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En circonscription au Bahreïn – Manama (16–18 juin 2026)

Après l’Arabie saoudite, seconde étape de notre déplacement avec le groupe d’amitié sénatorial (Lire Riyad & Dammam, Al Khobar)

En compagnie de Rémi Pointereau, président délégué du groupe pour Bahreïn, et de Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite, nous avons rejoint le royaume depuis l’Arabie saoudite en empruntant la chaussée du Roi Fahd. Long de 25 kilomètres, ce pont-digue constitue bien davantage qu’un ouvrage d’art : il est un axe vital pour les échanges économiques, les déplacements quotidiens et l’intégration régionale du royaume.

Communauté française

Ambassade

Dans un contexte marqué par les récentes tensions régionales et plusieurs frappes en provenance d’Iran, Bahreïn occupe une place stratégique au cœur du Golfe. Signataire des accords d’Abraham en 2020, le royaume poursuit une politique d’ouverture et de dialogue, tout en veillant à préserver sa sécurité et sa stabilité.

Un dîner de cadrage à la Résidence de France, autour de l’ambassadeur Éric Giraud-Telme, de Marie-Laure Charrier, première conseillère, et d’Alexis Andres, directeur adjoint de la direction Afrique du Nord et Moyen-Orient, nous a permis de faire le point sur la relation franco-bahreïnienne.

Cette visite s’inscrit dans le prolongement de la rencontre entre le Président de la République et le roi Hamad ben Issa Al Khalifa à l’Élysée en février dernier, ainsi que du 4ᵉ Haut Comité bilatéral franco-bahreïnien réuni en juillet 2025 entre les ministres des Affaires étrangères.

Nos échanges ont porté sur les enjeux régionaux ainsi que sur le développement de notre coopération économique, universitaire, scientifique et culturelle. +d’images

Acteurs de la communauté

Une communauté française solidaire dans l’adversité

Dernière étape de notre déplacement à Bahreïn : la rencontre avec notre communauté française, qui compte plus d’un millier de compatriotes.

J’ai tout d’abord eu un entretien avec Rosiane Houngo Monteverde, ex-conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger, qui vient d’achever son mandat au service des Français de Bahreïn et du Qatar. Elle a été, tout au long de cette mission, un point d’appui précieux, à la fois comme élue de terrain et comme relais indispensable pour mon action de sénateur des Français de l’étranger, mais aussi dans ma fonction de président du groupe d’amitié. Je tiens à saluer son engagement constant, sa disponibilité et la qualité de son travail au service de nos compatriotes.

Notre délégation sénatoriale a ensuite participé à la réception organisée à la Résidence par Éric Giraud-Telme, ambassadeur de France à Bahreïn. Je le remercie chaleureusement pour son accueil, son soutien et la préparation minutieuse de cette mission du groupe d’amitié, engagée dès l’an dernier, en compagnie de Marie-Laure Charrier, première conseillère.

Dans un contexte régional particulièrement tendu, nous avons souhaité manifester notre soutien aux autorités bahreïnies. Les stigmates des attaques iraniennes demeuraient encore visibles. J’ai tenu à féliciter nos compatriotes pour leur sang-froid et leur sens des responsabilités. Leur solidarité avec le peuple bahreïni a été remarquée et honorée. Notre délégation les a chaleureusement applaudis.

Bahreïn est un pays pionnier dans le Golfe : première école publique pour filles dès 1928, première Alliance française de la région en 1969. Je me réjouis de constater que cette tradition d’ouverture se poursuit aujourd’hui à travers les progrès de l’apprentissage du français, qui renforcent encore les liens entre nos deux pays.

Cette mission nous a permis de mesurer la solidité de l’amitié franco-bahreïnie et la qualité de l’engagement de notre communauté française, qui en est l’un des plus beaux visages. +d’images

Diplomatie parlementaire

Ministre des Affaires étrangères

L’entretien de notre délégation du groupe d’amitié avec le ministre des Affaires étrangères du Royaume de Bahreïn, le Dr Abdullatif Al Zayani, a permis de mieux mesurer la perception, par les États du Golfe, des menaces pesant sur leur sécurité.

Le ministre a dénoncé les capacités de nuisance de l’Iran en indiquant que, entre le 28 février et le 15 juin 2026, selon les autorités bahreïniennes, 85 % des missiles et drones lancés par l’Iran dans la région visaient les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il a précisé que les cibles visées à Bahrein étaient principalement des infrastructures civiles et non des objectifs militaires.

Pour Manama, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) demeure le principal garant de la stabilité régionale, l’Arabie saoudite constituant un pilier essentiel de cet équilibre.

Le ministre a également insisté sur la nécessité d’élargir les Accords d’Abraham à l’Arabie saoudite, tout en soulignant qu’une telle évolution reste indissociable d’une avancée sur la question palestinienne.

Il a enfin chaleureusement remercié la France pour son soutien à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies, portée par Bahreïn, exprimant la solidarité de la communauté internationale avec les États du Golfe et la Jordanie après les frappes iraniennes.

Cette convergence stratégique s’inscrit dans une diplomatie bahreïnienne marquée par une relation historique avec les États-Unis, dont Manama accueille le quartier général de la Ve flotte, mais aussi par une volonté de renforcer et de diversifier ses partenariats, notamment avec la France.

Cette relation bilatérale a été récemment consolidée par la signature d’un accord de coopération en matière de défense, à l’occasion de la visite à Paris de Sa Majesté le Roi Hamad bin Issa Al Khalifa. +d’images

Ministère de l’Industrie et du Commerce

Un environnement propice aux entreprises

Notre entretien avec Mme Iman Ahmed Al-Dosari, sous-secrétaire d’État au ministère de l’Industrie et du Commerce, en présence de l’ambassadeur Éric Giraud-Telme, a mis en lumière la résilience de l’économie bahreïnienne.

Malgré les fortes perturbations régionales des derniers mois, qui ont affecté les chaînes d’approvisionnement, le pays a su maintenir son activité en adaptant ses circuits logistiques via Djeddah, Amman ou les Émirats arabes unis.

La stratégie 2022-2026 vise à accroître la part de l’industrie dans le PIB, en misant sur l’agroalimentaire, les semi-conducteurs et les énergies renouvelables.

Cette ambition s’accompagne d’une simplification des démarches administratives —  Managing your business with a click — et de la création d’un fonds dédié au financement des PME, afin de renforcer l’attractivité du royaume pour les investisseurs. +d’images

Parlement – Majlis Al Shura (Chambre haute) – Majlis Al Nuwab (Chambre basse)

Petit État insulaire très dépendant de la stabilité des voies maritimes et du bon fonctionnement du CCG, Bahreïn a fait de la sécurité régionale une priorité absolue, comme cela est ressorti avec force des entretiens conduits avec les deux chambres du Parlement.

