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Sénat – Art. 50-1 – Situation au Proche et Moyen-Orient (Vidéo 10m)

Ce 25 mars, intervention au nom du groupe Union centriste, dans le cadre de la “déclaration du Gouvernement, suivie d’un débat, en application de l’article 50-1 de la Constitution, portant sur la situation au Proche et Moyen-Orient”.

Sébastien Lecornu, Premier ministre, s’est exprimé au nom du gouvernement.

Face à l’escalade au Moyen-Orient, j’ai alerté sur un basculement stratégique majeur, dénoncé le rôle déstabilisateur de l’Iran et appelé la France à une réponse claire pour défendre la souveraineté du Liban face au Hezbollah qui n’est pas un acteur libanais. Au cœur de la crise, nos compatriotes au Moyen-Orient s’organisent et s’entraident. Ils sont une force pour la France qui est pleinement mobilisée à leurs côtés.

VERBATIM de mon intervention

Médias – Olivier Cadic : “Ce ne sont pas les Libanais qui ont décidé de créer le conflit avec Israël, ce sont bien les Gardiens de la Révolution” (Public Sénat – 25 mars 2026 – Vidéo 1’50)

Lors de la séance de questions d’actualité au Gouvernement (QAG) du 25 mars, la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences économiques ont dominé les échanges.

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a notamment été interrogé sur la situation au Liban, alors que les bombardements israéliens contre le Hezbollah au sud se poursuivent. À l’issue de la séance, j’ai été invité sur le plateau de Public Sénat pour analyser la situation au Liban, où je m’étais rendu mi-février, et réagir aux propos de Jean-Noël Barrot.

Voir également mon intervention, le soir même, au nom du groupe Union centriste, dans le cadre du débat sur la situation au Proche et Moyen-Orient (article 50-1). VIDÉO

VERBATIM

Tâm Tran Huy – Benjamin Netanyahou affirme qu’Israël est en train d’élargir, je le cite, sa zone tampon au Liban. Olivier Cadic, un dernier mot sur le Liban ?

Olivier Cadic – J’étais au Liban il y a un mois. J’ai rencontré le président Joseph Aoun, qui me disait que, effectivement, l’action de désarmement du Hezbollah était en cours. C’est aussi ce que me disait notre ambassadeur, Hervé Magro. Force est de constater que ce n’est pas le cas, que le Hezbollah est très armé et tout à fait prêt à mener la guerre.

On sait maintenant que ce ne sont pas des Libanais, ce sont les Gardiens de la Révolution qui sont sur le terrain. Actuellement, au nord de la frontière israélienne, au Sud-Liban, ce sont vraiment les Gardiens de la Révolution qui sont au contact avec les forces israéliennes.

Et, encore une fois, ce à quoi nous avons à faire : ce ne sont pas les Libanais qui ont décidé de créer le conflit avec Israël, ce sont bien les Gardiens de la Révolution qui se sont mis à attaquer Israël. C’est cela la situation. Effectivement, Israël est en train de réagir et ce qui gêne beaucoup les Libanais, c’est qu’ils sont confrontés chez eux avec le Hezbollah, qui est à la fois politique, qui siège au niveau du gouvernement, qui siège dans le parlement et qui, en même temps, déclare la guerre à leurs voisins sans simplement en référer ni au gouvernement ni au Parlement. Ils se mettent hors la loi. Le ministre de la Justice libanais a d’ailleurs considéré qu’ils devaient être poursuivis pour sédition. Et l’action de Joe Raggi, le ministre des Affaires étrangères, est véritablement ultra-courageuse de dire que maintenant, cela suffit au nom du Premier ministre et du Président, de dire que l’ambassadeur d’Iran doit être persona non grata. C’est un vrai progrès et je suis ravi que notre ministre l’ait souligné.

Médias – “Ukraine, Levant, mer de Chine : penser l’engrenage mondial” (Tribune)

Ukraine, Levant, mer de Chine : penser l’engrenage mondial

Olivier Cadic, Sénateur des Français établis hors de France et Président du groupe France-Pays du Golfe au Sénat.

Article publié dans l’infolettre UDI du 6 mars 2026

Le monde est entré dans une phase d’engrenage stratégique. Les crises que nous observons ne sont plus isolées : elles se répondent, s’alimentent et peuvent, à tout moment, changer d’échelle.

Cette dynamique s’est accélérée avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. Depuis, la logique de confrontation entre puissances s’est installée durablement dans les relations internationales.

Au Moyen-Orient, après s’être confronté aux proxys de l’Iran depuis le 7 octobre 2023, Hamas, Hezbollah, Houthis, Israël, soutenu par les États-Unis, se retrouve désormais engagé dans une confrontation plus directe avec le régime des mollahs, qui a fait de la destruction de l’État hébreu, l’un des fondements idéologiques de son projet.

À la suite des frappes engagées contre l’Iran samedi dernier, plusieurs trajectoires peuvent être envisagées.

La première serait une rupture brutale du régime sous la pression militaire et populaire, hypothèse qui demeure peu probable à ce stade.

Une seconde verrait les États-Unis réduire progressivement leur implication, laissant Israël en première ligne.

Une troisième passerait par une reprise diplomatique, aux conditions d’un régime iranien plus accommodant et d’un geste stratégique majeur de Washington, tel qu’un allègement substantiel des sanctions.

Mais le scénario aujourd’hui le plus crédible reste celui d’un enlisement durable du conflit, avec des conséquences potentiellement lourdes pour toute la région, et pour l’économie mondiale si le détroit d’Ormuz ou les grands hubs aériens du Golfe venaient à être durablement perturbés.

Le prochain point de friction pourrait se situer au Liban, où la fragilité de l’État demeure préoccupante.

Au pays du Cèdre, où je me suis rendu il y a deux semaines en compagnie de Nadia Chaaya, présidente du groupe Les Indépendants à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), j’ai pu mesurer l’inquiétude profonde d’une partie de la population. Beaucoup redoutent davantage encore un affrontement interne contre le Hezbollah, qui raviverait le spectre d’une nouvelle guerre civile, qu’une intervention terrestre israélienne.

L’avenir de cette milice, qui fait le malheur du Liban, dépendra largement des évolutions du pouvoir à Téhéran et de la personnalité du prochain Guide suprême.

Mais l’engrenage dépasse largement le Moyen-Orient.

Les tensions persistent dans l’arc Inde–Pakistan–Afghanistan, tandis que la mer de Chine méridionale et Taïwan demeurent des lignes de fracture majeures entre les États-Unis et la Chine.

Parallèlement, la Russie pourrait exploiter toute diversion stratégique américaine pour renforcer ses positions en Arctique, dans la Baltique ou aux marges orientales de l’Europe.

Dans ce contexte, la naïveté n’est plus permise pour la France et l’Europe. Anticiper ces enchaînements de crises et se donner les moyens diplomatiques et militaires de dissuader toute agression n’est pas céder au fatalisme : c’est assumer la responsabilité première d’un État, préserver la paix.

Médias – Olivier Cadic : “La question c’est d’affaiblir l’Iran et de s’en prendre à la tête de la pieuvre” (Public Sénat – 5 mars 2026 – Vidéo 24m)

Ce 5 mars, dans l’émission “Bonjour chez vous” (Public Sénat), j’ai répondu aux questions d’Oriane Mancini sur le contexte géopolitique au Moyen-Orient

Nous avons également évoqué la technologie de surveillance irakienne, basée sur un puissant logiciel russe de reconnaissance faciale vendu dès 2019 au régime de Téhéran, en présence d’Alexandre Abdelila, journaliste d’investigation à Forbidden Stories.

