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Paris Cyber Summit – Renforcer les capacités cyber dans les Balkans

Dans le cadre du Paris Cyber Summit, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat, le 1er juin dernier, une réunion consacrée au thème : Balkans : construire la résilience cyber sous menace permanente.

Une cinquantaine de ministres, responsables gouvernementaux, parlementaires et experts internationaux de la cybersécurité m’ont fait l’honneur de participer à ces échanges. Tous étaient réunis à Paris à l’occasion du Paris Cyber Summit, organisé par Sébastien Garnault, fondateur de la Cyber Task Force.

En ouverture de cette rencontre, j’ai rappelé que les Balkans occidentaux ne sont pas à la porte de l’Europe : ils sont au cœur de sa sécurité démocratique. Confrontés quotidiennement aux cyberattaques, aux campagnes de désinformation et aux tentatives d’ingérence, ces pays constituent une véritable ligne de front dont l’expérience est précieuse pour l’ensemble des démocraties européennes.

Face à ces menaces, nous partageons une même exigence : renforcer notre résilience collective, réduire nos dépendances technologiques et développer une capacité crédible de dissuasion dans le cyberespace.

Plusieurs responsables gouvernementaux des Balkans occidentaux nous ont ensuite présenté l’état de la menace dans leurs pays respectifs ainsi que les réponses mises en œuvre pour y faire face : M. Stefan Andonovski, ministre de la Transformation numérique de la Macédoine du Nord ; M. Marash Dukaj, ministre de l’Administration publique du Monténégro ; M. Lulëzon Jagxhiu, ministre de la Numérisation et de l’Administration publique du Kosovo ; ainsi que Mme Enkeljeda Muçaj, vice-ministre des Infrastructures et de l’Énergie de l’Albanie.

Lors de cette journée, j’ai eu le plaisir de revoir M. Phil Stupak, ancien directeur adjoint national pour la cybersécurité à la Maison-Blanche et directeur principal Advocacy à l’ISC.

Cette rencontre a également été l’occasion de retrouver avec mon collègue Philippe Latombe. Nous présidons respectivement, à l’Assemblée nationale et au Sénat, les commissions spéciales chargées d’examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité.

Je remercie l’ensemble des intervenants et des participants pour la qualité des échanges, qui ont contribué au succès de cette rencontre placée sous le signe de la coopération, du partage d’expérience et de la défense de nos démocraties.

MON INTERVENTION (traduite en français) :

Avec Sébastien Garnault, fondateur de la Cyber Task Force et David Lashway, partner at Sidley Austin

Mesdames et Messieurs les ministres, vice-ministres, secrétaires d’État, directeurs,
Mesdames, Messieurs,
Chers partenaires et amis,

Bienvenue à Paris. Bienvenue au Sénat français.

C’est un grand plaisir et un honneur de vous accueillir aujourd’hui dans cette institution afin d’échanger sur des sujets de la plus haute importance : les défis technologiques, la cybersécurité, la résilience démocratique et, plus encore aujourd’hui, les profondes transformations induites par les progrès rapides de l’intelligence artificielle.

Ces questions ne sont plus de simples sujets techniques. Elles touchent à la souveraineté, à la sécurité, à la stabilité démocratique et à la coopération internationale. Elles concernent notre capacité, en tant que démocraties, à protéger nos institutions, nos citoyens, nos infrastructures critiques ainsi que l’intégrité du débat public.

En tant que vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, et rapporteur pour avis du budget de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), je suis profondément convaincu que la cybersécurité est devenue l’une des dimensions essentielles de notre sécurité nationale et collective.

La France est engagée de longue date en faveur de la sécurité internationale et de la stabilité de l’Europe, aux côtés de ses partenaires, que je remercie également pour leur présence aujourd’hui.

Cet engagement est particulièrement fort lorsqu’il s’agit des Balkans occidentaux. Pour la France, les Balkans occidentaux ne constituent pas une région lointaine. Ils font partie intégrante de l’environnement stratégique européen. Leur stabilité, leur résilience et la solidité de leurs institutions démocratiques sont directement liées à la sécurité de l’ensemble du continent européen.