Reçue par S.E. M. Jamal Fakhro, vice-président du Majlis Al Choura (Chambre Haute), puis par S.E. M. Ahmed bin Salman Al-Musallam, président du Majlis Al Nuwab (Chambre Basse), la délégation a pu mesurer l’attachement de Bahreïn à la relation bilatérale avec la France, mais aussi les attentes de ses interlocuteurs en matière de protection de la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Les responsables parlementaires bahreïniens ont salué la position française sur les dossiers palestinien et iranien, tout en exprimant leurs interrogations sur les modalités concrètes d’une mission militaire multinationale, portée notamment par la France et le Royaume-Uni, destinée à garantir la liberté de navigation dans cette zone stratégique. Ils ont également souligné la cohésion dont le CCG avait fait preuve dans le contexte du conflit avec l’Iran. +d’images

Diplomatie économique

Communauté économique – CCEF

Une présence économique française qui a de l’avenir

Si la relation économique entre la France et Bahreïn reste encore modeste en volume, elle offre un fort potentiel de développement. Près d’une quarantaine d’entreprises françaises sont implantées dans le Royaume, dans les services financiers, l’industrie, l’ingénierie, les infrastructures, l’hôtellerie ou encore l’assurance.

Avec la délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe, nous avons souhaité mettre en lumière cette présence à travers trois étapes.

1️⃣ Les CCEF : préparer la croissance

Le dîner organisé à la Résidence de France avec les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et plusieurs dirigeants d’entreprises a confirmé les nombreuses opportunités offertes par Bahreïn. Les autorités souhaitent renforcer leur coopération avec la France, notamment dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Cet enjeu est majeur : près de 70 % de l’énergie consommée dans les pays du Conseil de coopération du Golfe est consacrée à la climatisation. L’expertise française dans les technologies bas carbone, la gestion de l’énergie et les bâtiments durables constitue un atout pour répondre à ce défi.

Ces échanges ont confirmé que les entreprises françaises disposent d’un véritable savoir-faire pour accompagner la diversification économique engagée par Bahreïn et contribuer au renforcement de notre partenariat bilatéral.

2️⃣ Café Ségo : l’audace entrepreneuriale française

J’ai souhaité faire découvrir à la délégation le Café Ségo, créé par Ségolène Crêtaux, dont le parcours est exemplaire.

Malgré les épreuves de la pandémie, elle a développé son établissement, ouvert deux nouveaux cafés à Manama et démontré sa capacité à s’adapter aux circonstances avec beaucoup de pragmatisme.

Son succès illustre le talent, la créativité et la capacité de rebond des entrepreneurs français à l’étranger.

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3️⃣ Fives : l’excellence industrielle française

Notre visite de Fives Services Gulf, accueillis par son CEO Stephen Augustine, a mis en lumière l’ancrage industriel français à Bahreïn. Partenaire stratégique du producteur d’aluminium Alba, l’entreprise poursuit son développement régional tout en employant une majorité de collaborateurs bahreïnis. J’ai également eu le plaisir de retrouver les quatre jeunes VIE rencontrés l’an dernier, symboles de l’engagement de notre jeunesse à l’international.

Alba (Aluminium Bahrain)

L’un des objectifs de notre délégation était de promouvoir la destination France auprès des grands industriels bahreïniens. La visite d’Aluminium Bahrain (ALBA), fleuron industriel du Royaume, s’inscrivait pleinement dans cette démarche.

Nous avons été chaleureusement accueillis par Ali Al Baqali, CEO d’Alba, entouré de plusieurs membres de son comité de direction. J’ai été particulièrement sensible au fait que trois d’entre eux sont diplômés de l’Essec, illustrant la qualité des liens humains et académiques qui unissent la France et Bahreïn.

Créée il y a 55 ans, Alba emploie 3 200 collaborateurs. Son site de production ultramoderne figure parmi les plus performants au monde et accompagne une ambition assumée : faire d’Alba le premier producteur mondial d’aluminium. À lui seul, ce secteur représente 12 % du PIB de Bahreïn.

Nous avons salué la signature récente d’un protocole d’accord entre Alba et Bpifrance en vue de l’acquisition d’Aluminium Dunkerque, la plus grande fonderie d’aluminium de l’Union européenne, pour une valorisation de 2,2 milliards de dollars. Cette opération constitue un signal fort de confiance dans l’industrie française. Je me réjouis de voir Alba investir en France et contribuer au développement du site de Dunkerque, symbole d’une coopération industrielle appelée à se renforcer entre nos deux pays. +d’images

Al Zayani Investments – Imerys Zayani – Midal Cables

À la rencontre d’un grand capitaine d’industrie

Après notre visite d’Alba, premier producteur d’aluminium du Royaume, notre délégation a poursuivi sa découverte de la filière en visitant deux entreprises du groupe Al Zayani Investments, reçue par son président d’honneur, Khalid Al Zayani, figure emblématique de l’industrie bahreïnienne.

Entrepreneur visionnaire, il a construit un groupe diversifié présent dans l’automobile, la banque, la santé, l’immobilier, l’industrie et les services. Son parcours illustre l’ambition de Bahreïn de développer une économie ouverte, fondée sur l’innovation et les partenariats internationaux.

Notre première étape nous a conduits chez Imerys Al Zayani, coentreprise créée en 2014 entre le groupe français Imerys, leader mondial des minéraux de spécialité, et Zayani Industries. L’usine produit de l’alumine fondue blanche destinée aux abrasifs, aux réfractaires et aux céramiques techniques. J’ai été particulièrement intéressé par les investissements réalisés pour réduire l’empreinte carbone du site grâce à l’énergie solaire et au programme SustainAgility.

Nous avons ensuite visité Midal Cables, créée en 1977 et devenue le deuxième producteur mondial de câbles électriques haute tension, derrière la Chine. Alimentée directement en aluminium liquide par Alba, l’entreprise exporte ses produits sur tous les continents et participe à de grands projets d’infrastructures électriques. Son succès illustre parfaitement la stratégie de Bahreïn : créer davantage de valeur ajoutée en transformant localement l’aluminium produit dans le Royaume.

