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16.000 livres neufs offerts à Dakar par l’association Adiflor !

Adiflor (Association pour la Diffusion Internationale Francophone de Livres, Ouvrages et Revues) présidée par notre collègue sénateur Louis Duvernois, a participé au 15ème Sommet de la Francophonie à Dakar, les 29 et 30 novembre 2014, avec un projet innovant « ALLEZ LES FILLES » pour l’égalité hommes femmes.

Louis Duvernois, sénateur représentant les Français établis hors de France, présente son projet « Allez les filles », lors du 15ème Sommet de la Francophonie à Dakar

Louis Duvernois, sénateur représentant les Français établis hors de France, présente son projet « Allez les filles », lors du 15ème Sommet de la Francophonie à Dakar

16 000 livres neufs destinés à 80 bibliothèques renforceront l’apport en lecture auprès de jeunes élèves pour contribuer à leur réussite scolaire.

Le projet « ALLEZ LES FILLES » était labellisé par le comité organisateur du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernements des pays-membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), représentant près de 60 pays.

Pour réaliser ce projet, Adiflor a été soutenue par l’ambassade de France à Dakar, le ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal, la délégation générale à la Langue française et aux langues de France, le groupe BNP Paribas (BICIS au Sénégal), l’Académie française, l’agence Micro-Projets, l’association Lire en Afrique et le Fonds de dotation la Valinière.

Une table de livres offerts par Adiflor

Dakar : une table de livres offerts par Adiflor

Depuis 1985, Louis Duvernois poursuit cette noble cause d’encourager la lecture en langue française sur les 5 continents.

Le 23 novembre dernier, j’étais à ses côtés lorsqu’il a présenté son association au cours de la 3ème journée « Parapluie Flam », au Lycée Charles de Gaulle de Londres. Il a impressionné l’auditoire par l’amplitude d’action cet organisme qui offre près de 200.000 livres chaque année !

Adiflor est formidable vecteur de diffusion de la culture française.

Je vous laisse découvrir le site Adiflor où vous trouverez tous renseignements.

A la rencontre des Français entrepreneurs de Vilnius

Geoffrey Party, conseiller consulaire pour les pays baltes et la Finlande et conseiller AFE pour l’Europe du Nord m’a permis de marquer mon premier déplacement en qualité de sénateur par un symbole pour un entrepreneur. J’ai pu participer au premier diner de gala de la chambre de commerce franco-lituanienne qui réunissait dans un cadre prestigieux plusieurs centaines d’entrepreneurs internationaux autour de ministres lituaniens et de notre ambassadeur Maryse Berniau.

Ce rendez-vous m’a permis de faire la connaissance de Philippe Berthaud, une personnalité hors du commun. Conseiller du commerce extérieur, Président d’honneur de la Chambre de Commerce Internationale Franco Lituanienne, de l’Union des Français de l’Etranger Lituanie-Pays Baltes et de l’école française Montesquieu de Vilnius, Philippe est un chef d’entreprise talentueux qui illustre la France qui gagne à l’international.

Ecole française Montesquieu : Geoffrey Party, conseiller AFE pour l’Europe du Nord,  Aiste Cierniauskaite, présidente du comité de gestion et Gilles Dervieux, directeur de l’école

Ecole française Montesquieu : Geoffrey Party, conseiller AFE pour l’Europe du Nord,
Aiste Cierniauskaite, présidente du comité de gestion et Gilles Dervieux, directeur de l’école

Geoffrey m’a ouvert les portes d’une communauté française vivante et chaleureuse à l’image même de la ville de Vilnius, capitale d’un pays balte qui a fièrement conquis son rang en Europe.

Ce fut le cas, dimanche 9 novembre, au cours d’un petit déjeuner organisé à la boulangerie Thierry de Vilnius, ouverte par Thierry Lauvray, un de ces chefs d’entreprise qui font honneur à la France en promouvant notre savoir-faire. J’adresse le même compliment à Frank Reul, le patron du Novotel.

Alexander Husty, président de la chambre de Commerce, et Alain Moulia, attaché de Défense, sont venus rejoindre les entrepreneurs français de Lituanie dans cette boutique. Ils ont partagé leurs expériences pour imaginer un nouveau modèle destiné à développer le commerce international de la France sans faire appel à l’argent public.

Ils ont paru surpris d’échanger avec un sénateur si familier de leurs préoccupations entrepreneuriales. Eux aussi m’ont surpris par le tableau dressé de leur environnement de travail. En Lituanie, la simplicité prévaut sur tout : un taux unique de 15% qu’il s’agisse d’IR, d’IS, de dividendes, etc. De même, le code du travail est « extrêmement léger ».

