Le soleil était de la partie à l’invitation d’Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, pour célébrer la fête nationale à la Résidence de France, ce mardi 14 juillet.
La Résidence arborait une reproduction d’une partie de la célèbre tapisserie de Bayeux, symbole du prêt historique consenti par la France au Royaume-Uni, quelques jours avant son exposition à Londres. Un clin d’œil particulièrement fort à l’histoire partagée entre nos deux pays.
Étaient présents mon collègue député Vincent Caure, plusieurs conseillers des Français de l’étranger, parmi lesquels Anne Vigouroux, Alexandre Casin et Laurent Batut, Olivier Guyonvarch, consul général à Londres, Stéphane Pailler, consul général à Édimbourg, ainsi que Nicolas Hatton, fondateur de the3million et ancien conseiller des Français de l’étranger.
Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, avait également fait le déplacement à Londres pour cette célébration.
Voilà vingt ans que j’ai l’honneur de participer à la fête nationale à la Résidence, depuis mon élection à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2006. De Gérard Errera à Hélène Duchêne, qui achèvera sa mission cet été, j’aurai eu le privilège de connaître sept ambassadeurs qui nous ont accueillis à cette occasion.
Je n’oublierai jamais l’édition de 2012, lorsque Bernard Émié accueillait François Hollande, tout juste élu président de la République, ni celle de 2016, où Sylvie Bermann recevait Boris Johnson, quelques jours après le référendum sur le Brexit et sa nomination comme secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Je pense aussi à celle de 2021, organisée en comité restreint autour de Catherine Colonna, après l’interruption imposée par la pandémie en 2020.
Cette année restera également marquée par l’installation d’un écran géant permettant de suivre la demi-finale de la Coupe du monde de football entre la France et l’Espagne.
Chaque édition est l’occasion de précieux échanges avec les représentants de notre communauté française. C’est toujours un plaisir de retrouver des personnalités engagées comme Brigitte Williams, déléguée de la Fondation de la France Libre au Royaume-Uni, ou Marc Roche, journaliste et essayiste belge, spécialiste de la monarchie britannique.
Avec Emmanuelle Bury, présidente, et Sébastien Joly, directeur de la Chambre de commerce franco-britannique, j’ai également eu le plaisir de féliciter les représentants de Vinci. Deuxième aéroport du Royaume-Uni et l’un des dix plus importants d’Europe, Londres Gatwick fait partie du réseau Vinci Airports, dont il est désormais la plateforme la plus fréquentée.
Je souhaite enfin saluer l’engagement d’Hélène Duchêne au service de la relation franco-britannique et de notre communauté française au Royaume-Uni, auquel cette réception donnait un relief tout particulier. Merci et bravo aux sponsors qui ont contribué à la réussite de cette belle réception et régalé les participants.
La défaite de l’équipe de France aura été le seul nuage de cette journée, repoussant à plus tard l’espoir d’une troisième étoile. Mais, même battus, nos Bleus nous auront permis de vibrer à l’unisson, comme chaque fois que retentit La Marseillaise pour célébrer notre fête nationale. +d’images
La Marelle – FLAM – Dartford (kent)
Treize ans plus tard, le plus beau succès de La Marelle : Quand les premiers élèves deviennent les ambassadeurs du français.
À l’invitation de Fabienne Fluro, co-directrice, et de Roch Miambanzila, co-président, je suis revenu à La Marelle ce 11/07/26, pour la première fois depuis 2014.
Cette journée revêtait un caractère tout particulier, puisque nous célébrions également le départ de trois de nos chers assistants, présents à La Marelle depuis plus de treize ans.
J’ai eu le plaisir de constater combien cette belle aventure collective n’a cessé de grandir grâce à l’engagement des bénévoles, des enseignants, des parents et de toute l’équipe qui la fait vivre.
Julie, Ethan et Melchior ont commencé leur apprentissage du français à La Marelle, qui a ouvert ses portes en septembre 2009 avec 70 élèves.
Fondée par Hasina Harris et Emma Burrows, l’association m’avait accueilli lors de sa première fête de fin d’année. Julie, Ethan et Melchior n’avaient alors que cinq ans (compte-rendu). Je les ai retrouvés avec beaucoup d’émotion, treize ans plus tard, au moment où ils s’apprêtent à quitter La Marelle pour prendre leur envol vers l’université.
Ils n’ont pas seulement grandi : après avoir été élèves, ils sont devenus assistants, contribuant au bon fonctionnement de l’association et accompagnant les nouvelles générations.
L’hommage qui leur a été rendu a été le moment le plus émouvant de cette journée. Il illustre parfaitement ce que construisent les associations FLAM : des enfants qui grandissent avec la langue française et choisissent, à leur tour, de transmettre ce qu’ils ont reçu. La projection d’une vidéo retraçant leur parcours est venue rappeler tout ce que les associations FLAM apportent à nos jeunes compatriotes : un apprentissage exigeant et durable du français, mais aussi un véritable sentiment d’appartenance.
La création d’associations FLAM constituait le troisième objectif du Plan École que nous avons lancé en 2008. Après la Petite École Kentoise (PEK), créée à Maidstone par Katia Bresso, La Marelle de Dartford est devenue le premier essaimage dans le Kent. À cette époque, je consacrais une grande partie de mes interventions à convaincre les parents que le bilinguisme était une richesse, et non un obstacle, pour le développement de leurs enfants.
Les temps ont changé.
Cette fois-ci, il m’a été demandé d’intervenir sur les usages d’Internet, un sujet essentiel pour les familles d’aujourd’hui. « Laisseriez-vous vos enfants errer seuls dans les rues ? Alors ne les laissez pas non plus naviguer seuls sur les réseaux sociaux », ai-je recommandé.
J’ai également été impressionné par la qualité de l’organisation de cette kermesse, fruit du travail de nombreux bénévoles. Leur engagement témoigne de la formidable énergie qui anime La Marelle depuis ses débuts.
Je remercie du fond du cœur Roch, qui a participé à la création du Parapluie FLAM et a été l’un des piliers de La Marelle durant toutes ces années. Merci également à Fabienne, aux enseignants, aux assistants, aux bénévoles et aux parents, qui font vivre cette belle association et accueillent chaque semaine près d’une centaine d’enfants. Enfin, bravo aux parents qui font le choix de transmettre notre langue à leurs enfants, avec tout ce qu’elle véhicule de culture, d’ouverture et des valeurs humanistes héritées des philosophes des Lumières. +d’images













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