Merci à Samira Sitaïl, ambassadrice de Sa Majesté le Roi du Maroc en France, et à Samir Addahre, ambassadeur, délégué permanent du Royaume du Maroc auprès de l’Unesco, pour leur invitation à la réception organisée, ce 30 juillet, à l’occasion du 27e anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Comme chaque année, j’ai eu plaisir à participer à cette célébration aux côtés de Christian Cambon, président du groupe interparlementaire d’amitié France-Maroc du Sénat.
Les discours de Samira Sitaïl et d’Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, ont illustré la dynamique positive qui anime aujourd’hui la relation franco-marocaine.
La 15ᵉ Réunion de haut niveau franco-marocaine du 16 juillet dernier, présidée à Rabat par Sébastien Lecornu et Aziz Akhannouch, a confirmé le retour à une relation d’exception entre la France et le Maroc. Elle s’est traduite par la signature de quatorze accords de coopération et par l’annonce d’un traité bilatéral inédit, appelé à structurer durablement notre partenariat, une première entre la France et un État non membre de l’Union européenne.
J’ai félicité l’ambassadrice Samira Sitaïl pour son discours empreint des valeurs de tolérance et de respect de la pluralité qui caractérisent le Royaume. Son message résonne avec une force particulière dans un contexte international marqué par les tensions et les tentations du repli.
Outre Éléonore Caroit, la présence de nombreux membres du gouvernement français témoignait de l’excellence de la relation franco-marocaine : Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité ; Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe ; Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique ; ainsi que Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer.
Cette réception m’a offert l’occasion de poursuivre mes échanges avec Éléonore Caroit et Martin Briens, secrétaire général du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sur le projet de transfert contesté du consulat d’Agadir sur le site de l’Institut français. J’ai relayé les fortes préoccupations de nos conseillers des Français de l’étranger Claude Fontenoy et Nathalie Payre, très engagés sur ce dossier dans le prolongement de l’action de leurs prédécesseurs Jean-Claude Rozier et Nadia Fehmi Taghi.
J’ai également échangé avec le ministre Nicolas Forissier sur la nécessité de faire aboutir rapidement la convention fiscale bilatérale avec la République dominicaine, dont il mesure pleinement l’importance. Je demeure pleinement mobilisé sur ce dossier afin de soutenir les efforts de Nicolas Brehm, conseiller des Français de l’étranger, et de Charles-Henri Chenut, président de la commission Amérique latine des CCEF.
J’ai été heureux de retrouver Nacim Tourougui, chef de mission adjoint de l’ambassade du Maroc en France, qui avait récemment accompagné la délégation de parlementaires marocains au Sénat, ainsi que Sébastien Le Bonté, président de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc, et Jean-Charles Damblin, son directeur général, dont l’action contribue chaque jour à donner un contenu économique concret à l’amitié franco-marocaine et à ouvrir de nouvelles perspectives à nos entreprises.
Plus que jamais, la relation entre la France et le Maroc s’appuie sur une histoire commune tout en se projetant vers l’avenir. Au bénéfice de nos deux pays, de nos entreprises et de nos citoyens, vive l’amitié franco-marocaine ! +d’images
(g à d) Mathieu Coquant, Jean-Michel Raynaud, OC, Marlis Thomas et Pascal Capdevielle
Fête Nationale
Une communauté française engagée au service du partenariat franco-marocain
Mon 21ème déplacement au Maroc a été marqué par deux temps forts avec notre communauté française à Casablanca.
J’ai tout d’abord participé à une réunion autour de Jean-Michel Raynaud, récemment élu président du conseil consulaire de Casablanca et président de l’UFE Casablanca.
Félicitations à lui pour cette nouvelle responsabilité, qui témoigne de la confiance que lui accordent les élus de la circonscription. Son engagement de longue date au service de nos compatriotes constitue un atout précieux pour la communauté française de Casablanca.
Nos échanges, auxquels participaient Marlis Thomas et Mathieu Coquant (délégué consulaire), membres du conseil d’administration de la CFCIM et parents d’élèves, ainsi que Pascal Capdevielle, conseiller des Français de l’étranger pour Fès, ont porté sur plusieurs sujets majeurs : les interrogations suscitées par la réforme de l’AEFE, les limites de l’offre de la Caisse des Français de l’Étranger face aux solutions proposées localement, ainsi que les enjeux de mobilité et les complémentarités à développer entre UFE Go Business, service de l’UFE destiné aux TPE et indépendants, et le réseau de la CFCIM.
Comme l’an dernier, j’ai ensuite eu le plaisir de participer, le 16 juillet, à la célébration de notre fête nationale dans les jardins du consulat général de France à Casablanca, à l’invitation de Aymeric Chuzeville, consul général de France, en présence de Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Maroc. Succédant récemment à Christophe Lecourtier, devenu directeur général de l’AFD, l’ambassadeur a partagé sa vision d’un Maroc en pleine transformation. Il a notamment évoqué le dynamisme de Casablanca et les ambitions du Royaume, illustrées par la construction du futur stade de plus de 110 000 places, destiné à accueillir la Coupe du monde 2030.
J’ai également retrouvé Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, qui avait prolongé son déplacement au Maroc avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, afin de témoigner de son soutien à notre communauté.
Cette réception a été l’occasion d’échanger avec de nombreux compatriotes et partenaires engagés pour le développement de la relation franco-marocaine, parmi lesquels mon collègue député des Français de l’étranger, Karim Ben cheikh, les conseillers des Français de l’étranger, Jean-Michel Raynaud (Pdt du conseil) et M’jid El Guerrab ; Gilles Abensour, président des CCEF Maroc, Sébastien Le Bonté, président de la CFCIM, les membres de son bureau, ainsi que Gilles D’Agescy, ancien président du conseil consulaire.
J’ai également poursuivi mes échanges avec plusieurs acteurs économiques, notamment Mehdi Sahel, directeur général d’Alstom Maroc. Son témoignage illustre le formidable développement industriel français dans le Royaume : en quatre ans, les effectifs d’Alstom sont passés de 500 à 1 500 collaborateurs. L’entreprise accompagne désormais l’extension de la LGV jusqu’à Marrakech grâce à la commande de 18 nouveaux TGV. Depuis 2020, Alstom a également investi près de 200 millions de dirhams dans son site industriel de Fès, que j’ai eu l’occasion de visiter à deux reprises.
Cette journée a une nouvelle fois illustré la vitalité de notre communauté française à Casablanca. Grâce à l’engagement de ses élus, de ses entrepreneurs, de ses responsables associatifs et de ses entreprises, elle constitue l’un des principaux artisans du partenariat d’exception qui unit la France et le Maroc. +d’images
Diplomatie économique
Chambre française de Commerce et d’Industrie (CFCIM)
CFCIM : le premier réseau économique français à l’étranger au service du partenariat franco-marocain
Ma visite au Maroc, du 16 juillet, m’a offert deux occasions de rencontrer les responsables de la Chambre française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM) : lors d’un échange à son siège à Casablanca, puis à l’occasion de la célébration de notre fête nationale au consulat général de France.
Au siège de la Chambre, j’ai échangé avec Jean-Charles Damblin, directeur général, et Pascal Capdevielle, vice-président en charge de la coordination régionale, sur les perspectives de développement des échanges économiques entre la France et le Maroc.
Créée en 1913, la CFCIM est aujourd’hui un acteur incontournable de cette relation. Elle fédère plus de 4 000 entreprises adhérentes et anime une communauté de plus de 20 000 membres.
Acteur engagé dans la dynamique de régionalisation du Royaume, elle s’appuie sur un réseau de 10 délégations régionales : Agadir, Dakhla, Fès, Guelmim, Laâyoune, Marrakech, Meknès, Oujda, Rabat et Tanger. Cette présence sur l’ensemble des principaux pôles économiques permet d’accompagner les entrepreneurs, les investisseurs et les entreprises à chaque étape de leur développement, de favoriser les rencontres d’affaires, de soutenir la formation et de renforcer l’intégration dans les écosystèmes locaux.
(g à d) Benoît Vaillant, Thibault Chatal, Sébastien Le Bonté, OC, Pascal Capdevielle, Thierry Poitout et Yann Lebeau
À l’occasion de la réception organisée par le consulat général de France à Casablanca pour la fête nationale, j’ai retrouvé Sébastien Le Bonté, président de la CFCIM, ainsi que plusieurs membres de son conseil d’administration : Benoît Vaillant, Yann Lebeau, Pascal Capdevielle, Thibault Chatal et Thierry Poitout.
Cette rencontre fut l’occasion de rappeler une réalité remarquable : la France est le premier investisseur étranger au Maroc, le premier employeur étranger et la CFCIM constitue la première chambre de commerce bilatérale française au monde. Comme l’a souligné Sébastien Le Bonté, la CFCIM traduit les priorités économiques de nos deux pays en projets concrets au service des entreprises.
J’ai également retenu l’illustration donnée par Yann Lebeau : 70 % du pain consommé au Maroc est fabriqué à partir de blé français, un exemple concret de l’intensité des échanges entre nos deux pays.
Lors de sa visite d’État au Maroc en 2024, le Président de la République Emmanuel Macron avait salué le travail de la CFCIM en déclarant : « Soyez-en remerciés parce que vous êtes les artisans de tout cela. » Je m’associe pleinement à cet hommage.
Les entrepreneurs sont le ciment de la relation franco-marocaine. La CFCIM leur offre depuis plus d’un siècle un cadre unique pour développer des projets communs et renforcer les liens entre nos deux pays. +d’images
Dans une région au cœur des grands équilibres internationaux, j’ai eu l’honneur de conduire une délégation du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, en présence de Nathalie Delattre, présidente déléguée du groupe pour le Royaume d’Arabie saoudite et Rémi Pointereau, président délégué pour le Royaume de Bahreïn, accueillie par Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite.
Ce déplacement, effectué à l’invitation de nos homologues saoudiens, s’inscrit dans la continuité d’une relation de confiance nourrie de longue date et témoigne du dynamisme des liens entre la France et l’Arabie saoudite.
Cette mission en Arabie saoudite, puis à Bahreïn nous a conduits à rencontrer les plus hautes autorités, des acteurs économiques et la communauté française, afin de renforcer nos partenariats et de porter la voix de la France.
Communauté française
Ambassade
Retour à Riyad pour conduire la délégation du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, aux côtés de Nathalie Delattre et Rémi Pointereau.
Notre séjour a débuté à la Résidence de France avec Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume, entouré des chefs de service parmi lesquels j’ai retrouvé Yasmina Abad, attachée de coopération ; Hanni Khellef, conseiller politique.
Cette réunion de cadrage a permis d’évoquer la situation régionale, après les attaques qui ont visé le Royaume, et de préparer nos rencontres.
Les relations franco-saoudiennes se renforcent dans des secteurs d’avenir : intelligence artificielle, industries culturelles et créatives, numérique et e-sport, avec la perspective d’un championnat du monde organisé à Paris le mois prochain en partenariat avec l’Arabie saoudite. +d’images
Réception à la Résidence
À Riyad, aux côtés de mes collègues Nathalie Delattre et Rémi Pointereau, j’ai rencontré les représentants de notre communauté française, forte de 6 849 compatriotes inscrits, un effectif en progression après le recul observé durant la pandémie.
À la Résidence de France, l’ambassadeur Patrick Maisonnave a réuni les acteurs de notre communauté en présence de Mira Hakmé et Hugues Letanche, réélus le 31 mai dernier.
En tant que président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, j’ai exprimé la solidarité de la France envers l’Arabie saoudite face aux frappes récentes qui ont visé le Royaume. Dans un contexte régional exigeant, la stabilité demeure un enjeu essentiel.
