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Réponse évasive du gouvernement sur le contrôle des investissements étrangers

Le décret dit « Montebourg » (2014), relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable, est-il mis en œuvre pour filtrer et repousser des investissements lorsque ceux-ci constituent un risque majeur pour notre souveraineté ?

C’est la question que j’ai soulevée lors des débats sur le projet de loi PACTE, en mars dernier, parce qu’à ma connaissance il n’existe aucun élément statistique prouvant que notre pays prend la peine de se défendre face à l’expansionnisme économique de certaines nations qui, elles, barricadent l’accès à leur marché et leur savoir-faire (lire : “Loi PACTE (6) – Applique-t-on le décret Montebourg face à certains investissements étrangers ? & vidéo 40s”).

Dans l’hémicycle, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, m’a affirmé que « le dispositif Montebourg est régulièrement utilisé chaque année » sans fournir le moindre chiffre pour étayer sa réponse.

Dans le cadre d’une question écrite au gouvernement, j’ai donc souhaité obtenir un état statistique, depuis novembre 2014, du nombre de refus et d’autorisations (sans condition ou sous condition). Le cas échéant, je demandais quelques précisions : types de services et d’industries en jeu, origine des investisseurs…

L’objectif était d’avoir des données objectives pour évaluer la performance du dispositif Montebourg, d’autant qu’il a été renforcé par le décret n° 2018-1057 du 29 novembre 2018, qui étend la procédure de contrôle des investissements étrangers à certains secteurs technologiques (cybersécurité, l’intelligence artificielle, la robotique, la fabrication additive, semi-conducteurs…).

Le 30 mai dernier, le ministère de l’Économie et des Finances m’a répondu que le décret du 14 mai 2014, dit “Montebourg”, avait été “pleinement été mis en œuvre par la direction générale du Trésor, placée sous l’autorité du ministre chargé de l’économie”.

Il ne l’assortit toujours d’aucun chiffre tout en promettant d’en communiquer dans le futur.

Il est bien difficile de contrôler l’action du gouvernement avec de telles réponses.

LIRE la question écrite (“État statistique de la mise en œuvre du décret relatif aux investissements étrangers en France”) et la réponse du ministère de l’Économie et des Finances du 30/05/2019.

HEBDOLETTRE n°121 – ÉDITO : Les massacrés de Tiananmen – VENEZUELA – Audition de Lorent Saleh – Débat sur le CANNABIS thérapeutique – Cybersécurité : parution de mon rapport “Cyberattaque contre ARIANE : une expérience qui doit nous servir” – Cybersécurité : “Les relais de l’ANSSI au Parlement” (Lettre A) – La Commission Défense du Sénat à Cherbourg : Remorqueur d’urgence & Programme BARRACUDA (SNA) – La Chambre de commerce franco-norvégienne fête ses 100 ANS ! – Océan indien : Rencontre régionale des CCEF à La Réunion (10-12 mai 2019) – Madagascar – La MODERNITÉ au pouvoir – En circonscription à MADAGASCAR : Antananarivo (8-9 mai 2019) / en Espagne : Séville (2-3 mai 2019) / au PORTUGAL : Région Algarve (1-2 mai 2019)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°121 – 03 juin 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°121

Les massacrés de Tiananmen

Je remercie les agents du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour l’organisation des élections européennes à l’étranger, les bénévoles qui ont offert leur dimanche pour faire vivre la démocratie représentative et les électeurs qui se sont déplacés pour voter.

Nous pouvons nous réjouir de la progression de la participation à ces élections. Elle passe de 11,04% en 2014 à 18,36% en 2019.

Les 40,4% d’Emmanuel Macron du 1er tour de la Présidentielle se retrouvent dans les 40,21% du cumul des listes Renaissance (36,84%) et Les Européens (3,37%). Désormais Europe Écologie pointe en seconde position avec plus de 20% (14,74% en 2014).

Alain Lamassoure, qui conduisait la liste UMP en 2014, a quitté Les Républicains. Il n’est pas le seul. La liste conduite par François-Xavier Bellamy, figure de la tendance droite ultra-conservatrice perd 2/3 des électeurs de 2014 (8,33%). Enfin, le RN (ex-FN) recule également à l’étranger (7,1% contre 8,94% en 2014), même si l’extrême droite est placée en tête par les électeurs de Thaïlande à Pattaya (48,88%) et Phuket (45,72%) ou encore au sud du Portugal dans l’Algarve (33,71%).

Après avoir tellement abimé l’image de la France à l’étranger, les gilets jaunes se sont évaporés dans les urnes. Ces soi-disant adeptes de la démocratie participative ne participent pas à la démocratie. Comprenne qui pourra.

Assesseur du bureau de vote à Ashford, dans le Kent, ce dimanche d’élection m’a offert l’opportunité de voir la démocratie à l’œuvre, 15 heures durant, comme un grand cérémonial citoyen.