Public Sénat :

“Le sénateur d’Union centriste Olivier Cadic était l’invité de la matinale Bonjour chez vous, en tant que représentant des Français établis hors de France et vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées pour apporter son regard sur la situation conflictuelle au Moyen-Orient.

Olivier Cadic déclare : « Quand vous avez un pays comme l’Iran qui promet la destruction de votre pays en permanence et qui construit toute sa politique sur le sujet, on peut comprendre qu’au bout de 45 ans maintenant il faut que ça s’arrête »

Le sénateur reste optimiste, il estime « qu’il y a des progrès. Tant le Hamas, que les Houthis, que le Hezbollah ont des capacités largement affaiblies. La question aujourd’hui est de se demander comment affaiblir l’Iran et effectivement de s’en prendre à la tête de la pieuvre. »

Olivier Cadic rappelle que les accords d’Abraham avaient été signés en faveur de la sérénité dans la région, mais que depuis l’attaque du 7 octobre, ces conflits ont provoqué une escalade et un réel retour en arrière.”

J’ai répondu aux questions suivantes d’Oriane Mancini et de Rémi Guyot :

> Emmanuel Macron s’est entretenu hier avec Donald Trump et Benjamin Netanyahou qu’il appelle à préserver l’intégrité du Liban et s’abstenir d’une offensive terrestre, est ce que vous pensez qu’il va être entendu ?
> Vous étiez au Liban il y a quelques jours, est ce que les Libanais se préparaient à ce que le conflit éclate à nouveau et est-ce, malheureusement, le prix à payer pour mettre fin à l’armement du Hezbollah ?
> Cela vous paraissait-il possible, sans intervention militaire de la part d’Israël, le désarmement du Hezbollah ?
> Emmanuel Macron appelle à la désescalade, à une solution diplomatique, vous la pensez possible à ce stade ?
> Le régime ne tombera pas sans une intervention terrestre, selon vous ?
> Le système politique étant décentralisé, ne craignez-vous pas qu’au final rien ne change malgré l’assassinat d’Ali Khamenei ?
> En cas d’élection de Moshtaba Khamenei, est-ce que vous ne craignez pas que la guerre s’embourbe ?
> Est-ce que vous ne craignez pas qu’il y ait des répercussions en France, avec notamment un risque terroriste ?
> Roland Lescure, ministre de l’Économie, reçoit ce matin les distributeurs de carburant. Faut-il s’inquiéter ? Que peut faire le gouvernement ?

INFOLETTRE n°247 – Juin 2025

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Le grand défi budgétaire

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

En 2018, une « taxe sur les yachts » a été instaurée pour cibler les navires de plaisance dont la coque mesure au moins 30 mètres et dont la puissance propulsive dépasse 750 kilowatts. Allant de 30.000 à 200.000 euros, elle frappe les yachts battant pavillon français ou détenus par des personnes physiques ou morales établies en France.

On en attendait 10 millions d’euros de recettes annuelles. En 2024, elle n’en rapporte plus que 60.000 euros : il ne resterait plus sur le territoire que cinq yachts assujettis.

Il faut rappeler que l’entretien annuel d’un yacht représente environ 10 % de sa valeur. En les voyant partir sous d’autres cieux, la France perd aussi la TVA, l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales générés par toute une activité économique. De quoi méditer pour ceux qui pensent qu’il suffirait de taxer « les riches » pour financer la collectivité.

Le président de la République, lors de son interview du 13 mai 2025, a présenté un graphique de l’INSEE révélateur : sur 1000 euros de dépenses publiques, 561 sont consacrés à notre protection sociale.

Pour 2026, le gouvernement vise 40 milliards d’euros d’économies afin de ramener le déficit de 5,4 à 4,6 % du PIB. Un effort considérable, qui ne suffira pourtant pas à enrayer la progression de notre dette. D’ici trois ans, un euro sur trois des recettes fiscales sera absorbé par le seul service de la dette.

Il faudrait entre 120 et 150 milliards d’euros d’économies pour stabiliser la trajectoire de notre dette publique. Une réforme en profondeur de notre système de protection sociale parait inévitable.

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Situation au Proche et au Moyen-Orient (1/2) – “Faisons en sorte d’arrêter les conflits, même avant qu’ils ne débutent”
. Situation au Proche et au Moyen-Orient (2/2) – Réponse du ministre Jean-Noël Barrot à mon intervention
. Audition de Sébastien Lecornu – Shangri-La Dialogue à Singapour

EN CIRCONSCRIPTION
> ESPAGNE – Madrid (22–24 mai 2025)
> SUISSE – Genève (25-27 mai 2025)
> BRÉSIL (1/2) – Rio de Janeiro & Itaguaí (08–10 juin 2025)
> BRÉSIL (2/2) – São Paulo & Santos (11-13 juin 2025)
> ROYAUME-UNI – Édimbourg, Glasgow, Londres (20-22 juin 2025)

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Réunion annuelle des CCIFI – “La French business attitude”
. CCEF AG : L’intelligence collective au service du développement international de la France
. ANEFE – Renouvellement du conseil d’administration
. Retraités expatriés : quelles démarches réaliser ?
. Vote par internet : participez au grand test !
. France Identité : une révolution pour les Français de l’étranger

SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ / IA
. Paris Cyber Summit (2-4 juin) – Taïwan, Chiffrement, Cyberdéfense
. Rencontre avec les responsables cyber de Paris Europlace

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. GIA France-Pays du Golfe – Solidarité avec le Qatar – Communiqué de presse
. Accueil d’une délégation de la Shoura saoudienne
. Rencontre « Vision Golfe 2025 »
. Taiwan – Accueil du maire de Taipei
. La diplomatie économique au service de l’amitié franco-bulgare
. Inde – Chambre de commerce franco-indienne
. Italie – Fête nationale
. L’IPAC appelle au respect de la liberté religieuses des Tibétains

MÉDIAS
. “50 ans de l’ANEFE : un tournant pour l’enseignement français à l’étranger” (Expat.com – 22/05/2025)
. Olivier Cadic : “On imagine mal Israël se confronter seul à l’Iran” (Public Sénat – 20 juin 2025 – Vidéo 26m)
. Olivier Cadic : “Pour Israël, la meilleure défense, c’est la surprise” (Public Sénat – 18 juin 2025 – Vidéo 41m)
. “Nucléaire iranien : l’impasse de la dissuasion” (Infolettre UDI 27/06/2025)

Découvrir l’InfoLettre n°247

Médias – “Nucléaire iranien : l’impasse de la dissuasion”

Nucléaire iranien : l’impasse de la dissuasion

Olivier Cadic, Sénateur des Français établis hors de France et Président du groupe France-Pays du Golfe au Sénat.

Article publié dans l’infolettre UDI du 27 juin 2025

Les frappes récentes d’Israël et des États-Unis sur des infrastructures militaires iraniennes viennent rappeler une vérité brutale : la paix ne peut reposer sur l’ambiguïté stratégique ni sur l’impunité.

En ripostant à des agressions directes ou indirectes menées par l’Iran et ses relais régionaux (Hamas, Hezbollah, Houtis…), Israël et les États-Unis ont signifié que la terreur ne peut devenir une norme de gouvernance internationale.

Ces événements tragiques posent une question fondamentale : le nucléaire militaire constitue-t-il une assurance-vie pour les régimes autoritaires ?

L’Iran, tout en clamant sa volonté pacifique, continue de progresser vers un seuil critique. Il espère sans doute que la possession de l’arme atomique lui garantirait une impunité comparable à celle dont jouit la Corée du Nord. Mais ce calcul est non seulement cynique, il est dangereux pour tous !

