, depuis quinze ans, j’appelle à un changement de paradigme : passer d’un modèle étatique et coûteux à un modèle souple, entrepreneurial et décentralisé, afin que les acteurs locaux et associatifs disposent d’une plus grande autonomie pour innover et répondre aux besoins des familles à travers le monde.

État civil et nationalité : des exigences renforcées

En séance plénière, Gaëlle Le Pape, sous-directrice de l’État civil et de la Nationalité, a présenté les nouvelles instructions adressées aux postes consulaires à la suite de récentes décisions du Conseil d’État. Objectif : rendre les pratiques plus justes et plus humaines, notamment pour les usagers confrontés à un refus de certificat de nationalité française (CNF).

Par ailleurs, deux évolutions importantes entreront en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2026 pour les demandes de naturalisation : le niveau de langue exigé passera du B1 au B2, à l’écrit comme à l’oral ; un examen civique sera instauré pour les naturalisations par décret.

Modernisation du réseau consulaire : des avancées concrètes

Efficace, à l’écoute et proche des réalités du terrain, Pauline Carmona, directrice des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, a présenté les progrès réalisés et les perspectives du réseau consulaire au service de nos compatriotes.

Parmi les avancées majeures : la pré-demande en ligne de titres d’identité et de voyage, désormais pleinement opérationnelle, et l’expérimentation du renouvellement à distance des passeports, menée au Canada et au Portugal, qui a rencontré un taux de satisfaction de 80 %. L’envoi des titres sécurisés sera étendu à tout le réseau dès les prochains mois.

Mme Carmona a insisté sur la protection sociale et la prévention des violences : 461 situations ont été recensées en 2022, ce qui a conduit à la mise en place d’un guide pratique destiné à mieux former les agents et élus à l’accompagnement des personnes en détresse.

Les Indépendants : conviction et force d’initiative

Comme l’a souligné Nadia Chaaya, présidente du groupe des Indépendants, cette 43ᵉ session de l’Assemblée des Français de l’Étranger s’est ouverte dans un contexte politique et budgétaire particulièrement incertain.

Pour Nadia Chaaya, ces difficultés doivent être une incitation à la mobilisation collective : « Nous vivons à l’étranger, mais nous ne sommes pas étrangers au sort de notre pays. Cette période de crise doit nous pousser à nous demander ce que nous pouvons apporter à la France, plutôt que ce que la France peut nous apporter ». Je félicite la présidente pour sa conduite éclairée des travaux des Indépendants.

L’instabilité politique a forcément placé les élus dans l’expectative budgétaire. « Notre commission des Finances étudie un budget qui n’existe pas », a rappelé Benoît Mayrand. « On attend aussi le rapport d’évaluation du Pass éducation langue française qui nous a supprimé 1 million de crédits au programme 151 »

Dans ce contexte, la nomination d’Éléonore Caroit au poste de ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, a été accueillie comme un signe d’espoir, parce qu’elle est « issue des rangs de l’AFE », chacun s’en félicite.

Les élus indépendants ont une nouvelle fois confirmé leur rôle moteur au sein de l’Assemblée. Sous l’impulsion de Nadia Chaaya, ils ont défendu avec constance des positions constructives et tournées vers l’action, dans tous les domaines, guidés par une même exigence : servir au mieux les intérêts des Français établis hors de France.

PLF 2026 / P129 – “French Response” pour répondre à la désinformation

Audition dans le cadre du PLF 2026, avec mon collègue Mickaël Vallet, afin de préparer notre rapport pour avis sur les crédits de l’action n°2 du programme 129 « Coordination du travail gouvernemental » (gestion de crises, cyberdéfense, renseignement), au nom de la commission des Affaires étrangères et de la Défense.

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« Selon le service de renseignement extérieur russe, l’armée française se préparerait à envoyer des troupes en Ukraine ? FAUX. Cette attaque informationnelle (…) cherche à nourrir les narratifs pro-russes visant à inverser les rôles de défenseur et d’agresseur ».

A la fin de ce message posté sur X par “French Response“, ce 29 octobre, on trouve un lien vers un décrypage de l’attaque informationnelle lancée par le service de renseignement extérieur de la Russie (SVR), la veille.

En effet, “French Response” est le nouveau dispositif de riposte de la diplomatie française contre la désinformation institutionnelle étrangère sur X qui nous a été présenté par Emmanuel Lebrun Damiens, directeur de la communication du MEAE, ce 15 octobre.

L’objectif du compte X du Quai d’Orsay est clair : contrer les attaques fallacieuses et les campagnes de désinformation étrangères visant la France, un outil « adapté à la tonalité directe des échanges internationaux sur les réseaux sociaux », commente Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères.

“French Response” est inspiré du dispositif de protection que j’avais découvert à Taiwan, en octobre 2021, grâce à Audrey Tang, alors ministre du numérique. Contre les “fake news” les Taïwanais procèdent au “fact checking” avec l’objectif de démasquer une fausse nouvelle en moins de 200 mots et de la démentir en moins de deux heures par SMS ; cela en relais avec la société civile et les entreprises. De plus, « notre ministère a produit un vaccin contre la désinformation : l’humour », avait précisé Audrey… (compte-rendu).

Sénat – Direction générale de la mondialisation (DGM) – Enseignement français à l’étranger

AEFE : Pour un réseau durable fondé sur le juste coût et le juste prix

Ce 13 octobre, j’ai rencontré Anne Grillo, directrice générale de la mondialisation (DGM), pour discuter de la situation préoccupante de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

Un réseau sous pression financière

Les faiblesses de l’AEFE sont connues depuis longtemps. Malgré son rôle stratégique, l’Agence reste fortement dépendante de l’argent public. Chaque année, plusieurs centaines de millions d’euros servent notamment au financement partiel des 5 121 personnels détachés du ministère de l’Éducation nationale, répartis dans 68 établissements en gestion directe (EGD) et 159 écoles conventionnées.

