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En circonscription en Algérie (2/3) – Oran (30 oct. & 01 nov. 2022)

Retour à Oran, sept ans après ma première visite. Il faut saluer la promotion de la ville, dont la visibilité sur la scène internationale a été accrue par de grands événements, qu’Alexis Andres, consul général de France à Oran, a qualifié de grandes réussites.

La délégation conduite par notre Président de la République a permis d’encourager le développement de la coopération entre la France et l’Oranie, comme nous l’avons évoqué avec le Wali d’Oran, Said Saayoud.

En plus de ses atouts économiques, comme ses ports maritimes, la ville, qui abrite la maison natale du couturier Yves Saint-Laurent, possède un potentiel touristique considérable.

Diplomatie parlementaire

Wali d’Oran

Rencontre avec le Wali d’Oran, Said Saayoud, en présence du maire d’Oran, et d’une importante délégation de dignitaires locaux.

Un long entretien a permis un échange approfondi et stimulant quant aux différents projets de développement d’Oran qui vient d’accueillir les Jeux méditerranéens et a reçu Emmanuel Macron, Président de la République.

Le Wali a décrit un tourisme dynamique, puisque la ville de 2,5 millions d’habitants a accueilli 18 millions de visiteurs cet été.

Said Saayoud a évoqué la réouverture de l’usine Renault, puis la venue de Stellantis en 2023, saluant la réforme historique de la disposition 49_51, permettant aux investisseurs d’agir désormais seuls en Algérie. Il a passé en revue les divers avantages fiscaux pour favoriser les investissements dans le pays qui n’est pas touché par la crise énergétique, liée à l’invasion russe en Ukraine.

Le Wali s’est félicité du fait que l’Algérie soit une porte vers l’Afrique, avec le développement du trafic maritime qui est naturellement destinée à l’accompagner en raison de ses trois ports. J’ai convenu que les trois ports de la ville d’Oran sont des atouts considérables. Ils vont se révéler d’autant plus lorsque la rocade sera mise en service dans les prochaines semaines. Les camions pourront éviter le passage au travers de la ville pour se rendre au port.

Après avoir chaleureusement remercié le Wali pour son accueil, fait de multiples attentions et de marques de considération, j’ai également exprimé ma gratitude pour sa disponibilité afin de trouver une solution qui permette aux élèves de l’annexe du Liad d’Oran de poursuivre leur scolarité jusqu’à la classe de terminale et pouvoir augmenter la capacité d’accueil.

Comme l’a rappelé Ahmed Henni, président du conseil consulaire, les capacités d’accueil des enfants à Oran sont le corollaire du développement économique.

Diplomatie économique

Développement économique – Tourisme

Afin de me permettre de prendre la mesure du potentiel de la ville concernant le tourisme, le consul général de France à Oran a organisé deux séquences :

> Dîner au restaurant « Villa Saint Tropez », dirigé par un compatriote en présence des conseillers des Français de l’étranger, des personnalités oranaises : journaliste, ancien député actuellement président de la chambre des notaires, architecte, responsable de la chambre de commerce, entrepreneurs.

J’ai été très heureux de rencontrer Abdou Benabbou, Me Benounnane et son épouse, Amal Seddiki, Sarah Belkacem, Rachid Ait Habib, accompagné d’Ahmed et Tema Henni, Mehdi Belatreche, Robert Mateo.

> Visite de la ville en compagnie d’architectes qui ont préparé un circuit Art déco

Le clou a été la découverte de la maison natale du couturier Yves Saint-Laurent, dont la restauration a été financée par un compatriote.

Communauté française

Consulat

Alexis Andres, consul général de France à Oran, nous a présenté les différents services du poste à la délégation.

Le traitement des demandes de visa est décomposé en plusieurs phases, de la quittance et la pré-instruction des dossiers, en passant par l’instruction dont sont chargés les agents titulaires du Quai et la délivrance.

