Ce 2 septembre, au British Museum, j’ai eu le plaisir d’assister à l’inauguration de l’exposition consacrée à la Tapisserie de Bayeux, en présence du roi Charles III et de la reine Camilla, du président de la République, Emmanuel Macron, et de Brigitte Macron, ainsi que du Premier ministre britannique, Andy Burnham, et de Mme Marie-France van Heel.
Des élèves du lycée international Winston Churchill de Londres et du lycée Charles de Gaulle étaient également présents pour partager ce moment historique.
Après avoir refusé des demandes de prêt, notamment en 1953 et en 1966, la France a accepté de confier la Tapisserie de Bayeux au Royaume-Uni. C’est la première fois qu’elle est présentée outre-Manche depuis près de mille ans. Cette œuvre de près de 70 mètres, réalisée au XIe siècle, raconte la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant et la bataille de Hastings, en 1066. L’exposition est ouverte au public jusqu’au 11 juillet 2027.
Ce partenariat exceptionnel repose sur un échange : des trésors de Sutton Hoo et des pièces du célèbre jeu d’échecs de Lewis seront prêtés à la France. Une belle illustration de la manière dont notre patrimoine partagé peut nourrir la compréhension mutuelle et la coopération entre nos deux pays.
Dans son discours, le président de la République a vu dans ce prêt « un geste d’amitié entre nos peuples », une manière de continuer à tisser entre nos deux pays « un lien aussi étroit que les fils de cette broderie ».
À cette occasion, j’ai eu le plaisir de retrouver Mustafa Soykurt, nouveau consul général de France à Londres, que j’avais rencontré l’an dernier lorsqu’il était en poste à Boston. Je me réjouis de poursuivre nos échanges sur les attentes de notre communauté française au Royaume-Uni.
J’ai également revu Pierre-André Imbert, secrétaire général de l’Élysée, qui effectuait à Londres son premier déplacement à l’étranger dans ses nouvelles fonctions.
Cette inauguration ouvrait une séquence diplomatique franco-britannique poursuivie dès le lendemain par la rencontre entre Emmanuel Macron et Andy Burnham, à Downing Street.












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