J’ai répondu aux questions de François-Xavier de Calonne dans son émission Pluriel (Radio Orient) sur le protocole d’accord signé le 17 juin entre Washington et Téhéran après quatre mois de guerre. Ce texte signé à distance contient des engagements formellement contraignants, mais son application dépend de certaines variables extérieures….

Radio Orient :
PLURIEL DU 30 JUIN 2026
👉 L’accord entre l’Iran et les États-Unis peut-il réellement ouvrir la voie à une désescalade au Moyen-Orient ?
👉 Après plusieurs mois de conflit, le protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran nourrit l’espoir d’un apaisement… mais son application reste suspendue à de nombreux facteurs.
👉 Quel rôle jouent les pays du Golfe, comme Oman, les Émirats arabes unis ou l’Arabie saoudite, dans cette dynamique diplomatique ?

VERBATIM

François-Xavier de Calonne – Vous êtes bien sur Radio Orient avec vous François-Xavier de Calonne. Invité de Pluriel : Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, président du groupe d’amitié interparlementaire France–Pays du Golfe. Olivier Cadic, bonjour.

Olivier Cadic – Bonjour.

François-Xavier de Calonne – Le protocole d’accord signé le 17 juin dernier entre Washington et Téhéran ouvre, bien entendu, une perspective de désescalade après quatre mois de guerre. Un texte signé à distance par les chefs d’État américain et iranien. Quelles sont les conditions pour que cette perspective devienne une réalité ? Ce n’est pas encore le cas, bien entendu.

Olivier Cadic – Je pense qu’aujourd’hui, nous assistons à une prise de conscience, tant du côté américain que du côté iranien, que le conflit armé n’est pas une solution pour régler les différends.

Ce qui a été signé ressemble un peu à ce que l’on appelle un term sheet dans le monde de l’entreprise. Lors d’une levée de fonds, on commence par signer un document qui fixe les grands principes de l’accord, puis les parties négocient ensuite les modalités de sa mise en œuvre.

Nous sommes dans une situation comparable. Certains points d’accord ont été arrêtés, mais les questions essentielles demeurent. La première concerne le programme nucléaire iranien et la menace existentielle que l’Iran fait peser sur Israël.

L’autre sujet majeur est la question palestinienne. Beaucoup considèrent qu’il sera difficile de sortir durablement de cette crise tant qu’une solution à deux États n’aura pas été trouvée, même si cet objectif apparaît aujourd’hui particulièrement complexe à atteindre.

C’est pourquoi il reste un long chemin à parcourir entre cet accord de principe et le règlement des problèmes de fond. Il a fallu des décennies pour parvenir à cette étape, sans que les causes profondes du conflit aient été résolues. En revanche, cette démarche présente un mérite essentiel : elle permet de faire taire les armes et de redonner toute sa place au dialogue. LIRE la suite de l’entretien (fichier pdf)

VIDÉO – Extrait de l’entretien « L’accord Iran-États-Unis peut-il mettre un coup d’arrêt au conflit armé au Moyen-Orient ? » sur le compte X de Radio Orient.