Accueil      En circonscription      Sénat      Bilan de mandat      Revue de Presse          Parcours      Contact     
    

En circonscription au Bahreïn – Manama (16–18 juin 2026)

Après l’Arabie saoudite, seconde étape de notre déplacement avec le groupe d’amitié sénatorial (Lire Riyad & Dammam, Al Khobar)

En compagnie de Rémi Pointereau, président délégué du groupe pour Bahreïn, et de Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite, nous avons rejoint le royaume depuis l’Arabie saoudite en empruntant la chaussée du Roi Fahd. Long de 25 kilomètres, ce pont-digue constitue bien davantage qu’un ouvrage d’art : il est un axe vital pour les échanges économiques, les déplacements quotidiens et l’intégration régionale du royaume.

Communauté française

Ambassade

Dans un contexte marqué par les récentes tensions régionales et plusieurs frappes en provenance d’Iran, Bahreïn occupe une place stratégique au cœur du Golfe. Signataire des accords d’Abraham en 2020, le royaume poursuit une politique d’ouverture et de dialogue, tout en veillant à préserver sa sécurité et sa stabilité.

Un dîner de cadrage à la Résidence de France, autour de l’ambassadeur Éric Giraud-Telme, de Marie-Laure Charrier, première conseillère, et d’Alexis Andres, directeur adjoint de la direction Afrique du Nord et Moyen-Orient, nous a permis de faire le point sur la relation franco-bahreïnienne.

Cette visite s’inscrit dans le prolongement de la rencontre entre le Président de la République et le roi Hamad ben Issa Al Khalifa à l’Élysée en février dernier, ainsi que du 4ᵉ Haut Comité bilatéral franco-bahreïnien réuni en juillet 2025 entre les ministres des Affaires étrangères.

Nos échanges ont porté sur les enjeux régionaux ainsi que sur le développement de notre coopération économique, universitaire, scientifique et culturelle. +d’images

Acteurs de la communauté

Une communauté française solidaire dans l’adversité

Dernière étape de notre déplacement à Bahreïn : la rencontre avec notre communauté française, qui compte plus d’un millier de compatriotes.

J’ai tout d’abord eu un entretien avec Rosiane Houngo Monteverde, ex-conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger, qui vient d’achever son mandat au service des Français de Bahreïn et du Qatar. Elle a été, tout au long de cette mission, un point d’appui précieux, à la fois comme élue de terrain et comme relais indispensable pour mon action de sénateur des Français de l’étranger, mais aussi dans ma fonction de président du groupe d’amitié. Je tiens à saluer son engagement constant, sa disponibilité et la qualité de son travail au service de nos compatriotes.

Notre délégation sénatoriale a ensuite participé à la réception organisée à la Résidence par Éric Giraud-Telme, ambassadeur de France à Bahreïn. Je le remercie chaleureusement pour son accueil, son soutien et la préparation minutieuse de cette mission du groupe d’amitié, engagée dès l’an dernier, en compagnie de Marie-Laure Charrier, première conseillère.

Dans un contexte régional particulièrement tendu, nous avons souhaité manifester notre soutien aux autorités bahreïnies. Les stigmates des attaques iraniennes demeuraient encore visibles. J’ai tenu à féliciter nos compatriotes pour leur sang-froid et leur sens des responsabilités. Leur solidarité avec le peuple bahreïni a été remarquée et honorée. Notre délégation les a chaleureusement applaudis.

Bahreïn est un pays pionnier dans le Golfe : première école publique pour filles dès 1928, première Alliance française de la région en 1969. Je me réjouis de constater que cette tradition d’ouverture se poursuit aujourd’hui à travers les progrès de l’apprentissage du français, qui renforcent encore les liens entre nos deux pays.

Cette mission nous a permis de mesurer la solidité de l’amitié franco-bahreïnie et la qualité de l’engagement de notre communauté française, qui en est l’un des plus beaux visages. +d’images

Diplomatie parlementaire

Ministre des Affaires étrangères

L’entretien de notre délégation du groupe d’amitié avec le ministre des Affaires étrangères du Royaume de Bahreïn, le Dr Abdullatif Al Zayani, a permis de mieux mesurer la perception, par les États du Golfe, des menaces pesant sur leur sécurité.

Le ministre a dénoncé les capacités de nuisance de l’Iran en indiquant que, entre le 28 février et le 15 juin 2026, selon les autorités bahreïniennes, 85 % des missiles et drones lancés par l’Iran dans la région visaient les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il a précisé que les cibles visées à Bahrein étaient principalement des infrastructures civiles et non des objectifs militaires.

Pour Manama, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) demeure le principal garant de la stabilité régionale, l’Arabie saoudite constituant un pilier essentiel de cet équilibre.

Le ministre a également insisté sur la nécessité d’élargir les Accords d’Abraham à l’Arabie saoudite, tout en soulignant qu’une telle évolution reste indissociable d’une avancée sur la question palestinienne.

Il a enfin chaleureusement remercié la France pour son soutien à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies, portée par Bahreïn, exprimant la solidarité de la communauté internationale avec les États du Golfe et la Jordanie après les frappes iraniennes.

Cette convergence stratégique s’inscrit dans une diplomatie bahreïnienne marquée par une relation historique avec les États-Unis, dont Manama accueille le quartier général de la Ve flotte, mais aussi par une volonté de renforcer et de diversifier ses partenariats, notamment avec la France.

Cette relation bilatérale a été récemment consolidée par la signature d’un accord de coopération en matière de défense, à l’occasion de la visite à Paris de Sa Majesté le Roi Hamad bin Issa Al Khalifa. +d’images

Ministère de l’Industrie et du Commerce

Un environnement propice aux entreprises

Notre entretien avec Mme Iman Ahmed Al-Dosari, sous-secrétaire d’État au ministère de l’Industrie et du Commerce, en présence de l’ambassadeur Éric Giraud-Telme, a mis en lumière la résilience de l’économie bahreïnienne.

Malgré les fortes perturbations régionales des derniers mois, qui ont affecté les chaînes d’approvisionnement, le pays a su maintenir son activité en adaptant ses circuits logistiques via Djeddah, Amman ou les Émirats arabes unis.

La stratégie 2022-2026 vise à accroître la part de l’industrie dans le PIB, en misant sur l’agroalimentaire, les semi-conducteurs et les énergies renouvelables.

Cette ambition s’accompagne d’une simplification des démarches administratives —  Managing your business with a click — et de la création d’un fonds dédié au financement des PME, afin de renforcer l’attractivité du royaume pour les investisseurs. +d’images

Parlement – Majlis Al Shura (Chambre haute) – Majlis Al Nuwab (Chambre basse)

Petit État insulaire très dépendant de la stabilité des voies maritimes et du bon fonctionnement du CCG, Bahreïn a fait de la sécurité régionale une priorité absolue, comme cela est ressorti avec force des entretiens conduits avec les deux chambres du Parlement.

Reçue par S.E. M. Jamal Fakhro, vice-président du Majlis Al Choura (Chambre Haute), puis par S.E. M. Ahmed bin Salman Al-Musallam, président du Majlis Al Nuwab (Chambre Basse), la délégation a pu mesurer l’attachement de Bahreïn à la relation bilatérale avec la France, mais aussi les attentes de ses interlocuteurs en matière de protection de la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Les responsables parlementaires bahreïniens ont salué la position française sur les dossiers palestinien et iranien, tout en exprimant leurs interrogations sur les modalités concrètes d’une mission militaire multinationale, portée notamment par la France et le Royaume-Uni, destinée à garantir la liberté de navigation dans cette zone stratégique. Ils ont également souligné la cohésion dont le CCG avait fait preuve dans le contexte du conflit avec l’Iran. +d’images

Diplomatie économique

Communauté économique – CCEF

Une présence économique française qui a de l’avenir

Si la relation économique entre la France et Bahreïn reste encore modeste en volume, elle offre un fort potentiel de développement. Près d’une quarantaine d’entreprises françaises sont implantées dans le Royaume, dans les services financiers, l’industrie, l’ingénierie, les infrastructures, l’hôtellerie ou encore l’assurance.