Ces visites ont également confirmé l’intérêt du groupe Al Zayani pour de futurs investissements en France. Elles témoignent du potentiel de coopération industrielle entre nos deux pays et de notre volonté commune de renforcer ce partenariat d’avenir. +d’images

Enseignement

Lycée français international

Pour la troisième fois, j’ai eu le plaisir de visiter le Lycée français international de Bahreïn, établissement du réseau de la Mission laïque française (MLF), accueilli par son proviseur, Sébastien Gaillard.

Notre délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe a été particulièrement séduite par l’implication des élèves, qui ont assuré eux-mêmes une grande partie de la visite de leur établissement. Du CDI aux laboratoires, en passant par les classes de CP, de CM2 et la bibliothèque, ils ont présenté avec enthousiasme leur quotidien, leurs projets et les nombreux atouts de leur lycée. Rien n’est plus convaincant que de voir des élèves devenir les premiers ambassadeurs de leur école.

Les échanges avec les enseignants, les parents et les élèves ont illustré la richesse d’un établissement qui favorise l’ouverture sur le monde. Dès la classe de seconde, les élèves peuvent choisir une quatrième langue vivante, une singularité qui témoigne de l’ambition internationale de ce lycée.

Nous avons également découvert le projet artistique « Regards Croisés », qui met en dialogue les cultures française et bahreïnienne à travers les créations des élèves, illustrant parfaitement la vocation de notre enseignement français à l’étranger : transmettre des savoirs tout en créant des passerelles entre les cultures.

Je remercie chaleureusement Sébastien Gaillard, l’ensemble de l’équipe éducative, les parents d’élèves et surtout les élèves pour leur accueil. Leur enthousiasme, leur curiosité et leur fierté d’appartenir à leur établissement constituent la plus belle promotion du Lycée français international de Bahreïn, qui célébrera son 50ᵉ anniversaire à la fin de l’année 2026. Un bel anniversaire en perspective pour un établissement qui, depuis un demi-siècle, contribue au rayonnement de l’enseignement français et au rapprochement entre la France et Bahreïn. +d’images

Culture

Pose de la Première pierre de la nouvelle Alliance française

J’ai eu l’honneur de participer à la cérémonie de pose de la première pierre de la future Alliance française de Bahreïn, aux côtés de Son Excellence le Dr Mohammed bin Mubarak Juma, ministre de l’Éducation, de Hamed Al Mahmeed, directeur du bureau du Premier ministre, de Éric Giraud-Telme, ambassadeur de France à Bahreïn, de Ahmed Al Jawahery, président de l’Alliance française Bahrain, ainsi que des représentants des autorités bahreïnies et des partenaires institutionnels et privés.

À cette occasion, j’ai eu le plaisir de prononcer quelques mots sur la portée de ce projet pour l’avenir de la relation franco-bahreïnienne (mon discours).

Créée en 1969, première Alliance française du Golfe, l’institution ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire. Son futur siège, imaginé par l’architecte franco-libanais Pierre Sfeir (SA Atelier), offrira des salles de cours équipées de tableaux numériques, une médiathèque, un auditorium et des espaces culturels modernes.

Sa capacité d’accueil sera doublée afin d’accompagner le développement de l’enseignement du français et des échanges culturels.

Cette réalisation illustre la qualité de la coopération éducative entre nos deux pays. Depuis 2009, le français est enseigné dans les écoles publiques de Bahreïn, renforçant chaque année les liens entre nos deux peuples.

Je tiens à féliciter chaleureusement Céline Martin, directrice, et toute l’équipe de l’Alliance française de Bahreïn, ainsi que l’ensemble des sponsors, partenaires bahreïniens et français, pour avoir porté ce projet avec détermination jusqu’à sa concrétisation.

Cette nouvelle Alliance constitue bien plus qu’un bâtiment : c’est un investissement dans la jeunesse, la francophonie et le dialogue entre les cultures. Elle consolide durablement la relation d’amitié entre la France et Bahreïn et contribuera, pour les décennies à venir, au rayonnement de notre langue et de notre culture au cœur du Golfe. +d’images

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°192 – 03 nov 2022

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°192 – 03 nov 2022Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. Établissements en gestion directe : vers un comité de gestion local ? C’est le sens de l’amendement présenté par Frédéric PETIT, député, pour distinguer les deux missions de l’AEFE (développement du réseau & scolarisation).
. Inaccessible Ameli
. Groupe de travail sur la réforme du corps diplomatique

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Ahmed HENNI, président du conseil Consulaire, Mehdi J BELATRECHE, conseiller des Français de l’étranger et Yolande MATEO, conseillère des Français de l’étranger et membre de l’AFE, circonscription d’Oran – Algérie (CR de la visite d’Olivier CADIC en Oranie).

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. Médias : Public Sénat (Ukraine, suite à l’intervention d’Élisabeth BORNE) / MTV (présidentielle au Liban) / LPJ (Anefe, enseignement français, Ukraine, Taïwan, coupe du monde au Qatar)
. Liban. Ghassan AYOUB, président du conseil consulaire au Liban et conseiller élu à l’AFE pour le Moyen-Orient
. Paraguay. Luis Alberto CASTIGLIONI, ministre de l’Industrie et du Commerce du Paraguay
. En circonscription en ALGÉRIE : Tlemcen, Oran, Mostaganem (29 oct. au 01 nov. 2022)
Alexis ANDRES, consul général de France à Oran
Ahmed HENNI, président du conseil consulaire d’Oran
Mehdi BELATRECHE, conseiller des Français d’Oran
Robert MATEO, représentant Yolande MATEO, conseillère à l’AFE et CFE d’Oran

FRANCE
Actualités : Politique & Société

BRÈVES D’AILLEURS

CARNET & NOMINATIONS

Découvrir l’InfoLettre n°192

En circonscription en Algérie (3/3) – Mostaganem (31 oct. 2022)

Quatre jours à sillonner l’Oranie (Oran, Tlemcen, Mostaganem) pour en conserver un souvenir inoubliable grâce à nos élus Ahmed Henni et Mehdi Belatreche, ainsi qu’à Tema Henni et Robert Mateo.

Une pensée à Yolande Mateo, conseillère à l’AFE, qui ne pouvait être avec nous et à qui je souhaite un prompt rétablissement.

Toute ma gratitude envers Alexis Andres, consul général, avec lequel j’avais eu plaisir à travailler au Texas et qui a abrégé ses vacances pour m’accompagner pendant ce déplacement.

Diplomatie parlementaire

Wali de Mostaganem

Entretien avec Aissa Boulahia, Wali de Mostaganem.

La wilaya de Mostaganem comprend 10 sous-préfectures et 32 communes.