Car la bombe ne protège pas contre les soulèvements intérieurs, elle n’efface pas les aspirations démocratiques de peuples opprimés, et elle ne garantit aucune prospérité. Elle ne fait qu’alimenter les tensions régionales, encourager la prolifération, et rendre chaque crise potentiellement apocalyptique.

L’Europe ne peut rester spectatrice. Elle doit rappeler que la stabilité ne se décrète pas par la peur mais se construit sur la liberté, l’État de droit et la coopération. À cet égard, la France doit rester ferme dans son opposition à toute forme de prolifération, tout en soutenant les forces démocratiques iraniennes qui aspirent à un avenir débarrassé de la répression et de l’isolement.

Le Sénat, à travers nos débats, a rappelé que l’inaction serait une complicité. Nous devons, plus que jamais, refuser le chantage atomique et promouvoir une diplomatie exigeante, appuyée sur une défense crédible, mais aussi sur une vision : celle d’un Proche-Orient libéré de la terreur et de la menace nucléaire.

Médias – Olivier Cadic : “On imagine mal Israël se confronter seul à l’Iran” (Public Sénat – 20 juin 2025 – Vidéo 26m)

Ce 20 mars, j’étais l’invité d’Oriane Mancini sur Public Sénat, dans son émission “Bonjour chez vous !” pour traiter de l’actualité internationale.

Extrait de Public Sénat :

Donald Trump a annoncé hier soir qu’il prendrait sa décision dans les deux prochaines semaines quant à une éventuelle intervention des États-Unis dans le conflit opposant l’Iran à Israël. Selon Olivier Cadic, sénateur (Union centriste) représentant les Français établis hors de France, cette déclaration constitue une « démonstration de puissance… pour montrer que Trump est en capacité d’épauler Israël ». Il souligne également l’asymétrie du rapport de force entre les deux pays : « Israël, pays de 10 millions d’habitants attaque directement l’Iran, pays de 92 millions d’habitants ». Dès lors, ajoute-t-il, « on imagine mal Israël se confronter seul à l’Iran ». Concernant les objectifs de ce conflit, le vice-Président de la Commission des Affaires étrangères juge qu’il est ambitieux pour Israël « de faire tomber le régime iranien à distance ».

Conflit Israël-Iran, position de la France, dispositifs de rapatriement, guerre en l’Ukraine, sommet de l’OTAN… j’ai répondu aux questions suivantes de la part d’Oriane Mancini, Quentin Calmet et Jefferson Desport :

> Donald Trump dit qu’il donnera sa réponse pour une attaque des États-Unis en appui d’Israël d’ici deux semaines. Est-ce que cela montre qu’il hésite ou, au contraire, qu’il veut remettre de l’incertitude dans le conflit ?

> Selon vous, quel était le but de guerre quand Israël a attaqué : démanteler le programme nucléaire iranien ou faire tomber le régime ?

> L’Iran promet de riposter en cas d’attaque américaine, est-ce que vous craignez des attaques iraniennes contre des bases américaines dans les États du Golfe ?

> Au début des frappes, Emmanuel Macron disait soutenir Israël. Ces derniers jours, il dit qu’il faut une désescalade et qu’Israël ne doit frapper que des cibles nucléaires. Vous la trouvez si claire que cela, la position de la France ?

> Aujourd’hui à Genève, il a une réunion des ministres des affaires étrangères français, allemand et britannique qui rencontrent leur homologue iranien avec la cheffe de la diplomatie européenne. Est-ce que vous pensez que les trois ministres vont convaincre les Iraniens de quelque chose ?

> La conférence des Nations unis pour une solution à deux états a été reportée. Est-ce qu’il faut que la France reconnaisse l’État de Palestine dans un futur très proche ?

> Quelle est la situation de nos compatriotes en Israël et en Iran ?

> Hier, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a proposé des solutions pour évacuer nos ressortissants. Qu’est-ce que vous pensez de ces annonces ? Est-ce que c’est réaliste de voir nos ressortissants en Iran faire le chemin par la route (vers l’Arménie et la Turquie) ?

> Qu’est-ce que vous savez du profil de ces 900 Français ou binationaux qui sont toujours en Iran ?

> 150.000 de nos ressortissants en Israël peuvent sortir par la route en gagnant la Jordanie et l’Égypte, où des vols continuent d’être opérés. Qu’est-ce qu’on peut dire de cette solution proposée par l’exécutif ?

> Est-ce que vous êtes directement amené à conseiller ces Français ? Qu’est-ce que vous avez pu faire dans la situation actuelle ?

> La France consacre déjà 2,1% de son PIB à sa Défense. Pensez-vous qu’elle aura les moyens d’une telle ambition, sachant qu’elle cherche par ailleurs 40 milliards d’économies ?

> A La Haye, un prochain sommet de l’OTAN réunira les alliés. Avec la menace de désengagement de Trump, est-ce que vous pensez que l’article 5 du traité qui incarne la solidarité militaire est toujours d’actualité ou est-elle fragilisée ?

> Est-ce que l’Ukraine a raison de craindre que le conflit entre Israël et l’Iran ne la relègue au second plan ?

> Cette semaine au Sénat, il y avait Rouslan Stefantchouk, président de la Rada, le parlement ukrainien. Il a lancé un appel. Que peut faire le Sénat français aujourd’hui ?

Médias – “On ne peut pas rester inerte devant ces évènements” : l’escalade militaire au Liban inquiète la commission des Affaires étrangères du Sénat (Public Sénat – 30 sept. 2024)

Guillaume Jacquot de Public Sénat a rendu compte des travaux de notre commission des Affaires étrangères du Sénat qui a fait sa rentrée dans un contexte géopolitique marqué par une escalade des violences au Proche-Orient.

Je le remercie d’avoir rapporté mes observations qui font suite à mon déplacement au Liban en compagnie de Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger pour l’Asie centrale et Moyen-Orient, membre de la commission de Sécurité et des Risques sanitaires, pour évaluer les capacités françaises à gérer une éventuelle évacuation de nos ressortissants du Liban.

Lire l’article sur Public Sénat « On ne peut pas rester inerte devant ces évènements » : l’escalade militaire au Liban inquiète la commission des affaires étrangères du Sénat

Extraits :

Pour le sénateur (Union centriste) Olivier Cadic, les appels au cessez-le-feu relèvent dans le contexte actuel d’une « impuissance absolue ». « Il y a deux forces qui sont déterminées à s’éliminer physiquement. La volonté de l’Iran, c’est d’éliminer Israël de la carte, c’est ce que voulaient le Hamas et le Hezbollah. De l’autre côté, il y a une volonté de se défendre, existentielle, cela peut se comprendre. Il y a aussi une nouvelle position israélienne de l’extrême droite qui revendique des nouveaux objectifs territoriaux, qui ne cache plus sa volonté de ne pas permettre un second État, Palestinien. On sait très bien qu’il n’y pas de solution sans cela. Ces gains militaires violents n’offrent que des répits », estime le sénateur représentant les Français établis à l’étranger.

[…]

Pour le centriste Olivier Cadic, l’une des clés dans la fermeture du front nord d’Israël se trouve dans les mains des responsables politiques à Beyrouth, alors que le pays est dans une situation de blocage politique complet. Depuis deux ans, les différentes familles politiques n’ont pas réussi à s’entendre sur un nom pour la présidence de l’État, qui reste toujours vacant. « Ce n’est pas à nous de négocier avec Israël pour le Liban, il faut absolument un gouvernement avec un vrai président, qui soit respecté. Aujourd’hui, on a peut-être l’opportunité avec ce qu’il s’est passé d’avoir une issue politique », explique le sénateur des Français de l’étranger. Le sénateur se dit convaincu que le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Joseph Aoun, pourrait s’imposer comme un candidat idéal, l’armée représentant le Liban multi-confessionnel, selon lui.