Avec la délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe, nous avons souhaité mettre en lumière cette présence à travers trois étapes.

1️⃣ Les CCEF : préparer la croissance

Le dîner organisé à la Résidence de France avec les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et plusieurs dirigeants d’entreprises a confirmé les nombreuses opportunités offertes par Bahreïn. Les autorités souhaitent renforcer leur coopération avec la France, notamment dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Cet enjeu est majeur : près de 70 % de l’énergie consommée dans les pays du Conseil de coopération du Golfe est consacrée à la climatisation. L’expertise française dans les technologies bas carbone, la gestion de l’énergie et les bâtiments durables constitue un atout pour répondre à ce défi.

Ces échanges ont confirmé que les entreprises françaises disposent d’un véritable savoir-faire pour accompagner la diversification économique engagée par Bahreïn et contribuer au renforcement de notre partenariat bilatéral.

2️⃣ Café Ségo : l’audace entrepreneuriale française

J’ai souhaité faire découvrir à la délégation le Café Ségo, créé par Ségolène Crêtaux, dont le parcours est exemplaire.

Malgré les épreuves de la pandémie, elle a développé son établissement, ouvert deux nouveaux cafés à Manama et démontré sa capacité à s’adapter aux circonstances avec beaucoup de pragmatisme.

Son succès illustre le talent, la créativité et la capacité de rebond des entrepreneurs français à l’étranger.

.

3️⃣ Fives : l’excellence industrielle française

Notre visite de Fives Services Gulf, accueillis par son CEO Stephen Augustine, a mis en lumière l’ancrage industriel français à Bahreïn. Partenaire stratégique du producteur d’aluminium Alba, l’entreprise poursuit son développement régional tout en employant une majorité de collaborateurs bahreïnis. J’ai également eu le plaisir de retrouver les quatre jeunes VIE rencontrés l’an dernier, symboles de l’engagement de notre jeunesse à l’international.

Alba (Aluminium Bahrain)

L’un des objectifs de notre délégation était de promouvoir la destination France auprès des grands industriels bahreïniens. La visite d’Aluminium Bahrain (ALBA), fleuron industriel du Royaume, s’inscrivait pleinement dans cette démarche.

Nous avons été chaleureusement accueillis par Ali Al Baqali, CEO d’Alba, entouré de plusieurs membres de son comité de direction. J’ai été particulièrement sensible au fait que trois d’entre eux sont diplômés de l’Essec, illustrant la qualité des liens humains et académiques qui unissent la France et Bahreïn.

Créée il y a 55 ans, Alba emploie 3 200 collaborateurs. Son site de production ultramoderne figure parmi les plus performants au monde et accompagne une ambition assumée : faire d’Alba le premier producteur mondial d’aluminium. À lui seul, ce secteur représente 12 % du PIB de Bahreïn.

Nous avons salué la signature récente d’un protocole d’accord entre Alba et Bpifrance en vue de l’acquisition d’Aluminium Dunkerque, la plus grande fonderie d’aluminium de l’Union européenne, pour une valorisation de 2,2 milliards de dollars. Cette opération constitue un signal fort de confiance dans l’industrie française. Je me réjouis de voir Alba investir en France et contribuer au développement du site de Dunkerque, symbole d’une coopération industrielle appelée à se renforcer entre nos deux pays. +d’images

Al Zayani Investments – Imerys Zayani – Midal Cables

À la rencontre d’un grand capitaine d’industrie

Après notre visite d’Alba, premier producteur d’aluminium du Royaume, notre délégation a poursuivi sa découverte de la filière en visitant deux entreprises du groupe Al Zayani Investments, reçue par son président d’honneur, Khalid Al Zayani, figure emblématique de l’industrie bahreïnienne.

Entrepreneur visionnaire, il a construit un groupe diversifié présent dans l’automobile, la banque, la santé, l’immobilier, l’industrie et les services. Son parcours illustre l’ambition de Bahreïn de développer une économie ouverte, fondée sur l’innovation et les partenariats internationaux.

Notre première étape nous a conduits chez Imerys Al Zayani, coentreprise créée en 2014 entre le groupe français Imerys, leader mondial des minéraux de spécialité, et Zayani Industries. L’usine produit de l’alumine fondue blanche destinée aux abrasifs, aux réfractaires et aux céramiques techniques. J’ai été particulièrement intéressé par les investissements réalisés pour réduire l’empreinte carbone du site grâce à l’énergie solaire et au programme SustainAgility.

Nous avons ensuite visité Midal Cables, créée en 1977 et devenue le deuxième producteur mondial de câbles électriques haute tension, derrière la Chine. Alimentée directement en aluminium liquide par Alba, l’entreprise exporte ses produits sur tous les continents et participe à de grands projets d’infrastructures électriques. Son succès illustre parfaitement la stratégie de Bahreïn : créer davantage de valeur ajoutée en transformant localement l’aluminium produit dans le Royaume.

Ces visites ont également confirmé l’intérêt du groupe Al Zayani pour de futurs investissements en France. Elles témoignent du potentiel de coopération industrielle entre nos deux pays et de notre volonté commune de renforcer ce partenariat d’avenir. +d’images

Enseignement

Lycée français international

Pour la troisième fois, j’ai eu le plaisir de visiter le Lycée français international de Bahreïn, établissement du réseau de la Mission laïque française (MLF), accueilli par son proviseur, Sébastien Gaillard.

Notre délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe a été particulièrement séduite par l’implication des élèves, qui ont assuré eux-mêmes une grande partie de la visite de leur établissement. Du CDI aux laboratoires, en passant par les classes de CP, de CM2 et la bibliothèque, ils ont présenté avec enthousiasme leur quotidien, leurs projets et les nombreux atouts de leur lycée. Rien n’est plus convaincant que de voir des élèves devenir les premiers ambassadeurs de leur école.

Les échanges avec les enseignants, les parents et les élèves ont illustré la richesse d’un établissement qui favorise l’ouverture sur le monde. Dès la classe de seconde, les élèves peuvent choisir une quatrième langue vivante, une singularité qui témoigne de l’ambition internationale de ce lycée.

Nous avons également découvert le projet artistique « Regards Croisés », qui met en dialogue les cultures française et bahreïnienne à travers les créations des élèves, illustrant parfaitement la vocation de notre enseignement français à l’étranger : transmettre des savoirs tout en créant des passerelles entre les cultures.

Je remercie chaleureusement Sébastien Gaillard, l’ensemble de l’équipe éducative, les parents d’élèves et surtout les élèves pour leur accueil. Leur enthousiasme, leur curiosité et leur fierté d’appartenir à leur établissement constituent la plus belle promotion du Lycée français international de Bahreïn, qui célébrera son 50ᵉ anniversaire à la fin de l’année 2026. Un bel anniversaire en perspective pour un établissement qui, depuis un demi-siècle, contribue au rayonnement de l’enseignement français et au rapprochement entre la France et Bahreïn. +d’images

Culture

Pose de la Première pierre de la nouvelle Alliance française

J’ai eu l’honneur de participer à la cérémonie de pose de la première pierre de la future Alliance française de Bahreïn, aux côtés de Son Excellence le Dr Mohammed bin Mubarak Juma, ministre de l’Éducation, de Hamed Al Mahmeed, directeur du bureau du Premier ministre, de Éric Giraud-Telme, ambassadeur de France à Bahreïn, de Ahmed Al Jawahery, président de l’Alliance française Bahrain, ainsi que des représentants des autorités bahreïnies et des partenaires institutionnels et privés.