Le flux de demandes suit une hausse progressive, jusqu’à atteindre en moyenne 350 dossiers à traiter par jour.

Différentes étapes de contrôle sont observées, de la vérification des éléments matériels (réservation d’un vol AR, hébergement, antécédents des demandes de visa précédentes, interrogation de la banque de données des pays Shenghen qui permet de savoir si un autre pays a déjà opposé un refus dans les trois mois précédents).

La mise en place de France visa est attendue dans quelques mois. Elle permettra de sécuriser davantage le document par l’instauration d’un QR code, la France étant l’un des derniers pays de l’espace Shenghen à signer encore ses visas.

La répartition des dossiers entre les différents agents chargés de la pré-instruction est délibérément le fruit du hasard.

La dématérialisation de la procédure de demande de visa n’est pas, selon les agents interrogés, une évolution souhaitable dans la perspective de la lutte contre la fraude.
En cas de doute, un visa retour est octroyé. Il impose au demandeur de se manifester auprès du poste à l’échéance du visa. En cas de refus d’un visa, les motifs ne sont pas détaillés. Le consulat général encourage les demandeurs qui souhaitent une prise en compte d’éléments particuliers de faire un recours circonstancié.

Un agent dédié est chargé du traitement des demandes d’état civil comme des demandes de CNF. Un autre est chargé du traitement des demandes des capacités à mariage et des auditions des futurs mariés.

Sur environ 500 demandes, à peine 50 sont refusées. C’est le parquet qui dispose du dernier mot.

J’ai pu constater une ambiance de travail enthousiaste des agents du consulat, dont un nombre important est là depuis sa réouverture depuis 2007.

Résidence

Alexis Andrès, consul général de France à Oran, m’a reçu à la Résidence de France avec les élus des FDE en présence d’Eric Carro, consul adjoint, et de son épouse, de Romain de Tarlé, directeur de l’Institut français et du père Modeste du diocèse d’Oran.

Nous avons eu l’occasion d’évoquer la difficulté d’entretenir les liens avec la communauté française et celle d’encourager la transmission du français en son sein.

Ahmed Henni, président du conseil consulaire et également président de l’UFE, a fait part des difficultés d’animer la vie de la communauté française dans le cadre d’une association.

Mehdi Belatreche, conseiller des Français de l’étranger, a insisté sur la difficulté d’entretenir le sentiment d’appartenance au sein d’une communauté souvent mal à l’aise avec le français. L’action des Instituts pour diffuser la culture française, en dehors même des grandes villes de l’Oranie, a été expliquée et saluée.

Le consul général a souligné ses efforts pour nouer des liens hors les murs du consulat, afin de promouvoir la France partout dans cette grande circonscription consulaire. Il a invité les élus à une collaboration pour leur permettre de jouer leur rôle d’animation de la communauté française.

Enfin, la nécessité de lever les blocages à l’investissement en Algérie, qu’il s’agisse de la mise en oeuvre des réformes du sponsoring, des avantages fiscaux comme des transferts d’argent ont été abordés.

Nous avons pu faire le point sur les entretiens menés jusqu’alors et les avancées qui pourraient être obtenues, notamment en matière de scolarité et d’enseignement du français, en particulier à destination des Français en Oranie.

Enseignement

Lycée International Alexandre Dumas (Liad)

Visite de l’annexe du Liad d’Alger suivi d’une rencontre avec les parents d’élèves du Liad en seconde, en compagnie d’Alexis Andres, consul général de France à Oran, Ahmed Henni, pdt du conseil consulaire d’Oran, Mehdi Belatreche, conseiller des FDE et Robert Mateo, représentant de Yolande Mateo, conseillère des FDE

Lors de ma venue à Oran en 2015, en compagnie de Bernard Emié, ambassadeur de France à cette époque, l’école française d’Oran n’était qu’un projet.

C’est désormais une réalité.

De la primaire à la seconde, le LIAD est l’annexe du Lycée international Alexandre Dumas d’Alger et accueille aujourd’hui 238 élèves à Oran. Il affiche complet.