Cette situation alourdit les frais de scolarité pour les familles et met une pression supplémentaire sur les finances publiques.

Le principe du “juste coût / juste prix”

Lors de notre entretien, j’ai rappelé l’importance d’une réforme : « L’AEFE doit tendre vers le juste coût — une gestion rigoureuse et transparente des moyens publics — et vers le juste prix, pour que les familles ne paient que ce qui correspond réellement au service rendu. »

Cette approche permet de préserver le réseau, tout en garantissant équité et soutenabilité. Elle empêche que des dépenses excessives soient supportées par les contribuables ou les parents.

Une orientation désormais envisagée par la DGM : Mme Grillo a confirmé que cette idée fait désormais partie des pistes de réflexion de la DGM. C’est un signal positif pour un réseau qui a besoin de clarté, transparence et responsabilité.

Un avertissement ancien, aujourd’hui confirmé

En 2008, j’avais déjà alerté dans une tribune publiée par Société Civile :

« Si rien n’est fait, l’AEFE deviendra un mammouth budgétivore. »

Dix-sept ans plus tard, ce constat est malheureusement confirmé : le réseau souffre d’un modèle économique insoutenable. Lire l’article du 11 mars 2008 publié par l’Ifrap

Vers un nouveau cap

Il est désormais urgent de clarifier la feuille de route de l’AEFE autour du juste coût / juste prix.

Cette réforme doit être lucide, équitable et progressive, pour assurer la pérennité du réseau, le bon usage de l’argent public et la justice pour les familles.

Spoliation bancaire au Liban : l’espoir renaît grâce à Nadia Chaaya !

Depuis 2019, des milliers de déposants français et libanais sont privés illégalement de leurs économies au Liban, parfois de toute une vie de travail.

Face à cette injustice, Nadia Chaaya a choisi de ne pas se résigner. Animée par un sens profond de la dignité et du droit, cette Française d’origine libanaise, présidente du conseil consulaire de Djeddah–Sanaa et conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, s’est engagée avec courage et détermination pour défendre les épargnants spoliés.

C’est ainsi qu’elle a fondé l’Union franco-libanaise des déposants spoliés (UFLDS), une association à but non lucratif qui accompagne gratuitement les victimes dans leurs démarches juridiques. Grâce à une équipe de juristes bénévoles, l’UFLDS aide les déposants à déposer plainte contre les banques libanaises devant les tribunaux français. « Et cela fonctionne ! », souligne Nadia, qui invite chacun à vérifier gratuitement son éligibilité sur le site www.uflds.com.

Le 20 octobre dernier, j’ai eu le plaisir de réunir Nadia et les membres de son équipe : Hugo Roche Poggi, secrétaire général de l’UFLDS, Tanguy Valéry, responsable de la communication, et Dany Habel, docteur en droit.

Je remercie également Rodrigue Raad, président de la Diaspora Libanaise Overseas (DLO), et Sami Saikali, son secrétaire général, pour leur participation à ces échanges constructifs.

L’énergie, l’esprit fédérateur et la persévérance de Nadia Chaaya redonnent aujourd’hui espoir à des milliers de familles, quelle que soit leur nationalité, qui pourront retrouver le fruit de leur travail et de leur épargne.

Médicaments falsifiés : la France engagée aux côtés de l’Afrique

OC, Antoine Peigney, Juan Cepeda

C’est une réalité tragique : les médicaments contrefaits font d’innombrables victimes en Afrique, chaque année.

Face à ce fléau sanitaire et économique, une de mes priorités est de soutenir la montée en puissance de l’Agence africaine du médicament (AMA), créée par l’Union africaine en 2019 et dont le siège est établi au Rwanda.

La France agit en ce sens au travers de sa Stratégie française en santé mondiale 2023-2027.

Il s’agit d’une opportunité historique. L’AMA doit devenir pleinement opérationnelle et constituer le sommet d’une pyramide d’autorités nationales et régionales de régulation, afin de bâtir un rempart efficace contre les produits médicaux falsifiés.

J’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat, le 10 octobre, Juan Cepeda, chef de projet chez Expertise France (groupe AFD), accompagné d’Antoine Peigney, directeur du département Santé, venus me présenter les avancées en cours.

En effet, de retour à Paris, Juan reprend la direction du programme MEDISAFE, consacré à la lutte contre les médicaments falsifiés et de qualité inférieure. Cette nouvelle phase du programme, financée par l’Union européenne dans le cadre de NDICI – Global Europe, s’étend désormais à 13 pays d’Afrique de l’Ouest et de l’Est.

Je salue l’excellent travail conduit par Expertise France, agence publique de coopération technique internationale, pour sensibiliser l’ensemble des acteurs concernés — pharmaciens, magistrats, forces de l’ordre et société civile — à la gravité de ce trafic mortifère.

En avril dernier à Kigali, en compagnie de Juan, j’avais rencontré Émile Bienvenu, directeur général de la Rwanda Food & Drug Authority et membre du conseil d’administration de l’AMA, qui m’a présenté les progrès remarquables accomplis par son pays, pionnier d’une politique de tolérance zéro contre les médicaments contrefaits (compte rendu).

L’Afrique avance. La France restera à ses côtés pour protéger des millions de vies grâce à des traitements sûrs, certifiés et accessibles.