À cette occasion, j’ai eu le plaisir de prononcer quelques mots sur la portée de ce projet pour l’avenir de la relation franco-bahreïnienne (mon discours).

Créée en 1969, première Alliance française du Golfe, l’institution ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire. Son futur siège, imaginé par l’architecte franco-libanais Pierre Sfeir (SA Atelier), offrira des salles de cours équipées de tableaux numériques, une médiathèque, un auditorium et des espaces culturels modernes.

Sa capacité d’accueil sera doublée afin d’accompagner le développement de l’enseignement du français et des échanges culturels.

Cette réalisation illustre la qualité de la coopération éducative entre nos deux pays. Depuis 2009, le français est enseigné dans les écoles publiques de Bahreïn, renforçant chaque année les liens entre nos deux peuples.

Je tiens à féliciter chaleureusement Céline Martin, directrice, et toute l’équipe de l’Alliance française de Bahreïn, ainsi que l’ensemble des sponsors, partenaires bahreïniens et français, pour avoir porté ce projet avec détermination jusqu’à sa concrétisation.

Cette nouvelle Alliance constitue bien plus qu’un bâtiment : c’est un investissement dans la jeunesse, la francophonie et le dialogue entre les cultures. Elle consolide durablement la relation d’amitié entre la France et Bahreïn et contribuera, pour les décennies à venir, au rayonnement de notre langue et de notre culture au cœur du Golfe. +d’images

En circonscription en Tunisie – Tunis (26-29 mars 2026)

Retour en Tunisie pour un sixième déplacement, le premier depuis la fin de la période Covid, où j’ai été accueilli à l’aéroport par Dominique Mas, consul général de France à Tunis, accompagné de Michel Zucchero et Madeleine Ben Naceur, conseillers des Français de l’étranger. 

Deux élus de terrain profondément engagés au service de nos compatriotes, dont l’expérience, la connaissance fine des réalités locales et l’investissement constant font référence. Leur grande qualité d’écoute, leur disponibilité de chaque instant et leur empathie remarquable envers les Français établis en Tunisie sont précieuses pour accompagner, orienter et défendre chacun dans les moments importants comme dans les difficultés du quotidien. Leur action, menée avec humanité et détermination, illustre pleinement l’exigence et la noblesse de leur mission au service de la communauté française.

Je leur suis particulièrement reconnaissant d’avoir, au fil de chacune de mes visites en Tunisie, toujours facilité mes déplacements et permis l’accomplissement de mon mandat dans les meilleures conditions.

Diplomatie parlementaire

Chambre des régions et des districts

Première étape : une rencontre à la Chambre des régions et des districts, créée par la Constitution de 2022, en présence de l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen.

Nous avons évoqué l’impact économique de la guerre au Moyen-Orient, ainsi que les enjeux liés à l’énergie et au changement climatique. J’ai également présenté l’action de l’AFD et promu l’Agence africaine du médicament.

Le vice-président du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Youssef Bargaoui, a exprimé la volonté de l’institution de développer ses relations avec le Sénat français, avec la création prochaine d’un groupe d’amitié parlementaire.

De son côté, le président de la commission de l’investissement et de la coopération internationale, Bilal Saïdi, a souligné l’ambition de renforcer les relations bilatérales, notamment par des échanges de travail entre nos deux parlements.

Enfin, une Agence nationale du médicament a été créée en 2023, illustrant les priorités en matière de sécurité pharmaceutique.

Merci à mes interlocuteurs pour leur accueil et leur engagement en faveur du renforcement de notre relation bilatérale. +d’images

Communauté française

Ambassade

Rencontre inspirante avec Anne Gueguen, ambassadrice de France en Tunisie, avant d’être rejoints par Thierry Valat, ambassadeur en Libye, lors de la réunion régionale des CCEF pour le Maghreb et le Moyen-Orient.

Cette discussion a confirmé la force des liens franco-tunisiens, portés par une logique de voisinage et une francophonie dynamique. Malgré sa taille modeste (12 millions d’habitants), la Tunisie se distingue comme le 1er investisseur africain en France en nombre de projets, et nos échanges dépassent même ceux avec le Brésil !

Les échanges commerciaux, le tourisme et les investissements progressent, tandis que la coopération scientifique (Institut Pasteur, eau, environnement) et l’écosystème start-up, incarné par la licorne Karim Beguir, illustrent une dynamique prometteuse.

Face aux défis migratoires, la Tunisie a su stabiliser les flux, mais il reste crucial de favoriser la mobilité légale et l’emploi. Une relation à relancer ensemble, pour un partenariat toujours plus ambitieux.

Acteurs de la communauté

Moments précieux au cœur de la communauté française de Tunisie !

Un grand merci à Madeleine Ben Naceur pour avoir réuni, autour d’un déjeuner chaleureux à son domicile, un échantillon dynamique de la communauté française en Tunisie, en présence de Michel Zucchero.

Avec 23 000 résidents français dans le pays, dont 70 % de binationaux, une proportion en constante progression, ces rencontres rappellent la vitalité et la richesse des liens entre nos deux nations.

J’ai eu le plaisir d’échanger avec Mohamed Aissaoui, président de l’Alliance française de Tunis, sur son ambitieux projet : le Programme ALECA (Avenir : Liens, Échanges, Cultures et Académies). Une initiative prometteuse pour renforcer les échanges intellectuels, philosophiques et culturels entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe.

Une autre rencontre marquante, initiée par Madeleine, fut celle avec André Abitbol, historien fin observateur des dynamiques de la société tunisienne. Son approche érudite et sa vision profondément pluraliste de l’identité nationale ont nourri une conversation d’une grande richesse. Sa vivacité d’esprit et sa finesse de pensée ont rendu cet échange particulièrement stimulant.

Merci à tous pour ces moments d’échange et de partage, qui renforcent chaque jour les ponts entre la France et la Tunisie. +d’images

Enseignement

École Georges Brassens

Retour dans cette école maternelle et primaire que j’avais visitée en 2015, et qui accueille aujourd’hui 158 élèves (180 en 2024-2025).

Unique établissement scolaire français de la banlieue sud de Tunis (Megrine) elle accompagne ses élèves vers le collège et lycée Pierre Mendès-France. Dès 3 ans, les enfants apprennent le français, l’anglais et l’arabe.

J’ai été particulièrement marqué par leur ingéniosité pour sensibiliser aux effets du plastique en mer et encourager le tri.

Malgré les évolutions linguistiques et administratives du pays, l’engagement éducatif reste fort. Une dynamique portée par une équipe de direction engagée.

Merci à Valérie Duthil, directrice, au proviseur du collège-lycée Pierre Mendès-France, et à toute l’équipe pour leur accueil. +d’images

Institut français – Réseau d’enseignement français

Sujet majeur d’actualité, j’ai échangé à l’Institut français avec les acteurs clés* du réseau d’enseignement français en Tunisie, aux côtés de Madeleine Ben Naceur et Michel Zucchero. Cette rencontre a permis de dresser un état des lieux précis et encourageant.

Le réseau compte aujourd’hui 8 établissements en gestion directe, répartis entre Tunis et La Marsa, accueillant 6 000 élèves sur un total de 19 500. Depuis 2018, une transformation majeure s’est opérée : la majorité des élèves est désormais scolarisée dans des établissements partenaires, dont le nombre est passé de 3 à 24.

Grâce au programme Tunisie pilote et à l’engagement d’investisseurs privés, les effectifs ont doublé en huit ans, atteignant l’objectif fixé (10 000 à 20 000).

En parallèle, 1 247 élèves en Terminale et 1 700 en Première se présentent au baccalauréat français en candidats libres, souvent en complément du bac tunisien.

