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Sénégal / Dakar – Forum international sur la Paix et la Sécurité (5-7 déc. 2021)

À l’invitation de Florence Parly, ministre des Armées, j’ai assisté à la 7ème édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité, consacré aux enjeux de stabilité et d’émergence en Afrique dans un monde post-covid 19.

Parmi les parlementaires composant la délégation, j’ai eu le plaisir de retrouver, mon ancien collègue et ami Jean-Marie Bockel, mes collègues Joëlle Garriaud-Maylam et Rachid Temal, ainsi que le député des Français de l’étranger, M’jid El Guerrab.

Très heureux d’avoir pu revoir Nicolas Soyere et Gérard Sénac, nos conseillers des Français de l’étranger au Sénégal présents lors du premier Conseil local de développement auquel ils ont pu assister grâce à la loi votée en juillet dernier. Une pensée à Balkis Kaouk, présidente du Conseil consulaire qui, étant en déplacement à Paris, n’a pu être présente ce jour-là.

Pour l’anecdote, avant d’embarquer pour Dakar, j’avais atterri la veille à Orly à 22h00 de retour de Djeddah. Le Président de la République m’avait invité à l’accompagner lors de son déplacement au Moyen-Orient, au cours duquel un contrat de vente de 80 Rafale a été conclu avec les Émirats arabes unis (compte-rendu). Florence Parly et le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, étaient également du voyage. Dimanche matin, l’avion présidentiel a été une nouvelle fois mis à contribution pour le vol Paris-Dakar.

Je remercie vivement Florence Parly et Jean-Yves Le Drian de m’avoir proposé de les accompagner au Sénégal avec la délégation parlementaire.

Diplomatie

Forum international sur la Paix et la Sécurité

Tandis que je participais à la séquence du lundi matin avec Jean-Yves Le Drian à l’Institut Pasteur (voir ci-desous), Florence Parly, ministre des Armées assistait à la cérémonie d’ouverture du Forum de Dakar en présence du panel des hautes autorités.

Parmi les défis sécuritaires et les nouvelles menaces, le ministre a souligné l’importance de la lutte contre la désinformation. Florence Parly considère que les fake news sont une arme cyber à prendre en compte au même titre que les menaces terrestres, maritimes ou aériennes.

Nous avons rejoint le forum à la mi-journée. Jean-Yves Le Drian est intervenu l’après-midi. Il a déclaré qu’il fallait conjuguer solidarité internationale et souveraineté.

La solidarité s’exprime par les livraisons de vaccins. « Il y a ceux qui annoncent et ceux qui livrent. Ce ne sont pas toujours les mêmes ». On comprend qu’il faisait mention des déclarations de la Chine…

45 millions doses ont déjà été livrées aujourd’hui par l’UE, dont 14 millions par la France. 120 millions de doses seront apportées par la France d’ici à mi-2022.

L’objectif que l’Afrique devienne souveraine en matière de production de vaccins. Cela s’illustre au Sénégal avec le projet MADIBA auquel nous contribuons. Le ministre a prévenu qu’il était illusoire d’envisager une relance sans que la sécurité ne soit assurée.

Dîner

Les ministres ont invité la délégation à un dîner le soir, avant de reprendre l’avion pour Paris, afin de partager nos impressions. Nous avons été rejoints par Nicolas Soyere, ancien St Cyrien, conseiller des FDE pour le Sénégal, qui a partagé son analyse de la situation dans la sous-région lors d’un tête à tête avant le repas.