J’ai également salué l’engagement de nos compatriotes, véritables passerelles entre nos deux pays, qui contribuent chaque jour au rayonnement de la France et au développement d’une relation franco-saoudienne porteuse d’un potentiel exceptionnel. +d’images
Diplomatie parlementaire
Ministère des Affaires étrangères
Très heureux d’avoir revu le vice-ministre des Affaires étrangères, S.E. Walid Al Khuraiji, aux côtés de Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite, ainsi que de mes collègues Nathalie Delattre et Rémi Pointereau.
Nos échanges ont confirmé l’excellence d’une relation franco-saoudienne fondée sur la confiance, le respect mutuel et une vision partagée des grands enjeux régionaux.
J’ai rappelé la solidarité de la France envers l’Arabie saoudite face aux attaques dont le Royaume a été victime : les partenaires doivent pouvoir compter les uns sur les autres dans les moments difficiles.
Nous partageons la même volonté de promouvoir la paix au Moyen-Orient, de soutenir la souveraineté du Liban, la stabilité de la Syrie et la défense du droit international. Je me suis également réjoui de la reprise des exportations libanaises vers l’Arabie saoudite après six années d’interruption, un signal fort de soutien à l’économie libanaise. Une convergence précieuse au service de la stabilité régionale. +d’images
Parlement (Conseil de la Choura)
À Riyad, notre délégation sénatoriale a été accueillie au Conseil de la Choura pour une visite parlementaire de premier plan, marquée par des échanges approfondis et une volonté commune de renforcer le dialogue entre nos deux institutions.
Toute ma gratitude à Son Excellence le Vice-Président Dr Mishaal bin Fahm Al-Sulami qui, malgré un agenda très chargé, nous a fait l’honneur de nous accorder un entretien.
À ses côtés, M. Mohammed Al-Humaidhi, président de la Commission d’amitié parlementaire saoudo-française, venu nous accueillir dès notre arrivée à l’aéroport, et qui nous a accompagné tout au long de notre séjour.
J’ai également eu le plaisir de retrouver Dr. Moteeb Al Moteri, membre du groupe d’amitié parlementaire saoudo-français et mon interlocuteur privilégié sur les questions de cybersécurité. Son engagement constant contribue à renforcer notre coopération dans ce domaine stratégique. Il occupait déjà cette fonction lors de mon premier déplacement à Riyad et avait alors été chargé de m’y accueillir. Ces retrouvailles témoignent de la continuité et de la qualité des liens tissés au fil des années entre nos deux assemblées.
Nos échanges avec les membres de la commission d’amitié ont porté sur les grands sujets d’actualité : mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran, situation régionale, coopération cyber, ainsi que les conséquences de la directive européenne C3D. J’ai relevé avec satisfaction la convergence de vues entre la France et l’Arabie saoudite en faveur du multilatéralisme, du respect du droit international et de l’intégrité territoriale des États.
Nous avons également tenu à marquer notre solidarité avec nos collègues de la Choura à la suite des frappes lancées par leur voisin, qui ont directement affecté leur environnement régional et rappelé les défis sécuritaires auxquels le Royaume demeure confronté.
Moment inédit : notre délégation a reçu un salut officiel en séance.
La visite de l’exposition retraçant l’histoire de la Choura nous a permis de retrouver avec émotion une photographie du président Jacques Chirac lors de son discours devant l’assemblée
Je remercie chaleureusement nos hôtes pour leur hospitalité exemplaire et l’organisation remarquable de cette mission historique qui nous a menés jusqu’aux provinces de l’Est, directement exposées aux menaces iraniennes lors du récent conflit. +d’images
Commission des droits de l’Homme
Avec la délégation du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, nous avons été reçus par S.E. Dr Hala Mazyad Altuwaijri, présidente de la Commission saoudienne des droits de l’Homme.
Cette rencontre nous a permis de mesurer l’ampleur des transformations engagées dans le cadre de la Vision 2030.
Plus de 150 réformes législatives ont été adoptées pour renforcer les droits et la protection des citoyens. L’autonomisation des femmes constitue l’un des succès les plus marquants : l’objectif de 30 % de participation au marché du travail d’ici à 2030 a été atteint dès 2023 et dépasse désormais 35 %.
La Commission joue un rôle essentiel dans le suivi de l’application des lois et remet chaque année un rapport au Roi.
Nos échanges ont également porté sur les nouveaux défis liés aux droits humains. Les formes de violence évoluent : au harcèlement traditionnel s’ajoute désormais le cyberharcèlement. La protection des enfants dans l’univers numérique est devenue un enjeu mondial qui appelle une mobilisation collective. +d’images
Ministère de l’Énergie
Notre délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe a été reçue par Son Excellence Ahmed Al Zahrani, ministre adjoint chargé du développement et de l’excellence au ministère de l’Énergie, en présence d’Anouar Mekkas, conseiller nucléaire et énergies renouvelables à l’ambassade de France.
Les responsables saoudiens ont souligné combien l’engagement des entreprises françaises avait été apprécié lors des périodes de tensions régionales. Malgré les crises, elles sont restées mobilisées aux côtés du Royaume, confirmant leur statut de partenaires de confiance. La contribution de TotalEnergies, EDF, ENGIE, Air Liquide, Technip, Schlumberger et de nombreuses autres entreprises françaises aux grands projets énergétiques du Royaume a été saluée.
Nos échanges ont également porté sur la résilience énergétique du pays. Dès 2020, plusieurs scénarios de crise avaient été envisagés, y compris une fermeture du détroit d’Ormuz. Grâce à l’oléoduc Est-Ouest reliant les installations pétrolières du Golfe à la mer Rouge, le Royaume disposait d’une solution alternative lui permettant d’assurer la continuité de ses exportations.
Enfin, nous avons évoqué les ambitions de la Vision 2030. L’objectif est de porter les énergies renouvelables à 50 % du mix électrique d’ici 2030. Les projets SATORP, qui renforce les capacités de raffinage et de pétrochimie, AMIRAL, destiné à développer une plateforme industrielle de classe mondiale autour de la pétrochimie et des matériaux de spécialité, et AQUA, consacré à la production d’hydrogène et aux nouvelles énergies, illustrent l’ampleur de la transformation engagée par le Royaume.
Une rencontre particulièrement instructive qui nous a permis de mesurer à quel point l’expertise française contribue à l’écosystème énergétique saoudien et accompagne sa transition vers l’économie de demain. +d’images
Diplomatie économique
Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF)
Merci à Jean-Philippe Bonnet, président de la section Arabie saoudite des Conseillers du commerce extérieur de la France, d’avoir réuni plusieurs membres du comité à la Résidence de France pour un échange particulièrement riche, devant notre groupe d’amitié en présence de l’ambassadeur.
À chacune de mes visites dans le Royaume, je mesure l’ampleur de la transformation engagée par l’Arabie saoudite et les opportunités qu’elle ouvre pour nos entreprises. Les CCEF, par leur expérience du terrain et leur connaissance fine des acteurs économiques saoudiens, constituent des observateurs privilégiés de cette évolution.
Nos échanges ont confirmé le dynamisme de la relation économique franco-saoudienne. La France figure désormais parmi les tout premiers investisseurs étrangers dans le Royaume et nos entreprises sont présentes sur les grands projets qui façonnent l’Arabie saoudite de demain.
Sur les 350 filiales détenues par les pays de l’UE, 140 le sont par des entreprises françaises qui emploient 11500 salariés.
J’ai également été attentif aux préoccupations exprimées, notamment en matière d’attractivité, de mobilité des talents et d’accompagnement de notre communauté d’affaires. Autant de sujets que je porterai dans mes prochains échanges avec nos partenaires saoudiens. +d’images
Découverte de la station KAFD (King Abdullah Financial District), en compagnie de notre délégation du groupe d’amitié. J’y ai retrouvé avec plaisir Malangou Seyadou (RATP Dev), qui m’avait déjà accueilli à la station King Fahad Stadium, avant l’inauguration du métro de Riyad (compte-rendu).
KAFD est devenue une référence mondiale. Conçue par la célèbre architecte anglo-irakienne Zaha Hadid, disparue en 2016, cette station a reçu le Prix Versailles de l’UNESCO, distinguant l’une des plus remarquables réalisations architecturales au monde. Elle dessert le quartier financier de Riyad, symbole de la transformation économique du Royaume.
Le 1er décembre 2024, l’Arabie saoudite a relevé un défi exceptionnel en ouvrant simultanément les six lignes du métro de Riyad. Avec 176 km de lignes automatiques, il constitue le plus long réseau de métro automatique au monde. Huit mois après sa mise en service, le cap des 100 millions de voyageurs a déjà été franchi.
Cette réussite est aussi humaine. RATP Dev et son partenaire saoudien emploient près de 6 000 personnes, dont 3 000 salariés directs. En un an, 66 % des effectifs sont saoudiens et 32 % des employés sont des femmes, illustrant l’ampleur de la montée en compétences locale. Particularité notable : la maintenance est assurée en interne par RATP Dev, une configuration unique au sein du groupe.
Trois nouvelles lignes sont déjà à l’étude et la ligne 2 doit être prolongée. Une nouvelle démonstration de l’ambition et de la capacité d’exécution du Royaume, à laquelle l’expertise française contribue pleinement. +d’images
Culture
Diriyah
Notre délégation du groupe d’amitié a visité Diriyah pour mesurer l’évolution de ce projet emblématique du Royaume.
Pour Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite, c’était un retour sur un site découvert en février 2022 (compte-rendu).
La transformation est spectaculaire. En quatre ans, le quartier historique d’At-Turaif, berceau du premier État saoudien et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, s’est ouvert au public. Restaurants, espaces culturels, promenades et lieux de vie ont fait de Diriyah une destination majeure de Riyad.
Revenu à plusieurs reprises depuis, notamment avec le président de la République Emmanuel Macron en décembre 2024 (compte-rendu), j’ai souhaité que notre groupe puisse témoigner de cette métamorphose.
Mais ce qui frappe le plus est sans doute l’ampleur du chantier encore en cours. À l’horizon, une forêt de grues annonce la naissance d’une ville nouvelle, où patrimoine, culture, tourisme et développement économique s’entremêlent pour façonner l’Arabie saoudite de demain. +d’images
Invité par la Président de la République, Emmanuel Macron, j’ai assisté ce 2 juin à la cérémonie d’inauguration du mémorial en hommage aux victimes du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda, en présence du Président de la République du Rwanda, Paul Kagame.
Érigé sur l’esplanade Habib-Bourguiba, au bord de la Seine, ce mémorial intitulé L’Archive, conçu par l’artiste Grada Kilomba, constitue désormais un lieu de mémoire permanent au cœur de Paris. Il rend hommage à plus d’un million de victimes du génocide Tutsi de 1994 et témoigne de la volonté de transmettre cette histoire aux générations futures.
Dans son discours, le Président de la République a souligné que ce monument constituait « un aboutissement », fruit d’un long travail de vérité et de reconnaissance engagé depuis plusieurs années. Il a rappelé les responsabilités de la France dans les événements ayant conduit au génocide, telles qu’il les avait reconnues lors de son déplacement à Kigali en 2021, tout en réaffirmant la nécessité de poursuivre le travail de mémoire « avec rigueur, dignité et fidélité » afin que jamais l’oubli ne l’emporte sur la vérité.
DISCOURS du Président de la République (source : Élysée)
Dans le prolongement de la cérémonie d’inauguration, j’ai eu l’honneur d’assister au dîner officiel offert au palais de l’Élysée en l’honneur de Paul Kagame, Président de la République du Rwanda, et de Jeannette Kagame.
Un moment particulièrement symbolique qui s’inscrit dans le processus de mémoire, de vérité et de réconciliation engagé entre la France et le Rwanda depuis plusieurs années.