La Lituanie est aussi un merveilleux pays pour familles expatriées. Au total, près de 400 de nos compatriotes y vivent. Ils disposent d’un lycée français de 300 places ! 90% des élèves sont évidemment lituaniens. Une école superbe et chaleureuse, où le buste de Montesquieu cohabite avec celui le Petit Prince dans l’entrée.

Maryse Berniau, ambassadeur de France et Olivier Cadic, lors du diner de gala de la chambre de commerce franco-lituanienne au palais du Grand Duc à Vilnius – 08-12-2014

Maryse Berniau, ambassadeur de France et Olivier Cadic, lors du premier diner de gala de la chambre de commerce franco-lituanienne au palais des Grands Ducs à Vilnius – 08-12-2014

En charge de faire des « têtes bien faites », le directeur de l’établissement, Gilles Dervieux, fait l’unanimité autour de lui. Tous les présidents du comité de gestion qui se sont succédés à Vilnius ont partagé un déjeuner avec le directeur, Geoffrey et moi. Ils se sont montrés curieux du concept du plan Ecole, tel qu’il existe au Royaume-Uni. Dans le méandre du partage des responsabilités au sein de l’Education nationale, l’idée de mettre tout le monde autour d’une table semble encore une idée neuve et nécessite d’être formalisée. Ils ont exprimé leur souhait de pouvoir choisir un jour le directeur de leur école et de pouvoir le conserver au-delà de la limite de 4 ans imposée par l’administration centrale. Je suis confiant lorsque je vois l’engagement de ces parents d’élèves au service de l’enseignement français à l’étranger.

Cette école montre combien une petite communauté en nombre peut être solidaire et avoir un immense rayonnement.

Copenhague (2) : Les enfants binationaux s’éloignent de l’enseignement français

Le vrai sujet au lycée français de Copenhague, c’est de s’agrandir. En quinze ans, l’affluence a doublé et les 800 élèves sont tassés dans les classes. J’en ai pris toute la mesure lors ma visite à Copenhague, le 10 novembre dernier.

Face à ce défi, une nouvelle équipe qui figure une nouvelle génération acquise à des principes de gestion proches de l’entreprise. J’ai remarqué que Michel Chesne, le proviseur du lycée Prins Henrik, raisonne souvent marketing. Il collabore étroitement avec Cédric Hartvicq, le directeur de l’école qui a été enseignant en Norvège et Nicolas Hernandez de la Mano, chef du service financier.

Le lycée français Prins Henrik

Le lycée français Prins Henrik

Ils sont dans un casse-tête administratif propre à toute école qui doit trouver de nouveaux locaux. En premier lieu, il faut boucler son dossier pour demander des fonds. Logique, mais bien difficile à faire sans argent disponible.

Pour compléter son financement par des fonds privés, l’équipe de gestion compte sur le fundraising en sollicitant les entreprises et les nombreuses fondations du pays.

J’ai soutenu leur intérêt en expliquant comment le plan Ecole au Royaume-Uni finançait la construction de ses écoles, par un système original que nous avons mis au point en 2009 (lire : “Kentish Town : Un modèle de financement inventif et pérenne” du 15 novembre 2009).

En deux mots, une Charity (association) emprunte à des taux avantageux parce qu’elle bénéfice de la garantie de l’Etat, puis elle se rembourse sur les frais de scolarité et la collecte de dons. Le prêt remboursé, elle peut financer l’achat d’un nouvel établissement en mettant en caution le bâtiment précédent. Et ainsi de suite.

Que peut-on transposer du plan Ecole britannique vers d’autres pays ? Je me pose désormais cette question à chaque déplacement. Ce plan doit être une source d’inspiration pour résoudre des situations locales, mais non pas un schéma à transposer en l’état.

J’en veux pour preuve que le programme Flam, ces petites écoles du samedi destinées à familiariser nos tout-petits avec la langue française, ne présente qu’un intérêt relatif au Danemark, alors qu’il connait un essor fulgurant au Royaume-Uni. En effet, les municipalités danoises financent un enseignement complémentaire dans la langue maternelle de leurs petits administrés d’origine étrangère !

Cependant, le problème de l’éducation en français demeure criant pour les enfants et adolescents binationaux, surtout ceux qui sont excentrés de la capitale ou qui n’ont pas les moyens d’être scolarisés au lycée. En clair, ces jeunes Français n’apprennent pas le Français. « On perd nos petits binationaux qui sont aussi nos futurs ambassadeurs », s’alarme Marie-José Caron, conseiller AFE pour l’Europe du Nord.