Les principaux secteurs d’activités sont l’agriculture, la pèche et le tourisme. Le Wali a présenté ses projets de développement des dessertes maritimes, notamment vers le port de Toulouse, étant donné l’importance de la communauté de ressortissants de cette wilaya à Toulouse.

Après un échange sur les enjeux de la coopération franco-algérienne, M. Boulahia a confirmé que depuis la déclaration d’Alger, des instructions avaient été reçues pour élargir davantage les relations et encourager les échanges.

Le Wali s’est montré très réceptif à l’idée d’aider les élus, Ahmed Henni, Mehdi Belatreche et Yolande Matéo, représentée par son époux, dans leurs projets de soutien et d’animation de la communauté française.

Alexis Andres s’est félicité du dynamisme de la vie associative francophone et a salué les investisseurs qui souhaitent encourager le développement des écoles.

J’ai insisté sur le rôle fondamental des élus consulaires qui, en partenariat avec la chambre de commerce et d’industrie franco-algérienne et de son incontournable président, Michel Bizac, contribuent fortement au nouvel élan des relations commerciales.

Ahmed Henni a rappelé l’étendue de l’action des élus consulaires qui dépasse le seul volet économique et commercial en décrivant également le volet humain et social, qui s’illustre à travers le tissu scolaire.

Le Wali est convaincu que les douze accords signés à l’occasion des visites présidentielle et gouvernementale françaises seront florissants.

Diplomatie économique

Clinique Elite & Entrepreneurs

Visite à la Clinique Elite, suivie d’un déjeuner avec les entrepreneurs français de Mostaganem.

Première étape, la découverte d’une clinique ouverte le 1er mai 2021 pendant la crise du Covid-19 par le Dr Benmansour Yacine Nourredine, franco-algérien.

J’ai pu appréhender le parcours de soins proposé aux patients dans ce centre qui emploie 47 personnes. Au plus fort de la crise sanitaire, 500 personnes étaient accueillies par jour pour être diagnostiquées et traitées.

Lors du déjeuner qui a suivi les médecins qui sont venus nous rencontrer, francophones et francophiles, ont pour beaucoup suivi une spécialisation poussée en France, avant de revenir en Algérie pour contribuer au développement du système de santé.

Ils m’ont présenté leurs différents projets en soutien de la population. Je suis toujours heureux de rencontrer des entrepreneurs qui contribuent au développement économique, lequel ne peut reposer uniquement sur les grandes entreprises.

Notre consul Alexis Andres s’est félicité de l’ouverture récente d’une association francophone, qui contribue avec les deux autres structures existantes au rayonnement de la culture française à Mostaganem.

J’adresse toute ma reconnaissance au Dr Benmansour Yacine Nourredine, un serial entrepreneur, qui a une formidable envie d’œuvrer au développement de la relation bilatérale et nous a accueilli avec une grande générosité.

Devoir de mémoire

Patrimoine et cimetières

Afin de nous permettre de découvrir la ville, Mehdi Belatreche, conseiller des FDE, nous a organisé une visite passionnante en partageant son histoire.

Fondée à l’époque phénicienne, reconstruite par les Romains, la ville a fait l’objet de beaucoup de convoitises.

En 1558, durant la bataille de Mazagran, les habitants infligèrent une sérieuse défaite aux Espagnols avant de passer sous la domination des Ottomans et de devenir une rivale d’Oran, sous domination espagnole. Reprise aux Ottomans par la France en 1833, la ville va se développer sur le modèle des villes européennes.

Nous nous sommes rendus à l’Hôtel de ville de Mostaganem, où en juin 1958, depuis le balcon, le général de Gaulle a prononcé pour la seule et unique fois : « Vive l’Algérie française ».

Face à cet endroit, la place des martyrs rend hommage aux Algériens qui ont lutté et sacrifié leur vie pour que leur pays retrouve son indépendance en 1962.

Nous sommes allés visiter ensuite les cimetières juifs et chrétiens où reposent les dépouilles de nombreuses familles françaises.

L’entretien des sépultures est un véritable casse-tête pour les associations.

Le consulat a changé récemment de prestataire pour assurer l’entretien des allées. Notre visite a permis d’encourager toutes celles et ceux qui œuvrent pour conserver cet espace et qui prennent soin des tombes.

En circonscription en Algérie (2/3) – Oran (30 oct. & 01 nov. 2022)

Retour à Oran, sept ans après ma première visite. Il faut saluer la promotion de la ville, dont la visibilité sur la scène internationale a été accrue par de grands événements, qu’Alexis Andres, consul général de France à Oran, a qualifié de grandes réussites.

La délégation conduite par notre Président de la République a permis d’encourager le développement de la coopération entre la France et l’Oranie, comme nous l’avons évoqué avec le Wali d’Oran, Said Saayoud.

En plus de ses atouts économiques, comme ses ports maritimes, la ville, qui abrite la maison natale du couturier Yves Saint-Laurent, possède un potentiel touristique considérable.

Diplomatie parlementaire

Wali d’Oran

Rencontre avec le Wali d’Oran, Said Saayoud, en présence du maire d’Oran, et d’une importante délégation de dignitaires locaux.

Un long entretien a permis un échange approfondi et stimulant quant aux différents projets de développement d’Oran qui vient d’accueillir les Jeux méditerranéens et a reçu Emmanuel Macron, Président de la République.

Le Wali a décrit un tourisme dynamique, puisque la ville de 2,5 millions d’habitants a accueilli 18 millions de visiteurs cet été.

Said Saayoud a évoqué la réouverture de l’usine Renault, puis la venue de Stellantis en 2023, saluant la réforme historique de la disposition 49_51, permettant aux investisseurs d’agir désormais seuls en Algérie. Il a passé en revue les divers avantages fiscaux pour favoriser les investissements dans le pays qui n’est pas touché par la crise énergétique, liée à l’invasion russe en Ukraine.

Le Wali s’est félicité du fait que l’Algérie soit une porte vers l’Afrique, avec le développement du trafic maritime qui est naturellement destinée à l’accompagner en raison de ses trois ports. J’ai convenu que les trois ports de la ville d’Oran sont des atouts considérables. Ils vont se révéler d’autant plus lorsque la rocade sera mise en service dans les prochaines semaines. Les camions pourront éviter le passage au travers de la ville pour se rendre au port.

Après avoir chaleureusement remercié le Wali pour son accueil, fait de multiples attentions et de marques de considération, j’ai également exprimé ma gratitude pour sa disponibilité afin de trouver une solution qui permette aux élèves de l’annexe du Liad d’Oran de poursuivre leur scolarité jusqu’à la classe de terminale et pouvoir augmenter la capacité d’accueil.