Accueillis par M. Tandjaoui, coordonnateur du collège, nous avons visité le site en l’absence d’élève pour cause de vacances scolaires.

Saisi par Ahmed Henni de la détresse des familles dont les enfants ne pouvaient plus être scolarisés à Oran après la 3e, j’étais intervenu auprès de l’ambassadeur François Gouyette pour le sensibiliser afin de convaincre l’AEFE d’étendre la scolarité à la classe de seconde.

L’annonce de l’ouverture d’une classe de seconde avait été accueillie par un immense soulagement par les parents d’élèves. L’action concertée de ces derniers, des conseillers des Français de l’étranger et de l’ambassadeur François Gouyette a porté ses fruits.

14 élèves ont ainsi pu bénéficier de l’ouverture d’une classe de seconde lors de la dernière rentrée de septembre, ce qui était mon objectif prioritaire pour la circonscription.

J’ai eu le plaisir de rencontrer l’association des parents d’élèves dont le bureau a été récemment élu, à la faveur de mon passage à l’Institut français d’Oran.

Des femmes remarquables et très engagées ont expliqué leur soulagement lors de l’annonce d’une classe de seconde cette année, les solutions pour scolariser leurs enfants à Alger n’étant pas adaptées. Elles ont pu exprimer leurs inquiétudes quant à l’absence de structure locale pour les classes de première et terminale.

J’ai évoqué avec elles les différentes possibilités, appelant à la définition d’un plan École à Oran, qui réunirait l’ensemble des acteurs concernés y compris les écoles bénéficiant du label France Éducation.

Une revue des différentes alternatives pouvant permettre la scolarisation des élèves jusqu’en classe de Terminale doit être faite afin d’offrir un choix aux parents concernés début 2023 et éventuellement d’attirer des enfants algériens soucieux d’un enseignement francophone de qualité pour préparer leur entrée dans des universités algériennes qui proposent un enseignement francophone.

Il est également nécessaire de concrétiser le développement de l’annexe du Liad afin de contribuer à l’accomplissement de l’objectif du Président de la République de doublement des objectifs d’ici à 2030.

Une extension du site du Liad apparait possible à Oran.

L’expertise du consul général Alexis Andres qui a occupé dans le passé les fonctions de conseiller culturel pour l’Algérie et le soutien indéfectible des élus aux combats des parents d’élèves constituent de formidables ressources.

Je suis reparti confiant dans leur capacité à poursuivre les progrès observés ces dernières années. +d’images

Culture

Institut Français

Accueillis par Romain de Tarlé, directeur, nous avons visité l’Institut Français Oran.

L’espace Campus France, qui permet aux futurs étudiants souhaitant poursuivre leur formation dans l’enseignement supérieur en France, traite plus de 3000 dossiers par an.
Plus de 700 dossiers sont acceptés chaque année.
L’Algérie est le 3ème pays d’origine pour le nombre d’étudiants étrangers dans notre enseignement supérieur.

L’objectif de l’IF est de proposer des ateliers aux demandeurs, dont le niveau de maîtrise du français est inégal, afin de leur permettre de présenter des dossiers de meilleure qualité.

L’activité de l’IF est marquée par un bon dynamisme s’agissant des cours de français, en raison de sa capacité à proposer de nouveaux créneaux. On observe une forte progression de la demande chez les enfants.

La visite de la Médiathèque a été l’occasion de constater l’enthousiasme de ses deux responsables, qui s’efforcent d’offrir un espace de lecture et de travail au grand public.

Cet espace accueille par exemple des rencontres littéraires.

Le stock d’ouvrages a été adapté en 2012 en direction de cette cible et est régulièrement renouvelé. Ainsi, 450 ouvrages ont été acquis au Salon international du Livre d’Alger. Le fond est accessible en ligne via un catalogue numérisé. Avec les apprenants du français qui bénéficient de la gratuité, la Médiathèque peut se prévaloir de 4000 adhérents.