Pour combien de temps encore, allons-nous pouvoir poursuivre son exercice ? En effet, la Chine qui affirme vouloir dominer le monde d’ici à 2050, ne reconnait pas la démocratie et les droits de l’Homme comme valeurs universelles.

Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, il y a trente ans exactement, le pouvoir chinois massacrait ses étudiants sur la place Tiananmen parce qu’ils réclamaient l’instauration de la démocratie.
Visuel HL120

C’est pour le même motif que Liu Xiabo, leader modéré de Tiananmen, faisait signer la “charte 08” par 303 intellectuels en 2008. prix Nobel de la Paix 2010, il est mort en détention il y a moins de deux ans.

Définie par sa constitution comme un “État socialiste de dictature démocratique populaire”, la Chine compte plusieurs dizaines de milliers de prisonniers politiques et un million de musulmans détenu dans des camps au Xinjiang.

Sa maîtrise de la technologie lui a permis de créer un cyber-mur pour imposer un contrôle social de sa population en combinant réseaux sociaux, caméras à reconnaissance faciale et intelligence artificielle.

Cette dictature 2.0 utilise ses Routes de la soie pour tenter de prendre subrepticement le contrôle de pays en liant son aide à la signature de contrats d’équipements technologiques.

Après Djibouti, la Chine aura installé 10.000 caméras à Maurice, d’ici fin juin…

La révolte des diplômés chinois de la tech, qui protestent contre la norme 996, autrement dit, une journée de travail allant de 9 heures du matin à 9 heures du soir, 6 jours par semaine, ne devrait donc pas aller très loin. Ali Baba et Huaweï, tenants du “996”, ont l’intention de prendre définitivement l’ascendant sur Amazon, Google et Microsoft, praticiens du “955” (9 heures à 17 heures, 5 jours par semaine).

A Singapour, lors de la conférence internationale sur la sécurité indopacifique, Florence Parly a rappelé avec raison que la France voulait “promouvoir le multilatéralisme, la démocratie et le respect du droit”.

La Chine pratique très exactement l’inverse. Le souvenir des massacrés de Tiananmen nous le rappelle. Découvrir l’HebdoLettre n°121

Venezuela – Audition de Lorent Saleh – Mon intervention (vidéo 3m)

Le président de notre commission des Affaires étrangères, Christian Cambon, a invité Lorent Saleh, co-récipidaire du prix Sakharof 2017 pour la liberté de l’esprit, à s’exprimer sur la situation au Venezuela.

Arrêté de façon arbitraire en 2014, Lorent a passé quatre ans dans un lieu souterrain et glacial de Caracas, surnommé la tombe. Torturé par les services de renseignements, il a survécu à des conditions effroyables.

“J’attends toujours mon procès…”, a-t-il commencé, se présentant comme un simple “défenseur des droits humains”, sans aucune affiliation politique.

Lorent Saleh a témoigné de “l’état permanent de terreur” instauré par le régime de Maduro. Personne ne sait combien il y a de prisonniers politiques, ni combien ont été assassinés. Pourtant, “si les gens sont dans la rue, ce n’est pas par idéologie, mais parce qu’ils n’ont pas d’eau et rien à manger”, souligne-t-il.

J’ai salué son courage et sa dignité, en l’assurant de notre plein soutien. Le régime vénézuélien est une véritable organisation criminelle. A ce titre, j’ai proposé que le Sénat adopte une résolution pour demander le gel des avoirs des personnes qui bénéficient de ce réseau criminel d’état alimenté par le narcotrafic et la contrebande. + d’images

La France continuera à œuvrer, notamment au sein du groupe de contact international, pour l’ouverture de couloirs humanitaires, pour la médiation en vue d’une solution politique, et pour que la Cour Pénale Internationale puisse œuvrer pour que les crimes commis au Venezuela ne restent pas impunis”, a déclaré Christian Cambon.

Après son témoignage poignant j’ai eu le plaisir de faire visiter le Sénat, puis déjeuner avec Lorent Saleh et quelques personnes qui l’accompagnaient, dont Isadora Zubillaga, représentante officielle de Juan Guaidó, président par intérim du Venezuela et reconnu comme tel par une part importante de la communauté internationale, dont la France.

M. Guaidó incarne l’espérance face à la crise politique, économique, sociale sans précédent qui s’est abattue le pays.

La liberté trouve toujours son chemin, n’en doutons pas.

Je salue la dignité et le courage admirable de Lorent Saleh, défenseur des droits humains. Voir son audition en vidéo : LIEN

Vidéo 3m

Débat sur le cannabis thérapeutique – Mon intervention (vidéo 4m)

Je suis intervenu au nom du groupe UC dans le débat intitulé “Le cannabis, un enjeu majeur de santé publique” pour donner mon regard d’élu des Français de l’étranger, soit un regard extérieur.

Il y a quelques jours, j’étais au Luxembourg qui va devenir le premier pays européen à légaliser la culture, le commerce et la consommation du cannabis. Le Luxembourg emboite ainsi le pas au Canada ou encore à la moitié des états américains.