Comme l’a rappelé Ahmed Henni, président du conseil consulaire, les capacités d’accueil des enfants à Oran sont le corollaire du développement économique.

Diplomatie économique

Développement économique – Tourisme

Afin de me permettre de prendre la mesure du potentiel de la ville concernant le tourisme, le consul général de France à Oran a organisé deux séquences :

> Dîner au restaurant « Villa Saint Tropez », dirigé par un compatriote en présence des conseillers des Français de l’étranger, des personnalités oranaises : journaliste, ancien député actuellement président de la chambre des notaires, architecte, responsable de la chambre de commerce, entrepreneurs.

J’ai été très heureux de rencontrer Abdou Benabbou, Me Benounnane et son épouse, Amal Seddiki, Sarah Belkacem, Rachid Ait Habib, accompagné d’Ahmed et Tema Henni, Mehdi Belatreche, Robert Mateo.

> Visite de la ville en compagnie d’architectes qui ont préparé un circuit Art déco

Le clou a été la découverte de la maison natale du couturier Yves Saint-Laurent, dont la restauration a été financée par un compatriote.

Communauté française

Consulat

Alexis Andres, consul général de France à Oran, nous a présenté les différents services du poste à la délégation.

Le traitement des demandes de visa est décomposé en plusieurs phases, de la quittance et la pré-instruction des dossiers, en passant par l’instruction dont sont chargés les agents titulaires du Quai et la délivrance.

Le flux de demandes suit une hausse progressive, jusqu’à atteindre en moyenne 350 dossiers à traiter par jour.

Différentes étapes de contrôle sont observées, de la vérification des éléments matériels (réservation d’un vol AR, hébergement, antécédents des demandes de visa précédentes, interrogation de la banque de données des pays Shenghen qui permet de savoir si un autre pays a déjà opposé un refus dans les trois mois précédents).

La mise en place de France visa est attendue dans quelques mois. Elle permettra de sécuriser davantage le document par l’instauration d’un QR code, la France étant l’un des derniers pays de l’espace Shenghen à signer encore ses visas.

La répartition des dossiers entre les différents agents chargés de la pré-instruction est délibérément le fruit du hasard.

La dématérialisation de la procédure de demande de visa n’est pas, selon les agents interrogés, une évolution souhaitable dans la perspective de la lutte contre la fraude.
En cas de doute, un visa retour est octroyé. Il impose au demandeur de se manifester auprès du poste à l’échéance du visa. En cas de refus d’un visa, les motifs ne sont pas détaillés. Le consulat général encourage les demandeurs qui souhaitent une prise en compte d’éléments particuliers de faire un recours circonstancié.

Un agent dédié est chargé du traitement des demandes d’état civil comme des demandes de CNF. Un autre est chargé du traitement des demandes des capacités à mariage et des auditions des futurs mariés.

Sur environ 500 demandes, à peine 50 sont refusées. C’est le parquet qui dispose du dernier mot.

J’ai pu constater une ambiance de travail enthousiaste des agents du consulat, dont un nombre important est là depuis sa réouverture depuis 2007.

Résidence

Alexis Andrès, consul général de France à Oran, m’a reçu à la Résidence de France avec les élus des FDE en présence d’Eric Carro, consul adjoint, et de son épouse, de Romain de Tarlé, directeur de l’Institut français et du père Modeste du diocèse d’Oran.

Nous avons eu l’occasion d’évoquer la difficulté d’entretenir les liens avec la communauté française et celle d’encourager la transmission du français en son sein.

Ahmed Henni, président du conseil consulaire et également président de l’UFE, a fait part des difficultés d’animer la vie de la communauté française dans le cadre d’une association.

Mehdi Belatreche, conseiller des Français de l’étranger, a insisté sur la difficulté d’entretenir le sentiment d’appartenance au sein d’une communauté souvent mal à l’aise avec le français. L’action des Instituts pour diffuser la culture française, en dehors même des grandes villes de l’Oranie, a été expliquée et saluée.

Le consul général a souligné ses efforts pour nouer des liens hors les murs du consulat, afin de promouvoir la France partout dans cette grande circonscription consulaire. Il a invité les élus à une collaboration pour leur permettre de jouer leur rôle d’animation de la communauté française.

Enfin, la nécessité de lever les blocages à l’investissement en Algérie, qu’il s’agisse de la mise en oeuvre des réformes du sponsoring, des avantages fiscaux comme des transferts d’argent ont été abordés.

Nous avons pu faire le point sur les entretiens menés jusqu’alors et les avancées qui pourraient être obtenues, notamment en matière de scolarité et d’enseignement du français, en particulier à destination des Français en Oranie.

Enseignement

Lycée International Alexandre Dumas (Liad)

Visite de l’annexe du Liad d’Alger suivi d’une rencontre avec les parents d’élèves du Liad en seconde, en compagnie d’Alexis Andres, consul général de France à Oran, Ahmed Henni, pdt du conseil consulaire d’Oran, Mehdi Belatreche, conseiller des FDE et Robert Mateo, représentant de Yolande Mateo, conseillère des FDE

Lors de ma venue à Oran en 2015, en compagnie de Bernard Emié, ambassadeur de France à cette époque, l’école française d’Oran n’était qu’un projet.

C’est désormais une réalité.

De la primaire à la seconde, le LIAD est l’annexe du Lycée international Alexandre Dumas d’Alger et accueille aujourd’hui 238 élèves à Oran. Il affiche complet.

Accueillis par M. Tandjaoui, coordonnateur du collège, nous avons visité le site en l’absence d’élève pour cause de vacances scolaires.

Saisi par Ahmed Henni de la détresse des familles dont les enfants ne pouvaient plus être scolarisés à Oran après la 3e, j’étais intervenu auprès de l’ambassadeur François Gouyette pour le sensibiliser afin de convaincre l’AEFE d’étendre la scolarité à la classe de seconde.

L’annonce de l’ouverture d’une classe de seconde avait été accueillie par un immense soulagement par les parents d’élèves. L’action concertée de ces derniers, des conseillers des Français de l’étranger et de l’ambassadeur François Gouyette a porté ses fruits.

14 élèves ont ainsi pu bénéficier de l’ouverture d’une classe de seconde lors de la dernière rentrée de septembre, ce qui était mon objectif prioritaire pour la circonscription.

J’ai eu le plaisir de rencontrer l’association des parents d’élèves dont le bureau a été récemment élu, à la faveur de mon passage à l’Institut français d’Oran.