Le dynamisme des Médiathèques est notamment à mettre au crédit d’un réseau bien animé, qui permet aux responsables de bénéficier d’échanges et de formations. +d’images

Sanctuaire Santa Cruz

Visite de Santa Cruz avec Monseigneur Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger.

Il y a plus de 7 ans, je m’étais rendu sur le chantier du sanctuaire de Santa Cruz dont l’état me paraissait si alors délabré que j’imaginais qu’il faudrait plus d’une décennie pour le remettre en état.

Les élus consulaires des Français d’Algérie, Radya Rahal (Alger) et Ahmed Henni (Oran), avaient déposé un dossier pour obtenir une partie de ma réserve parlementaire d’alors pour contribuer à l’effort de restauration.

Si la foi déplace les montagnes, j’ai pu observer qu’elle est également capable de rendre sa majesté à un site restauré dans son esprit initial.

Observée au travers d’un petit trou dans une palissade, j’ai retrouvé une chapelle transfigurée.

Grâce au dessin d’un frère de la communauté chrétienne de Taizé et au talent de deux artistes oranaises, le blanc immaculé de la chapelle s’est animé d’un festival de formes et de couleurs.

« C’est par les couleurs de Santa Cruz que ce lieu embrasse un passé chahuté et ouvre un avenir réconcilié » conclut Mgr Vesco dans l’ouvrage consacré au sanctuaire. +d’images

Devoir de mémoire

Cimetières de Petit Lac & Tamazouët

Ce 1er novembre, je me suis rendu sur le site des cimetières de Petit Lac et Tamazouët, où nous avons été accueillis par Jean Jacques Lion, président du collectif de sauvegarde des cimetières de l’Oranie et par Abdelkader Ouarad, délégué à Oran.

En compagnie d’Alexis Andres, consul général de France à Oran, Ahmed Henni, président du conseil consulaire d’Oran, Mehdi J Belatreche, conseiller des FDE et Robert Mateo, représentant de Yolande Mateo, conseillère des FDE, nous avons déposé une gerbe devant l’un des monuments du souvenir.

Comme de nombreux Français pendant la Toussaint, nous nous sommes recueillis en mémoire de tous les Français morts pour la France et de nos proches.

Nos élus des Français de l’étranger ont tenu à m’emmener devant la tombe du père Thierry Becker, un prêtre polyglotte, disparu l’an dernier, que « tous les Français d’Oran aimaient », m’a confié Ahmed Henni.

Jean-Jacques Lion m’a expliqué les travaux d’aménagement du cimetière chrétien de Tamazouët, dont la surface de 18 hectares a été ramenée à 10 hectares. Pour y parvenir, une opération a rassemblé les restes de plus de 10.000 tombes à Oran dans un ossuaire de regroupement, récemment repeint en blanc.

Un carré de 360 tombes a été rénové grâce au financement conjoint de l’association et de la région Sud Paca.

« Leur dignité sera notre fierté » est la devise de l’association.

Nous nous sommes rendus ensemble au cimetière du Petit lac créé le 9/3/66 pour regrouper toutes les dépouilles des soldats tombés pendant la guerre d’Algérie. 3500 militaires tombés dans les différents conflits reposent dans cet endroit qui suscite l’émotion dès que l’on y pénètre.

Nous avons aussi visité la chapelle rénovée et rouverte depuis le 16 juin 2019 qui abrite une exposition intitulée « l’Algérie et la grande guerre. » +d’images

Algérie – Attentes prioritaires des Français établis en Algérie

À la veille d’une année importante pour la relation entre la France et l’Algérie et marquant le soixantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, Rachid Temal, président, nous a convié à l’assemblée générale du groupe d’amitié France-Algérie, ce 1er décembre.