[…]

Comme ses collègues, Olivier Cadic se montre par ailleurs vigilant sur le sort des plus de 20 000 Français qui vivent au Liban. Le sénateur s’est rendu dans la région au mois de juillet, il se dit rassuré sur les capacités françaises à gérer une éventuelle évacuation. « Je voulais vérifier si on était prêt à organiser une sortie de nos ressortissants si on avait une nouvelle crise à l’image de ce qu’on a connu dans le passé. Le travail de préparation a été fait, il faut rendre hommage à nos armées et à notre diplomatie dans ce domaine. »

Lire l’article sur Public Sénat « On ne peut pas rester inerte devant ces évènements » : : l’escalade militaire au Liban inquiète la commission des affaires étrangères du Sénat.

Affaires étrangères – Stéphane Séjourné

Première audition de Stéphane Séjourné, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, ce 6 mars, devant notre Commission en mode confidentiel.

J’ai débuté mon intervention en saluant les prises de position courageuses du ministre sur Gaza qui lui valent déjà le respect de ses homologues.

Ma question concernait le Liban. Lors des débats au Sénat suite aux attentats du 7 octobre, j’interrogeais : « Comment ne pas craindre l’escalade régionale avec le Hezbollah, proxy de l’Iran, qui non content d’étrangler le Liban, est susceptible de plonger le Pays du cèdre à nouveau dans un conflit avec son voisin ? »

Après la résolution 1559 des Nations Unies, en 2004, qui demandait la dissolution de toutes les milices armées, dont fait partie le Hezbollah ; la résolution 1701, en 2006, qui réaffirme que seul l’Etat libanais doit être autorisé à détenir des armes et à exercer son autorité au Liban.

Le Hezbollah n’a pas déposé les armes et entrave le bon fonctionnement des institutions libanaises qui n’a toujours pas élu de président depuis 18 mois.
Israel considère désormais que l’heure est venue soit d’obtenir diplomatiquement le désarmement du Hezbollah, soit par la force.

Les services de sécurité israéliens ont partagé leur détermination à éliminer la menace Hezbollah qui détient un stock de plusieurs dizaines de milliers de roquettes.

Le scénario d’escalade du conflit au nord d’Israel, qui apparaît désormais crédible, justifie de déployer tous les efforts diplomatiques.

J’ai interrogé le ministre pour savoir s’il pensait que la diplomatie puisse obtenir un désarmement du Hezbollah, à court terme, auprès des autorités libanaises, alors que nous n’y sommes jamais parvenus depuis plus de 20 ans.

Je me suis également inquiété pour notre communauté française du Liban et pour les Libanais qui risquent de revivre un conflit ouvert avec leur voisin israélien à cause du Hezbollah.

INFOLETTRE n°231 – Février 2024

Lire : l’INFOLETTRE n°231 – Février 2024Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

ÉDITO (Constitutionnalisation de l’IVG)

AU SÉNAT
. QAG – Sécurité aérienne dans le détroit de Taiwan
. Franck Riester succède à Olivier Becht
. Hommage à Robert Badinter

EN CIRCONSCRIPTION
> ROYAUME-UNI – Londres (26 & 29 janv. 2024)
> ROYAUME-UNI – Bridgwater & Bristol (8 fév. 2024)
> ROYAUME-UNI – Londres (9 fév. 2024)
> REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE – Bangui (13-16 fév. 2024)
> ISRAËL – Tel Aviv (18 fév. 2024)

NARCOTRAFIC – Commission d’enquête
. Corruption dans l’Administration

DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE
. Royaume-Uni – 120 ans de l’Entente Cordiale
. Inde – Fête nationale
. Pékin met en danger la sécurité aérienne dans le détroit de Taiwan
. Taïwan – Bureau de représentation d’Aix-en-Provence
. Ambassadeur du Rwanda en France
. Ambassadeur d’Arabie saoudite en France

QUESTIONS ÉCRITES
. RCA / Question au gouvernement sur “Africa Ti l’or”, la bière qui pourrait vous mettre en bière
. Critères de délivrance d’une bourse pour les étudiants issus du réseau français à l’étranger (réponse du Gouvernement)

MÉDIAS
. “L’ANEFE 2.0 veut « guider » l’enseignement français à l’étranger” (LePetitJournal – 14 fév. 2024)a
. « Le ministre français des Affaires étrangères opposé à tout changement unilatéral du statu quo dans le détroit de Taiwan » (Taiwan Info – 15 février 2024)

Découvrir l’InfoLettre n°231

En circonscription en Israël – Tel Aviv (18 fév. 2024)

Retour en Israël à l’université francophone de Netanya pour participer à une conférence sur la démocratie organisée par Claude Grundman et Rachel Azoulay, directrice du Campus francophone.

Diplomatie parlementaire

Netanya – Université francophone / Conférence

Je suis intervenu aux côtés de Marek Halter, Armand Laferrère et Richard Rossin.

J’ai rappelé que l’extrémisme politique n’est pas moins dangereux que l’extrémisme religieux. L’extrémisme politique de la Chine abolit la liberté religieuse tout comme l’extrémisme religieux des Mollahs anéantit toute liberté politique.

Certains voudraient théoriser une guerre de civilisation entre les démocraties occidentales et l’islamisme terroriste, suite aux attaques terroristes du 7 octobre 2023. C’était une théorie privilégiée par Bush au lendemain du 11 septembre.

Netanyahou n’éliminera pas le Hamas, pas plus que les Américains ne l’ont fait avec Al Qaida.

Les musulmans ne sont pas représentés par les mouvements terroristes comme le Hamas, Daesh, Al Qaida ou le Hezbollah.

Je regrette que certains cherchent à créer une guerre de religion pour travestir un conflit territorial, qui n’a pas encore trouvé d’issue entre Israéliens et Palestiniens.

J’ai décrit une guerre de civilisation qui oppose le camp de la liberté, de la tolérance et de la démocratie dont le leadership est nord-américain au camp des régimes de soumission, emmené par la Chine. Le Parti communiste chinois s’est fixé l’échéance de 2049 pour devenir la première puissance mondiale et imposer son modèle alternatif à la démocratie. La Russie et l’Iran constituent de formidables proxies pour soutenir ses desseins. Tous les moyens, même les plus barbares, sont utilisés pour atteindre cet objectif.

Merci à Claude, Rachel et aux participants pour le bon accueil fait à mes propos. +d’images

Accords d’Abraham

Le discours du Président de la République aux Invalides, en hommage aux victimes françaises des attaques terroristes du 7 octobre, a rappelé que nous étions 68 millions moins 42 vies fauchées.

Trois Français sont toujours otages.

Les portraits des otages toujours détenus par le Hamas s’affichent partout en Israël.

Contrairement à la haine entretenue par cette organisation terroriste, des pays musulmans ont fait le choix de faire la paix avec Israël et de vivre en bonne intelligence avec l’État hébreu.

En prenant mon vol pour Dubaï depuis l’aéroport de Tel Aviv, le tableau d’affichage illustre l’importance du nombre de vols vers les Émirats, depuis que les Accords d’Abraham sont entrés en vigueur.