C’est pourquoi la France, comme l’Union européenne, a développé une stratégie claire en faveur des Balkans occidentaux, en soutenant les réformes, la coopération régionale, le renforcement de la résilience, la cybersécurité et la lutte contre la désinformation.

C’est également la raison pour laquelle le Parlement français, et tout particulièrement le Sénat, a soutenu et voté les investissements nécessaires au renforcement de ces efforts…

Lire la suite de mon intervention en français (traduction) / en anglais

Sénat – L’élargissement européen face au défi de l’opinion

Le 16 avril, j’ai accueilli au Sénat Jessica Larsson, cheffe de la Représentation de la Commission européenne à Paris, et Nicolas Bizel, rapporteur politique. Leur mission est essentielle : porter la voix de la Commission dans le débat public.

Nos échanges ont porté sur un enjeu clé pour l’avenir de l’Union : son élargissement, notamment aux Balkans occidentaux. Nous avons évoqué plus particulièrement les perspectives d’adhésion de l’Albanie et du Monténégro.

Si l’élargissement est au cœur du projet européen, il reste un sujet sensible en France. Avant toute décision, un travail de pédagogie est indispensable pour en expliquer les bénéfices et mieux faire connaître les pays concernés, a expliqué Jessica Larsson

Le Monténégro pourrait finaliser ses négociations d’ici 2026, l’Albanie à l’horizon 2027.

Aujourd’hui, une dizaine de pays candidats ou potentiels — notamment dans les Balkans occidentaux, mais aussi l’Ukraine et la Moldavie — aspirent à rejoindre l’UE.

L’UE est un accélérateur pour chaque nouveau membre. Dans un contexte de guerre d’influence, ne les abandonnons pas aux ambitions russes dans la région.

Débat post-Conseil Européen – République de Macédoine du Nord et Albanie (vidéo 4m)

Ce 25 juin, je suis intervenu au nom du groupe UC, devant Amélie de Montchalin, secrétaire d’État chargée des Affaires européennes, pour prôner un élargissement rapide de l’Union européenne vis-à-vis des Balkans occidentaux, parce que c’est une évidence historique, culturelle et une nécessité politique.

J’ai rappelé que j’ai eu l’honneur de recevoir au Sénat, le 19 juin dernier, Alfred Moisiu, ancien président de la République Albanaise. Je lui ai fait part de mon inquiétude de voir la jeunesse de son pays quitter l’Albanie, si elle ne rejoignait pas à court terme l’UE.

Il est désormais temps pour l’Union d’adopter une position claire envers les pays des Balkans occidentaux et de répondre à l’espérance de leurs peuples.

Je remercie madame la ministre de sa réponse. J’ai été sensible à sa prise en compte des préoccupations que j’ai exprimées et à son engagement à soutenir l’économie des pays des Balkans ouest, candidats à l’intégration.

Albanie – Entretien avec le président Moisiu

Le 18 juin, j’ai eu l’honneur de recevoir au Sénat le Dr Alfred Moisiu, ancien président de la République albanaise, accompagné de Dritan Tola, ambassadeur d’Albanie en France.

M. Moisiu a formé le souhait que nos deux pays tissent des liens plus étroits et que la France accorde davantage d’attention à la région des Balkans. Celui-ci craint en effet que notre absence donne le champ libre à d’autres pays.

Je lui ai fait part de mon inquiétude de voir la jeunesse albanaise quitter son pays, si elle n’était pas dans l’espérance d’intégrer à court terme l’Union européenne. Beaucoup de responsables politiques des Balkans occidentaux partagent cette préoccupation. L’ancien président m’a confirmé que l’adhésion à l’UE est au cœur des aspirations du peuple albanais et, plus particulièrement, de la jeune génération.

Le parcours d’adhésion est jalonné de nombreux défis. L’Albanie consent beaucoup d’efforts pour parvenir au but, à l’image de la lutte contre la corruption, objet d’une réforme de son système judiciaire.