J’ai eu également le plaisir de retrouver simultanément Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal et Christophe Bigot, son prédécesseur qui m’avait accueilli lors de mon précédent déplacement au Sénégal. +d’images

Assemblée nationale

En marge du Forum international sur la paix et la sécurité de Dakar, la délégation parlementaire française a été reçue à l’Assemblée nationale du Sénégal par le président de la commission des Affaires étrangères, M. Papa Biram Touré, et le président de la commission de la Défense et de la Sécurité, M. Alioune Badara Diouf, en présence d’un groupe de députés parmi lesquels :
M. Boubacar Villiembo Biaye, député, 1er vice-président de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
Mme. Yaye Mane Albis, députée, membre de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
Mme. Marieme Soda Ndiaye, députée, membre de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
M. Demba Babayel Sow, député, membre de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
M. Abdou Aziz Diop, député, membre de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
M. Mame Bounama Sall, député, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;
M. Khalil Ibrahima Fall, député, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;
Mme Amininata Ly, députée, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;
M. Demba Keita, député, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;
M. Mor Kane Ndiaye, député, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;

Durant l’échange, je me suis réjouis d’entendre des parlementaires sénégalais saluer l’action de la France dans la région sahélienne face au terrorisme. « Il n’y aurait plus d’état au Mali si la France n’était pas intervenue », selon certains. Ensemble, nous avons convenu qu’il fallait créer les conditions de la stabilité au Mali et protéger le plus ardemment possible les états démocratiques dans la région.

En matière sanitaire, les parlementaires sénégalais ont appelé à poursuivre la coopération entre la France et leur pays. Comme le terrorisme, la Covid-19 n’a pas de frontières.

Le renforcement des relations entre nos deux parlements est plus que jamais nécessaire face à ce double enjeu sécuritaire et sanitaire. +d’images

Santé

Institut Pasteur de Dakar (IPD)

Visite de l’Institut Pasteur de Dakar (IPD) en présence du ministre Jean-Yves Le Drian, en compagnie de mes collègues sénateurs Joëlle Garriaud-Maylam et Rachid Temal ; et députés Isabelle Rauch, Sirra Sylla, M’jid El Guerrab, Jean-Francois Mbaye et de Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal.

Nous avons été accueillis par l’administrateur général, Amadou Sall qui nous a fait visiter l’unité de production Diatropix de tests Covid-19 anti-g.

Réalisée en décembre 2020, la plateforme prévoit la production de 50 millions de tests en 2022, au format test de grossesse qui donne le résultat en quelques minutes.

L’IPD est un acteur majeur de la lutte contre la Covid-19, soutenu par l’ambassade de France au Sénégal, l’AFD et le réseau international des instituts Pasteur.

Lieu de la découverte du virus de la fièvre jaune en 1927, l’Institut Pasteur de Dakar produit du vaccin anti-amaril depuis les années 1930.

L’Institut est l’un des 4 producteurs de par le monde agréé par l’OMS et il joue, de ce fait, un rôle déterminant dans la disponibilité mondiale de ce vaccin au travers des appels d’offre des organismes des Nations Unies (UNICEF, OMS…).

Les besoins actuels en vaccin anti-amaril sont nettement supérieurs à la capacité mondiale de production et c’est pourquoi le projet de construction d’une nouvelle unité (projet AfricAmaril) a démarré en 2013 afin de doter le continent d’une usine de production répondant aux plus hauts standards et capable de produire plus de 20 millions de doses par an.

La nouvelle unité de fabrication de vaccins contre la fièvre jaune sera mise en place avec le soutien de l’AFD. Une partie du prêt octroyé par l’AFD sera transformée en une subvention nette afin de faciliter et accélérer la mise en œuvre de ce projet.

La finalisation de la construction de l’usine est prévue en 2022.

La France soutient également le projet MADIBA (Manufacturing in Africa for Disease immunization and Building Autonomy) de l’Institut Pasteur. La construction de cette usine de production de vaccins contre le Gui D-19 et d’autres maladies endémiques permettra de produire 50 millions de doses d’ici à fin 2022 et 300 millions de doses en 2023. +d’images

Aide au développement

Conseil local de développement

Installation à Dakar du 1er Conseil local de développement, institué par la loi de programmation de l’APD, votée à l’unanimité du Parlement l’été dernier, présidé par Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal, en présence du ministre Jean-Yves Le Drian.

(à l’image) Le ministre a salué la présence des parlementaires présents et des conseillers des Français de l’étranger, Gérard Sénac et Nicolas Soyere, qui participent de droit à ces conseils.