Plusieurs pays ont compris que poursuivre une politique de répression, c’était courir après une chimère. Couteuse et inutile comme chez nous : la consommation de cannabis en France est au plus haut niveau depuis 25 ans.

Tant que le cannabis sera interdit, il fera la fortune des narcotrafiquants qui s’incarnent parfois jusque dans des états, à l’image de ce qu’on observe au Venezuela.

Vidéo 4m

La Chambre de commerce franco-norvégienne fête ses 100 ans !

La célébration du centenaire de la Chambre de commerce franco-norvégienne (CCFN) s’est déroulée en deux temps, d’abord à la Résidence de Norvège, puis au Sénat.

Le 23 mai, Oda Helen Sletnes, ambassadrice de Norvège avait organisé une réception en sa Résidence à Paris, en présence de Rikard Gaarder Knutsen, secrétaire d’État au ministère norvégien du Pétrole et de l’Énergie.

J’ai assisté à l’événement en compagnie de mon collègue André Gattolin, président du groupe d’amitié France-Europe du Nord. + d’images

Le lendemain s’est déroulé un colloque au Sénat toujours dans le contexte du centenaire de la Chambre d’Oslo. La proposition du lieu, m’avait été faite par Gérard Pignatel, président de cette chambre franco-norvégienne.

Afin de faciliter la démarche de Gérard, également conseiller consulaire en Norvège, je m’étais fixé comme objectif prioritaire pour ce pays de soutenir l’action de la CCFN. Aussi, je remercie mon collègue André Gattolin d’avoir bien voulu accueillir la CCFN dans le cadre d’un colloque dédié à la “croissance bleue durable”.

Fin connaisseur des pays de la zone et des enjeux auxquels ils sont confrontés, André Gattolin a ouvert le colloque, aux côtés de Rikard Gaarder Knutsen, Secrétaire d’État au ministère du Pétrole et de l’Énergie norvégien, de Sindre Walderhaug, président de la CCFN, et Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster maritime français.

Les participants ont échangé sur les technologies existantes et les innovations en préparation afin de rendre les océans plus propres. Il fut aussi question du financement de la croissance bleue durable et plus globalement de nos énergies du futur.

Une table ronde a été consacrée à la coopération franco-norvégienne en matière de stockage des émissions industrielles de CO2, via des solutions maritimes dans la ligne de l’Accord de Paris.

Ce colloque enrichissant s’est achevé sur une « pitch battle » durant laquelle 6 start-ups innovantes, françaises et norvégiennes, ont challengé leurs projets nécessitant des levées des fonds. On ne peut que louer l’esprit d’entreprise et l’audace de ces jeunes pousses.

La signature d’accords bilatéraux de coopération et la dégustation de produits de la mer norvégiens, préparés par le chef Alan Geaam, ont constitué le merveilleux épilogue de cet événement résolument tourné vers l’avenir. + d’images

Mes chaleureuses félicitations aux organisateurs.

Madagascar – La modernité au pouvoir

En marge de la visite officielle en France de Andry Rajoelina, président de la République de Madagascar, j’ai eu l’honneur d’accueillir au Sénat, Naina Andriantsitohaina, son ministre des Affaires étrangères, en compagnie de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France à Madagascar.

J’ai eu le privilège de faire découvrir le palais du Luxembourg au ministre-entrepreneur Andriantsitohaina et de prolonger l’entretien par un dîner en présence de notre ambassadeur.

Cette rencontre m’a permis d’exprimer au ministre toute ma reconnaissance au nom de la communauté française de Madagascar pour l’action exemplaire du gouvernement malgache en matière de sécurité, depuis ma rencontre avec Christian Ntsay, Premier ministre en novembre dernier à Antananarivo (compte-rendu).

L’élection de Andry Rajoelina à la présidence de la République de Madagascar a été suivie d’une action déterminée et efficace pour mettre hors d’état de nuire des organisations criminelles qui agissaient dans le pays.

Lors de mon 3ème passage à Antananarivo le mois dernier, j’ai pu constater que les enlèvements de nos compatriotes avaient cessé.

La modernité du président Andry Rajoelina apporte un souffle nouveau pour son pays.

En usant des techniques de management participatif pour animer l’action du gouvernement, le président Rajoelina a imposé un système de prise de décision qui se construit dans la transparence.

Je souhaite que les bailleurs de fonds internationaux prennent en compte les besoins immenses de Madagascar et qu’ils fassent confiance au nouveau président en soutenant ses projets de développement.

Il faut l’accompagner en lui donnant les moyens nécessaires afin qu’il puisse répondre sans délai à l’attente du peuple malgache.

La Commission Défense à Cherbourg (2/2) : Programme Barracuda

Suite de notre déplacement à Cherbourg par la visite du chantier Barracuda, programme du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de nouvelle génération type Suffren.