Malgré un plafonnement récent lié aux contraintes économiques, la Tunisie reste un modèle de développement pour notre enseignement à l’étranger. +d’images

(*) Fabrice Rousseau (COCAC), Christine Jacquemyn (COCAC adjointe), Sylvie Lepape (examens et concours), Véronique Doutreleau (IEN Maghreb)

Diplomatie économique

Réunion régionale des CCEF

Une dynamique franco-méditerranéenne renforcée à Tunis !

J’ai eu l’honneur de participer à la Réunion régionale des CCE Sud-Méditerranée “Deux Rives, Un Avenir”, la plus importante délégation économique française en Tunisie depuis 4 ans, réunissant plus de 90 entreprises et 15 pays.

Un événement marquant, au cours duquel les échanges ont porté sur des enjeux stratégiques majeurs : géopolitique méditerranéenne, sécurité alimentaire, gestion de l’eau et nearshoring — autant de leviers essentiels pour renforcer la coopération régionale.

La présentation des différents pays par le Trésor et les Conseillers du Commerce extérieur (Algérie, Libye, Maroc, Tunisie) a permis de mieux appréhender les défis spécifiques à chacun.

. La Tunisie, 3ᵉ partenaire commercial de la France en Afrique, incarne un potentiel considérable.
. L’Algérie constitue le deuxième débouché de nos exportations en Afrique et offre un potentiel de développement majeur.
. Le Maroc, premier partenaire commercial de la France en Afrique et premier investisseur africain en France en valeur, confirme son rôle stratégique.

Ces rencontres confirment une volonté commune : construire un avenir économique et culturel partagé, dans l’esprit de la francophonie et de l’innovation.

Un grand merci à l’ensemble des participants pour la richesse des échanges, avec une mention spéciale à Alexandre Ratle, Sandrine Weisz et à toute l’équipe des CCEF, conduite par la présidente Sophie Sidos, pour la qualité de l’organisation et de l’animation.

Le dîner de gala à l’Acropolium et au musée de Carthage était exceptionnel.

Merci également à Son Excellence l’ambassadrice Anne Guéguen pour son accueil à la Résidence de France, ainsi qu’à François Gouyette, son prédécesseur, qui m’avait accueilli lors de mon premier séjour à Tunis en janvier 2015. +d’images

 

Sénat – Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) – Jean-Jacques Santini

J’ai revu Jean-Jacques Santini, le 26 février, au Sénat dans le prolongement de la réunion régionale Eurasie des Conseillers du Commerce Extérieur de la France à Istanbul.

Vice-président engagé au sein des CCEF, et conseiller exécutif du Président et de la Direction générale de BNP Paribas, il suit de près les enjeux qui s’articulent entre politique de développement et contribution à notre influence économique.

Nos échanges ont permis de souligner la nécessité de contribuer à mieux mobiliser les financements de l’AFD au bénéfice de l’expertise française, afin que notre politique de développement contribue davantage au soutien concret de nos entreprises à l’étranger, dans un contexte de concurrence accrue.

Une véritable complicité nous lie au sein du conseil d’administration de l’AFD, au service d’une évolution de l’Agence toujours plus attentive à nos entrepreneurs.

Je remercie Jean-Jacques d’être toujours attentif à me permettre de bénéficier de son éclairage sur l’environnement économique de la France, nos défis et nos opportunités.

Il est à mes yeux un des grands Sherpas de la diplomatie économique de la France.

Paris – Réunion CCEF – Taïwan : petit territoire, grand enjeu !

Un grand merci à Isabelle Bailly, présidente du Comité Hauts-de-Seine et vice-présidente Île-de-France des Conseillers du commerce extérieur (CCEF), à Perle Bagot ainsi qu’à Cédric Jaeg, président du comité Taïwan, pour leur invitation, ce 16 septembre, à introduire le petit-déjeuner consacré au thème : « Taïwan : petit territoire, grand enjeu ! ».

Ce rendez-vous fut l’occasion d’éclairer les multiples dimensions stratégiques de Taïwan grâce aux analyses croisées de 8 experts. Carrefour géopolitique, puissance technologique (semi-conducteurs, IA) et laboratoire d’innovation culturelle, Taïwan se situe au cœur des équilibres mondiaux et des dynamiques qui façonneront l’économie de demain.

Franck Paris, directeur du Bureau Français de Taïwan, et Antoine Aubel, chef du service économique, ont mis en lumière les opportunités uniques offertes par ce pays en forte croissance pour renforcer nos partenariats !

Ils ont rappelé que l’île est le 3ᵉ investisseur mondial en R&D et que sa croissance soutenue s’appuie sur une industrie de pointe, notamment les semi-conducteurs.

Félicitations aux CCEF qui mettent si bien en valeur l’importance de développer nos échanges commerciaux avec Taiwan.Espérons que cela influencera le prochain gouvernement à venir y appuyer nos entreprises. +d’images

INFOLETTRE n°247 – Juin 2025

Lire : l’INFOLETTRE n°247 – Juin 2025Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Le grand défi budgétaire

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

En 2018, une « taxe sur les yachts » a été instaurée pour cibler les navires de plaisance dont la coque mesure au moins 30 mètres et dont la puissance propulsive dépasse 750 kilowatts. Allant de 30.000 à 200.000 euros, elle frappe les yachts battant pavillon français ou détenus par des personnes physiques ou morales établies en France.

On en attendait 10 millions d’euros de recettes annuelles. En 2024, elle n’en rapporte plus que 60.000 euros : il ne resterait plus sur le territoire que cinq yachts assujettis.

Il faut rappeler que l’entretien annuel d’un yacht représente environ 10 % de sa valeur. En les voyant partir sous d’autres cieux, la France perd aussi la TVA, l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales générés par toute une activité économique. De quoi méditer pour ceux qui pensent qu’il suffirait de taxer « les riches » pour financer la collectivité.

Le président de la République, lors de son interview du 13 mai 2025, a présenté un graphique de l’INSEE révélateur : sur 1000 euros de dépenses publiques, 561 sont consacrés à notre protection sociale.

Pour 2026, le gouvernement vise 40 milliards d’euros d’économies afin de ramener le déficit de 5,4 à 4,6 % du PIB. Un effort considérable, qui ne suffira pourtant pas à enrayer la progression de notre dette. D’ici trois ans, un euro sur trois des recettes fiscales sera absorbé par le seul service de la dette.

Il faudrait entre 120 et 150 milliards d’euros d’économies pour stabiliser la trajectoire de notre dette publique. Une réforme en profondeur de notre système de protection sociale parait inévitable.

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Situation au Proche et au Moyen-Orient (1/2) – “Faisons en sorte d’arrêter les conflits, même avant qu’ils ne débutent”
. Situation au Proche et au Moyen-Orient (2/2) – Réponse du ministre Jean-Noël Barrot à mon intervention
. Audition de Sébastien Lecornu – Shangri-La Dialogue à Singapour

EN CIRCONSCRIPTION
> ESPAGNE – Madrid (22–24 mai 2025)
> SUISSE – Genève (25-27 mai 2025)
> BRÉSIL (1/2) – Rio de Janeiro & Itaguaí (08–10 juin 2025)
> BRÉSIL (2/2) – São Paulo & Santos (11-13 juin 2025)
> ROYAUME-UNI – Édimbourg, Glasgow, Londres (20-22 juin 2025)

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Réunion annuelle des CCIFI – “La French business attitude”
. CCEF AG : L’intelligence collective au service du développement international de la France
. ANEFE – Renouvellement du conseil d’administration
. Retraités expatriés : quelles démarches réaliser ?
. Vote par internet : participez au grand test !
. France Identité : une révolution pour les Français de l’étranger

SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ / IA
. Paris Cyber Summit (2-4 juin) – Taïwan, Chiffrement, Cyberdéfense
. Rencontre avec les responsables cyber de Paris Europlace