Voilà au moins une chose que le Hamas n’aura pas réussi à détruire. +d’images

INFOLETTRE n°228 – 19 novembre 2023

Lire : l’INFOLETTRE n°228 – 19 nov 2023Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

ÉDITO
. Pauline Carmona, directrice des FDE, accélère le déploiement de France Consulaire

EN CIRCONSCRIPTION
> ÉTATS-UNIS – Washington (11-13 oct. 2023)
. Forum des CCEF : Tous ensemble pour faire gagner la France !
. Accueilli par Laurent Bili, ambassadeur de France aux Etats-Unis et Caroline Monvoisin, consule générale à Washington
. Rencontre avec les conseillers des Français de l’étranger Olivier Piton et Blandine Chantepie (Washington), Gérard Epelbaum (New York) et Dominique Lemoine (Atlanta)

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Protection de nos emprises diplomatiques
. CNED réglementé
. Cadre réglementaire de la commission nationale consultative du STAFE (décret pour 2024)

AU SÉNAT
. Projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration : POURQUOI NOUS NOUS ABSTENONS – Communiqué publié par les sénateurs Olivia Richard & Olivier Cadic

CYBERSÉCURITÉ
. Cyber – Les 4 défis de la cybersécurité française en 2024
. Débat CyberCercle – Stratégie nationale pour la cybersécurité
. Journée Cyber à Lyon
. Stratégie dans le traitement de la menace cyber

MÉDIAS
. « Pour les nouveaux arrivants, tout a changé ! » (Inspir’ / Medef Paris : HS Royaume-Uni – Nov. 2023)
. « Situation au Proche-Orient et bilan de la visite d’E. Macron » (Public Sénat – 26 oct. 2023) 
. « Israël-Hamas, plan anti-émeute, déserts médicaux » (Public Sénat – 27/10/2023)
. Olivia Richard : « Je travaille depuis 22 ans pour les Français de l’étranger » (LePetitJournal – 06/11/2023)

Découvrir l’InfoLettre n°228

Médias – « Israël-Hamas, plan anti-émeute, déserts médicaux » (Public Sénat – 27/10/2023) – Vidéo 23m

Ce 27 octobre, j’étais l’invité d’Oriane Mancini dans son émission Bonjour chez vous, diffusée sur Public Sénat.

En ouverture, j’ai réagi à l’annonce du plan anti-émeute contre les jeunes délinquants par notre Première ministre.

Puis, nous avons essentiellement évoqué la guerre Israël-Hamas sous ses divers aspects : le sort des otages, la position commune de l’UE sur des pauses et des couloirs humanitaires, l’opération sur Gaza, la tournée d’Emmanuel Macron, la solution à deux états, la politique israélienne, la prévisibilité des événements…

Par ailleurs, nous avons abordé la guerre en Ukraine qui est en train de passer au second plan et les foyers de tension en Chine méridionale.

Enfin, j’ai eu le plaisir de répondre à cette question d’Eric Donzé, directeur éditorial du journal La Montagne dans la Creuse : le désert médical est-il un mal français, avez-vous vu à l’étranger des solutions qui pourraient intéresser notre pays ?

Médias – « Situation au Proche-Orient et bilan de la visite d’E. Macron » (Public Sénat – 26 oct. 2023) – Vidéo 7m

Le journaliste Quentin Calmet a souhaité avoir mon sentiment sur la nature des débats qui ont eu lieu au Sénat concernant les événements en Israël et à Gaza, ainsi que sur les propos du Président de la République lors de son déplacement au Proche-Orient.

J’étais intervenu au nom du groupe UC, lors du débat qui a suivi la déclaration du Gouvernement relative à la situation au Proche-Orient, le 24 octobre (compte-rendu).

J’ai donc répondu aux questions suivantes au micro de Public Sénat :

> Ce que nous vivons depuis le 7 octobre c’est une nouvelle étape, vous diriez, qui va marquer profondément l’histoire du Proche-Orient ?

> A propos du débat de mardi qui se tenait au Sénat, il y a une forme d’unanimité ici à la chambre Haute du Parlement : qualification du Hamas, comme une organisation terroriste, la reconnaissance à Israël du droit de se défendre dans le respect des conventions internationales et aussi à l’attention portée aux populations civiles à Gaza. Pas de polémique au Sénat, contrairement à l’Assemblée nationale, vous le reconnaissez ?

> Venons-en à la visite du Chef de l’État. Depuis mardi, il est passé en Israël, en Cisjordanie, en Jordanie, en Égypte. Que dire du bilan de ce déplacement ? C’était une bonne stratégie d’attendre quinze jours ?

> Une coalition internationale pour lutter contre le Hamas proposée par le Chef de l’État : selon son entourage, il s’agirait de créer une nouvelle coalition ou d’étendre au combat contre le Hamas celle qui existe depuis 2014 pour lutter contre le groupe État islamique en Syrie ou en Irak, à laquelle participe la France et les pays arabes. Que pensez-vous de cette proposition ?

INFOLETTRE du 26 octobre 2023

Lire : l’INFOLETTRE n°227 – 26 oct 2023Logo HebdoLettre bleu - Rond75

SITUATION AU PROCHE-ORIENT

“Une addition de haines n’a jamais donné un bon résultat pour les peuples”.

Madame, monsieur, chers élus, chers amis,

Ce mardi 24 octobre, je me suis exprimé au nom du groupe Union Centriste dans le cadre de la déclaration du gouvernement, par la voix de la Première ministre, Elisabeth Borne, suivie d’un débat, relative à la situation au Proche-Orient.

“Plus de deux semaines après les attaques meurtrières du Hamas sur le territoire israélien, qui ont fait plus de 1400 morts, nous sommes toujours profondément choqués.

Je tiens avant tout, au nom du groupe Union centriste, à avoir une pensée pour toutes les victimes innocentes.

Parmi elles, nous déplorons 30 compatriotes tués*. Nous comptons toujours également 9 Français portés disparus, dont une jeune femme qui a le statut d’otage.

*Ce jeudi 26 octobre, nous venons d’apprendre que 35 Français sont morts dans les attaques du Hamas en Israël, selon un nouveau bilan du Quai d’Orsay auxquels s’ajoutent 9 compatriotes toujours disparus, dont une jeune femme qui a le statut d’otage.

Sommaire :

AU SÉNAT
. Situation au Proche-Orient – Discours du 24/10/2023
. Israël – Accueil des familles d’otages au Sénat
. Devoir de mémoire – 40 ans de l’attentat du Drakkar

Découvrir l’InfoLettre n°227

Israël – Accueil des familles d’otages au Sénat

Ce 25 octobre, j’étais aux côtés de Gérard Larcher, président du Sénat, pour accueillir des familles d’otages détenus par le Hamas à Gaza afin de leur faire part de notre soutien.

Je représentais Hervé Marseille, président du groupe Union centriste. Notre groupe soutient les efforts du gouvernement pour obtenir, en priorité, la libération de tous les otages.

Le président Larcher a rappelé qu’au-delà de la vive émotion des témoignages, l’urgence était l’accès de la Croix Rouge auprès des otages. +d’images

Débat au Sénat – Situation au Proche-Orient

Ce 24 octobre, je me suis exprimé au nom du groupe Union Centriste dans le cadre de la déclaration du gouvernement, par la voix de la Première ministre, Elisabeth Borne, suivie d’un débat, relative à la situation au Proche-Orient.

VERBATIM

Monsieur le Président,
Madame la Première ministre,
Messieurs les ministres
Mes chers collègues,

Plus de deux semaines après les attaques meurtrières du Hamas sur le territoire israélien, qui ont fait plus de 1400 morts, nous sommes toujours profondément choqués.

Je tiens avant tout, au nom du groupe Union centriste, à avoir une pensée pour toutes les victimes innocentes.
Parmi elles, nous déplorons 30 compatriotes tués. Nous comptons toujours également 9 Français portés disparus, dont une jeune femme qui a le statut d’otage.

Nous soutenons les efforts du gouvernement pour obtenir, en priorité, la libération de tous les otages.

Notre groupe exprime sa compassion aux blessés, aux familles des victimes, aux proches des otages enlevés qui vivent dans l’angoisse.

Nous pensons aussi à toutes les victimes civiles, qu’elles soient en Israël et à Gaza, et à tous ceux qui sont désormais dans la souffrance.