France–Canada : les élus AFE se mobilisent pour renforcer la connectivité aérienne

Ce 17 octobre, dans le cadre de la semaine des travaux de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) à Paris, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat un déjeuner consacré aux liaisons aériennes France–Canada.

Cette rencontre, organisée par Olivier Dellapina, conseiller des Français de l’étranger (circonscription Vancouver et Calgary) et membre de l’AFE pour le Canada, faisait suite à ma visite à Calgary début septembre (compte-rendu).

À ses côtés, Francine Watkins, présidente du conseil consulaire de Toronto et conseillère à l’AFE pour le Canada, a plaidé, d’une même voix avec Olivier Dellapina, pour l’accroissement du nombre de vols et l’ouverture de nouvelles liaisons dont profiteraient certaines villes canadiennes, afin de renforcer les échanges humains et économiques entre nos deux nations.

Nous avons eu l’honneur de compter parmi nous Stéphane Dion, ambassadeur du Canada auprès de la France et de Monaco, dont la présence a marqué l’intérêt partagé pour un renforcement de la connectivité entre nos deux pays.

Les participants ont également salué la participation de Raphaël Dang, consul général de France à Vancouver, venu spécialement à Paris pour cette rencontre.

Autour de la table figuraient aussi des représentants d’Air France et de la société d’assistance travaillant avec WestJet à l’aéroport de Roissy–Charles-de-Gaulle, compagnie aérienne canadienne opérant des vols directs quotidiens entre Paris et Calgary.

Les chiffres témoignent du dynamisme des échanges : 1,2 million de Canadiens ont visité la France l’an dernier, faisant de notre pays leur deuxième destination internationale après les États-Unis.

Sur le plan économique, nous avons souligné les effets positifs du CETA, accord de libre-échange que je défends de longue date : la croissance du trafic de fret aérien illustre la vitalité des échanges commerciaux franco-canadiens dès qu’on ouvre de nouvelles lignes.

Les échanges ont aussi porté sur les enjeux de l’autorisation de voyage électronique (ETIAS) bientôt opérationnel pour les citoyens canadiens exemptés de visa souhaitant visiter l’espace Schengen. Le sujet sensible des documents de voyage pour les réfugiés a également été abordé.

Enfin, nos discussions ont mis en lumière l’attrait croissant du Canada auprès des voyageurs français, séduits par la diversité culturelle du pays et désireux de le découvrir bien au-delà du seul Québec.

Participants :
. Mme Tamae BARISELLE, Cheffe d’escale CDG – Air France/WestJet
. Mme Cyrielle BON, directrice générale / Destination Canada, office de tourisme du Canada
. M. Gérard CARLIER, Secrétaire du corps consulaire de Calgary (ancien Consul honoraire de France à Calgary)
. M. Raphaël DANG, Consul général de France à Vancouver
. M. Olivier DELLAPINA, Conseiller des Français de l’étranger (1er circo – Vancouver et Calgary) et Conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger
. M. Romain DEVAUX, Quai d’Orsay
. M. Stéphane DION, ambassadeur du Canada en France
. Mme Suzanne ELLIOT, Agente des services consulaires à l’Ambassade
. M. Francis ISSABHAY, General Manager Operations – Air France/WestJet
. M. Emmanuel MEYER, Sous-directeur Afrique du Nord MEAE
. M. Éric SEVRE, Responsable Contrat Air France – WestJet
. M. François SONATORE, Brigadier-chef de police, aéroport Charles de Gaulle (COE 2EFG – Ministère de l’Intérieur)
. M. Alain THOMAS, Project Manager CDG – Air France
. Mme Francine WATKINS, Conseillère des Français de l’étranger (circonscription Ontario-Manitoba) et Conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger

Sénat – Conférence devant la Société des membres de la Légion d’honneur


L’amiral Alain Coldefy et Jacques Deveze m’ont honoré de la médaille de la SMLH

Ce 10 octobre 2025, j’ai eu le plaisir d’être invité par la Société des membres de la Légion d’honneur SMLH – Paris Ve, présidée par Jacques Deveze, à intervenir lors de leur dîner-débat semestriel organisé au Palais du Luxembourg.

Sous la présidence de l’amiral Alain Coldefy, cette rencontre m’a offert l’occasion de partager mon expérience de parlementaire des Français de l’étranger et d’échanger sur les grands défis auxquels la France et l’Europe doivent faire face dans un monde en profonde mutation, marqué par la montée des menaces, la désinformation et le retour des rapports de force.

Intitulée « Le monde tel que je le vois », ma conférence a permis d’aborder les enjeux de sécurité, de liberté d’expression et de souveraineté à la lumière de mon expérience de terrain. Ces thèmes sont au cœur de mon engagement, tant au Sénat que dans mes missions à l’étranger.

Je remercie très sincèrement Jacques et l’ensemble des membres de la SMLH – Paris Ve pour leur accueil chaleureux et la qualité du dialogue que nous avons pu entretenir.

17Cyber – Ma question écrite pour un véritable guichet unique

En mars dernier, l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) a adopté à l’unanimité une résolution visant à permettre aux Français établis hors de France d’accéder au service de dépôt de plainte en ligne, et à renforcer la visibilité du dispositif 17Cyber, guichet unique d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance.

Cette résolution faisait suite à l’audition que j’avais menée, aux côtés de Jérôme Notin, directeur général du GIP ACYMA, pour encourager l’extension du champ d’action du 17Cyber et sa pleine intégration dans le réseau consulaire (compte-rendu).

Malheureusement, la réponse du ministère de l’Intérieur à cette initiative s’est révélée insatisfaisante (lire). Elle tend à assimiler le 17Cyber à un portail généraliste, remettant ainsi en cause le principe même d’un guichet unique dédié à la cybermalveillance.