Après avoir évoqué l’actualité de la relation bilatérale qui avait été commentée la semaine précédente par notre ambassadeur François Gouyette, en poste à Alger, le Président Temal m’a offert l’opportunité de partager lés principaux sujets de préoccupations de nos compatriotes établis en Algérie remontés par nos élus des Français de l’étranger : Radya Rahal (Alger), Ahmed Henni (Oran) et Sabri Mele (Annaba).

Il ressort un problème général lié à la mauvaise voire non application d’accords bilatéraux par l’Algérie.

Le premier d’entre-eux concerne les retraites des Français ayant cotisé au régime de la CASNOS (Caisse des non-salariés) pendant leurs années d’activité en Algérie.

Contrairement aux Français qui ont cotisé au régime général de la CNR (Caisse Nationale des Retraites), les cotisants à la CASNOS (commerçants, artisans, professions libérales) sont exclus du droit au transfert de leur retraite en France lors de leur retour définitif, car exclus de la convention franco-algérienne de sécurité sociale.

Il serait bon de pouvoir réparer cette situation qui pénalise ces compatriotes dont la plupart ont fait toute leur carrière en Algérie et n’ont pas de retraite française.

En matière d’Entraide judiciaire, la commission mixte chargée d’intervenir dans les (enlèvements) déplacements d’enfants ne se réunit plus.

La non application par l’Algérie de la convention concernant le transfert des dividendes crée un phénomène de double imposition.

Le Président Temal a pris ensuite les avis des membres pour déterminer les projets du groupe d’amitié pour 2022 en évoquant l’idée d’un colloque sur l’avenir de la jeunesse des deux pays.

J’ai évoqué mon projet « Visa Tech pour Vivatech » destiné à faciliter la venue des start-upers de la Tech algérienne au salon Vivatech, avec le concours de la chambre de commerce et d’Industrie algéro-française (CCIAF).

Le président Temal a accepté d’envisager une audition de Michel Bisac, président de la CCIAF.

En circonscription à Bahreïn – Manama (14-15 nov. 2019)

Conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar depuis quelques mois seulement, Rosiane Houngbo-Monteverde, a déjà acquis une certaine expérience et accomplit avec assurance sa mission d’élue locale au service de tous.

Elle a pris à cœur de me faire rencontrer les acteurs de notre communauté et découvrir des personnalités inspirantes à l’occasion de ce second déplacement à Bahreïn dans le but de m’exprimer sur la cybersécurité, qui constitue ma priorité pour ce pays, lors de la réunion régionale des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF).

Politique

Conseil de la Choura

Jérôme Cauchard, ambassadeur de France a organisé un dîner à la Résidence de France qui m’a permis de revoir Jamel Fakhro, vice-président du conseil de la Choura et président de KPMG Bahreïn qui m’avait accueilli à son domicile lors de mon précédent voyage.

M. Fakhro était accompagné de Khalid Hussain Al-Maskati, président de la commission Finances et Affaires économiques du conseil de la Choura.

Lors de cette réunion qui s’est tenue en présence de Rosiane Houngbo-Monteverde et de Jean-Christophe Durand, président de la Chambre de commerce France-Bahreīn, nous avons évoqué le sujet de la cybersécurité et celui de cyberdéfense qui constituent mon axe prioritaire pour le Bahreïn.

Nous avons abordé d’autres questions, telles que les finances ou le Brexit, car le Bahreïn entretient des relations importantes avec le Royaume-Uni.

Merci à Jérôme Cauchard pour sa contribution à l’enrichissement de la relation entre le Sénat et la Choura qui étoffe encore la relation bilatérale entre nos deux pays. +d’images

Entrepreneuriat

Rencontre régionale des CCEF

À l’invitation de Jacques Michel, président de CCEF Bahreïn, j’ai participé à la réunion régionale Proche et Moyen-Orient des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) organisée à Bahreïn.

Après une présentation géopolitique des pays de la région (Égypte, UEA, Turquie, Irak, Iran, Liban, Jordanie, Koweït, Bahreïn, Qatar) et un exposé sur l’évolution de l’offre de financement et d’assurance export, une table ronde a débattu de la transition énergétique régionale : « du pétrole à l’après-pétrole ».