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. GIA France-Pays du Golfe – Solidarité avec le Qatar – Communiqué de presse
. Accueil d’une délégation de la Shoura saoudienne
. Rencontre « Vision Golfe 2025 »
. Taiwan – Accueil du maire de Taipei
. La diplomatie économique au service de l’amitié franco-bulgare
. Inde – Chambre de commerce franco-indienne
. Italie – Fête nationale
. L’IPAC appelle au respect de la liberté religieuses des Tibétains

MÉDIAS
. “50 ans de l’ANEFE : un tournant pour l’enseignement français à l’étranger” (Expat.com – 22/05/2025)
. Olivier Cadic : “On imagine mal Israël se confronter seul à l’Iran” (Public Sénat – 20 juin 2025 – Vidéo 26m)
. Olivier Cadic : “Pour Israël, la meilleure défense, c’est la surprise” (Public Sénat – 18 juin 2025 – Vidéo 41m)
. “Nucléaire iranien : l’impasse de la dissuasion” (Infolettre UDI 27/06/2025)

Découvrir l’InfoLettre n°247

INFOLETTRE n°244 – Mars 2025

Lire : l’INFOLETTRE n°244 – Mars 2025Logo HebdoLettre bleu - Rond75

La liberté de désinformer

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

Le 14 mars dernier, le président Donald Trump a publié un décret visant à supprimer USAGM, l’organisation mère de plusieurs médias d’information indépendants, tels que Voice of America (VOA), Radio Free Asia (RFA) et Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL).

Ces médias sont les derniers garants d’un journalisme libre dans les zones où la liberté de la presse est la plus menacée. Ainsi, RFE/RL est l’ultime refuge de la résistance médiatique dans de nombreux pays européens autoritaires (comme en Géorgie et en Azerbaïdjan).

Le démantèlement de RFE/RL est l’un des plus beaux cadeaux dont les régimes autocratiques pouvaient rêver. Ainsi, en Russie, Margarita Simonyan, propagandiste-en-chef du Kremlin et rédactrice-en-chef de RT, a qualifié cette décision d’excellente nouvelle !

Le 17 mars la Tchéquie a lancé une initiative, auprès du Conseil des Affaires étrangères, afin que l’Union européenne vienne financièrement au secours de RFE/RL, dont le budget de fonctionnement annuel est de 150 millions de dollars (un réseau de 1700 journalistes qui opèrent en 27 langues dans 23 pays européens).

Depuis, la Tchéquie a été rejointe par divers pays européens : Autriche, Belgique, Estonie, Allemagne, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Slovénie, Suède, Finlande, Danemark…

Je m’associe aux démarches de Reporters sans frontières (RSF), appuyées publiquement par Ursula Von der Leyen, afin d’encourager tous les États membres, dont la France, à soutenir cette initiative, pour ne pas laisser le champ libre en Europe aux adeptes de la liberté de désinformer !

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Semaine AFE – Une session réussie sous le signe de l’amélioration continue des services pour les FDE
. Semaine AFE – La cybersécurité au service des Français de l’étranger
. Semaine AFE – Vous avez dit vino-diplomatie ?
. Ma question écrite sur l’impossibilité pour un fonctionnaire en disponibilité de se présenter à un concours interne
. Réseau FIAFE – Rencontres annuelles

EN CIRCONSCRIPTION
> ROYAUME-UNI – Londres (3 mars 2025)
> PANAMA – Panama City (23-24 mars 2025)
> MEXIQUE (1/2) – Mexico City (25-28 mars 2025)
> MEXIQUE (2/2) – Mexico City (25-28 mars 2025)

SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ / IA
. Cybersécurité – Et si la montée en compétence numérique de tous était déclarée Grande Cause nationale 2026 ?
. Sommet pour l’action sur l’IA
. PJL Résilience & Cybersécurité – Intervention devant le Haut comité français pour la Résilience nationale
. PJL Résilience & Cybersécurité – Avec Clara Chappaz au Campus Cyber
. PJL Résilience & Cybersécurité – Adoption de la loi par le Sénat
. PJL Résilience & Cybersécurité – Adoption de mon amendement pour établir un principe clair de sécurité numérique
. PJL Résilience & Cybersécurité – Discussion générale
. Commission Spéciale Cybersécurité – Visio avec Clara Chappaz
. Commission Spéciale Cybersécurité – Rapports & Examen des amendements
. Matinale du CyberCercle – Point d’étape sur la transposition des trois directives européennes

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Danemark – Diner d’État à Élysée
. Somaliland – Représentant officiel
. Serbie – Ambassadrice
. Émirats arabes unis – Iftar interculturel à la BNF
. Iran – Otages français
. Liban – Professeur Karim Bitar

MÉDIAS
. Arnaque, phishing, rançongiciels : les Français pris pour cible” (Public Sénat, 04/04/2025)
. Kit de survie : « Quand une population est préparée, elle n’est pas en mode panique », salue le sénateur Olivier Cadic (Public Sénat, 28/03/2025)
. “Guerre en Ukraine, défense européenne… pourquoi Macron cultive son rôle de chef des armées“ (BMFTV, 18/03/2025)
. “Narcotrafic : la lutte à tout prix ?” (Arte, 17/03/2025 – Vidéo 22m)
. Olivier Cadic : “Il faut se préparer à l’agression de Poutine vis-à-vis de l’UE” (Public Sénat, 14/03/2025 – Vidéo 27m)
. “Les politiques français divisés sur le prix de la paix” (Ouest France, 05/03/2025)

Découvrir l’InfoLettre n°244

CCEF – Assemblée générale

Très heureux d’avoir assisté à la 120e Assemblée générale des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) présidée par Sophie Sidos, au siège le Mouvement des Entreprises de France, en compagnie d’Olivia Richard, sénatrice des Français établis hors de France.

L’intervention de Gérard Mestrallet pour présenter le projet IMEC (India Middle East Europe Economic Corridor) a permis d’appréhender son fort potentiel industriel, tant dans le ferroviaire que l’hydrogène vert.

Je suis très reconnaissant envers Sophie Sidos et Anne Baer, présidente CCEF Israël, d’avoir signalé ma présence et rendu hommage à mon assiduité aux réunions des CCEF.

Ces rendez-vous me permettent de retrouver des experts rencontrés aux quatre coins du monde qui nourrissent ma réflexion et mon action au service de notre diplomatie économique.

Plus tôt dans la journée, j’avais accueilli au sénat Isabelle Aimonetti, présidente CCEF Afrique, et Iwan Streichenberger, président CCEF États-Unis, pour préparer de prochains déplacements. +d’images

AG des CCIFI : 5 nouvelles chambres rejoignent le réseau

Ce 25 juin, j’ai eu le plaisir d’être invité à l’Assemblée générale du réseau CCI France International (CCIFI), présidé par Arnaud Vaissié. Une journée qui constitue toujours une vitrine du succès des entreprises françaises qui réussissent à l’international et de l’attractivité de l’Hexagone.

Nous en avons eu la confirmation par Charles Maridor, délégué général, qui a fait le point sur les chantiers de la mandature 2022-2025 dans son rapport d’activité.

Lors de cette AG, le réseau a accueilli favorablement 5 candidatures pour étoffer le réseau : Estonie, Éthiopie, Ouzbékistan, Ouganda, USA-Denver. Je souhaite la bienvenue à ces nouvelles chambres et une belle croissance. Très reconnaissant envers Thomas Pelletier (Ouganda) d’avoir signalé l’apport de mon passage à Kampala pour contribuer à créer une dynamique en faveur de la création de cette chambre. Comme pour l’Ouganda, la création d’une chambre de commerce en Estonie et en Ethiopie constituaient mes objectifs prioritaires pour ces pays. Aussi, j’appuierai volontiers l’action de Violaine Champetier de Ribes (Estonie) et Olivier Poujade (Ethiopie) pour les aider à développer leur nouvelle chambre.