J’ai donc adressé une question écrite au ministre de l’Intérieur, afin de rappeler l’esprit de cette réforme demandée par le Président de la République et d’obtenir des garanties sur la reconnaissance du 17Cyber comme plateforme de référence pour toutes les victimes d’infractions numériques, qu’elles résident en France ou à l’étranger.

Question n° 06475 (23/11/2025) : M. Olivier Cadic appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur au sujet de la réponse apportée par son ministère à la suite de la résolution de la commission n°/03.2025 de la 42e assemblée des Français de l’étranger (10-14 mars 2025) touchant la cybersécurité de nos concitoyens installés à l’étranger.
Certaines réponses du ministère n’apparaissent pas satisfaisantes.
En réponse à la demande d’ajout d’un portail dédié sur les sites des consulats et ambassades redirigeant vers 17Cyber.fr ainsi que la mise en place de campagnes de sensibilisation sur la cybercriminalité auprès des Français de l’étranger, le ministère indique que ce portail existe déjà en faisant référence au site www.masecurite.interieur.gouv.fr/fr qui constitue le portail d’entrée unique vers tous les téléservices du ministère de l’intérieur. Cette affirmation s’oppose au principe même qui a justifié la création du téléservice 17Cyber, pourtant soutenu par le même ministère, et qui doit constituer le guichet unique des victimes de cybermalveillance.
Les typologies et variantes de la cybermalveillance évoluent au même rythme, intense, que celui de l’innovation et des usages numériques. Elles constituent aujourd’hui un enjeu sociétal associé à des risques toujours plus évolutifs dont la dangerosité augmente continuellement. Compte tenu de la spécificité de leur domaine, elles occupent une place à part parmi les problèmes de sécurité de concitoyens. Face au désarroi grandissant qu’elles provoquent, la réponse de l’État doit être claire, lisible, précise et rassurante. Il est donc essentiel de concentrer la communication sur une plateforme unique et spécialisée afin d’éviter d’égarer les victimes vers des sites, toujours plus nombreux, qui proposent des formules diverses, et parfois contestables, de remédiation. C’est particulièrement souhaitable pour les plateformes mises en service par des services officiels.
Il est également indispensable que la réponse de l’État dispose d’une expertise incontestable, ce que propose aujourd’hui le 17Cyber. Ce téléservice, issu de l’expérience acquise depuis 8 ans par l’équipe chargée de cybermalveillance.gouv.fr, concentre un savoir-faire remarquable et sans égal sur plan technique comme ergonomique. Il propose à nos concitoyens, entreprises et collectivités un large éventail de services, toujours mis à jour, de diagnostic et d’assistance.
Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin que le 17Cyber devienne le nouveau réflexe, tel qu’affirmé lors de son lancement, des Français victimes de cyberdélinquance, qu’ils soient basés en France ou à l’étranger.

PJL Résilience & Cybersécurité – Présidents des deux commissions spéciales

Paris – Sénat, 20/10/2025

Le 9 octobre à La Roche-sur-Yon, à l’initiative de la CPME Vendée, puis au Sénat, le 20 octobre, à l’invitation du CyberCercle, j’ai eu le plaisir d’intervenir aux côtés de Philippe Latombe, député de la Vendée, dans le cadre du projet de loi « Résilience des infrastructures critiques et renforcement de la cybersécurité ».

Philippe et moi-même présidons chacun la commission spéciale constituée dans nos deux chambres respectives pour assurer l’examen approfondi de ce texte. L’un et l’autre avons contribué à enrichir la réflexion parlementaire grâce à la diversité des points de vue recueillis lors des auditions d’acteurs publics et privés du secteur de la cybersécurité.

Adopté au Sénat et désormais entre les mains de l’Assemblée nationale, ce texte stratégique marque une étape majeure dans la transposition en droit français de trois directives européennes structurantes pour la sécurité numérique (*).

La Roche-sur-Yon, 9/10/2025

À La Roche-sur-Yon comme à Paris, les deux échanges, animés par Bénédicte Pilliet, présidente du CyberCercle, ont permis d’aborder plusieurs sujets essentiels : cohérence des dispositifs, équilibre entre acteurs publics et privés, partage d’informations, sanctions, guichet unique ou encore simplification des obligations.

Face à nous, les représentants d’organisations publiques et privées engagées sur les sujets de confiance et de sécurité numériques ont exprimé une même attente : clarifier et harmoniser les dispositifs, sans ajouter de complexité, afin de renforcer la résilience des organisations face aux menaces numériques et de favoriser une cybersécurité collective.

Dans l’attente de l’examen du texte par l’Assemblée nationale, prévu à la mi-novembre, puis en commission mixte paritaire, les membres du CyberCercle ont été invités à nous adresser leurs souhaits et de leurs attentes à cette étape du processus législatif, à la lumière des travaux du Sénat et des apports de la commission spéciale de l’Assemblée nationale.

(*) Les trois directives : REC, sur la résilience des entités critiques ; NIS2, sur la sécurité des réseaux et des systèmes d’information ; et DORA, sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier.

Dernier adieu à Jean-Louis Mainguy

Afin de rendre hommage à Jean-Louis Mainguy, l’Union des Français de l’Étranger (UFE) a fait célébrer une messe à sa mémoire, ce 15 octobre 2025, en la cathédrale Notre-Dame du Liban.

J’ai partagé ce moment de recueillement aux côtés d’Alain-Pierre Mignon, président de l’UFE Monde, qui nous a adressé un message empreint de peine et de sincérité, entouré des membres du conseil d’administration de l’UFE et d’anciens collègues du groupe UDIL à l’Assemblée des Français de l’Étranger (AFE), parmi lesquels la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam.