Je suis intervenu lors de la table ronde consacrée à la cybersécurité intitulée « La menace cyber en zone PMO : réalités et conséquences ». J’ai rappelé que la promotion du savoir-faire français en matière de cybersécurité constituait ma priorité d’action pour Bahreïn.

Cet objectif est né de ma rencontre avec Jean-Christophe Durand, président de la chambre de commerce France-Bahreïn, et Rim Jalali, directrice de la chambre, lors de ma première visite en avril dernier (compte-rendu).

L’économie locale dispose d’un secteur financier particulièrement développé et autorise l’implantation d’entreprises étrangères sans s’associer à un « sponsor ». Cela constitue une belle opportunité pour nos entreprises du domaine de la cyber. Pour mobiliser leur attention, j’ai fait appel au Cybercercle, think-tank dédié à la cybersécurité et dirigé par Bénédicte Pillet.

Au cours de cette table ronde, j’ai débattu aux côtés de Bernard Labatut, Senior Advisor du Cybercercle et Olivier Nautet, responsable Cybersécurité.

Nos ambassadeurs Jérôme Cauchard (Bahreïn) et François Gouyette (Arabie Saoudite) ont conclu la journée.

Ce tour d’horizon régional m’a permis d’accumuler un nombre d’informations élevé tout en croisant les regards.

Cet événement m’a également permis de rencontrer Hervé Majidier, conseiller consulaire pour l’Égypte et président de la CCI France-Egypte.

Merci à Jacques Michel pour son accueil et bravo à son l’équipe pour cette organisation méticuleuse. +d’images

PME – Café « Chez Ségo »

Pour marquer mon retour à Bahreïn, Rosiane Houngbo-Monteverde m’a proposé de découvrir le café « Chez Ségo » qui a ouvert le mois dernier dans le quartier des ministères.

Ségolène Crêtaux est une jeune femme énergique et déterminée. Après une licence chez Vatel, elle a obtenu un master en Hospitality Management à l’AIM Paris.

Première expérience professionnelle à Dubaï, puis retour à Lyon, sa ville natale, où elle rencontre celui qui va devenir son mari et avec lequel elle va venir s’établir à Bahreïn.

Partenaire minoritaire d’une équipe qui va ouvrir un établissement dans le Royaume, elle va vendre ses actions et lancer sa propre affaire en compagnie de son mari.

Ils ont choisi une décoration qui nous plonge dans l’art de vivre à la française du 18ème siècle, avec un souci du détail qui fait de chaque élément un objet de curiosité. Leurs clients aiment ce saut dans le temps, car la France de Louis XVI est une époque cliché très populaire dans le Royaume de Bahreïn.

Ségolène m’a aussi fait découvrir les mets de sa composition, hautement plébiscités par sa clientèle : croissants à la truffe et œufs bénédicte à l’avocat. Concernant la pâtisserie, j’ai savouré ses mini-éclairs, dont le format s’adapte aux goûts locaux tout en variant les parfums.

Au vu de la carte, on comprend pourquoi un ministre en vue du pays s’arrête chaque matin chez Ségo, avant d’aller au bureau. +d’images

Communauté française

Réunion d’information

À la faveur de mon second déplacement à Bahreïn, Rosiane Houngbo-Monteverde a convié la communauté française établie dans le royaume à venir échanger avec nous, en présence de notre consule Sophie Guégan.

Ce fût l’opportunité de rencontrer une cinquantaine de compatriotes pour discuter de leurs principales préoccupations : CSG-CRDS, disparition des actes notariés au consulat, carte vitale, évolution des services consulaires…

J’ai eu le plaisir de retrouver Jean de Tinguy, membre de l’UFE et Éric Kayser, que j’avais connu à Ashford il y a 20 ans alors qu’il aidait les entrepreneurs français à s’établir dans le Kent.