Après une présentation de l’organisation du programme, des nouvelles capacités opérationnelles des SNA Barracuda et de l’avancement de leur réalisation, nous avons visité le chantier d’assemblage et d’intégration des sous-marins.

Très impressionnant également, la découverte des activités de formage et de soudage des coques.

La description de la construction modulaire permet de comprendre le génie industriel déployé pour concrétiser ce programme indispensable à notre force de dissuasion.

La livraison du Suffren, 1er sous-marin, est attendue pour 2020.

Le 6ème sous-marin du programme a été commandé cette année pour une livraison prévue en 2029.

Ces bâtiments embarqueront des équipages de 63 personnes.

Ils sont prévus pour une durée de déploiement de 40 ans. + d’images

La Commission Défense du Sénat à Cherbourg (1/2) : Remorqueur d’urgence

Le 23 mai, déplacement à Cherbourg de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat pour une visite en deux temps à la base navale.

Première étape à bord de l’Abeille Liberté, un remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage, prêt à appareiller sous 40 minutes.

La zone Manche – mer du Nord concentre 20 à 25% du trafic maritime mondial. Le trafic transmanche s’élève à 16 millions de passagers par an.

Les enjeux pour l’amiral Philippe Dutrieux, préfet maritime, sont :
-La sauvegarde des personnes et des biens ;
-La surveillance du trafic maritime et l’assistance aux navires en difficulté ;
-La lutte contre les pollutions maritimes ;
-La recherche et la neutralisation des munitions historiques (environ 20 à 30 tonnes d’équivalent TNT annuelles neutralisées par les plongeurs démineurs de la marine nationale et les chasseurs de mines).

2018 a connu un redoublement des tentatives de la traversée de la Manche par des migrants, souvent à bord de moyens de fortune.

En cette année 2019, à mi-mai, le nombre d’événements migrants a déjà dépassé celui de l’année 2018 (580 migrants).

En comptant tous les cas de figure de secours maritime, le préfet nous a annoncé 1456 interventions en 2018 et 3753 personnes sauvées.

Pour un budget annuel de 23 millions d’euros, l’économie en termes de préjudice évité s’élève à 5,5 milliard d’euros. Un rapport coût / économie de 1 à 240. Une efficacité remarquable !

Mes félicitations à tous les acteurs engagés pour assurer la sécurité civile et mon admiration envers les sauveteurs des mers qui assurent leur tâche en toutes circonstances, même face à une mer déchaînée. + d’images

HEBDOLETTRE n°120 – ÉDITO : Rendre une cyber attaque utile (plateforme Ariane) – HOMMAGE national à C. de Pierrepont et A. Bertoncello – BREXIT saison 2 : nouvel avatar – Notre groupe de suivi BREXIT interroge les collectivités locales – JT de France2 : mon intervention sur les NORMES européennes – Protection consulaire : Carlos GHOSN (JDD du 12 mai 2019 & Canard Enchainé du 15 mai 2019) – Audition de Louis Gautier : l’EUROPE de la Défense – APPRENTISSAGE : les encouragements du Président Macron à WorldSkills France – WorldSkills2023 à LYON : lancement officiel de la candidature française – Droit des femmes : Interview de Laurence Helaili-Chapuis, conseillère consulaire Irlande (LPJ) – En circonscription au JAPON : Tokyo (16-18 avril 2019) / en CORÉE du SUD : Séoul & Daejon (19-23 avril 2019).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°120 – 21 mai 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°120

Rendre une cyber attaque utile

Le 5 décembre 2018, la plateforme de service ARIANE du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) a été victime d’une cyberattaque (lire édito : ‘Ariane perd un fil‘). Ce service d’inscription en ligne permet aux ressortissants français de recevoir des consignes de sécurité, lors de leurs voyages à l’étranger. Des données personnelles enregistrées lors de l’inscription sur la plateforme ont été dérobées.

Sitôt l’incident connu, le 13 décembre, la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat demandait à mon collègue Rachel Mazuir et à moi-même, en qualité de rapporteurs des crédits du SGDSN (en charge de la politique de sécurité des systèmes d’information de l’Etat) et de l’ANSSI, de recueillir des éléments d’information sur cette cyberattaque.

En déroulant patiemment le fil d’une cyberattaque comme celle d’ARIANE, nous avons analysé comment le MEAE avait réagi, puis déposé au Sénat, ce 20 mai, un rapport d’information intitulé : Cyberattaque contre ARIANE : une expérience qui doit nous servir.

Le but de ce rapport d’information est, à partir d’un cas de cyberattaque aux conséquences fort heureusement limitées, de tirer des enseignements qui permettront d’améliorer la résilience des administrations de l’État.

Nous souhaitons favoriser l’émergence, en leur sein, d’une culture de la cybersécurité en affectant les moyens nécessaires à la protection de leurs systèmes d’information.