Nous imaginions avoir connu des sommets de monstruosité avec les attentats d’Al-Qaida du 11 septembre 2001 ou ceux de Daesh le 13 novembre 2015 à Paris.

Avec les exactions du 7 octobre dernier en Israël, le Hamas s’inscrit dans cette barbare compétition des organisations terroristes islamistes. Il a enchainé massacres de masse, actes de torture d’une cruauté bestiale mais aussi enlèvements de plus de 200 civils, aujourd’hui séquestrés.

Les mots demeurent impuissants face à l’ignominie. Nous condamnons cette organisation terroriste et ses actes avec force.

Israël est en droit de se défendre et de chercher à éliminer le Hamas, qui a pour objectif lui-même de faire disparaître l’état hébreu de la carte… dans un premier temps. Car ne nous y trompons pas : le Hamas, tout comme Daesch ou Al Qaida, vivent dans la haine de nos valeurs et visent la destruction à terme de la civilisation occidentale.

Les attentats d’Arras et Bruxelles qui ont suivi nous l’ont douloureusement rappelé.

On comprend dès lors pourquoi le Président de la République a pu proposer aujourd’hui à Jérusalem que la coalition internationale actuellement déployée en Irak et en Syrie pour lutter contre l’État islamique “puisse aussi lutter contre le Hamas”.

La population palestinienne de Gaza est aussi l’otage de cette organisation terroriste qui mène ses attaques militaires depuis des installations civiles.

Rien ne serait pire que de vouloir confondre le Hamas avec la cause palestinienne et sa légitime revendication à disposer d’un État autonome. Le Hamas a franchi une ligne rouge pour qu’Israël ne puisse plus accepter le moindre accord.

Dès lors, quelle solution adopter pour Israël à Gaza ?
Déplacer le Hamas au Qatar ou les Palestiniens vers l’Égypte ou la Jordanie ?
Impossible ! Aucun État ne l’accepterait.

Faire une barrière avec une démarcation large de plusieurs kilomètres et minée, à l’image de la démarcation entre les deux Corées ?
Ce serait condamner la population de Gaza à la misère et à laisser la haine grandir en attendant la prochaine éruption.

Bombarder la bande de Gaza indistinctement en exposant toute la population palestinienne ? C’est le piège tendu par le Hamas qui veut réussir là où Daesch a échoué.

Et nous souhaitons que la démocratie israélienne combatte en respectant le droit international humanitaire.

Mais tout le monde voit bien la difficulté car les terroristes se cachent dans la population elle-même. Une difficulté supplémentaire pour le gouvernement israélien vient de ce que l’organisation terroriste a le soutien de l’Iran.

La déclaration récente du ministre des Affaires étrangères iranien appelant à éradiquer les juifs et à rayer Israël de la carte en est une nouvelle illustration.
Elle vient rejoindre en tout point la doctrine du Hamas.

La Russie jubile, la Chine est le banquier de l’attelage.

Vous remarquerez que pour ces trois États : Iran, Russie ou Chine, le Hamas n’est pas une organisation terroriste.

La situation est très préoccupante.

Si Israël bombarde Gaza et élimine effectivement le Hamas, qui gérera Gaza en ruines ?
Que deviendra alors ce qui sera un immense bidonville ?
Comment éviter que toute la jeunesse palestinienne ne tombe à son tour dans le panneau des sirènes du Hamas avec l’effondrement de l’autorité palestinienne en Cisjordanie ?
Comment ne pas craindre l’escalade régionale avec le Hezbollah, proxy de l’Iran, qui non content d’étrangler le Liban, est susceptible de plonger le Pays du cèdre à nouveau dans un conflit avec son voisin ?

Hier, j’assistais à la prise d’armes aux Invalides présidée par le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, à l’occasion des 40 ans de l’attentat du Drakkar à Beyrouth, où 58 militaires français ont perdu la vie.
Ne les oublions pas !

700 militaires français sont déployés dans le cadre de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban, à la frontière avec Israël. Ils seraient alors en première lignes d’une reprise des hostilités.
Ne l’oublions pas !

Le rapport du président Christian Cambon et de la commission des affaires étrangères, intitulé « Israël-Palestine : redonner un horizon politique au processus de paix » avait anticipé, il y a un peu moins d’un an, l’embrasement que nous déplorons aujourd’hui.

La formation du gouvernement de M. Netanyahou qui allie la droite avec une extrême droite composée de suprémacistes juifs, tenants d’une idéologie expansionniste et visant un état théocratique soumis à la loi religieuse, menace les fondements de la démocratie israélienne.

Il pose un problème de morale et de conscience que les manifestations hebdomadaires dans l’état hébreu ont révélé.

De nombreux articles de presse ont sonné l’alarme. Dans une tribune du Monde du 9 février 2023, Sophie Bessis écrivait suite à la sanglante attaque d’une synagogue deux semaines plus tôt : « D’un côté, les provocations délibérées de ministres israéliens pressés de montrer aux Palestiniens de quel côté se situe la force, de l’autre la montée d’un désespoir mortifère devant la dégradation des conditions de vie en Cisjordanie et l’absence de toute perspective de paix dans la justice ont conduit à l’explosion actuelle. Si rien n’est fait, elle risque de prendre des proportions que nul ne parviendra à contenir. »

Une addition de haines n’a jamais donné un bon résultat pour les peuples. Il est majeur de se consacrer dès maintenant à la Paix.

L’escalade de violences en territoire israélo-palestinien vient nous rappeler que la solution à deux États, un État d’Israël et un État Palestinien, est la seule solution viable pour la paix.

Je me réjouis que le Président de la République soit aujourd’hui à Tel Aviv pour reprendre l’initiative politique et réaffirmer une exigence que le général de Gaulle évoquait déjà de façon visionnaire lors de sa conférence de presse du 27 novembre 1967 !

Mais il est vrai que les accords d’Abraham ont permis des avancées majeures auprès des Pays du Golfe. Ils ont apporté une nouvelle dynamique de normalisation israélo-arabe. Comme président du groupe d’amitié France – Pays du Golfe, je n’ai pu que m’en féliciter.

Ces avancées très concrètes se sont traduites par de réelles coopérations sécuritaires et militaires, comme j’avais pu le souligner en mai 2022 lors d’un colloque que j’ai accueilli au Sénat, en compagnie du président Karoutchi.

Mais si les accords d’Abraham ont vocation à promouvoir la paix aux frontières d’Israël, tous mes interlocuteurs du Golfe m’ont toujours affirmé que la résolution du conflit israélo-palestinien restait une priorité pour emporter l’adhésion de leurs populations.

En ne s’alignant pas sur les Etats-Unis en 2003 dans son intervention en Irak, la France a prouvé son indépendance au Moyen Orient.

La France est un tiers de confiance naturel pour amorcer un nouveau dialogue et un nouvel horizon au processus de paix.

Notre pays a soutenu sans discontinuer le droit d’Israël à exister et à vivre en sécurité d’une part ; la création d’un État palestinien vivant dans des frontières sûres et reconnues d’autre part.

Il est vital pour tous d’abandonner la stratégie de la cécité volontaire et du déni de réalité à l’égard de la réalité palestienne.

Pour Israël, cela consistera à abandonner sa stratégie de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Pour la Palestine, cela signifie la fixation d’un calendrier démocratique avec des garanties de déroulement des scrutins en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est.

La France doit être aiguillon, afin que l’Europe mette en place un nouveau dialogue entre Israël et Palestine.

L’Union a débloqué 200 millions d’euros d’aide aux Palestiniens avant le conflit. Elle doit maintenant investir le volet politique en plus du volet humanitaire.

