Bilan de la 150ᵉ Matinale du CyberCercle : 10 ans de combat pour la cybersécurité… et l’urgence d’agir
Ce 24 juin, j’étais invité, aux côtés de mon collègue Ludovic Haye, à participer à la 150ᵉ Matinale du CyberCercle – think tank de référence présidé par Bénédicte Pilliet, qui célébrait par la même occasion son dixième anniversaire.
L’occasion de dresser un bilan des progrès qui ont jalonné mon action en matière cyber, avec le concours des matinales depuis près de 9 ans :
• Contrôle de l’action gouvernementale : apports des membres du CyberCercle à ma mission de rapporteur du programme 129, pour suivre en particulier le budget de l’ANSSI ;
• Urgence cyber : appel à la création d’un numéro d’urgence cyber lors de la matinale de janvier 2019. Créé et opéré par l’équipe de Cybermalveillance.gouv.fr, dirigée par Jérôme Nottin, le “17 cyber” est opérationnel depuis décembre 2024 ;
• Lutte contre les fake news : Appel à une force de réaction rapide en mai 2020, qui a été suivi par la création de Viginum en juillet 2021, et promotion du modèle taïwanais imaginé par Audrey Tang de réponse par l’humour en octobre 2021 qui a inspiré “French Response” lancé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en 2025.
• Amélioration du cadre légal : travaux conjoints pour clarifier et renforcer la loi Résilience et la transposition de la directive NIS2 …
Un merci particulier à Bénédicte et à toute son équipe, ainsi qu’à l’ensemble des experts qui, par leurs observations et contributions, m’ont permis d’exercer ma mission avec rigueur et professionnalisme. J’espère qu’ils ont perçu, comme moi, que nous avons changé ensemble la manière de faire de la politique, et qu’ils ont agi utilement pour servir le bien commun.
L’urgence : la loi Résilience bloquée
Cette 150ᵉ matinale était aussi l’occasion d’alerter une nouvelle fois sur l’impasse actuelle du projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité.
Plus d’un an après son adoption par le Sénat, et plusieurs mois après son examen en commission à l’Assemblée nationale, le texte, destiné à transposer les directives européennes NIS2, REC et DORA, demeure bloqué.
Résultat : la France s’expose à une procédure devant la Cour de justice de l’Union européenne.
Mes engagements réaffirmés
Si certains m’appellent désormais avec humour « Olivier 16 bis » (en référence à l’article 16 bis que j’ai contribué à insérer dans la loi Résilience), j’ai réaffirmé mon attachement indéfectible au chiffrement : une composante essentielle de la cybersécurité, de la protection des libertés et de notre souveraineté numérique.
J’ai également rappelé :
• Mon engagement pour une approche fondée sur la norme ISO 27001 plutôt que par l’exigence bureaucratique de l’ANSSI coûteuse et dissociée de nos partenaires européens ;
• Les avancées obtenues lors de l’actualisation de la loi de programmation militaire : deux de mes amendements ont été adoptés pour :
• Inscrire dans la loi le principe d’une cyber-dissuasion, fondée sur des capacités de riposte adaptées que j’avais appelé de mes vœux lors de la “Paris cyber week” de juin 2023 ;
• Renforcer la souveraineté technologique des véhicules connectés utilisés par les armées ou les gestionnaires d’infrastructures critiques.
• Ma défense de la protection des infrastructures critiques contre les prises de contrôle à distance.
Conclusion : la cybersécurité, enjeu national
La cybersécurité n’est plus seulement une question informatique. Elle est devenue un enjeu de souveraineté, de compétitivité et de résilience nationale.
Merci à Bénédicte Pilliet et à toute l’équipe du CyberCercle de m’avoir accompagné dans ce combat pour défendre, avec exigence, nos libertés publiques. +d’images











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