Cette soirée a offert l’occasion de nombreux échanges dans une atmosphère à la fois chaleureuse et empreinte de gravité, au soir d’une journée marquée par le souvenir des victimes du génocide. Elle a illustré la volonté commune de poursuivre le rapprochement engagé entre Paris et Kigali et de renforcer une relation désormais tournée vers l’avenir.
J’ai été heureux d’y retrouver l’ambassadrice de France au Rwanda, Aurélie Royet-Gounin, ainsi que son prédécesseur, Antoine Anfré, qui m’avait accueilli à trois reprises dans ce pays.
La nuit du 31 mai fut longue, tant pour les candidats qui attendaient les résultats que pour celles et ceux qui ont assuré l’organisation du scrutin aux quatre coins du monde. Dans 130 circonscriptions, d’Ankara à Rabat, de Tokyo à Rio, nos compatriotes ont renouvelé leurs représentants.
J’adresse mes plus sincères félicitations à l’ensemble des conseillères et conseillers des Français de l’étranger élus, ainsi qu’aux déléguées et délégués consulaires. Je veux également saluer tous les candidats qui ont choisi de s’engager au service de l’intérêt général. Une campagne électorale exige du temps, de l’énergie et des convictions ; cet engagement mérite le respect.
Au-delà des résultats, ce scrutin rappelle que la démocratie des Français de l’étranger repose avant tout sur des élus de terrain, au contact quotidien de nos communautés. Cette élection ouvre également un nouveau cycle institutionnel. Les 27 et 28 juin prochains, les conseillers des Français de l’étranger éliront à leur tour les membres de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE). Le travail ne fait que commencer.
Le niveau de participation doit toutefois nous interpeller. Avec 234 463 votants sur près de 1,67 million d’inscrits, la participation s’établit à 13,98 %. Parmi les difficultés relevées, la question de l’utilisation des SMS dans le cadre du vote par internet a de nouveau posé problème à certains électeurs. Avant le scrutin, j’avais d’ailleurs interrogé au Sénat Mme Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, afin d’alerter sur les problèmes liés à ce dispositif. Les difficultés rencontrées montrent qu’une réflexion devra être poursuivie afin d’améliorer les modalités du vote par internet.
Le renforcement de la participation demeure l’un des grands défis de notre démocratie à l’étranger. Nul doute que la prochaine Assemblée des Français de l’étranger aura à cœur de travailler à son amélioration afin que davantage de nos compatriotes prennent part aux choix qui les concernent.
Fidèlement,
Olivier Cadic
Sommaire :
A LA UNE . Venezuela – María Corina Machado – Prix Nobel de la Paix . Palais de l’Élysée – Mauritanie – Dîner d’état
FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER . QAG – Réformes attendues par les Français de l’étranger . Échanges avec le Secrétaire général du MEAE sur quelques dossiers sensibles . Accès bancaire aux Français de l’étranger : une priorité non résolue . Aide publique au développement : L’AFD doit-elle aider les entreprises françaises… ou leurs concurrents chinois ?
ENSEIGNEMENT FRANÇAIS A L’ÉTRANGER . ANEFE – AG UFE Monde . ANEFE – France Éducation Internationale . ANEFE – Réforme AEFE
EN CIRCONSCRIPTION
> ROYAUME-UNI – Londres (11-14 mars & 13 avril 2026)
> TUNISIE – Tunis (26-29 mars 2026)
> ALLEMAGNE – Hambourg (16-17 avril 2026)
SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES . Actualisation de la LPM – Audition de Catherine Vautrin . Christophe Lecourtier nouveau DG de l’AFD
SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ . Taïwan : rencontre avec la ministre Hsu Chia-Ching . Médicaments falsifiés en Afrique : vers la souveraineté sanitaire . Rwanda – Commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi . IPAC : parlementaires de 30 pays s’expriment sur l’avenir de Taïwan . L’élargissement européen face au défi de l’opinion . Forum Investir en Afrique – Table ronde Baromètre du CIAN . Liban : Pierre Anhoury au cœur de l’urgence sanitaire
SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA . “Lecornu débranche l’Anssi, accusée de ne pas avoir sécurisé des sites sensibles de l’État” (Le Canard enchâîné, 13/05/2026) . Cybersécurité : sensibiliser face à une menace devenue systémique . Rencontres Défense & Cyber : faire de la souveraineté numérique une réalité stratégique . France Médias Monde : en première ligne de la guerre informationnelle . “L’encadrement du renseignement en sources ouvertes en approche à l’Assemblée nationale” (Intelligence Online, 16/04/2026) . “Cyberattaques : la fragilité des administrations” (Les Petites Affiches, 04/05/2026) . “Services de renseignement contre vie privée : le chiffrement paralyse l’Assemblée” (TradingView & Upday, 05/05/2026) . Cybersurveillance : Le pire contre-attaque !
MÉDIAS . “Situation au Liban et dans le Golfe” (Cairo News – 10/05/2026 – Vidéo 8’38) . Prix du carburant, Total, Loi programmation militaire : débat avec Éric Coquerel (LCP / Public Sénat – 10 avril 2026) . Olivier Cadic : “Dans le futur, nous serons fiers des décisions prises par la France, aujourd’hui” (RFI – 01/04/2026)
Honoré d’avoir été convié par le Président de la République, Emmanuel Macron, au dîner d’État organisé hier soir au Palais de l’Élysée en l’honneur du Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le Président de la République a souligné les liens politiques, culturels et économiques qui unissent nos deux pays, ainsi que l’importance des enjeux régionaux et internationaux.
Il a également tenu à remercier particulièrement son homologue mauritanien pour son engagement en faveur de la protection et du maintien de l’enseignement en français en Mauritanie, un enjeu majeur pour le rayonnement de notre langue et de notre culture.
Au cours de la soirée, j’ai eu le privilège d’échanger avec Son Excellence Mohamed Yahya Teiss, ambassadeur de Mauritanie en France et son épouse, Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique du Président de la République, ainsi que Bruno Belin, sénateur.
Nos échanges ont notamment porté sur l’action de l’AFD en faveur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), qui couvre aujourd’hui 35 % des besoins nationaux en sang et vise une autonomie complète à l’horizon 2030.
J’ai également eu le plaisir de retrouver Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Sophie Sidos, présidente des CCEF, et Eva Nguyen Binh, présidente de l’Institut français, avec lesquels nous partageons une même exigence d’action publique et d’influence de la France.
Enfin, j’ai retrouvé Emmanuel Besnier, ambassadeur de France en Mauritanie, avec lequel j’avais découvert ce pays en septembre dernier, ainsi que Jules-Armand Aniambossou, envoyé spécial du Président de la République, qui m’avait accueilli lors de son précédent poste en Ouganda.
Une soirée placée sous le signe de la diplomatie, de la francophonie et de l’ambition pour les relations internationales de notre pays. +d’images
Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée : une certaine idée de la diplomatie française
Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,
Au Moyen-Orient, les lignes bougent, les alliances se font et se défont, et les certitudes d’hier vacillent sous le poids des crises successives. Dans ce tumulte stratégique, une évidence s’impose : la force ne suffit pas à garantir la stabilité, pas plus qu’elle n’assure la fidélité des partenaires.
La France, forte de son histoire et de sa diplomatie, incarne une autre voie. Une voie fondée sur la constance, la parole tenue et le respect des engagements. Cette « bonne renommée », elle ne la doit pas aux déclarations, mais aux actes. Qu’il s’agisse de contribuer à la sécurité des Émirats arabes unis, du Koweït ou encore de Chypre, notre pays a su démontrer qu’il répond présent lorsque ses partenaires en ont besoin.
Cette ligne est aujourd’hui portée au plus haut niveau de l’État. Le Président de la République et le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères incarnent une diplomatie française fidèle à une certaine idée de la prévisibilité : celle d’un pays qui ne cède ni aux revirements opportunistes ni aux injonctions du moment, mais qui s’inscrit dans la durée et la cohérence.
Cette fiabilité est un capital stratégique. Dans une région marquée par la défiance, elle distingue la France de puissances dont le soutien peut apparaître conditionnel, soumis à des intérêts immédiats ou à des exigences d’alignement. Être allié ne signifie pas être dépendant : c’est précisément cette nuance qui fonde la crédibilité française.
Mais cette crédibilité engage. Elle nous oblige. Aujourd’hui, la situation au Liban en est l’illustration la plus exigeante.
Face à l’emprise du Hezbollah et au risque d’effondrement durable de l’État libanais, la question n’est pas seulement régionale : elle touche directement à la parole de la France. Car le Liban n’est pas un partenaire parmi d’autres ; il est un pays avec lequel nous entretenons des liens historiques, politiques et humains singuliers.
Dès lors, notre capacité à contribuer à sa stabilité, à soutenir ses institutions et à défendre sa souveraineté est observée avec attention. Elle conditionne, en partie, la confiance que d’autres partenaires placent en nous.
Dans un monde où la puissance s’affiche souvent en démonstration de force, la France rappelle qu’elle se mesure aussi à la fidélité de ses engagements. Car, plus que jamais, une bonne renommée vaut mieux que toutes les ceintures dorées.
Fidèlement,
Olivier Cadic
Sommaire :
A LA UNE . Art. 50-1 – Situation au Proche et Moyen-Orient
HOMMAGE . Décès de Karine Buisset, UNICEF . Mort de l’adjudant-chef Frion
FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER . Moyen-Orient : réunion de crise au Quai d’Orsay pour la sécurité des Français de l’étranger . Moyen-Orient – Numéros d’urgence . AFE – Sécurité des Français de l’étranger : Nadia Chaaya plaide pour le renforcement du dispositif « triple A » . AFE – Pauline Carmona salue la mobilisation des élus et détaille la modernisation du réseau consulaire . Direction générale de la mondialisation (DGM) – Enseignement français à l’étranger . FIAFE – AG 2026 . Divorces franco-irlandais : mieux protéger le conjoint vulnérable – Question écrite . Des enjeux très concrets pour nos compatriotes d’Irlande . Légion d’honneur : Hélène Roos distinguée au Quai d’Orsay
SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES . Guerre au Moyen-Orient : quels scénarios pour la suite ? . Enjeux stratégiques de la mer Noire
SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA . ANSSI : l’argent public au service de quelle stratégie cyber ? . 17Cyber – Les Français de l’étranger oubliés du dispositif ? . Il y a deux ans, l’IPAC apprenait que le groupe de hackers chinois APT31 avait ciblé son réseau . “NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte” – (ZDNet) . “La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité” – (NEXT)
SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ . Le Sénat facilite l’exercice des médecins formés au Royaume-Uni . GIA France-Pays du Golfe – Communiqué de presse . GIA Pays du Golfe – Arabie Saoudite – Koweït – Fêtes nationales . Liban – Ambassadeur . Chambres de commerce et d’industrie de la France à l’international (CCIFI) – Frédéric Sanchez . Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) – Jean-Jacques Santini . Business France – Directeur général par intérim – Benoît Trivulce . Grand Maître de la Grande Loge de France (GLDF)
MÉDIAS . Olivier Cadic : “Ce ne sont pas les Libanais qui ont décidé de créer le conflit avec Israël, ce sont bien les Gardiens de la Révolution” (Public Sénat – 25 mars 2026 – Vidéo 1’50) . “Ukraine, Levant, mer de Chine : penser l’engrenage mondial” (Tribune – infolettre UDI) . “Le sénateur Cadic : les pays du Golfe font preuve d’une grande résilience et maîtrise face à la crise” (Arab News, 13/03/2026) . Olivier Cadic : “La question c’est d’affaiblir l’Iran et de s’en prendre à la tête de la pieuvre” (Public Sénat – 5 mars 2026 – Vidéo 24m)
Ce 5 mars, dans l’émission “Bonjour chez vous” (Public Sénat), j’ai répondu aux questions d’Oriane Mancini sur le contexte géopolitique au Moyen-Orient
Nous avons également évoqué la technologie de surveillance irakienne, basée sur un puissant logiciel russe de reconnaissance faciale vendu dès 2019 au régime de Téhéran, en présence d’Alexandre Abdelila, journaliste d’investigation à Forbidden Stories.