Je salue le rôle de l’Égypte qui a autorisé le passage d’une aide humanitaire vers Gaza après de longues journées de fermeture du poste frontière.

Il faut en effet porter secours aux civils gazaouis qui manquent de produits de première nécessité.
La décision d’une aide supplémentaire de 10 millions d’euros portée par la France mérite d’être soulignée.

Vendredi, un vol spécial convoiera du fret médical. Une fois de plus, la France répond présente et les sénateurs centristes soutiennent cette initiative.

Être en empathie avec les personnes qui souffrent, et provoquer la désescalade par la promotion de la paix pour apporter l’espoir d’une vie dans la sécurité et la sérénité au Proche-Orient, telle est la démarche d’apaisement qui, je l’espère, sera portée avec succès par le Président de la République.

Je vous remercie.

 

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°201 – 26 janv. 2023

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°201 – 26 janv. 2023Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. Deux législatives partielles chez les Français de l’étranger.
. Et après ?
. Davantage de Français à l’étranger
. Une visio sur les questions de sous
. Immobilier en France : une nouvelle obligation de déclaration
. UFE – Assemblée générale ordinaire

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Amelie MALLET, conseillère des Français du Royaume-Uni, membre de l’Assemblée des Français de l’étranger (Galettes des Rois à Londres).
. Gwénola COUPÉ, conseillère des Français établis à Shanghai (Rencontre à l’AEFE).

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. Vœux de la Première ministre
. Port de Beyrouth
. Liban
. En circonscription en ISRAËL – Tel Aviv (11-13 janv. 2023)
Accueilli par Éric DANON, ambassadeur de France
Accompagné par Gérard POMPER, délégué consulaire pour Israël
. En circonscription au ROYAUME-UNI – Londres (19 janv. 2023)
Accompagné par Amelie MALLET, conseillère des FDE pour le Royaume-Uni et à l’AFE pour l’Europe du Nord

FRANCE
Actualités : Politique & Société

BRÈVES D’AILLEURS

CARNET & NOMINATIONS

Découvrir l’InfoLettre n°201

En circonscription en Israël – Tel Aviv (11-13 janv. 2023)

Retour en Israël pour un troisième déplacement sous le signe de la diplomatie économique, à la faveur de la première réunion régionale en Israël des CCEF du Moyen-Orient.

Cet événement organisé par le comité CCEF Israël présidé par Anne Baer, sous la thématique générale des « Nouveaux accords, nouvelles opportunités : Flux et mobilités Sud-Nord de la Méditerranée », a constitué un grand succès.

Je remercie l’ambassadeur Eric Danon pour avoir facilité ma participation à cet événement. Il m’a également offert l’opportunité de poursuivre notre travail commun en faveur de la francophonie en Israël.

Ce déplacement m’a également permis d’intervenir sur le thème de Cybersécurité auprès des entrepreneurs de la Chambre de Commerce Israël-France, à l’invitation de son président Daniel Rouach.

Diplomatie économique

Ambassade – Réception des CCEF

Eric Danon, ambassadeur de France en Israël, a accueilli à sa Résidence les participants à la réunion régionale « Sud de la Méditerranée et Proche et Moyen-Orient » des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) à Tel Aviv, du 11 au 15 janvier 2023, en présence de Yossi Taieb, député de la Knesset.

Anne Baer, présidente du comité CCEF Israël, a réussi le tour de force de réunir pour la première fois en Israël des participants français établis dans 15 pays du monde arabe (Arabie Saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Égypte, Iran, Irak, Jordanie, Koweït, Liban, Maroc, Oman, Qatar, Tunisie, Turquie, Territoires palestiniens) qui ont retrouvé leurs homologues établis en Israël.

La section CCEF Israël compte vingt membres opérant sur ce territoire qui sont autant de fleurons français : Alliance Renault Nissan Mitsubishi, Dassault Aviation, Décathlon, Kayser, L’Occitane, Orange, L’Oréal, Schneider Electric, Seyman, STMicroelectronics, Systra, Thales.

Alain Bentejac, président des CCEF, accompagné d’une délégation venant de France, accomplissait comme beaucoup son premier déplacement en Israël à cette occasion et il a témoigné son plein soutien à cet événement historique.

Eric Danon a rappelé que quatre ans auparavant, un tel événement aurait été inimaginable. La signature des Accords d’Abraham en 2020 entre Israël et les Émirats arabes unis, Bahreïn, puis avec le Soudan, la reprise des relations diplomatiques Israël-Maroc, l’assouplissement des relations avec l’Arabie saoudite qui permet aux compagnies israéliennes de survoler son territoire, constituent de nouvelles opportunités pour nos entreprises établies en Israël.

Invité à prendre la parole, j’ai soutenu les propos de notre ambassadeur. Les accords d’Abraham sont un tournant dans les relations d’Israël avec ses voisins. Ils sont porteurs d’une paix attendue non seulement par les nouvelles générations établies dans la région, mais aussi par le monde entier. +d’images

Alain Bentejac, président du CNCCEF

Réunion régionale sud-Méditerranée / Proche-Moyen-Orient (CCEF)

Imaginez pour les transports et la mobilité dans la région, s’il était possible d’offrir des packages Jérusalem-La Mecque !

À l’invitation d’Anne Baer, présidente du comité Israël, CEO Ikare Innovation, je suis intervenu lors de la réunion régionale Sud-Med/PMO, dont la commission est présidée par Alexandre Pebereau, founder of Tofane Global.

Une centaine de participants étaient réunis à Tel Aviv pour cette première historique en Israël, en présence d’Alain Bentejac, Pdt CCEF.

En introduction, Eric Danon, ambassadeur de France, a témoigné du fait que la région avait complètement changé. Israël est devenue une puissance régionale. Son PIB/habitant est devenu équivalent à celui de la France ou des Émirats arabes Unis.
Dans son intervention « Nouveaux accords, nouvelles opportunités », l’ambassadeur a rappelé que chaque semaine, il y a désormais 106 vols entre Dubaï et Tel Aviv.
La négociation d’un accord maritime avec le Liban en deux mois, à l’automne 2022, finit de démontrer que l’histoire est en marche dans une dynamique positive depuis la signature des accords d’Abraham en 2020.

Après les présentations géopolitiques et les analyses des évolutions des marchés par les conseillers économiques de la région, quatre tables rondes ont permis de confronter les points de vue.
1 – Intégration des économies et des marchés Europe-sud Méditerranée
2 – Logistique, sécurisation de la chaîne d’approvisionnement
3 – Nouveaux marchés de l’énergie en Méditerranée
4 – Transports et mobilités

Je suis intervenu sur la table ronde numéro 4 animée par Jonathan Goldberg, vice-président du comité Israël des CCE, directeur Pays Israël chez Thales aux côtés d’Eric Sayettat, chef du service économique à Tel-Aviv et de Franck Mereyde, Chairman of Executive Committee & Executive of the Board of Directors at TAV Airports (Groupe ADP), président du comité CCEF Turquie.

Président du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe (GCC), j’ai exprimé que cette zone m’apparaissait comme la plus dynamique au monde.

Les choses ne se passent jamais comme on le prévoit. Qui prévoyait, il y a tout juste un an en janvier 2022, parmi ceux qui exploitaient une activité en Russie, qu’ils auraient tout abandonné en quelques mois et qu’ils seraient sortis du marché à la fin de l’année ?

Si un conflit Iran-Israël fait partie des options d’une escalade du conflit entre la Russie et l’Ukraine, le pire n’est jamais sûr.

Qui imagine aujourd’hui qu’un accord sur la frontière terrestre puisse intervenir avec le Liban tout comme celui sur la frontière maritime réalisé en deux mois ?