Ce Conseil local de développement permet d’inscrire l’octroi de l’aide publique au développement dans un dialogue étroit avec les pays partenaires, en prenant en compte les besoins spécifiques des populations cibles. Jean-Yves Le Drian a rappelé en introduction que dans chacun des postes, l’installation d’un comité local inclusif permettra de décider ensemble, d’éviter le travail en silo afin de définir des objectifs communs.

Le ministre nous a soumis la stratégie pays pour le Sénégal 2022/2025 préparée par le poste. Cela commence par l’accompagnement du Sénégal vers son émergence. La France apportera sur cette période une contribution à hauteur de 1,5 milliard d’euros, dont 250 millions de financements de l’AFD. Le quadruplement de ses interventions positionne la France comme le premier bailleur bilatéral du Sénégal.

La France soutient les projets de mobilité, vecteurs de transferts de compétences. Le TER de Dakar, qui devrait entrer en circulation le 24 décembre 2021, est la première pierre d’un système intégré de transports urbains.

Les 5 secteurs prioritaires de notre coopération pour l’émergence sont :
– Le développement urbain ;
– L’innovation et numérique ;
– L’agriculture et agroalimentaire ;
– Le tourisme ;
– Les énergies renouvelables.

Concernant le développement durable, la santé et l’agriculture responsable, les initiatives portées par la France s’inscriront dans le cadre du plan Sénégal Émergent Vert, avec un objectif de création d’un million d’emplois. Cela passe également par une mobilisation accrue dans le secteur de la santé pour lutter ensemble face à la Covid-19.

Les intervenants sénégalais ont présenté avec beaucoup de force leurs attentes et leurs idées pour que l’aide au développement se déploie efficacement. +d’images

Sécurité

Éléments français au Sénégal (EFS)

La délégation parlementaire, conduite par Françoise Dumas, présidente de la commission de la Défense à l’Assemblée nationale, a été accueillie par le général de brigade Michel Delpit, commandant des Éléments français au Sénégal (EFS), pour une présentation des forces armées, des matériels et des capacités opérationnelles de l’unité.

Créé en 2011, les EFS conduisent des actions de partenariat au profit des armées de la sous-région et contribuent à la préservation de nos intérêts en Afrique de l’Ouest.

Les EFS sont stationnés sur la presqu’ile de Dakar. Ils assurent un rôle de point d’appui logistique au profit des opérations françaises dans la sous-région.

Forts de 500 militaires et de 180 personnels civils sénégalais, leur zone de responsabilité permanente couvre les 15 pays de la CEDEAO et la Mauritanie.

Cette mission de coopération militaire doit faire face à un contexte de dégradation constante de la situation sécuritaire dans la région, qui touche désormais les frontières des pays côtiers riverains de la zone sahélienne.

Je salue ce partenariat militaire opérationnel qui symbolise l’entente et l’amitié entre la France, le Sénégal et les pays de la sous-région. +d’images.

Réunion du groupe d’amitié France-Afrique de l’Ouest

Le 19 janvier, le groupe d’amitié sénatorial France-Afrique de l’Ouest, présidé par André Reichardt, a organisé un double événement auquel j’ai assisté :

– Entretien avec Christophe Bigot, directeur Afrique et Océan indien au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, accompagné par Frank Marchetti, sous-directeur ;

L’ambassadeur a fait état des résultats positifs de l’opération Barkhane. Il a précisé que les entreprises françaises ont repris le chemin de l’Afrique, avec le soutien de BPI France et de l’AFD, mais que la concurrence venant de Chine, de l’Inde, ou de la Turquie se faisait plus vive, spécialement dans le BTP

-Audition de S.E.M Calixte Batossie Madjoulba, ambassadeur du Togo en France

L’ambassadeur a fait part des progrès économiques du Togo qui a gagné 40 places au classement Doing Business, soit la plus grande progression en Afrique sur 2020 !

Ce succès est la conséquence de nombreuses réformes, parmi lesquelles un nouveau code du Travail.

L’ambassadeur a ajouté que l’investissement de 2014 dans le Port de Lomé commence à porter des fruits.

