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En circonscription au Rwanda – Kigali (2-4 avril 2025)

Mon troisième déplacement au Rwanda s’est conclu par un déjeuner avec deux personnalités que j’apprécie énormément pour la lucidité de leurs analyses et leur humanité.

Notre ambassadeur Antoine Anfré a déjà fait preuve de la plus grande clairvoyance, il y a plus de 30 ans, concernant la tragédie qui allait aboutir au génocide des Tutsis, quand tant d’autres fourvoyaient alors notre pays.

Mes échanges réguliers avec André Twahirwa, doyen du Sénat rwandais, m’ont permis de conserver une vraie proximité avec le Rwanda.

Beaucoup de fausses nouvelles et d’analyses erronées sur la région des Grands Lacs sont propagées sur les ondes et les réseaux sociaux en Europe. Les opinions peuvent être abusées partout et les effets sont alors parfois dévastateurs.

Je forme le vœu que les erreurs d’analyses observées dans le passé ne se reproduisent pas et que la paix soit instaurée dans l’Est de la RDC, à l’image de ce que nous observons au Rwanda depuis 31 ans.

Diplomatie parlementaire

Président de la République, Paul Kagame

Très honoré d’avoir eu le privilège de rencontrer, Paul Kagame, Président de la République du Rwanda, en compagnie d’Olivier Nduhungirehe, ministre des Affaires étrangères et d’Antoine Anfré, ambassadeur de France au Rwanda.

Le Président m’a remercié d’avoir fait le déplacement jusqu’à Kigali pour le Sommet sur l’IA. Il m’a demandé de transmettre ses amicales salutations au Président de la République Emmanuel Macron.

Olivier Nduhungirehe, ministre des Affaires étrangères, a eu des mots bienveillants à mon égard en me présentant au Président, soulignant que je me suis déjà rendu quatre fois au Rwanda. La première remontant à 1989. Le Président a mis en exergue ma connaissance et ma compréhension de la région et m’a remercié d’être un ami du Rwanda. Il a regretté l’ignorance et les analyses biaisées de tous ceux qui, à l’étranger, critiquent le Rwanda sans le connaître.

Ma visite s’inscrivait dans le prolongement de la visite historique du Président Emmanuel Macron les 27 et 28 mai 2021.

J’ai déclaré que le succès du Sommet mondial sur l’IA sur l’Afrique démontre, une fois de plus, l’excellence du leadership et de la vision du président Kagame et du Rwanda. Le président Kagame a permis à son pays de se relever du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda et de bâtir un avenir fondé sur la réconciliation et l’unité.

Je suis fier de cette rencontre et d’avoir pu échanger avec une personnalité qui marquera l’histoire de ce continent ! +d’images

Ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe

Entretien avec le ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, en présence d’Antoine Anfré, ambassadeur de France au Rwanda.

Le ministre rwandais a commencé par remercier tous ceux qui, en France, avait œuvré au report du « concert de la honte », une véritable provocation prévue à Paris le 7 avril, date marquant la 31ᵉ commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda.

Le ministre a souligné les simplifications et la vision caricaturale du Rwanda et de la crise en RDC émanant de personnalités politiques françaises, en pointant en particulier celles situées aux extrêmes.

Force est de constater que, 31 ans après le génocide, les FDLR (*), milice fondée par d’anciens génocidaires, est toujours là, soutenue par le gouvernement congolais et intégrée dans les forces armées de la République du Congo (FARDC).

La récente arrestation à Goma, du général des FDLR, Ezéchiel Gakwerere, en uniforme FARDC, le démontre. Le M23 l’a remis aux autorités rwandaises.

Le ministre a détaillé toutes les menaces que la RDC fait peser sur le Rwanda qui justifient que des mesures défensives soient prises en amont.

Le ministre rwandais m’est apparu confiant sur une issue politique au conflit dans un proche avenir, grâce au processus conjoint EAC-SADC, associant l’Afrique de l’Est et l’Afrique Australe, et à la médiation du Qatar.

Je forme le vœu pour qu’une nouvelle lecture plus équilibrée de la situation dans les grands lacs s’impose.

Merci au ministre d’avoir pris le temps de m’accorder un entretien approfondi très éclairant.

(*) ⁠FDLR, Forces démocratiques de libération du Rwanda. Les FDLR sont l’un des plus importants groupes armés étrangers opérant sur le territoire de la RDC. Formé en 2000, le groupe a commis de graves violations du droit international, ciblant notamment les femmes et les enfants dans les conflits armés, notamment des meurtres et des mutilations, des violences sexuelles et des déplacements forcés (source ONU). +d’images

Evénement

Sommet international sur l’Intelligence Artificielle (IA) en Afrique – Ouverture

Retour au Rwanda pour participer au Sommet africain sur l’Intelligence Artificielle, à l’invitation de Paula Ingabire, ministre de l’Information et des Communications, de la Technologie et de l’Innovation du Rwanda.

Ce Sommet, placé sous l’égide du World Economic Forum, qui a réuni plus de 2000 délégués venus de 97 pays, a été ouvert par le président du Rwanda, Paul Kagame.

Le président togolais Faure Gnassingbé, le nouveau président de la Commission de l’Union africaine, Mohamed Ali Youssouf, et le Prime Cabinet Secretary kényan, Musalia Mudavadi, ont participé à la cérémonie d’ouverture.

J’étais accompagné par Antoine Anfré, ambassadeur de France au Rwanda, et de nombreux Français du Rwanda, dont Sophie Tchatchoua (Canal+), présidente du comité CCEF.

Je remercie les organisateurs pour les marques d’attention et d’intérêt qu’ils m’ont témoigné.

70% population Afrique à moins de 30 ans et 38% des africains sont connectés à internet.
Tous les défis en matière d’énergie, de formation, d’infrastructure et de connectivité ont été abordés avec beaucoup de clairvoyance.

Le Sommet a débouché sur l’adoption d’une Déclaration Africaine sur l’Intelligence Artificielle. Un vrai succès ! +d’images

Sommet international sur l’Intelligence Artificielle (IA) en Afrique – Intervention

Intervenant dans le cadre d’une table ronde intitulée « Données : un impératif stratégique pour l’adoption, l’équité et la souveraineté », j’ai présenté la loi sur l’Intelligence Artificielle de l’UE (IA Act) et souligné la convergence d’intérêts entre l’Europe et l’Afrique face aux appétits américains, d’une part, et chinois, d’autre part.

J’ai eu le privilège d’intervenir en compagnie de David Kanamugire, CEO, National Cyber Security Authority, Rwanda ; Tariq Khokhar, Chief Data Scientist, Wellcome Trust ; Annick Sakho, Director Government Affairs – Africa, Oracle ; Lacina Koné, CEO, Smart Africa ; Isobel Acquah, Executive Director, Certa Foundation. +d’images

DISCOURS préparé pour mon intervention :

« Je souhaite remercier la ministre Paula Ingabire qui m’a invité à Paris à venir participer au Global AI Summit.
C’est toujours un plaisir de retrouver Kigali où je suis venu pour la première fois en 1989.
Nous sommes tous réunis ici pour le Sommet sur l’Intelligence Artificielle, dont le succès démontre une nouvelle fois l’excellence du leadership et de la vision du président Kagame et du Rwanda.
Mais je suis venu à Kigali pour davantage encore.
Je suis ici pour le Rwanda et les Rwandais, je m’inscris dans le prolongement de la visite historique du Président Emmanuel Macron les 27 et 28 mai 2021.
Beaucoup de fausses nouvelles et d’analyses erronées sur la région des Grands Lacs sont propagées sur les ondes et les réseaux sociaux en Europe.
Les opinions peuvent être abusées partout et les effets peuvent alors être dévastateurs.
Je crois que l’IA peut aider les populations à faire la part entre le vrai et le faux, si tant est qu’elles aient encore envie d’avoir un sens critique »… Lire la suite

VIDÉO de la table ronde

Diplomatie économique

Conseillers du commerce extérieur (CCEF)

À la faveur d’un petit-déjeuner à la Résidence organisé par l’ambassadeur, j’ai eu le plaisir de retrouver les représentants la section locale des CCEF, présidée par Sophie Tchatchoua (Canal+).

La communauté d’affaires a réaffirmé que la sécurité juridique et l’absence de corruption observées au Rwanda, constituent de véritables atouts qui justifient que les entreprises internationales y installent un siège régional. Les transferts financiers y sont plus aisés.

Kigali est vu comme un hub et le Rwanda comme un îlot de stabilité.

Le Qatar ne s’y est pas trompé et a investi pour y construire un nouvel aéroport.

Merci aux CCEF pour leurs précieux enseignements qui me permettent de mieux comprendre les enjeux économiques portés par ce pays.

Inzovu Mall – Groupe Duval

Avec 1,4 millions de visiteurs pour les congrès en 2024, le Rwanda est le deuxième pays du continent africain en tourisme d’affaires, derrière l’Afrique du Sud.

Le groupe Duval est le plus grand investisseur français au Rwanda (+/- USD100M) dans l’immobilier, l’assurance et la micro finance. Par une ses filiales Ugolf, il fait la gestion du Golf de Kigali.

J’ai visité le chantier d’Inzovu Mall qui devrait être inauguré au quatrième trimestre de 2025. Cette opération immobilière d’envergure du groupe Duval de 27000 m², est située au cœur du quartier de Kimihurura, un quartier d’affaires et commercial proche du centre de convention international à Kigali.

Il comprend :
•⁠ ⁠Un centre commercial et de loisirs qui accueillera près de 40 enseignes dont Super U, La Foir’Fouille, l’opticien Alain Afflelou, un restaurant gastronomique, un Food -Court de 800 m², un centre de fitness, un espace de loisirs de 3200 m² et une grande roue de 60 mètres de haut sur le parking extérieur.

Il prévoit également :
•⁠ ⁠Une résidence de tourisme 4 étoiles de 95 chambres (Inzovu Hôtel by Odalys)
•⁠ ⁠Un centre d’affaires (Wojo et AB Center)
•⁠ ⁠Un bâtiment de bureaux sur 9 étages

Très heureux d’observer que les entreprises françaises se mobilisent pour accompagner le Rwanda dans son développement. +d’images

Vatel – Nyurah

Très belle découverte durant mon séjour à Kigali, le restaurant Nyurah, centre d’excellence culinaire de Vatel.

Vatel enseigne l’art de recevoir à la française, une référence pour le reste du monde.

Le restaurant offre un menu en constante évolution de haute cuisine africaine, combinant les meilleurs ingrédients de saison du Rwanda avec des recettes innovantes de tout le continent.

Les chefs et le personnel m’ont épaté par la qualité de leur prestation.

Félicitations ! +d’images

AFD – Expertise France – Campus polytechnique

Membre du Conseil d’administration de l’AFD, j’ai tenu à consacrer l’essentiel de ma première journée au Rwanda à des échanges avec les directeur-pays : Arthur Germond (AFD) et Nathalie Menut (Expertise France).

Le Bureau Pays d’Expertise France au Rwanda a ouvert le 1er janvier 2025 avec pour objectif de renforcer les partenariats avec nos interlocuteurs rwandais, en assurant un pilotage rapproché collaboratif des projets sur le terrain.

Première séquence, la visite d’un projet, financé par l’AFD, de construction de résidence universitaire sur le campus du College of Kigali en compagnie de :
Sylvie Mucyo, Vice Chancellor – Rwanda Polytechnic
Ephrem Musonera, Deputy Vice Chancellor for Academic, Research and Institutional Advancement – Rwanda Polytechnic
Jean-Pierre Nkuranga, Deputy Vice Chancellor for Administration & Finance – Rwanda Polytechnic
Charles Gakomeye, Corporate services division manager at Kigali college
Marie Chantal Ngabire, Director of students affairs at Kigali college

Le campus accueille 3000 étudiants et loge 375 d’entre eux dans des conditions sommaires, suite à un incendie qui a réduit l’espace réservé à cet effet.

Le projet prévoit 1417 logements, où chaque chambre pourrait accueillir 4 étudiants. +d’images

Expertise France (AFD) – Agence africaine du médicament (AMA)

Accompagné par Arthur Germond (AFD), Nathalie Menut et Juan Cepeda (Expertise France), j’ai rencontré le professeur Émile Bienvenu, directeur général de la Rwanda Food & Drug Authority, et membre du conseil d’administration de l’Agence africaine du médicament (AMA) dont le siège est à Kigali.

Le professeur m’a présenté les progrès de l’AMA dont le conseil d’administration est nommé et désormais fonctionnel, puisqu’il s’est réuni six fois. Prochaine étape, la nomination du directeur général qui sera nommé d’ici à juin 2025. Sa première tâche sera de recruter le service technique.

En trois ans, le Rwanda a fait des efforts remarquables pour atteindre le niveau de maturité 3 en matière de santé, et rejoindre ainsi le club des 8 pays africains parvenus à ce stade : Rwanda, Ghana, Sénégal, Égypte, Tanzanie, Afrique du Sud, Nigeria et Zimbabwe. Seuls 18 pays ont atteint le niveau 4 dans le monde. Aucun pays africain n’en fait partie.

Le Rwanda a adopté une politique de tolérance zéro contre les médicaments contrefaits qui font des ravages sur ce continent. Pour le crime organisé, il est 25 fois plus rentable de faire des médicaments falsifiés que de la cocaïne !

Je suis sincèrement reconnaissant pour l’intéressante discussion sur la lutte contre les médicaments falsifiés et de qualité inférieure en Afrique.
En RDC, 70 bébés sont morts à cause d’un sirop falsifié.
En Côte d’Ivoire, des conteneurs de préservatifs ont été saisis. Le lubrifiant avait été remplacé par du produit lave-vaisselle.

Ce fléau tue, chaque jour, des innocents dans le monde entier sous ses différentes formes (marché noir, ventes non autorisées dans des pharmacies légalement constituées, ventes en ligne, etc.)

Un travail immense attend l’AMA.

Très heureux d’avoir eu l’opportunité de découvrir l’excellent travail conduit par Expertise France pour le compte de l’UE dans le cadre du projet Medisafe P66 destiné à sensibiliser tous les secteurs impliqués dans cette lutte (pharmaceutique, juridique, application de la loi et société civile). +d’images

Culture

Institut français

Retour au Centre culturel francophone / Institut français du Rwanda, où j’ai été accueilli par Lee Fou Messica, directrice déléguée.

Inauguré par le Président de la République le 28 mai 2021, j’ai visité le centre culturel par trois fois depuis cette date. Celui-ci n’a jamais cessé de progresser depuis cette date, comme en témoignent les modulaires installés quelques jours plus tôt pour accueillir les examens du DELF.

5600 examens s’y sont déroulés en 2024. Le jour même, 106 candidats s’y sont présentés.

Les superbes aménagements réalisés au profit des jeunes ont servi de cadre à la photo de groupe qui nous a réunis. +d’images

En circonscription au Mexique (2/2) – Mexico City (25-28 mars 2025)

(à l’image) En ouvrant les travaux du premier Forum des Amériques des CCEF, Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, a marqué son soutien appuyé au projet porté par Florent Houssais, président du comité Mexique et Iwan Streichenberger, président du comité Amérique du Nord

Il fallait être un peu culottés, mais on l’a fait” a dit Florent. “On s’est regardés et on s’est dit banco. C’est vrai qu’à l’époque on n’imaginait que la situation serait aussi compliquée qu’en ce moment… », a complété Iwan.

L’organisation de ce forum fut une nouvelle occasion de montrer qu’en travaillant ensemble, la Team France Export gagne toujours.

Très heureux d’avoir retrouvé tant de visages connus qui incarnent la dynamique économique française à l’international.

Diplomatie économique

Forum des Amériques (1) – Ambassade

Première séquence du Forum des Amériques : une réception à la Résidence de France organisée par Delphine Borione, ambassadrice de France au Mexique et les équipes de l’ambassade.

(à l’image) Initié conjointement par Florent Houssais, président comité Mexique / président de la commission Amérique latine et Caraïbes des Conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) et Iwan Streichenberger, président du comité Amérique du Nord. Le Forum Amérique des CCEF a été rejoint par une réunion régionale « Amériques » des CCI françaises à l’international, où 15 CCI FI étaient représentées.

Venue de France, toute l’équipe CCEF conduite par la présidente Sophie Sidos, accompagnée d’Isabelle Aimonetti, présidente CCEF Afrique ; Charles Maridor, directeur de CCIFIC, les équipes de Business France, des conseillers économiques Amérique, Julie Huguet, directrice de la Mission French Tech et Marie-Albane Prieur, directrice internationale BPI France, ont contribué à donner une envergure exceptionnelle à l’événement.

Un événement qui a suscité un grand bonheur pour les plus de 550 participants, venus de tout le continent américain et de France. +d’images

Forum des Amériques (2) – Ouverture

(à l’image) Florent Houssais, président du comité Mexique, président de la commission Amérique Latine et Caraïbes des CCEF ; Iwan Streichenberger, président du comité Amérique du Nord, le Forum Amérique des CCEF et Xavier de Bellefon, président de la Chambre de commerce France-Mexique, ont accueilli les 500 participants venus assister et participer au Forum des Amériques organisés à Mexico.

Félicitations à tous les trois pour leur engagement solidaire destiné à faire gagner ensemble la Team France Export.

Puis tour à tour, Sophie Sidos, présidente des CCEF, Delphine Borione, ambassadrice de France au Mexique, Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, et Vidal Llerenas Morales, ministre délégué à l’Industrie et au Commerce au ministère de l’Économie du Mexique.

Les trois jours du Forum ont abordé différents sujets :
– Opportunités d’affaires
– Géopolitique
– Intelligence artificielle
– Mobilité internationale des personnes
– Commerce extérieur français
– La transition énergétique dans les pays du continent. +d’images & vidéos

Forum des Amériques (3) – Intervention Géopolitique

Deuxième journée du forum, durant laquelle j’ai eu l’opportunité de clôturer le second panel : Quelles relations commerciales internationales dans un monde en mouvement ?

Animé par Denis Deschamps (docteur en géopolitique), il réunissait Luis de la Calle (directeur CMM), Bertrand de Solere (Avocat, CCE Bresil) et Fanny Labarthe (Direction générale du Trésor).

Luis de La Calle, négociateur pour le Mexique du traité de libre-échange Alena, a révélé que les Américains avaient prévu que le traité puisse continuer à s’appliquer entre deux pays, si l’un des trois partenaires se retirait. Les Américains voulaient continuer à échanger librement avec les Canadiens, si un gouvernement populiste arrivait au pouvoir au Mexique. L’ironie de l’histoire est que les populistes ne sont pas arrivés là où nous les attendions.

Bertrand de Solere a rappelé l’importance de la Chine pour le Brésil qui représente 30% de ses exportations et 22% de ses importations. Pourtant, les investissements chinois sont encore faibles, tandis que la France est le premier employeur étranger au Brésil.

Fanny Labarthe a rappelé que l’UE est un marché de 450 millions de personnes et a mis en place des règles anti-dumping, comme en attestent les droits de douane sur les véhicules électriques chinois. Et d’assurer que si des mesures anti-coercition existent face aux mesures tarifaires décidées par le Président Trump, l’UE ne veut en aucun cas d’une guerre commerciale.

Luis de La Calle a cité Madeleine Albright, secrétaire d’État (1997-2001) qui déclarait en son temps que “l’Amérique était indispensable à la paix et au progrès mondiaux .” Dans mon intervention, j’ai repris et partagé celle de XI-Jinping adressée à Poutine, deux ans plus tôt : “En ce moment même, il y a des changements comme nul n’en avait vu depuis cent ans, et c’est nous qui les pilotons ensemble.”

Nous sommes désormais confrontés à une guerre hybride qui revêt plusieurs formes et affecte le monde économique. Elle se tient dans le monde cyber. Un de ses effets a été l’interruption de 30 hôpitaux français en 2 ans. On peut citer la désinformation et l’action de Viginum qui a créé un guide pour permettre aux entreprises d’anticiper des actions d’états étrangers, susceptibles de leur porter préjudice.

J’ai également évoqué :
•⁠ ⁠les actions de sabotage sur les câbles sous-marins ;
•⁠ ⁠le trafic de migrants qui déstabilise l’UE et les États-Unis et a particulièrement réussi aux cartels mexicains en 2023 ;
•⁠ ⁠le trafic de précurseurs chimiques chinois qui entrent dans 60% de la composition de la cocaïne, comme je l’ai observé lors de l’opération à laquelle j’ai participé dans la jungle en Bolivie, ou dans la fabrication du fentanyl, responsable de la mort de 120.000 personnes aux USA en 2023 ;
•⁠ ⁠le trafic de métaux précieux en Amérique latine qui profite à la Chine ;
•⁠ ⁠la contrefaçon des produits électriques de Schneider ou Legrand venant de Chine qui explique un nombre d’incendies élevés au Pérou ;
•⁠ ⁠Les auditions de notre commission d’enquête sur le narcotrafic qui ont mis à jour que Hong-Kong est devenu le trou noir du blanchiment….

Luis de La Calle oppose le capitalisme centralisé chinois face au capitalisme décentralisé fondé sur la démocratie.

Ce sont effectivement deux visions du monde opposées qui s’affrontent, à l’image de ce que nous avons observé au vingtième siècle.

En choisissant de faire valoir d’abord leurs propres intérêts, les États-Unis ont abandonné leur leadership qui s’était imposé à l’issue de la deuxième guerre mondiale. Nous pouvons remercier Donald Trump qui nous offre une chance historique de prendre le relais “to make Europe great again”, ai-je conclu.

Merci à Florent Houssais et Iwan Streichenberger de m’avoir offert l’opportunité de partager cette perception. +d’images

Forum des Amériques (4) – Clôture

Pour conclure cette séquence sur le forum des Amériques, je reprends la formule de Sylvie Almeri, directrice de la FACC Sud Californie : “De belles synergies, une énergie collective impressionnante, et des projets passionnants en perspective !”

Florent Houssais, Capucine du Cluzel, Iwan Streichenberger, Xavier de Bellefon et toutes les équipes qui ont contribué à cette organisation exemplaire méritent nos plus sincères félicitations.

Ils sont parvenus à rassembler plus de 550 participants soucieux de faire prospérer les relations économiques ́.

Les soirées de networking ont été particulièrement réussies.

Le dîner de gala au niveau gastronomique très relevé a participé à donner beaucoup de saveur à la table ronde “De la fourche à la fourchette” du lendemain avec Guillaume Gomez, Éric Ripert, Philippe Faure, et Frédéric Garcia.

La remise du Grand Prix VIE des Amériques a permis de vérifier que nos jeunes VIE ont décidément beaucoup de talents.

Très heureux de ma réunion avec les FACC et les CCEF Amérique du Nord, initiée par Marc Somnolet et Iwan Streichenberger.

Les annonces du président Trump sur les droits de douane constituent un défi que nous devons relever collectivement.

Sophie Sidos, présidente CCEF et Delphine Borione, ambassadrice de France au Mexique, ont conclu ce forum qui s’est achevé sur une magnifique photo réunissant tous les acteurs français présents qui travaillent main dans la main pour faire réussir la France à l’international.

Merci à tous les participants rencontrés que je ne peux tous citer. Une mention spéciale toutefois à Hélène Roos, ambassadrice de France en Bolivie, venue assister à l’intégralité du forum. Le partage d’informations fut riche et j’ai été très sensible à tous ceux qui m’ont encouragé à persévérer dans mon action au service de notre diplomatie économique. +d’images

En circonscription au Mexique (1/2) – Mexico City (25-28 mars 2025)

Retour à Mexico City pour un second déplacement au Mexique afin de participer au Forum CCEF des Amériques, qui s’est tenu en présence de Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l’étranger (compte-rendu). Belle opportunité de faire le point sur les attentes des Français du Mexique avec leurs élus.

(g à d) Guillaume Pierre, consul général à Monterey / Gérard Signoret, pdt conseil consulaire, conseiller des Français de l’étranger (CFDE) / Olivier Cadic / Eléonore Caroit, députée des Français établis en Amérique latine et Caraïbes / Delphine Borione, ambassadrice de France au Mexique / Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l’étranger / Benoit Larrouquis, suppléant d’Eléonore Caroit / Véronique Ramon-Dechelette, CFDE / Geneviève Beraud-Suberville, CFDE / Mylène Audirac-Dosal, CFDE / Vincent Perrin, consul général à Mexico

Diplomatie économique

French Tech Summit

Retour à Mexico pour un second déplacement afin de participer au Forum CCEF des Amériques.

Accueilli dès mon arrivée par Vincent Perrin, consul général, je me suis rendu au French Tech Summit, pour une prise de parole au début du déjeuner VIP en présence de Delphine Borione, ambassadrice de France au Mexique, ainsi que Pierre-Claude Braise, président de French Tech Mexique et CEO AMVO, qui m’a permis de partager les progrès législatifs européens en cours en matière de cyber-sécurité.

J’ai conclu en rappelant que la guerre cyber fait partie de la guerre hybride contre les démocraties et que les acteurs de la French Tech peuvent contribuer à élever notre niveau de résilience.

Le déjeuner a été suivi d’échanges avec plusieurs entrepreneurs de la Tech et en particulier de la cyber.

Merci à Pierre-Claude Braise et aux membres de la French Tech Mexique pour leur accueil.