Public Sénat :
“Le sénateur d’Union centriste Olivier Cadic était l’invité de la matinale Bonjour chez vous, en tant que représentant des Français établis hors de France et vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées pour apporter son regard sur la situation conflictuelle au Moyen-Orient.
Olivier Cadic déclare : « Quand vous avez un pays comme l’Iran qui promet la destruction de votre pays en permanence et qui construit toute sa politique sur le sujet, on peut comprendre qu’au bout de 45 ans maintenant il faut que ça s’arrête »
Le sénateur reste optimiste, il estime « qu’il y a des progrès. Tant le Hamas, que les Houthis, que le Hezbollah ont des capacités largement affaiblies. La question aujourd’hui est de se demander comment affaiblir l’Iran et effectivement de s’en prendre à la tête de la pieuvre. »
Olivier Cadic rappelle que les accords d’Abraham avaient été signés en faveur de la sérénité dans la région, mais que depuis l’attaque du 7 octobre, ces conflits ont provoqué une escalade et un réel retour en arrière.”
J’ai répondu aux questions suivantes d’Oriane Mancini et de Rémi Guyot :
> Emmanuel Macron s’est entretenu hier avec Donald Trump et Benjamin Netanyahou qu’il appelle à préserver l’intégrité du Liban et s’abstenir d’une offensive terrestre, est ce que vous pensez qu’il va être entendu ?
> Vous étiez au Liban il y a quelques jours, est ce que les Libanais se préparaient à ce que le conflit éclate à nouveau et est-ce, malheureusement, le prix à payer pour mettre fin à l’armement du Hezbollah ?
> Cela vous paraissait-il possible, sans intervention militaire de la part d’Israël, le désarmement du Hezbollah ?
> Emmanuel Macron appelle à la désescalade, à une solution diplomatique, vous la pensez possible à ce stade ?
> Le régime ne tombera pas sans une intervention terrestre, selon vous ?
> Le système politique étant décentralisé, ne craignez-vous pas qu’au final rien ne change malgré l’assassinat d’Ali Khamenei ?
> En cas d’élection de Moshtaba Khamenei, est-ce que vous ne craignez pas que la guerre s’embourbe ?
> Est-ce que vous ne craignez pas qu’il y ait des répercussions en France, avec notamment un risque terroriste ?
> Roland Lescure, ministre de l’Économie, reçoit ce matin les distributeurs de carburant. Faut-il s’inquiéter ? Que peut faire le gouvernement ?
Après les faux débats public-privé, place aux fausses concertations.
Un illustre prédécesseur des sénateurs, Georges Clemenceau, disait : « Quand on veut enterrer une décision, on crée une commission. » Il faut mettre un terme à ces méthodes qui consistent à organiser la concertation pour mieux noyer le poisson… et décider de ne rien décider.
Qui se souvient des grandes consultations sur l’enseignement français à l’étranger, il y a moins de trois ans ?
J’avais alors refusé de participer à ce simulacre : Lien
Et j’avais écrit au ministre Olivier Becht pour en expliquer les raisons : Lien
J’y dénonçais une mise en scène destinée à habiller des décisions déjà arrêtées par l’administration, sans remise en cause du modèle.
Nous voilà repartis en 2026 avec les mêmes artifices.
Sous couvert de missions parlementaires, on détourne l’attention des décisions déjà prises, des décisions qui fragilisent le réseau et prolongent une trajectoire engagée depuis vingt ans.
C’est pourquoi j’ai demandé aux ministres Jean-Noël Barrot et Eléonore Caroit, depuis l’hémicycle, deux décisions claires :
– la suspension des décisions du conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) de décembre 2025, qui font porter de nouvelles charges sur les établissements partenaires et conventionnés ;
– l’annulation de l’arrêté d’août 2025 renforçant excessivement les pouvoirs de l’Agence en matière d’homologation. Lien
Continuer à concentrer toujours plus de pouvoirs dans une structure qui n’a pas réglé ses déséquilibres internes n’est pas une solution. C’est une fuite en avant !
En faisant le choix d’impacter lourdement et de fragiliser les sociétés de gestion d’établissements, gérées avec talent, rigueur et dévouement par des volontaires engagés, le réseau risque de s’atrophier en perdant des acteurs qui ne se reconnaissent plus dans ce fonctionnement.
Ignorer ma proposition de suspendre des mesures qui augmentent les frais en désignant des boucs émissaires, c’est refuser de faire de la réduction des coûts une priorité.
Aucun système ne peut rester crédible lorsque l’acteur principal est à la fois compétiteur, régulateur et bénéficiaire des règles qu’il édicte.
La réforme ne sera possible qu’à quatre conditions : neutralité, séparation des rôles, indépendance de l’homologation et modèle économique soutenable.
Car au bout de nos décisions, ce ne sont pas des lignes budgétaires qui paient, ce sont des familles.
Le temps des faux-semblants doit cesser. Il faut réformer sans plus attendre, pas transférer la facture aux familles.
Fidèlement,
Olivier Cadic
Sommaire :
A LA UNE . Art. 50-1 – Rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela
HOMMAGE . Robert del Picchia . Renée Blandin
ENSEIGNEMENT FRANÇAIS À L’ÉTRANGER . QAG – AEFE : joueur, arbitre… et maintenant bénéficiaire . Lycées français à l’étranger (Libération) – Assez de faux débats . Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat – (Le courrier des Amériques – 18/02/2026) . Rencontre Mission laïque française (MLF) – ANEFE
FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER . Nadia Chaaya, Chevalier de l’ONM : une exigence d’action et de justice . Australie – Serge Thomann . France–Estonie : Violaine Champetier de Ribes décorée au Sénat . Olivier Cadic : mobilité, sécurité, enseignement, ses priorités pour 2026 (Lesfrancais.press)
.Les chiffres de l’activité consulaire 2025
.Guide des victimes françaises à l’étranger (2026)
EN CIRCONSCRIPTION
> ÉGYPTE – Le Caire / New Giza / Nouvelle Capitale / Nouveau Caire / Obour / Alexandrie (29 déc.-03 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Ashford (Kent) / Gare Eurostar (8 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Bristol, Londres (10-13 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Londres (22-24 janv. 2026)
SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES . Venezuela – Transition démocratique & Menace des cartels latino-américains . Iran – Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix 2003 : une voix de la résistance iranienne en exil . Afrique des Grands Lacs – Communauté de Sant’Edigio
SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ . La perspective d’un droit nouveau pour l’aide active à mourir se rapproche . IPAC – Déclaration sur la condamnation de Jimmy Lai . Taiwan – Groupe d’amitié – Nouvel An . Suisse – Ambassadrice Tania Cavassini
SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA . PLF 2026 – Conférence de presse : Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France . Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires (Usine digitale) . Cybersécurité : l’heure est à l’action – (Entreprendre à l’international) . Le gouvernement fait le jeu des pirates pour écouter aux portes (Le Canard Enchainé) . Cybersécurité : la France accumule les retards, les hackers accumulent les victimes, déplorent des experts (Epoch Times)
MÉDIAS . Olivier Cadic : “On sent que beaucoup de choses ont changé au Liban” (France24/MCD 23/02/2026 – Vidéo 2’45) . Ukraine : les leçons de 4 ans de guerre (Public Sénat, 19/02/2026 – Vidéo 2’15) . Olivier Cadic : “Un futur dans la paix et l’harmonie entre les communautés, c’est le Liban dont on rêve” (Annahar Français, 18/02/2026 – Vidéo 29m) . Olivier Cadic : “L’engagement de la France, c’est de soutenir un Liban souverain et pleinement indépendant” (MTV Liban, 13/02/2026 – Vidéo 2’45) . À quand un vol direct entre San Diego et Paris ? (SoCal FACC – 26/01/2026) . French Response : de la guerre à Gaza au salut nazi d’Elon Musk, comment la diplomatie française a changé de ton sur les réseaux sociaux (BFM Tech – 01/02/2026) . Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France (Radio Orient – 1er février 2026 – Podcast 16’30) . Le sénateur français Olivier Cadic appelle à la reconnaissance de la stabilité et de la démocratie du Somaliland (The Horn Tribune – 22/01/2026) . Isolée sur le Mercosur, la France a-t-elle perdu son influence en Europe ? (Public Sénat – 09/01/2026) . Olivier Cadic : “Nous vivons une lutte pour le leadership mondial” (LePetitJournal.com – 15 janv. 2026)
Never blame, never complain* *Ne jamais blâmer, ne jamais se plaindre
Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,
Fruit de mon expérience professionnelle, je me suis toujours imposé une ligne de conduite simple et exigeante face à l’adversité : Never blame, never complain. Ne jamais se réfugier dans la plainte. Ne jamais céder à la tentation de la dénonciation stérile. Toujours préférer l’action à l’indignation confortable.
C’est pourquoi j’ai été sincèrement satisfait d’entendre le président de la République, devant les ambassadeurs, exprimer avec clarté le refus de deux impasses majeures. D’abord, le refus de l’impuissance morale, qui consiste à commenter le monde sans jamais chercher à l’influencer. Ensuite, le refus de la vassalisation, cet alignement passif sur les puissances dominantes qui finit toujours par affaiblir ceux qui s’y soumettent.
Le choix assumé est inverse : agir, pour se donner les moyens d’une France et d’une Europe, puissances lucides et actrices de leur destin. Mais l’autonomie stratégique n’est pas un slogan. Elle suppose des moyens, de la constance et une vision de long terme.
La diplomatie sans armée, c’est une justice sans police. Staline raillait le Vatican en demandant : « Combien de divisions ? » La formule est brutale, mais elle rappelle une vérité simple : la crédibilité internationale repose sur des capacités réelles. La loi de programmation militaire et la surmarche prévue pour 2026 en sont une illustration indispensable.
Pour autant, la diplomatie ne saurait être le parent pauvre de l’effort national. Depuis plusieurs années, je porte au Sénat l’idée d’une programmation pluriannuelle des moyens de la diplomatie, à l’image de ce que nous faisons pour la défense.
Je me réjouis donc que le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ait évoqué la perspective d’une loi d’orientation, à l’issue d’un chantier associant parlementaires et parties prenantes.
C’est une nouvelle innovation de Jean-Noel Barrot, pour adapter notre diplomatie aux bouleversements du monde ; pour garantir que le Quai d’Orsay, première mairie de France, continue d’offrir un service public exemplaire à nos compatriotes ; et enfin, pour fixer des objectifs clairs et une perspective budgétaire aux acteurs du réseaux de la diplomatie d’influence (AEFE, Instituts français…).
À l’aube de cette nouvelle année, je forme pour chacune et chacun d’entre vous des vœux sincères de santé, de réussite et d’engagement. Je vous souhaite une excellente lecture de cette première infolettre de l’année, qui s’inscrit pleinement dans cet esprit : agir, plutôt que se plaindre ; construire, plutôt que commenter.
“Never blame, never complain”.
Fidèlement,
Olivier Cadic
Sommaire :
HOMMAGE . Drame de Crans-Montana
VOEUX . Très belle année 2026 ! . RÉTROSPECTIVE 2025 – Vidéo 4’10 . XXXIᵉ Conférence aux Ambassadrices et Ambassadeurs – Discours du Président . XXXIᵉ Conférence aux Ambassadrices et Ambassadeurs – Discours du ministre
FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER . PLF2026 – PELF : Le Pass enfant langue française : une promesse en suspens, une solution en attente . CA AEFE (18/12/25) – Déclaration ANEFE . AEFE : Soutien à la démarche de la MLF et des écoles partenaires . Rencontre avec le nouveau directeur des impôts des non-résidents . France Volontaires
SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES . Brexit, HongKong : quel bilan ?
SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ . Rejet Mercosur (1/5) – Motion de rejet . Rejet Mercosur (2/5) – Exception d’irrecevabilité . Rejet Mercosur (3/5) – Suppression de la résolution . Rejet Mercosur (4/5) – Amendement de repli . Rejet Mercosur (5/5) – Explication de vote . QAG – Narco-État vénézuélien, quelles réponses de la France ? . Nicolás Maduro est sous les verrous . Délégation Union européenne – Serbie . Conférence de l’EFTA : la liberté d’expression de Taiwan menacée par la liberté d’oppression de Pékin . Taiwan : La France suit avec préoccupation les exercices militaires chinois . IMEC : Un projet Win–Win–Win ! . Le Somaliland reconnu comme un “État souverain” par Israël . RCA / “Africa Ti l’or”, la bière qui pourrait bien vous mettre en bière (réponse à ma question écrite)
SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA . PLF 2026 – Cybersécurité : Mais où sont les stratégies promises ?
SÉNAT – NARCOTRAFIC . Narcotrafic – MILDECA
MÉDIAS . “Cybersécurité de nos hôpitaux, une mission de l’État ?” (ITforBusiness – 24/12/2025) . Budget & Mercosur (Public Sénat – 19/12/2025 – Vidéo 26’) . Olivier Cadic : “Notre responsabilité d’élu, c’est d’ouvrir des portes, pas de construire des murs” (Public Sénat – 15/12/2025 – Vidéo 41’30)
Ce 8 janvier 2026, j’ai eu l’honneur d’être invité au palais de l’Élysée pour assister au discours du Président de la République devant les ambassadrices et ambassadeurs de France.
Ce moment a été l’occasion de retrouver de nombreux diplomates avec lesquels j’ai travaillé au cours de mon mandat, d’échanger sur les situations internationales actuelles et de mesurer, une nouvelle fois, la richesse de notre réseau diplomatique.
J’ai également pu échanger avec le Président de la République, notamment sur la situation au Venezuela, un sujet qui reste au cœur de fortes préoccupations régionales et internationales.
Notes issues du discours :
• Constat général
– Le monde entre dans une phase de dérèglement profond : affaiblissement du multilatéralisme, retour de la loi du plus fort, montée des logiques de blocs.
– Les États-Unis se recentrent sur leurs intérêts, la Chine accentue son agressivité économique, la Russie poursuit sa stratégie de déstabilisation.
• Refus de deux impasses
– Refus de la vassalisation (s’aligner passivement sur les puissances dominantes).
– Refus de l’impuissance morale (se contenter de dénoncer sans agir).
– Choix assumé : une France et une Europe puissances, lucides et actrices.
• Priorité absolue : sécurité et défense
– Soutien total et durable à l’Ukraine, sans capitulation ni sacrifice des intérêts européens.
– La « coalition des volontaires » marque une révolution stratégique européenne.
– Affirmation d’une Europe de la défense crédible, autonome et opérationnelle.
• Défense des intérêts économiques européens
– Double choc : agressivité commerciale chinoise et barrières tarifaires américaines.
– Nécessité d’une Europe qui protège : préférence européenne, clauses de sauvegarde, lutte contre la concurrence déloyale.
– Simplification, compétitivité et investissement massif dans l’innovation (IA, quantique, spatial, transition verte). • Partenariats stratégiques renforcés
– Indo-Pacifique : Inde, Australie, Indonésie comme piliers d’une “troisième voie”.
– Méditerranée et Moyen-Orient : regain d’influence, reconnaissance de l’État de Palestine, crédibilité retrouvée.
– Afrique : partenariat d’égal à égal, fin des schémas anciens, priorité à l’économie, aux jeunesses et aux diasporas.
• Influence et bataille des récits
– Lutte renforcée contre la désinformation.
– Affirmation sans complexe des actions et intérêts français.
• Multilatéralisme efficace
– Défense active de la coopération internationale (climat, biodiversité, santé, IA).
– G7 2026 en France : réduire les déséquilibres mondiaux et éviter la fragmentation entre G7 et BRICS.
• Message final
– Refus du défaitisme.
– Accélération de l’agenda français et européen.
– Une diplomatie fondée sur la constance, la crédibilité et l’action. +d’images
Jean-Noël Barrot : Une diplomatie française en mouvement, entre modernité et ambition
Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,
La France, puissance d’équilibre et de dialogue, doit incarner une diplomatie à la hauteur des défis du XXIᵉ siècle. Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques, les crises climatiques et les ingérences étrangères, une diplomatie moderne exige des moyens à la mesure de ses ambitions.
La diplomatie est à la Défense ce que la justice est à l’Intérieur : un pilier indispensable. Depuis son arrivée à la tête du Quai d’Orsay, Jean-Noël Barrot a impulsé une dynamique sans précédent. La stratégie French Response contre la désinformation, la lutte renforcée contre les narco-trafics, ou encore le sommet France-Afrique au Kenya en 2026 illustrent une volonté claire : réinventer notre partenariat avec l’Afrique et renforcer notre influence. Les Assises de la diplomatie parlementaire et de la coopération décentralisée complètent cette vision, en mobilisant tous les acteurs de notre rayonnement.
Ces avancées méritent d’être amplifiées.
Pourtant, un domaine cristallise les tensions : l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Avec 12 % du budget de l’action extérieure et des subventions passées de 200 à 400 millions d’euros en 15 ans, son modèle économique est devenu insoutenable.
Seuls 20 % des élèves scolarisés dans son réseau sont français, et les classes moyennes en sont progressivement exclues. La réforme engagée par Jean-Noël Barrot doit reposer sur trois principes : un juste coût, un juste prix, et une cohérence tarifaire internationale.
L’enjeu ? Réorienter les subventions vers les bourses et les outils garantissant l’accès à la langue et à la culture pour tous les enfants français.
Nos compatriotes de l’étranger, souvent sous-estimés, forment un réseau d’influence unique. Leur engagement quotidien renforce le rayonnement de la France. Il est temps de les considérer comme des partenaires stratégiques, et non comme des bénéficiaires passifs.
Si l’augmentation symbolique de 0,01 % des crédits (3,45 milliards d’euros) peut sembler modeste, l’ambition portée par Jean-Noël Barrot transcende ces contraintes. Preuve en est : il a été récompensé ce 10 décembre par le prix CEPR du décideur politique de l’année 2025, en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à l’élaboration des politiques publiques.
Sous son impulsion, j’observe que la diplomatie française avance, alliant rigueur budgétaire et vision stratégique. Le cap est tracé : celui d’une France offensive, moderne et solidaire.
Fidèlement,
Olivier Cadic
Sommaire :
HOMMAGE . Attentats du 13-Novembre 2015
SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES . PLF2026 – Action Extérieure de l’État – Discussion générale . MEAE – Assises de la diplomatie parlementaire . Budget 2026 – DFAE, AEFE, projets immobiliers . IPAC – Procès de Jimmy Lai – Réponse du Président de la République
FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER . Face aux risques : lancement du guide « Tous responsables » . Enseignement du français : ma question écrite sur l’avenir du dispositif “PELF” . CA de l’AEFE (27/11/25) – Déclaration de l’ANEFE . Accueil des élèves du Collège du Léman – International School . TV5Monde au service du rayonnement culturel francophone
EN CIRCONSCRIPTION
> ÉTATS-UNIS – Floride / Miami (24-27 oct. 2025)
> ÉTATS-UNIS – Illinois / Chicago (28-29 oct. 2025)
> ÉTATS-UNIS – Massachusetts / Boston (30 oct. – 01 nov. 2025)
> ÉTATS-UNIS – New York (2-4 nov. 2025)
> PAYS-BAS – Amsterdam (6-7 nov. 2025)
> ROYAUME-UNI – Londres (8-12 Nov. 2025)
> DANEMARK – Copenhague (12 nov. 2025)
SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA . Cybersécurité – L’État doit renforcer sa culture qualité . Cybersécurité et ingérences étrangères – SGDSN, ANSSI et VIGINUM . Cybersécurité – Olvid
SÉNAT – BUDGET & IA . PLF2026 – Mon amendement pour supprimer le CEHR . PLF2026 – Mon amendement en faveur d’un “Bouclier fiscaL”
SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ . Institut français – Lancement de la Saison de l’Ukraine . Taiwan – Visite du ministre François Wu . Taiwan – Un budget de défense exceptionnel . La France au rendez-vous de la nouvelle économie irakienne . Roumanie – Fête nationale . Japon – Hommage à S.E. Makita Shimokawa . Liban – Fête nationale
MÉDIAS . Olivier Cadic : “Les Jeux Olympiques ont réussi puisqu’on les a préparés, la guerre c’est pareil” (Public Sénat – 03/12/2025) . Le Service volontaire sera-t-il utile ? (France24 – 27/11/2025) . “Déploiement d’un service militaire volontaire ?” (Public Sénat – 21/11/2025) . Olivier Cadic : “Flam est ce que la démocratie participative peut faire dans sa plus belle expression” (Françaisdanslemonde.fr – 15 nov. 2025) . “Nouvelle pratique mafieuse à Marseille ?”– Le Temps (Suisse) – 14 nov. 2025) . Olivier Cadic : « “La France, comme tous les autres pays, est victime d’ingérences étrangères extérieures” (Public Sénat – 06/11/2025)
Invité de l’émission Bonjour chez vous (Public Sénat), ce 3 décembre, j’ai répondu aux questions d’Oriane Mancini.
Au lendemain de la visite du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à son homologue Emmanuel Macron, nous avons évoqué trois sujets : La paix en Ukraine et quel rôle pour la France ? ; l’augmentation du budget militaire ; l’interception des clandestins entre la France et le Royaume-Uni.
Résumé de Public Sénat :
« On ne veut pas prendre la représentation nationale en traître », déclarent Le Premier ministre et la ministre des Armées après avoir rassemblé, ce 1er décembre, les parlementaires des commissions chargés des sujets de défense dans une réunion à huis clos.
L’enjeu : faire accepter via des débats organisés en vertu de l’article 50-1 …l’augmentation de 6,7 milliards d’euros le budget des Armées. Olivier Cadic, sénateur (Union Centriste) des Français établis hors de France, justifie cette nouvelle hausse de dépenses : « On a trop attendu. J’entends Laurent Fabius dire ‘nous devons toucher les dividendes de la paix’ après la chute du mur de Berlin, il faut maintenant rattraper cette erreur stratégique. Nous avons baissé l’arme. L’adversaire s’est dit que c’était le bon moment. Aujourd’hui on voit que les efforts d’investissements pour se rétablir sont beaucoup plus importants. Nous devons aujourd’hui payer pour ceux qui ont bénéficié des dividendes de la paix ».
Olivier Cadic pense qu’il faut « prendre avantage de l’expérience sur le terrain en Ukraine, mais aussi de la confrontation Iran-Israël. Si nos forces armées réclament des forces supplémentaires c’est justement parce qu’elles considèrent que nous ne sommes pas à niveau.
Mais malheureusement, c’est comme le jour du match, ce n’est que dans la confrontation que l’on sait si l’on est au niveau ou pas. Et il ne faut pas attendre le jour de l’entrée au conflit pour voir si l’on est au rendez-vous. Les Jeux Olympiques, si ça a été un succès fantastique, c’est parce qu’on les avait préparés, et bien là c’est pareil ».
Le Président Emmanuel Macron a décidé de lancer, dès cet été, le Service militaire volontaire de dix mois avec l’objectif de mobiliser 50.000 jeunes d’ici 2035. Depuis le début de la guerre en Ukraine, certains pays européens ont aussi rétabli le service militaire. Est-ce efficace ? De quelles menaces parle-t-on ?