J’ai salué ce volontarisme et assuré Alfred Moisiu de mon total soutien sur le chemin de l’adhésion de son pays, où je m’étais rendu en septembre 2018. J’avais eu le privilège d’être reçu par le Premier ministre, Edi Rama, à la Primature, puis par Gent Cakaj, vice-ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de l’intégration européenne (compte-rendu).

HEBDOLETTRE n°108 – ÉDITO : Mobilité internationale – Conférence de presse avec le PRÉSIDENT VUCIC à Belgrade (vidéo) – Tribune dans LE FIGARO : “Loi Pacte : il faut aller plus loin pour libérer notre croissance” – En circonscription en ALBANIE – Tirana & Korça (3-5 septembre 2018) / En MACÉDOINE – Skopje (6-8 septembre 2018) / En SERBIE – Belgrade (8-10 septembre 2018) / En BOSNIE-HERZÉGOVINE – Sarajevo (11-12 septembre) / En CROATIE – Zagreb (13-14 septembre)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°108 – 01 oct. 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°108

Un beau projet

28 septembre 2018 – Dans l’avion de retour de Budapest vers Paris, je réalise que ce jour marque le quatrième anniversaire de mon élection. Me voilà désormais dans le dernier tiers de mon mandat.

En septembre, je n’aurai dormi que 4 nuits chez moi et séjourné dans 10 pays. En 4 ans, ce sont 277 déplacements dans 77 pays qui auront occupé 60% de mon temps. Le reste se déroule au Sénat.

Pour ne pas avoir le sentiment de vagabonder, je cherche à repartir de chaque pays avec une priorité d’action. Un sénateur-entrepreneur fonctionne en mode projet.

Se mettre au service de collègues parlementaires, d’élus consulaires, d’ambassadeurs, de consuls ou d’acteurs impliqués dans le réseau économique, éducatif et culturel ; constituer alors une équipe pour œuvrer ensemble, c’est la meilleure façon de faire naitre la magie de l’action.

Création d’écoles, d’Alliances françaises, de chambres de commerce, progrès concrets en faveur de nos compatriotes à l’étranger ou de nos relations diplomatiques… l’heure n’est pas encore au bilan, mais la liste d’accomplissements réalisés collectivement m’encourage à poursuivre sur ce chemin pour les 104 semaines à venir.

“Bien dire fait rire, bien faire fait taire”, disait un ministre de Louis XIV.

Laisser les détracteurs politiciens de tous bords sans voix, c’est l’exploit auquel la députée LREM Anne Genetet est parvenue avec son rapport sur la mobilité internationale des Français (lien).

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Ses 215 propositions, issues d’un travail sérieux, exhaustif et participatif, constituent des pistes de réflexion et de travail extrêmement pertinentes pour l’exécutif en matière de protection sociale, de simplification ou de fiscalité. Son rapport fait apparaître des problématiques nouvelles, comme le nomadisme digital. Son idée de créer auprès du Premier ministre un poste de “Délégué interministériel à la mobilité internationale” s’impose. En effet, si le gouvernement a pour projet d’exploiter son travail le plus complètement et au plus vite, une personne est nécessaire pour coordonner l’action de ministères habitués à travailler en silo.

J’ai eu le plaisir de retrouver plusieurs propositions que j’avais faites dès 2012, et notamment une ligne budgétaire du MEAE dédiée aux besoins IT ou encore un centre d’appels unique.

Un seul regret, la question des compatriotes qui ne parlent pas français est occultée. Aucune chance de les voir répondre aux questionnaires qui leur sont adressés. Rien n’est fait pour mesurer le phénomène ou pour l’endiguer. Je l’avais évoqué lorsque Anne m’avait auditionné et nous avons alors convenu que ces “décrochés de la République” à l’étranger méritaient une réflexion et un rapport qui leur soit exclusivement consacré.

Alors, un jour peut-être, tous les Français pourront parler français. Ce serait un beau projet ! Découvrir l’HebdoLettre n°108