En Circonscription au Sénégal – Dakar et Saly (4 au 6 nov. 2016)

En provenance du Burkina Faso, j’ai bénéficié d’un exceptionnel programme de rencontres au Sénégal qui m’a conduit de Dakar à Saly, en passant par l’île de Gorée ou la réserve de Bandia.

J’adresse ma sincère reconnaissance à Olivier Serot Almeras, consul général, à Véronique Brigaud et Nicolas Soyere de l’UFE Sénégal qui m’ont accompagné durant mes déplacements.

Communauté française

ufe2UFE-Sénégal

Forte de plus de 400 membres, la section Sénégal de l’UFE Monde fait partie des belles représentations du réseau.

Je remercie très sincèrement le bureau de l’UFE qui m’a organisé un programme de rencontres inoubliable : soirée avec les adhérents à Dakar, déplacement à Saly et déjeuner dans la réserve animalière de Bandia, puis excursion le dimanche sur l’île de Gorée qui a vu partir pour les Amériques, pendant plus de trois siècles, les Africains réduits en esclavage.

Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, Gorée est jumelée avec la ville de Drancy dont le maire est Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI !

ufe1Mon grand regret est d’avoir manqué Alain Floriet, président de l’UFE Sénégal. Il s’était beaucoup investi pour organiser mon déplacement, mais il a retenu par un deuil familial.

A Nicolas, Véronique, Philippe, Leslie, Alain, Lou et sans oublier Gérard Senac (pdg d’Eiffage Sénégal), un grand merci pour votre amicale présence.

senegal_ambRéunion à l’ambassade

Petit-déjeuner avec l’ambassadeur Christophe Bigot (à l’image), le général Pascal Facon, commandant des éléments français du Sénégal (EFS) et des chefs de service. Nos entretiens ont porté sur le développement de nos relations économiques bilatérales avec le Sénégal. La France est un partenaire économique majeur à travers son aide publique au développement et ses entreprises.

reunionRéunion du conseil consulaire

Réunion consulaire au consulat autour du consul général Olivier Serot Almeras en compagnie des élus consulaires Gérard Senac (AFE), Balkis Kaouk, Hassan Bahsoun et Jean-Charles Pretet.

Afin de compléter le tour de table pour commenter les attentes d’une population comprenant 25.000 inscrits dont 50% de binationaux, diverses associations étaient représentées dont l’UFE Sénégal par Véronique Brigaud et Nicolas Soyere.

Le consulat reçoit chaque année 50.000 personnes dont 5.000 au service social. Chacun s’accorde à reconnaître que la langue française est en perte de vitesse et qu’il faut réagir.

Gérard Sénac a pointé l’importance de se donner les moyens de lutter face à la pression des entreprises chinoises. La France doit offrir des moyens financiers pour permettre à ses entreprises de se battre à armes égales.

Face aux sollicitations de toutes sortes (aide à la scolarité, aides sociales…), les participants réclament que l’on fasse confiance aux acteurs de terrain, alors que l’habitude veut que l’on cherche à tout gérer depuis Paris.

def2Journée Défense et Citoyenneté

A l’image avec le capitaine de vaisseau Eric Lavault, commandant du « Dixmude ».

En présence d’Olivier Serot Almeras, consul général, j’ai eu le plaisir d’introduire la Journée de défense et citoyenneté (JDC) devant de jeunes compatriotes âgés de 16 ans.

L’événement s’est déroulé à bord du Dixmude, bâtiment de projection et de commandement (BPC) de type Mistral de la Marine nationale française.

Nous avons, ensemble, rendu hommage au maréchal des logis Fabien Jacques, décédé en opération au Mali, quelques jours auparavant.

Nos forces armées agissent chaque jour pour servir la liberté. La JDC est une journée qui permet de rappeler aux jeunes adultes que cette liberté a un prix.