Alors Imaginez pour les transports et la mobilité dans la région, s’il était possible d’offrir des packages Jérusalem-La Mecque !

Félicitations à Anne Baer et à tout le comité Israël des CCEF pour cette formidable organisation. Une réunion régionale unique qui restera dans les mémoires. +d’images

Cybersécurité

Conférence Cybersécurité à la CCIFI

Invité par Daniel Rouach, président de la Chambre de Commerce Israël-France, j’ai donné une conférence à Tel Aviv sur la cybersécurité et la cyberdéfense devant une centaine de participants en présence d’Éric Danon, ambassadeur de France en Israël, de Yossi Taieb, député de la Knesset et de Gérard Pomper, délégué consulaire pour Israël.

Roy Zinman, lieutenant-colonel retraité après avoir servi 25 ans dans le département d’élite du renseignement des forces de défense israéliennes, a partagé ensuite son regard sur les menaces cyber.

Merci à Philippe Roitman et Nelly Soussan qui ont modéré la conférence.

Mon intervention a donné lieu à une interview dans Actualité juive (voir ci-dessous). +d’images

Médias

Média : Olivier Cadic : « Face aux cybercriminels, la meilleure défense, c’est l’attaque » (Actualité Juive – 19/01/2023)

Extrait : “En visite en Israël, Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger, a signalé la croissance exponentielle des cyberattaques lors d’une conférence organisée par la Chambre de commerce Israël-France, la consultante Nelly Soussan et l’Union des Français de l’étranger, en présence de l’ambassadeur de France en Israël, Éric Danon”.

J’ai répondu aux questions suivantes d’Esther Amar :
Prévention, dissuasion numérique… Que faire de plus ?
Qui sont les responsables des attaques Internet ?
Comment les entreprises peuvent-elles se protéger ?
Que pensez-vous de l’écosystème cyberisraélien ?
La cybercriminalité menace-t-elle la biodiversité ?

Lire l’article

I24 News

Mon troisième déplacement en Israël m’a permis d’être interviewé par Matthias Inbar sur I24 News, pendant la réunion des CCEF.

À l’origine de cette opportunité, Gérard Pomper (à gauche de l’image), délégué consulaire en Israël, m’a proposé en complément de découvrir les locaux de la chaine I24 News, chaine d’information en continu internationale, dont les programmes sont diffusés en anglais, en français et en arabe.

Créée, il y a bientôt 10 ans, la chaine s’affirme comme une alternative à Al-Jazeera au Proche et Moyen-Orient.

300 personnes, dont 150 journalistes de 35 nationalités différentes, y travaillent.

J’ai visité les studios installés dans le port de Jaffa, en compagnie de Claude Oliel (au centre de l’image), secrétaire général de la fondation France-Israël.

Filiale de la holding Altice détenue par l’entrepreneur à succès Patrick Drahi, le siège social d’I24 News est au Luxembourg. I24 News est un outil d’information précieux qui participe à la promotion de la francophonie.

Merci à Gérard Pomper et à Claude Oliel pour le temps qu’ils m’ont consacré afin d’échanger sur les attentes de notre communauté en Israël. +d’images

Média : Olivier Cadic : « Hezbollah, source de blocage au Liban » (i24News – 19/01/2023)

J’ai eu l’occasion d’être interviewé par Matthias Inbar, présentateur et rédacteur en chef du magazine Défense pour i24News pour évoquer successivement les sujets du Hezbollah et de la cybersécurité.

L’entretien s’est déroulé lors de la réunion régionale (Sud-Méditerranée, Proche-Moyen-Orient) des CCEF.


Culture

Francophonie

Le nombre de francophones en Israël est estimé à environ 10% de la population (9,2 millions d’habitants).

Israël est un pays francophone qui, nonobstant les blocages politiques, mériterait d’intégrer l’organisation internationale de la Francophonie (OIF), car outre sa population francophone très importante, les quatre opérateurs officiels de l’OIF (AUF, TV5Monde, AIMF, APF) y trouvent un large écho croissant et sont en constante progression.

Mon objectif prioritaire pour ce pays, afin d’appuyer la démarche volontariste d’Eric Danon, ambassadeur de France en Israël, est de permettre à Israël d’adhérer à l’OIF.

Afin de faire le point sur l’évolution de nos progrès en matière de francophonie, l’ambassadeur m’avait organisé un petit-déjeuner de travail en compagnie de son épouse Marie-Christine Dupuis-Danon ; Georges Diener, directeur de l’IF d’Israël ; Thierry Peltreau, attaché langue française qui a succédé à Serge Borg ; Claudie Harari, coordinatrice FLAM Israël ; Agnès Goldman, directrice de l’Association des amis francophones de l’université de Tel Aviv.

L’Institut français d’Israël, présent sur trois sites (Tel Aviv, Haïfa et Nazareth) dispense des cours à quelques 1100 élèves, en présentiel et à distance.

Les cinq plus grandes universités du pays (Tel Aviv, Bar-Ilan, Hébraïque de Jérusalem, Haïfa, Beersheva) dispensent aussi des enseignements du français et en français.

J’ai lu le plan de développement de la francophonie en Israël. Je salue les efforts constants et les nombreuses initiatives du poste diplomatique pour y parvenir.

Parmi les freins observés, le formalisme français entraîne des écoles israéliennes de très bon niveau à faire marche arrière face à l’homologation.

Claudie Harari a rappelé que les associations FLAM ont un potentiel important en Israël. Des refus d’aide sans justification de la part de l’AEFE créent de la frustration.

Deux associations ont fermé récemment. La première à Tel Aviv accueillait 150 enfants, la suivante à Tibériade dans un effet du Covid.

Un autre point gênant est le critère du statut exigé par l’AEFE : « la pratique de la langue française doit apparaître comme le but principal et spécifique dans les statuts de l’association. » Modifier les statuts pour s’adapter à ce point a un coût et génère de la paperasse inutile.

Sénat – Israël – Mémoire

À l’invitation de Roger Karoutchi, président du groupe d’amitié France-Israël, j’ai été convié à un déjeuner, ce 15 novembre, organisé à l’initiative de notre collègue Brigitte Devésa, consacré à la présentation au groupe d’amitié de la Fondation du Camp des Milles* (Aix-en-Provence).

Alain Chouraqui, président de ladite fondation et directeur de recherche émérite au CNRS est intervenu sur le thème : « les démocraties face au défi des extrémismes identitaires ».

Celui-ci a présenté le travail de la fondation pour déterminer les mécanismes de l’engrenage qui va du racisme au crime de masse. Le terreau est constitué de préjugés et tensions sociales.
La première étape du processus est l’émergence de l’extrémisme identitaire.
La deuxième étape est le basculement d’un régime démocratique vers un régime autoritaire.
L’étape trois est le crime de masse, aboutissement de l’extension des persécutions et des menaces contre tous.

M. Chouraqui observe que nous sommes actuellement au milieu de l’étape deux en France. C’est un engrenage auquel il est encore possible de résister.

Je me suis réjoui de la suggestion du président pour que l’éducation nationale prévoie un programme de prévention des risques et des atteintes contre la démocratie. La modélisation du système qui aboutit aux crimes de masse éveille les consciences pour que les peuples ne s’abandonnent pas à des régimes autoritaires.

* Ouvert en septembre 1939 au sein d’une tuilerie située entre Aix-en-Provence et Marseille, le camp des Milles connut un peu plus de trois ans d’activité et vit passer plus de 10 000 internés originaires de 38 pays. histoire-d-un-camp.html
Septembre 1939 à juin 1940 : un camp pour “sujets ennemis”
Juillet 1940 à juillet 1942 : un camp pour “indésirables”
Août et septembre 1942 : un camp de déportation des Juifs