Nous en avons discuté au micro de Stéphanie Antoine sur la plateau du France 24 avec Richard Werly, correspondant France/Europe pour le quotidien suisse Blick ; Michel Goya, ancien officier des troupes de marine et historien ; Christelle Craplet, directrice Opinion Ipsos-BVA
Parler de mobilisation et de résilience m’a conduit à montrer la brochure « Tous responsables » diffusée la semaine précédente par le gouvernement et qui concerne tous les Français, pas seulement les jeunes. Il faut en effet que chacun comprenne qu’il a un rôle à jouer et qu’il va falloir investir pour rester en paix
J’ai successivement répondu aux questions suivantes :
> Quelle est votre réaction au sujet du Service national volontaire ?
> Est-ce que cela va créer du patriotisme ou l’objectif est-il uniquement de se défendre ?
> Votre réaction au fait qu’Emmanuel Macron ait bien dit que ce service national volontaire se cantonnait à la défense du territoire français ?
> On est plutôt dans des temps de disette. Ces 2,3 milliards de crédits pour le service national vont-ils être retirés du budget ?
> Est-ce qu’il va y avoir une astuce budgétaire pour que cette augmentation des crédits militaires soit votée ?
> Un service européen sans armée européenne ?
> Est-ce qu’on a les moyens financiers de pouvoir se défendre véritablement ?
La France se dote enfin d’un guide national de préparation aux risques majeurs : « Tous responsables – Face aux risques, agissons : bien préparés, bien protégés, tous engagés ».
Un document essentiel que plusieurs médias qualifient déjà de « guide de survie » ou de « kit de survie » face aux crises — qu’il s’agisse d’un accident industriel, d’un cataclysme, d’une cyberattaque, d’une épidémie ou d’un conflit armé.
J’accueille cette annonce du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) avec une grande satisfaction. Elle fait directement écho à mon intervention dans l’hémicycle le 4 mars dernier (vidéo). Ce jour-là, depuis la tribune, j’avais brandi le livret « En cas de crise ou de guerre », distribué à toute la population suédoise en plusieurs langues, un document clair et concret, pensé pour préparer chaque foyer à une situation d’urgence (lire).
À la fin de mon intervention devant le Premier ministre François Bayrou, j’avais remis ce livret à Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, en l’invitant à envisager une démarche similaire pour la France (vidéo).
Quelques mois plus tard, la publication du guide « Tous responsables » représente à mes yeux une avancée majeure. On y retrouve une pédagogie simple et accessible visant à faire de « chaque citoyenne et chaque citoyen un acteur de sa propre sécurité et de celle de la Nation ».
Ce document fournit des réflexes immédiats en cas de crise ; la liste du matériel recommandé à conserver chez soi ; des conseils pratiques pour réagir face aux situations d’urgence.
Sa dernière partie s’inscrit dans la stratégie de résilience voulue par le Président de la République, Emmanuel Macron, parce que la sécurité nationale ne repose pas uniquement sur nos forces armées ou nos institutions : elle dépend aussi de l’implication de chacun d’entre nous. Et comme le rappelle le document, « avoir conscience de la réalité n’est pas céder à l’alarmisme ».
Le 15 septembre, j’ai eu l’immense privilège, en tant que membre du conseil d’administration de l’AFD, d’assister à la remise des insignes de la Légion d’honneur à Rémy Rioux, directeur général de l’AFD, par Manuel Valls, ministre d’État, ministre des Outre-mer.
Aux côtés de Thani Mohamed-Soilihi, ministre de la Francophonie, Éléonore Caroit, députée des Français d’Amérique latine, ainsi que de Sophie Sidos, présidente des CCEF, et Jean-Jacques Santini, membre du CA, nous avons écouté un discours empreint de reconnaissance envers celles et ceux qui lui ont accordé leur confiance, à commencer par le président de la République, Emmanuel Macron.
Puisant dans ses racines d’historien, Rémy Rioux éclaire ses décisions au service du développement.
De nombreuses autres personnalités étaient également présentes parmi lesquelles : Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, Anne Grillo, directrice générale de la mondialisation, Anne-Marie Descôtes, secrétaire générale du Quai d’Orsay, Mathias Fekl, ancien ministre des Français de l’étranger, ainsi que plusieurs ambassadeurs.
Un grand bravo à Rémy Rioux pour cette distinction méritée. +d’images
Merci à SEM Samira Sitail, ambassadeure de Sa Majesté le Roi du Maroc en France, et SEM Samir Addahre, ambassadeur, délégué permanent du Royaume du Maroc auprès de l’Unesco, pour leur invitation à la réception célébrant le 26ème anniversaire de l’intronisation de la Majesté le Roi Mohammed VI.
Très honoré d’avoir pu participer à cet événement très réussi, en compagnie de plusieurs collègues à l’image de Christian Cambon, président du groupe d’amitié France-Maroc, et d’Hervé Marseille, président du groupe Union centriste et vice-président du groupe d’amitié.
Les discours de nos hôtes ont été très applaudis, en particulier lorsque l’ambassadeure Samira Sitail a exprimé la singularité du modèle marocain fait de tolérance et d’altérité, et qu’elle a renchéri sur l’importance de la pluralité culturelle et identitaire qui caractérise le Maroc.
Comme l’ont fait les deux ambassadeurs, Laurent Saint-Martin, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger a exprimé sa fierté du chemin accompli par la relation bilatérale France-Maroc depuis un an.
Le ministre a rappelé que le Maroc est le “premier investisseur et premier partenaire commercial africain en France”, tandis que la France est le “premier investisseur étranger au Royaume”.
Lors de son discours, Laurent Saint-Martin a rendu hommage au Président de la République, Emmanuel Macron et à Sa Majesté Le Roi Mohammed VI “qui portent ensemble cette relation au plus haut niveau” et ont décidé d’ouvrir un nouveau livre dans la relation franco-marocaine”.
Témoignage du partenariat d’exception, qui unit nos deux pays, la présence de plusieurs membres du gouvernement : Manuel Valls, ministre d’État des Outre-mer ; Rachida Dati, ministre de la Culture ; Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations ; et de nombreuses personnalités parmi lesquelles Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco.
À l’issue des discours et des hymnes, les participants ont formé une longue file d’attente pour obtenir un cliché souvenir aux côtés de Rachida Dati. Le parcours d’exception de la ministre de la Culture incarne, en effet, avec éclat ce que la France offre de plus précieux à tous : la possibilité, par l’effort et le mérite, de servir la République au plus haut niveau.
Cette réception m’a offert également l’opportunité de remercier Nacim Tourougui, chef de mission adjoint auprès de l’ambassade du Maroc en France, pour avoir facilité les contacts avec mes homologues parlementaires lors de mon récent déplacement à Rabat.
Vive l’amitié entre la France et le Maroc ! +d’images
Toute ma gratitude à Anna-Gaël Rio, conseillère des Français de l’étranger pour Tanger, toujours disponible pour me permettre d’accomplir ma mission dans les meilleures conditions.
Indépendante, anticonformiste, Anna Gaël sait multiplier les complicités, dans la bonne humeur, avec les acteurs locaux pour servir l’intérêt général, et en particulier celui des Français de Tanger.
Son sens du travail collaboratif avec Philippe Truquet, consul général ; Benoit Vaillant et Pascal Capdevielle, délégués régionaux de la CFCIM respectivement pour Tanger et Fès ; ou encore avec sa collègue Myriam Bennani, est très inspirant.
Communauté française
Consulat
Retour à Tanger, en compagnie de Pascal Capdevielle, délégué de la CFCIM Fès, où j’ai retrouvé Anna Gaëlle Rio, conseillère des Français de l’étranger (CFDE), qui a coordonné cette mission de 4 jours.
Point d’orgue de ce déplacement, le suivi de l’évolution des travaux du campus consulaire.
Depuis son arrivée en poste en 2021 à Tanger, Philippe Truquet, consul général, est également devenu directeur de l’Institut français de Tanger (IFT) en 2023.
Philippe Truquet a eu la lourde tâche de rénover et rationaliser le patrimoine immobilier du poste.
Le campus consulaire de France à Tanger accueille la Résidence et le consulat depuis 1893 et 1931, sur un terrain de 14 827 mètres carrés, en plein centre-ville. Il a été décidé de délocaliser les espaces du consulat vers l’ancienne Résidence de France. Le consulat bénéficie désormais d’une entrée dédiée, distincte de l’entrée principale, qui accueille les usagers depuis juin 2024. L’IFT sera partiellement relocalisé sur le site précédent du consulat général. J’ai échangé avec les agents du consulat installés dans des locaux restaurés et disposant d’un accès pour les personnes à mobilité réduite.
Lors du déjeuner de travail, où nous avons été rejoints par Myriam Bennani, CFDE, j’ai salué la méthode de Philippe Truquet, qui fait un point tous les premiers mercredis du mois avec les élus sur leur demande.
Nous avons évoqué l’inflation du nombre d’arrestations de compatriotes, 3 par semaine, principalement pour trafic de stupéfiants. Le plus âgé d’entre eux est né en 1955 (70 ans). +d’images
Diplomatie économique
Aluminium du Maroc
À l’invitation de Benoit Vaillant, délégué CFCIM à Tanger, j’ai visité plusieurs entreprises en compagnie d’Anna-Gaël Rio, CFDE Tanger, et Pascal Capdevielle, délégué CFCIM à Fès.
Première séquence, Aluminium du Maroc (ALM), dont Benoit est l’un des deux directeurs généraux délégués, avec Abdelaziz El Alami, du même nom que son grand-père fondateur.
ALM emploie 650 personnes pour un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros.
La société a été créée en 1976 à Tanger par Abdelaziz El Alami, en partenariat avec le groupe français Péchiney (devenu Alcan puis Rio Tinto) pour produire des profilés d’aluminium sur le marché marocain. En 1998, l’entreprise est introduite en Bourse à Casablanca, se développe à l’international et lance la troisième ligne d’extrusion en 2019.
Pionnière dans la fabrication de profilés en aluminium au Maroc, ALM dispose d’un solide savoir-faire technique et d’une longue expérience. Le bâtiment représente environ 85 % de l’activité, avec des profilés pour menuiserie (fenêtres, portes, façades) et autres systèmes architecturaux.
ALM est la première société marocaine à être triplement certifiée ISO QES (Qualité-Environnement-Sécurité) qui facilite l’export et la reconnaissance internationale.
Nous avons eu un long échange sur les déclarations d’empreinte carbone, et la nécessité de décarboner la production d’aluminium pour ne pas sortir du marché. Les dirigeants d’ALM appellent l’UE à une réflexion collective, en associant les partenaires situés à l’extérieur de l’Europe, pour optimiser les coûts de la transition écologique. +d’images
Tronico Atlas
Accueilli par Michel Moulin, directeur général ; Guillaume Rousseau, responsable administratif et financier, et Hassan Zine el Abidine, directeur d’usine, nous avons visité l’usine d’assemblage de cartes électroniques de Tronico Atlas, située dans la zone franche de Tanger.
Tronico Atlas est une filiale marocaine du groupe Tronico (France), spécialisée dans la conception et production de systèmes électroniques à haute valeur ajoutée. Elle est implantée dans la Tanger Free Zone, avec une surface industrielle initiale de 6 000 m², sur un terrain pouvant atteindre 10 000 m², et emploie environ 250 à 300 personnes
Tronico fait désormais partie du groupe Agon Électronics, qui compte 1400 employés, pour un chiffre d’affaires de 216 millions d’euros.
Plus de la moitié des activités du groupe sont destinées à l’aéronautique.