Des femmes remarquables et très engagées ont expliqué leur soulagement lors de l’annonce d’une classe de seconde cette année, les solutions pour scolariser leurs enfants à Alger n’étant pas adaptées. Elles ont pu exprimer leurs inquiétudes quant à l’absence de structure locale pour les classes de première et terminale.

J’ai évoqué avec elles les différentes possibilités, appelant à la définition d’un plan École à Oran, qui réunirait l’ensemble des acteurs concernés y compris les écoles bénéficiant du label France Éducation.

Une revue des différentes alternatives pouvant permettre la scolarisation des élèves jusqu’en classe de Terminale doit être faite afin d’offrir un choix aux parents concernés début 2023 et éventuellement d’attirer des enfants algériens soucieux d’un enseignement francophone de qualité pour préparer leur entrée dans des universités algériennes qui proposent un enseignement francophone.

Il est également nécessaire de concrétiser le développement de l’annexe du Liad afin de contribuer à l’accomplissement de l’objectif du Président de la République de doublement des objectifs d’ici à 2030.

Une extension du site du Liad apparait possible à Oran.

L’expertise du consul général Alexis Andres qui a occupé dans le passé les fonctions de conseiller culturel pour l’Algérie et le soutien indéfectible des élus aux combats des parents d’élèves constituent de formidables ressources.

Je suis reparti confiant dans leur capacité à poursuivre les progrès observés ces dernières années. +d’images

Culture

Institut Français

Accueillis par Romain de Tarlé, directeur, nous avons visité l’Institut Français Oran.

L’espace Campus France, qui permet aux futurs étudiants souhaitant poursuivre leur formation dans l’enseignement supérieur en France, traite plus de 3000 dossiers par an.
Plus de 700 dossiers sont acceptés chaque année.
L’Algérie est le 3ème pays d’origine pour le nombre d’étudiants étrangers dans notre enseignement supérieur.

L’objectif de l’IF est de proposer des ateliers aux demandeurs, dont le niveau de maîtrise du français est inégal, afin de leur permettre de présenter des dossiers de meilleure qualité.

L’activité de l’IF est marquée par un bon dynamisme s’agissant des cours de français, en raison de sa capacité à proposer de nouveaux créneaux. On observe une forte progression de la demande chez les enfants.

La visite de la Médiathèque a été l’occasion de constater l’enthousiasme de ses deux responsables, qui s’efforcent d’offrir un espace de lecture et de travail au grand public.

Cet espace accueille par exemple des rencontres littéraires.

Le stock d’ouvrages a été adapté en 2012 en direction de cette cible et est régulièrement renouvelé. Ainsi, 450 ouvrages ont été acquis au Salon international du Livre d’Alger. Le fond est accessible en ligne via un catalogue numérisé. Avec les apprenants du français qui bénéficient de la gratuité, la Médiathèque peut se prévaloir de 4000 adhérents.

Le dynamisme des Médiathèques est notamment à mettre au crédit d’un réseau bien animé, qui permet aux responsables de bénéficier d’échanges et de formations. +d’images

Sanctuaire Santa Cruz

Visite de Santa Cruz avec Monseigneur Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger.

Il y a plus de 7 ans, je m’étais rendu sur le chantier du sanctuaire de Santa Cruz dont l’état me paraissait si alors délabré que j’imaginais qu’il faudrait plus d’une décennie pour le remettre en état.

Les élus consulaires des Français d’Algérie, Radya Rahal (Alger) et Ahmed Henni (Oran), avaient déposé un dossier pour obtenir une partie de ma réserve parlementaire d’alors pour contribuer à l’effort de restauration.

Si la foi déplace les montagnes, j’ai pu observer qu’elle est également capable de rendre sa majesté à un site restauré dans son esprit initial.

Observée au travers d’un petit trou dans une palissade, j’ai retrouvé une chapelle transfigurée.

Grâce au dessin d’un frère de la communauté chrétienne de Taizé et au talent de deux artistes oranaises, le blanc immaculé de la chapelle s’est animé d’un festival de formes et de couleurs.

« C’est par les couleurs de Santa Cruz que ce lieu embrasse un passé chahuté et ouvre un avenir réconcilié » conclut Mgr Vesco dans l’ouvrage consacré au sanctuaire. +d’images

Devoir de mémoire

Cimetières de Petit Lac & Tamazouët

Ce 1er novembre, je me suis rendu sur le site des cimetières de Petit Lac et Tamazouët, où nous avons été accueillis par Jean Jacques Lion, président du collectif de sauvegarde des cimetières de l’Oranie et par Abdelkader Ouarad, délégué à Oran.

En compagnie d’Alexis Andres, consul général de France à Oran, Ahmed Henni, président du conseil consulaire d’Oran, Mehdi J Belatreche, conseiller des FDE et Robert Mateo, représentant de Yolande Mateo, conseillère des FDE, nous avons déposé une gerbe devant l’un des monuments du souvenir.

Comme de nombreux Français pendant la Toussaint, nous nous sommes recueillis en mémoire de tous les Français morts pour la France et de nos proches.

Nos élus des Français de l’étranger ont tenu à m’emmener devant la tombe du père Thierry Becker, un prêtre polyglotte, disparu l’an dernier, que « tous les Français d’Oran aimaient », m’a confié Ahmed Henni.

Jean-Jacques Lion m’a expliqué les travaux d’aménagement du cimetière chrétien de Tamazouët, dont la surface de 18 hectares a été ramenée à 10 hectares. Pour y parvenir, une opération a rassemblé les restes de plus de 10.000 tombes à Oran dans un ossuaire de regroupement, récemment repeint en blanc.

Un carré de 360 tombes a été rénové grâce au financement conjoint de l’association et de la région Sud Paca.

« Leur dignité sera notre fierté » est la devise de l’association.

Nous nous sommes rendus ensemble au cimetière du Petit lac créé le 9/3/66 pour regrouper toutes les dépouilles des soldats tombés pendant la guerre d’Algérie. 3500 militaires tombés dans les différents conflits reposent dans cet endroit qui suscite l’émotion dès que l’on y pénètre.

Nous avons aussi visité la chapelle rénovée et rouverte depuis le 16 juin 2019 qui abrite une exposition intitulée « l’Algérie et la grande guerre. » +d’images

En circonscription aux États-Unis / Texas (2/2) – Austin (30 août 2019)

Avec Ruth R. Hughs, Secretary of State, au Capitole de l’État du Texas

Austin rivalise désormais avec San Francisco. Nombre d’entrepreneurs ou de développeurs migrent de la Silicon Valley vers la capitale du Texas, où le coût de la vie est plus léger.

