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Sénat – Singapour – Fête nationale

À l’invitation de Son Excellence, Mme Teow Lee Foo, ambassadeur de la République de Singapour en France et au Portugal, j’ai eu l’honneur de participer à la soirée organisée ce 13 septembre à l’hôtel Le Marois pour célébrer la 58ème fête nationale de Singapour.

Cette cité-état insulaire située au large du sud de la Malaisie est devenu un centre financier mondial et une économie florissante.

J’ai eu l’opportunité de partager avec Mme l’ambassadeur les apports de la loi de programmation militaire, promulguée le mois dernier, qui affirme l’importance de préserver la liberté de circulation maritime en mer de Chine et dans le détroit de Taiwan (voir mon intervention).

Cette soirée m’a également permis d’échanger avec plusieurs personnes du Quai d’Orsay engagées sur l’Indo-Pacifique en prévision de mon prochain déplacement à Taiwan. +d’images

Sénat – Brésil – Fête nationale

À l’invitation de l’ambassadeur du Brésil Ricardo Neiva Tavares et Mme Neiva Tavares, j’ai eu l’honneur de participer à la soirée organisée à l’ambassade du Brésil en France sur les bords de Seine pour célébrer la fête nationale brésilienne.

L’importance du nombre d’invités témoigne de l’intérêt et de l’aura de ce pays-continent.

J’ai eu l’opportunité d’échanger avec l’ambassadeur pour lui confier mes impressions suite à mon déplacement à Curitiba, Foz do Iguacu et Rio de Janeiro fin avril-début mai dernier.

Nous avons également évoqué mon projet de déplacement à Brasilia en novembre pour promouvoir la francophonie. +d’images

Elysée – Conférence des ambassadrices et des ambassadeurs

Ce 28 août, j’ai assisté au discours du Président de la République, à l’Élysée, sur les enjeux majeurs de notre politique étrangère, dans le cadre de la conférence des ambassadrices et des ambassadeurs.

Dans une période où notre nation est confrontée à des défis géopolitiques sans précédent, tels que la guerre en Ukraine, des tensions croissantes au Sahel et une Union européenne à la croisée des chemins, il est essentiel de maintenir une diplomatie de combat.

Le président a rendu hommage au travail exceptionnel de nos diplomates, évoquant en particulier la situation délicate au Niger. Malgré les demandes des militaires au pouvoir pour le départ de notre ambassadeur, il demeure en poste, témoignant de la résilience et du dévouement de notre représentation à l’étranger. L’engagement continu de la France en Afrique a également été souligné, le président rejetant tout “paternalisme” tout en insistant sur la nécessité d’une approche forte et cohérente, en particulier face à la série de coups d’État qui secoue le Sahel.

Lors de son allocution, il a également évoqué le risque d’affaiblissement de l’Europe et de l’Occident dans le contexte actuel. Pour lui, face aux défis que présente la scène internationale, l’Union européenne doit envisager une intégration plus profonde, voire adopter des rythmes d’intégration différents pour progresser sur des sujets clés.

S’adressant aux zones de tension en Asie occidentale, le président a fait mention du blocus du Karabakh et a promis une initiative pour résoudre la situation du corridor de Latchine. Concernant l’Iran, il a appelé à la libération des citoyens français détenus dans des conditions jugées inacceptables.

Le Président a annoncé que la prochaine conférence de Bagdad sur la sécurité au Moyen-Orient se tiendra fin novembre. Il a souligné la nécessité pour la Syrie de renforcer sa coopération dans la lutte contre le terrorisme si elle souhaite être réintégrée dans les instances régionales.

Emmanuel Macron a également milité pour une diplomatie des océans à construire.

Il a conclu en affichant la volonté de renforcer l’investissement sur la langue française et annoncé la date de l’inauguration de la cité de la francophonie de Villers-Cotterêts, fixée au 19/10/23.

Très heureux d’avoir eu l’opportunité de retrouver de nombreux diplomates à la faveur de ce rendez-vous de rentrée, qui me permet de préparer l’année à venir et de bénéficier de leurs perceptions respectives sur la situation dans leur pays.

Un vrai tour du monde en 180 minutes. +d’images

Hôtel de Clermont – Emmanuel Macron devant les parlementaires

Ce 19 juillet, à la faveur de la réception organisée par Franck Riester, ministre délégué auprès de la Première ministre, chargé des relations avec le Parlement, à l’occasion de la fin de session parlementaire en présence d’Élisabeth Borne, Première ministre, j’ai assisté au discours d’Emmanuel Macron.

Le Président de la République s’est adressé aux parlementaires présents. Il s’est réjoui du vote de 49 textes en un an, dont 27 sont issus de CMP (commission mixte paritaire) conclusives, parmi lesquelles 3 lois de programmation sur le régalien (intérieur, défense et justice).

Quai d’Orsay – Journées du réseau de coopération et d’action culturelle

Le 20 juillet, en clôture des Journées du réseau de coopération et d’action culturelle, j’ai assisté à l’allocution de Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Devant un parterre de conseillers culturels, la ministre a annoncé 50 millions d’euros en plus pour le programme 185 (diplomatie culturelle et d’influence) en 2024, année qui verra en France la réouverture de Notre Dame, la célébration des 90 ans du débarquement, l’organisation des Jeux Olympiques et du sommet sur la Francophonie.