Les activités destinées à la défense sont produites en France.
Très heureux d’avoir pu observer un véritable savoir-faire industriel qui est le premier site certifié NADCAP en Afrique, garantissant l’accès aux marchés aéronautiques internationaux.
Les services de production comprennent les lignes CMS, brasage, câblage filaire, tests… tandis que l’ERP est partagé avec Tronico France, pour une logistique intégrée, via des navettes régulières. +d’images
Malafi
Visite de Mafali, société dirigée par Olivier Autefage, qui partage son temps entre la France et le Maroc.
Implantée depuis mai 2010, dans la zone franche de Tanger, Mafali est spécialisée dans la fabrication et distribution d’accessoires optiques (étuis, microfibres, produits pour lentilles, etc.)
100 personnes travaillent dans l’entreprise qui assure la fourniture de 80% des opticiens français. +d’images
Entrepreneurs français
De nombreux entrepreneurs ont décidé de s’établir au Maroc pour gérer un Riad, un restaurant ou un commerce.
Anna-Gaël Rio m’a proposé de déambuler dans la ville à la rencontre de ceux qui ont choisi Tanger, pour s’établir.
Des personnalités aux parcours riches et variés qui ont toutes craqué pour cette ville, qui permet de profiter “en même temps” de l’Océan atlantique et la Méditerranée.
L’Atelier 49 est un lieu hybride mêlant atelier, boutique, bureau, salon de vernissage.
Singulier est un bureau d’architecture et fabrication d’objets créés par Jean Marc Haudrechy et Anne Chaplain – mobilier, luminaires, carreaux, lampes… chaque pièce est unique, de conception slow design, réalisée par des artisans tangérois (fer, rotin, bois).
Anne Chaplain organise également la manifestation « Être Ici » (tous les deux ans) autour du patrimoine tangérois, où chaque lieu-atelier accueille un artiste pour un week-end d’animations et d’expositions.
Rock da Kasbah, créé par Virginie Hutin, est un atelier de production textile : tot bags, t shirts, réalisés avec un couturier local Ahmed.
Le Musée de l’âne à Tanger créé par Abderrahim Benattabou, permet de redécouvrir un animal emblématique méconnu, de mieux comprendre son rôle culturel et historique.
La superbe maison d’hôtes Dar Nour, créée par Jean Olivier Arfeuillère et Philippe Chaslot, est située dans la Kasbah et offre une vue privilégiée sur la baie de Tanger.
Le restaurant Anna et Paulo, que j’avais visité lors de mon passage pendant la période du Covid, a surmonté la crise pour le plus grand bonheur des amateurs de sardines.
Afin de varier les échanges, je remercie Anna-Gael d’avoir organisé une soirée avec plusieurs représentants de notre communauté. +d’images
Culture
Institut français – Maison France
En 2026, une page de la représentation de la France à Tanger va se tourner. L’Institut français de Tanger va prendre possession du bâtiment utilisé historiquement par le consulat général de France.
J’ai visité, en compagnie d’Anna-Gaël Rio, CFDE Tanger, les travaux importants engagés qui permettront de renforcer la visibilité et l’attractivité française, grâce à des installations modernisées.
Campus France bénéficiera d’un espace à la hauteur de l’intérêt et la confiance des étudiants marocains, désireux de poursuivre leurs études supérieures dans l’Hexagone.
La majestueuse salle des pas perdus pourra accueillir conférences et salons professionnels. Le parc deviendra sûrement un lieu prisé par les Tangérois et les touristes, propice à la détente et à la rencontre. Un théâtre extérieur sera aménagé pour accueillir spectacles, projections de films en plein air et représentations théâtrales.
L’objectif est de faire de ce site, la “Maison France” à Tanger, qui accueillera également les associations.
Merci à Philippe Truquet d’avoir pris le temps de me présenter un chantier d’envergure qui marquera son passage et justifie notre sincère reconnaissance. +d’images
Institut français – Galerie Delacroix
En visitant la galerie Delacroix, attenante au campus consulaire, j’ai apprécié le travail proposé par Omar Mahfoudi, un artiste né à Tanger qui vit en France.
J’ai interrogé Philippe Truquet, directeur IFT, sur le modèle économique de la galerie.
Le produit de la vente des œuvres d’art exposées rapporte 50% à une galerie privée.
Très surpris d’apprendre que le fonctionnement de cette galerie repose uniquement sur l’argent du contribuable. Le directeur de l’IFT a plaidé sans succès pour un reversement d’une commission à minima de 20% pour participer aux frais. Compte tenu de l’état de nos finances publiques, il ne m’apparaît vraiment pas raisonnable de faire fonctionner une structure exclusivement sur fonds publics. +d’images
À l’invitation de Pascale Trimbach, consule générale de France à Casablanca, j’ai participé à la célébration de notre fête nationale, ce 15 juillet, dans les jardins du consulat général.
À l’issue du discours émouvant de la consule générale, venue en poste à Casablanca pour assurer un intérim de 8 mois, Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, lui a rendu un hommage appuyé qui a été chaleureusement applaudi par les participants.
L’ambassadeur a rappelé la force des liens tissés entre le Maroc et la France.
La dynamique de la relation bilatérale est sortie renforcée suite à la visite d’État du président Emmanuel Macron, en octobre 2024.
Plus de 10 milliards d’euros d’accords ont été signés avec des entreprises françaises.
La réception ouverte à la communauté française et à des personnalités locales s’est tenue en présence du Wali de Casablanca ; du commandant de la place d’armes et de la maire de Casablanca.
Ravi d’avoir échangé avec de nombreux compatriotes que j’ai croisé lors de mes précédents déplacements, à l’image de nos conseillers des Français de l’étranger à Casablanca, Gilles D’Agescy et Fatima El Ouafi, de Gilles Abensour, président de la section CCEF Maroc, les membres du bureau de la CFCIM… +d’images
Consulat
Merci à Pascale Trimbach, consule générale de France à Casablanca, pour son accueil à la Résidence de France et l’entretien privilégié qu’elle m’a accordé à mon arrivée.
24.000 Français sont inscrits sur le registre de la circonscription de Casablanca.
Une grande activité du consulat est d’émettre des visas pour les Marocains souhaitant se rendre en France. 10% des visas émis par la France dans le monde (280 000), le sont au Maroc. Le nombre de demandes de visas pour étudier en France a progressé de 66% par rapport à 2024. Le nombre de dossiers enregistrés par Campus France a augmenté de 20%.
Nous avons évoqué également les questions liées aux fraudes détectées sur les aides sociales versées indûment en France pour des personnes établies au Maroc et sur celles liées au Narcotrafic. +d’images
Diplomatie économique
Saint-Gobain Maroc
Toute ma gratitude à Gilles Abensour, CEO de Saint-Gobain Maroc, et président de la section CCEF Maroc, qui compte 65 CCEF, pour m’avoir accueilli au siège social de la société, en compagnie de Pascal Capdevielle.
À cette occasion, Gilles Abensour m’a présenté l’extraordinaire développement cette société en moins de trois décennies. Saint Gobain a débuté en 1999 au Maroc. La société compte désormais 1000 collaborateurs dans le Royaume, répartis sur 9 sites pour un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros. J’ai salué le travail remarquable des équipes pour le développement de solutions constructives pour le confort, le bien-être et l’économie d’énergie dans les bâtiments.
Nous avons également visité le Showroom qui met en lumière l’ensemble des solutions offertes pour la construction. Pour finir, nous avons visité l’Académie de Formation, notamment la salle virtuelle et l’atelier technique Placo. Saint-Gobain Maroc a formé 11 000 personnes, à cette date, sur les produits et nouvelles méthodes constructives.
Autre sujet de fierté pour Gilles Abensour, la fondation Saint Gobain dépense 200.000 euros par an pour financer des projets sociaux.
Très heureux de cette visite d’une entreprise emblématique de la relation bilatérale entre la France et le Maroc. +d’images
RABAT
Diplomatie parlementaire
Chambre des représentants
Très honoré d’avoir été invité, en compagnie de Pascal Capdevielle, à la Chambre des représentants par Dr Hafid Ouchchak, député et ancien maire de Sefrou, pour un entretien avec Mohamed Chaouki, président du groupe parlementaire Rassemblement National des Indépendants (RNI).
Nous avons fait un tour d’horizon de la relation bilatérale, de la situation politique dans l’Union européenne, et des enjeux géopolitiques.
J’ai été séduit par le dynamisme de mes collègues, et leur description des perspectives offertes par le développement du Maroc. Leur volonté de soutenir l’expansion des entreprises marocaines, intéressées par les opportunités d’investissement en France, démontre qu’ils portent une vision ambitieuse pour conforter l’essor économique du Royaume et le développement de nos deux pays.
Merci au Dr Hafid Ouchchak pour son invitation à prolonger l’entretien, à l’occasion d’une rencontre privilégiée.
Merci également au Dr Mohamed Zidouh, président du groupe d’amitié Maroc-France à la deuxième Chambre, pour le temps qu’il m’a accordé à la faveur d’un entretien téléphonique durant mon passage à Rabat. Très sensible à ses mots de bienveillants et sa volonté de s’assurer du bon déroulement de ma mission au Maroc. +d’images
Ce 600ème déplacement, depuis le début de mon mandat, en compagnie d’Emmanuel Macron au Royaume-Uni, où je réside depuis 1997, constituera un souvenir exceptionnel et inoubliable.
Très honoré d’avoir fait partie de la délégation officielle qui accompagne la visite d’État du Président de la République et Mme Brigitte Macron au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, en compagnie de mes collègues parlementaires Pieyre-Alexandre Anglade, Vincent Caure et Jean-François Rapin.
Très heureux que les journaux aient titré à l’issue de ce déplacement, “Paris-Londres : le grand rapprochement”.
Abbaye de Westminster
Première séquence pour la délégation officielle qui accompagne le président de la République, le cadre de l’Abbaye de Westminster, lieu de couronnement des rois depuis celui de Guillaume le Conquérant en 1066.
L’abbaye a également vu de nombreux mariages et enterrements royaux. C’est le lieu de sépulture d’une partie des rois et reines d’Angleterre et aussi des hommes et des femmes célèbres, dont William Shakespeare ou Isaac Newton.
Le président de la République et Mme Brigitte Macron ont été accueillis par le révérend Marc Birch, Recteur chanoine de l’abbaye.
La séquence s’est ainsi déroulée :
. Recueillement devant le tombeau du soldat inconnu et dépôt de gerbe
. Présentation par le Recteur des membres du corps collégial
. Intermède musical par le coeur de Westminster
. Prière prononcée par le Recteur
. Visite de l’abbaye
. Signature du livre d’or +d’images & vidéo
Palais de Westminster
Étape très attendue, le discours prononcé par le président de la République Emmanuel Macron au Palais de Westminster.
`
En 2008, j’avais suivi le discours du président Nicolas Sarkozy, un rang derrière les parlementaires, en qualité de conseiller à l’AFE pour le Royaume-Uni.
Autre perspective cette fois, aux côtés d’Emmanuel Macron, avec les ambassadeurs, face aux parlementaires britanniques (Commons et Lords) réunis en séance conjointe pour la circonstance.
À l’issue de son discours, Emmanuel Macron a été salué par une longue standing ovation des parlementaires.
Résumé des propos du président de la République Emmanuel Macron: 1. Renforcement du multilatéralisme et de l’ordre international
• le Président a souligné l’importance d’une coalition franco-britannique solide pour défendre un monde fondé sur les règles, face aux menaces de la Russie et à la montée de régimes autoritaires.
• Il a insisté sur la nécessité pour l’Europe de réduire sa dépendance économique vis-à-vis des États-Unis et de la Chine, en prônant une plus grande autonomie stratégique. 2. Coopération en matière de défense
• Il a annoncé un engagement à consacrer 3,5 % du PIB à la défense en France, tout en renforçant la coopération militaire entre Paris, Londres et l’Otan.