Cette rencontre fut l’opportunité d’échanger avec le capitaine de vaisseau Eric Lavault sur les missions de notre Marine française en Afrique de l’Ouest.

ch2Christian, consul honoraire à Saly

Visite de l’agence consulaire de Saly, compagnie de Véronique Brigaud, secrétaire générale de l’UFE Sénégal et de Nicolas Soyere, trésorier de l’association.

Nous avons été reçus par Christian Langlois, consul honoraire (au centre de l’image), qui est un entrepreneur breton spécialisé dans la pêche.

Christian a construit à ses frais son agence consulaire. 30 à 40 personnes s’y pressent à chaque permanence. Quatre bénévoles aident Christian à répondre aux situations les plus diverses, depuis les touristes en perdition par suite d’annulation de vol jusqu’aux cas sociaux lourds.

Christian est à l’image de tous les consuls honoraires qui font honneur à notre pays, car ils donnent tout sans rien attendre en retour.

ch3Relais bénévoles de l’Administration, les consuls honoraires participent au maillage de la présence française dans près d’une centaine de pays et parfois dans des zones très isolées.

Cette année encore le gouvernement a rogné leur maigre budget de fonctionnement.

Christian m’a raconté qu’il devait apporter de la glace deux fois par jour pour maintenir les corps de nos compatriotes décédés, avant leur rapatriement. Lassé, il a décidé de financer la morgue de Mbour pour la remettre en état.

Il faut avoir l’esprit entrepreneur et philanthrope pour tenir ce poste.

Entrepreneuriat

eiffageEiffage

Dirigé au Sénégal par Gérard Sénac conseiller consulaire et AFE, le groupe Eiffage a obtenu la construction et la concession d’une autoroute à péage entre Dakar et Diamniadio, ouverte en 2013.

Superbe réussite qui témoigne d’un savoir-faire français, non seulement dans la construction mais également dans l’exploitation pour permettre aux usagers de se déplacer en toute sécurité.

350 personnes travaillent à l’entretien de l’infrastructure. Cette autoroute a permis un véritable déplacement de la population qui a construit et déménagé à l’extérieur de Dakar. Le trafic dépasse déjà toutes les prévisions. Un seul problème, les gens n’adaptent pas leur conduite à l’autoroute. On compte 60 accidents et 450 pannes par mois sur le tronçon de 60 kilomètres géré par Eiffage.

clos1Clos des Baobabs

Entrepreneur dans le secteur informatique, président tout aussi entreprenant du comité de gestion du lycée français Jacques Prévert, François Normant avait besoin d’un challenge supplémentaire : la culture de la vigne.

Prudent et méticuleux, il a commencé par planter différents cépages afin d’observer comment ils s’adaptaient au climat local, assez éloigné de celui de la France. Au résultat, c’est le Grenache qui offre les meilleures perspectives et qui donne un vin rouge puissant et généreux.

Le clos des Baobabs est né. C’est le premier vignoble d’Afrique de l’Ouest !

neti2Neticoa

Chez Neticoa (g. à d.) : Anaïs Gueye, service économique de l’ambassade ; Papa Birame Sene, directeur général franco-sénégalais ; Olivier Cadic ; Malick Gueye, directeur du développement

Visite de la société Neticoa qui se présente comme un « industriel du numérique », spécialiste du développement d’applications logicielles.

Les deux directeurs que nous avons rencontrés partagent un enthousiasme et une fraicheur qui sont souvent le propre des start-up. Papa Birame Sene et Malick Gueye se flattent d’avoir fait leur études en France et de promouvoir nos entreprises au Sénégal.

Neticoa Sénégal est une filiale d’Evoa, groupe franco-africain créé en 2009 et basé à Rennes, qui accompagne et promeut tout projet d’entreprise créateur d’emplois et de valeur ajoutée en Afrique de l’ouest et en France dans un esprit de co-développement.

Malik Gueye est également le relais local de Bretagne Commerce International, une association d’entreprises mobilisées à l’international.

sene1Senemeca

Senemeca est une PME de 80 personnes dirigée par Bruno Paret (à gauche sur l’image).