À l’occasion du Forum des Amériques des Conseillers du commerce extérieur (CCE) et du French Tech Mexico Summit, la Mission French Tech et le réseau des CCE ont officialisé un partenariat stratégique pour soutenir les start-up françaises dans leur développement à l’international. Sophie Sidos, présidente du réseau des CCE, et Julie Huguet, directrice de la Mission French Tech, ont signé cet accord qui vise à accélérer l’internationalisation des start-up françaises et à renforcer l’attractivité économique de la France à l’étranger. +d’images

Communauté d’affaires franco-mexicaine

Le ministre Laurent Saint-Martin a consacré deux séquences à motiver les entreprises françaises et mexicaines.

Son objectif : multiplier les initiatives pour développer la coopération économique bilatérale.

À la Résidence de France d’abord avec les représentants d’entreprises françaises qui ont investi au Mexique, à l’image d’Air liquide (400M euros) et pu partager leur expérience, comme pour l’aéronautique, où un emploi sur 4 est créé par les Français.

Il y a au total 700 entreprises françaises au Mexique.

Dans un second temps au Club de industriales avec les fédérations patronales et syndicats sectoriels.

Cette fois l’objectif était de convaincre les organisations patronales & sectorielles d’investir en France ou de prendre en compte la performance des entreprises de la French Tech susceptibles de contribuer à élever le niveau de digitalisation de l’économie mexicaine ou d’accélérer la transition énergétique. +d’images

Diplomatie parlementaire

Sénat

Entretien privilégié avec Mauricio Villa, sénateur, ancien gouverneur du Yucatan, au Sénat mexicain.

Nous avons discuté des conséquences de la limitation à un mandat non renouvelable en cours au Mexique, qui interdit aux élus de s’inscrire dans la durée.

Nous avons également échangé sur son initiative présentée au Sénat mexicain visant à créer une loi générale sur la cybersécurité, destinée à établir un cadre juridique protégeant l’environnement numérique et à assurer la sécurité de tous.

Très heureux d’avoir eu l’opportunité de rencontrer une personnalité si talentueuse et si positive. +d’images

Communauté française

Résidence de France

À la faveur de la venue de Laurent Saint-Martin, l’ambassadrice Delphine Borione, a organisé deux séquences d’échanges avec les conseillers des Français de l’étranger et les représentants de la communauté française à la Résidence de France.

D’abord, le discours du ministre qui a rappelé les priorités de son action exposées deux semaines plus tôt à l’Assemblée des Français de l’étranger, suivi d’un échange direct avec les participants.

Second temps, une réunion avec les élus Gérard Signoret (président du conseil consulaire), Geneviève Beraud-Suberville, Mylène Audirac-Dosal et Véronique Ramon-Dechelette, avec la participation d’Eléonore Caroit, de Vincent Perrin, consul général à Mexico et de Guillaume Pierre, consul général à Monterey.

Les cinq élus assurent alternativement la présidence du conseil consulaire pendant un an et se réunissent 4 fois par an pour un conseil consulaire.

Gérard a insisté auprès du ministre sur la nécessité de mieux doter le consulat en effectifs et de préserver le budget des aides sociales qui bénéficie à une centaine d’allocataires. Geneviève a souligné les enjeux relatifs à l’état civil et aux transcriptions. Mylène et Véronique ont mis en avant les questions éducatives, à savoir la sensibilisation des jeunes pour faire leurs études supérieures en France et le souhait d’une charte pour faciliter l’accès au lycée français de Mexico pour les enfants issus d’autres écoles françaises. +d’images

Consulat

Visite du consulat général de Mexico organisée par Vincent Perrin, consul général, en présence des conseillers des français de l’étranger : Gérard Signoret, Geneviève Beraud-Suberville et Véronique Ramon-Dechelette.

Les élus ont souligné les progrès observés dans la gestion des certificats de nationalité française par le consulat. La mise en place d’une commission locale des CNF a permis de diviser par 2 le recours à un tribunal. C’est un vrai enjeu au Mexique. Le consulat a retrouvé des actes datés d’avant 1895 pour les enregistrer et numériser afin de faire les CNF

De même, la commission des bourses ne prend plus qu’une demi-journée aux élus, pour 500 dossiers de boursiers soit le tiers du temps précédant. +d’images

Notariat

Le Mexique accueille 40.000 Français, soit la 1ere communauté d’Amérique latine.

Les consulats n’assurent plus aucune activité notariée. Nos compatriotes doivent donc se tourner vers des notaires locaux qui ne sont pas toujours à l’aise avec les pratiques françaises qui peuvent différer de ce qui a cours au Mexique.

À la faveur de la signature d’un accord coopération de notariat, j’ai eu l’occasion de croiser à deux occasions les deux notaires venus de Paris.

Au lycée français de Mexico d’abord, en présence de Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, pour assister à une séance d’information.

Au Colegio de Notarios, ensuite, où j’ai assisté à la signature solennelle, d’un accord de coopération entre les notaires de Paris et de Mexico, avec l’appui du collège fédéral des notaires, en présence de Vincent Perrin, consul général à Mexico, et Gérard Signoret, président du conseil consulaire pour le Mexique.

Ce rapprochement va renforcer les synergies au service des Français du Mexique (enjeux matrimoniaux et patrimoniaux, sécurisation des investissements immobiliers, etc.). +d’images

Sécurité

Rencontre avec nos deux attachés de sécurité intérieure, basés à Mexico City, qui couvrent 5 pays.

Les propos du ministre de l’intérieur Bruno Retailleau craignant une “mexicanisation” de la France ont paru caricaturaux car le niveau criminel est sans équivalent : moins de 1000 homicides en France contre 30 000 par an au Mexique, auxquels s’ajoutent les disparitions qui s’élèvent à 130 000 en cumulé sur les 6 dernières années.

Les portraits des disparus sont souvent affichés dans les rues de Mexico City.

Le propos a également choqué au Mexique, où l’État lutte au quotidien avec une cinquantaine de groupes criminels.

Le précédent gouvernement a stabilisé le nombre d’homicides sur le haut de la courbe sur les 6 dernières années. La nouvelle présidente Claudia Sheinbaum a créé, depuis son arrivée en 2024, un programme qui repose sur 4 piliers :
– un programme social pour créer une alternative à la criminalité ;
– Une augmentation de la présence sécuritaire sur le terrain ;
– L’amélioration du renseignement ;
– Une meilleure coordination confiée à Omar Harfuch qualifié de “super-flic”.

On assiste depuis à des saisies records et un nombre record d’interpellations.

Le niveau sécuritaire est inégal dans le pays.
La cruauté des crimes a rendu le pays très résilient.
Nos attachés de Sécurité intérieure recommandent de suivre attentivement la fiche “conseils aux voyageurs” et d’éviter impérativement les zones rouges. +d’images

Enseignement

Lycée français de Mexico (LFM)

Après une séquence de cadrage organisée Delphine Borione, ambassadrice de France au Mexique autour de Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, nous nous sommes rendus au lycée français de Mexico (LFM), en compagnie d’Éléonore Caroit, députée des Français établis en Amérique latine et Caraïbes, de Vincent Perrin, consul général, et de Jean-François Guéganno, conseiller culturel.

Le ministre s’est félicité de découvrir le plus grand lycée d’Amérique en superficie et le plus important d’Amérique latine en nombre d’élèves, avec plus de 3000 élèves sur 2 sites.

Nous avons visité l’établissement principal en compagnie de Claude Le Brun. Fils de l’un des fondateurs de l’établissement, il a présidé le LFM depuis plusieurs décennies, avant de passer récemment le relais à sa fille qui nous a accueilli avec le proviseur Philippe Exelmans.

La discussion avec les représentants de l’association des parents d’élèves nous a permis de mesurer leur niveau élevé de satisfaction.

Leur regret était la perception d’une pratique du français en recul parmi les enfants par rapport aux précédentes décennies. Ils suggèrent de multiplier les activités extérieures en français. +d’images

Mémoire

Racines françaises au Mexique

Deux séquences consacrées au devoir de mémoire m’ont permis de rendre hommage à ces générations de Français qui ont contribué à bâtir le Mexique.

Tout d’abord, la visite du musée “Racines françaises au Mexique”, créé par Geneviève Beraud-Suberville. Une fantastique initiative qui retrace leur histoire et leur apport industriel, commercial et culturel pour favoriser le développement de leur pays d’adoption tout en conservant un lien fort avec leurs “racines”.

Afin de perpétuer la citation du général de Gaulle, nous avons fait une photo “la Mano en la Mano”, en compagnie de Vincent Perrin, consul général, et de Gérard Signoret, qui m’a accompagné ensuite au Panteón Francés de la Piedad, “Cimetière français de la Miséricorde », dans lequel un monument aux morts français de la première guerre mondiale a été érigé.

Nous avons pu constater la nécessité de réfléchir à une solution pour les tombes de compatriotes ensevelis, parfois depuis plus d’un siècle, et qui ne sont plus entretenues.

Merci à Geneviève Beraud-Suberville et Gérard Signoret pour leur engagement au long cours à faire vivre la mémoire des pionniers français et de tous ceux qui leur ont succédé. +d’images

En circonscription au Panama – Panama City (23-24 mars 2025)

Retour au Panama pour suivre le développement du lycée français international du Panama.

J’adresse mes plus vifs remerciements à Aude de Amorim, ambassadrice de France au Panama, pour son accueil et le temps qu’elle m’a consacré pour m’accompagner tout au long de cette mission. Aude de Amorim est la deuxième ambassadrice à représenter la France au Panama.

Elle succède à Marcelle Campana, première femme de l’histoire de France nommée ambassadrice. C’était en 1972. Hommage ! +d’images

Enseignement

Lycée français International

Accueillis au lycée français international par le proviseur Cyrile Peyre, les membres du comité de gestion ; Isis de Encrenaz, présidente ; Yorgo Hernandez, trésorier et Jaime Ramirez ; Alix Coffy, directrice du primaire et Arnaud Saunière, DAF. J’ai eu l’opportunité de visiter à nouveau l’établissement et de découvrir la piscine et le gymnase, en compagnie de l’ambassadrice.

Ces nouvelles installations ont été ajoutées après l’inauguration à laquelle j’avais participé, trois ans plus tôt (compte-rendu).

L’obtention de la garantie de l’état de 100% de l’emprunt immobilier, grâce au concours de l’Anefe, pour permettre au lycée d’être propriétaire, a été mon projet prioritaire pour Panama.

Le lycée français international accueille près de 700 élèves, ce qui est légèrement inférieur à ses prévisions initiales, du fait de retards dans le développement d’un nouveau pont et d’un métro reliant Panama City au quartier résidentiel en devenir de Panama Pacifico.

Je salue l’action collective transparente et courageuse du comité de gestion et des représentants de l’AEFE pour trouver des solutions pragmatiques afin de patienter jusqu’à l’arrivée des transports collectifs.

Ce lycée dispose de beaucoup d’atouts. +d’images

Communauté française

Ambassade

Visite de l’ambassade de France pour saluer les agents du poste diplomatique qui font preuve d’un dynamisme remarquable.

Cette séquence m’a offert l’opportunité de faire le point sur les préoccupations de la communauté française au Panama, qui compte 1642 inscrits au registre, mais dont le nombre s’élève plutôt à 3000.

Parmi les priorités : l’ouverture ou le maintien du compte bancaire en France alors qu’ils sont résidents à l’étranger ; la problématique liée à la couverture santé ; la nécessité de disposer d’une carte vitale à jour pour s’inscrire sur le portail santé en ligne ; l’inscription à Franceconnect pour toutes les démarches administratives en France n’est possible qu’avec les numéros de téléphone de certains pays dont le Panama ne fait pas partie. +d’images

Remise de décoration

Dernière séquence de mon passage au Panama, j’ai assisté à la remise de décoration de chevalier de l’Ordre national du Mérite à Alejandra Hofer-Hermann, par Aude de Amorin, ambassadrice de France au Panama, à la Résidence de France.

Alejandra était l’ancienne présidente du lycée français et avait porté le projet de déménagement du lycée, d’acquisition du terrain et de la construction du nouveau bâtiment.

Lors de mon premier passage, j’avais observé que Bercy tergiversait pour apporter la garantie de l’État au crédit immobilier demandé par le lycée de Panama. Cet attentisme avait généré des surcoûts, car les travaux ne pouvaient se faire pendant la saison des pluies. Puis le Covid est passé par là.

À l’issue du discours de l’ambassadrice et de la réponse d’Alejandra, j’ai salué l’abnégation de la présidente et de son équipe dont j’avais été témoin. Après avoir évoqué les péripéties qui avaient compliqué le déménagement, j’ai indiqué en conclusion que les Français savent d’expérience qu’au Panama, rien ne se passe comme prévu.

Félicitations à Alejandra Hofer-Hermann, pour cette marque de reconnaissance à son engagement bénévole au service de l’intérêt général. +d’images

Diplomatie économique

Team France Export

Pour échanger sur le climat économique au Panama, Aude de Amorin, ambassadrice a organisé un déjeuner avec Camille Four, Pdt CCI France Panamá, Christian Saphore, directeur et des CCEF : Fabrice Boucheteil (Suez), Gordon Sarlet (Thales) et Yorgo Hernandez (Ocea).

Afin de montrer les progrès de l’empreinte française, l’ambassadrice avait choisi de nous réunir au Sofitel, ouvert récemment, il y a deux ans.

Les participants ont mis en exergue les opportunités économiques offertes par le nouveau gouvernement, qui devrait lancer pour un milliard de dollars d’appels d’offres pour de nouveaux investissements.

Pour célébrer les dix ans de sa création et les 220 ans de la naissance de Ferdinand de Lesseps, la Chambre de commerce envisage de réaliser la 1ère semaine de France au Panama.

Ces acteurs œuvrent pour donner une image positive de la France au Panama, en rappelant que ce sont des entrepreneurs français qui ont eu la vision pour se lancer dans la création du canal.

Ils veulent aussi que les efforts du Panama, consentis pour sortir de la liste grise du Gafi, soient mieux reconnus afin de favoriser le développement des affaires françaises en Amérique latine à partir de ce hub. +d’images

Diplomatie parlementaire

Ministère des Affaires étrangères

Rencontre au ministère des affaires étrangères, en compagnie de Aude de Amorim, ambassadrice, avec Carlos Ruiz-Hernández, vice-ministre des Relations extérieures, qui connaît très bien notre pays et apprécie en particulier la Corse.

Doté d’une solide expérience diplomatique, le vice-ministre est un interlocuteur idéal pour comprendre les effets de la politique du président américain à l’égard du Panama. Ses analyses permettent de comprendre que le Panama fait preuve de pragmatisme et de résilience face aux pressions américaines.

Nous avons également évoqué la lutte contre le narcotrafic et les succès du Panama dans ce domaine, qui est le 4ème pays au monde en saisie de drogues dans les ports.

Très reconnaissant envers le ministre pour le temps qu’il m’a accordé et sa volonté de developer la relation bilatérale.

S.E. Joanna Lorena Villarreal Rodríguez, nouvelle ambassadrice de Panama en France qui vient de recevoir son agrément, a assisté à l’entretien.

Je l’ai invité à venir au palais du Luxembourg dès son arrivée à Paris pour travailler ensemble sur les projets de coopération évoqués. +d’images

Canal de Panama – Écluses de Miraflores

Le canal de Panama est une des 7 merveilles du monde moderne. Il se trouve plongé au cœur d’enjeux géopolitiques exacerbés par les revendications récentes du président Donald Trump.

5 % du commerce maritime mondial passe par le canal de Panama.

À l’occasion de mon troisième déplacement dans ce pays, Aude de Amorin, ambassadrice de France au Panama, m’a invité à découvrir le fonctionnement des Écluses de Miraflores.

Un navire se rendant du Pacifique à l’Atlantique entre dans le chenal d’accès dans le golfe de Panama jusqu’aux écluses de Miraflores. Le système d’écluses de Miraflores fait 1,7 km de long pour permettre aux navires d’accéder au lac artificiel de Miraflores qui se trouve à 16,5 m au-dessus du niveau de la mer.
Il faut 8 à 10 heures pour passer d’un océan à l’autre par le canal de 80 kilomètres de long contre 3 semaines via le cap Horn.

Il revêt donc un caractère stratégique pour les États-Unis. La zone du canal de Panama est passée sous contrôle des États-Unis quelques jours après l’indépendance du Panama en 1903. Les États-Unis ont repris les travaux entrepris initialement par le français Ferdinand de Lesseps, pour finaliser l’ouvrage.

La zone américaine a été dissoute en 1979 avec la mise en place d’une gestion administrative conjointe américano-panaméenne, avant que le contrôle total du canal ne soit rétrocédé au Panama le 31 décembre 1999.

J’ai observé le passage d’un paquebot de croisière et d’un voilier sur les deux canaux parallèles. Plus loin, un cargo pouvant passer avec plus de 18 000 conteneurs, empruntait le troisième corridor réalisé par les Panaméens entre 2007 et 2016. J’ai eu l’honneur d’appuyer sur le bouton pour refermer les portes des deux écluses, à l’issue du passage du navire. Elles sont en fonctionnement depuis l’ouverture du canal en 1914, et ont été réalisées par Gustave Eiffel. +d’images

Mémoire

Musée du canal interocéanique

Ce troisième déplacement au Panama, m’a permis de rencontrer une personnalité d’exception.

Hildegard Vasquez est une architecte qui a réhabilité plusieurs édifices qui ont rendu son cachet au quartier historique.

Elle a créé et préside le musée du canal interocéanique, dans l’enceinte historique du siège de la Compagnie universelle du canal interocéanique.

Le musée retrace les activités historiques dans le canal de Panama et le transfert du canal sous la juridiction du Panama.

Parmi les dix salles d’exposition permanente proposées au public, celle consacrée à la période française est particulièrement émouvante.

J’ai été impressionné par le travail considérable réalisé pour permettre aux visiteurs de découvrir l’extraordinaire histoire du canal qui relie deux océans et soude une nation.

Merci à Hildegard d’avoir remarquablement rappelé la contribution des Français et leur vision qui a permis de mettre en route le projet qui aboutit à ce résultat. +d’images

Cimetière français

Accompagné de Madame l’ambassadrice, je me suis rendu au cimetière, où reposent les dépouilles de plusieurs centaines de travailleurs français qui ont participé à la construction du Canal de Panama entre 1880 et 1889.

Au bord d’une route, une stèle qui risque de tomber, annonce la présence d’un cimetière où la nature a repris ses droits.

Un chemin mène à un obélisque qui domine le cimetière. À proximité, deux tombes entourées d’une grille portent les noms de deux jeunes ingénieurs français.

Des petites croix blanches émergent péniblement quand elles ne sont pas noyées sous la végétation, où se cachent des serpents.

Le budget accordé par le ministère pour un entretien annuel par le consulat ne suffit visiblement pas.

Je partage la préoccupation de notre ambassadrice pour trouver une solution pérenne à cette situation. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (3 mars 2025)

Communauté française

Réunion à la Résidence

À la faveur de la visite à Londres de Laurent Saint-Martin, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, j’ai participé au petit-déjeuner à la Résidence de France à l’invitation d’Hélène Duchêne, ambassadrice au Royaume-Uni.

Le tour d’horizon sur la communauté française et ses attentes s’est tenu en présence de Vincent Caure, député, des conseillers des Français de l’étranger, Amelie Ersman Mallet, Patricia Connell, Enguerran Maigne, du consul général Samer Melki et de Sébastien Bidaud, ministre-conseiller.

Le ministre a précisé certaines annonces destinées à être partagées durant la prochaine session de l’AFE : poursuite de l’expérimentation du renouvellement des passeports à distance, l’identité numérique à l’étranger, la dématérialisation de la propagande électorale, le développement du service de France consulaire…

Amelie Mallet a exprimé les inquiétudes et les attentes des parents d’élèves des écoles françaises confrontés aux conséquences de l’introduction de la TVA sur les frais de scolarité des 2500 écoles privées du Royaume-Uni par le gouvernement labor, le 1/1/25.

Pour ma part, j’ai remercié le consul général de nous avoir reçu avec Amelie à l’automne et d’avoir été à l’écoute en décidant la tenue d’une troisième commission locale des bourses afin de compenser la hausse pour les boursiers.

J’ai également demandé au ministre de soutenir les Français du Kent pour demander le rétablissement de l’arrêt Eurostar à Ashford, supprimé depuis 2020.

Conférence géopolitique

Merci à Pascale Renaud-Grosbras, pasteure, Thibault Lavergne, vice-président du Consistoire, et toute l’équipe de l’église protestante de Londres qui nous ont accueilli, pour la seconde année consécutive, avec la centaine de personnes venues assister à ma conférence sur ma perception de la géopolitique.

Coorganisée avec les conseillers des Français de l’étranger Amelie Mallet et Nicolas Hatton, qui ont respectivement évoqué les questions scolaires et d’entraves à la mobilité consécutives au Brexit, j’ai pour ma part évoqué les conséquences des nouvelles positions de l’administration américaine sur l’Ukraine, à la veille de mon discours au Sénat sur la sécurité en Europe.

Merci à Amelie, Nicolas, Anne et Clémence Vigouroux d’avoir permis la concrétisation de cet événement. +d’images

Enseignement

Lycée Charles de Gaulle – Réseau Scolaire

Déplacement au lycée Charles de Gaulle pour le ministre Laurent Saint-Martin comprenant 3 séquences :

1 – Visite rapide de l’établissement en compagnie de Mme Bellus-Ferreira, proviseur, qui a présenté les lieux marquants l’histoire du lycée, durant la Seconde guerre mondiale.

2 – Rencontre avec les représentants du lycée, équipe de direction et représentants du personnel, pour évoquer les questions spécifiques liées au statut d’établissement en gestion directe.
Leș personnels ont fait valoir que l’inflation avait été de 50% depuis 15 ans, alors que le montant de l’indemnité spécifique liée aux conditions de vie locale (ISVL), servie aux personnels résidents des établissements d’enseignement français à l’étranger, n’avait progressé que de 8,8%.

3 – Rencontre avec les associations de parents d’élèves et directeurs/trices des écoles françaises homologuées, en présence d’Amelie Mallet et Patricia Connell, CFDE.

Lorsque nous avions préparé son déplacement à Londres, j’avais suggéré au ministre de ne pas se limiter au seul lycée Charles de Gaulle, mais également de s’adresser à tout le réseau local de nos écoles.

Laurent Saint-Martin a exaucé mon vœu et permis à chacun d’échanger directement avec lui.

Chacun a souligné la brutalité de la mise en place de la TVA en cours d’année scolaire. L’application de la business rate est également venue impacter durement les budgets des établissements. L’augmentation du salaire minimum a également impacté les frais de restauration.

Pour répondre au climat anxiogène pour les parents, le ministre a proposé d’organiser une visioconférence avec eux.

J’ai souligné le caractère historique de cette rencontre et remercié le ministre. +d’images

Diplomatie économique

Team France Export

Chargé du portefeuille du commerce extérieur, après avoir officié comme DG de Business France, Laurent Saint-Martin, a souhaité réunir la Team France de l’Export pour évaluer les marges de progression à notre disposition.

Avec 36,8Md€ d’exportations et 26,1Md€ d’importations, le Royaume-Uni était, en 2023, le premier excédent commercial français (10,8Md€).

Les représentants de Business France, Chambre de commerce, CCEF, French tech London, Atout France et des représentants de différents secteurs ont partagé leur regard.

Avec plus de 3500 membres, la French Tech London est la plus grande communauté internationale de ce réseau. Elle a pour rôle d’être le premier point d’accueil et de soutien pour les start-ups et entrepreneurs de la Tech.

Lors du vote du Brexit, le solde migratoire était de 300.000 par an. Il s’est élevé jusqu’à 900.000 avec les Conservateurs. Le gouvernement travailliste présente actuellement un niveau de 600.000 immigrés pour l’année.

Ces restrictions migratoires ont des conséquences négatives sur l’emploi dans le pays. On observe une pénurie de personnel dans des secteurs consommateurs de main d’œuvre.

Henri Baisas, directeur de Business France, a présenté au ministre une plaquette destinée à comprendre le rôle de chacun des acteurs de la French Tech. +d’images

En circonscription aux Émirats arabes unis – Dubaï / Abu Dhabi (20-21 fév. 2025)

Retour à Dubaï et Abu Dhabi pour accompagner Laurent Saint-Martin, ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger dans son déplacement de deux jours aux Émirats arabes unis (EAU).

(photo de g. à d.) Nicolas Niemtchinow, ambassadeur de France aux EAU, Olivier Cadic, Laurent Saint-Martin, ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger et Mireille Conte-Jaubert, sénatrice Gironde).

Président du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, la délégation parlementaire comprenait également Mireille Conte-Jaubert, sénatrice Gironde, Vice-présidente du groupe d’amitié sénatorial et Gerault Verny, député des Bouches-du-Rhône et président du groupe d’amitié avec les EAU. 

Merci à Nicolas Niemtchinow, ambassadeur de France aux EAU, à l’équipe du poste diplomatique, à Hervé Serol, président du conseil consulaire, et Gilles Grima, conseiller des FDE, pour avoir contribué à l’organisation de cette mission.

Toute ma gratitude à Laurent Saint-Martin pour m’avoir offert cette opportunité de soutenir son action de promotion de la France et de ses entreprises lors de cette visite.