Je repense avec émotion à un texte que j’avais écrit en avril 2019, après la visite que j’avais rendue à Jean-Louis à Beyrouth. Ce jour-là, j’étais accompagné de Roland Raad, conseiller consulaire pour l’Arabie Saoudite (Riyad – Al Khobar) et le Koweït — Roland, lui aussi, nous a quittés depuis. Deux hommes d’engagement et de cœur, au service de leurs compatriotes, dont la mémoire continuera d’inspirer tous ceux qui œuvrent pour les Français de l’étranger.

Mon souvenir de Jean-Louis Mainguy (2019)

“J’ai rencontré Jean-Louis Mainguy pour la première fois, il y a près de 13 ans. Nous siégions alors ensemble dans le même groupe à l’AFE. Président de l’UFE Liban, la plus importante section des UFE à l’époque, il m’impressionnait déjà par sa manière d’aborder les difficultés sans jamais se départir de son calme.

Quand l’AFE s’enflammait sur un sujet, il partageait ses arguments avec une force tranquille, sans jamais élever la voix.

Passionné par l’action sociale, il s’est engagé avec constance et dévouement à la CFE, dont il fait partie des administrateurs.

Son indépendance d’esprit l’a toujours incité à rester à l’écart des partis politiques, et je l’ai toujours vu soucieux de ne jamais être instrumentalisé.

On pourrait penser que l’indépendance peut mener à l’isolement et représenter le poids politique d’une plume. Mais j’ai pu observer que cette plume est souvent déterminante pour faire pencher la balance dans le bon sens.

Avec le temps, et plus encore depuis que je suis élu au Sénat, j’ai eu de nombreuses occasions d’apprécier ses conseils, fruits de son expérience.

Malgré le temps passé en sa compagnie, je n’ai jamais prétendu connaître Jean-Louis, tant sa personnalité est riche et parfois empreinte d’un peu de mystère.

A la faveur de ce 4ème déplacement à Beyrouth, Jean-Louis m’a ouvert son bureau d’architecte et sa maison qui est un vrai musée. Découvrir son univers m’a aidé à comprendre comment il cultive cette forme de sagesse qui l’anime.

Merci Jean-Louis pour tout ce qui te rend unique dans ton engagement au service des autres”.

Sénat – Ministère chargé de l’Intelligence artificielle et du Numérique – Cyber Sécurité

Merci à Anne Le Hénanff, ministre chargée de l’IA et du numérique, pour son invitation.

Nous avons échangé sur la loi Résilience à venir à l’Assemblée, et en particulier sur mon amendement voté au Sénat visant à empêcher l’imposition de backdoors dans les systèmes de chiffrement (compte-rendu). On ne peut pas renforcer la sécurité tout en créant nous-mêmes des brèches exploitables par des acteurs malveillants.

Nous avons également évoqué le retard de mise en œuvre du filtre anti-arnaque voté dans la loi SREN (sécuriser et réguler l’espace numérique), qui semble résulter d’une entrave administrative. La ministre partage cette préoccupation.

Enfin, j’ai rappelé la nécessité de structurer la réponse cyber sur le modèle des urgences médicales, avec le 17Cyber, comme point d’entrée unique pour particuliers et entreprises.

Merci encore à Anne Le Hénanff pour son soutien constant à l’équipe de Cybermalveillance.gouv.fr et au 17Cyber, dirigé par Jérôme Notin.

Bolivie : Rodrigo Paz Pereira remporte l’élection présidentielle

Chaleureuses félicitations à Rodrigo Paz Pereira pour son élection à la présidence de la Bolivie, ce 19 octobre.

Heureux de voir le peuple bolivien choisir la voie de la démocratie et de l’ouverture

Tous mes vœux de réussite pour son mandat au service de la Bolivie et pour le développement de liens toujours plus étroits avec la France.

J’ai adressé une lettre à Rodrigo Paz Pereira que j’ai rencontré à La Paz, le 13 mai 2024, lorsqu’il était sénateur (compte-rendu).

Lettre de félicitations à Rodrigo Paz Pereira, Président de l’État plurinational de Bolivie (traduction en français)

Monsieur le Président, Cher Rodrigo,

Je tiens à vous féliciter chaleureusement pour votre élection à la présidence de la Bolivie.

Ce résultat couronne un parcours engagé et une campagne qui a réussi à rallier de nombreux Boliviens, poussés par l’espoir d’un avenir plus démocratique, plus juste et plus ouvert.

Lors de notre rencontre à La Paz, en compagnie de notre ambassadrice Hélène Roos, vous m’avez dit : « En 2025 on décidera si la Bolivie suit le chemin du Venezuela ou celui de la démocratie ».

Je suis profondément heureux que le peuple bolivien ait choisi la voie de la démocratie, dans un esprit de responsabilité et de confiance pour l’avenir.

Je vous souhaite le plus grand succès dans cette mission exigeante au service de votre pays, et je vous réaffirme mon amitié et ma volonté de continuer à renforcer les liens entre la Bolivie et la France.

Respectueusement

Olivier Cadic

Lettre originale en espagnol

Médias – “Municipales 2026 : des ingérences étrangères déjà très actives sur de faux sites d’information locale” (Public Sénat – 21/10/2025)

Un article d’Aglaée Marchand (Public Sénat) révèle que, selon le groupe de recherche américain Insikt, près de 150 faux sites d’information locale, dopés à l’intelligence artificielle, sont soupçonnés d’être des outils d’influence russe.

J’ai répondu à ses questions sur les ingérences étrangères qui s’intensifient à l’approche des élections municipales.