En cas de crise, il est nécessaire de garantir la fluidité des relations entre les différents acteurs de la prévention et de la protection (ANSSI, DSI des ministères, CNIL) mais aussi de la judiciarisation.
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Nous avons formulé une série de recommandations pour y parvenir. Parmi elles, à l’image du service mis en place en Israël, nous souhaiterions que les professionnels et les citoyens, confrontés à un incident cyber, bénéficient d’un numéro vert unique. Si, selon les circonstances, chacun sait s’il doit appeler les pompiers, la police ou le Samu, beaucoup sont démunis lorsqu’ils sont confrontés à un incident cyber.

La création du site internet www.cybermalveillance.gouv.fr est utile et offre de nombreux conseils. Cela ne peut constituer la seule réponse.

La semaine dernière, une importante faille de sécurité touchant la fonction “appel téléphonique” de WhatsApp a été corrigée. Selon l’entreprise, propriété de Facebook, cette faille pouvait permettre d’installer, à l’insu de l’utilisateur, un logiciel espion sur son téléphone, si l’utilisateur ne décrochait pas lorsqu’il recevait l’appel “infecté”.

Trois jours plus tard, Europol annonçait de son côté avoir démantelé un réseau criminel international qui avait volé 100M$ en installant le maliciel GozNym (logiciel malveillant) sur des ordinateurs pour récupérer les identifiants bancaires.

En visitant VivaTech 2019, le salon consacré aux nouvelles technologies, j’ai pu observer avec quelle facilité les hackers pouvaient récupérer les données d’utilisateurs imprudents.

Voilà pourquoi il revient à l’État de garantir un réseau internet propre, au même titre qu’il lui appartient d’offrir un réseau d’eau potable. Découvrir l’HebdoLettre n°120

WorldSkills2023 – Lancement officiel de la candidature française

Heureux d’avoir assisté, le 16 mai à l’Hôtel de Lassay, au lancement officiel de la candidature française pour l’organisation la compétition mondiale WorldSkills à Lyon en 2023.

Un événement organisé par Catherine Fabre, députée LaREM de Gironde, sous le patronage de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, en présence de notre ministre du Travail Muriel Pénicaud et de Michel Guisembert, président de Worldskills France.

Ainsi, parlementaires, entreprises, partenaires et nos champions de l’équipe de France des métiers ont été réunis sous forme de tables rondes.

L’objectif est de produire un “Manifeste” qui sera basé sur les réflexions et des participants, tous enthousiastes à l’idée d’une Olympiades des métiers en France qui constituerait une merveilleuse vitrine pour l’image de l’apprentissage.

Nos jeunes champions incarnent “sens et amour du travail, transmission, passion, excellence : une part essentielle de l’art d’être français”, estime notre ministre du Travail.

Félicitations à Catherine qui assume auprès de l’Assemblée nationale le même rôle que je joue auprès du Sénat, celui d’ambassadeur de la candidature française WorldSkills2023.

Lire aussi :

Apprentissage : les encouragements du Président à WorldSkills France – (15 mai 2019)
WorldSkills 2023 : En route pour la candidature de Lyon – (23 déc. 2018).

Notre groupe de suivi Brexit interroge les collectivités locales (vidéo 4m)

Comment se prépare-t-on au Brexit dans les régions transfrontalières du Royaume-Uni ? Parking poids-lourds sécurisé ou renforts douaniers, nos collectivités doivent-elles d’ores et déjà investir pour se tenir prêtes ? Mais prêtes à quoi ? Le Brexit aura-t-il seulement lieu, se demande parfois Hervé Morin.

Le président de la région Normandie était l’invité d’une table ronde, ce 15 mai, organisée par notre groupe de suivi sur “le retrait du Royaume-Uni et la refondation de l’Union européenne”, co-présidé par Jean Bizet et Christian Cambon.

M. Morin était entouré d’Alexandre Wahl, directeur de l’Agence de développement Normandie, de Patrice Vergriete, maire de Dunkerque et de Christiane Guervilly, maire d’Erquy. Ceux-ci nous ont livré leur appréciation de la situation, soulignant combien le monde économique n’aimait pas l’incertitude.

Ma question a porté sur les coûts déjà induits par le référendum britannique auquel, rappelons-le, notre pays n’a jamais été associé de près ou de loin.

Le maire de Dunkerque m’a rassuré, nonobstant “l’énergie folle engagée qui génère du jus de cerveau et, au-delà de cela, l’inquiétude des populations”.

Brexit saison 2 : nouvel avatar (vidéo 7m30)

Ce 16 mai, je suis intervenu en discussion générale, au nom du groupe UC.

Vous avez aimé la saison1 ? Elle s’est achevée le 29 mars. Vous allez adorer la suite : voici le “Brexit Saison 2” !

La paralysie des institutions britanniques a produit un nouvel effet fâcheux et même ubuesque : le Sénat a voté, ce 16 mai, en faveur d’un projet de loi qui prévoit que cinq candidats français aux Européennes verront leur entrée en fonction au Parlement européen suspendue au retrait effectif du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Les parlementaires ont été obligés de prendre en compte que les sièges des Britanniques ont été un peu hâtivement ventilés entre les divers pays de l’Union. Ainsi, la France a reçu 5 sièges supplémentaires (de 74 à 79 élus).