QE – Information effective des conseillers des Français de l’étranger en matière de sécurité

Par le biais d’une question écrite, j’ai interrogé le ministre Olivier Becht sur les modalités d’organisation des comités de sécurité, en particulier dans certaines circonscriptions :

QUESTION : M. Olivier Cadic interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger sur les modalités d’organisation des comités de sécurité, particulièrement dans les circonscriptions consulaires qui contiennent plusieurs pays, comme celle qui recouvre l’Iran, le Pakistan, l’Afghanistan, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, le Kazakhstan, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan et le Kirghizistan. Ces neufs pays représentent une circonscription vaste et complexe, frappée par un risque sécuritaire important eu égard notamment à l’activité sismique marquée dans certaines zones. Pourtant, la géographie même de cette circonscription électorale ne permet pas aux conseillers élus par les Français qui y vivent de participer à l’ensemble des réunions organisées a minima annuellement par les postes diplomatiques et consulaires. Comme le rappelle le Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en réponse à une résolution de la commission de la sécurité de l’assemblée des Français de l’étranger (AFE) de mars 2017, « les conseillers consulaires participent également aux comités de sécurité. Le CDCS promeut la tenue de comités de sécurité aussi souvent que la situation l’exige (…) La tenue d’un comité de sécurité est exigée du poste a minima une fois par an et après tout incident sécuritaire majeur ». Néanmoins, il a été refusé au président du conseil consulaire à Téhéran l’organisation d’un comité de sécurité en format virtuel. La communication d’un compte rendu des réunions auxquelles il n’a pas pu participer a également été refusée, même expurgé de toute information confidentielle. Dans sa réponse à la résolution adoptée par l’AFE, le CDCS du ministère expose pourtant que « le périmètre des mesures qui ont vocation à rester confidentielles est en réalité très réduit et se limite le plus souvent à des mesures dont l’efficacité serait affectée par leur publicité. » Aussi, il s’étonne que les plans de sécurité élaborés par les postes en cas de séisme, par exemple, ne puissent faire l’objet d’une communication à destination des élus. Il lui demande de lui exposer comment l’administration propose de se conformer à l’impérative information des représentants élus par les communautés françaises aux comités de sécurité. (question n° 08000 publiée le 27/07/2023)

LPM – Pour une coordination de la cyberdéfense plus offensive – Notre rapport

En 2022, plus de 170 000 demandes d’assistance ont été reçues par Cybermalveillance, dont 90% émanant de collectivités territoriales… Toute vulnérabilité des systèmes (établissements de santé, collectivités territoriales et PME) est désormais exploitée par les cybercriminels.

Avec mon collègue Mickaël Vallet, nous proposons de faire évoluer notre doctrine à travers un rapport intitulé “une coordination de la cyberdéfense plus offensive dans la loi de programmation militaire 2024-2030”. Ce travail a été conduit au nom de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, présidée par Christian Cambon.

Si la chaîne de commandement militaire intègre une fonction offensive, c’est sans équivalent en cas de cyber-attaque sur des objectifs civils. C’est pourquoi la nouvelle loi de programmation militaire (LPM) prévoit un soutien militaire à l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), en cas de crise majeure et un renforcement de ses capacités d’analyse.

Ainsi, en s’appuyant sur le potentiel de l’ANSSI et la caractérisation des attaques informationnelles relevant de Viginum, nous souhaitons, avec Mickaël Vallet, inciter le gouvernement à adopter une stratégie plus offensive, une « cyber dissuasion ».

A ce titre, nous saluons la dénonciation claire, mi-juin, du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères d’une campagne de désinformation en provenance de Russie, liée à l’action de la France en Ukraine, qui doit préfigurer une « diplomatie de combat ».

Concernant la LPM 2024-2030, nous constatons un effort sans précédent au profit de la cyberdéfense des armées avec 4 milliards d’euros de besoins programmés (effectifs et technologies), contre 1,6 milliard d’euros pour la LPM 2019-2025.

L’enjeu qui perdure est celui de former aux métiers de la cyber-sécurité !

La synthèse du rapport (PDF)

Le rapport en HTML ou en PDF

RÉSUMÉ DES RECOMMANDATIONS 

LPM 2024-2030
> Accompagner le développement de la cyberdéfense régalienne autour de l’écosystème de Rennes en renforçant l’offre de formation.
> Encourager les acteurs français du cloud et de la cybersécurité.
> Prioriser les recrutements sur les postes non encore « armés ».
> Harmoniser les pratiques de recrutement sur la base du référentiel de rémunération des 56 métiers de la filière numérique et des systèmes d’information et de communication pour fidéliser les agents en poste et recruter des profils expérimentés (direction interministérielle du numérique).
> Veiller à la complémentarité de l’ensemble des pôles cyber existants en rapprochant le futur pôle d’excellence de formation cyber de Polytechnique avec l’écosystème et l’académie de la cyberdéfense de Rennes.