J’ai exprimé ma gratitude à tous les participants d’avoir pris sur leur week-end pour venir à ma rencontre.

Félicitations à Rosiane d’avoir su les mobiliser dans un délai aussi bref et plus globalement pour son action au service des Français de sa circonscription. +d’images

En circonscription en Arabie Saoudite – Riyad (8-9 avril 2019)

(de gauche à droite : Mazen Hakki, Nadia Chaaya, François Gouyette, OC, Roland Raad) 

Retour en Arabie Saoudite, quatre ans après mon premier passage à Jeddah et Médine.

Mes remerciements à François Gouyette, ambassadeur de France en Arabie Saoudite, pour son remarquable accueil et l’organisation de rencontres qui m’ont permis de prendre la mesure des changements considérables en cours dans ce pays.

Je suis sincèrement reconnaissant envers Roland Raad, conseiller consulaire Arabie Saoudite II et Koweït,  à l’initiative de ce déplacement, qui m’a accompagné lors de chaque étape.

Très touché par la présence de Nadia Chaaya et de Mazen Hakki, conseillers consulaires Arabie Saoudite I, venus spécialement de Jeddah pour participer avec nous à la réception organisée par l’Ambassadeur avec la communauté française.  + d’images

Politique

Conseil de la Choura

Réunion au Majliss al Shura (Assemblée consultative), avec le Prince Khalid Al Saud, président du groupe d’amitié France-Arabie Saoudite et de nombreux membres du groupe d’amitié.

Ceux-ci ont partagé leur position sur de nombreux sujets de politique extérieure, afin de me permettre de comprendre leur perception des principaux enjeux régionaux. J’ai apprécié leurs nombreuses marques d’amitié envers la France qui démontrent une véritable volonté d’approfondir nos relations bilatérales.

Les membres de la Choura sont nommés par le Roi pour un mandat d’une durée de 4 ans. 20% des sièges sont attribués aux femmes.

A l’issue de l’entretien, Mme Hoda Abdulrahman Al-Helaissi, membre de la Choura, m’a permis de découvrir un aperçu du palais. Désireux de connaître l’origine de sa parfaite maîtrise de notre langue, celle-ci m’a confié qu’elle avait fait ses études au lycée Charles de Gaulle de Gaulle… de Londres. + d’images

Fondation Misk

Visite de la fondation Misk, créée en 2011 par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, pour participer au développement culturel et intellectuel de la jeunesse saoudienne.

Dans la perspective du plan « vision 2030 », la fondation a pour objectif de sensibiliser les jeunes saoudiens à une culture d’entrepreneuriat et d’autonomisation.

Preuve de la féminisation en cours, j’ai été frappé de voir que dans la majorité des départements, ce sont de brillantes jeunes femmes qui m’ont décrit le champ des activités de leur équipe mixte. Une situation qui était inimaginable lors de ma précédente visite en 2015. + d’images

Entrepreneuriat 

Conseil d’affaires franco-saoudien

Mohammed Bin Laden, président du conseil d’affaires franco-saoudien m’a accueilli à son domicile pour un déjeuner, en compagnie de notre ambassadeur François Gouyette, du conseiller consulaire Roland Raad, de plusieurs conseillers de l’ambassade de France et de membres éminents de ce conseil d’affaires.

L’intégralité des discussions s’est tenue en français. Bien difficile de détecter le moindre accent chez nos interlocuteurs saoudiens, tant leur maîtrise de notre langue et de notre culture était affirmée.

Nous avons échangé sur l’actualité politique et économique. J’avoue avoir été circonspect en découvrant qu’ils semblaient parfois mieux avertis que nous sur certaines nominations à venir en France. + d’images

CCEF

Réunion de la section locale des conseillers du commerce extérieur français (CCEF), présidée par Antoine Toussaint, en compagnie de Roland Raad, conseiller consulaire et de Alain Chouan, conseiller commercial pour échanger sur l’importante évolution observée dans le pays depuis 4 ans.