DUBAÏ

Communauté française

Consulat

Première séquence, une visite au consulat pour trois rencontres successives :

•⁠ ⁠Rencontre avec Ilhami Gulcen, consul adjoint, et les équipes consulaires qui gèrent une communauté de près de 30.000 inscrits sur un nombre de 55.000 présents, d’après les autorités émiriennes. Il a été enregistré 434.000 touristes français en 2023. La communauté française grandit rapidement (17% sur les premières semaines 2025) et enregistre 873 naissances en 224, soit 2,3 par jour. Le nombre de bourses scolaires a été doublé en 4 ans et atteint un budget de 1,5 millions d’euros.

•⁠ ⁠Échange avec Axel Baroux, directeur régional Business France pour le Proche et Moyen-Orient. Le Golfe est la troisième région en importance pour l’opérateur derrière l’Amérique du Nord et l’Europe (Allemagne-Benelux-Suisse-Autriche). Les Émirats représentent le 4ème excédent commercial de la France avec +3,8 milliards d’euros.

•⁠ ⁠Entretien avec Laurent Pasquier, attaché douanier, pour évoquer les priorités en matière de lutte anti-blanchiment, dans le prolongement du rapport de notre commission d’enquête sur le narcotrafic. Je fais partie de la nouvelle commission d’enquête sénatoriale sur le blanchiment et le contournement des sanctions économiques. Les Émirats sont sortis de la liste grise du Gafi en 2024. Des efforts sont constatés. Un audit du Gafi est prévu pour la fin 2025. +d’images

Diplomatie économique

Team France Export

À la faveur de son déplacement aux Émirats arabes unis, Laurent Saint-Martin, ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, a invité la délégation parlementaire à l’accompagner sur trois séquences consécutives, avec les représentants de la communauté économique à Dubaï, un émirat qui a pour ambition de créer un hub technologique.

Les EAU représentent 17% des en-cours de la Bpifrance dans le monde et se trouvent dans le top 10 des pays sélectionnés pour l’assurance export prospection.

•⁠ ⁠Rencontre avec Franck Ladegaillerie, président du comité CCEF des EAU ; Pierre Cheyron, président et Agnès Lopez-Cruz, directrice CCI France-UAE ; Stéphane Boukris, président French Tech ; Axel Baroux et Didier Boulogne (Business France); Mael M’Baye, directeur régional Bpifrance et Laurent Pasquier, attaché douanier régional.

Un forum du suivi du forum de Paris sur l’IA aura lieu à l’initiative de la CCI France-EAU, le 12 juin 2024. Les Français de la Tech sont bien vus aux EAU. La French Tech est contactée 3 fois par semaine par des start-ups intéressées par les opportunités locales.

•⁠ ⁠Cocktail organisé par Business France avec le soutien de chefs français installés aux EAU qui sont autant d’influenceurs du goût made in France. 65 acheteurs-distributeurs étaient invités pour prolonger les entretiens engagés sur le salon Gulfood avec les exposants du pavillon France.

•⁠ ⁠Dîner avec quelques entreprises françaises représentatives de secteurs stratégiques. Parmi les personnes invitées : Dalya Al Muthanna, directrice générale Golfe, Alstom ; Pierre Cheyron, directeur Afrique, Moyen-Orient, Asie, Engie ; Emmanuel de Roquefeuil, VP Moyen-Orient, Thales ; Antoine Ghazal, CEO Moyen-Orient, Saint-Gobain ; Franck Ladegaillerie, CEO, MPH, président CCEF ; Gabriel Semelas, CEO Afrique et Moyen-Orient, Airbus.; Pascal Pinazo, directeur général EAU, groupe Barrière ; Mael M’Baye, directeur régional Bpifrance ;

Les EAU restent un lieu privilégié comme point d’entrée pour accéder aux marchés du Golfe. +d’images

Gulfood

Visite du pavillon France au salon Gulfood, où 93 entreprises françaises exposent.

Aux côtés de Laurent Saint-Martin, ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, en présence de Nicolas Niemtchinow, ambassadeur de France aux Émirats et d’Axel Baroux, directeur PMO Business France, nous avons pu constater que la gastronomie française marque toujours autant les esprits à l’international.

La 30e édition de Gulfood a permis aux stands français de mettre en avant leur sens de la tradition, de l’innovation, la FoodTech et de s’illustrer parmi les 5 500 exposants.

Très heureux d’avoir pu constater le haut niveau d’engagement de nos professionnels de l’agroalimentaire pour promouvoir une certaine idée du goût de France.

Félicitations à l’équipe de Business France pour l’organisation du pavillon France qui affiche complet. +d’images

ABU DHABI

Diplomatie économique

18ème International Defense Exhibition & Conference (IDEX)

Visite de l’IDEX, le plus grand salon d’armement du Moyen-Orient, qui se tient tous les deux ans à Abu Dhabi, en compagnie de Christophe Vaillant, attaché d’Armement adjoint aux Émirats arabes unis et de ma collègue Mireille Conte-Jaubert.

La France est le deuxième exportateur de matériels de guerre et assimilés dans le monde. La présence de 75 entreprises, nous place au 5ᵉ rang des nations représentées à l’IDEX 2025, qui a réuni 1350 exposants venus de 65 pays.

Le GICAT (Groupement des industrie françaises de défense et de Sécurité terrestres et aéroterrestres), acteur clé du secteur, y a fédéré le plus grand pavillon France jamais mis en place par un groupement français sur un salon international de défense.

Le passage sur le pavillon France, sur les stands de Naval Group, Dassault, MBDA, Elno, Ouvry, Photonis… m’a permis d’observer à nouveau l’expertise et la maitrise technologique de nos entreprises dans le domaine de La défense et de la sécurité.

Deux jours plus tôt, le GICAT et son homologue émirien EDCC (Emirates Defense Companies Council), affilié au Tawazun Council, ont annoncé la création d’une Task Force industrielle dédiée au combat futur et signé un protocole d’accord – Memorandum of Understanding (MoU) – visant à renforcer les synergies industrielles entre les deux pays.

Les Émirats arabes unis s’imposent comme le premier partenaire commercial de la France à l’export au cours des dix dernières années (21,3 milliards d’euros).

Cette visite m’a permis de retrouver les industriels de l’armement rencontrés l’an dernier, dont Gilles Grima, conseiller des Français de l’étranger et son prédécesseur Alain Thévenot. +d’images

Conseillers des Français de l’étranger

Avant de rencontrer la communauté française, Laurent Saint-Martin, ministre délégué au Commerce extérieur et aux Français de l’étranger a réservé un moment d’échange privilégié avec les 5 conseillers des Français de l’étranger pour les Émirats arabes unis et le sultanat d’Oman : Hervé Serol, président du conseil consulaire, Gilles Grima, Valérie Allard-Latour, Isabelle Moriou et Guillaume Nassif.

Ravi d’avoir pu assister à cette discussion qui s’est tenue en présence des parlementaires, de Nicolas Niemtchinow, ambassadeur de France aux Émirats et de Jean-Christophe Paris, consul général.

Le ministre a divulgué aux élus les propositions qu’il va annoncer mi-mars devant l’Assemblée des Français de l’étranger.

Les élus l’ont informé de leurs priorités et ont mentionné en particulier les besoins immobiliers de Massignon, qui n’a plus de gymnase depuis octobre 2023.

La communauté scolaire s’inquiète également de la remise en cause du programme scolaire français par les autorités locales qui souhaitent avoir une meilleure maitrise des programmes scolaires enseignés aux Émirats.

J’ai partagé avec le ministre la question de la CSG-CRDS pour les résidents à l’extérieur de l’EEE, qui fait partie des priorités rappelées aussi bien par nos compatriotes rencontrés aux États-Unis la semaine précédente que pour ceux établis aux Émirats. +d’images

Taqana Energy Solutions

Visite du site de production « Taqana Energy Solutions », fruit d’un partenariat entre Schneider Electric, leader dans la transformation numérique de la gestion de l’énergie et de l’automatisation, et l’Arab Development Establishment (ADE).

Tour à tour, le ministre Laurent Saint-Martin, Amel Chadli, président des pays du Golfe, Schneider Electric et Mohamed Yousef Al Nowais, directeur exécutif du conseil d’administration de Taqana ont présenté ce projet qui jouera un rôle central dans la fabrication d’une gamme de solutions énergétiques hautement avancées conçues pour soutenir la croissance industrielle des Émirats arabes unis.

Le lancement de l’usine, inaugurée en octobre dernier, met en évidence l’engagement indéfectible de Schneider Electric envers les Émirats arabes unis. +d’images

Sorbonne – Centre For Artificial Intelligence (SCAI)

Retour à la Sorbonne, où je m’étais rendu lors de mon premier déplacement à Abu Dhabi il y a tout juste dix ans (compte-rendu), pour assister à l’intervention du ministre Laurent Saint-Martin, dans le cadre de la Semaine de l’IA et de la Communauté.

Lors de son intervention, le ministre est revenu sur l’importance de l’accord-cadre de coopération signé quelques jours plus tôt, entre la France et les EAU dans le domaine de l’intelligence artificielle. Il a échangé ensuite avec les étudiants.

Lors de la séquence suivante, nous avons visité le Centre d’Intelligence Artificielle de Sorbonne Université Abu Dhabi (SCAI).

L’ambition de ce centre dédié à l’intelligence artificielle est de contribuer de manière significative à l’excellence de la recherche interdisciplinaire et de l’enseignement en IA, en favorisant les échanges entre chercheurs, étudiants et industriels.

Enfin, nous avons échangé avec des représentants d’éminentes entités françaises et émiriennes du secteur : Mourad Aberkane, EVP, Capgemini ; Cyril Witjas, vice-président, Capgemini ; Naima Al Falasi, VP principal, Stratégie IA, Mubadala ; Dr Ramzi Ben Ouaghrem, directeur Industrie et Innovation IA, MBZUAI ; Naima Bibki, directrice Retail – Smart services, Core42 ; Timothée Desormeaux, co-fondateur, Acquisit ; Cédric Duverger, responsable des systèmes critiques MO, Eviden/Atos ; Dr. Wael Kanoun, director, Middle East, Thales ; Emmanuel Legros, directeur Stratégie & Marketing, Thales et Thomas Spitz, fondateur, QuantCube.

Une discussion passionnante avec des personnalités à la pointe de l’innovation. +d’images

Culture / Coopération

Louvre

Inauguré en 2017, le Louvre Abu Dhabi avait déjà attiré 2 millions de visiteurs en 2019, ce qui en fait le musée le plus visité du monde arabe.

Résultat d’un partenariat sans précédent entre la France et les Émirats arabes unis, c’est le plus grand projet culturel de la France à l’étranger.

Jean Nouvel, lauréat du prix d’architecture Pritzker, sélectionné pour concevoir le musée, a été inspiré par les caractéristiques spéciales du site de Saadiyat (« île du bonheur ») : une île lagune vierge, entre le sable et la mer, l’ombre et la lumière.

Le gouvernement émirien a versé plus d’un milliard d’euros au Louvre pour le projet à Abu Dhabi, dont la licence court jusqu’en 2047.

Le Louvre ne sera bientôt plus le seul musée de l’île. Nous sommes passés devant le Guggenheim d’Abou Dhabi qui abritera un musée d’art moderne et contemporain, avant d’être rejoints par le Musée national Zayed, en hommage au fondateur des Émirats arabes unis, cette fédération de sept émirats.

Lors de mon premier déplacement, il y a 10 ans, l’île ne laissait transparaître que le chantier de construction du Louvre avec le désert tout autour. +d’images

Communauté française

Réception à la Résidence

Ultime séquence du déplacement de deux jours aux côtés du ministre Laurent Saint-Martin, une rencontre à la Résidence de France avec les représentants de la communauté française établis aux Émirats.

Parmi ceux-ci, j’ai échangé avec Alicia Beyney (en médaillon), présidente du French Social Club (historiquement Dubaï Accueil), membre de la Fiafe, et des adhérentes de cette association qui réunit plusieurs centaines de francophones à Dubaï et tient une permanence hebdomadaire à l’Alliance française.

J’ai également eu le plaisir de retrouver plusieurs d’entre-eux : Jean-Michel Moriniere, président du Cercle, un club d’affaires d’Abu Dhabi, le dr Ch Mounayer, médecin conseil du poste, plusieurs CCEF, à l’image d’Isabelle Jaouen, vice-présidente des CCEF aux Émirats, ou encore Céline Lacroix, qui anime un club d’entrepreneurs à Dubaï et préside désormais l’UFE Dubaï depuis près d’un an.

Tous ces compatriotes m’ont décrit les Émirats comme un mélange de modernité, d’ambition et d’extravagance, avec une volonté de se positionner comme un centre mondial incontournable.

Merci à eux pour ce partage et à Laurent Saint-Martin pour m’avoir offert cette belle opportunité de l’accompagner lors de cette visite.+d’images

En circonscription aux États-Unis – Atlanta (13-15 fév. 2025)

Toute ma gratitude à Anne-Laure Desjonquères, consule générale, et Iwan Streichenberger, président CCEF USA, pour la formidable organisation de mon séjour, à la faveur de ma venue pour participer au 40eme anniversaire de la French American Chamber of commerce Atlanta South-East.

Merci à toutes celles et tous ceux qui m’ont remarquablement accueilli à Atlanta.
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Diplomatie économique

40e anniversaire de la Chambre de commerce French American Chamber Of Commerce Atlanta-Southeast (FACC)

Retour pour mon troisième déplacement à Atlanta, à nouveau initié par la FACC et Iwan Streichenberger, président des CCEF pour les USA.

Très reconnaissant envers Jacques J Marcotte, président, et Katherine Lafourcade, directrice, de m’avoir invité à célébrer le 40ème anniversaire de la FACC.

150 personnes étaient réunies, en présence de Anne-Laure Desjonquères, consule générale, Michèle Oliveres-Alain et Dominique Lemoine, conseillers des Français de l’étranger, Iwan Streichenberger, président des CCEF pour les USA et Marc Somnolet, président du réseau des chambres de commerce aux USA.

À l’honneur également, des vétérans de la 2ème Guerre mondiale qui incarnent l’amitié permanente et confiante entre nos deux peuples.

Très heureux d’avoir retrouvé de nombreux visages connus, croisés lors de mes deux derniers déplacements.

Félicitations à Jacques J Marcotte, Katherine Lafourcade, à toute l’équipe qui anime la chambre de commerce et dynamise les échanges économiques entre nos deux pays, sans oublier les deux fondateurs de la chambre, John Lyons et Marc Ducloz, présents pour la circonstance, ainsi que tous ceux qui leur ont succédé.

40 ans de travail enthousiaste pour solidifier la relation entre la France et le sud-est des États-Unis.+d’images

Lire mon DISCOURS.

Conseillers du commerce extérieur (CCEF)

Merci à Iwan Streichenberger, président des CCEF USA, d’avoir réuni plusieurs CCEF de la section d’Atlanta* pour échanger avec moi en compagnie d’Anne-Laure Desjonquères, consule générale.

Le premier message a été de saluer l’action de la France dans le domaine de l’IA. Plusieurs d’entre eux m’ont indiqué qu’ils avaient été impressionnés. Cela donne de la crédibilité à toute la Tech française.

L’analyse des décisions prises en matière de barrières tarifaires est que cela impacte en priorité ceux qui produisent aux USA. La taxe sur l’aluminium devrait se refléter sur le prix des loyers (+1%), après avoir eu un effet négatif sur la construction.

La stratégie du président Trump est de s’attaquer aux dépenses publiques tous azimuts. Le budget de recherche de la seule université Giorgia Tech est de 1,4 milliards de dollars, quand celui de la France est de 600 millions d’euros.

Merci aux CCEF présents pour leurs précieuses remarques.

* Gerard Guyard, Gravotech ; Christine de Wendel, Sunday ; Didier Arnaud, Monarch Beverages ; Vincent Noirbent, Stellantis ; Khalil Younes, The Coca Cola Company ; Sebastien Lafon ; Marie Belgioino, McBryan ; Guillaume Paulic, Prologis

Metro Atlanta Chamber

Dès mon arrivée à Atlanta, j’ai rencontré John Woodward, vice-président Global Commerce de la Metro Atlanta Chamber.

Metro Atlanta Chamber (MAC) est une organisation vieille de 165 ans représentant des entreprises, des collèges, des universités et des organisations à but non lucratif de la région des 29 comtés qui constitue le sixième plus grand marché du pays.

Les 1500 entreprises membres investissent dans le travail de MAC pour attirer et retenir les entreprises, assurer un climat favorable aux affaires grâce à des efforts de politique publique et commercialiser la région comme un endroit idéal pour vivre et travailler.

Avec plus de 100 millions de passagers annuels, l’aéroport d’Atlanta est le plus fréquenté au monde. Ce hub géant pour les vols domestiques et internationaux impressionne par ses infrastructures modernes et ses services variés.

Échange très intéressant sur la situation économique suite à l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche et ses propos très controversés sur les droits de douane, et les volontés d’annexion du Panama, du Canada et du Groenland. +d’images

Exotec

Visite d’Exotec, une entreprise de robotique en pleine croissance qui a choisi Atlanta pour étendre sa présence sur le marché américain.

Accueilli par Stanislas Normand, directeur USA, j’ai découvert le système emblématique Skypod®️ qui déploie des robots qui se déplacent dans les entrepôts et peuvent grimper sur des échelles pour apporter les articles directement aux travailleurs de l’entrepôt.

Grâce à ce système, il est possible de stocker 30% de volumes en plus sur 1 mètre carré.

Exotec est née de l’imagination de deux ingénieurs et s’est développée depuis Lille pour devenir une entreprise internationale comptant plus de 1300 employés, dont 125 aux USA.

Avec une valorisation supérieure à 2 milliards de dollars, Exotec est devenue en 2022, la première licorne industrielle en France.

La filiale américaine représente déjà 60% des ventes.

Impressionnant d’ingéniosité ! +d’images

Communauté française

Consulat

Visite du consulat organisée par Anne-Laure Desjonquères, consule générale, et échange avec les agents du consulat français à Atlanta.

Le consulat enregistre 8264 inscrits dont 4250 en Géorgie, 2250 en Caroline du Nord, 610 au Tennessee, 340 en Alabama, 85 au Mississippi, 750 en Caroline du sud, où se trouve le siège Amérique du nord de Michelin à Greenville, ainsi que deux usines.

Pascale Cohen, attachée à l’ambassade pour la Science et la Technologie, m’a décrit son activité concernant le programme NETVA-Start in America, accueillant des start-ups françaises early stage deeptech dans 9 écosystèmes d’innovation aux USA.

Entre 15 et 20 start-ups sont accueillies chaque année. +d’images

Cocktail Résidence

Anne-Laure Desjonquères, consule générale, a organisé une rencontre avec des représentants de la communauté française d’Atlanta à la Résidence de France.

Première séquence, un entretien avec Michele Olivères-Alain, conseillère des Français de l’étranger.

Parmi ses sujets, le calendrier de mise en place du renouvellement des passeports dématérialisés, afin de simplifier les procédures administratives pour les Français à l’étranger.

Autre sujet, la CSG-CRDS sur les revenus immobiliers en France réclamés aux Français résidant en dehors de l’espace économique européen qui pèse sur les Français des USA.

Seconde séquence, j’ai eu le plaisir d’échanger avec les représentants des Français de la circonscription.

Très heureux d’avoir échangé avec les membres de la formidable association Atlanta Accueil (en photo) qui rivalisent d’activités.

Opportunité également d’évoquer le programme FLAM, avec Myriam Chedouteau, présidente de l’école du samedi.

Lors de mon intervention, j’ai souhaité délivrer un message positif et confiant dans notre capacité à consolider l’amitié franco-américaine pour contrer les discours nationalistes qui se révèlent anxiogènes pour beaucoup. +d’images

Enseignement

Atlanta International School

Visite de l’Atlanta international School, en compagnie de la consule générale et d’Iwan Streichenberger, suivi d’un entretien avec Kevin Glass, headmaster.

Depuis mon précédent passage en 2017 (compte-rendu), l’école s’est agrandie d’une nouvelle aile et a gagné 150 élèves (1350). Un nouveau campus a été acquis pour accueillir à terme 200 à 300 élèves supplémentaires.

Les enfants choisissent l’une des quatre filières bilingues proposées (anglais + français ou allemand ou espagnol ou mandarin). La section française est complète.
Des cours de soutien sont offerts dans 26 langues, dans le cadre d’un programme « Héritage », pour permettre aux enfants de développer la maitrise d’une langue maternelle.

Un concours d’entrepreneur est organisé pour les élèves. Celui qui gagne reçoit un financement pour développer son projet. +d’images

Little Da Vinci International School

La Little Da Vinci School, maternelle bilingue, fondée en 2009, et dirigée par Soraya Rouchdi, a déménagé depuis mon précédent passage en 2017 (compte-rendu).

L’école accueille 110 élèves et est homologuée.

La maternelle est bilingue et l’élémentaire est trilingue. Elle va désormais jusqu’au CM2.

À la fin du primaire, les enfants ont la capacité de passer d’une langue à l’autre sans effort, résultat d’un processus efficace d’immersion linguistique, qui fait la réputation de cette école.

Accompagné par Anne-Laure Desjonquères, consule générale, et Iwan Streichenberger, pdt des CCEF pour les USA, j’ai pu à nouveau mesurer la passion de Soraya pour la langue française et sa détermination à créer des pratiques d’apprentissage positives qui accompagneront les élèves tout au long de leur vie. +d’images

Culture

Alliance française

Visite du Centre culturel franco-allemand, centre commun de l’Alliance française Atlanta et du Goethe-Zentrum Atlanta.

Dirigée par Richard Keatley, directeur exécutif, et Clemence Bradley, l’AF Atlanta a été créée en 1912.

Ouvert en 1963, le centre de langue accueille 700 inscrits chaque année.

Seuls Atlanta, Palerme et Ramallah, mettent en œuvre l’accord diplomatique du programme Kultur ensemble, qui offre une programmation culturelle commune.

Actuellement, l’exposition Comicopia qui met en scène des artistes français, allemands et américains de la bande dessinée.

Le directeur m’a fait valoir qu’il faudrait prévoir des moyens budgétaires publics pour aider l’AF Atlanta à financer ces programmes qui relèvent d’une décision politique nationale. +d’images

En circonscription en Suède – Stockholm (30-31 janv. 2025)

Toute ma gratitude à Nadine Pripp, présidente du conseil consulaire, engagée depuis près de vingt ans au service des Français de Suède, qui m’a accompagné tout au long de ce séjour.

Très reconnaissant également envers Diane Doucerain, chargée d’affaires, et toute l’équipe du poste, pour l’excellence de leur accueil et le très haut niveau d’organisation de ma mission pour me permettre de participer à la réunion régionale Europe du Nord des CCEF.

Communauté française

Ambassade

En l’absence d’ambassadeur en poste en Suède, Diane Doucerain, chargée d’affaires, m’a accueilli à l’aéroport et a piloté l’organisation de mon troisième déplacement en Suède.

J’y ai retrouvé Ludovic Pouille, ambassadeur pour la diplomatie économique, venu comme moi pour participer à une réunion des conseillers du commerce extérieur pour l’Europe du Nord.

Première séquence, un petit-déjeuner de cadrage à la Résidence de France, en présence de Nadine Pripp, présidente du conseil consulaire, et des chefs de service de l’ambassade.

Tout juste un an après la visite d’état du président de la République, la relation bilatérale s’est approfondie.

L’économie suédoise affiche une santé éclatante. Avec un déficit de 0,6%, une dette de 35% du PIB, un nombre de licornes par habitant équivalent à la Californie, la Suède dispose de ressources significatives qui sont orientées principalement vers l’Europe.

La société suédoise sait à merveille équilibrer la vie privée et professionnelle.

Suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la Suède est devenue membre à part entière de l’OTAN le 7 mars 2024. Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a déclaré : « Nous ne sommes pas en guerre, mais nous ne sommes pas en paix non plus. » Pour preuve, en mer baltique, des câbles sous-marins sont régulièrement sectionnés, illustration d’une guerre hybride menée contre les pays occidentaux.

Le gouvernement de droite, élu en 2022, qui bénéficie du soutien de l’extrême droite, peine à endiguer la violence des bandes rivales. Il avait fait de la lutte contre la criminalité armée, une priorité.

Sur le seul mois de janvier 2025, des attentats à la bombe ont été perpétrés à raison d’un par jour en moyenne. Le 27 janvier, 27 attentats à la bombe ont été recensés. En 2024, 317 explosions ont été signalées par la police.

Un homme connu pour avoir brulé le Coran a été assassiné le soir de mon arrivée.

Le Premier ministre suédois a admis que son gouvernement avait perdu le contrôle de la vague de violence qui déferle sur le pays. La volonté du gouvernement suédois est de renforcer les moyens d’Europol pour coordonner la lutte contre la criminalité organisée internationale. +d’images

Consulat

Visite du consulat en compagnie de Nadine Pripp, présidente du conseil consulaire et entretien avec l’équipe consulaire, organisé par Olivier Priou, consul adjoint, où nous avons été rejoints par Noemie Green, conseillère des FDE.

En 10 ans, le nombre des Français inscrits en Suède (9157) a progressé de près de 35%, 6% pour la seule année 2024. 15,2% seulement sont binationaux.

La moitié de nos compatriotes résident en Suède depuis moins de 5 ans. Ils étaient 80% à faire le choix du vote par internet pour les législatives 2024.

L’essentiel d’entre-eux vit dans la région de la capitale. L’agence consulaire de Göteborg (1630) en recense un peu moins de 20%, devant Malmö (1106), Umea (274) et Lulea (82).

Le nombre de bourses scolaires est très faible (5), car les frais de scolarité du lycée français sont modestes (1500 euros).