Extrait :
Pour le sénateur centriste Olivier Cadic, il est grand temps de reconnaître une « guerre informationnelle » car « tout le monde prend conscience qu’il y a une volonté de perturber nos élections pour que des candidats soient élus et qu’ils puissent être plutôt favorables à des individus qui ne nous veulent pas du bien ». Celui qui a été la cible d’une cyberattaque (*) menée par la Chine en 2021 contre des parlementaires d’une dizaine de pays, milite pour que ces tentatives de « déstabiliser l’État » soient prises en charge par le ministère des Armées : « On sait qu’on a des batailles à mener, qu’on doit s’y préparer, or s’il s’agit d’une guerre, c’est le rôle des Armées ».

Lire l’article Municipales 2026 : des ingérences étrangères déjà très actives sur de faux sites d’information locale sur le site Public Sénat

(*) Lire : Cyberattaques : le sénateur, Olivier Cadic lui aussi visé par des hackers chinois

GIA – Pays du Golfe – Ambassadeur d’Arabie saoudite

g à d : Dany Wattelbeld, Olivier Cadic, S.E. Fahad Al Ruwaily et Louis-Jean de Nicolay

Ce 16 octobre, le groupe d’amitié interparlementaire France-Pays du Golfe que je préside s’est entretenu avec Fahad Al Ruwaily, ambassadeur d’Arabie saoudite, accompagné de Mmes Reem Alajlan, deuxième secrétaire, et Dr. Nauf Almaiman, conseillère.

Étaient également présents mes collègues Louis-Jean de Nicolay et Dany Wattelbeld.

Lors des échanges entre l’ambassadeur et les sénateurs présents, ont été abordés de nombreux sujets, au premier rang desquels la question palestinienne. Exprimant sa reconnaissance vis-à-vis de la France et de son soutien à la reconnaissance d’un État palestinien, Fahad Al Ruwaily a estimé que la « déclaration de New York » – résolution d’initiative franco-saoudienne visant à relancer la solution à deux États entre Israël et la Palestine, adoptée lors de l’Assemblée générale des Nations Unies le 12 septembre 2025 – avait eu un impact extrêmement positif et servi de support au plan de paix américain pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza.

Ont également été évoqués d’autres enjeux, tant régionaux – s’agissant notamment de la situation politique et sécuritaire au Liban – que propres à l’Arabie saoudite – avancement du plan « Vision 2030 » du Royaume saoudien, réforme du système éducatif et universitaire, évolution de la place des femmes…

Enfin, la perspective d’un éventuel déplacement d’une délégation du groupe d’amitié en Arabie saoudite en 2026, quatre ans après la dernière visite de ce type, et un an après l’accueil d’une délégation de la Shoura saoudienne, a été discutée.

Je remercie Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) et présidente du conseil consulaire à Djeddah-Sanaa d’être venue à cette l’occasion pour apporter son témoignage sur la situation des Français installés en Arabie saoudite.

L’ANEFE fête son cinquantenaire !

Afin que chaque enfant puisse bénéficier d’un enseignement français ou en français de qualité, où qu’il vive, l’Association nationale des écoles françaises à l’étranger (ANEFE) que je préside poursuivra fidèlement sa mission aux côtés des écoles et de leurs équipes.

Placée sous le Haut Patronage du président du Sénat, Gérard Larcher, la célébration du cinquantenaire de l’ANEFE s’est tenue le 13 octobre dernier, dans le cadre prestigieux des salons Boffrand du Palais du Luxembourg.

Cette soirée, à la fois conviviale et émouvante, a rassemblé plus de 140 invités venus saluer un demi-siècle d’engagement au service de l’enseignement français à l’étranger.

Un hommage particulier a été rendu à Jacques Habert, fondateur et premier président de l’ANEFE, ainsi qu’à André Ferrand, son successeur, pour le rôle essentiel qu’ils ont joué dans la création et le développement de l’association.


Intervention d’Olivier Cadic, président de l’ANEFE


Intervention de la ministre Éléonore Caroit

La ministre déléguée Éléonore Caroit, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, a honoré la soirée de sa présence. Dans son intervention, elle s’est présentée comme un « alliée fidèle et engagée », évoquant son propre parcours au lycée français de Saint-Domingue, où elle a pris conscience que l’éducation en français à l’étranger constituait « une promesse d’excellence, d’ouverture et d’appartenance ».

Le CA de l’ANEFE Autour de la ministre Eléonore Caroit et de Marc Ferracci, ancien ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie

Notre secrétaire général, Michel Monsauret, a présenté plusieurs projets innovants portés par de nouveaux adhérents de l’association, témoignant du dynamisme et de la vitalité de notre réseau.

Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à la réussite de cet anniversaire et qui, par leur engagement, soutiennent le développement de l’enseignement français à l’étranger.

Retrouvez le dépliant commémoratif
de la soirée (Lien)

Riche de cinquante années d’expérience, l’ANEFE regarde résolument vers l’avenir et elle sera animée par la même énergie et la même conviction au cours des cinquante prochaines années !

Sénat – Groupe d’amitié – Taiwan

À l’invitation de l’ambassadrice Hao Pei-Chih, j’ai eu le plaisir de participer, aux côtés de mes collègues députés et sénateurs, à la célébration de la 114ᵉ fête nationale de Taïwan, organisée à l’ambassade.

Notre délégation sénatoriale, conduite par Rachid Temal, a exprimé sa solidarité avec le peuple taïwanais à la suite du passage du super typhon, tout en rappelant les nombreux liens d’amitié et de coopération qui unissent la France et Taïwan.