COORDINATION CIVILO-MILITAIRE
> Clarifier le périmètre de la transposition en France de la directive NIS 2.
> Établir un plan de progression des moyens de l’ANSSI, de l’OSIIC et de Viginum en rapport avec l’augmentation du périmètre de protection de la directive NIS 2.
> Lancer une réflexion sur l’opportunité de mieux intégrer les 3 fonctions de LID, LIO et L2I dans le domaine civil.
> Affirmer une stratégie de cyber dissuasion s’appuyant sur les capacités de cybersécurité de l’ANSSI et de caractérisation des attaques informationnelles relevant de Viginum.
> Envisager la nomination d’un responsable qualité des activités de cyberdéfense.

VOLET RÉGIONAL DE LA CYBERSÉCURITÉ
> Rationnaliser l’organisation cyber vers un guichet unique « 17 cyber » pour orienter les victimes en cas d’attaque ou de conflit majeur.
> Évaluer une organisation alternative aux CSIRT en concentrant les moyens publics sur le GIP ACYMA, tout en prévoyant une contractualisation État- Région pour les régions qui souhaitent pérenniser leurs centres de réponse.
> Harmoniser, en coordination avec le GIP ACYMA, les modalités d’appel des CSIRT régionaux et les services de cybersécurité rendus.

Palais de L’Élysée – Francophonie – 140 ans des Alliances Françaises (4/4)

« La langue française est un trésor en partage. »

Du 21 juillet 1883 au 21 juillet 2023, l’épopée de 140 ans de l’Association des Alliances françaises, devenue fondation en le 26 juillet 2007, a été célébrée par son président d’honneur qui n’est autre que le Président de la République, Emmanuel Macron.

Cette institution fondée par des personnalités illustres parmi lesquelles le géographe Pierre Foncin et le diplomate Paul Cambon, ou encore Louis Pasteur, Jules Verne ou Ferdinand de Lesseps.

La formule lancée par le Président de la République : « La langue française est un trésor en partage » fera date. Il a su expliquer ce qui faisait la force de la langue française qui n’appartient pas à la France et aux Français. La force de notre francophonie est ce droit donné de réinventer cette langue et de l’enrichir.

L’assistance composée des présidents d’Alliances s’est esclaffée quand, dans un sourire, Emmanuel Macron a déclaré que la transmission de notre langue, s’accompagnait la transmission d’un devoir de désobéissance qui a toujours accompagné le français.

Emmanuel Macron a rendu hommage à tous ceux qui font le quotidien du réseau ;
qui portent cette idée visionnaire de rassemblement par la culture, la langue, l’éducation ; et qui partagent nos valeurs de dialogue, de curiosité de l’autre, de réciprocité.

Très heureux d’avoir participé à ce moment historique en compagnie de ces militants de la langue française attachés à la philosophie des lumières. +d’images

Fondation Alliance française – Francophonie – 140 ans des Alliances Françaises (3/4)

140 ans après sa création boulevard Saint-Germain, le siège de la Fondation de l’Alliance française est installé à proximité, boulevard Raspail à Paris.

J’ai participé à la soirée festive qui réunissait toutes celles et ceux qui président ou dirigent une des 829 alliances françaises implantées dans 135 pays.

En 2022, ce sont 21.000 événements culturels qui ont été organisés, soit 56 par jour.

21 millions d’heures de cours de français ont été dispensées à 428.000 apprenants de français dans le monde.

Autour du président Yves Bigot, du secrétaire général Marc Cerdan et du gâteau réalisé par le Cordon bleu, réseau international d’écoles des arts culinaires et de l’hôtellerie, présidé par André Cointreau, présent pour la circonstance, on retrouvait Katia Chalita, présidente de l’Alliance française Rio, l’académicien Erik Orsenna, ou Françoise Nyssen, première ministre de la culture d’Emmanuel Macron.

Cette journée a été l’occasion de retrouver de nombreuses personnes croisées à la faveur de mes déplacements comme Xavier Leroux, directeur de l’AF de Manille, en février 2023. +d’images

Unesco – Francophonie – 140 ans des Alliances françaises (2/4)

Congrès mondial de l’Alliance française pour fêter une épopée de 140 ans.

Ce 20 juillet, j’ai assisté à l’Unesco à Paris, à l’ouverture du « Congrès mondial de l’Alliance Française ». Aux côtés de plus de 500 responsables des AF, j’ai suivi les premiers temps forts de cet événement qui marque le 140e anniversaire de l’Alliance Française.

Le discours d’ouverture d’Yves Bigot, président de la fondation Alliance française, qui fédère 829 Alliances françaises présentes dans 135 pays, a été suivi de celui de Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux.

La ministre a lancé : « Partout il y a une envie de France… il faut la cultiver. Vous offrez le plus beau visage de la culture française ! »

Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie, a clôturé cette séquence en saluant le plus grand réseau culturel au monde et en lui souhaitant longue vie.

Deux tables rondes ont suivi pour échanger sur la langue française parlée par 321 millions de francophones.

La première, modérée par Bernard Cerquiglini, vice-président de l’AF, avait pour thème : « Valeurs humanistes, aspiration à l’universel », et réunissait les philosophes Barbara Cassin et Souleymane Bachir Diagne.
La seconde, modérée par Bernard Magnier et intitulée « La langue française en partage, représentations et défis », a fait dialoguer trois écrivains Shumona Sinha (Inde), Kim Thúy (Vietnam) et Alain Mabanckou (Congo Brazzaville). Ces trois personnalités ont raconté chacun à leur manière leur apprentissage du français. Ils manient nos mots et notre grammaire avec brio, humour et enthousiasme.

