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En circonscription en Suisse – Genève (29-30 janv. 2026)

À l’occasion de mon dixième déplacement en Suisse, principalement consacré à des réunions à dominante économique, j’ai répondu à l’invitation Marie Wattez, présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie France–Suisse (CCIFS) afin de participer à plusieurs rencontres dédiées au renforcement des relations économiques entre la France et la Suisse.

J’ai également pris part à la réception des vœux organisée par Clément Leclerc, consul général de France à Genève.

Diplomatie économique

Chambre de Commerce et d’Industrie France–Suisse (CCIFS)

Je remercie chaleureusement la présidente de la CCIFS, Marie Wattez, qui a organisé cette séquence particulièrement riche d’échanges et d’initiatives au service de la diplomatie économique.

1. Communauté d’affaires franco-suisse

La première rencontre m’a permis d’échanger avec la communauté d’affaires franco-suisse autour de Florence Notter-Daugny, présidente pour la Suisse de la Société des membres de la Légion d’honneur.

Ce moment convivial s’est tenu en présence de Francis Wahl, Yves Donin de Rozieres et Eric Vigié. Les échanges ont permis d’évoquer les dynamiques de coopération entre nos deux pays et l’importance du rôle joué par les réseaux économiques et associatifs pour renforcer les liens franco-suisses.

2. ThinkActs Cyber & SecureTech

J’ai ensuite participé à une réunion du groupe ThinkActs Cyber & SecureTech organisé à la CCIFS.

Les ThinkActs sont des groupes de travail thématiques par secteur d’activité qui structurent l’intelligence collective entre la France et la Suisse. Ils rassemblent entreprises, institutions, clusters, universitaires et start-ups autour d’objectifs concrets : partager une veille stratégique, favoriser le dialogue et construire des coopérations opérationnelles.

Marie Wattez m’a invité à rejoindre le groupe consacré à la souveraineté numérique, la cybersécurité et les infrastructures critiques franco-suisses, coordonné par Benoit Passuello (ELMA).

Les échanges ont mis en évidence plusieurs constats préoccupants : l’augmentation rapide des cyberattaques visant les infrastructures critiques – santé, énergie, ports ou banques –, mais aussi la dépendance persistante de l’Europe à certaines technologies extra-européennes dans le cloud et l’intelligence artificielle.

Dans le même temps, des opportunités stratégiques existent. La coopération franco-suisse pourrait permettre de positionner nos deux pays comme des acteurs majeurs en matière de cybersécurité industrielle et de cloud souverain sécurisé. Les participants ont également évoqué les perspectives offertes par les infrastructures quantum-safe et le renforcement de capacités duales associant cybersécurité civile et cyberdéfense.

3. Coopération industrielle avec les Pays de Savoie

Enfin, fidèle à sa volonté de développer les coopérations transfrontalières, la CCIFS a organisé une rencontre avec l’Association des Forces Industrielles des Pays de Savoie (FIPS).

Cette réunion s’est tenue en présence de Alexandre Epalle, représentant l’Office cantonal de l’économie et de l’innovation, chargé d’attirer des entreprises afin de compléter les chaînes de valeur industrielles en Suisse.

Créée à l’initiative d’un groupe d’industriels engagés sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux du territoire, la FIPS fédère plusieurs entreprises dynamiques de la région alpine. Parmi les participants figuraient notamment Clément Cordier, Louis Pernat (HBP), Didier Bouvet (Pracartis) et Olivier Nicollin (Nicomatic).

Ces rencontres ont illustré la vitalité de la relation économique franco-suisse et l’importance de poursuivre le dialogue entre acteurs publics et privés pour renforcer nos coopérations industrielles et technologiques.

Communauté française

Vœux du consul général

Cette cérémonie, organisée par Clément Leclerc, consul général de France à Genève, s’est tenue à l’Institut Florimont pour accueillir une assistance nombreuse, a été marquée par une gravité particulière en raison de la tragédie survenue à Crans-Montana, rappelant à chacun la fragilité de la vie et l’importance de la solidarité.

Après les allocutions du consul général et de Marion Paradas, ambassadrice de France en Suisse, j’ai pris la parole pour saluer l’engagement des conseillers des Français de l’étranger arrivant au terme de leur mandat, véritables relais de proximité pour nos compatriotes.

J’ai également souligné la qualité des établissements d’éducation en Suisse et témoigné ma reconnaissance envers Emmanuel Coigny et Bernard Revol, deux membres de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (ANEFE).

J’ai rappelé le rôle indispensable de la CCIFS dans le développement de la diplomatie économique et remercié tout particulièrement Francis Wahl pour son engagement au service de nos entreprises et du rayonnement économique de la France.

Cette réception a rappelé l’importance de soutenir nos institutions, notre réseau éducatif et nos acteurs économiques pour renforcer durablement la présence française et la coopération transfrontalière.