L’ambassadrice a notamment mis en lumière le rôle stratégique de l’industrie taïwanaise des semi-conducteurs, qui représente 166 milliards de dollars, soit un quart de la production mondiale, et produit près de 100 % des puces les plus avancées au monde.

Elle a également évoqué le projet de partenariat en France entre Foxconn, Thales et Radiall, destiné à répondre aux besoins du marché européen du packaging avancé de semi-conducteurs — une collaboration prometteuse pour l’innovation technologique et la souveraineté industrielle.

Je lui suis très reconnaissant d’avoir cité mon nom, pour avoir alerté le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, au sujet des manœuvres militaires chinoises autour de Taïwan, et d’avoir évoqué la décoration que j’ai reçue du ministre des Affaires étrangères Lin Chia-Lung, lors de mon dernier déplacement sur l’île (compte-rendu).

J’ai tenu à féliciter madame l’ambassadrice pour le succès de cette réception, marquée par une belle affluence, et me suis réjoui d’y retrouver de nombreux amis engagés dans le renforcement des relations franco-taïwanaises. +d’images

Sénat – Commission des Affaires étrangères – Turquie

Rencontre ce 8 octobre avec Hulusi Akar, président de la commission de la Défense de la Grande Assemblée nationale de Turquie, et une délégation parlementaire turque, accueillis par notre commission présidée par Cédric Perrin.

Nous avons échangé sur les relations bilatérales, dont la situation des écoles françaises en Turquie ; la guerre en Ukraine et la situation au Moyen-Orient.

J’ai également posé des questions sur les manœuvres de la Russie visant à déstabiliser la Bosnie Herzégovine et sur les reproches principaux faits à la Turquie dans le domaine du trafic de migrants, en particulier la fabrication et l’exportation de bateaux pneumatiques pour faire traverser la Manche aux migrants.

La Turquie accuse la Russie d’utiliser la Bosnie comme un levier de déstabilisation régionale, notamment en soutenant des initiatives qui sapent l’autorité des institutions centrales bosniennes.

Cette stratégie russe est vue comme une tentative de maintenir une influence géopolitique dans les Balkans, au détriment de la paix et de la stabilité régionales. Au sujet du trafic de migrants, et en particulier de la fabrication de bateaux pneumatiques, qu’il a relativisé, le président Hulusi Akar m’a assuré que la Turquie avait intensifié ses opérations contre les réseaux de trafiquants sur son territoire avec des arrestations régulières.

INFOLETTRE n°250 – Sept. 2025

Lire : l’INFOLETTRE n°250 – Sept 2025Logo HebdoLettre bleu - Rond75

4 succès et un remaniement

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

Ce mois-ci, la France est plus que jamais dans le mouvement et ces succès méritent d’être soulignés.

À Taïwan, j’ai eu l’honneur d’être décoré de la médaille de l’amitié diplomatique, récompensant mon engagement pour préserver le statu quo dans le détroit. J’y ai vu un véritable appel à continuer à porter, partout, le flambeau de la liberté (voir discours).

J’y ai également soutenu notre ambition de faire de la France une puissance des semi-conducteurs une filière stratégique dans laquelle notre nation doit jouer un rôle moteur au niveau mondial. (Le pavillon français au Semicon Taiwan en témoigne.)

À Herning (Danemark), nos jeunes experts de l’Équipe de France des Métiers ont porté haut nos couleurs aux Euroskills, avec un palmarès remarquable preuve qu’excellence et savoir-faire sont toujours nos atouts.

À l’exposition universelle d’Osaka, le Pavillon France a dépassé les 4 millions de visiteurs, faisant rayonner la culture, l’innovation et l’esprit français à l’occasion de l’Exposition universelle.

Sur le plan diplomatique, la France, à l’ONU, a relancé son rôle de leadership dans la médiation en faveur de la solution à deux États au Proche-Orient, convaincue qu’aucune paix durable ne se construira sans justice et sécurité pour tous.

Ces réussites offrent une image forte : la France qui gagne, qui innove, qui agit.

Et c’est précisément dans ce contexte que l’incertitude actuelle autour du gouvernement de la France nous interpelle.

Les hésitations et les divisions partisanes ne peuvent plus ralentir l’élan de notre pays en particulier quand elles compromettent l’élaboration d’un budget clair et crédible.

Car le temps est venu : l’intérêt général doit l’emporter sur les calculs politiciens. Notre note de crédit nationale, fragilisée, nous rappelle que la confiance se joue dans la cohérence et la responsabilité collective.

Je resterai pleinement mobilisé avec tous ceux qui se battent à l’international pour que la France investisse dans son avenir et que ces succès ne soient pas des parenthèses, mais les fondations d’un projet national partagé.

Avec détermination et confiance,

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Disparition de Gérard Michon
. La France Championne d’Europe des métiers : un succès historique aux WorldSkills !
. AFD – Décoration Rémy Rioux

EN CIRCONSCRIPTION
> CANADA – Alberta / Calgary (30 août – 02 sept. 2025)
> TAÏWAN – Taipei (8-10 sept. 2025)
> JAPON – Tokyo, Osaka (11-14 sept. 2025)
> BULGARIE – Sofia (17-18 sept. 2025)
> ROUMANIE – Bucarest (18-19 sept. 2025)
> ROYAUME-UNI – Londres (23 sept. 2025)

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Ifri – Tensions géopolitiques : vers la rupture ?

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. Soutien au peuple taïwanais frappé par le typhon Ragasa
. États-Unis – San Diego – Coopération économique
. Ukraine – Arseniy Yatsenyuk (Ancien Premier ministre)
. Arabie saoudite – Fête nationale
. Réunion CCEF – Taïwan : petit territoire, grand enjeu !