Leurs échanges complices démontrent que la langue française se porte très bien et a un bel avenir.

Le talent oratoire du grand témoin Erik Orsenna, écrivain et académicien français, a conclu l’après-midi avant l’intervention de Marc Cerdan, secrétaire général de l’AF, destinée à faire passerelle vers la journée d’ateliers du lendemain. +d’images

Sénat – Francophonie – 140 ans des Alliances françaises (1/4)

Vice-président du groupe d’études sénatorial sur la Francophonie, administrateur de l’Institut français, je suis un ardent défenseur des Alliances françaises présentes dans 135 pays, acteurs déterminants dans la promotion de la langue française et de la francophonie.

Comme promis lors de ma visite à l’Alliance française de Rio, à la faveur de mon passage au Brésil début mai (compte-rendu), j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat une délégation de 26 représentants des Alliances Françaises du Brésil, participant au congrès des 140 ans de l’Alliance Française.

À la veille de l’ouverture du congrès, j’ai donc retrouvé avec bonheur les artisans de ce rendez-vous : Nelson Tadeu, président de l’Abraf, Katia Chalita, présidente de l’Alliance française Rio et Jean Bourdin, directeur de l’AF et coordinateur du réseau des 34 Alliances françaises du Brésil.

Nous avons déambulé ensemble dans le palais du Luxembourg, haut lieu de l’histoire de France.

Dans l’hémicycle, nous avons ensuite échangé sur le fonctionnement du Sénat et des institutions de la cinquième république.

Une belle entrée en matière pour célébrer les 140 ans de la fondation des Alliances françaises en partageant les valeurs de dialogue qui font la qualité des échanges au Sénat et également la force de l’action des Alliances françaises. +d’images

QE – Versement des indemnités aux élus des Français de l’étranger

Ce 13 juillet, le ministre Olivier Becht a répondu à ma question écrite du 3/11/2022 sur les difficultés observées concernant le versement des indemnités aux élus des Français de l’étranger.

Versement des indemnités prévues par les articles 20 et 34 du décret n° 2014-144 du 18 février 2014

QUESTION  : M. Olivier Cadic interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger sur le versement des indemnités prévues par les articles 20 et 34 du décret n° 2014-144 du 18 février 2014 relatif aux conseils consulaires, à l’assemblée des Français de l’étranger (AFE) et à leurs membres. En effet, si les articles 19 et 34 du même texte énoncent le caractère bénévole des mandats locaux représentant les Français de l’étranger, l’exercice diligent de ces derniers ne doit pas pour autant représenter une charge insupportable. Un mandat ne doit pas coûter, a ainsi acquiescé le ministre délégué notamment chargé des Français de l’étranger devant l’AFE en ouverture de la session plénière qui s’est déroulée en octobre 2022. Alors qu’il lui a été rapporté que certains membres de l’AFE avaient participé aux trois dernières sessions sans qu’un quelconque remboursement ne leur ait été versé, le parlementaire a également été saisi des difficultés rencontrées par des conseillers des Français de l’étranger, notamment en Écosse, pour percevoir leurs indemnités semestrielles. Dans l’attente d’une nécessaire revalorisation des indemnités des élus des Français de l’étranger, qui doivent couvrir les frais engendrés par leur mandat, il lui demande qu’une procédure plus fluide soit instaurée afin que les indemnités prévues par le règlement soit effectivement versées à tous les élus selon une périodicité raisonnable. (question n° 03600 publiée le 03/11/2022)

RÉPONSE : L’ensemble des Conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger (CAFE) participant aux sessions annuelles de l’AFE perçoivent les indemnités forfaitaires prévues par le dispositif réglementaire. S’agissant du versement des indemnités prévues pour les Conseillers des Français de l’étranger, la périodicité est bien établie : le premier versement semestriel intervient entre la fin janvier et la mi-février et le second entre la fin juin et la mi-juillet. Si de rares difficultés techniques induisent, de manière tout à fait marginale, des délais supplémentaires (changement de numéro de compte, erreur de saisie notamment), les services du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères s’assurent que les versements soient effectifs, réguliers et obéissent à un calendrier bien connu de tous. En ce qui concerne les remboursements des frais de déplacement et d’hébergement des CAFE à l’occasion de leur venue à Paris pour les deux sessions annuelles de l’AFE, il a été demandé au secrétariat général de l’AFE de s’assurer que les remboursements puissent être effectués dans les délais les plus resserrés possibles après la fin de la session et dès réception des justificatifs de frais transmis par les élus. (publiée le : 13/07/2023, p4377)

LPM – Mon amendement Taïwan adopté

Mon amendement à la loi de programmation militaire (2024 à 2030) pour défendre le droit à la circulation maritime dans l’indo-pacifique, notamment en mer de Chine méridionale et dans le détroit de Taïwan est définitivement adopté.

En séance, le 28 juin dernier, j’avais obtenu l’avis favorable de la commission des Affaires étrangères et celui du gouvernement. Voir mon intervention.