• Il a rappelé que le Royaume Uni et la France sont les deux seules puissances nucléaires en Europe, représentant ensemble 40 % des dépenses militaires du continent, et qu’ensemble ils peuvent bâtir le pilier européen de la défense. 3. Immigrations illégales
• Il a qualifié les traversées de la Manche de “fardeau partagé”, appelant à des résultats concrets via une coopération franco-britannique “humaine, solidaire et ferme” contre les réseaux de passeurs . 4. Soutien à l’Ukraine
• Emmanuel Macron a réaffirmé l’engagement sans faille à soutenir l’Ukraine dans sa résistance face à l’agression russe.
• Il a également évoqué la mise en place prochaine d’une force de sécurité paneuropéenne, discutée avec le Premier ministre Keir Starmer, pour un futur cessez-le-feu. 5. Paix au Moyen-Orient
• Le président a préconisé un cessez-le-feu urgent à Gaza et plaidé pour une solution à deux États en Israël-Palestine comme voie vers la paix. 6. Relance des échanges culturels et académiques
• Il a encouragé le développement des mobilités étudiants/chercheurs/artistes entre le Royaume Uni et la France, dans le sillage du nouvel accord jeunesse UE Royaume Uni.
Depuis le Brexit, cette mobilité est entravée par les Britanniques.
Pourtant ce passage a été particulièrement applaudi par les parlementaires britanniques. 7. Symbolisme culturel : prêt du Tapis de Bayeux
• En geste symbolique, Emmanuel Macron a annoncé le prêt historique du Tapis de Bayeux au British Museum (septembre 2026 – juillet 2027), en échange de la collection de Sutton Hoo. 8. Faire table rase du Brexit
• Il a qualifié le Brexit de “profondément regrettable” tout en soulignant le retour d’une relation retrouvée, grâce à l’orientation pro européenne du gouvernement de Sir Keir Starmer.
• Emmanuel Macron a appelé à ne “pas laisser la Manche s’élargir davantage” comme frontière entre leurs peuples. +d’images
À Carlton gardens, là où chaque 18 juin, nous célébrons l’Appel qui a marqué l’histoire de France, nous avons assisté au dépôt conjoint de deux gerbes par le président de la République, Emmanuel Macron, et par le Premier ministre, Keir Starmer, au pied de la statue du général de Gaulle.
Ils étaient accompagnés de Mme Brigitte Macron, et Lady Starmer.
David Lammy, secrétaire d’État aux Affaires étrangères du Commonwealth et du Développement, John Healey, ministre de la Défense et Sébastien Lecornu, ministre des Armées, étaient également présents.
À l’issue de la minute de silence, de la sonnerie aux morts, et des hymnes nationaux, le président de la République et le Premier ministre ont rencontré des vétérans, salué les élèves du lycée international Winston Churchill et leur directrice Mireille Rabaté, les représentants d’associations françaises et plusieurs élus des Français de l’étranger, dont Patricia Connell, présidente du conseil consulaire, et Marie-Claire Sparrow. +d’images & vidéo
C’est à l’issue de cette séquence, que le président de la République a pris une photo avec moi pour rendre hommage à Jérôme Notin, et son équipe, qui ont mis en œuvre le “17 cyber” (Lire le billet Cybersécurité : 17Cyber, le rêve devenu réalité !)
Château de Windsor – Dîner d’État
Profondément reconnaissant envers Emmanuel Macron de m’avoir inclus dans la délégation française, en compagnie de mes collègues parlementaires, le sénateur Jean-Francois Rapin, et les députés Pieyre Alexandre Anglade et Vincent Caure.
C’était un véritable honneur de représenter tous les Français établis hors de France d’être présenté à Leurs Majestés le Roi et la Reine au château de Windsor.
Côtoyer, lors du banquet d’État, la famille royale et de nombreuses célébrités du monde des affaires ou des artistes, à l’image des chanteurs Mike Jaeger, Elton John, Mika ou la comédienne Kristin Scott-Thomas, en compagnie du couple présidentiel et de nos ministres Jean-Noël Barrot, Sébastien Lecornu et Rachida Dati, donnait l’impression d’être au cœur d’un spectacle captivant.
Dans son discours, avec beaucoup d’humour et d’autodérision, le roi Charles III a cité le général de Gaulle pour justifier nos différences : “Les Anglais sont les Anglais, ce n’est pas leur faute !”
Dans un aparté humoristique, le roi a évoqué Astérix pour souligner les différences culturelles dans un climat de bon esprit et d’entente moderne entre les deux nations : « …Cette relation est fondée non seulement sur la coopération et la fascination mutuelle, mais aussi sur une compétition amicale et, parfois, oserai-je dire, la confusion. L’indomptable Gaulois, Astérix lui-même, et sans doute bien d’autres de ses compatriotes, ont eu le plus grand mal à comprendre notre chère “tasse de thé avec un nuage de lait” prise exactement à cinq heures de l’après‑midi… tout comme nous trouvons impossible de cuire une baguette aussi bien que vos artisans en France ! »
Le chef français Raymond Blanc était chargé de réaliser l’entrée, une “Assiette de légumes d’été, vinaigrette de tomates crues”, et le dessert, un “Parfait glacé au cassis sur un biscuit imbibé de cassis avec une gelée de fleurs de sureau”.
En hommage au chef français, la famille royale a tweeté sa photo en commentant : “L’entente cordiale in the kitchen”.
Impossible de conclure ce post autrement qu’en reprenant les mots du Président à l’issue de son toast : « Long live the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland. Long live France. Long live Franco British friendship. » +d’images
Mots d’ouverture du dîner d’État offert par Leurs Majestés le Roi Charles III et la Reine Camilla (voir la vidéo).
Château de Windsor – Discours du roi / Astérix
Merci à Nicolas Ribollet de m’avoir envoyé cet extrait du discours au moment où le Roi fait référence à “Astérix et ses compatriotes”, et que le cameraman oriente alors l’image sur moi :
“Bonjour Olivier, Je me suis mis hier soir un peu par hasard à regarder en direct les discours du Roi et du Président au château de Windsor.
Quelle joie de te voir à l’image au moment même où le roi citait l’un de nos plus grands personnages de BD !
Comme Buckingham Palace laisse rarement la place au hasard, je n’imagine pas juste une coïncidence.
En fait, j’y ai vu un très beau clin d’oeil britannique rendant hommage à ta passion et tes activités dans le domaine de la BD.
Amitiés, Nicolas ”
Peut-être que le clin d’œil était alors plutôt un hommage aux Français du Royaume-Uni, dont je fais partie depuis 1997 ?
Verbatim :
“L’indomptable Gaulois, Astérix lui-même, et sans doute bien d’autres de ses compatriotes, ont eu le plus grand mal à comprendre notre chère “tasse de thé avec un nuage de lait” prise exactement à cinq heures de l’après‑midi… tout comme nous trouvons impossible de cuire une baguette aussi bien que vos artisans en France !”
Imperial College
Environ 250 personnes étaient réunies à l’Imperial College pour assister à la première séquence de la seconde journée de la visite d’État.
Le président de la République a participé à une table ronde intitulée : « IA : de la science à la croissance », avec la participation de Demis Hassabis (co-fondateur DeepMind) ; Arthur Mensch (CEO Mistral AI) et en modérateur, Amanda Wolthuizen (Imperial).
Emmanuel Macron a appelé à une alliance stratégique en IA franco britannique, affirmant que “le partenariat… est critique” pour rattraper les États Unis et la Chine, en mutualisant talents, laboratoires et financements.
L’objectif est d’atteindre une masse critique européenne pour concurrencer les puissances technologiques mondiales.
Cette séquence montre une volonté claire du président Macron de faire de l’IA un moteur de croissance européen, porteur de souveraineté technologique, à travers des partenariats structurés entre la France, le Royaume-Uni et leurs écosystèmes universitaires et industriels.
Très heureux d’avoir retrouvé le philosophe Théodore Zeldin à cette occasion. Il était venu en octobre 2011 à Ashford pour participer à une conférence en faveur de la création d’un métro transmanche pour rapprocher la France du Royaume-Uni. +d’images
Clara Chappaz et Éric Lombard
Institut français – Diplomatie économique
À l’occasion de la visite d’État du Président de la République au Royaume-Uni, Éric Lombard, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique et Clara Chappaz, ministre déléguée en charge de l’Intelligence artificielle et du Numérique ont organisé une réception pour la communauté d’affaires française au Royaume-Uni.
En 2024, 152 projets venus du Royaume-Uni ont permis de créer ou maintenir 4843 emplois.
Le pays est le 3ᵉ investisseur en nombre de projets et le 2ᵉ en emplois générés.
La France enregistre avec le Royaume-Uni son plus important excédent bilatéral en biens, atteignant 10,6Mds€ en 2024, devant tous ses autres partenaires commerciaux. Les exportations françaises ont progressé de 9% depuis 2019, pour atteindre 37,7Mds€.
Dans le domaine du nucléaire civil, EDF annonce un investissement de 1,1 Md£ dans le projet Sizewell C, pour la construction de deux réacteurs EPR au Royaume-Uni.
Très heureux d’avoir retrouvé Pascal Cagni, président de Business France et les membres de la Team France du Royaume-Uni réunis : Henri Baïssas (Business France) ; Pierre Chabrol (conseiller économique à l’ambassade de France) ; Luc Bardin (CCEF), Ralph Crouan (French Tech London), Philippe Chalon (Cercle Outre-Manche) et Sébastien Joly (directeur de la Chambre de commerce franco-britannique). +d’images
Lord-Maire – Guildhall
Le deuxième jour de la visite d’État d’Emmanuel Macron au Royaume-Uni s’est conclu par un banquet d’État à Guildhall, organisé par Alastair King, Lord-Maire de Londres et la City of London Corporation.
Plus de 600 invités ont assisté au banquet, y compris Son Altesse Royale le duc de Gloucester, plusieurs personnalités politiques de haut rang et des chefs d’entreprise du secteur financier et des services professionnels tant au Royaume-Uni qu’en France.
Le hasard du placement m’a offert le privilège d’être face à Julien Clerc, accompagné par son épouse Hélène Gremillon.
Émouvant de retrouver ce lieu où j’avais assisté au banquet d’État, il y a plus de 17 ans en 2008, offert alors au Président Nicolas Sarkozy.
Les temps ont bien changé depuis que le Royaume-Uni est sorti de l’UE.
Le maire de Londres a salué un esprit de coopération renouvelé dans les relations entre le Royaume-Uni et l’UE et appelé à une collaboration plus étroite sur les services financiers.
La cérémonie était à la fois diplomatique et cérémonielle : le chef de l’État a prononcé un discours dans une atmosphère empreinte de solennité et de traditions londoniennes. Emmanuel Macron a notamment critiqué le Brexit d’une manière diplomatique : « Je suis très respectueux de la voix du peuple et du choix de votre pays il y a neuf ans. Mais je dois dire que l’Union européenne était plus forte avec vous, et vous étiez plus forts avec l’Union européenne. »
Après s’être rendu au British Museum, le président a également déclaré qu’après « un projet longuement mûri », la France allait prêter pour la première fois en 900 ans la Tapisserie de Bayeux au British Museum.
Plusieurs ministres français accompagnaient le Président : Sébastien Lecornu (Armées) ; Jean-Noël Barrot (Europe et Affaires étrangères) ; Rachida Dati (Culture) ; Éric Lombard (Économie) ; Benjamin Haddad (Europe) et Clara Chappaz (Numérique) avec laquelle j’ai travaillé sur la transposition de 3 directives européennes (NIS2, DORA, REC) dans le droit français. +d’images