Félicitations à Clément Leclerc et à toute son équipe pour la réussite de cet événement. +d’images

En circonscription en Suisse – Berne, Genève (20-22 nov. 2025)

Retour en Suisse à l’occasion de l’assemblée générale de l’Union des Français de Suisse à Berne, marquée par des échanges de grande qualité.

Je remercie chaleureusement Marion Paradas pour son accueil à la Résidence, en présence du député Marc Ferracci et des consuls généraux, ainsi que Marie Wattez, présidente de la Chambre de commerce France-Suisse, pour son invitation à Genève.

Ce déplacement m’a également permis de visiter plusieurs établissements scolaires francophones à Genève, illustrant le dynamisme et l’excellence du réseau éducatif français en Suisse.

Genève

Diplomatie économique

CCI France Suisse (CCIFS)

Invité par Marie Wattez, présidente de la CCI France Suisse (CCIFS), j’ai eu le privilège d’intervenir lors d’une soirée qui associait la célébration de la tradition du Beaujolais Nouveau avec un partage de réflexions sur la pensée stratégique.

La CCI France Suisse (CCIFS) a réuni ses membres du Comité de soutien et leurs invités présents, pour une édition très spéciale de la Soirée du Beaujolais pas Nouveau 2025, qui leur était entièrement dédiée, au cœur du Caviar House & Prunier, à Genève.

Michele Caimotto, a offert un véritable voyage œnologique, remontant jusqu’à… 1947. Une dégustation rare, guidée avec passion, précision et générosité, qui m’a permis de découvrir un aspect des vins du Beaujolais qui m’était totalement inconnu.

La soirée a été suivie d’une réunion de travail pour renforcer le lien stratégique entre les entreprises suisses et françaises de la Tech, et préparer le lancement des Think Acts.+d’images

Enseignement

Collège du Léman 

Une semaine après leur visite au Sénat (compte-rendu), j’ai eu le plaisir de retourner au Collège du Léman pour prolonger les échanges avec les classes de première.

Accueilli par Emmanuel Coigny, en compagnie de Marie Wattez, présidente de la CCIFS, puis rejoints par Clément Leclerc, consul général à Genève, j’ai mesuré la richesse du dialogue engagé avec les élèves sur leur regard porté sur nos institutions.

Beaucoup de respect, une curiosité sincère et une maturité remarquable dans leurs analyses.

Leur enthousiasme m’a profondément marqué. Je leur ai d’ailleurs confié qu’ils avaient su conquérir jusqu’aux huissiers du Sénat.

Un moment stimulant et très encourageant pour l’avenir. +d’images

École Eden 

« Quand ça fonctionne pour les enfants exceptionnels, cela fonctionne pour tous les enfants ! »

Ce 21 novembre 2025, j’ai eu le privilège d’être accueilli par Magali Wahl, directrice-fondatrice de l’École Eden à Genève, et son équipe passionnée.

Cette visite a été l’occasion de découvrir une école résolument innovante, où chaque détail est pensé pour épanouir 80 enfants et les préparer à devenir des citoyens réflexifs, collaboratifs et autonomes.

L’École Eden se distingue par une approche pédagogique audacieuse, hybride et centrée sur l’enfant. Dès l’âge de 5 ans, les 80 élèves bénéficient d’une heure de philosophie par semaine, illustrant la volonté de l’école de cultiver l’esprit critique et la pensée indépendante. La pédagogie par projets, inspirée de Fresnay, Montessori et des méthodes anglo-saxonnes, permet aux enfants d’apprendre en agissant, en collaborant et en explorant.

Les échecs, le théâtre et le mouvement sont intégrés au cursus, tandis que des ateliers comme « T’es fort en math » renforcent les compétences là où les enfants excellent, inversant ainsi la logique traditionnelle du soutien scolaire.

Ce qui rend Eden exceptionnelle, c’est son engagement envers la formation continue de ses enseignants : 26 jours par an, dont la moitié sur leur temps personnel, pour rester à la pointe des recherches en socio-constructivisme et en discipline positive.

Magali Wahl insiste sur l’importance d’une équipe plurielle, où chaque enseignant apporte sa singularité, évitant ainsi le formatage par un seul adulte. Les enseignants, sélectionnés pour leur expertise, leur expérience et leur vision alternative, sont portés par une passion contagieuse. Leur bienveillance ferme et leur flexibilité créent un environnement où l’erreur devient une opportunité d’apprentissage.

L’école incarne une réponse concrète aux limites des systèmes éducatifs traditionnels, souvent rigides et peu valorisants pour les enseignants. Ici, la collaboration et l’innovation sont au cœur du projet, avec une conviction forte : « Quand ça fonctionne pour les enfants exceptionnels, cela fonctionne pour tous les enfants ! ». Eden n’est pas seulement une école, mais un laboratoire vivant, où la recherche universitaire se met au service du quotidien des élèves.

