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Sénat – Taïwan – Diplomatie parlementaire

Merci à François Wu, ambassadeur de Taipei en France, pour son accueil à la Résidence en compagnie de mes collègues André Gattolin et André Vallini.

Nous avons réaffirmé notre soutien en faveur de la participation de Taïwan à des instances multilatérales, comme l’OMS (santé), Interpol (sécurité) ou UNFCCC (climat).

Quelques minutes avant la rencontre, nous avons appris que le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait dénoncé un « système de répression institutionnalisé » de la Chine à l’encontre des musulmans ouïgours dans la région du Xinjiang (nord-ouest) devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Nous avons exprimé notre préoccupation face à l’attitude du gouvernement communiste chinois qui, non seulement de bafouer ouvertement les droits de l’Homme, devient de plus en plus agressif sur la scène internationale en matière commerciale, diplomatique et militaire.

J’ai informé l’ambassadeur François Wu que certains de mes collègues commençaient à évoquer la question du rétablissement des relations diplomatiques entre la France et Taïwan. L’idée, selon eux, serait de rétablir ces liens diplomatiques d’ici à 2024, soit 60 ans après la reconnaissance de la République populaire de Chine par la France.

Développement de l’enseignement français à l’étranger : stop ou encore ?

« Des familles françaises expatriées se voient contraintes de rentrer en France. D’autres familles, françaises et étrangères, n’auront plus les moyens de payer des frais de scolarité élevés et pourraient se replier sur l’enseignement local, souvent gratuit. D’où notre très grande inquiétude pour l’avenir de notre réseau d’écoles françaises à l’étranger ».

Mes collègues Robert-Denis del Picchia et André Vallini, ont partagé leurs doutes en présentant leur rapport intitulé : « Suivi de l’impact de la crise sanitaire sur l’enseignement français à l’étranger », le 17 juin, devant notre commission des Affaires étrangères, présidée par Christian Cambon.

La majorité des 522 établissements homologués est toujours fermée, notamment en Afrique, en Amérique et en Asie, tandis que de nombreuses associations de parents d’élèves réclament en vain des rabais sur les frais de scolarité du troisième trimestre.

Dans cette situation trouble, nos rapporteurs ont affiché leurs conclusions : aucun établissement ne doit fermer ; les frais de scolarité ne doivent pas augmenter ; les 50 millions d’euros pour les bourses seront insuffisants ; l’avance de 100 millions de France Trésor à l’AEFE doit être transformée en crédits budgétaires.

« Il s’agit surtout, en définitive, de maintenir le lien de confiance avec les familles », nous dit Robert-Denis Del Picchia, avec l’obligation corolaire de « mieux communiquer auprès des familles françaises et étrangères, y compris celles n’ayant encore jamais demandé de bourses ou d’aides ». Charge aux consulats d’y veiller et « ne pas freiner les demandes », conclu-t-il.

Je suis intervenu sur ce point devant la commission pour souligner que la bureaucratie pouvait en effet décourager les bénéficiaires potentiels des aides. Les familles françaises ou étrangères en proie à des difficultés passagères du fait de la pandémie sont stupéfaites, voire rebutées par la masse de documents demandée pour être aidées.

De plus, l’examen des dossiers de bourses semble plutôt inégal selon les postes, car l’administration ne réagit pas toujours de la même manière aux circulaires de Paris…

J’ai enfin fait valoir que le doublement des effectifs à horizon 2030, volonté du chef de l’État, demeurait un objectif fondamental.

En 20 ans, notre enseignement français à l’étranger a progressé de 240.000 à 370.000 élèves. Il y a 20 ans, notre différentiel par rapport à l’enseignement anglo-saxon était de 1 à 3. Il est aujourd’hui de 1 à 20. Si cette tendance se poursuit, notre enseignement sera devenu anecdotique au niveau mondial dans vingt ans…

Voilà pourquoi il me paraît vital de recréer une dynamique.

L’examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR3) d’ici deux à trois semaines au Sénat nous permettra d’examiner la manière dont le gouvernement envisage de répondre à cette crise et, « en même temps » d’atteindre l’objectif de 2030.

Lire mon intervention en commission

Lire le rapport d’information (+ résumé) du 17 juin 2020 fait au nom de la commission des Affaires étrangères, de la Défense du Sénat sur le suivi de l’impact de la crise sanitaire sur l’enseignement français à l’étranger, par Robert-Denis del Picchia et André Vallini