Les équipes du consulat m’ont transmis le guide distribué aux habitants du pays pour se préparer aux situations d’urgence. Ce fascicule est disponible en plusieurs langues. Il serait utile de décliner cette initiative en France. +d’images

Stockholm Accueil

“Amitié, Convivialité et Solidarité” est la devise de l’association Stockholm Accueil, créée dans le but d’accueillir et d’animer la vie des francophones à Stockholm.

Même si je n’étais de passage que pour 48h00, l’association qui fêtera ses 30 ans l’an prochain, m’a offert l’opportunité d’échanger avec certains de ses membres autour d’un café, en présence de Nadine Pripp, présidente du conseil consulaire, Noemie Green, CFDE Stockholm et Olivier Priou, consul adjoint.

Je remercie les membres de l’association pour cette conversation très intéressante avec de nombreuses questions ayant trait au fonctionnement de l’Union européenne, sur le couple franco-allemand, la politique énergétique ou encore les efforts à consentir pour préparer la guerre afin de préserver la paix.

J’ai également fait le point sur les progrès obtenus en matière de résidence de repli.

Enseignement

Lycée français Saint-Louis (LFSL)

Retour au lycée français Saint-Louis de Stockholm, près de 10 ans après mon précédent passage (compte-rendu), en compagnie de Nadine Pripp, présidente du conseil consulaire.

Accueilli par le proviseur Denis Ravaille, j’étais également accompagné de Diane Doucerain, chargée d’affaires a.i. à l’Ambassade de France, et Katerina Doytchinov, conseillère de Coopération et d’Action culturelle et directrice de l’Institut français de Suède.

Après avoir vu la cour rénovée ou encore le centre de documentation et d’Information, je me suis rendu à l’annexe pour découvrir les nouveaux locaux agrandis et rénovés pour les lycéens.

J’ai terminé la visite par deux séances d’échanges avec l’équipe de direction, puis les représentants du personnel. Nous avons évoqué les nombreux défis relevés pour s’adapter, avec pragmatisme, à un environnement qui tient compte des spécificités de sécurité locales et à un espace partagé avec une école suédoise.

Les effectifs ont peu évolué en 10 ans pour atteindre 700 élèves (primaire et secondaire), auxquels il faut ajouter les 88 élèves de la förskola (maternelle de 1 à 5 ans).

Le site principal nécessite une rénovation d’ampleur, susceptible de devoir quitter ces lieux pour l’école à horizon de 2028. +d’images

Diplomatie économique

CCEF – Réunion régionale Europe du Nord

« 5 milliards de voyageurs utilisent des Airbus chaque année », Jean Delbecq (VP Northern Europe, Airbus Group).

Merci à Dominique Fereira, président du comité Suède des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), pour son invitation à assister au Forum d’affaires France-Pays nordiques organisé par les CCEF à Stockholm les 30 & 31 janvier 2025.

J’ai assisté à la séquence d’ouverture du Forum, où se sont succédé Dominique Ferreira, Diane Doucerain (chargée d’affaires a.i.) et Ludovic Pouille, directeur de la diplomatie économique.

Cette zone nordique (Scandinavie, États baltes et Islande) constitue notre 10ème partenaire dans le monde. Tous secteurs confondus, les investissements des pays scandinaves en France s’élèvent à 16 milliards d’euros et 150 000 emplois.

La première table ronde était consacrée à la défense. Lors de l’introduction du débat, Olivier Cuny, chef de la section économique de l’ambassade de France, a divulgué que la Russie dépense 40% de son budget (8% de son PIB) à la défense et sa sécurité. La Russie produit assez d’équipements militaires pour construire une armée équivalente à celle d’Allemagne tous les 6 à 12 mois.

Cela justifie que l’effort consacré à la défense par les pays de l’OTAN augmente significativement dans les prochains mois. Les États-Unis réclament que l’investissement s’élève désormais à 5% du PIB contre 2% actuellement.

S’en sont suivis des échanges entre des experts et professionnels de la défense sur les enjeux sécuritaires et de coopération. Le colonel Sylvain Lautier, attaché de Défense ; Nicolas Moch (SEB-X), Fredrik Gustafson (SAAB), Jean Delbecq (Airbus), Peter Bäckström (MBDA) et Evelina Hedskog (W5 Solutions) ont partagé leurs regards respectifs sur la coopération européenne en matière de défense.

Le forum s’est poursuivi avec une deuxième table ronde consacrée à la transition écologique. +d’images

Communauté économique

Rencontre en deux temps avec des représentants d’entreprises implantées en Europe, à la faveur de ce troisième déplacement à Stockholm.

Lors du cocktail à l’occasion de la réunion nordique des CCEF organisé à la Résidence, Diane Doucerain, chargée d’affaires, m’a offert l’opportunité de m’adresser aux participants, en présence de Nadine Pripp et Noemie Green, élues des Français de Suède.

J’ai partagé mes observations sur les nombreuses interdépendances entre les États-Unis et l’Europe, qu’il convient de renforcer plutôt que de chercher à inventer des mondes parallèles, sous prétexte de souverainetés illusoires.

Dans un second temps, Nadine Pripp m’a organisé un échange privilégié avec des compatriotes susceptibles de me permettre d’appréhender différentes facettes du monde des affaires suédois.

Je remercie Cyrille Baley (Société Générale), Sophie Maillard (Lincoln), Olivier Goubaud (Ericson), Axelle Génetay (Visit Sweden), et Paul Medrano (Betao), pour leur disponibilité et leur chaleureux accueil. +d’images

Chambre de commerce

Accueilli à la Chambre de commerce franco-suédoise par Ewa Fallenius, directrice, pour un entretien en compagnie de Nadine Pripp, présidente du conseil consulaire.

Les bureaux sont situés dans un espace modulaire partagé qui offre beaucoup de flexibilité.

La chambre compte 140 membres, dont 25 nouveaux en 2024. Une équipe de 3 personnes, dont une stagiaire anime les activités, aide à l’implantation des entreprises françaises et administre les activités RH et paies pour 40 de ses membres.

Prochain événement, un nouveau séminaire consacré à l’Intelligence artificielle. +d’images

Grand prix VIE Europe

Comme je l’ai fait en novembre dernier à New Delhi pour le grand prix VIE Asie (compte-rendu), j’ai assisté à la remise du Grand Prix VIE Europe, co-organisé par les Conseillers du commerce extérieur de la France et Business France.

La cérémonie s’est déroulée à la Résidence de France à Stockholm.

Le dispositif V.I.E. proposé par Business France est un programme unique au monde qui permet à de jeunes européens de 18 à 28 ans d’effectuer une mission professionnelle à l’étranger au service d’une entreprise établie en France.

Plus de la moitié des 11500 VIE dans le monde sont établis en Europe. La Belgique est la première destination. Depuis le Brexit, leur nombre a chuté de 75% au Royaume-Uni, tandis qu’il a doublé en Irlande.

Diane Doucerain, chargée d’affaires, Ludovic Pouille, directeur de la diplomatie économique, de Stella Fau Clarke, présidente de la dommission Europe des CCE, et de Christophe Monnier, directeur VIE à Business France, Dominique Ferreira, président du comité Suède, se sont succédés pour remettre leur prix aux lauréats :

1er prix: Florian Mouftier (Valeo), Allemagne
2eme prix: Valentin Vuillermet (Temo), Suède
3eme prix: Estelle Becquet (Firmenich), Espagne
Prix Coup de coeur: Solène Gadal (Lincoln), Pologne

Félicitations à tous les lauréats pour leur formidable talent, et aux 50 VIE qui ont participé à ce Grand prix, en réalisant une vidéo destinée à promouvoir l’apport positif de cette expérience pour l’épanouissement personnel et professionnel. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Glasgow (13 déc. 2024)

Alliance française – Véronique Miller

Véronique Miller, conseillère des Français de l’étranger, a dit au revoir à l’Alliance française, où elle a enseigné le français pendant plus de trente ans.

Grâce à une confidence de Christian Albuisson, président du conseil consulaire en Ecosse, j’étais à Édimbourg à la sortie du conseil consulaire pour l’accompagner vers l’Alliance française à Glasgow et participer à cette journée chargée d’émotions.

En compagnie de Christian Albuisson, du président et des administrateurs de l’Alliance française, du directeur, de ses collègues, et de ses proches, nous lui avons témoigné notre reconnaissance pour son engagement d’une vie en faveur de la francophonie.

Avec plusieurs parents d’élèves, Véronique a également fondé l’association Flam “l’École buissonnière” en 2001, dont elle est la présidente et qui accueille 105 enfants. Cette activité complète son mandat de conseillère des Français de l’étranger, qui lui permet d’accompagner les Français d’Écosse et de promouvoir la langue et la culture française en Écosse.

À la suite de mon message d’hommage qui associait ma collègue Olivia Richard, j’ai remis à Véronique une médaille du Sénat pour marquer notre gratitude.

Message adressé par Véronique :

“Après avoir fait deux ans d’assistanat dans les écoles secondaires écossaises à Glasgow, j’ai rejoint l’équipe de l’Alliance française en septembre 1990, la même année, la directrice m’a fait confiance pour lancer la toute première classe pour les enfants de 3 ans.

Pendant mes années de services j’ai enseigné à tous les niveaux : des débutants aux avancés ainsi qu’aux enfants de 3 à 10 ans.

J’ai développé des programmes pédagogiques et mené des formations d’enseignement du français pour les professeurs d’écoles primaires et secondaires sur Glasgow et les îles de l’Ouest de l’Ecosse.

Au sein du programme 1+2 (projet ambitieux de l’éducation écossaise pour enseigner deux langues dans le primaire lancé en 2012), mes collègues et moi avons eu le plaisir de présenter des ateliers de langues dans les écoles primaires de North Lanarkshire.

je suis également examinatrice de l’examen DELF. Dernièrement, j’ai animé des ateliers de café littéraire.
Mes années avec l’Alliance Française de Glasgow m’ont permis de rester en contact avec la France et de garder un repère non seulement identitaire, mais linguistique et culturel.

Grace aux différents spectacles, visites d’auteurs, musiciens français ou francophones, la France n’était jamais loin !

Je suis honorée d’avoir pu y travailler et échanger avec mes collègues très sympathiques et d’y avoir développé mes compétences professionnelles.”

Belgique – Bruxelles (10 déc. 2024) – Déplacement Commission Spéciale Cybersécurité

(à l’image) Entouré de Michel Canévet et de Patrick Chaize, rapporteurs de la la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi “relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité”, que je préside.

Les rapporteurs ayant accepté ma proposition de commencer les auditions par la Commission européenne et les autorités belges qui ont déjà transposé NIS 2, notre délégation* s’est rendue à Bruxelles le 10 décembre 2024.

Commission européenne – Cybersécurité

La première étape du déplacement s’est traduite par deux séquences à la Commission européenne.

1 – Entretien avec Christiane Kirketerp de Viron, directrice à la direction générale CONNECT de la Commission européenne, chargée de la cybersécurité

La direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies (Connect) élabore et met en œuvre des politiques visant à adapter l’Europe à l’ère numérique. Elle s’emploie à faire de l’Europe un leader mondial dans le domaine de l’économie, fondée sur les données et de la cybersécurité.

La directive européenne NIS 2 (Network and Information Security) devait être transposée dans le droit national de chaque État membre de l’Union européenne avant le 17 octobre 2024.

À l’échéance, seules la Belgique et l’Italie ont transposé NIS 2. Depuis octobre, la Croatie, la Lituanie et la Grèce l’ont également transposée. Une transposition partielle a été observée en Allemagne, Lettonie et République Tchèque. Plusieurs États membres, dont la France, ont un processus parlementaire en cours.

Le 28 novembre 2024, la Commission européenne a décidé aujourd’hui d’ouvrir des procédures d’infraction en envoyant une lettre de mise en demeure à 23 États membres, dont la France.

À ma question sur les interrogations concernant une définition commune de la notion « d’incident », la directrice m’a renvoyé au règlement exécutif publié le 17 octobre 2024 qui détaille les mesures de sécurité, et le seuil pour les incidents de certains secteurs : NIS2 : Règlement d’exécution de la Commission relatif aux entités et réseaux critiques

2 – Entretien avec Boris Augustinov de la DG FISMA (direction générale de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés des capitaux) et Heike Buss de la DG HOME (direction générale chargée des affaires intérieures) de la Commission européenne.

Cette audition nous a permis de faire le point sur l’avancée de la transposition des directives sur la résilience des entités critiques, dite « REC » et la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, dite « DORA ».

Nos interlocuteurs nous ont confié que ces textes permettent de passer de la protection à la résilience. Même avec beaucoup de protection, il est impossible d’éviter les cyber-attaques. Il est fondamental de travailler à la résilience, afin de pouvoir récupérer les informations. +d’images

(*) Délégation de la commission spéciale sur le projet de loi Cybersécurité
Président :
Olivier Cadic, sénateur (Union centriste), VP de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées ;
Rapporteurs :
Michel Canévet, sénateur (Union centriste), membre de la commission des Finances ;
Patrick Chaize, sénateur (Les Républicains), membre de la commission des Affaires économiques ;
Hugues Saury, sénateur (Les Républicains), membre de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées ;
Administrateurs :
Thomas Braud, administrateur à la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées
Clément Dugravot, administrateur à la commission des Affaires économiques
Pablo-Vladimir de La Borie de La Batut, administrateur à la commission des Affaires
européennes
Léa Khoury, administratrice-adjointe à l’antenne du Sénat à Bruxelles

Banque nationale de Belgique

Notre rapporteur Michel Canévet, membre de la commission des Finances a souhaité auditionner des représentants* de la Banque nationale de Belgique, sur les impacts de la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, dite «DORA».

La Banque nationale de Belgique a régulièrement fait face aux attaques cyber en déni de service ou DDoS, par ransomware sur des fournisseurs, et tiré les leçons de l’attaque contre « Solarwinds ».

L’harmonisation des réglementations et l’identification des entités susceptibles d’être impactées par un incident sont des plus-values de DORA.

Nos interlocuteurs ont attiré notre attention sur les éventuels trous dans la raquette de DORA avec les entités qui font des produits financiers, sans que ce soit une activité majeure, à l’instar de la distribution de contrats d’assurance ou de prêts à la consommation.

Les exigences de DORA paraissent élevées. Elles nécessitent un délai pour tenir compte des engagements contractuels avec les partenaires pour les petits entreprises.

Et de conclure sur la nécessaire prise de conscience de l’évolution législative dans leur profession : « Il y a deux groupes : ceux qui comprennent qu’ils ont un travail à faire, et ceux qui n’ont pas compris ». +d’images

(*) Représentants de la Banque nationale de Belgique :
Thomas Plomteux, Head of IT Prudential Supervision
Liesbeth Denturck, conseillère juridique
Geoffroy Delrée, directeur adjoint gestion des Affaires publiques, institutionnelles et projets stratégiques
Antoine Greindl, juriste, FSMA +d’images

Centre belge pour la cybersécurité (CCB)

Ultime séquence de cette journée d’auditions à Bruxelles, un entretien avec des représentants du centre belge pour la cybersécurité (CCB), dont Valéry Vander Geeten, responsable juridique et coordinateur de la transposition NIS2.

La loi transposant la directive NIS2 dans la législation belge est entrée en vigueur le 18 octobre 2024.

600 entités se sont enregistrées à ce jour sur la plateforme créée à cet effet : 300 Importantes et 300 Essentielles. Le CCB estime que 2500 entreprises sont concernées en Belgique par la directive.

L’évaluation de la conformité des entités Essentielles se fait selon 3 options :

1 – Référentiel Cyfun :
Les mesures de sécurité s’appuient sur le référentiel Cyfun du CCB.
Le label des CyberFundamentals s’obtient par un organisme d’évaluation de la conformité accréditée et organisée par la CCB.

2 – ISO 27000 :
Il est également possible d’obtenir un label CyFun en utilisant une certification ISO 27001 existante, sous réserve que l’organisme d’évaluation de la conformité (CAB) soit accrédité par le CCB.

3 – Inspection par le CCB :
Cette option permet aux experts de la CCB d’inspecter la conformité de l’organisation vis à vis de Cyfun ou de l’ISO 27000.

Un travail a été engagé avec d’autres pays européens intéressés pour reprendre le framework cyber fondamental de la CCB.

Nous avons salué l’approche pragmatique du CCB et remercié nos interlocuteurs pour leur partage d’information. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (06 déc. 2024)

Communauté française – Réseau consulaire

Le 6 décembre 2024, j’ai participé à la réunion du réseau consulaire du Royaume-Uni, autour de Hélène Duchêne, ambassadrice de France.

Vincent Caure, député pour l’Europe du Nord, et de nombreux élus des Français de l’étranger pour le Royaume-Uni* , ont assisté à ce grand rendez-vous annuel à la Résidence de France.

Pauline Carmona, directrice des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, a décrit les innovations proposées aux Français de l’étranger par le ministère.

La CNIL a autorisé la récupération des données biométriques déposées pour éviter une comparution pour un renouvellement. Un rapport sur l’évaluation de l’expérimentation au Canada et au Portugal est en cours.

France Titre s’est engagé pour que les consulats puissent déployer l’identité numérique, mais a besoin d’une adaptation logicielle sur son portail pour le concrétiser.

De son côté, Samer Melki a annoncé que l’ouverture à 8 reprises en soirée du consulat de 17.00 à 19.00, a rencontré un grand succès. Il cherche à déployer le consulat au plus proche de nos compatriotes en multipliant les tournées en province.

Le consul général est revenu sur les conséquences de l’introduction de la TVA sur les frais de scolarité et leur impact sur les bourses scolaires.

J’ai remercié Samer Melki d’avoir pris en considération la requête exprimée en compagnie d’Amélie Mallet, conseillère des Français de l’étranger, d’organiser un troisième conseil consulaire des bourses, pour la circonstance. Une décision inédite.

La décision sur la TVA du gouvernement Labour a été rendue possible par le Brexit. Elle risque de d’affecter les effectifs de nos établissements.

(*) Christian Albuisson (Edimbourg);
Olivier Bertin ;
Patricia Connell ;
Brigitte Guenier (Edimbourg)
Nicolas Hatton ;
Amélie Mallet ;
Veronique Miller (Edimbourg) ;
Rémi Vazeille ;

Réunion de Sécurité

SEM Helene Duchesne a renoué avec les réunions de sécurité qui ne s’étaient plus tenues à Londres depuis 2020, en prenant avantage de la présence des consuls honoraires dans la capitale.

Sébastien Bidaud, ministre conseiller et officier de sécurité, Samer Melki, consul général, Anissia Morel, Cocac, et Stéphane Foin, conseiller adjoint de coopération éducative, ont tour à tour décrit le dispositif de l’ambassade en matière de sécurité et la sécurité des établissements français recevant du public.

Il a été demandé aux participants de sensibiliser les touristes français, en visite au Royaume-Uni, à s’enregistrer au fil d’Ariane.

Puis Guillaume Hezard, attaché de Sécurité intérieure, a fait un état des lieux des enjeux de sécurité au Royaume-Uni et des évolutions depuis 2020, en particulier sur le plan de la délinquance et de la criminalité.

Les fraudes liées à internet sont en forte progression. Si le taux d’homicides est près de deux fois inférieur au Royaume-Uni par rapport à la France, il est supérieur de 80% pour les viols.

Ayant participé aux travaux de notre commission d’enquête sur le narcotrafic, les données britanniques m’ont interpellé et démontré que ce fléau frappe l’Europe entière indistinctement.

Fin juin 2024, les saisies de cocaïne correspondaient à celles enregistrées sur toute l’année 2023. En 2023, une épidémie d’overdoses a été observée liée aux drogues de synthèse qui aura fait 200 morts.

Je remercie l’ambassadrice d’avoir renoué avec ces réunions de sécurité qui nous permettent de faire de la prévention auprès de nos compatriotes.

Arabie saoudite – Riyad (2-3 déc. 2024)- Visite d’État du Président de la République

(g.à d) Amélia Lakrafi, députée ; Majid bin Abdullah Al Qasabi, ministre du Commerce ; Olivier Cadic ; Cédric Perrin, sénateur ; Emmanuel Macron, Président de la République ; Prince Bader bin Abdullah bin Farhan Al Saud, ministre de la culture.

Prévenu de l’invitation 4 jours plus tôt alors que j’étais encore à New Delhi, et rentré la veille du déplacement en Grèce, j’ai eu l’honneur d’accompagner le Président de la République Emmanuel Macron pour sa visite d’État au Royaume d’Arabie Saoudite,  à l’invitation du Prince héritier Mohammed bin Salman bin Abdulaziz Al-Saoud.

Pour l’Élysée, cette visite d’État était l’occasion de “renforcer le partenariat qui unit la France et le Royaume d’Arabie saoudite. 

Elle a reflété la volonté commune des deux chefs d’État d’approfondir les coopérations dans des domaines stratégiques que sont notamment la défense et la sécurité, la transition énergétique et la connectivité, ainsi que de contribuer aux plans de développement Vision 2030 et France 2030.”

La France a été l’un des premiers pays à soutenir la candidature de Riyad pour accueillir l’exposition universelle de 2030.

Déjà présent, en qualité de président du groupe d’amitié sénatorial France-pays du Golfe, pour accompagner le président il y a 3 ans à Djeddah (voir le billet), cette visite d’État était l’occasion de renforcer le partenariat qui unit la France et le Royaume d’Arabie saoudite. 

Ainsi, le 2 décembre, j’ai retrouvé mes collègues Cédric Perrin, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, et Amélia Lakrafi, députée des Français établis hors de France, qui faisaient également partie de la délégation réunie au pavillon d’honneur d’Orly, aux côtés des ministres Sébastien Lecornu, ministre des Armées ; Rachida Dati, ministre de la Culture ; Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques ; Marc Ferracci, ministre délégué à l’Industrie.

Lors du vol, j’ai remis au Président de la République, une copie d’un courrier  à son intention, émanant des familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth, suite à une initiative de Nadia Chaaya, conseillère à l’AFE pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, et présidente du conseil consulaire de Djeddah.

Dès notre arrivée, tandis que le Président rejoignait son hôte avec les membres du gouvernement, la délégation était reçue à la Résidence, où j’ai retrouvé les conseillers des Français de l’étranger : Mira Abi Ramia et Hugues Letanche ; l’ambassadrice de France au Yemen, SEM Catherine Korm-Kammoun et de nombreuses personnalités du monde des affaires. Je remercie nos deux élus pour leur chaleureux accueil. +d’images

One Planet Sovereign Wealth Funds (OPSWF)

Première séquence en compagnie du Président de la République au One Water Summit, en marge de la COP16 sur la lutte contre la désertification.

L’initiative OPSWF est un forum qui rassemble les principaux investisseurs institutionnels mondiaux, pour promouvoir la transition écologique de l’économie.

Co-présidé par la France, le Kazakhstan, la Banque Mondiale en partenariat avec l’Arabie saoudite, le One Water Summit constitue une plateforme internationale essentielle pour échanger sur les solutions durables et innovantes en matière de gestion des ressources en eau, dans un contexte marqué par l’amplification des défis climatiques.

Engagé de longue date avec mon ami Fadi Comair, pour promouvoir l’hydro diplomatie, j’ai été très sensible au discours du président sur la question : “60 % des ressources en eau douce sont transfrontalières. Le sujet de l’eau ne peut donc pas être réglé simplement à l’échelle nationale. Il suppose, par nature, parce que, précisément, la nature et nos frontières n’épousent pas les bassins parfaitement de la coopération. L’accès, la gestion de l’eau, doit être traité comme un bien commun, et de nombreux conflits existants ou à venir seront liés à l’eau.”

Lien vers le discours du Président de la République. +d’images

Forum d’affaires France-Arabie saoudite

« Nous avons tous des énergies et nous n’avons qu’à les mettre en œuvre. » Emmanuel Macron

Point d’orgue du déplacement du Président Emmanuel Macron, sa participation au forum d’investissement – qui a réuni plus de ́ ’ ̧ .

Laurent Germain, co-président du Conseil d’entreprises France-Arabie saoudite du Medef et directeur général d’Egis, que j’avais rencontré à New Delhi, puis à Thessalonique les jours précédents, a participé aux discours de conclusion.

Il a réaffirmé l’engagement des entreprises françaises à poursuivre leurs investissements en Arabie saoudite pour accompagner les projets phares de la Vision 2030 et à contribuer à la formation du capital humain pour soutenir la saoudisation.

Emmanuel Macron, qui a fait une entrée au forum digne d’une rock star, a rappelé que la France est déjà le deuxième grand investisseur en Arabie saoudite, avec 200 compagnies ou entreprises françaises évoluant en Arabie saoudite à travers un partenariat très fort.

Le Président a invité les investisseurs saoudiens à consolider les relations de coopération existantes dans l’énergie, l’environnement, le tourisme, le sport, le soin de santé, l’agrifood, et l’exploration spatiale.

Il a dressé le portrait d’une France, partenaire unique pour le Royaume en ce qui concerne l’IA, l’intelligence artificielle. Parmi nos principaux atouts, la France est un des pays les plus décarbonés, avec 75% de son énergie qui est nucléaire.

Les accords signés à l’issue des discours ont représenté près de 20 milliards de dollars. +d’images

Diriyah

Retour à Diriyah, pour accompagner le Président de la République Emmanuel Macron dans sa visite sur le site du Palais d’At-Turaif.