Réputée sur le marché de la mécanique de précision, on peut faire appel à Senemeca pour réparer un crochet de traction d’avion, un arbre treuil de navire de pêche, une poulie ou encore lui demander de fabriquer un élément à partir d’un plan.

Senemeca réalise 50% de son chiffre à l’export et travaille aussi bien pour les entreprises que les particuliers.

sene2Bruno et moi avons au moins un point commun : nous avons créé notre entreprise en 1982.

Bruno est l’archétype du battant. Il juge ses compatriotes de métropole un peu trop casaniers, voire trop gâtés par un marché intérieur qui freine leur appétit de conquête de marchés étrangers. Et pourtant, les opportunités existent… même si personne ne vous attend évidemment. Pour aider les entrepreneurs qui font le pas, Bruno préside le réseau des CCE Sénégal (Conseillers du commerce extérieur).

Culture française

if7Institut français

En plein centre de Dakar, l’Institut français est un lieu de référence pour les événements culturels.

L’endroit se distingue aussi par une superbe médiathèque.

A l’image, la scène du théâtre modulable pour permettre tous types de représentations.

Dotée de plusieurs salles de cours, l’Institut français n’oublie pas sa mission de développement de la francophonie.

Enseignement français

aime3École Aimé Césaire (Dakar)

Visite de l’école Aimé Césaire en compagnie de Balkis Kaouk, conseillère consulaire (à l’image), qui accueille les élèves de la maternelle à la primaire.

Cette école a la particularité d’être bilingue français-anglais. Elle attire naturellement une clientèle internationale, dont les enfants parlent déjà l’anglais.

aime4Malheureusement, les élèves ne peuvent plus poursuivre leurs études bilingues au lycée Jean Mermoz de Dakar, établissement en gestion directe de l’AEFE, puisque celui-ci renoncé au bilinguisme en 2014 pour des raisons de coût…

Il existe cependant une solution alternative à Dakar, grâce à une école internationale non homologuée qui propose un enseignement secondaire bilingue.

J’ai félicité la directrice de l’école Aimé Césaire pour son choix stratégique d’offrir un enseignement bilingue, gage d’avenir pour les enfants.

cobe7École Alloys Cobé (Dakar)

Visite de l’école Alloys Cobé, dirigée par Mme MF Senghor, qui accueille les enfants de la maternelle jusqu’en classe de 3ème.

Les « Filles du Saint-Cœur-de-Marie » de Dakar est la première congrégation autochtone d’Afrique Subsaharienne, fondée par Monseigneur Alloys Kobes (1849-1872).

L’école ambitionne de former des citoyens en phase avec les réalités du monde et profiter de la diversité des horizons géographiques et culturels des élèves pour leur apprendre à vivre ensemble.

Une deuxième classe de 6ème a été ouverte à la rentrée. La montée des cohortes nécessitera l’ouverture d’une nouvelle classe de 5ème l’an prochain et ainsi de suite.

cobe5Cet établissement en pleine croissance a déjà entrepris des travaux d’agrandissement sur un terrain d’un hectare.

J’ai été charmé par de jolies tables en bois, avec casiers intégrés, alignées dans certaines classes. Il m’a été répondu qu’elles avaient été fabriquées sur place, mais que l’inspecteur pédagogique exigeait que les tables des élèves soient désormais importées afin de satisfaire aux critères d’homologation…

Je ne fais pas de commentaires mais je n’en pense pas moins !

jp5Lycée français Jacques Prévert (Saly)

Visite du lycée français Jacques Prévert de Saly qui accueille plus de 300 élèves de la maternelle à la terminale.

J’ai été accueilli par Quentin Duvauchelle, proviseur et François Normant, président du comité de gestion. Ils m’ont présenté leur école qui affiche complet.

jp2La salle informatique et la salle des serveurs révèlent parfaitement que l’établissement scolaire dispose d’infrastructures de premier plan.

L’école est localisée à Saly, une station balnéaire située à 70 kilomètres au sud de Dakar et à 30 kms du futur aéroport international de la capitale.

Les demandes d’inscriptions devraient progresser en même temps que la population française attendue au cours de ces prochaines années.