La France est déterminée à préserver la paix et la stabilité de la région.

Sénat – Laos – Guide “Le Francophone”

Lors de mon déplacement au Laos, en compagnie de Daniel Boulom, conseiller des Français de l’étranger, le 26 février 2023, j’avais visité des commerces français de Luang Prabang, allant du glacier au tour operator organisant des croisières sur le Mékong, sans omettre les vendeurs de souvenirs… (compte-rendu).

Parmi ces commerçants, j’ai retrouvé Pascal Delais au Sénat le 8 juin dernier. Il m’a présenté son guide des entreprises francophones à Luang Prabang, initiative remarquable pour les voyageurs débarquant dans la ville et désireux de se connecter à la communauté expatriée francophone.

L’ouvrage est une compilation exhaustive des entrepreneurs et directeurs d’origine française, belge, canadienne, et même australienne qui ont élu domicile au Laos. Il met en avant une multitude de secteurs d’activité, du tourisme fluvial à la construction.

J’ai félicité Pascal Delais pour cette publication, car elle valorise la francophonie et le dynamisme entrepreneurial.

Pour toutes les informations concernant le guide, cliquez-ICI

Sénat – Égypte – Fête nationale

À l’invitation de Son Excellence M. Alaa Youssef, ambassadeur de la République Arabe d’Égypte en France et délégué permanent auprès de l’UNESCO, je me suis rendu à la célébration de la fête nationale de l’Égypte, ce 10 juillet.

En présence du Dr Khaled El Enany, ancien ministre du Tourisme et des Antiquités et actuel candidat au poste de directeur général de l’UNESCO, la célébration se déroulait à la Grande Halle de la Villette, où se tient actuellement l’exposition exceptionnelle «Ramsès et L’or des pharaons».

Cette immersion unique dans la vie de Ramsès le Grand, ce souverain illustre dont le nom et les accomplissements ont traversé les siècles, est un témoignage fascinant de l’histoire de l’Égypte. C’est une expérience enrichissante de redécouvrir cette histoire complexe et captivante, un lien qui unit la France à l’Égypte d’une manière spéciale depuis l’exposition « Ramsès II le Grand » au Grand Palais en 1976.

Cette nouvelle exposition promet une rencontre encore plus impressionnante avec le public, nous rappelant combien l’histoire peut être à la fois fascinante et inspirante.

Cet événement était également l’occasion de rencontrer de nombreux diplomates, parmi lesquels l’ambassadeur d’Arabie saoudite en France, M. Fahad al-Ruwaily. J’ai profité de cette opportunité pour féliciter l’ambassadrice de Serbie, Mme Nataša Marić, pour la récente élection de son pays comme hôte de l’Exposition Spécialisée 2027. +d’images

Paris-Grèce – Festival européen Polyphony Paris-Rhodes « D’une rive à l’autre »

Dans le cadre du festival européen Polyphony Paris-Rhodes « d’une rive à l’autre », j’ai accueilli au Sénat, le 7 juillet, une délégation venant de Rhodes, conduite par Aliki Moschis-Gauguet, consule honoraire, que j’avais rencontré lors de mon dernier déplacement en Grèce en 2018 (compte-rendu).

Le vice-gouverneur, Christos G. Bardos, a également honoré notre rencontre de sa présence, renforçant la dimension institutionnelle de cet échange.

J’ai ensuite assisté au concert du Chœur Mikrokosmos à l’église Saint-Eustache, où la foule était au rendez-vous pour cette représentation, le dimanche après-midi.

Je tiens à remercier chacun d’entre eux pour leur engagement à renforcer nos liens bilatéraux et à promouvoir l’échange culturel.

C’est à travers de telles initiatives que nous continuerons à construire un avenir commun, empreint de respect, de dialogue et de coopération. +d’images

Pour plus d’informations sur le Chœur Mikrokosmos, je vous invite à consulter leur site web.

Médias – “Après la rébellion avortée d’Evgueni Prigojine, quel avenir pour Wagner en Afrique ?” (Public Sénat – 27/06/2023)

Merci à Public Sénat d’avoir publié mes commentaires au sujet des agissements de la milice Wagner en Afrique.

Lien vers l’article : Après la rébellion avortée d’Evgueni Prigojine, quel avenir pour Wagner en Afrique ?

ARTICLE

Alors que le désormais ex-patron de la société Wagner, Evgueni Prigojine, est contraint à l’exil en Biélorussie, l’avenir du groupe de mercenaires paraît incertain. Impliqué sur le front ukrainien, Wagner dispose d’une influence importante en Afrique, en particulier au Mali et en Centrafrique, où le groupe joue un rôle déterminant pour les intérêts de la Russie.

« L’Etat russe entretenait Wagner », a affirmé Vladimir Poutine lors d’un discours prononcé ce 27 juin suite à la rébellion du groupe Wagner et de son leader Evgueni Prigojine contre le commandement militaire russe, le 23 juin. Alors que le groupe paramilitaire s’est fait connaître pour ses activités en Syrie et en Afrique notamment, la déchéance de Prigojine interroge sur la capacité de Wagner à poursuivre ses activités en Afrique. Une question cruciale notamment pour les intérêts de la France en Afrique. En effet, le groupe de mercenaires a grandi en profitant du recul de l’influence française comme l’illustre l’exemple du Mali, où Wagner est officiellement présent depuis 2021.