La grande « vision 2030 » pour sortir du « tout pétrole », soutenue par le leadership puissant et déterminé du prince héritier Mohammed Ben Salmane, est en train de transformer le pays.

Celui-ci combat l’organisation des ministères en silo en instaurant une action transversale. Il a ouvert le pays au tourisme non religieux et aux loisirs.

En introduisant plus de tolérance et en affichant le souci d’ouvrir la société aux jeunes, le Prince a obtenu une grande popularité. Cela se comprend : 70% de la population a moins de 30 ans. De plus, la féminisation gagne du terrain à tous les niveaux.

Le pays nécessite beaucoup de moyens financiers et humains pour un retour sur investissement parfois difficile à appréhender.

L’absence de transport en commun génère d’importants problèmes de trafic routier. Avec 9000 morts par an sur les routes pour 32 millions d’habitants, l’Arabie saoudite affiche un taux de mortalité routière 6 fois supérieur à la France. Le litre d’essence coûte désormais de 0,32 à 0,50 euro par litre, suite à une augmentation de 50% des prix.

Dans le cadre de la vision 2030, 40Mds euros sont prévus pour les transports en commun. Voilà un exemple, parmi tant d’autres, d’une opportunité sectorielle offerte par le pays à nos entreprises. + d’images

RATP Dev – projet de métro

Présentation du projet de métro de Riyad qui prévoit la construction de 5 lignes.

Les deux premières lignes de métro ont été confiées à la société française RATP Dev.

Un « Visitor Center » a été créé pour permettre d’évaluer la portée du plus grand chantier mondial actuel en matière de transport public.

Denis Guillois, general manager RATP Dev Saudi Arabia, m’a précisé que l’inauguration de la première ligne de métro était programmée le 21/1/2020, et que la seconde devait entrer en service en octobre 2020.

Les rames de métro pour ces lignes viendront de Siemens, sous-traitant de la société française pour ce contrat. + d’images

Bolloré – logistique

Rencontre avec Alexandre Joseph, CEO français de la Joint Venture entre Bolloré et Bahri, filiale d’Aramco. Créée le 1/1/18, BahriBolloré logistics est le bras logistique de la vision 2030 saoudienne.

Le savoir-faire de la société Bollorê a séduit les Saoudiens lors de l’appel d’offres qui visait à transporter tout ce qui relève du ministère de la Défense. Alexandre Joseph me confiait que 60% des sociétés étrangères qui s’installent en Arabie saoudite ont des problèmes logistiques. C’est donc une belle opportunité pour Bolloré de développer ses affaires.

Le manager prévoit d’accueillir, le mois prochain, 250 PME au palais royal à Riyad afin de les inciter à s’installer dans le pays. + d’images

Enseignement français

Lycée français

Visite du lycée français de Riyad  organisée par Yannick Ezequel, chef d’établissement.

Ce lycée qui accueille 1190 élèves de la maternelle à la terminale, enregistre 100% de réussite au baccalauréat.

J’ai apprécié le haut niveau de sécurité de l’établissement qui ne laisse rien au hasard, la qualité des infrastructures sportives et de l’auditorium qui pourrait avoir sa place au Senat.

Les représentants des élèves ont unanimement loué l’évolution positive du confort offert par le lycée dans les dernières années. J’ai félicité le président du comité de gestion pour ces résultats.

Pour finir, une réunion autour des représentants des parents, des enseignants, des élèves et du comité de gestion nous a permis de débattre de nos visions respectives de l’enseignement français à l’étranger. + d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Riyad qui est l’une des 5 antennes AF en Arabie saoudite avec Jeddah, Al Khobar et La Mecque.

Près de 3000 étudiants ont fréquenté l’AF d’Arabie saoudite en 2018, et 1038 ont passé le DELF et le DALF l’année dernière.

Dans le cadre de la coopération éducative, le label CELF arabe (certificat d’établissement de langue française) a été mis en place en 2019. + d’images