J’y ai retrouvé Jerry Inzerillo, CEO de la Diriyah Gate Development Authority (DGDA), une personnalité exceptionnelle qui a reçu le « Prix Alexander Shulgin » du PDG de l’année en 2018 (lire billet de nov. 2021).

Diriyah est la zone autour du site patrimonial Al-Turaif inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 2010, l’une des premières destinations touristiques de la région pour les activités de visites historiques, culturelles, artistiques et de loisirs. +d’images

Coopération culturelle 

À l’issue de cette visite, Rachida Dati, ministre de la Culture, et son homologue le Prince Bader bin Abdullah bin Farhan Al Saud, ont signé neuf contrats de coopération culturelle.

La France apportera son expertise culturelle à l’Arabie saoudite, pour contribuer au développement de son offre en la matière. L’objectif est de favoriser l’attractivité touristique du Royaume. De son côté, l’Arabie saoudite s’est engagée à participer financièrement à la rénovation du Centre Pompidou.

Un déjeuner culturel s’est tenu ensuite sur le site en présence des directeurs généraux des commissions sectorielles du ministère de la Culture, de représentants d’institutions culturelles saoudiennes, des représentants de fonds saoudiens de la culture et des artistes saoudiens. +d’images

Bilan du déplacement présidentiel

Ultime rencontre au Ritz Carlton avec Fahad Al Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France, et Patrick Maisonnave, ambassadeur de France, en marge des entretiens bilatéraux d’Emmanuel Macron au One Water Summit, pour faire le bilan de ce déplacement en compagnie de Cédric Perrin et Amélia Lakrafi.

La visite d’État de Macron en Arabie saoudite a renforcé l’image de la France comme un partenaire clé dans la région.

Elle a permis de positionner la France comme un allié stratégique dans le développement économique et la modernisation de l’Arabie saoudite.

Ce succès important consolide nos relations économiques, diplomatiques et stratégiques. Il permet de sceller des partenariats ambitieux tout en positionnant la France comme un acteur de premier plan dans les grands projets du Royaume. +d’images

En circonscription en Grèce – Thessalonique (30 nov-1 déc. 2024)

(g à d) : Jean-Luc Lavaud, OC, Laurence Auer, Laurent Germain

Laurence Auer, ambassadrice de France en Grèce, m’avait proposé de m’arrêter le samedi 30 novembre sur le chemin du retour de Delhi, afin de suppléer l’absence du ministre des Transports à l’inauguration du métro de Thessalonique géré par un consortium franco-italien.

Après une nuit en vol, comprenant deux transferts à Bahreïn et Istanbul, j’ai été chaleureusement accueilli par Jean-Luc Lavaud, consul général de France à Thessalonique.
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Diplomatie économique

Inauguration du métro – Egis

Le métro automatique de Thessalonique, une infrastructure d’envergure, a été inauguré le samedi 30 novembre par le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, en présence de plusieurs membres de son gouvernement et de nombreuses autorités locales.

J’ai assisté à la cérémonie d’inauguration aux côtés de l’ambassadrice de France en Grèce, Laurence Auer, et du consul général de France à Thessalonique, Jean-Luc Lavaud.

Nous avons pris la seconde rame, à la faveur de l’ouverture au public, en compagnie de Laurent Germain, directeur général d’EGIS.

La France joue un rôle actif dans ce projet, étant donné que la société Thema, responsable de la gestion du métro, est le fruit d’un partenariat entre l’entreprise française Egis et l’italienne ATM.

Ouvrage public le plus moderne de Grèce, le métro relie à présent l’est et l’ouest de la ville de Thessalonique en 18 minutes. Longue de 10 km et desservant 13 stations, la ligne devient la principale plaque tournante des déplacements à l’intérieur de la deuxième ville grecque en termes de population.

Il s’agit non seulement d’une infrastructure stratégique pour les citoyens et les touristes, mais aussi d’un lieu culturel majeur. +d’images

Chambre de commerce France-Grèce

Dans le prolongement de l’inauguration du métro de Thessalonique, Maria Vosiki, vice-présidente de la CCI France Grèce a organisé une chaleureuse réception dans son annexe de Thessalonique, située dans les locaux du cabinet d’avocats (Law Firm).

La Chambre de commerce et d’industrie France Grèce, fondée à Athènes, en 1885, est un réseau d’entreprises et d’entrepreneurs français et grecs actif depuis 140 ans.

Très heureux d’avoir pu célébrer cet événement autour de Laurent Germain, DG d’Egis, et de toute son équipe.

À cette occasion, j’ai eu un entretien avec Guy Brochard, conseiller des Français de l’étranger, où nous avons évoqué la question des affaires sociales, en présence de l’ambassadrice de France Laurence Auer et le consul français à Thessalonique, Jean-Luc Lavaud. +d’images

Communauté française

Consulat

Dès mon arrivée, une rencontre était organisée par le consul général, autour d’un café avec des représentants de la communauté française et des parents d’élèves, en présence de Laurence Auer.

Le site de l’Institut français abrite également l’école française et le consulat qui administre la communauté de 1500 compatriotes établis dans le nord de la Grèce.

Depuis le lancement de France consulaire, on constate 70% d’appels en moins. Seuls les appels en grec leur parviennent directement.

Créée en 1906, l’école française de Thessalonique est le premier établissement ouvert par la Mission laïque française (Mlf) dans le monde. Unique établissement français d’enseignement en Grèce du Nord, implantée en centre-ville, l’école française de Thessalonique (EFT) propose un enseignement direct de la TPS au CM2 et une poursuite d’étude en CNED règlementé de la 6e à la terminale. Dirigée par Alain Hardy, l’EFT est homologuée de la PS au CM2, et compte 90 élèves inscrits (2024), dont 80% inscrits en maternelle et primaire.

L’équipe enseignante stable et expérimentée et les parents attachés à l’enseignement français constituent les meilleurs ambassadeurs et atouts pour assurer la pérennité de cet établissement.

Merci aux participants d’avoir pris sur leur samedi matin pour cet échange : Françoise Avgeris (ADFE) ; Valérie Benoit (Agent consulaire), Alain Hardy (directeur école française) ; Caroline Fullenwarth (secrétaire générale de l’Institut français) et les parents d’élèves. +d’images

Devoir de mémoire

Cimetière militaire de Zeïtenlick

Dépôt de gerbe au cimetière militaire de Zeïtenlick en compagnie de l’ambassadrice Laurence Auer et du consul général de France à Thessalonique, Jean-Luc Lavaud.

Nous avons rendu hommage aux soldats français tombés sur le front d’Orient pendant la Première Guerre mondiale.

Au total, 8310 Français, 8000 Serbes, 500 Russes, 1750 Britanniques et 3500 Italiens reposent dans cette nécropole interalliée.

La liste des soldats français inhumés dans la nécropole militaire de Zeïtenlick figure sur le site internet du consulat général de France à Thessalonique. Les familles des défunts peuvent ainsi rechercher les traces de leurs ancêtres et, le cas échéant, venir se recueillir sur leur tombe.

Thessalonique, la “Jérusalem des Balkans” était un port important de l’Empire Ottoman, dans lequel 300 000 soldats français ont débarqué entre 1915 et 1918 pour combattre sur le front d’orient. Plus de 50 000 y sont morts pour la France.

Nous avons visité ensuite le musée du cimetière militaire français de Zeïtenlick, créé à l’initiative de notre consulat.

Ce musée est interactif grâce à l’utilisation de QR codes donnant accès à des vidéos. Dans ce lieu de mémoire et de recueillement, un formidable travail a été réalisé pour rendre hommage aux sacrifices consentis par nos soldats.

Toutes les générations qui viennent découvrir ce musée prennent la mesure de l’engagement de ces hommes qui reposent dans ce cimetière.

Nous ne les oublierons jamais ! +d’images

En circonscription en Inde – New-Delhi (27-29 nov. 2024)

Retour à Delhi en compagnie de Sophie Primas, ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger.

Je remercie la ministre de m’avoir associé à son agenda pour cette première journée.

Ce second déplacement à New Delhi était destiné à me permettre d’assister au forum APAC (Asie Pacifique) des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), organisé en partenariat la Chambre de commerce et d’industrie indo-française (IFCCI).

Félicitations au comité de pilotage de cet événement très réussi, co-présidé par Pierre-Arnaud Cassin, président comité Inde ; Michel Beaugier, Singapour, et Vivien Massot, Inde.

Toute ma reconnaissance envers l’ambassadeur Thierry Mathou et toute l’équipe de l’ambassade pour l’organisation de ce déplacement.

Très heureux d’avoir retrouvé Laurent Triponey (à l’image), conseiller politique à l’ambassade qui m’a accompagné sur chacune des séquences.

Diplomatie économique

Forum franco-indien des CEO

Première séquence, la restitution du CEO Forum France-Inde, co-présidé par Paul Hermelin (MEDEF international) et Hari Bhartia (Confédération of Indian Industriy), en présence du ministre indien du Commerce et de l’Industrie, Piyush Goyal.

La délégation MEDEF International (MEDEFI) à Delhi, était composée d’une vingtaine de représentants d’entreprises françaises, dont Laurent Germain, DG Egis.

Dans son discours d’ouverture, la ministre a rappelé que la France compte parmi les premiers investisseurs étrangers en Inde. Elle a lancé un appel aux investisseurs indiens à investir en France, une terre d’opportunités au cœur du marché européen.

De son côté, le ministre indien s’est révélé critique à l’égard des standards de l’Union européenne et de la France qui seraient, selon lui, destinés à protéger leurs marchés intérieurs, en citant notre marché sur les fruits et légumes.

À l’issue de la manifestation, un échange sous forme de café entre la ministre et les délégations du MEDEFI et de Business France, a permis aux entrepreneurs de partager des expériences d’implantations en Inde et leurs objectifs de prospection. Il est encourageant d’observer autant de talents français s’intéresser au marché indien. +d’images

Équipe de France de l’Export

À la faveur de la visite en Inde de Sophie Primas, ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, Thierry Mathou, ambassadeur de France en Inde, a organisé un déjeuner avec la “Team France” de l’export en Inde, avec la Team France en Inde (Business France, CCEF, IFCCI, SER), la délégation MEDEFI et la délégation d’entreprises Business France.

La Team France représente une communauté d’affaires économiquement influente et très dynamique.

Avec un stock d’investissement passé de 11 Mds EUR en 2021 à 25 Mds EUR en 2022, la France se place parmi les principaux investisseurs étrangers en Inde. Il existe ici plus de 700 filiales françaises et plus de 1000 implantations, qui représentent 450 000 emplois. La plupart des groupes français, dont 37 entreprises du CAC 40, sont présentes, ainsi qu’une soixantaine de PME et ETI (mécanique, électronique, chimie-pharmacie) et environ 180 auto-entrepreneurs.

Les implantations françaises couvrent l’ensemble du territoire indien, mais se concentrent surtout dans quelques grands centres urbains : Bombay, Delhi, Bangalore, Pune, Chennai. +d’images

CCEF – Ouverture du forum APAC

Voir l’avenir avec optimisme

Cet événement a réuni plus de 450 délégués, y compris des chefs d’entreprise, des décideurs politiques et des CCEF de toute la région APAC.

La journée d’ouverture a consacré l’importance de l’Indopacifique pour l’internationalisation des entreprises françaises, car elle concentre 70% de la croissance mondiale. Avec 17% de nos importations, la zone est également déterminante pour la résilience de nos chaînes de valeur stratégiques.

L’événement a été ouvert par Sophie Sidos, présidente des CCEF aux côtés de Pierre-Arnaud Cassin, président du comité Inde.

La table ronde diplomatique sur les enjeux de l’Indopacifique s’est tenue avec Marc Abensour, ambassadeur en charge de l’Indo-Pacifique ; Ludovic Pouille, ambassadeur, directeur de la diplomatie économique ; Jean-Claude Brunet, ambassadeur, délégué à la Coopération régionale dans la zone de l’océan Indien ; et Magali Cesana, chef du département des Affaires bilatérales et de l’Internationalisation des entreprises, DG Trésor.

Dans son discours, Sophie Primas, ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, a mis en avant les liens économiques grandissants entre la France et la zone Asie Pacifique.

Piyush Goyal, ministre indien du Commerce et de l’Industrie, a partagé un message du Premier ministre Narendra Modi qui s’est déclaré ravi que “la conférence annuelle des conseillers du commerce extérieur s’ouvre à New Delhi, conjointement avec le CEO forum Inde-France, attirant ainsi des centaines de Pdg et de dirigeants d’entreprises françaises en Inde”.

L’allocution de Paul Hermelin, président du conseil d’administration de CapGemini, premier employeur français en Inde, a conclu cette première journée, en rappelant que le pays abritera 30% de la population mondiale en 2030. Il décrit un pays qui regarde l’avenir avec optimisme, et qui sera la 3ème économie mondiale en 2047, pour la célébration du centenaire de son indépendance. +d’images

CCEF – Forum APAC

“Le blocus de Taiwan entrainerait une perte de 10% du PIB de l’UE, un effet plus important que la crise Covid.”, Antoine Bondaz.

La commission Asie-Pacifique des CCEF, présidée par Catherine Chauvinc, rassemble 600 CCEF.

Durant 3 jours, du 27 au 29/11/24, un programme très riche a été proposé aux 450 participants, avec une traduction simultanée en anglais par l’intelligence artificielle.

J’ai assisté à plusieurs séquences, dont la table ronde consacrée aux enjeux de défense et intérêts français dans l’Indopacifique, modérée par Melissa Levaillant, European Council Foreign Relations (ECFR), précédée du discours d’Antoine Bondaz, conseiller auprès de la Commission européenne.

Antoine Bondaz a rappelé que la Chine est devenue la 2ème économie mondiale, et la première puissance industrielle et commerciale mondiale.
Le budget militaire de la Chine a été multiplié par 6 en 20 ans.
Le conseiller a alerté sur le fait que Pékin utilise cette domination pour exercer une relation asymétrique et revendiquer pratiquement la totalité de la mer de Chine.

Pékin cherche à prendre le contrôle de Taiwan, bien que l’île n’ait jamais fait partie de la Chine.Le blocus de Taiwan entrainerait une perte de 10% du PIB de l’UE, ce qui constituerait un effet plus important que la crise Covid.

Pour Alexandre Ziegler, Safran, directeur de la division défense, un conflit dans la zone serait un cataclysme. Il faut s’y préparer tout en faisant ce qui est possible pour l’éviter.

Maurice Gourdault-Montagne décrit une politique américaine redevenue isolationniste qui nécessite que le reste du monde prenne en charge sa sécurité.

Gérard Mestrallet, envoyé spécial pour le corridor économique Inde-Moyen-Orient (IMEC), a évoqué le projet de couloir logistique visant à relier l’Inde, le Moyen-Orient et l’Europe par des chemins de fer, des lignes maritimes, des pipelines et des câbles à haut débit.

Le discours passionnant sur l’innovation continue, prononcé par Guy Sidos, président de Vicat, société initiée par Louis Vicat, l’inventeur du ciment artificiel en 1817, a illustré la capacité du génie français à se réinventer pour rester au sommet. Le ciment est le deuxième produit le plus consommé dans le monde après l’eau.

Enfin, Claude Onesta, mythique entraîneur de l’équipe de handball français, chargé de la haute performance au sein de l’Agence nationale du sport (ANS), a partagé son expérience pour mettre les athlètes français dans les meilleures conditions pour les Jeux olympiques Paris 2024. Comment doubler le nombre de médailles en 3 ans par rapport à Tokyo avec les mêmes athlètes ? « Pour dépasser les autres, il faut faire différent ». D’où l’importance du coaching et d’une équipe de France des coachs.

Merci à Sophie Sidos, présidente CCEF, aux organisateurs et aux nombreux participants pour la richesse des échanges proposés, source permanente d’inspiration. +d’images

Chambre de commerce franco-indienne (IFCCI)

Créée il y a 47 ans, la chambre de commerce franco-indienne (IFCCI) compte plus de 800 membres, emploie 40 personnes et est la 7ème chambre du réseau CCIFI.

Elle est organisée en 17 comités sectoriels, réunit 120 DRH et a organisé 150 évènements, dont le forum APAC des CCEF.

Payal S. Kanwar, sa directrice, m’a organisé deux séquences, en compagnie de Laurent Triponey, pour appréhender ce marché, où les entreprises françaises emploient 450 000 personnes et placent la France au 7ème rang des investisseurs.

Déjeuner présidé par Damien Syed, ministre-conseiller à l’ambassade de France, avec la directrice IFCCI et des dirigeants de sociétés françaises membres de la chambre : Ashish Saraf (CEO Thalès) et Benoît Renard (Directeur Air Liquide).

Thales est présent en Inde depuis 72 ans, dispose de 2 centres de recherche et emploie 3000 personnes. Pour sa part, l’Air liquide est en Inde depuis 1996. 40% des besoins en oxygène des hôpitaux publics sont servis par cette société.

Dans un second temps, je me suis rendu à la Chambre, qui accueille un Business Centre offrant des solutions efficaces “plug-and-play”.

Ces solutions flexibles peuvent être négociées par les entreprises sur une base hebdomadaire, mensuelle ou annuelle. Elles sont également disponibles à Mumbai, Chennai et Bangalore.

Toute ma reconnaissance à Payal S. Kanwar pour cette organisation et à Damien Syed pour son invitation. +d’images

Business France – Grand Prix des VIE

Les VIE, c’est de la dynamique !

Remise du Grand Prix VIE de la zone Asie Pacifique à l’ambassade de France en Inde par la ministre Sophie Primas, avec la participation de Thierry Mathou, ambassadeur ; Benoît Trivulce, directeur général par intérim de Business France ; Sophie Sidos, présidente des CCEF, les ambassadeurs de France de la zone indo-pacifique et des participants du forum APAC des CCEF.

Le premier prix a été remis à Colombe Guillemin, de la société Lesaffre en Indonésie, en présence de Fabien Penone, ambassadeur de France en Indonésie. Félicitations à tous les lauréats.

Les affectations de VIE (70 actuellement en Inde) sont reparties à la hausse depuis 2022, avec une demande croissante des grands groupes, mais aussi des PME/ETI. Le niveau pré-COVID (+100 VIE) devrait être retrouvé d’ici la fin de 2024.

Pour développer leur présence, il est nécessaire de mettre l’Inde en valeur auprès des jeunes diplômés français. Par ailleurs, il convient de chercher à atténuer la contrainte imposée aux candidats par les autorités indiennes dans l’accord migratoire bilatéral, d’une diplomation de moins de douze mois, car cela réduit le vivier de candidats.

Les VIE créent de la dynamique dans la présence économique française à l’étranger. Ils sont porteurs d’avenir pour la présence économique de la France à l’étranger. +d’images

iSpirt – Paiement numérique (UPI)

Entretien avec le Dr Sharad Sharma, co-fondateur du think tank iSpirt et Vivek Abraham. Dr Sharad Sharma a conçu l’architecture des infrastructures publiques numériques, UPI notamment.

L’interface de paiement numérique interopérable (Unified Payment Interface UPI) a été lancée en avril 2016. Elle permet aux utilisateurs d’une application mobile d’effectuer des paiements en utilisant plusieurs méthodes possibles (un code bancaire associé à un numéro de compte, un numéro de téléphone portable …).

UPI, dont l’utilisation pour le moment est gratuite, a désormais franchi le cap des 8 milliards de transactions mensuelles d’une valeur de 157 Mds d’euros. UPI a permis un développement massif des paiements numériques instantanés en Inde, avec des retombées économiques positives.

En 2022, l’Inde est le premier marché de paiements numériques instantanés (près de 90 Mds USD de transactions) et les paiements utilisant UPI représentent aujourd’hui près de 45 % en volume des paiements.

UPI a également stimulé l’innovation, en particulier dans le secteur financier – 9 des 21 licornes dans les Fintechs utilisent UPI comme une des caractéristiques principales de leurs solutions. +d’images

Diplomatie parlementaire

Parlement

La partie consacrée à la diplomatie parlementaire m’a offert trois séquences, qui m’ont permis de découvrir le Parlement indien et d’échanger avec plusieurs collègues parlementaires, en compagnie de Laurent Triponey, conseiller politique à l’ambassade de France en Inde.

L’Inde est un État fédéral inspiré du modèle britannique de démocratie de type parlementaire. Le Parlement de l’Union indienne comprend deux chambres : la chambre du peuple (« Lok Sabha »), composée de 552 membres élus au suffrage uninominal à un tour dans les États au prorata de leur population (proportionnel) ; et la chambre des États (« Rajya Sabha »), qui est la chambre haute du Parlement, l’équivalent du Sénat français.

Lors de la visite officielle du parlement, j’ai assisté à une séance de débats suspendue suite à des obstructions causées par des groupes d’opposition, qui exigeaient un débat sur les allégations de corruption à l’encontre du groupe Adani, divulguées par les autorités américaines.

L’exemplaire de la constitution indienne exposé au parlement permet de lire le préambule qui fait référence à la liberté, l’égalité et la fraternité, en ajoutant la justice.

Déjeuner avec la députée Priyanka Chaturvedi (Shiv Sena UBT), membre de la Commission parlementaire chargée des Communications & IT.

Lors du renouvellement de la Lok Sabha intervenu en avril-mai 2024, la représentation des femmes est passée de 14% à 12%. Lors du prochain renouvellement en 2029, 33% des sièges seront réservés aux femmes.

Entretien avec le député Shashi Tharoor, président de la commission des Affaires étrangères du Parlement, chargée de superviser la politique étrangère du gouvernement et les décisions prises au sein du ministère des Affaires étrangères.

Ce très grand ami de la France et francophone accompli, a été fait chevalier de la Légion d’honneur par Gérard Larcher, président du Sénat, le 20/02/24 à la Résidence de France.

Je remercie mes collègues indiens pour l’honneur qu’ils m’ont fait en m’accordant du temps lors de la reprise de la session du parlement. +d’images

Cybersécurité

Entretien avec Amit A Shukla, Joint Secretary, Cyber Diplomacy.

Avec plus de 700 millions d’utilisateurs d’Internet, l’Inde est le deuxième pays le plus connecté au monde, devant les États-Unis mais loin derrière la Chine.

Du fait notamment de l’utilisation importante des smartphones et de la numérisation des démarches administratives, l’Inde est en proie à la forte croissance des menaces dans le cyberespace, qu’elles soient d’origine étatique ou non-étatique, avec notamment une forte croissance de la cybercriminalité sur son territoire.

L’Inde s’est dotée dès 2013 d’une stratégie nationale globale sur la cybersécurité, la National Cyber Security Policy (NCSP), dont la mise en œuvre se fait sous l’égide d’un Coordonnateur national de la cybersécurité.

L’Inde communique peu sur les menaces d’ordre étatique et n’a jamais attribué publiquement de cyberattaques.

Toute ma gratitude à Amit A Shukla pour cet échange privilégié

Communauté française

Consulat

Visite du consulat (service des Français et service des visas) et rencontre avec les agents.

La section consulaire de l’ambassade est composée de deux entités : le service des Français et le service des visas, chacune occupant une aile des nouveaux locaux consulaires, achevés en octobre 2024.

Philip Espi, consul adjoint, chef de section consulaire, intervient plus particulièrement dans la gestion de la communauté française de la circonscription consulaire de New Delhi, qui comprend, outre les sept États de la pointe nord de l’Inde et le territoire de l’Union de Delhi, l’intégralité du territoire du Népal. A ce titre, il était amené à se déplacer plusieurs fois par an à Katmandou.

Depuis septembre 2024, notre ambassade au Népal a été renforcée par l’arrivée d’un agent consulaire détaché de New-Delhi qui gère désormais les besoins de la communauté française au Népal.

Lors de ma visite du service des visas, j’ai échangé avec les agents qui m’ont interrogé sur l’amendement voté au Sénat prévoyant de fiscaliser les indemnités de résidence à l’étranger. La conversation m’a permis de les rassurer sur la détermination des membres de notre commission des Affaires étrangères et de la Défense de faire annuler cette disposition (lire aussi : PLF 2025 – Les indemnités de résidence à l’étranger demeureront non-imposables). +d’images

Enseignement

Lycée Français de Delhi (LFID)

Visite du LFID organisée par François Pavé, proviseur, et Jatinder Singh, attaché de coopération éducative à l’Institut français en Inde, en compagnie de Laurent Triponey.

Conventionné et homologué par l’AEFE, l’établissement est géré par l’Association des Parents d’Élèves (APE) de droit français.

Le drapeau de couleur orange dans la cour de l’école indique le niveau de pollution observé. La limite en France est de 50 particules microgrammes par mètre cube (ppm). Lors de ma visite, nous étions à 400 ppm, contre 4900 plus tôt dans la semaine.

Les salles étant équipées de purificateurs d’air, le comité de gestion a fait le choix de garder l’école ouverte, car les enfants ne bénéficient pas toujours de cette protection au domicile. Comme je l’avais observé lors de mon précédent passage en janvier 2016, l’atmosphère polluée de New Delhi a créé une image négative pour la capitale indienne.

Les effectifs du LFID ont poursuivi leur décrue. Après être passés de 500 à 400 élèves entre 2012 et 2015, ils sont désormais 264 à fréquenter l’établissement. Si cette tendance peut apparaître préoccupante, la solution pourrait venir des Indiens qui sont autorisés à intégrer le LFID depuis 2017. Ils sont désormais 88 à fréquenter le LFID, soit plus que les Français depuis deux ans. Les Indiens sont désormais majoritaires dans les classes de maternelle. Avec la montée des cohortes, on peut penser que le LFID aura retrouvé ses 500 élèves d’ici 10 ans. Conserver les élèves indiens jusqu’à la terminale est donc un enjeu majeur pour le développement du lycée.