« Il faut distinguer les troupes de Wagner en Russie et celles en Afrique, le lien est assez ténu »

Outre le Mali, la présence du groupe de mercenaires est confirmée en Libye, au Soudan et en République centrafricaine, et est soupçonnée dans plusieurs autres Etats africains. « Côté russe on cherche à éradiquer Wagner du sol national, il n’y a pas forcément de lien avec les activités du groupe en Afrique », analyse Olivier Cadic, sénateur Union Centriste des Français de l’étranger. Les déclarations de Vladimir Poutine confirment une séparation entre les activités sur le front ukrainien et en Afrique puisque le président de la fédération de Russie a offert aux hommes de Wagner, engagés sur le front de rejoindre l’armée russe, sans s’attarder sur les troupes présentes en Afrique. Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, s’est empressé de dire que le « travail va bien sûr continuer » en Afrique.

Une distinction reprise par le général Dominique Trinquand, ancien de chef de mission militaire française à l’ONU, affirmant qu’il « faut faire la différence entre les troupes de Wagner en Russie de celles en Afrique, le lien entre les deux est assez ténu. Pour les troupes engagées sur le front ukrainien, il y a trois options, soit ils vont en Biélorussie, soit ils s’engagent dans l’armée, soit ils rentrent chez eux. Aucune de ces options ne touche les activités de Wagner en Afrique ». En ce qui concerne une éventuelle rupture de la chaîne de commandement à cause de l’exil d’Evgueni Prigojine, le Général Trinquand estime que « l’ancien adjoint de Prigojine peut assurer la direction des opérations en Afrique où Prigojine était peu impliqué ».

Un contexte politique favorable

Partant de cette distinction, la Russie n’a pas vraiment intérêt à couper les ponts avec Wagner qui « sert de relais pour les intérêts et l’influence russe en Afrique », rappelle Olivier Cadic. Une analyse partagée par le Général Trinquand selon lequel, les raisons de la présence de Wagner en Afrique n’ont pas évolué puisque « les activités de Wagner en Afrique s’inscrivent dans un cadre parallèle, très utiles à la Russie et autofinancées. Cela permet d’avoir une « force grise » en Afrique ».

Par ailleurs, le contexte politique dans plusieurs pays d’Afrique, notamment subsaharienne, reste propice à l’installation du groupe militaire. « Wagner suit un business model très clair et joue le rôle d’une garde prétorienne pour les juntes », informe Olivier Cadic, jugeant que « Wagner est une mafia qui prospère sur les ruines des États ». L’affaiblissement de certains États d’Afrique subsaharienne, déstabilisés par la menace terroriste, entretient les raisons d’un recours à la force militaire de Wagner, la faiblesse de la force publique laissant une part d’initiative accrue à la sécurité privée.

Une réputation entachée ?

Difficile dans ces conditions d’imaginer un recul des activités de Wagner, même si « dans une situation rationnelle, Wagner pourrait pâtir de cette réputation », explique le général Trinquand. Néanmoins, « lorsque l’on fait appel à Wagner, on sait très bien que l’on se met dans un état de dépendance. Les juntes craignent elles-mêmes que leurs troupes se retournent contre leurs chefs, donc tant qu’il y a des États instables, Wagner peut prospérer en Afrique », détaille Olivier Cadic. La société de mercenaire continue de « se vendre au plus offrant, donc ils sont tout à fait susceptibles de retourner leurs vestes, c’est un point de vigilance pour les juntes les plus vulnérables », affirme le Général Trinquand. « Personne n’est dupe concernant Wagner », conclut Olivier Cadic.

La crainte d’une autonomisation des mercenaires de Wagner ?

Alors que la rébellion d’Evgueni Prigojine ne semble pas avoir de conséquences durables sur la présence du groupe en Afrique, le sénateur Olivier Cadic perçoit la possibilité d’une déconnexion croissante entre les intérêts russes et ceux de Wagner qui « apparaît comme une force qui s’est autonomisée ». Pourtant, une autonomisation du groupe Wagner serait relativement risquée et il est plus probable que le groupe poursuive une action double en continuant d’être un relais de l’influence russe en Afrique. « Je ne pense pas que Wagner va s’autonomiser, la logistique est fournie par la Russie, donc les deux parties sont gagnantes », nuance le Général Trinquand. Le groupe paramilitaire pourrait, au contraire, être repris par une autre société de sécurité privée proche du ministère de la défense russe afin de continuer à défendre les intérêts de la Fédération de Russie en Afrique.

« Il y a de fortes chances que l’une des conséquences soit la volonté de faire main basse sur les intérêts économiques français en Afrique »

« Il y a de fortes chances que l’une des conséquences soit la volonté d’accentuer les activités et de faire main basse sur les intérêts économiques Français en Afrique », s’inquiète Olivier Cadic, très impliqué sur le sujet. Ce dernier estime d’ailleurs que la doctrine militaire française en Afrique ne permet pas de protéger les intérêts économiques français et donc la progression de Wagner. Une doctrine réaffirmée, après une question d’Olivier Cadic, par le ministre des Armées, Sébastien Lecornu.