Cette deuxième étape au Texas m’a permis d’observer que le premier état exportateur des États-Unis depuis 15 ans pourrait bien détrôner un jour la Californie aux Etats-Unis.

Politique

Secrétaire d’État

Entretien avec Ruth R. Hughs, Secretary of State, au Capitole de l’État du Texas, dans le bureau du gouverneur, en présence d’Alexis Andres, consul général et de Pascal Helwaser, conseiller économique.

Très dynamique, la Secrétaire d’État a mis en avant l’étendue des opportunités économiques offertes par le Texas. S’il était indépendant, son économie le placerait au 10ème rang mondial, devant le Canada ou l’Espagne ! Il pèse 1 fois et demie le PIB de la Russie.

L’énergie (pétrole, gaz, éolien, solaire) constitue le secteur phare de son économie. Aux USA, le Texas est également le premier producteur de coton et le premier en élevage. C’est d’ailleurs le centre mondial en matière de clonage animal.

Dans le domaine de la santé, le Centre médical de Houston avec ses 54 hôpitaux et son centre de recherche est le plus grand hôpital au monde, regroupant 106.000 employés.

Désormais, Austin est au cœur de la révolution high-tech en attirant les entreprises innovantes. Un centre de compétences pour la cyber-défense va être créé entre San Antonio et Austin.

Michael Treyger, conseiller du Gouverneur pour le développement économique à l’international, a mis en avant les extraordinaires facilités offertes aux entreprises étrangères qui s’implantent au Texas. + d’images

Entrepreneuriat

Capital Factory

Rencontre avec des acteurs français et américains impliqués dans la haute technologie, à l’initiative de Liz Wiley, consule honoraire.

J’ai ainsi découvert Capital Factory, dont la mission est de “fabriquer” des entrepreneurs aptes à changer le monde en s’appuyant sur la technologie.

Merci aux entrepreneurs français présents de la French Tech pour m’avoir fait partager généreusement et passionnément leur expérience. + d’images

Enseignement

Austin International School

Accueilli par le président du board, ainsi que par son directeur, Jacques Weberet Audrey Talarico, directrice of the French Academic, j’ai visité cette très belle école qui favorise l’apprentissage des langues étrangères dès la maternelle, en recourant à la langue des signes !

L’objectif est que les enfants parlent trois langues à l’issue du primaire !

Après cette visite, j’ai eu le plaisir de pouvoir m’entretenir avec les parents d’élèves qui m’ont exprimé unanimement leur satisfaction. + d’images

Communauté française

Austin Accueil

Merci à Sabine Douellou, présidente d’Austin Accueil, et à son mari, de m’avoir ouvert les portes de leur maison et ainsi permis de rencontrer une quarantaine de membres de leur association, en compagnie d’Alexis Andres, consul général.

Trois heures de riches échanges sont venus ponctuer une journée très instructive dans la capitale du Texas, avant de reprendre la route vers Houston.

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française d’Austin et rencontre avec Meri Krueger, présidente du Board.

Pour promouvoir la langue et la culture françaises dans une ville en plein essor, son équipe anime diverses activités, dont certaines sont clairement intitulées “Apéritifs” ou “Pétanque”.

Il y a cinq AF au Texas (Austin, Dallas, El Paso, Houston et San Antonio).

En circonscription aux États-Unis / Texas (1/2) – Houston (28-31 août 2019)

(g. à d) avec Alexis Andres, consul général, et Pierre Grosdidier, conseiller consulaire.

Pour mon 6ème déplacement aux États-Unis depuis le début de mon mandat, et ma première visite au Texas, j’ai été accueilli par Alexis Andres, notre consul général, qui m’a concocté un programme comprenant 20 événements sur 3 jours à Houston et Austin.

Le Texas est la deuxième économie des États-Unis après la Californie et le premier état exportateur du pays depuis 15 ans.

Relations bilatérales

Réunion d’accueil

Le soir de mon arrivée, dîner de présentation du Texas et des enjeux qu’il pouvait constituer pour la présence française. Notre consul avait invité : Jane Buckner, attachée Presse ; Marie Lozon de Cantelmi, attachée culturelle ; Eléonore Cluzel (Business France) ; Pascal Helwaser, conseiller économique ; Virginie Le Tallec, Adj. attachée culturelle ; Alain Mermet, attaché Sciences.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Échange fructueux avec les membres de la Chambre de commerce franco-américaine.

Ils encensent la légèreté des procédures administratives au Texas et la facilité d’y créer une société.

Ils m’ont conseillé de sensibiliser les entreprises françaises au fait qu’il fallait améliorer leurs présentations produits et Corporate auprès des investisseurs américains. Justement, le système éducatif français leur paraît perfectible afin que les jeunes français soient parfaitement à l’aise pour les présentations en public.

Ces entrepreneurs regrettent que la culture française soit toujours fondée sur la crainte du risque, mais valorisent la couverture médicale publique dans l’Hexagone, tandis qu’elle fait défaut au Texas. + d’images

Greater Houston Partnership

Rencontre avec Bob Harvey, président, et Jeffrey Blair, directeur Europe, dans le but d’appréhender les orientations de la ville en matière économique. 4ème ville des USA derrière Los Angeles, New-York et Chicago, Houston affiche de grandes ambitions. Réputée pour sa production énergétique, la ville se voit désormais pionnière dans la transition énergétique et se projette en pointe vers les sciences de la vie.

Big is beautiful au Texas, où un « petit projet » est évalué à … un milliard de dollars. La puissance économique de cet état associée à sa situation géographique sont des atouts indéniables pour faire du Texas une porte d’entrée idéale vers le marché américain (Amérique du nord et Amérique latine) pour les entrepreneurs étrangers. + d’images

Total

Entretien au siège américain de Total avec Franck Trochet, CFO et président de Total American services Inc., et Ernst Wanten, Executive VP Total North & central America, en présence d’Alexis Andres, consul général et de Pascal Helwaser, conseiller économique.

Présente aux États-Unis depuis 1956, la firme pétrolière et gazière française emploie 7500 personnes dans 23 États américains, réparties sur 40 sites.

Lors des 4 dernières années, Total y a investi 6,5 milliards de dollars.

La découverte de Ballymore dans le golfe du Mexique, début 2018, démontre le savoir-faire du groupe en matière de forage en eaux profondes et conforte la nouvelle stratégie d’exploration mise en place depuis 2015.