A la rentrée de septembre 2023, le LFID a obtenu l’ouverture d’une Section Internationale Britannique pour les classes du collège. A la rentrée 2024, l’ouverture d’une Section Internationale Britannique a été obtenue en classe de 2nde et le Bac Français International en classe de 1ère.

Félicitations au comité de gestion et à l’équipe de direction pour ces orientations qui seront d’une grande aide pour relever le défi des effectifs. +d’images

Culture

Alliance Française de Delhi

Accueilli par Jawarlal Sarin, président de l’Alliance française de Delhi et Patricia Loison, directrice, j’ai retrouvé un établissement exemplaire en termes de coopération franco-indienne.

Deuxième Alliance française au monde par le volume d’heures vendues, l’Alliance française de Delhi, créée en 1956, est propriétaire depuis 20 ans d’un lieu ressource dédié à la promotion du français et la diffusion des cultures françaises et francophones.

Elle abrite ainsi un auditorium (112 places assises), une galerie d’exposition (184 m2), une médiathèque (18.000 ouvrages) ainsi qu’un café (qui offre un menu français le soir), dans un écrin moderne et attractif.

En 2023, l’Alliance française de Delhi a organisé plus de 70 événements qui ont réuni près de 25.000 personnes et près de 5.000 apprenants différents se sont inscrits aux cours.

J’ai eu l’opportunité de dialoguer avec des enseignants de français et d’échanger avec des apprenants. Je remercie les bénévoles du conseil d’administration qui offrent leur temps, leur expertise, leur réseau, leur passion pour le développement de l’amitié franco-indienne. +d’images

Devoir de mémoire

Mémorial du Mahatma Gandhi

« La violation d’une règle conduit inévitablement à la violation d’autres règles. »

Pour rendre hommage à la mémoire du Mahatma Gandhi, je me suis rendu au Raj Ghat, mémorial du Mahatma Gandhi.

Accueilli par le protocole, j’ai déposé des pétales de fleurs sur la plateforme de marbre noir commémorant la crémation de Gandhi.

Une flamme éternelle brûle à l’une de ses extrémités.

Sur le mémorial est inscrite l’épitaphe Hē Ram, traduit comme « Ô Dieu », qui sont les dernières paroles murmurées par Gandhi, lors de son assassinat.

Ses citations qui bordent le chemin vers le mémorial sont intemporelles. Puissent-elles inspirer ceux qui nous gouvernent. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (20-22 nov. 2024)

Diplomatie économique

Chambre de commerce

Ce 20 novembre, j’ai eu le plaisir d’assister aux cérémonies annuelles des Franco-British Business Awards de la Chambre de commerce franco-britannique, présidée par Fabienne Viala, en présence de Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, et de plus de 220 chefs d’entreprise et invités.

Lors de son discours d’ouverture, la présidente a rappelé que cette cérémonie se tenait l’année des 120 ans de l’Entente cordiale, les 80 ans du Jour J, et les 30 ans de l’ouverture du tunnel sous la Manche !

La chambre compte 355 membres. La cérémonie a célébré les réalisations exceptionnelles de cinq entreprises, reconnues pour leurs efforts en matière de soutien communautaire, d’innovation, d’action climatique et de renforcement des relations franco-britanniques.

La soirée a salué les accomplissements des entreprises qui conduisent à un changement positif des deux côtés de la Manche.

. Les gagnants pour 2024 étaient Sodexo, qui a remporté deux prix : People & Community et Avenir durable.
. Le prix de l’innovation et la technologie a été remporté par Bouygues UK, celui de la petite entreprise a consacré Ethicronics.
. Enfin le prix de l’Entente Cordiale a été décerné à Djaayz.

Félicitations à tous les gagnants et aux sponsors qui ont contribué au succès de cette soirée : Safran ; Veolia ; Dassault Systèmes ; BNP ; Bouygues UK ; EDHEC et International SOS.

Point d’orgue de la soirée, l’annonce par Fabienne Viala (Bouygues UK) de sa décision de passer le témoin de la présidence. Le duo composé de Peter Alphandery et Pascal Boris, deux anciens présidents de la Chambre, a prononcé un discours très émouvant pour saluer l’action inestimable de Fabienne au service de la chambre.

Chapeau bas ! +d’images

Prix Entente Cordiale – Djaayz

Djaayz, le choix de la détente cordiale

Co-fondé par Raphael Aflalo et Cathy Guetta, Djaayz est une plate-forme qui révolutionne l’industrie de la réservation de DJ, en connectant les organisateurs d’événements avec un large réseau de DJ. Souvent appelé le “Airbnb des DJ”, il simplifie le processus de réservation de talents pour des événements de toutes tailles.

Djaayz a remporté le prix Entente Cordiale pour son rôle dans la promotion des échanges culturels franco-britanniques. En élargissant son réseau de DJ en France et au Royaume-Uni, il a créé de nouvelles opportunités pour les talents de se produire dans les deux pays, renforçant les liens entre eux grâce à la musique.

Le prix Entente Cordiale, parrainé par Bouygues UK, EDHEC et International SOS, a célébré le meilleur de la Grande-Bretagne et le meilleur de la France.

Ce prix « Grand Prix » a honoré les intérêts et les valeurs communes qui unissent la communauté franco-britannique.

Très honoré d’avoir eu le privilège de participer au jury qui a départagé trois candidats de très hauts niveaux qui pouvaient légitimement revendiquer chacun cette reconnaissance. J’ai eu le bonheur de pouvoir féliciter chaleureusement Raphael Aflalo et son équipe.

L’histoire retiendra que le prix spécial pour les 120 ans de l’Entente Cordiale de la chambre de commerce Franco-britannique a été attribué à une start-up qui incarne avant tout une forme de détente cordiale. +d’images

Cybersécurité

Cercle d’outre-Manche

Le Cercle d’outre-Manche est un think-tank, créé en 2004 par Pascal Boris et Arnaud Vaissié (International SOS et Pdt CCIFI). Il a pour objectif de faire du benchmarking entre la France et le Royaume-Uni, en mettant en avant les meilleures pratiques des deux pays.

Pascal Boris et Philippe Chalon, secrétaire général, m’ont invité, ce 22 novembre, au Royal Automobile Club, pour faire une conférence sur la guerre hybride menée contre les démocraties.

Dans un contexte géopolitique marqué par l’exacerbation des tensions internationales et le rapport de force, les campagnes de manipulation de l’information sont devenues un instrument de déstabilisation.

J’ai encouragé les participants à découvrir le guide de la sensibilisation à la menace informationnelle publié par VIGINUM, le service technique et opérationnel de l’État français chargé de la vigilance et de la protection contre les ingérences numériques étrangères.

En matière de menace informationnelle, les entreprises et acteurs économiques peuvent être ciblés par les principaux modes opératoires suivants :
1~ Le raid numérique ;
2~ L’incitation à conduire des actions dans le champ physique ;
3~ L’usurpation d’identité ;

La menace informationnelle peut poser, pour les acteurs économiques ciblés, un risque réputationnel, économique et sécuritaire.

Très heureux d’avoir retrouvé des personnalités, membres du cercle, que j’ai souvent croisées au Royaume-Uni, qui m’ont parfois accompagné ou soutenu durant toutes ces années, et d’en découvrir de nouvelles.

Dans le prolongement du propos introductif de Philippe, les mots prononcés par chaque participant pour rappeler le contact personnel noué avec moi durant ces 28 années passées au Royaume-Uni, m’ont souvent ému.

Le Cercle d’outre-Manche n’a rien perdu de sa fraîcheur et de sa hauteur, depuis que je le suis.

J’ai été très honoré d’avoir eu l’opportunité de cet échange et j’exprime à Pascal et Philippe ma profonde gratitude pour l’invitation, et ma reconnaissance aux participants pour leurs multiples marques d’intérêt. +d’images

Culture

Institut français (IFRU)

“27th South Ken Kids Festival” organisé par l’Institut français, sous le patronage de Sir Quentin Blake, qui promeut le meilleur de la littérature pour enfants des deux côtés de la Manche.

Du 18 au 24 novembre 2024, l’édition de cette année a accueilli les écrivains et les illustrateurs pour une célébration de la littérature pour enfants.

Avec un solide programme de sensibilisation, le South Ken Kids Festival encourage chaque participant à être créatif et à explorer l’art du dessin et de l’illustration.

Les invités participent à un grand éventail d’activités éducatives organisées avec des écoles du Grand Londres – et à des événements publics organisés à l’Institut français, des ateliers, des conférences, des dessins animés et de la narration, aux films, aux concerts et aux dédicaces de livres.

J’ai assisté à la conférence du 22 novembre consacrée à l’histoire des bandes dessinées et des romans graphiques, animée par les célèbres auteurs et illustrateurs de bandes dessinées Posy Simmonds, Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet.

Félicitations à Anissia Morel, directrice de l’IFRU et toute l’équipe pour cet événement.

Très heureux d’avoir pu échanger avec Catherine Guiat, directrice de l’IF Écosse, et Sophie Defrance, directrice à la British Library pour les ouvrages en français qui contribuent au quotidien à promouvoir le français au Royaume-Uni. +d’images

Coopération

Eurostar – Reconnaissance faciale

J’ai utilisé pour la première fois le dispositif “SmartCheck” pour prendre l’Eurostar à la gare de Londres St Pancras.

Ce dispositif biométrique utilise la reconnaissance faciale pour vérifier l’identité des voyageurs et les associer à leurs billets et passeports, préalablement enregistrés avec leur téléphone, éliminant ainsi le besoin de tickets papier et réduisant les contrôles manuels.

Une voie dédiée permet de passer les contrôles rapidement et sans contact. Ce processus simplifie également la vérification des passeports, côté britannique.

Cependant, un passage par les contrôles des frontières françaises reste requis.

J’ai demandé à la Police de l’air et des frontières (PAF), pourquoi leur contrôle persistait puisque toutes les données étaient saisies, et qu’il suffisait de s’interconnecter pour avoir toutes les données à l’avance ?

Réponse : Cela devait être fait pour la fin de l’année 2024.
C’est repoussé à la fin de l’année prochaine… si tout va bien. +d’images

En circonscription en Serbie – Belgrade (14-15 nov. 2024)

Retour à Belgrade à la faveur de la deuxième journée du Forum économique régional pour les Balkans des conseillers du commerce extérieur de la France.

J’ai retrouvé Pierre Cochard, ambassadeur de France en Serbie, avec lequel j’ai eu le plaisir de travailler lorsqu’il était consul général à Jérusalem, puis lorsqu’il a accompagné notre mission sénatoriale à l’ONU en 2019.

 

Communauté française

Réunion de cadrage

Retour à Belgrade à la faveur de la deuxième journée du Forum économique régional pour les Balkans des conseillers du commerce extérieur de la France.

J’ai retrouvé Pierre Cochard, ambassadeur de France en Serbie, avec lequel j’ai eu le plaisir de travailler lorsqu’il était consul général à Jérusalem, puis lorsqu’il a accompagné notre mission sénatoriale à l’ONU en 2019.

L’ambassadeur m’a organisé deux réunions pour faire le point, quatre ans après mon précédent passage (compte-rendu).

Une réunion de cadrage avec la Chancellerie pour faire un tour d’horizon sur la situation politique et économique du pays, et les progrès de la relation bilatérale.

Dans un second temps, un déjeuner pour bénéficier du regard des représentants de la communauté française, en compagnie d’Eric Grasser, conseiller des FDE pour la Serbie ; Michel Bourse (Belgrade accueil) ; Eric Blanchetête et Claude Istria, CCEF ; Fatih Akçal, premier conseiller et Melmet Meydan, consul.

Parmi les sujets évoqués, la gouvernance de l’école française de Belgrade, les succès économiques de la France en Serbie qui sont spectaculaires depuis 7 ans, le repli des banques françaises qui est une ombre au tableau et la forte progression des visas, liée à la présence de Russes qui peuvent voyager dès lors qu’ils peuvent justifier d’un titre de séjour serbe.

Merci à Pierre Cochard pour son accueil et son soutien pour me permettre de réaliser ma mission dans les meilleures conditions. +d’images

Eric Grasser – Conseiller des Français de l’étranger

À la faveur de ce 4ème déplacement en Serbie en 7 ans, l’entretien privilégié avec Eric Grasser, unique conseiller des Français de l’étranger pour la Serbie, a constitué une séquence forte qui m’a permis d’évaluer la perception locale de l’image de notre pays.

Son tempérament d’entrepreneur allié à une détermination de servir l’intérêt général sont une source d’inspiration.

Pierre Cochard a trouvé une solution pour que l’élu puisse saluer le président de la République lors de son dernier déplacement sur le tapis rouge avant qu’il remonte dans l’avion pour Paris.

Cet échange n’est pas passé inaperçu d’autant que le président Vučić lui a également témoigné son intérêt.

Merci à Éric pour son remarquable investissement au service des 2000 compatriotes établis en Serbie. +d’images

Diplomatie parlementaire

Ana Brnabić – Présidente du Parlement

Je n’oublierai jamais ma précédente rencontre, à Belgrade le 13 mars 2020, avec Ana Brnabić, alors Première ministre de Serbie (compte-rendu).

C’était quelques minutes avant un conseil des ministres, présidé par le président Aleksandar Vučić, destiné à prendre les premières décisions pour faire face à la propagation du Covid-19. La Serbie a été saluée pour sa réponse rapide à la pandémie.

Sous sa direction, la Serbie a maintenu une croissance économique notable et des taux de chômage en baisse, en ligne avec les orientations définies par Aleksandar Vučić.

Première ministre de Serbie pendant près de 7 ans, Ana Brnabić préside désormais l’Assemblée nationale de Serbie et m’a accueilli dans son bureau, en compagnie de Pierre Cochard, ambassadeur de France. Elle s’est pleinement engagée pour concrétiser des réformes électorales promises pour améliorer la transparence et la légitimité des scrutins.

Je lui ai présenté mes condoléances suite à l’accident tragique à la gare de Novi Sad, qui a causé plusieurs décès et a conduit à des démissions ministérielles.

La présidente s’exprime toujours avec un discours clair et direct. Ses compétences en communication et son aptitude à représenter le pays sont de vrais atouts pour aider la Serbie à relever les défis politiques et sociaux, auxquels elle doit faire face aujourd’hui.

Je lui ai exprimé toute ma gratitude pour son accueil chaleureux et l’espoir de la revoir au Sénat avec le président Larcher et notre groupe d’amitié, présidé par Marta de Cidrac, lors de son prochain déplacement à Paris. +d’images

Ministère des Affaires étrangères

Rencontre avec le Secrétaire d’État au MAE, Damjan Jovic, un brillant diplomate serbe, passé par UCL et Yale, et qui a servi comme consul général à Chicago.

Cette conversation passionnante m’a permis d’appréhender le souhait de la Serbie de chercher à équilibrer les relations entre l’Union européenne, la Russie et la Chine, et sa lecture de la situation géopolitique.

La Serbie tente de tirer parti des avantages économiques et politiques offerts par ces partenaires. Le plus important à mes yeux est que la Serbie a maintenu son engagement envers le processus d’adhésion à l’UE.

Très reconnaissant envers le ministre pour l’intérêt et la considération qu’il a témoigné à notre échange, tenu en présence de notre ambassadeur Pierre Cochard. +d’images

Coopération

AFD – Agence Française de Développement

Échange avec Arnaud Dauphin, directeur AFD Balkans occidentaux, agence créée à Belgrade en 2019.

Pour son cinquième anniversaire, l’AFD aura octroyé 1,5 milliards d’euros à fin 2024 et ambitionne d’atteindre 3 milliards en 2029. 60% des financements concernent la Serbie, 30% l’Albanie et le complément au Monténégro et en Macédoine du Nord.

L’AFD (15), Proparco (5) et Expertise France (15) soutiennent 33 projets qui vont du soutien à la transition énergétique (ex : ferme éolienne au Monténégro…) à la gestion des territoires comme la modernisation du secteur ferroviaire en Serbie.

Ravi que l’AFD prenne toute sa part pour contribuer au développement des Balkans occidentaux afin de faciliter leur intégration à l’UE. +d’images

Diplomatie économique

Réunion CCEF Europe centrale (Forum économique régional)

Raphael Dayan, président du comité CCE Serbie m’a offert l’opportunité de participer à la deuxième journée du Forum économique régional pour les Balkans, aux côtés de Sophie Sidos, présidente du Comité national Les CCE – Paris, de Frédéric Petit, député des Français de l’étranger, et d’Eric Grasser, conseiller des Français de l’étranger pour la Serbie.

Nous étions accueillis par Pierre Cochard à la Résidence. Ludovic Pouille, ambassadeur en charge de la diplomatie économique, a ouvert l’événement.

Ce séminaire de deux journées nous a permis d’aborder :
– Les enjeux et spécificités du développement du business dans les Balkans pour nos entreprises,
– Les enjeux et perspectives d’adhésion des pays de la Zone des Balkans à l’Union européenne,
– Les conséquences de la guerre en Ukraine sur l’Europe et nos entreprises, en termes de géopolitique, de cybersécurité et de souveraineté,
– Les impacts de l’Intelligence Artificielle.

Très heureux d’avoir retrouvé nombre de CCEF, dont ceux rencontrés récemment en Pologne et Bulgarie. +d’images

Table ronde (Forum économique régional)

Lors du Forum économique régional pour les Balkans des CCEF, deux tables rondes dédiées à la géopolitique et aux enjeux de sécurisation de l’IA.

Autour de Andréas Oosterlinck-Loulier, chef de mission pour les CCEF, j’ai participé à la première table ronde avec Pierre Desjeux, attaché de Défense en Serbie, Joseph Giustiniani, chef du secteur VED au Secrétariat général des affaires européennes (SGAE), et Frédéric Petit, député.

Nous avons évoqué les conséquences des guerres ouvertes aux portes de l’Union sur nos sociétés, les voies à engager pour se prémunir contre des menaces toujours plus grandes et comment faire face à un monde de plus en plus troublé.

Je suis également revenu sur la menace cyber et ce qui est attendu de la transposition des directives comme NIS2 pour élever notre résilience face aux attaques cyber.

Merci aux CCEF pour leur accueil et cette très belle organisation. +d’images

Enseignement

École française de Belgrade (EFB)

Retour à l’école française de Belgrade, située sur le même emplacement que découvert lors de ma première visite en novembre 2017 (compte-rendu).

Compte tenu des contraintes du site réparti sur différentes villas traversées par une voie empruntée par des véhicules, j’avais fait de la concrétisation du déménagement de l’EFB, mon action prioritaire pour la Serbie.

J’étais intervenu au plus haut niveau et le président Aleksandar Vucić nous avait aidés.
Les solutions proposées ont été repoussées par les parents d’élèves.

Pour surmonter le blocage des parents et éviter que l’école reste dans l’impasse, les enseignants se sont impliqués directement et ont été élus au conseil de gestion, renouvelé en 2023. Je salue l’initiative et l’engagement de ces quatre enseignants qui ont pris le taureau par les cornes afin d’expliquer que l’homologation de l’école pourrait être retirée par le ministère de l’Éducation nationale, si l’école ne déménage pas.

Très heureux de constater la volonté collective du conseiller culturel, de la proviseure, et du conseil de gestion avec le soutien de l’ambassade pour aboutir sur cette question du déménagement dans les prochains mois.

L’école comptait 530 élèves en 2020. Elle en compte 498 cette année. Les résultats au bac sont de 100% d’admis, dont plus de 90% de mentions. Ils témoignent de la qualité de l’enseignement proposé.

J’ai renouvelé tout mon soutien à l’équipe pour les aider à relever ce défi du déménagement de l’école qui reste ma priorité pour la Serbie. +d’images

En circonscription au Pérou – Lima (07-10 nov. 2024)

Dans le prolongement de mon précédent déplacement préparatoire en mai dernier (compte-rendu), je suis revenu à Lima pour le lancement de la première Commanderie des vins de Bordeaux d’Amérique du Sud, organisé par Vincent Sicet, conseiller des Français de l’étranger pour le Pérou.

Convaincu de la pertinence du projet de Vincent pour animer la diplomatie économique bilatérale avec le soutien de la Chambre de commerce France-Pérou et des CCEF, j’ai appuyé son initiative dès l’origine, pour en faire mon objectif prioritaire pour le Pérou.

À la faveur de ce troisième déplacement au Pérou, j’ai eu le plaisir de retrouver Nathalie Kennedy, ambassadrice de France au Pérou, précédemment consule générale à Dubaï.

Communauté française

Ambassade

Le petit déjeuner de cadrage organisé par l’ambassadrice (2ème à gauche sur la photo), en présence de Jean-Philippe Gavois, Premier conseiller ; Florence Gonzalez, cheffe du service économique et Brice Sardain, chef de la section consulaire, m’a permis de faire le tour de notre très bonne relation bilatérale. Si le pays connaît une instabilité politique, il dispose de très bons fondamentaux économiques, avec une dette limitée à 34% du PIB et une solide monnaie.

Le nombre d’inscrits au consulat est de 3754. Si nous comptions 100 000 touristes avant 2020, leur nombre remonte progressivement depuis la pandémie pour s’élever à 50 000.

Le principal souci du consulat est consécutif à l’insouciance, voire l’inconscience, des touristes équipés de sac à dos qui ne respectent pas les conseils aux voyageurs du ministère. Si les cas de touristes en difficulté sont encore peu nombreux, ils sont très chronophage. 60% du territoire est couvert par la forêt amazonienne.

Le pays subit une insécurité croissante avec des troubles depuis la rentrée de septembre qui ont conduit à l’état d’urgence dans 50% de Lima. L’objectif du gouvernement est de faire cesser cette hausse de la criminalité.

Enseignement

Lycée franco-péruvien

Retour au lycée franco-péruvien comme promis, cinq mois après mon précédent passage (compte-rendu) pour constater l’avancée spectaculaire des travaux, en compagnie de Nathalie Kennedy, ambassadrice, Vincent Sicet, président du conseil consulaire et Jean-Philippe Gavois, Premier conseiller.

À mon arrivée, j’ai eu l’opportunité d’adresser quelques mots aux élèves dans le cadre de la Journée de lutte contre le harcèlement. Je les ai félicités, car leurs idées affichées au mur de l’école, pour faire reculer le harcèlement, démontrent qu’ils ont pris ces questions avec sérieux.

Accueillis par Jean Dayet, proviseur, nous avons fait le point avec l’équipe de direction sur l’exécution budgétaire qui est conforme aux prévisions. Les efforts commencent à payer pour relancer cette école qui avait perdu un quart de ses effectifs depuis la pandémie.

Les nouveaux locaux seront achevés début 2025. Ils constituent un atout et les petites classes de maternelle renouent avec les listes d’attente. À la rentrée prochaine, le proviseur anticipe une progression des effectifs de 5% pour atteindre 850 élèves.

Plein soutien aux équipes de direction et de gestion. +d’images

Diplomatie économique

Chambre de commerce France-Pérou

Première des trois séquences du lancement de la commanderie des vins de Bordeaux au Pérou, un déjeuner dans le restaurant de l’école culinaire du Cordon bleu de Lima.

Objectif de Vincent, la mobilisation de notre communauté d’entreprises adhérentes à la Chambre de commerce France-Pérou avec la participation des membres de la section locale des conseillers du commerce extérieur de la France.

Président du Grand Conseil des Vins de Bordeaux, Jean-Marc Doulong, a communiqué sur leurs exportations en faisant déguster des crus par des vignerons de Bordeaux venus pour la circonstance.

Il s’exporte 500 millions de bouteilles de Bordeaux par an pour un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros. Avec 5% des ventes, la Chine précède les USA, l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni et le Japon. Le Pérou arrive très loin derrière avec 50 000 bouteilles par an. Vincent souhaite relever le défi et atteindre 1 million de bouteilles à terme en s’appuyant sur les connaisseurs et les influenceurs.

C’est également un levier pour appuyer notre diplomatie économique.

À la suite du déjeuner, j’ai donné une conférence sur la géopolitique intitulée : « Le Monde tel que Je le vois »

Merci au président Ricardo Guevara Bringas, à la directrice Virginie Larrue et à toute l’équipe de la CCI France Pérou pour leur magnifique accueil.

Gratitude à Vincent Sicet pour son idée de créer un événement qui nous a réuni en ce haut lieu de promotion de la culture gastronomique française.

Un moment inoubliable ! +d’images

Création de la 97ème Commanderie des vins de Bordeaux

Vincent Sicet, conseiller des Français de l’étranger pour le Pérou, a réussi son formidable pari : créer la première Commanderie des vins de Bordeaux d’Amérique du Sud, à Lima au Pérou.

C’est l’aboutissement de son rêve de s’appuyer sur le jumelage de Bordeaux et Lima pour rapprocher les deux pays et faire du vin un atout de notre diplomatie économique.

Le president du Grand Conseil des Vins de Bordeaux, Jean-Marc Doulong et des vignerons de Bordeaux étaient venus spécialement pour introniser Vincent commandeur des vins de Bordeaux.

Convaincu de la pertinence du projet de Vincent, j’ai appuyé son initiative dès l’origine, pour en faire mon objectif prioritaire pour le Pérou.