« Si l’armée ne défend pas les intérêts français en Afrique, qui va le faire ? Sans obstacle, Wagner peut intensifier son activité en Afrique », alerte le sénateur des Français de l’étranger. Un renforcement de la position et de l’influence de la France en Afrique subsaharienne représenterait donc une menace plus importante pour le développement de Wagner. Avec la fin de l’opération Barkhane au Mali, le 9 novembre 2022, et la montée d’un sentiment anti-français alimenté par Wagner, la tendance est davantage à un retrait de la zone. Une erreur selon Olivier Cadic regrettant « un défaut d’analyse ». « On ne va pas au bout de la logique, on baisse pavillon devant Wagner. Notre doctrine n’est pas claire, donc Wagner peut continuer d’étendre son influence en Afrique car il existe des États vulnérables ».

Le sénateur craint de voir les entreprises françaises se retrouver face à un ultimatum sous la pression de Wagner. « Pour les entreprises françaises en Afrique, le choix sera simple : soit vous pliez, soit vous vous battez. Donc peut-être qu’à un moment, eux aussi, vont envisager de créer des forces de sécurité privées », prévient Olivier Cadic.

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°223 – 29 juin 2023

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Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. Déclaration des biens immobiliers : un mois de rab
. La CFE – polémique autour du financement
. CA de l’AEFE : Déconventionnements / Budget / Questions

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Benoit MAYRAND, vice-président de la commission des Finances de l’AFE, conseiller des Français établis en Roumanie et Moldavie. « Conventions fiscales et exercice du droit au compte en France ».

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. LPM – Amendement Indopacifique : droit à la circulation maritime
. LPM – Amendement BITD : cession des PME sensibles
. CA AEFE : déclaration liminaire
. Trophées du réseau CCIFI
. Rencontre avec 11 chefs de poste au Sénat
. Délégation de la CCI France-Suisse
. En circonscription en POLOGNE – Varsovie (21-23 juin 2023)
Accueilli par Frédéric BILLET, ambassadeur de France en Pologne, et Éric SALVAT, président du conseil consulaire de Pologne.

FRANCE
Actualités : Politique & Société

BRÈVES D’AILLEURS

Découvrir l’InfoLettre n°223

LPM – Amendement adopté – BITD

Mon amendement sur la Base industrielle et technologique de défense (BITD) a été adopté avec le soutien du ministre des armées, Sébastien Lecornu.

Il stipule que dans le cas de cession de PME sensibles de la BITD, pourvoyeuses de technologies et d’innovations, la DGA veille, en amont de tout processus de vente, à ce que les candidatures à la reprise soient restreintes à des acteurs compatibles avec la consolidation souveraine de la BITD.

📌 Verbatim de mon intervention

Dans son discours à l’Ecole de Guerre en février 2020, le Président de la République a affirmé l’impérieuse nécessité de « l’indépendance technologique de l’Europe et sa capacité à anticiper les prochaines ruptures stratégiques.
Il nous faut pour cela une BITD autonome et compétitive,
un effort massif d’innovation, la maîtrise de nos technologies de sécurité et la maîtrise de nos exportations de défense (…)
cela nécessite une politique industrielle, des standards de souveraineté (…) car notre incapacité à penser ensemble nos intérêts souverains (…) met chaque jour en cause notre crédibilité en tant qu’Européens.
Elle offre aux autres puissances la possibilité de nous diviser, de nous affaiblir »
En 2020 et 2022, la cession programmée des sociétés sensibles Photonis et Exxelia à des groupes industriels non-Européens a plongé le gouvernement dans une situation très délicate.
Par comparaison, le modus operandi du contrôle des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS) permet le dialogue EN AMONT pour définir les règles du jeu.
Il s’agit ici de mettre en place de la veille et du contrôle a priori des investissements étrangers plutôt qu’à postériori.

AEFE – Conseil d’administration (29 juin 2023)

En ma qualité de président de l’ANEFE, j’ai assisté ce jeudi matin 29 juin 2023 au conseil d’administration de l’AEFE.

Bruno Fouché, président de l’AEFE, a annoncé que le réseau homologué comptera 581 établissements, dans 139 pays à la rentrée 2023.

587 établissements afficheront le label France Education et le réseau Flam comptera 144 associations. +d’images

J’ai fait une déclaration liminaire au conseil d’administration de l’AEFE :

Monsieur le Président,
Monsieur le directeur général,
Mesdames, Messieurs les membres du conseil d’administration,

Harcèlement
Je souhaiterais commencer mon intervention en vous alertant sur l’importance des cas de harcèlement.
Contacté pour deux cas très difficiles sur deux pays différents, mon bureau a signalé l’un d’entre eux, à notre interlocuteur AEFE, la semaine dernière.
Je pense qu’il faut une cellule d’accompagnement dédiée pour les parents et les élus pour gérer ces situations très difficiles, personnelles, qui finissent parfois tragiquement.
Je vous suggère de vous inspirer du modèle du Centre de Crise (CDC) avec une démarche qualité pour les traiter de manière collective.