Cet événement fut aussi l’occasion de signer deux nouveaux accords de partenariat pour CCIFI : le premier avec le MEDEF International, présidé par Frédéric Sanchez, puis le second avec Business France afin de travailler collectivement pour accélérer l’implantation et le développement des entreprises françaises.

Après la présentation des comptes, une table ronde passionnante s’est tenue sur ce thème : «Dynamiser notre collaboration entre les principaux acteurs de la Team France». Les intervenants ont brassé ces divers points : la mise en œuvre des Team France Pays, le renforcement de la coopération entre CCIFI et les bureaux Business France à l’étranger, la redynamisation de la relation CCI / CCIFI et les axes de collaboration avec Bpifrance et les CCEF. +d’images

Les intervenants étaient :
> Arnaud Vaissié, président de CCI France International
> Alain Di Crescenzo, président de CCI France
> Dominique Restino, président de la CCI Paris Ile-de-France
> Jean-Jacques Santini, vice-président des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF)
> Olivier Vincent, directeur International de Bpifrance
> Laurent Saint-Martin, directeur général de Business France

Le DG de Business France a souligné que si l’attractivité de la France est un succès de ces 7 dernières années, elle apparaît actuellement en danger au regard de certaines déclarations politiques. Il propose aux Chambres d’industrialiser la capacité d’aller chercher ensemble les nouveaux investisseurs pour la France.

Inquiétude partagée par Alain Di Crescenzo, qui craint des perturbations à venir en France. Le relais viendra de l’international. Il passe par un accélérateur d’implantation à l’international et la capacité à rebondir pour dupliquer la réussite en passant d’un pays à l’autre.

Jean-Jacques Santini a souligné l’importance de mieux faire travailler ensemble CCEF et CCIFI afin de jouer des complémentarités. Le réseau de bénévoles des CCEF sont prêts à être utiles pour aider au développement des Chambres.

Enfin Olivier Vincent a appeler à trouver ensemble les acheteurs étrangers pour accompagner ensemble les exportateurs.

Le terme “Ensemble”, repris par chacun des intervenants, démontre que l’esprit collectif de la Team France a gagné les esprits.

Bravo et merci à tous ces acteurs de notre rayonnement économique international ! +d’images

En circonscription aux États-Unis – Washington (11-13 oct. 2023)

Dixième déplacement aux États-Unis pour participer au forum des Conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) d’Amérique du Nord à Washington, à l’invitation de leur président Paul Bensabat. Un événement qui a constitué une opportunité unique d’aborder les perspectives de la relation économique transatlantique et les évolutions du marché américain.

A la faveur de mon passage, Laurent Bili, ambassadeur de France aux États-Unis, m’a accordé un entretien qui nous a permis un tour d’horizon de sujets d’actualité internationale. Je suis particulièrement reconnaissant à Caroline Monvoisin, consule générale de France à Washington, qui a organisé la réunion des conseillers des Français de l’étranger présents sur place.

Enfin, j’ai eu le plaisir de découvrir le nouveau campus du lycée Rochambeau, accueilli par Hélène Fabre, directrice exécutive, et Xavier Jacquenet, proviseur.

Diplomatie économique

Résidence de l’ambassadeur

Laurent Bili, ambassadeur de France aux Etats-Unis, avait convié à la Résidence tous les participants au séminaire économique Amérique du Nord (États-Unis, Canada) des CCEF, en présence de Michel Miraillet, ambassadeur de France au Canada.

L’ambassadeur a souligné qu’en 30 ans, le quai d’Orsay n’avait jamais connu une période aussi dangereuse. Il décrit une relation transatlantique au beau fixe : nos deux pays sont en phase sur les trois crises majeures que nous observons.

Parmi les participants (CCEF, consuls généraux et conseillers économiques), j’ai retrouvé Paul Bensabat, président des CCEF pour les États-Unis et organisateur du forum, Sophie Sidos-Vicat, présidente des CCEF, deux élus conseillers des Français de l’étranger (CFDE) également CCEF : Gérard Epelbaum (New York) et Dominique Lemoine (Atlanta).

CCEF de Floride

Merci à Xavier Capdevielle, CCEF Miami, et ancien CFDE, qui m’a invité à prolonger l’événement en retrouvant les CCEF de Floride pour un dîner.

Ils m’ont permis de vivre pleinement une journée de 30 heures…

+d’images

.

Forum des CCEF

Tous ensemble pour faire gagner la France !

Co-organisé, comme l’an dernier, par la commission Amérique du Nord des CCE présidée par Paul Bensabat et le service économique régional dirigé par Antonin Aviat, le forum a été ouvert cette année par un message de Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie, réélu l’an dernier député par les Français d’Amérique du nord.

Sophie Sidos-Vicat, présidente des CCEF, élue au printemps dernier, s’est félicitée de voir 250 participants réunis à l’ambassade de France pour la circonstance, après avoir partagé un message de solidarité à Anne Baer, présidente CCEF en Israël.

Pour la 4ème année consécutive, la France apparaît comme le pays le plus attractif d’Europe. Les entreprises américaines sont par ailleurs à l’origine de 280 projets d’investissements en France.

Durant deux jours, ce forum de rencontres a mis en exergue les implications de la rivalité Chine- États-Unis sur la relation économique transatlantique. La nécessité de sortir de Chine toutes les activités possibles pour atténuer les risques liées à une confrontation des deux puissances est désormais abordée sans détours.

Après des décennies de délocalisation, la re-localisation (reshoring) s’engage à marche forcée suite aux lois « Inflation réduction Act » et « Chip Act ». Si tout ne peut revenir aux Etats-Unis, la nécessité de créer un réseau de fournisseurs situés dans d’autres pays « amis » s’exprime au travers du concept de « Friendshoring ». La moitié des importations américaines venant de Chine trouvent leurs sources dans des filiales de sociétés américaines ou taiwanaises. Il faut donc s’attendre à une période de transition avec un déplacement vers d’autres pays.

La responsabilité sociale des entreprises en matière de salaire décent, du non-emploi d’enfants ou enfin des conséquences environnementales sont autant d’obligations qui sont difficilement contrôlables en Chine. Le risque pour la réputation de l’entreprise dans un pays qui ne respecte pas les droits humains apparaît désormais plus important que le bénéfice économique d’une production à bas coût.

Parmi les invités d’honneur, Dan Schulman, ancien président directeur général de PayPal a révélé que la société reçoit plus de 3 à 4 millions d’attaques cyber quotidiennes et a fait de la cybersécurité la première priorité.

En conclusion du forum, Yann Le Cun, Chief AI, Scientist chez Meta, a révélé que les systèmes futurs dépasseront les humains et auront des émotions. Il lui paraît déterminant que la France favorise les plateformes ouvertes pour ne pas passer à côté des opportunités liées à l’intelligence artificielle.

Félicitations à Paul Bensabat et à tous les organisateurs pour ces deux jours de conférences passionnants. +d’images

Atelier French Tech

Comme l’année précédente, je me suis inscrit à l’atelier dédié aux communautés French Tech et aux écosystèmes tech en Amérique du nord.

La participation des membres de communautés French Tech était toujours aussi importante.

À San Francisco, les Français ont démontré leur capacité à croître à côté des start-ups israéliennes.
Dans l’Intelligence artificielle, le talent français est reconnu.
Des fonds US investissent désormais directement dans des sociétés françaises.

À Miami, la Floride s’est imposée aux côtés de Dubaï et Singapour pour la Blue Tech (technologie des océans). La French Tech locale promeut la coopération avec la Chambre de commerce, les CCEF et Business France et exprime le besoin d’avoir un lieu pour partager leur savoir-faire.

Les Missions à Austin et Mexico ont partagé l’importance de la cohésion de ces différents acteurs la « French Team ».