Aussi, ce vendredi 8 novembre 2024 à l’hôtel Pullman Lima Miraflores, Vincent m’a fait l’honneur de m’introniser également avec la première cohorte de commandeurs de vins de Bordeaux à Lima, aux côtés de plusieurs personnalités au Pérou.

Parmi ces dernières, Ricardo Guevara Bringas, président de la chambre de commerce France-Pérou, a déclaré : “Je suis très ému de faire partie de cette historique confrérie qui rend hommage à la terre, aux vignerons et à l’âme du vin dans toute sa diversité!!”

Pensées à Nathalie Delattre, sénatrice de Gironde, qui a soutenu cette initiative dès l’origine, mais n’a pu se joindre à nous du fait de son entrée au gouvernement. +d’images

Réception à la Résidence

Épilogue de ce troisième déplacement au Pérou, la soirée à la Résidence de France qui a consacré le lancement de la 97ème Commanderie des Vins de Bordeaux à Lima, initié par Vincent Sicet, conseiller des FDE.

Nathalie Kennedy, ambassadrice de France au Pérou, avait convié des personnalités du monde diplomatique, économique et entrepreneurial au Pérou.

Elmer Schialer Salcedo, ministre des Affaires étrangères du Pérou nous a fait l’honneur de sa présence et a pris la parole pour exprimer son soutien à cette démarche qui rapproche les deux pays.

Lors de mon intervention, j’ai salué la présence du ministre, du président du groupe d’amitié au Congrès, Alejandro Aguinaga Recuenco, et également des maires qui soutenaient cette démarche. J’ai remercié Jean-Marc Dulong, et les membres de la Commanderie revêtus de leurs beaux costumes traditionnels, d’avoir fait confiance à Vincent qui promeut avec talent, depuis son arrivée au Pérou, les vins de Bordeaux pour cimenter les relations d’affaires entre nos deux pays.

Cette soirée aura été un moment d’échanges empreints de convivialité avec les producteurs venus depuis Bordeaux. Merci à Nathalie Kennedy et à tous les acteurs du monde diplomatique et économique venus pour créer une nouvelle dynamique dans les relations d’affaires qui unissent nos deux pays. +d’images

Conseillers du commerce extérieur (CCEF)

Réunion avec la section des CCEF Pérou, présidée par Antoine Bidault (EiffageGC Marine), avec la participation de Silmara de Assis e Silva (Egis), Bastien Roux (Bureau Veritas Group) et El Medhi Ben Maalla (Engie), en présence de Vincent Sicet, CFDE Pérou, Jean-Philippe Gavois, premier conseiller de l’ambassade de France, et Florence Gonzalez, responsable du service économique.

À la veille du forum APEC (Coopération économique Asie-Pacifique) qui se tient à Lima, ce petit-déjeuner m’a offert l’opportunité de faire le point sur ce pays qui devient une nouvelle zone d’affrontement entre les USA et la Chine.

Le Pérou dispose d’importantes ressources naturelles, dans le domaine minier (2ème producteur de cuivre, producteur également d’argent or, étain, gaz), mais également dans le secteur agricole et de l’énergie.

L’enjeu stratégique est l’accès aux minerais et à leur traitement. La Chine détient actuellement 80% des capacités de raffinage.

La négociation sur la convention fiscale bilatérale semble sur la bonne voie.

L’excellente dynamique du service économique s’appuie sur une belle synergie entre les 14 CCEF et la CCIFP. Elle ouvre la voie aux entreprises françaises pour bénéficier du potentiel de croissance du pays qui demeure important. L’économie est très intégrée, comme en témoignent ses 24 accords de libre-échange, dont un avec l’Union européenne. +d’images

Port de Callao – DP World

Visite du port de Callao, opéré par la société émiratie, DP World. Cette entreprise a investi 400 millions de dollars pour doubler sa capacité, avec la mise en service d’un nouveau quai, inauguré le 20 juin dernier.

Le port voit passer 180.000 conteneurs par mois et offre la plus grande capacité de la côte ouest du Pacifique Sud. Le terminal utilisera des grues et des camions électriques afin de réduire les émissions de CO2, selon DP World.

Le port va devoir affronter la concurrence d’un nouveau port chinois à Chancay, à 80 km au nord de Lima. La semaine suivante, XI Jinping était attendu pour inaugurer ce gigantesque terminal portuaire de 141 hectares construit par la société chinoise Cosco Shipping. Cette dernière prévoit un investissement total de 3,5 Md$.

Mais DP World n’a pas dit son dernier mot. La société prévoit une nouvelle extension de son infrastructure. +d’images

Prestamype – Fintech

Rencontre avec Laure Schlesinger, COO de Prestamype, un établissement crédit pour PME/TPE qui offre également de l’affacturage.

Au Pérou, les micro et petites entreprises représentent plus de 99 % des entreprises et génèrent 50 % des emplois, mais nombre d’entre elles rencontrent des difficultés pour accéder au financement, dont elles ont besoin pour se développer.

L’objectif de Prestamype est de devenir la première banque digitale des PME.

Créée, il y a 8 ans avec le CEO péruvien que Laure a rencontré à l’université, notre compatriote assure l’organisation des opérations qui emploient désormais 300 personnes.

Cette startup fintech dédiée à l’inclusion financière a déjà multiplié par deux ses revenus de 2023 à fin novembre 2024. Son portefeuille de prêts s’élève à 60 millions de dollars et bénéficie à 42% à des femmes.

Un beau modèle et une réussite exemplaire. Je lui ai promis de sensibiliser l’AFD à ces structures de financement en croissance.

Diplomatie parlementaire

Congrès

Entretien au Congrès avec Alejandro Aguinaga Recuenco, président du groupe parlementaire d’amitié Pérou-France, en présence de Jean-Philippe Gavois, Premier conseiller, suivi d’une visite du Congrès.

Ancien ministre de la Santé, Alejandro a effectué ses études de médecine en France et a été médecin-conseil auprès de l’ambassade pendant 30 ans.

Nous avons évoqué l’avancée des accords intergouvernementaux pour la construction/rénovation d’hôpitaux à Cusco et Lima (APHP-Egis) et la mise en œuvre de deux projets routiers emblématiques (Egis) : « Carretera Central », dans le centre du pays et « Vía Expresa Santa Rosa » (VESR), à Lima et Callao.

Sujet de préoccupation : la violence importée par les gangs internationaux qui nécessite une réponse ferme et internationale. Un accord a été signé l’an dernier entre le Pérou et les USA pour lutter contre les vols de gangs de trafiquants de drogue qui traversent l’espace aérien péruvien. +d’images

Coopération

AFD Pérou

Retour au bureau de l’Agence Française de Développement, six mois après mon précédent passage (compte-rendu).

Clément Larrue, représentant AFD Pérou, que je remercie, m’a fait la surprise d’avoir suivi mes suggestions en mettant en valeur, visuellement, dans sa salle de réunion, les réussites locales de l’AFD.
Ce fut l’occasion d’évoquer l’impact du groupe AFD au Pérou depuis 2015 :
•⁠ ⁠Près de 15000 logements sociaux et durables financés,
•⁠ ⁠5000 bénéficiaires de communautés locales ou autochtones pour l’amélioration de leurs conditions de vie,
•⁠ ⁠près de 70 organisations de petits producteurs appuyées,
•⁠ ⁠Près de 20 000 micro-crédits en cours de déploiement via les cajas municipales, destinés à l’entrepreneuriat féminin et bénéficiant à la lutte contre le changement climatique,
•⁠ ⁠Une vingtaine de partenariats avec des institutions nationales pour améliorer la cohérence des politiques au service du développement durable.

Nous avons évoqué notamment des actions de lutte contre les écocides, participant à la protection de l’Amazonie. 15% de la forêt amazonienne se trouve au Pérou et recouvre 60% de son territoire.

Si ces projets de petites tailles sont difficiles à suivre, ils mériteraient de gagner en visibilité. Ils participent à la raison d’être de l’AFD. +d’images

Lutte contre le narcotrafic

Direction anti-drogue (DIRANDRO)

Déjeuner avec Luis Jesús Flores Solis, directeur de la police péruvienne sur la lutte contre le narcotrafic, en compagnie de Martine Vellard, attachée de sécurité intérieure ; Jean-Philippe Gavois, premier conseiller et plusieurs experts français de la lutte anti-drogue.

J’ai félicité le directeur pour les belles saisies effectuées : la veille, une tonne de cocaïne au port de Callao en partance pour le Mexique ; puis, 8 kilos, le matin à l’aéroport, destinés à l’Italie via la France. La veille encore, 7 laboratoires clandestins avaient été détruits dans tout le pays.

Un des enjeux est de contrôler l’approvisionnement des précurseurs chimiques pour les narcos ou la minerie.

37 tonnes de précurseurs venant de Chine ont été saisies au Pérou en 2023. L’ouverture du nouveau port chinois de Chancay, la semaine suivante, constitue un nouveau défi pour les forces péruviennes de sécurité. +d’images

En circonscription en Suisse – Berne & Genève (24-25 oct. 2024)

BERNE

Retour en Suisse à la faveur de la cérémonie de remise des insignes de la Légion d’Honneur à Marie Mitra Wattez, présidente de la chambre de commerce et d’industrie France Suisse (CCIFS), par Marion Paradas, ambassadrice de France en Suisse et au Liechtenstein.

Un déplacement qui m’a également permis de rencontrer les autorités suisses afin de leur témoigner notre reconnaissance pour avoir contribué à la réussite des Worldskills Lyon 2024, et saluer les remarquables résultats de leur équipe nationale.

Diplomatie économique

Ambassade – Décoration de Marie Mitra Wattez, présidente de la CCIFS

À l’invitation de Marion Paradas, ambassadrice de France en Suisse et au Liechtenstein, j’ai assisté à la remise des insignes de la Légion d’Honneur à Marie Mitra Wattez, présidente de la chambre de commerce et d’industrie France Suisse (CCIFS).

Cette cérémonie officielle s’est tenue à la Résidence de France, en présence de Clément Leclerc, consul général de France à Genève, Laurent Alberti, consul général de France à Zurich et devant une assemblée de collègues, d’amis et de membres de la famille, qui avaient fait le déplacement vers la capitale fédérale.

Le discours élogieux de Marion Paradas nous a offert le privilège de découvrir l’exceptionnel parcours d’une femme à la personnalité attachante.

Partie d’Iran à la veille de la révolution islamique, Marie a poursuivi ses études à Paris et réalisé une carrière exemplaire. Devenue vice-présidente de Capgemini, Marie a favorisé la montée en responsabilité de femmes à haut potentiel, ainsi qu’au retour à la carrière de femmes réintégrant le marché du travail.

Elle a aussi contribué au développement de nombreux partenariats, tels que des projets de financement de micro-entreprises locales dans des pays dits en voie de développement.

Marie fut la première femme à siéger au conseil d’administration de la CCIFS en 2014 pour en devenir la vice-présidente pour la Suisse romande en 2016, puis la présidente depuis 2021. Grâce à sa force d’entraînement et son soutien, l’équipe dirigée par Romain Duriez a développé significativement le réseau d’entreprises membres de la CCI France Suisse (CCIFS), qui est passé d’un peu moins de 500 adhérents à plus de 1100 en trois ans.

Marie avait choisi le jour anniversaire de son père pour recevoir sa décoration et délivrer un discours très émouvant. Merci à Madame l’ambassadrice pour son accueil et toutes mes félicitations à Marie. +d’images

Diplomatie parlementaire

SEFRI (Secrétariat d’État à la Formation, à la Recherche et à l’Innovation)

Si Lyon a pu organiser les WorldSkills Lyon 2024 en septembre, nous le devons beaucoup à la décision de nos collègues suisses qui ont accepté de retirer leur candidature concurrente.

Ayant contribué à la fois à la défense de notre candidature, puis au conseil d’administration du comité d’organisation des Worldskills de Lyon 2024, Marion Paradas, ambassadrice de France en Suisse et au Liechtenstein, m’a organisé deux rendez-vous qui m’ont permis de remercier mes homologues et de boucler la boucle.

Tout d’abord, un petit-déjeuner à la Résidence, avec la participation de François Courant, conseiller culturel, en présence de l’ambassadeur Jacques Ducrest, chef des relations internationales au SEFRI et de Rémy Hübschi, chef de la formation professionnelle au SEFRI (coordinateur de la participation suisse aux World Skills).

En Suisse, les besoins sont discutés entre les entreprises et le SEFRI pour mettre en lien l’économie et la formation. L’entreprise est un lieu de formation. Tous les cinq ans, toutes les professions sont analysées pour faire évoluer les cursus de formation. Une entreprise qui ne forme pas des apprentis est mal vue en Suisse, car elle profite des autres. 80 000 postes d’apprentissage sont offerts chaque année. 70 000 sont souscrits.

J’ai félicité mes interlocuteurs pour les formidables résultats de leur équipe aux Worldskills Lyon 2024. Je leur ai exprimé notre gratitude d’avoir eu « l’élégance » de nous laisser la troisième place au classement aux points par médaille, pour un tout petit point de différence. Nos deux pays ont remporté chacun 6 médailles d’or. La Suisse a obtenu la médaille d’or pour la cybersécurité.

Ils m’ont expliqué l’approche en matière de formation professionnelle, leur approche conjointe entre l’armée et l’industrie de la finance suisse, pour former leurs experts cyber. Les gens de la cyber travaillent dans le privé, mais se rendent disponibles pour les militaires en cas de besoin.

Ce système de formation professionnelle répond au besoin de l’économie. Il doit continuer de nous inspirer.

Parlement fédéral

Seconde séquence consacrée à la formation professionnelle, une rencontre avec la Conseillère nationale Simone de Montmollin (Canton de Genève), présidente de la Commission de l’éducation du Conseil national et présidente de la Délégation des relations avec le Parlement français et le Conseiller aux États, Charles Juillard (Canton du Jura), membre de la Délégation des relations avec le Parlement français.

Erik Swars, responsable des relations internationales au HEFP (Haute école fédérale en formation professionnelle) a complété mon information sur le modèle éducatif suisse, où 2/3 des jeunes suisses démarrent par une formation professionnelle.

Cela fait de la Suisse, le pays européen avec la plus forte proportion d’apprenants en formation duale. Les contenus des cours sont faits par les branches professionnelles. 250 métiers sont référencés avec, pour chacun, une commission qualité pour l’amélioration continue des plans de formation certifiante.

Je suis parti ensuite à la découverte du parlement suisse, composé de deux chambres : le Conseil national et le Conseil des États. Le premier représente le peuple suisse et le second les cantons. Tout objet est examiné par les deux chambres qui doivent être d’accord pour qu’une décision entre en vigueur.

Pays de 8,9 millions d’habitants, dont plus d’un quart sont étrangers, la Suisse affiche une espérance de vie parmi les plus élevées au monde, 82 ans pour les hommes et 85 pour les femmes.

État plurilingue, il est doté de 4 langues nationales : l’allemand (62%), le français (23%), l’italien (8%) et le romanche (0,5%).

Il aura fallu attendre 1971, pour que les électeurs accordent le droit de vote et l’éligibilité aux femmes.

Merci à Simone de Montmollin et Charles Juillard pour le temps précieux qu’ils m’ont consacré. +d’images

Mouvement européen suisse

Entretien avec Chantal Tauxe, vice-présidente du Mouvement européen suisse, ancienne journaliste, pour évoquer la situation internationale vue de Suisse, en présence de l’ambassadrice Marion Paradas, à la Résidence de France.

De formation d’historienne, Chantal Tauxe milite pour un rapprochement entre l’UE et la Suisse. Pour comprendre les positions suisses, il faut revenir sur l’histoire de leur neutralité et comprendre l’obsession suisse de ne pas être marginalisés.

Les Suisses n’ont pas connu la guerre. Cela explique leur distance avec le besoin d’Union européenne et la perméabilité à la désinformation sur les questions européennes, où la réalité des liens économiques avec l’UE est niée, alors que la moitié des échanges suisses se font avec l’UE, dont un quart avec ses pays voisins.

La neutralité suisse ne lui paraît plus respectée du fait de l’ingérence étrangère et des guerres hybrides. Et de me citer l’exemple d’une famille chinoise qui a acheté, très cher, une auberge délabrée située à moins de cent mètres de la base aérienne de Meiringen, où seront affectés des chasseurs-bombardiers F-35A à partir de 2028.

Dans le conflit avec la Russie, l’équidistance ne lui paraît pas possible pour son pays, ni les positions. Le besoin de sécurité justifierait désormais, à ses yeux, l’adhésion de la Confédération à l’UE.

Merci à Chantal Tauxe pour ses enseignements lumineux. +d’images

GENÈVE

Communauté française

Réception en l’honneur de Marie Mitra Wattez

Dans le prolongement de la première séquence formelle à Berne qui lui a permis d’être décorée de la légion d’honneur, Marie Mitra Wattez, présidente de la chambre de commerce et d’industrie France Suisse (CCIFS) a organisé un moment plus informel à Genève dans les salons de l’Intercontinental.

Cet événement m’a offert l’opportunité de saluer l’engagement de la présidente de la CCIFS, première femme à siéger au conseil d’administration de la CCIFS en 2014, elle est devenue la vice-présidente pour la Suisse romande en 2016, puis la présidente depuis 2021.

Une période de dix années durant laquelle la Chambre a affirmé son positionnement de premier réseau d’affaires franco-suisse en développant son empreinte en Suisse alémanique avec l’extension du bureau de Zurich puis l’ouverture à Bâle en 2016.

Dans le même temps les bases à Genève ont été largement consolidées par la mise en place du Booster Genève en 2021, qui a été répliqué à Bâle en 2023.

Ce sont ainsi aujourd’hui près de 100 entreprises qui sont hébergées physiquement et soutenues par les équipes de la Chambre, qui rend chaque année plus de 1’300 prestations de services opérationnelles aux entreprises françaises et suisses dans leur approche, leur développement et leur implantation sur chacun des deux marchés.

Dans le même temps, le réseau d’entreprises membres de la CCI France Suisse (CCIFS) s’est significativement étoffé passant d’un peu moins de 500 adhérents à plus de 1’100, un développement directement corrélé à la croissance des activités club avec près de 200 événements organisés chaque année, une diversité d’informations publiées, ainsi que l’animation de comités sectoriels thématiques pour et au service des membres.

À l’issue de mon intervention, je lui ai remis la médaille protocolaire du Sénat.

La famille de la présidente et, en particulier, son fils Pierre-Emmanuel Reza Wattez ont ensuite pris la parole ainsi qu’Andrea Falleni, directeur général de l’Europe du Sud de Capgemini et membre du comité de direction générale du Groupe, devant l’assistance réunie en présence des conseillers des Français de l’étranger Linda Chevalier (Genève) et Jean-Philippe Keil (Zurich).

Merci à Romain Duriez, directeur de la CCIFS, pour son professionnalisme et son aide dans la préparation de mon intervention.

Profond respect pour la carrière de Marie et admiratif de sa capacité à aborder chaque défi avec un esprit positif. Une vraie force tranquille ! +d’images

En circonscription aux États-Unis (3/3) – San Francisco (9-11 oct. 2024)

Retour à San Francisco pour la dernière étape de ce second déplacement en Californie, coordonné par Florian Cardinaux, consul général de France à San Francisco à qui j’adresse toute ma gratitude.

Le soutien au réseau de la Chambre de commerce franco-américaine (FACC) constitue ma priorité d’action pour les États-Unis. 

Je remercie son président Marc Somnolet, également président de la FACC New-York, de m’avoir invité à la réunion nationale 2024, organisée à San Francisco par la chambre locale présidée par Thomas Célérier, et dirigée par Anne-Emmanuelle de Boysson (sur la photo, de g à d : Marc Somnolet, Anne-Emmanuelle de Boysson, OC, Polina Bogdanovitch, Thomas Célérier).

Ravi d’avoir rencontré plusieurs compatriotes entrepreneurs de la French Tech San Francisco, dans cet environnement si inspirant qui est plus “up” que “start” !

Communauté française

 

Florian Cardinaux (à gauche sur la photo) m’a invité à deux séquences pour rencontrer les représentants de la communauté française locale.

Dès mon arrivée, je me suis rendu à la réception pour célébrer le XIXème sommet de la Francophonie au Bissap Baobab, point de rendez-vous pour les francophones de San Francisco et les passionnés de culture africaine.

Fondateur du restaurant, Marco Senghor est un entrepreneur social franco-sénégalais, et assurément un membre dévoué de la communauté, si j’en juge par son sens de l’hospitalité et sa générosité. Je le remercie de nous avoir accueilli.

Le lendemain, le consul général a organisé un dîner à la Résidence de France en compagnie des conseillers des Français de l’étranger Serge Morel, pdt du conseil consulaire, Sophie Lartilleux-Suberville et Loïc Le Gland ; et Michael Fenoud, chef de chancellerie.

26.000 électeurs sont enregistrés au registre consulaire, dont 80% sont établis dans la baie de San Francisco.

Le coût de la vie, très élevé, justifie qu’il faut compter 2 millions de dollars pour payer les bourses couvrant la scolarité de 120 élèves. Il apparaît être injuste pour les élus de mettre le plan retraite 404k dans le calcul du patrimoine des parents, car cela a pour effet d’exclure de nombreuses familles du dispositif.

Nous avons échangé sur la difficulté de faire revenir les employés dans les bureaux pour les entreprises et de gagner de l’argent pour les restaurants.

San Francisco reste un lieu unique pour les start-ups et les nouvelles technologies. Pourtant la venue dans la baie du dernier ministre français de plein exercice remonte à 2016. Il s’appelait Emmanuel Macron.

Pour me convaincre que la ville n’avait rien perdu de son sens de l’innovation, Loïc Le Gland m’a raccompagné à mon hôtel, en me faisant prendre pour la première fois un taxi Waymo dépourvu de chauffeur. +d’images

Diplomatie économique

Chambre de commerce franco-américaine (FACC)

L’excédent de notre commerce extérieur avec les États-Unis s’est élevé à 4,4 milliards de dollars en 2023.

Les USA occupent la première place des investisseurs en France avec 112 milliards de dollars investis en 2022, tandis que la France pointe à la 5ème place des investisseurs aux États-Unis, avec des entreprises qui y ont investi 360 milliards de dollars (2022).

Très honoré d’avoir été invité à participer à la réunion nationale 2024 de la Chambre de commerce franco-américaine (FACC) présidée par Marc Somnolet, également président de la FACC New-York, dirigée par Polina Bogdanovitch.

Le réseau national de la FACC se compose de 17 sections, de 2 sections associées, de 42 employés dévoués et d’une communauté florissante de plus de 5 000 membres.

Pour nous accueillir, l’équipe de FACC California SF-LA présidée par Thomas Célérier et dirigée par Anne-Emmanuelle de Boysson, avait choisi les superbes bureaux de Sheppard Mullin Richter & Hampton LLP, offrant une vue panoramique magnifique de la baie de San Francisco.

Très heureux d’avoir retrouvé de nombreux présidents et directeurs à la faveur de ce séminaire qui a réuni plus de 30 participants des sections de la FACC de tous les États-Unis.

Le nombre de membres de la FACC est reparti à la hausse pour atteindre 5236 adhérents.

Au-delà des chiffres très encourageants sur la FACC présentés par Marc Somnolet et Anne-Emmanuelle de Boysson, j’ai particulièrement apprécié le partage des histoires de réussite particulièrement inspirant : Voyages d’études par Ludivine Wolzcik (FACC NE-Boston) ; Collaborations fructueuses avec Business France et le consulat par Cedric Lerouge (FACC Ohio) ; Accélérateur d’adhésion par Chrystelle Rambaux (FACC Chicago) ; Pleins feux sur l’ événementiel réussi par Denis Chazelle (FACC Washington DC) ; Promotion au travers d’un French Festival par Sofia-Cristina Visan (FACC PNW-Seattle).

La journée s’est conclue lors d’une réception pour favoriser les échanges entre les membres de la FACC à la Résidence du consul général Florian Cardinaux.

Merci à Marc Somnolet, Polina Bogdanovitch, Thomas Célérier et Anne-Emmanuelle de Boysson pour la chaleur de leur accueil et d’avoir favorisé mon retour en Californie. +d’images

La French Tech

Rencontre avec Sophie Rougerie, directrice-coordinatrice de la French Tech San Francisco et Pierre Ettori, ambassadeur de la French Tech SF.

Pilotée par un board de 8 membres et une directrice, accompagnée par 25 ambassadeurs, la French Tech San Francisco réunit une communauté 3 000 à 4 000 entrepreneurs, de cadres dirigeants, d’investisseurs, d’ingénieurs responsables publics de la Silicon Valley.

La mission de la French Tech San Francisco est de mobiliser l’écosystème French Tech local pour aider les startups françaises à s’implanter et à réussir dans la Silicon Valley.

La scène Tech de San Francisco recense 114 licornes, dont 2 startups françaises, 12.000 entreprises de haute technologie, 600 startups françaises et affiche 20.640 brevets déposés en 2023.

Très heureux d’avoir pu appréhender leur détermination tranquille pour accompagner nos entreprises et aider à promouvoir l’écosystème français dans l’industrie de la technologie et de l’innovation dans la région de la Baie. +d’images

Mistral AI

La Start-up française qui vaut 6 milliards de dollars

Rencontre avec Marjorie Janiewicz, General Manager de Mistral AI aux États-Unis, depuis avril 2024 qui m’a reçu dans des locaux fraichement acquis.