Annus horribilis pour l’AEFE à Londres
Le rapport Ofsted de l’établissement en gestion directe à Londres, le lycée Français Charles de Gaulle, a mis en exergue des manquements au niveau du « Safeguarding » des élèves et du règlement intérieur.
Des dispositions sont mises en œuvre pour parer à ces lacunes et des efforts sont fournis pour que l’établissement soit aux normes du ministère de l’Éducation britannique, « Department of Education », au moment de la prochaine contre-visite.
Le lycée CDG (Lycée Français Charles de Gaulle de Londres) a recruté un responsable du département « Safeguarding », pour la rentrée scolaire 2023-24.
Cette personne a été débauchée du lycée international de Londres Winston Churchill (LIL).
Elle y a travaillé depuis son ouverture en 2015, et a monté là-bas un département équivalent avec ses équipes.
Les conditions de transfert s’apparentent à de la concurrence déloyale.
Le LIL se trouve désormais dans l’obligation de recruter une personne pour la remplacer.
Cela n’améliore pas l’image de l’AEFE.
L’école Marie d’Orliac du Lycée Charles de Gaulle est fermée depuis plus d’une semaine, car elle s’effondre.
Les parents se plaignent que la direction de Marie d’Orliac les laissent dans le flou total sur la résolution du problème, sur les dates de réouverture et sur des solutions temporaires.
Cela tourne à l’annus horribilis pour l’AEFE à Londres.
Il est vraiment nécessaire de mettre en place une structure de communication de crise pour ces circonstances.

ANEFE – Dossier Pointe Noire
Concernant la restructuration du dossier de Pointe Noire, la Commission interministérielle (COGAREFE) qui s’est tenue en octobre dernier a donné son accord pour un nouvel emprunt de 4.300.000 € souscrit en direct par l’école suivant le nouveau dispositif, dont le montant sera garanti par l’Etat français à hauteur de 90% et qui inclut le solde de l’emprunt dû à la Banque Transatlantique ainsi que la créance due à l’ANEFE.
L’école déposera les 10% non garantis d’ici fin juillet 2023.
Nous espérons que le dossier sur lequel nous travaillons depuis 15 mois sera soldé cet été.
Nous remercions l’AEFE et la DGT pour leur aide.
Nous vous proposerons le moment venu de faire une évaluation collective avec la DG Trésor du nouveau dispositif pour éclairer le législateur.

ANEFE – Nécessité de transparence des rapports d’évaluation externe des établissements
Un groupe de travail de l’ANEFE s’est constitué et s’est réuni pour travailler sur la notation des écoles.
S’est posée la question de l’évaluation des établissements français de l’étranger du réseau de l’AEFE.
Les résultats des inspections des établissements ne sont jamais affichés sur les sites des lycées,
il y a une certaine opacité par rapport aux évaluations effectuées par l’AEFE qui visent principalement à valider la conformité aux programmes français.
Donc, un des critères importants serait de développer des agences de garantie de la qualité, ce qui, en France, existe pour l’enseignement supérieur mais pas pour l’enseignement secondaire.
Dans le réseau AEFE, certains établissements font d’ailleurs appel à ces agences qui sont toutes anglo-saxonnes.
Il serait souhaitable d’avoir accès aux résultats des inspections de l’AEFE que nous pourrions élargir en y ajoutant d’autres critères afin de pouvoir mettre en ligne ces évaluations qui serviraient en amont à déterminer la validité et la mise en place du projet d’établissement et en aval, de vérifier que le projet aboutisse à des résultats.

Conséquences sur l’AEFE du passage du bac en candidat libre
Suite à mes déplacements récents à Alger et Tananarive, il me paraît important d’être informé chaque année sur le nombre d’élèves qui passent le bac en candidats libres et le pourcentage de résultats.
Je souhaite remercier les professeurs du lycée à Alger qui m’ont permis de prendre conscience des besoins spécifiques pour répondre à une situation, où pour un candidat au bac qui provient du réseau AEFE, neuf le passent en candidat libre.

Polémiques sur le déconventionnement de l’AEFE
J’entends des avis critiques de la part de certains sur les déconventionnements d’établissement.
Le déconventionnement de l’AEFE est toujours un moment délicat à gérer pour les comités de gestion lorsqu’il est décidé.
Cela a été mené avec succès au CFBL à Londres.
Comme j’ai pu l’observer récemment, l’expérience de Rochambeau à Washington démontre que cela permet de dépassionner une situation et de repartir d’un bon pied avec l’AEFE.
Le réseau y gagne.

Remerciements
Je veux terminer en remerciant le directeur général Olivier Brochet.
Il a eu pour mission de devoir gérer directement un réseau et en même temps sa concurrence avec la nécessité de doubler ses effectifs, pour que la France conserve son rang dans le monde.
Ce travail m’apparait difficile, car soumis à une injonction contradictoire.
Cette mission a été appliquée avec rigueur par le directeur dans des situations parfois compliquées.
Je salue son travail et me réjouis qu’il puisse représenter la France au Vietnam.
Enfin, je voudrais témoigner ma sincère reconnaissance à Bruno Fouché, président de l’AEFE et vice-pdt de l’ANEFE.
Il a été un soutien fiable et fidèle de l’ANEFE et nous lui devons beaucoup dans la relance de nos activités.