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Médias – “Le gouvernement fait le jeu des pirates pour écouter aux portes” (Le Canard Enchainé – 28/01/2026)

Extrait  : Dans le cadre de la proposition de loi contre le narcotrafic examinée en mars dernier par le Parlement, l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et celui de la Justice Gérald Darmanin avaient tenté d’imposer des backdoors (« portes dérobées », en bon français), un dispositif permettant de casser le chiffrement des discussions privées et de contraindre les messageries cryptées à livrer les discussions de leurs utilisateurs aux enquêteurs. Mais la disposition avait été rejetée tout net par les parlementaires.

Le vieux disque des “backdoors”

Et pour cause… « Les backdoors reviennent à espionner les gens et remettent en cause le droit à la vie privée et à la protection des données, affirme le sénateur centriste Olivier Cadic. On est en train de préparer le terrain pour qu’un régime autoritaire s’installe ! »

De quoi péter un câble ! Les portes dérobées affaiblissent aussi la sécurité des applications. Si on décodait une partie des conversations, toutes se retrouveraient fragilisées. Dès lors, les failles pourraient être exploitées par les services de renseignement… mais aussi par des groupes criminels et des États hostiles contre lesquels ils prétendent justement lutter. Un sacré bug !

Pour s’assurer que les ministres régaliens n’essaient pas de revenir par la fenêtre pour imposer des portes dérobées, Cadic avait introduit dans le projet de loi Résilience contre les cyberattaques un amendement les interdisant formellement, et ce avec le soutien du Premier ministre de l’époque, François Bayrou. Dix mois plus tard, le gouvernement refuse d’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée ce texte, qui transcrit dans le droit français plusieurs directives européennes visant à prévenir les entreprises et les administrations contre les piratages.

En décembre, Matignon a même demandé au sénateur Cadic de jeter son amendement à la corbeille, ce qu’il a refusé de faire. Pour le court-circuiter, le ministère de l’Intérieur songe désormais à faire voter une loi autorisant les backdoors avant l’entrée en vigueur des directives européennes en France…

Lire l’article de Fanny Ruz-Guindos Le gouvernement fait le jeu des pirates pour écouter aux portes sur le site du Canard Enchainé

Médias – « Espionnage : Ciblés par des cyberattaques chinoises, des parlementaires français prennent le sujet hackeur » (Libération – 03/05/2024)

Entretien par Arnaud Vaulerin (Libération) au sujet des sept parlementaires français, dont je fais partie, qui ont été la cible d’une cyber-attaque commanditée par l’État chinois.

Au total, cette attaque a visé 116 parlementaires issus de 15 pays, tous membres de l’IPAC, l’Alliance interparlementaire sur la Chine.

Lire l’article sur le site Libération : Espionnage : Ciblés par des cyberattaques chinoises, des parlementaires français prennent le sujet hackeur

EXTRAIT :

«Dictature 2.0»

Olivier Cadic a «mal pris» d’avoir été laissé dans l’ignorance de l’attaque. Sénateur représentant les Français établis hors de France (groupe union centriste), il a lui aussi été victime d’APT31, même s’il reconnaît n’avoir que des informations parcellaires. «Le Parlement est attaqué, il doit se défendre, réagit Cadic, qui n’envisage pas une action en justice. Il appartient aux parlementaires de se saisir, de lancer leur investigation. Vu que le gouvernement ne m’a pas averti, j’entends aller au bout pour comprendre ce qui s’est passé, pourquoi l’information a-t-elle été tue et répondre à ceux qui nous attaquent, qui sont prêts à tout pour nous intimider

Lundi, lors des questions au gouvernement, le sénateur Cadic, également membre de l’Ipac, a posé une série de questions au ministre des Armées. «Face à un acte de cyberguerre commis par une dictature 2.0, […] quelles sont les mesures mises en place pour contrer les attaques d’APT31 ? Allez-vous demander l’ouverture d’une enquête et que prévoyez-vous pour renforcer l’assistance aux parlementaires ?» La porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot, n’a pas épilogué au-delà du «suivi particulier d’APT31 par l’Anssi et les investigations sur le plan national». Bernard Jomier : «Cette réponse n’est pas du tout au niveau de l’importance de l’attaque. Est-ce parce qu’il ne faut pas faire de vague avant la venue de Xi Jinping en France ?»

Lire l’article sur le site Libération : Espionnage : Ciblés par des cyberattaques chinoises, des parlementaires français prennent le sujet hackeur