Co-fondée par Arthur Mensch, qui est passé par Google, Mistral AI est le leader européen dans la création de modèles d’intelligence artificielle générative de traitement du langage similaires à ceux de son concurrent majeur, OpenAI créateur de ChatGPT.

La mission de la société est de fournir une IA sur mesure à tous les développeurs.

Dans un contexte très favorable pour l’intelligence artificielle générative, l’entreprise a immédiatement suscité l’intérêt de nombreux investisseurs. Après avoir levé plus d’un milliard d’euros durant son année de création, la dernière levée de fonds de Mistral, en juin 2024, s’est élevée à 600 millions d’euros. Sa valorisation s’élève désormais à 6 milliards de dollars.

Le produit phare actuellement commercialisé est « Mistral Large », capable de rivaliser avec la 4ème version de Chat GPT.

Mistral AI a signé un partenariat avec Microsoft en février 2024 qui lui ouvre de nouvelles perspectives aussi bien dans la recherche que dans le champ commercial.
Désormais les clients américains parlent de « la plateforme » et du « chat » en français.

Je forme le vœu que leur technologie change le monde… en mieux ! +d’images

Odaseva

La pépite française de la cybersécurité qui a déjà séduit plus de 100 millions d’utilisateurs dans le monde.

Connaissant mon intérêt pour la cybersécurité, Florian Cardinaux, consul général de France et Stéphane Alisse, directeur général de Business France, m’ont accompagné chez Odaseva.

Sovan Bin, CEO et fondateur d’Odaseva, nous accueilli avec son équipe pour parler de l’interconnection entre les données et la cybersécurité.

Depuis sa création en 2012, Odaseva a connu une croissance fulgurante en surfant sur le succès planétaire de Salesforce. Trois ans après son lancement en France, la société a créé sa filiale aux USA et signé avec Coca Cola.

Dans un contexte où la sécurisation des services cloud reste un défi majeur pour les entreprises, la startup française Odaseva a bouclé un nouveau tour de table de 54 millions de dollars.

L’écosystème dynamique et complexe génère de nouveaux besoins en termes de sécurité et de confiance numérique. La société a su se positionner comme un partenaire de référence des grands comptes, avec des solutions pensées pour s’adapter aux spécificités de la plateforme Salesforce.

Odaseva, a développé une suite logicielle innovante couvrant des domaines aussi variés que : la protection des données (sauvegarde, restauration…) ; la sécurité zéro-trust ; l’archivage long terme ; la conformité (RGPD, SOC…) et l’automatisation et la gouvernance des données.

Très reconnaissant envers Sovan Bin pour son partage d’information sur l’encryption des données, la structuration des données critiques pour assurer une protection optimale et de nombreuses suggestions pertinentes qui nourriront la réflexion, en prévision de la transposition de la directive européenne NIS 2 dans le droit français début 2025. +d’images

Waymo

Waymo est issue du projet de véhicule autonome conçu par Google entre 2009 et 2016. Le service est aujourd’hui exploité par Alphabet Inc., société mère de Google.

Après de nombreuses étapes de tests techniques et d’adaptations législatives, c’est en décembre 2022 que Waymo obtient l’autorisation de commercialiser son service en Californie sans qu’aucun chauffeur se trouve dans la voiture.

Accueilli par Élisa de Martel, CFO (directrice financière), J’ai eu le privilège de visiter le site de la société Waymo en compagnie de Florian Cardinaux, consul général, et Pierre-Louis Bénard, Business France.

Arrivée à Waymo en septembre 2022, quelques mois avant la commercialisation du service, notre compatriote est chargée de l’organisation financière au niveau mondial notamment en ce qui concerne la stratégie, la fiscalité et les relations avec les investisseurs.

Aujourd’hui, le service Waymo est en fonctionnement dans les villes de Phoenix en Arizona, Los Angeles (2024) et San Francisco en Californie. Le service sera prochainement ouvert à Austin

A l’été 2024, Alphabet a annoncé un nouveau plan d’investissement pluriannuel de 5 milliards USD pour faire de Waymo la première société de conduite autonome au monde. La société emploie 2500 personnes annonce un chiffre d’affaires de 465 millions de dollars au 1er trimestre 2024, en hausse de 72% sur un an.

J’ai demandé ce qu’il se passerait si un passager s’avisait à toucher le volant pendant la conduite. Cette manœuvre est interdite. La voiture s’immobiliserait à la première place disponible. +d’images

VIDÉO (4’10)
Premier déplacement en taxi sans chauffeur de la société Waymo, filiale de Google.
Une course d’une trentaine de minutes, dans les rues de San Francisco pour me ramener à mon hôtel.
Merci à Loic Le Gland, conseiller des Français de l’étranger à San Francisco pour m’avoir offert ce souvenir impérissable.

META

À l’invitation d’Anne-Emmanuelle de Boysson, directrice de la chambre de commerce Franco-américaine (FACC) à San Francisco, j’ai pu me joindre à la délégation des FACC pour découvrir le campus de META.

Reposant à ses débuts sur le réseau social Facebook, l’entreprise dirigée par Mark Zuckerberg, son fondateur, s’est développée et a acquis Instagram, WhatsApp et Oculus VR. Meta fait partie des géants du Web, regroupés sous l’acronyme GAFAM, aux côtés de Google, Apple, Amazon et Microsoft.

Le site accueille 20 000 employés dans des conditions qui se veulent idéales et des infrastructures qui ne le sont pas moins. Des restaurants gratuits pour les employés, des espaces où grands et petits peuvent se distraire.

Cette dernière séquence m’a permis également d’enrichir ma compréhension des défis qui se posent, aux géants du numérique, en matière de cyber sécurité.

Je remercie Anne-Emmanuelle pour cette invitation et à mes interlocuteurs de META pour leur confiance et accueil. +d’images

Capital-Risque – Silicon Foundry 

On ne peut pas passer à San Francisco sans échanger avec des capitaux risqueurs pour prendre le pouls de la tech dans le monde.

Florian Cardinaux m’a organisé deux séquences en ce sens.

Tout d’abord avec Farzin Shadpour (Silicon Foundry VC), une personnalité qui m’a séduit par sa capacité à décrire :
– les effets de mode successifs à l’image des tubes de l’été : mobilité (2015), Blockchain (2017), crypto (2022).
– la part de responsabilité des VC dans les vulnérabilités en orientant prioritairement les start-ups pour créer au plus vite un produit prêt pour le marché au détriment parfois de la sécurité informatique.
– les enjeux concernant les batteries et l’énergie.
– les avantages compétitifs de la France face à l’Allemagne pour accélérer la croissance de ses start-ups.

Plug & Play

Ensuite, j’ai visité Plug & Play, le plus grand incubateur de la Silicon Valley, qui se présente également comme la première plate-forme d’innovation au monde, interconnectant startups, entreprises, sociétés de capital-risque, universités, et agences gouvernementales.

Depuis le lancement de Plug and Play en 2006, la société a travaillé avec plus de 90 000 startups, réalisé plus de 2 000 investissements et compte plus de 30 licornes, dont Dropbox, PayPal, Lending Club, N26 et Honey.

Accueilli au siège social à Sunnyvale par Saeed Amidi, fondateur et CEO, et l’équipe exécutive de la société, j’ai découvert un business modèle qui s’appuie sur des industries verticales.

Plug & Play est présent en France à Station F et envisage de poursuivre son développement dans l’hexagone.

Au cours des cinq premières années, le programme Plug and Play de BNP Paribas a atteint l’un des taux de réussite de projet à la production les plus élevés du secteur financier. Il a profité à plus de 50 start-ups tricolores.

En décembre 2022, BNP Paribas et Plug and Play ont décidé de renommer le programme B!UP Accelerate.

Très satisfait de ces conversations avec des personnalités qui sont plus up que start ! ‎+d’images

Enseignement

Lycée Français de San Francisco (LFSF)

Curiosité – Respect – Empathie – Excellence

Retour au LFSF, sur le campus Ortega, cinq ans après mon précédent passage en 2019, où j’ai retrouvé Emmanuel Texier, proviseur, qui m’a accueilli en compagnie d’Eric Szarzynski, proviseur adjoint.

Dans une ville où le solde migratoire est négatif et où le nombre d’enfants diminue, la concurrence est rude pour les écoles privées qui sont nombreuses.

Implanté sur 3 campus, le LFSF est compétitif en termes de prix. La mention « français » dans le titre de l’établissement présente une image réductrice qui mérite d’être corrigée pour mieux représenter sa réalité internationale. L’établissement change sa dénomination en « The Lycée ».

Comme beaucoup d’écoles, le LFSF a perdu des élèves suite au Covid. L’établissement accueillait 840 élèves en 2024 contre 950 en 2019.

Dernier établissement conventionné avec l’AEFE des États-Unis, le LFSF a mis fin à ce conventionnement pour devenir un établissement partenaire. L’évolution de la gouvernance de l’établissement a été imposée par les bonnes pratiques américaines qui veulent que le proviseur soit recruté par le Board, et assume la responsabilité de ses décisions.

Depuis 1967, le Lycée Français de San Francisco offre aux habitants de la Baie un enseignement multilingue de qualité dans un cadre international. En écoutant les élèves échanger avec les comédiens ayant fini leur représentation dans le théâtre de 300 places de l’école, j’ai été marqué par la pertinence et la concision de leurs interrogations.

Merci à l’équipe de direction pour l’échange et leur analyse clairvoyante de leur environnement et des défis à relever. +d’images

Culture

Alliance française – SF Bay Area Accueil

L’offre culturelle française aux États-Unis en partage.

Retour à l’Alliance française de San Francisco où j’ai été accueilli par Noémie Hérail, directrice, en présence de Florence Mauret, présidente de SF Bay Area Accueil et Christine Duquesne (www.frenchtalentusa.org).

Au service de la communauté de la région de la baie de San Francisco depuis 1889, l’Alliance française de San Francisco est la plus ancienne section de l’Alliance française aux États-Unis.

Nouveauté depuis mon précédent passage, la création d’un musée qui présente l’histoire des immigrants francophones et leur influence sur la communauté san franciscaine et californienne à travers un large éventail d’expositions, de programmes éducatifs et d’évènements.

Pour les enfants, l’AF propose des camps d’été, des cours sur place et des cours en ligne.

Centre d’examen officiel DELF/DALF, TCF et DFP pour la Californie du Nord, des préparations aux examens et des certifications pour les enseignants sont proposées.

SF Bay Area Accueil, membre du réseau FIAFE, facilite l’intégration des familles francophones. Florence observe que la crise Covid a eu pour effet de faire baisser le nombre de compatriotes dans la baie de SF et que le décalage horaire rend très difficile le maintien du contact avec la France.

Après 20 ans d’administration des ventes dans les secteurs des médias et de la technologie en France et aux États-Unis, Christine Duquesne a co-fondé French Talent USA en 2022 pour promouvoir la culture française et francophone en Californie. L’organisation aide les artistes à venir se produire en Californie.

Merci à Noémie, Florence, Christine et toutes celles et ceux qui partagent, avec elles, le même point commun d’œuvrer pour étoffer l’offre culturelle française aux États-Unis. +d’images

En circonscription aux États-Unis (2/3) – San Diego (7-8 oct. 2024)

Deuxième étape de ce déplacement en Californie, je me suis rendu à San Diego, ville située à moins de 200 kilomètres au sud de Los Angeles. Initié par Sylvie Almeri, directrice générale de la chambre de commerce franco-américaine du sud de la Californie (FACCI SO CAL), ce premier déplacement dans la ville frontière avec le Mexique était destiné à soutenir le développement de la FACCI SO CAL.

Nous avons été rejoints par Vanessa Bonnet, conseillère économique à la direction du Trésor et des Affaires économiques du consulat général de France et chef du bureau de San Francisco, pour participer à plusieurs séquences économiques.

Hervé AKa, administrateur de la FACCI SO CAL très investi dans la diplomatie sportive m’a également retrouvé sur différents rendez-vous à Los Angeles et San Diego.

Toute ma gratitude à Sylvie Almerie pour ce programme très dense qui m’a permis d’appréhender les formidables opportunités offertes par le sud de la Californie.

Diplomatie économique

Chambre de commerce du sud de la Californie (FACCI SO CAL)

San Diego est la troisième chambre du réseau des chambres aux USA, derrière New-York et Houston, en terme de revenus.

Forte de 200 membres, elle propose un service de business développement et un espace de co-working.

Présidée par Olivier Toury, le conseil d’administration est composé de représentants d’entreprises prestigieuses comme Airbus Aerospace, Dassault Systems, Qualcom, Veolia…

Lors de ma visite, j’ai échangé avec les représentants de Sudoskan, hébergés par la Chambre. Leur société importe pour près d’un demi-million de dollars de produits médicaux d’une société française et contribue ainsi à l’excédent commercial de la France aux États-Unis.

Hervé AKa, administrateur de la Chambre de commerce franco-américaine du sud de la Californie, qui développe la culture du judo aux États-Unis, nous a rejoint pour participer à une réunion de travail sur la francophonie. +d’images

Chambre de commerce – Club Aérospatial

Soirée organisée par Sylvie Almeri, directrice de la CCI Sud Californie, avec le club “Aerospace” de la chambre, en présence des membres du board composé d’Olivier Toury, président, Grégory Poilasne (entrepreneur Greentech), Hervé AKa (entrepreneur sport), Lionel Bochurberg (avocat corporate), Jean Philippe Laguerre (Dassault Systèmes), Bettina Experton (Humetrix), au board de la French Tech San Diego, et Laurent Delon et Marie Flacassier, tous deux entrepreneurs, membres CCEF de San Diego.

L’aérospatial représente une des principales industries de Californie du Sud.

La région abrite certains des plus grands noms de l’aérospatiale mondiale, notamment General Atomics Northrop Grumman, et SpaceX, consolidant ainsi sa position en tant que leader en innovation et en développement technologique dans le secteur.

Composé des membres du réseau, leaders mondiaux tels qu’Airbus, Dassault, Safran, et bientôt, Thales, qui est en cours d’intégration, ce club, en plein essor, reflète la force et la diversité de l’écosystème aérospatial.

Grâce à ce club, la chambre renforce sa position comme un pôle incontournable pour les échanges et les collaborations dans le secteur, et met en valeur le savoir-faire tricolore.

La soirée s’est tenue au Parfait Paris. Ludivine et Guillaume Ryon en sont les fondateurs. Leur chaine de pâtisserie prospère. Ouverte il y a environ 10 ans à San Diego, leur commerce a ouvert successivement 5 autres boutiques et en prévoit 3 nouvelles d’ici 2025.

Félicitations pour leur remarquable succès qui illustre l’esprit conquérant des Français établis en Californie. +d’images

General Atomics

Visite en deux séquences, de General Atomics, une entreprise de défense et de physique nucléaire, dont le siège est basé à San Diego.

Tout d’abord un déjeuner avec Dr Vivek Lall, Chief Executive, pour me permettre d’appréhender les métiers maîtrisés par cette société qui emploie 16,000 personnes dans le monde sur cinq continents.

GA est un leader international de la recherche sur la fusion magnétique depuis les années 1950.

Le DIII-D National Fusion Facility, exploité par GA pour le ministère américain de l’Énergie (DOE), est le plus grand centre de recherche sur la fusion magnétique aux États-Unis.

General Atomics (GA) est à l’avant-garde de la recherche, de la conception et de la fabrication de systèmes d’armes pour soutenir les opérations terrestres, maritimes, aériennes et spatiales critiques dans le monde entier.

À titre d’exemple, leur système de lancement électromagnétique d’aéronefs (EMALS) et le dispositif d’arrêt avancé (AAG) transforment l’aviation navale. Déployés sur les porte-avions les plus avancés au monde, EMALS et AAG offrent une efficacité et des performances éprouvées.

Dans un second temps, j’ai visité la filiale General Atomics Aeronautical Systems, connue pour ses drones, dont le MQ-1 Predator et le MQ-9 Reaper.

Reconnaissant envers Jim Yuhas, Aria Mahdion, et James Kinney. Ils m’ont permis de voir la fabrication de drones qui ont redéfini les tactiques de renseignement, de surveillance et de reconnaissance mais également les capacités de frappe de précision.

Très heureux d’avoir entendu mes interlocuteurs désireux d’approfondir leur relation avec la France. +d’images

Humetrix

Humetrix a été la première entreprise à créer une montre biométrique ou encore une application médicale sur carte à puce.

Durant ma vie professionnelle, il m’est parfois arrivé de rencontrer des entrepreneurs à l’image de Roland Moreno, inventeur de la carte à puce, dont j’ai admiré l’ingéniosité et le parcours. Bettina Experton, CEO et fondatrice d’Humetix, fait partie de ce club des géniaux innovateurs. Créée il y a 25 ans, Humetrix est la 5ème entreprise qu’elle a fondée.

Médecin formée en France en médecine interne, pédiatrie et santé publique, ancienne responsable de la Santé publique dans l’État de Californie, conseillère en politique de Santé et professeure adjointe de médecine à la faculté de médecine de l’UC San Diego, Bettina Experton a favorisé le développement d’analyses de la santé de la population, de logiciels de gestion des soins chroniques, de plateformes cloud et mobiles qui ont été déployées dans le monde entier.

Leur application a permis de suivre 20 millions de personnes pendant la Covid. Pour aider l’armée américaine à remplir sa mission de soutien face à la pandémie du Covid, le Dr Experton a adapté Humetrix pour permettre au Centre conjoint d’intelligence artificielle du ministère de la Défense américain de placer les centres de vaccination au bon endroit.

Pionnière du dossier médical de santé mobile, leur application permet de suivre l’état épidémiologique des voyageurs.

L’application n’est pas téléchargeable. Accessible sur le web grâce à un QR code, aucune donnée ne peut être divulguée.

Cette application a été utilisée avec succès pendant les JO de Paris 2024 pour permettre aux praticiens français de traduire les ordonnances médicales des visiteurs étrangers et d’avoir la correspondance des médicaments disponibles en France.

J’ai fait part au docteur Bettina Experton et à son équipe de toute ma reconnaissance pour leur contribution au bon déroulement des JO Paris 2024, en présence de Sylvie Almeri, directrice de la SoCal French-American Chamber of Commerce et Vanessa Bonnet – conseillère économique. +d’images

Saint-Gobain

Accompagné par Sylvie Almeri, directrice de la SoCal French-American Chamber of Commerce et Vanessa Bonnet, conseillère économique à la direction du Trésor et des Affaires économiques du consulat général de France et chef du bureau de San Francisco, nous nous sommes rendus chez Saint-Gobain, Performance Film Solutions.`

Accueillis par Bob Kun, Manufacturing manager, et Kevin Lecat, Business development manager, nous avons découvert leurs processus de fabrication en visitant l’usine.

Solar Gard Saint-Gobain est un leader mondial des technologies de films, protégés par brevet, pour le contrôle solaire et la protection des surfaces sur les marchés industriels, automobiles, résidentiels et commerciaux.

Leurs pellicules pour fenêtres peuvent améliorer considérablement la performance des bâtiments et retarder les tentatives d’effraction.

Merci à Bob Kun et Kevin Lecat d’avoir si bien mis en valeur leur expertise industrielle. +d’images

Nuvve

Visite de Nuvve et rencontre avec Gregory Poilasne, co-fondateur et CEO.

La technologie brevetée Véhicle to Grid (V2G) de Nuvve optimise la recharge des véhicules électriques (VE), réduit le coût total de possession des véhicules électriques et augmente l’impact environnemental positif de ces véhicules en soutenant l’introduction de sources d’énergie renouvelables, telles que l’éolien et le solaire, comme alternative aux centrales électriques à combustibles fossiles.

Fascinant d’observer l’Agrégateur de régulation énergétique Nuvve (NERA) qui permet de garantir que chaque véhicule sur la plateforme dispose de suffisamment de charge pour le prochain trajet avant de calculer la quantité de capacité disponible pour être revendue au réseau.

Ainsi un véhicule électrique à l’arrêt peut contribuer à fournir le réseau en électricité.

Un joint venture a été créé avec EDF. +d’images

Qualcomm

Entretien avec Anne Lise Thieblemont, vice-présidente Qualcomm, société spécialisée dans les semi-conducteurs, qui investit 22% de son chiffre d’affaires en recherche et développement. En comparaison, Apple affiche 10%.

Si la société emploie 45 000 personnes dans le monde, seuls 10% sont localisés en Europe, dont 300 en France.

Qualcomm a une stratégie de croissance en France, avec un centre de R&D à Lannion, une présence à Billancourt, Issy-les-Moulineaux et Sophia Antipolis.

Nous avons échangé sur des projets de directive européenne restrictifs en matière de propriété intellectuelle susceptibles de menacer l’innovation en Europe.

Secteur du tourisme

Dirigé par Bertrand Mangeot, CCEF, l’Intercontinental de San Diego a accueilli 1000 personnes pour le 14/7/24.

Idéalement situé à proximité de l’USS Midway, un porte-avions transformé en musée ouvert au public, l’hôtel prévoit d’être le lieu d’une célébration du D-Day.

Durant notre conversation, le méga yacht de 119 mètres de long, évalué à 300 millions de dollars (280 millions d’euros), appartenant au patron de Meta, Mark Zuckerberg, s’est amarré devant l’hôtel.

Cette rencontre m’a offert l’opportunité de faire le point sur les défis locaux pour l’industrie du tourisme, dans une ville réputée pour ses plages, ses parcs et son climat chaud.

Bertrand a partagé la difficulté de trouver du personnel à San Diego, une ville qui ne pourrait pas s’en sortir sans la ressource de main d’œuvre de la ville frontière mexicaine de Tijuana. Il manque 1300 personnes pour les services de police.

Les syndicats savent faire pression sur les employeurs. La grève des dockers leur a permis d’obtenir une augmentation de 70%. La perspective des JO 2028 à LA semble constituer une opportunité pour les syndicats de faire monter les salaires dans le secteur de l’hôtellerie, alors que ceux-ci semblent déjà élevés, puisqu’un simple cuisinier peut recevoir 50 dollars par heure.

Merci à Bertrand de m’avoir accueilli avec Sylvie Almeri. +d’images

Enseignement

San Diego French-American School

Accueilli par Isabelle David, cheffe d’établissement, j’ai découvert ce campus perché au sommet du mont Soledad dans la belle ville de La Jolla, à quelques minutes de la côte Pacifique.

Ce campus spacieux offre aux étudiants beaucoup d’espace pour être eux-mêmes dès le jour de leur arrivée, dès l’âge de 18 mois, jusqu’à la fin de leur 8e année (équivalent de la quatrième).

Il offre de multiples terrains de jeux et de vastes espaces de récréation, un grand terrain de sport, une belle bibliothèque, des salles de classe STEAM à la pointe de la technologie pour le codage et la robotique, un volumineux auditorium et un laboratoire scientifique entièrement équipé.

En visitant la bibliothèque, j’ai eu l’opportunité de jouer une partie rapide d’échecs avec un élève talentueux de 7e année ! +d’images

Lycée Français de San Diego (LFSD)

Francois Tregouet, proviseur, m’a accueilli en compagnie de Sylvie Almeri au LFSD, situé à proximité de la Chambre de commerce franco-américaine So Cal.

Le Lycée Français de San Diego est une école entièrement immersive située au centre de San Diego (région de Serra Mesa / Kearny Mesa – près de Mission Valley).

Cet établissement de 253 élèves de la petite section de maternelle à la quatrième, envisage l’ouverture d’un lycée en septembre 2026.

Le tatami trône au milieu de la salle de sport, et prouve la percée du judo à San Diego.

Très investi dans sa mission, le proviseur m’a confié que les parents étaient également intéressés par l’IB pour limiter le nombre de matières. +d’images

OFALycée

Le lycée français en ligne au service des Français et francophones de l’étranger !

À la faveur de mon passage à la Chambre de commerce à San Diego, j’ai rencontré Estelle Truche, enseignante à l’OFA lycée.

Fondé en 2019 et ouvert depuis septembre 2020, OFALycée est le premier lycée franco-américain en ligne qui offre la possibilité aux élèves scolarisés dans une école américaine de suivre une scolarité française, de la Grande Section au Baccalauréat.

Avec leur concept unique de la complémentarité, OFALycée fusionne deux systèmes scolaires dans un parcours complet bilingue et biculturel. Ce qui est appris en anglais à l’école américaine est utilisé pour répondre aux exigences des programmes français.

350 élèves sont inscrits en 2024. L’école affiche 100% de réussite au collège et au baccalauréat.

Très heureux d’observer que l’école mette en avant les pages la concernant dans le guide des écoles de l’Anefe afin de se promouvoir. +d’images

Culture – Francophonie

Alliance française

Très heureux d’avoir eu l’opportunité de visiter l’Alliance française de San Diego (AFSD), une des 109 Alliances des USA, en compagnie de Sylvie Almeri et de rencontrer une partie de l’équipe : Julie Ripoll, directrice exécutive, Estela Baptista, directrice pédagogique, Laurence de Valmy, directrice des affaires culturelles et Alexandra Hauffen, formatrice.

L’AFSD organise 60 événements culturels chaque année autour du cinéma, du livre, de l’éducatif…

L’AFSD retrouve un nombre d’élèves en progression depuis le Covid avec 249 élèves.

Un tiers d’entre eux assistent aux cours en présentiel et j’ai eu l’opportunité d’échanger avec des Américains, lors de la visite, parvenus à un niveau remarquable de maîtrise de notre langue. +d’images