Total fait constamment la démonstration qu’il sait mener des projets n’importe où dans le monde et tenir les délais.

Heureux d’avoir pu constater comment ce groupe, qui fait la fierté de notre pays à l’international, tire parti de sa position d’acteur majeur sur son marché pour assurer son développement.

Engie

Entretien avec Gwenaelle Avice-Huet, DG adjointe du groupe Engie et CEO Engie North America, en présence d’Alexis Andres, consul général et de Pascal Helwaser, conseiller économique.

Après avoir été en charge des énergies renouvelables pour Engie en France, Gwenaelle Avice-Huet assume désormais cette responsabilité pour le monde entier, en plus d’assurer la direction du groupe en Amérique du Nord !

Engie emploie 70.000 collaborateurs dans 70 pays.

Le groupe ne va pas réinvestir dans le nucléaire, mais il a aussi décidé de cesser toutes ses activités charbon et gaz pour se consacrer exclusivement au renouvelable.

Que ce soit en mode hydraulique, éolien ou solaire, Engie développe 3 GW/an, soit l’équivalent de 3 centrales nucléaires d’1GW/an.

Le Texas produit plus d’éolien que la France. Aujourd’hui, la demande impose de construire des unités plus petites, au plus proche du client. Et c’est bien le client qui est porteur de la transition énergétique aux USA en exigeant une énergie 100% renouvelable.

Considéré jusqu’à présent comme un vendeur d’énergie, Engie veut accompagner ses clients sur ce terrain en prévenant notamment leurs émissions carbone. La compagnie leur propose ainsi des contrats à long terme propres à rentabiliser les investissements nécessaires pour effectuer une transition vers le renouvelable, tout en optimisant leur consommation d’énergie.

Dans ce sens, Engie produit de l’hydrogène verte à partir de l’éolien ou du solaire, comme la compagnie sait remarquablement le faire au Chili.

En écoutant Gwenaelle détailler ses réalisations récentes en faveur de ses clients, on ne peut être qu’admiratif devant la stratégie de redéploiement des activités d’Engie vers le leadership mondial de l’énergie renouvelable.

Communauté française

Réception à la Résidence

Lors d’une réception organisée à la Résidence, j’ai pu rencontrer et échanger avec les membres de la communauté française à Houston, en présence de Pierre Grosdidier, conseiller consulaire, notamment avec les représentants de nombreuses associations : Houston Accueil ; Houston Expat Pro ; Amicale des anciens combattants ; Et voilà théâtre ; école FLAM…

J’ai eu le plaisir de retrouver Véronique Marie-Bévierre, vice-présidente de Houston Accueil, qui était précédemment conseillère consulaire pour l’Écosse. + d’images

Consulat

Mon entretien avec Alexis Andres, consul général, et Pierre Grosdidier, conseiller consulaire basé à Houston, fut suivi d’une visite du consulat. Ses équipes sont au service de 11.000 Français inscrits au Texas, dont plus de 50% à Houston (5700), devant Dallas et Austin.

Pierre Grosdidier est arrivé à Houston en 1986. Il estime que la communauté est partagée en trois catégories : les expatriés venus pour une durée limitée, les personnes installées à long terme disposant d’une carte verte et, enfin, un petit groupe très engagé pour animer et représenter la communauté française. + d’images

Houston Accueil

Merci à Véronique Marie-Bévierre, VP de Houston Accueil, pour avoir organisé une réunion avec les membres de son association, en présence d’Alexis Andres, consul général.

Véronique était conseillère consulaire pour l’Écosse, basée à Aberdeen, avant de venir s’installer à Houston.  Je suis heureux de constater qu’elle a conservé intacts son humour et sa sagacité, sans parler de son engagement au service d’autrui.

Présidée par Élodie Ricolfi, Houston Accueil s’affirme comme la première association française locale qui permet aux nouveaux arrivants de prendre pied dans leur nouvel univers.

Ultime rendez-vous de ce déplacement de trois jours au Texas, la soirée s’est révélée passionnante tant les parcours des personnes rencontrées étaient riches et variés. + d’images

Texan French Alliance

Entretien avec Karine Parker, directrice de la Texan French Alliance for the Arts (actions en milieu scolaire défavorisé, forte dimension de coopération franco-texane), en compagnie d’Alexis Andres, consul général.

Grâce à la plate-forme “Be the Peace – Be the Hope” (Soyons la Paix – Soyons l’Espoir) d’apprentissage social et émotionnel, il est possible de donner aux étudiants et enseignants dans les quartiers à risques, les outils pour développer le respect et la résilience, créer des environnements de vie plus sûrs, renforcer le sentiment d’appartenance ou encore favoriser la réussite scolaire.

www.BePeaceBeHope.org est une plate-forme collaborative créée par la Texan-French Alliance for the Arts, en collaboration avec des organisations éducatives internationales et texanes. Cette initiative affiche des résultats si encourageants que nous serions bien inspirés en France de recourir à ce type de programme.

Enseignement

Lycée international de Houston

Visite du lycée international de Houston accueilli par Catherine Prié Leray, proviseure, Marva Martinez, propriétaire, et Margaret Comb, Head of school.

Le LIH a ouvert ses portes en août 2017 pour offrir une option éducative supplémentaire aux familles francophones, de plus en plus nombreuses à s’installer à Houston.

Son programme bilingue unique concerne déjà 240 élèves.

J’espère que l’établissement sera homologué très prochainement par l’Éducation nationale, ce serait une belle récompense pour ce couple d’investisseurs originaires d’Égypte et du Mexique qui a choisi l’enseignement français dans une perspective d’excellence éducative. + d’images

Mark White elementary school

Accueilli par Lisa Hernandez, principale, j’ai visité la Mark White elementary school, une école publique américaine qui offre un enseignement bilingue : 50% en français, 50% en anglais.

L’établissement revendique une éducation par immersion pour apprendre à lire, écrire et communiquer efficacement en français. En parallèle, les enseignants sont très attachés à sensibiliser les élèves au respect de l’environnement.

Une belle alternative à l’enseignement privé en matière d’enseignement international. + d’images

Awty International School

L’Awty international school a été fondée en 1956, avant de fusionner en 1958 avec la French School of Houston.

Affiliée à la Mission laïque française (MLF), elle accueille 1700 élèves. 1000 élèves suivent le programme IB et 700 autres suivent le programme français.

Accueilli par Pierre Puget, proviseur, et Nadia Triki, proviseure adjointe, j’ai apprécié l’étendue du campus et les superbes infrastructures offertes aux élèves. + d’images