Le sort de nos cinq candidats sera donc suspendu au départ effectif de tous les eurodéputés britanniques, soit le 31 octobre au plus tard, à moins que la Grande-Bretagne ne révoque l’article 50 et demeure dans l’UE…

Je me suis exprimé, au nom du groupe UC, pour faire un point sur le Brexit, puis j’ai évoqué les complications de vote pour les Britanniques vivant outre-Manche, avant de souligner l’augmentation des expulsions forcées d’Européens par les autorités britanniques. Le droit européen est-il toujours en vigueur au Royaume-Uni ?

Devant l’affligeant spectacle que nous subissons depuis trois ans, la reformulation de l’article 50 du traité européen parait indispensable, tout comme le mode de fonctionnement de l’Union.

Audition – Europe de la Défense (vidéo 1m)

Nous sommes confrontés à une force qui a une vision à long terme, c’est à dire une volonté affichée de dominer le monde à l’horizon 2050. Quelle est notre vision à long terme ? Est-il inéluctable de tomber sous domination chinoise dans trente ans ?

C’est la question que j’ai posée à Louis Gautier, ancien secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) et chargé d’une mission sur la Défense de l’Europe.

Lors de son audition devant la commission Affaires étrangères et de Défense du Sénat, ce 15 mai, Louis Gautier m’a répondu très franchement en ce sens :

Aujourd’hui, nous avons une difficulté c’est que les Européens n’ont pas de doctrine. Les Européens n’ont pas identifié quels étaient les intérêts stratégiques qu’ils devaient défendre collectivement.

Ce qui nous fait défaut c’est la définition, au plan technique, d’une doctrine de défense et de sécurité européenne, identifiant des intérêts stratégiques, évaluant les menaces et définissant les moyens et les missions.

Il faut donc trouver un processus d’instruction et de validation de cette doctrine qui sera ensuite nécessairement approuvée par les chefs d’état et de gouvernent.

Apprentissage : les encouragements du Président à WorldSkills France

Très beau symbole à l’occasion du deuxième anniversaire de l’entrée d’Emmanuel Macron à l’Élysée : le président de la République a accueilli les membres et partenaires de WorldSkills France dans le cadre de la candidature française pour l’accueil de la 47ème WorldSkills Competition à Lyon en 2023.

Ambassadeur de cette candidature pour le Sénat, j’étais aux côtés de Catherine Fabre, députée de Gironde, qui assure le même rôle pour l’Assemblée nationale, et des ministres Muriel Penicaud et Jean-Michel Blanquer.

Ce 7 mai, aux côtés de Simon Bartley, président de Worldskills et de Dita Traidas, présidente WorldSkills Europe, Michel Guisembert, président de Worldskills France, a présenté l’équipe de France des Métiers 2019 qui aura le privilège de défendre les couleurs de notre pays à Kazan au mois du 22 au 27 août prochain.

Le Président leur a adressé ses plus vifs encouragements sur le chemin de la Russie (WorldSkills2019). Voir la vidéo.

L’engagement personnel du Président de la République constitue un atout déterminant pour notre candidature, comme me l’a confié Mme Han Jeoungae, députée et vice-présidente de la commission en charge de l’Environnement et du Travail à l’Assemblée nationale de Corée du Sud.

Encouragements à ces jeunes qui sont des exemples pour la nation, volonté du gouvernement de promouvoir l’apprentissage, implication du parlement pour porter la candidature à ses côtés, Emmanuel Macron assure avec passion le leadership de ce projet.

Je suis fier et heureux d’avoir l’opportunité de me mettre au service de cette belle ambition.

Journal du Dimanche – Carlos Ghosn

Merci au JDD pour sa publication, ce 11 mai. ‬

L’affaire Ghosn démontre à l’évidence que notre diplomatie, qui s’est heureusement déployée sur le champ économique, doit se donner les moyens de défendre nos entrepreneurs lorsqu’ils sont pris dans les griffes d’une « justice de l’otage » pour reprendre l’expression des ONGs de défense des droits de l’Homme… et de l’ONU.

Lire aussi l’éditorial de mon HedboLettre 119 du 6 mai 2019. LIEN

JT de France2 – Mon intervention sur les normes européennes

Ce 10 mai au JT de 20h sur France2, je me suis exprimé à propos des “sur-transpositions” des directives européennes, pratique bien française, dans le cadre d’un reportage intitulé “Europe : les normes sont-elles trop nombreuses ?” (peinture sur les jouets, forme des bananes ou seuils polluants). Excellent reportage qui aide à comprendre le processus de création des normes européennes et leur utilité.

J’espère que cela motivera les professionnels français à s’investir dans la création des normes volontaires.

Heureux d’avoir pu intervenir dans ce reportage et souligner l’effet négatif des sur-transpositions des directives européennes dans le droit français par notre parlement.