Je tiens à remercier chaleureusement Magali Wahl et son équipe pour leur accueil généreux et leur engagement inspirant. Leur travail démontre qu’une autre éducation est possible, alliant excellence académique et développement socio-émotionnel. Une visite qui donne envie de croire en l’école de demain ! +d’images

École primaire française de Genève (EPFG)

Le 21 novembre 2025, j’ai effectué une troisième visite de l’École primaire française de Genève (EPFG), dirigée par Bernard Révol et Virginie Chiffoleau, en présence de Francis Wahl, membre de la Fondation DIEP, propriétaire des locaux.

L’école, classée au registre des sites genevois et conçue par un élève de Le Corbusier, accueille actuellement 152 élèves dans 6 classes (de la Grande Section au CM2), avec 340 enfants en liste d’attente. Un enjeu majeur : son agrandissement pour répondre à la demande croissante.

Le projet, estimé à 5 millions de francs suisses, prévoit l’ouverture en septembre 2027 d’une nouvelle classe pour les enfants dès 4 ans (Moyenne section).

La maquette présentée illustre une intégration harmonieuse dans le site historique.

L’EPFG, rattachée à l’AEFE, à l’Académie de Grenoble et au DIP, bénéficie aussi du soutien de l’AGEP (Association Genevoise des Ecoles Privées).

Cette visite a confirmé l’urgence et la pertinence de ce projet, porté par une gouvernance unie (Fondation DIEP, Association de gestion) et une équipe déterminée à offrir un cadre éducatif d’excellence. Une initiative essentielle pour l’avenir de l’enseignement français à Genève. +d’images

Berne

Communauté française

Assemblée générale UFS

Comme chaque année, j’ai participé à l’Assemblée générale de l’Union des Français de Suisse (UFS), organisée à la Résidence de France à Berne, sous la présidence de Patrick Lenain, et marquée par l’élection de Linda Chevalier à la tête de l’Union.

Cette rencontre s’est tenue en présence de l’ambassadrice de France, Marion Paradas, du député Marc Ferracci, ainsi que des consuls généraux Clément Leclerc à Genève et Laurent Alberti à Zurich, dont la mobilisation illustre l’attention portée à une communauté en forte croissance.

La Suisse accueille aujourd’hui plus de 180.000 Français inscrits, confirmant son rang de première communauté française à l’étranger, avec une population majoritairement active et jeune.

Les échanges ont souligné l’excellence de la relation bilatérale franco-suisse et la forte imbrication de nos économies, la Suisse figurant parmi les tout premiers investisseurs en France.

La participation d’élus consulaires, d’associations, d’acteurs économiques et éducatifs, dont le Lycée français international de Zurich (LFIZ) ou l’École française internationale de Berne (EFIB) représentée par Isabelle Wienand, présidente du comité de gestion, qui scolarise 128 élèves, de la maternelle au collège, a mis en lumière le rôle essentiel de ces réseaux dans l’accompagnement des Français de Suisse et le rayonnement de la France. +d’images

Sénat – Délégation de la CCI France-Suisse

Ce 26 juin, j’ai eu le plaisir de recevoir une délégation de la CCI France Suisse (CCIFS) conduite par son directeur Romain Dupriez et Pauline Mathey, chargée de mission.

Fondée en 1894, la Chambre regroupe près d’un millier d’entreprises (suisses et françaises) s’appuyant sur un siège à Genève et des antennes à Zurich et Bâle, tout en disposant d’une équipe de 20 collaborateurs. Un nouveau centre d’affaires, Booster Bâle, incluant un panel de services clés en main, va s’ouvrir la semaine prochaine.

Les entreprises suisses sont naturellement orientées vers l’international : un franc suisse sur deux est issu de l’exportation et un sur quatre provient de l’Europe.

Nous avons évoqué les échanges bilatéraux avec la Suisse et notamment la perception du marché suisse par les entreprises françaises.

S’il existe un ADN helvétique de l’exportation lié à l’étroitesse du marché local, les Français montrent une mentalité plus casanière, a-t-on remarqué, même chez les milliers de travailleurs transfrontaliers français qui n’ont surtout pas l’intention de s’expatrier, même lorsque les questions financières sont lissées.

Mais les temps changent, car la dynamique insufflée par les entreprises de la French Tech bouscule toutes les idées reçues sur l’entrepreneuriat français. Quelque chose a changé qui justifie que les Suisses investissent de plus en plus dans l’Hexagone.

La présidente de la Chambre, Marie Wattez, participait au même moment à une réunion des présidents à l’Assemblée nationale, mais j’ai eu le plaisir de la retrouver à la soirée des Trophées CCI France International 2023.