Les participants ont souligné que l’art de vivre à la française était un des facteurs d’attractivité pour les start-upers.

Afin de convaincre les investisseurs nord-américains, ils rappellent que les structures nées en Israël poursuivent toutes leur développement aux E-U. Il faut que les start-ups françaises s’inspirent de ce volontarisme pour rassurer ces investisseurs.

10 ans après la création de la French Tech, le défi est relevé. Le talent français dans les nouvelles technologies est reconnu. La France est la première place dans l’UE pour les levées de fonds. La performance n’est pas mince.

Soirée CCEF Amérique du Nord

Pour la soirée de gala du séminaire économique, Paul Bensabat, président de la commission Amérique du Nord des CCE, a choisi d’organiser un cocktail sur la terrasse de l’hôtel Watergate qui dispose d’une vue imprenable sur le Potomac.

La réputation de cet hôtel est universelle depuis qu’il a été le théâtre de l’effraction du siège du Comité national démocrate (DNC), situé au 6e étage du complexe hôtelier, le 17 juin 1972.

L’arrestation de cinq intrus est à l’origine du plus grand scandale politique mondial qui a conduit alors à la démission de Richard Nixon de la présidence des Etats-Unis.

Diplomatie parlementaire

Ambassadeur

Laurent Bili, ambassadeur de France aux États-Unis, a succédé en début d’année à Philippe Etienne, rencontré lors de mon précédent passage.

L’ambassadeur m’a accordé un entretien à l’ambassade à la faveur de mon passage pour préparer mon prochain déplacement à Washington, à la tête d’une délégation française de la cyber, prévu en 2024.

Nous avons fait un tour d’horizon sur les sujets d’actualité concernant la politique américaine et les relations bilatérales entre Washington et Pékin, en présence de Caroline Monvoisin, consule générale de France à Washington.

Précédemment ambassadeur de France en Chine, à Pékin, Laurent Bili n’est revenu que trois fois en France durant cette période du fait des conditions de déplacement très restrictives liées au Covid.

Communauté française

Conseillers des Français de l’étranger

À l’invitation de Caroline Monvoisin, consule générale à Washington, une rencontre a été organisée avec des conseillers des Français de l’étranger établis aux États-Unis. Jérémie Robert, consul général à New York, et Mathieu Esnault, Consul adjoint et Chef de chancellerie, participaient également à la rencontre.

J’ai retrouvé les élus de Washington Olivier Piton et Blandine Chantepie en compagnie de Gérard Epelbaum (New York) et Dominique Lemoine (Atlanta) venus pour la réunion des CCEF.

Les effectifs de notre communauté ont progressé en Georgie et au Texas. Le Bastille Day (14 juillet) 2023 a réuni 8000 Français à Central Park.

Les élus sont revenus sur la question de la CSG-CRDS toujours réclamée aux non-résidents en dehors de l’UE, ce qui est perçu comme une mesure fiscale discriminatoire. Parmi les difficultés, le délai pour commencer à recevoir sa retraite française aux USA est de deux ans. Un autre point mis en exergue avait trait à la carte vitale pour les retraités et le délai de carence de 3 mois au retour en France.

Sur New-York, le plafonnement des bourses scolaires laisse parfois un reste à charge pour le boursier trop important. Cela a justifié 30 recours.

La moitié des effectifs de notre consulat dans la capitale fédérale est affectée au service des visas qui centralise les demandes émanant de tous les États-Unis.

Suite à la loi bioéthique votée par le Parlement en 2021, j’ai souhaité faire le point sur les dossiers de GPA (Gestation pour Autrui) enregistrés par nos services à la demande de compatriotes. Leur nombre a été divisé par 5 : 20 contre une centaine par an auparavant. Dans les faits, les parents rentrent souvent directement avec l’enfant en France muni d’un passeport américain.

Merci à Caroline Monvoisin pour son accueil. Le partage de son expérience au sein de la DFAE a été fort utile lors de nos discussions.

Enseignement

Lycée Rochambeau

Retour à Rochambeau pour découvrir le nouveau campus de Maplewood, distant de seulement 5 minutes du collège, dans un parc où séjournent biches et renards.

Hélène Fabre, directrice exécutive, et Xavier Jacquenet, proviseur, m’ont fait visiter ce site ouvert en novembre 2022, qui regroupe 660 enfants scolarisés en maternelle et primaire.

Ce campus se substitue à deux sites précédents, ce qui permet de rationaliser l’organisation tout en offrant un confort inégalé aux enfants dans un des plus luxueux établissements du réseau.

Les classes de primaire accueillent 20 élèves chacune (5 classes par niveau), celles de maternelle sont limitées à 18.

Cuisine et jardin pédagogique, infrastructures sportives variées et nombreuses, toilettes dans chacune des salles de classe, tout a été imaginé pour offrir un cadre de travail idéal aux enfants au travers de multiples activités extra-scolaires.

La capacité du site est limitée à 700 enfants du fait des conditions de respect de l’environnement, de l’impact de l’établissement sur les conditions de circulation et des nuisances sonores potentielles.

Tous les enfants âgés de plus de 5 ans doivent arriver à l’école à l’aide d’un bus scolaire.

À la faveur de cette visite, j’ai eu un temps de rencontre avec les enseignants et élèves de CM2 qui ont prévu de découvrir le Sénat lors de leur voyage à Paris, au printemps prochain, sous la conduite de Marie Comninos, Professeur des écoles CM2.

Félicitations à toute l’équipe de Rochambeau pour ce spectaculaire accomplissement qui correspond à un investissement de 65 millions de dollars.

En croissance depuis son déconventionnement, les effectifs de Rochambeau devraient atteindre 1230 d’ici à la fin de l’année scolaire. La montée des cohortes devrait permettre d’atteindre les 1400 élèves d’ici à 2030. +d’images

Diplomatie Économique – Retour d’expérience Janvier-Juillet 2023 (vidéo 3’45)

La diplomatie économique de ce premier semestre 2023 s’est révélée particulièrement dense dans le cadre de mes diverses activités :

1️/ Avec les CCEF (Conseiller du commerce extérieur de la France) :
– 5 réunions régionales
– 4 rencontres de section
– 1 assemblée générale

2️/ Avec les CCIF International :
– 15 rencontres-événements avec les chambres
– 1 assemblée générale et trophée
(French Chamber of Great Britain, CCI France Brésil, CCI France Chili, Chambre de Commerce et d’Industrie France Moldavie, CCI France Cambodge, Chambre de commerce France Israël, CCI France Liban)

3️/ Avec les entreprises :
– 28 visites
(Plantation Du Haut Penja, Kribi Conteneurs Terminal, Tractafric, Cap de fer, La Fleche Bleue Algérienne, Renault Brésil, Recommerce.com, Orange, Sanofi, Mai Savanh Lao, AXA Services Maroc)

4️/ En complément, plusieurs rencontres avec la French Tech, l’Agence Française de Développement, Business France, les clubs d’affaires, l’EuroCham ou encore les chambres de commerce étrangères.

Ces différentes rencontres me permettent de mieux saisir les enjeux économiques et les spécificités propres à chaque entreprise, secteur ou entrepreneur.

Comme j’ai eu l’opportunité de le dire à la tribune du Sénat, mon objectif est que le gouvernement communique annuellement les données globalisées des entreprises françaises à l’étranger (EFE) pour évaluer les flux financiers réalisés avec la France.

Nos compatriotes comprendront alors que les petits ruisseaux des entrepreneurs français à l’étranger font les grandes rivières de l’exportation française !

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°212 – 13 avril 2023

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°212 – 13 avril 2023Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. Réflexions sur la représentation politique des Français établis hors de France
. Législatives partielles : fin du vote par Internet
. Une chance au tirage
. L’autre chambre du Parlement
. Résidence fiscale hors de France : quid de l’IFI ?