HEBDOLETTRE n°119 – ÉDITO : La France face à la “justice de l’otage” (Carlos Ghosn) – Attentats terroristes au SRI LANKA – Incendie de NOTRE-DAME (Appel aux dons) – JC Lagarde (UDI) veut “tendre la main aux BRITANNIQUES” – BREXIT : ma question à Sylvie Goulard, Banque de France (vidéo) – 4ème Journée des ENTREPRISES au Sénat (compte-rendu ; mon intervention sur les sur-transpositions ; promotion de l’apprentissage) – En circonscription : BAHREïN (6-7 avril 2019) / ARABIE SAOUDITE : Riyad (8-9 avril 2019) / LIBAN : Beyrouth (10-11 avril 2019) / TUNISIE : Tunis (12-13 avril 2019).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°119 – 6 mai 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°119

La France face à la justice de l’otage

“Vous avez voulu faire des affaires en Afrique ? Vous auriez dû savoir que cela se finirait comme cela”, dit un jour un consul général à un entrepreneur incarcéré en Afrique occidentale.

Sa détention était destinée à le faire craquer pour qu’il cède les parts de son entreprise à un concurrent en lien avec le pouvoir. Chacun peut imaginer la détresse ressentie par cet entrepreneur après cette conversation lorsqu’il a retrouvé son cachot, occupé par 60 individus où s’allonger ne pouvait se faire qu’à tour de rôle.

En Amérique latine, un éleveur français avait refusé de vendre son hacienda à des fermiers locaux. La police locale l’arrêta à la sortie de chez lui pour un contrôle de routine de son véhicule et trouva opportunément … un paquet de cocaïne sur le siège arrière. Une fois incarcéré, son cheptel sera volé, son entreprise dévastée. Le consul fit preuve, dans ce cas, d’une remarquable empathie pour soutenir le moral de notre compatriote confronté à cette épreuve.

L’insécurité des entrepreneurs français à l’étranger m’est apparue très vite en sillonnant la planète dès le début de mon mandat. Dans certains pays où l’état de droit est incertain, les contrôles fiscaux peuvent être assortis de redressements astronomiques, les litiges commerciaux ou désaccords entre actionnaires, voire les conflits sociaux peuvent vous conduire tout droit à la case prison.

Souvent sollicité sur ces questions, il m’a paru important de créer une association pour établir une veille permanente sur les situations de détention arbitraire ou abusive de Français à l’étranger.

Jusqu’à récemment ces difficultés étaient l’apanage des entrepreneurs de PME. Désormais, plus personne n’est à l’abri. Un grand groupe français a été contraint de vendre en catastrophe ses activités dans un pays africain pour éviter d’être spolié suite à un redressement fiscal fatal. Aucun des employés du groupe n’est autorisé à se rendre désormais dans ce pays.
Visuel HL110

L’arrestation théâtralisée à Tokyo de Carlos Ghosn démontre que le droit international peine à s’imposer, même lorsqu’il consacre l’universalité des droits fondamentaux auxquels la France est profondément attachée, comme le souligne l’avocat François Zimeray.

Dans cette affaire, les droits fondamentaux de la défense (*) ont été bafoués, à savoir : son droit d’être traduit sans délai devant une autorité judiciaire, son droit d’introduire un recours pour contester sa détention, son droit à disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense et à communiquer avec le conseil de son choix, ainsi que son droit à la présomption d’innocence.

Le gouvernement français souligne, à juste titre et en toutes circonstances, qu’il respecte l’indépendance de la justice. Pour autant, doit-il rester inerte quand la justice est instrumentalisée pour nuire à un compatriote, voire pour atteindre la réputation de notre pays ?

La mise hors-jeu de Carlos Ghosn, a eu pour effet de nous imposer le changement de président de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi et d’affranchir le président de Nissan d’une tutelle française, alors que ce dernier est à l’origine des accusations contre son supérieur !

Dans de telles circonstances, d’autres pays comme les États-Unis, la Chine ou la Russie n’auraient certainement pas eu la même retenue que la France.

L’affaire Ghosn démontre à l’évidence que notre diplomatie, qui s’est heureusement déployée sur le champ économique, doit se donner les moyens de défendre nos entrepreneurs lorsqu’ils sont pris dans les griffes d’une “justice de l’otage” pour reprendre l’expression des ONGs de défense des droits de l’Homme …et de l’ONU.

(*) Pacte International relatif aux droits civils et politiques ratifié par le Japon le 21 juin 1979.
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4ème Journée des Entreprises au Sénat (3/3) : hommage aux promoteurs de l’apprentissage

La 4ème Journée des Entreprises au Sénat fut l’occasion de mettre à l’honneur l’équipe de France des Métiers qui s’est distinguée au dernier championnat d’Europe à Budapest (EuroSkills2018) avec 22 médailles, dont 3 en or. Je les avais encouragés en Hongrie, où j’avais retrouvé sur place Catherine Fabre, députée de la Gironde et Carine Chevrier, déléguée générale à l’Emploi et la Formation professionnelle (compte-rendu).

