La cyberattaque visant près de 700 000 contribuables sur le site de la DGFiP rappelle l’urgence de transposer NIS 2 pour renforcer la sécurité de l’État, mais aussi de préserver l’article 16 bis que j’ai fait adopté : introduire des failles volontaires dans les systèmes de chiffrement, c’est ouvrir une porte que les cybercriminels, comme les services étrangers, sauront exploiter.
Extrait de l’article :
NIS 2 (Network and Information Security 2) a pourtant été intégrée au projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, voté au Sénat en 2024, puis en commission à l’Assemblée nationale l’année suivante avant d’être bloqué aux portes de l’hémicycle. Officiellement pour des raisons d’agenda parlementaire surchargé, officieusement pour une raison plus politique qui concerne l’article 16 bis de la loi, qui prévoit l’interdiction des « backdoors » (portes d’entrée), ces failles volontairement intégrées à un système de chiffrement pour permettre à un tiers, souvent un service de renseignement, d’accéder aux communications malgré le cryptage.
Selon plusieurs sources, la DGSI serait particulièrement défavorable à cet amendement. « Si vous mettez une faille, vous pensez bien que vous n’allez pas être le seul à l’utiliser… Vous mettez encore une fois tout le monde en insécurité », explique son auteur, le sénateur centriste Olivier Cadic.
Lire l’article du 23/08/2026 de Nelson Getten Piratage de données : l’État face à l’urgence du sursaut sur le site Pressreader











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