Certains ne parlent même plus français. Pourquoi ? Parce que l’enseignement danois est très performant et que, dans un couple binational, le conjoint danois accepte difficilement l’inscription de son enfant au lycée français.

Le besoin est donc de développer des cursus bilingues, tout en complétant ou saupoudrant l’enseignement classique danois par des cours de français ou des cours en français.

C’est dans cette optique que je viens de déposer un amendement au Sénat pour transformer le budget des bourses scolaires qui ne concerne que 5% des enfants français de l’étranger en chèque éducation de 1100€ au profit, cette fois, de 100% des enfants. Ce chèque permettrait d’accéder à des solutions alternatives, comme l’enseignement à distance, notamment proposé par le Cned.

Lors de la campagne sénatoriale, la liste de rassemblement de la droite, du centre et des indépendants a pris une série d’engagements (lire : Les 31 défis) parmi lesquels figure l’accès à l’enseignement français à l’étranger pour tous les enfants. Ils ne sont que 25% aujourd’hui à pouvoir en profiter (défi n°10).

Copenhague (1) : un environnement épanouissant, mais quelques épines fiscales

Le soir de mon arrivée à Copenhague, l’ambassadeur de France est venu me saluer à mon hôtel… en vélo. François Zimeray n’a rien d’un original : dans la capitale danoise, les ministres se déplacent en bicyclette. Vouloir y déroger, serait mal perçu dans une ville conçue sur un modèle écologique.

A maints égards, les Français du Danemark vivent dans un autre monde. Dans ce petit royaume, la révolution écologique a soufflé, mais aussi sociétale. Aucun parfum de morosité dans l’air. Les gens sont heureux dans la vie parce qu’ils sont heureux au travail, explique Marie-José Caron, conseiller AFE pour l’Europe du Nord qui m’a présenté à la communauté française, dont elle est membre depuis 15 ans.

Dans les entreprises danoises, on a compris que les tensions et les frustrations naissent surtout de l’esprit hiérarchique, alors elles adoptent un organigramme plat. Attentives à l’individu, elles nomment harcèlement moral des comportements que nous trouvons ordinaires au bureau.

Je remercie de Thierry Robert, conseiller culturel, de m’avoir accueilli et présenté les services de l’ambassade. J’ai ainsi eu le plaisir d’échanger avec Olivier Priou, chef de la section consulaire, et de m’entretenir avec Michel Lallemand, conseiller économique. Ils m’ont fourni des informations très intéressantes sur le pays et des données sur l’enseignement français, ce qui m’a permis de compléter ma visite au lycée français Prins Henrik.

Les 7000 Français vivant au Danemark – 5500 sont inscrits officiellement – trouvent bien des avantages à construire leur vie dans ce petit pays bordé par la mer Baltique et la mer du Nord. Des anicroches fiscales compliquent la vie de certains.

Copenhague, au Café Bistrot de Paris, à la rencontre de la communauté française et des élus locaux : Marie-José Caron, conseiller AFE pour l’Europe du Nord, Olivier Cadic, Remi Seurre, Pascal Badache, conseiller consulaire pour le Danemark et Nicolas Bonvalet – 09-10-2014

Copenhague, au Café Bistrot de Paris, à la rencontre de la communauté française et des élus locaux : Marie-José Caron, conseiller AFE pour l’Europe du Nord, Olivier Cadic, Remi Seurre, Pascal Badache, conseiller consulaire pour le Danemark et Nicolas Bonvalet – 09-10-2014

Nous devons aujourd’hui améliorer la situation fiscale des retraités français qui perçoivent une pension danoise et qui voudraient passer leur retraite en France. Ils se sentent pris en otage depuis que le Danemark a dénoncé en 2008 la convention fiscale qui le liait avec la France depuis 1957. (lire : “Danemark : les retraités français se sentent piégés sur place” du 20 novembre 2014).

pour sa part, Pascal Badache, conseiller consulaire pour le Danemark, m’a fait remarquer que le Danemark ne permettait pas de déduire de ses impôts l’obligation alimentaire versée à un ascendant ou descendant vivant en France. Il juge que c’est une discrimination puisqu’en France nous avons 50% de déduction (plafonnée) et il attend la réponse de l’administration fiscale danoise sur ce sujet.

Cette visite éclair à Copenhague, les 9 et 10 novembre derniers, en revenant de Vilnius, m’a permis d’apprécier la qualité de l’engagement de nos conseillers consulaires basés à Copenhague. Je suis fier de pouvoir soutenir leurs nombreuses actions.