Il a semblé bien légitime à notre Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE), devant un parterre d’une centaine d’entrepreneurs, de marquer notre indéfectible attachement à l’apprentissage, dont sont issus les jeunes que nous avons félicités, chacun champion avéré dans sa spécialité (maçonnerie, coiffure, pâtisserie, tôlerie-carrosserie, chaudronnerie, maintenance aéronautique…).

Notre présidente, Elisabeth Lamure, a rappelé que la Délégation, fidèle à sa vocation de terrain, faisait partie des “ambassadeurs” officiels qui portent la candidature française à l’organisation des Olympiades des métiers 2023 à Lyon (lire : WorldSkills 2023 : En route pour la candidature de Lyon – 23 déc. 2018).

En accueillant les mondiaux dans la capitale des Gaules, j’ai dit à Michel Guisembert (au centre de l’image), président de WorldSkills France, qu’il sera en mesure changer l’image de l’apprentissage en France, en lui donnant un éclat décisif.

4ème Journée des Entreprises au Sénat (2/3) : mon intervention sur le thème des sur-transpositions (vidéo – 8:25)

(g.à d.) Élisabeth Lamure, pdte de la DSAE ; Pierre Goguet, pdt de la CCI France ; Gérard Larcher, pdt du Sénat ; OC

Le Parlement est une usine à produire des lois. Connaissez-vous beaucoup d’usines qui fonctionnent sans système d’assurance Qualité ?

Voilà pourquoi avec Élisabeth Lamure nous avons préconisé de mettre en place un “service Qualité de la loi” en 2017 dans un rapport pour le compte de notre Délégation, intitulé “Simplifier efficacement pour libérer les entreprises” (lire le rapport ou la synthèse).

Il faut planifier, puis évaluer les résultats, afin d’ajuster les textes afin qu’ils soient efficaces.

Dans le futur, lorsque nous devrons transposer des directives européennes en droit français, nous demandons que ces transpositions se limitent aux seules dispositions strictement exigées par le droit de l’Union européenne, sans en rajouter !

Je suis intervenu lors de la table ronde intitulée “Exemple de fruits des échanges entre sénateurs et entreprises : la lutte contre les sur-transpositions de directives européennes en droit français”.

L’absence de démarche qualité conduit le législateur à travailler dans la précipitation pour obtenir des résultats parfois bien décevants. J’ai pris pour exemple le texte dont j’ai été rapporteur visant à supprimer des sur-transpositions de directives européennes en droit français (lire : Sur-transpositions – Discussion générale & Conclusion des travaux, du 7 nov. 2018). sur pour .

Mon intervention – table ronde sur-transpositions (vidéo 8:25) :

4ème Journée des Entreprises au Sénat (1/3) : les échanges entre sénateurs et entreprises portent leurs fruits

Le président Larcher a salué les travaux de la DSAE, “fruits de la fertilisation croisée entre sénateurs et entrepreneurs”.

Le dialogue avec les entreprises, voilà en cinq mots l’ADN de la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE), dont je suis le vice-président. Le 28 mars, notre délégation, présidée par Élisabeth Lamure, a organisé au palais du Luxembourg la 4èmeédition de la “Journée des entreprises”, afin de poursuivre le dialogue établi sur le terrain entre sénateurs et dirigeants de PME et d’ETI.

En ouverture, le président du Sénat, Gérard Larcher, a souligné que la DSAE, qu’il a personnellement instituée, incarnait “le Sénat hors les murs qui parcourt le territoire à la rencontre des entrepreneurs”.

Notre Délégation est “la voix des petites entreprises qu’elle veut aider concrètement”, a souligné Élisabeth Lamure. Depuis sa création, fin 2014, la DSAE a ainsi rencontré 430 entrepreneurs français dans 22 départements, ainsi que dans plusieurs villes d’Europe.

Élisabeth Lamure, pdte de la DSAE, a indiqué que nos travaux actuels portaient sur la transformation numérique des PME, la difficulté de recrutement et l’évolution des métiers.

Ces échanges ont fait avancer plusieurs dossiers, comme celui de la transmission d’entreprises dont certaines dispositions ont été reprises par le projet de loi de finances 2019, a rappelé notre présidente.

Une table ronde intitulée “Retours d’expérience croisés sur les immersions de sénateurs en entreprises”, a parfaitement mis en valeur l’action de notre délégation par la voix de mes collègues membre de la DSAE : Annick Billon, François Bonhomme, Anne-Catherine Loisier, Ronan Le Gleut, Vivette Lopez, Patricia Morhet-Richaud, Louis-Jean de Nicolayet Patricia Schillinger.

4ème Journée des entreprises au Sénat du 28 mars 2019 : Programme détaillé et enregistrement intégral : 2 vidéos (2h35 matin et 2h03 a.m). LIEN