SÉNAT – MÉDIAS
. “France-Chine, un jeu de dupes” (Politique Internationale, n°189 – Automne 2025)
. “Le salon SEMICON Taïwan 2025 s’ouvre avec une importante participation internationale” (RTI, 10/09/2025)
. Olivier Cadic : “Il y a une vraie inquiétude chez les Français aux États-Unis” (LePetitJournal.com, 15 sept. 2025)
. “La commande publique est un levier de puissance pour l’Europe” (Les Echos, 09/09/2025)

Découvrir l’InfoLettre n°250

Sénat – Ifri – Tensions géopolitiques : vers la rupture ? – Vidéo Q/R 5’40

Pour sa première audition de la rentrée parlementaire, notre commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées a organisé ses travaux autour du thème : Tensions géopolitiques : vers la rupture ?

A cet effet, ce 24 septembre, nous avons auditionné Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales, pour évoquer une situation internationale « évolutive et dégradée » a résumé le président Cédric Perrin, au lendemain même du discours de Donald Trump à l’ONU.

Le directeur de l’Ifri a successivement abordé la guerre en Ukraine, le conflit israélo-palestinien et le « schisme transatlantique », prévenant d’emblée qu’il observait un décalage entre la gravité et la dangerosité du contexte international et notre absence de préparation pour y faire face.

Je l’ai interrogé pour savoir quand, selon lui, on franchissait la ligne rouge qui transformait une attaque hybride en un acte de guerre.



Voir l’intégralité de l’audition sur le site du Sénat

VERBATIM de mon intervention

Merci monsieur le directeur pour votre présentation. J’ai apprécié votre affirmation, en conclusion, que le danger était déjà dans la place.

Vous avez parlé d’absence d’anticipation. Le chef d’état-major des Armées Thierry Burckardt nous disait toujours qu’il fallait gagner la guerre avant la guerre. Il est aujourd’hui parti et nous observons que nous sommes déjà en guerre. Pourtant, nous persistons à minimiser les attaques cyber, les sabotages, les attaques informationnelles qui cherchent à détruire les démocraties de l’intérieur. Aujourd’hui, les drones.

Il est très difficile de mobiliser une population dans une démocratie pour faire la guerre.
L’histoire nous l’a enseigné et nous le voyons encore aujourd’hui.

En ne réagissant pas aux attaques hybrides menées contre les pays de l’UE, est-ce que cela ne contribue finalement pas à l’escalade que nous observons sur le sol de l’Union européenne et que nous prétendons vouloir éviter ?
La meilleure défense n’est-elle pas la surprise ?
Ne devrions-nous pas démontrer aujourd’hui une capacité offensive pour répondre à ces attaques ?

La dernière déclaration de guerre date de 1982, ce sont les Malouines. Dans un contexte où les attaques ne sont plus uniquement militaires mais prennent des formes hybrides – cyberattaques, campagnes de désinformation, sabotages… – à partir de quel seuil l’État considère-t-il qu’une démocratie est passée de la notion d’“hostilité” à celle d’“état de guerre” ?

En d’autres mots : aujourd’hui, une cyberattaque massive ou une campagne de désinformation étrangère peuvent paralyser une démocratie ?
Pour vous, quand franchit-on la ligne rouge qui transforme une attaque hybride en un acte de guerre ?

Sénat – États-Unis – San Diego – Coopération économique

Avec Todd Gloria, maire de San Diego et Scott Peters, congressman de San Diego

Établir une liaison aérienne directe entre Paris et San Diego constitue ma priorité pour la Californie, en soutien à l’action de la South California French-American Chamber of Commerce, dirigée avec dynamisme par Sylvie Almeri (compte-rendu).

Le 23 septembre, j’ai eu le plaisir de retrouver Sylvie à Paris qui accompagnait une importante délégation comprenant Todd Gloria, maire de San Diego, Scott Peters, membre de la Chambre des Représentants pour le comté de San Diego, Marc Cafferty, président et directeur général du San Diego Regional Economic Development Corporation.

Sylvie Almeri et Todd Gloria

Une réception de haut niveau était organisée à l’Hôtel de Talleyrand par le service commercial de l’ambassade des États-Unis en France, sous l’impulsion de Marine François, en partenariat avec l’agence de développement économique de la ville de San Diego

L’événement, intitulé Spotlight on San Diego, avait pour objectif de renforcer les relations économiques et d’explorer de nouveaux partenariats dans des secteurs stratégiques : biotechnologies, énergie, intelligence artificielle, aérospatiale, industries de défense, ou encore blue tech.

Renforcer la connectivité entre Paris et San Diego est un enjeu stratégique.

Avec Marc Cafferty, président du San Diego Regional Economic Development Corporation

L’enjeu est clair : Paris est aujourd’hui la deuxième destination européenne pour le trafic transatlantique, derrière Londres. Pourtant, notre capitale ne bénéficie pas encore d’une liaison régulière avec San Diego. Air France a déjà opéré des vols directs lors de grands événements, tandis que Londres dispose de deux rotations quotidiennes, Munich d’une liaison journalière et Amsterdam de trois vols hebdomadaires opérés par KLM (hors hiver). La France, de son côté, se classe déjà au 6ᵉ rang des pays visiteurs à San Diego : un signe fort du potentiel de cette ligne.

Je tiens à remercier chaleureusement Marine François, attachée sectorielle Commerce & Investissements, ainsi que Charles Ranado, ministre conseiller aux Affaires commerciales, Rafael Patino, conseiller aux Affaires commerciales, Nawel Mejri Omrani, attachée sectorielle, et Rose-Marie Faria, Trade Advisor, pour leur accueil et leur disponibilité.