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Marie-Christine HARITÇALDE, membre de la commission nationale STAFE, conseillère à l’AFE, présidente du conseil consulaire au Chili (Évolution des critères STAFE).
. Patrick BOURBON, président du conseil consulaire à Chicago (Administration fiscale des non-résidents).
. Radya RAHAL, conseillère à l’AFE, présidente du conseil consulaire à Alger (Campagne des bourses 2023/24).

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. Consultations sur l’enseignement français à l’étranger (lettre à Olivier BECHT)
. Taïwan. Tribune saluée par ministère des Affaires étrangères
. AFD Madagascar
. En circonscription à MADAGASCAR (1/2) – Antananarivo (2-6 avril 2023)
Accueilli par Arnaud GUILLOIS, ambassadeur de France et Jean-Louis ROTH, consul général
. En circonscription à MADAGASCAR (2/2) – Nosy Be (3-5 avril 2023)
Accompagné par Arnaud GUILLOIS, ambassadeur de France et Patrick BOSDURE, conseiller de coopération et d’action culturelle

FRANCE
Actualités : Politique & Société

BRÈVES D’AILLEURS

Découvrir l’InfoLettre n°212

En circonscription au Vietnam – Hô-Chi-Minh-Ville (1-3 mars 2023)

(g à d) Nicolas Warnery, ambassadeur de France ; Olivier Cadic ; Laurent Fischer, conseiller des Français de l’étranger ; Olivier Becht, ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger ; Marc Villard, conseiller des Français de l’étranger ; Anne Genetet, députée de la circonscription Asie-Océanie ; Sébastien Pollet, conseiller des Français de l’étranger ; Emmanuelle Pavillon-Grosser, consule générale.

Retour au Vietnam, afin de conclure un déplacement en Asie où je me suis successivement rendu aux Philippines (Manille & Cebu), au Cambodge (Phnom Penh) et au Laos (Vientiane & Luang Prabang).

Ma venue à Hô-Chi-Minh-Ville a été initiée par la tenue du forum régional Asie Pacifique, organisé par les conseillers du commerce extérieur. En 2023, je suis intervenu à la réunion des CCEF de Tel Aviv, en janvier dernier, et j’interviendrai à nouveau lors de la réunion régionale Océan indien à Madagascar, en avril prochain.

Notre ministre Olivier Becht a également choisi de se rendre au forum de nos CCEF et j’ai eu l’honneur de l’accompagner lorsqu’il a rencontré nos entrepreneurs, nos élus et les acteurs de notre communauté au Vietnam.

Diplomatie économique

Olivier Becht

CCEF – Forum Asie Pacifique

Le forum Asie Pacifique des Conseillers du Commerce Extérieur de la France, a marqué la fin de ma tournée de 15 jours dans l’indo-pacifique.

Ces forums permettent d’appréhender les observations partagées par les chefs d’entreprises ou les cadres français opérant dans une région.

Michel Beaugier, président de la commission Asie Pacifique des CCE et Jean-Charles Belliol, président du comité Vietnam des CCE, ont remarquablement réussi leur événement. Près de 500 personnes ont fait le déplacement, sans compter ceux qui l’ont suivi en ligne.

Lors de l’ouverture, Se Tran Duy Dong, vice-ministre vietnamien du Plan et de l’Investissement, a présenté les atouts du marché vietnamien fort de 100 millions de personnes et d’une croissance de 8% en 2022.

Olivier Becht, ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, a nuancé le déficit record dans les biens de la France en soulignant les excédents records dans les services (+50 Mds) et sur les bénéfices rapatriés (+31 Mds).

Pays clé de l’ASEAN, le Vietnam est le pays d’implantation de près de 170 filiales de groupes français, employant environ 24 000 personnes. La France constitue le 16eme investisseur sur 142.

Philippe Louis-Dreyfus

Dans son intervention, Philippe Louis-Dreyfus, président de Louis Dreyfus Armateurs, a expliqué qu’il a privilégié la zone ASEAN au détriment de la Chine dans ses investissements. Une analyse qui rejoint la décision que j’avais prise dès les années 90.

Celui-ci a salué la vision d’Emmanuel Macron qui a su définir la zone ASEAN comme stratégique, et rappelé que la France est la seule force européenne active dans la région.
L’objectif doit être de doubler la présence française sur la zone.
Lors de la table ronde, “la France et l’axe Indopacifique”, Marc Abensour, ambassadeur en charge de l’Indopacifique au MEAE, a indiqué qu’il fallait traiter le défi de la Chine sans le citer.

Jérôme Roux, président ventes & marketing de STMicroelectronics, a confié que si Apple est leur premier client, Huawei est également un de leurs gros clients avec lequel ils travaillent dans le respect du règlement américain. En cas de découplage, Jérôme Roux affirme que sa société serait en mesure de couvrir indépendamment le bloc ouest et le bloc est.

La table ronde « Nouvelle donne mondiale et impacts en Asie Pacifique » a été le théâtre d’une confrontation. Maurice Gourdault-Montagne, ancien ambassadeur de France en Chine, fidèle à la vision du Parti communiste chinois, décrit Taïwan comme un état renégat. Pierre Grosser, professeur à Sciences-Po, plus respectueux de la réalité historique, justifie l’autonomie de Taïwan et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

L’amirale Anne Cullerre, ancienne responsable des forces françaises du Pacifique, a rappelé les lignes rouges de la France : le respect du droit de la mer, de la liberté de navigation et du statu quo pour Taiwan. On n’a jamais projeté autant de forces dans la zone depuis 2 ans. La France a un rôle de stabilisation.
La politisation de l’économie en Chine génère un niveau de détestation du système démocratique, a dit un intervenant en pointant la décision de Siemens de sortir de Chine.

Deux témoignages m’ont particulièrement marqué :

Celine Nha Nguyen

L’intervention de Celine Nha Nguyen, première vietnamienne à avoir conquis l’Everest, le 16 mai 2022. Un modèle d’engagement et de courage.

Le témoignage de Sébastien Bazin, président d’Accor, groupe hôtelier ouvre 365 hôtels chaque année, et doit embaucher 80.000 nouveaux collaborateurs dans le même temps, dont les deux tiers n’ont pas le baccalauréat.

Ce forum m’a apporté de grandes satisfactions au travers des échanges directs avec les CCEF ou les conseillers économiques, à la faveur des différents événements organisés en marge des conférences.

Mon seul regret est que je n’ai pas pu évaluer le degré de préparation de nos groupes face à l’éventualité d’une sortie expresse du marché chinois, si celui-ci devait se refermer comme nous l’avons vu en Russie.

Félicitations à Alain Bentejac, président des CCEF, dont le mandat va prendre fin prochainement. La réussite de ce forum, à l’image du succès du mondial des CCEF à Monaco, témoigne de la fantastique transformation de cette organisation depuis qu’il en a la charge. +d’images

Chambre de commerce France-Vietnam (CCIFV)

En marge du forum régional des CCEF, Thibaut Giroux, président de la CCIFV, et Adam Koulaksezian, directeur, que je remercie m’ont organisé une heure d’entretien avec les membres de la Chambre, en présence de Charles Maridor, directeur des CCIFI.

Aujourd’hui, la CCIFV regroupe plus de 250 entreprises membres, pour la plupart des filiales de sociétés françaises ou des entreprises créées par des Français au Vietnam.

Le président de la CCIFV observe que de plus en plus d’entreprises sortent de Chine. Le Vietnam apparaît alors comme le premier choix. Une entreprise française a constaté que ses fournisseurs chinois ne pourraient le livrer à l’avenir que s’il était à l’étranger. Des entreprises chinoises ont déplacé au Vietnam leurs unités pour pouvoir travailler avec des entreprises américaines.

Thibaut Giroux, président de la CCIFV ; Olivier Cadic ; Alain Bentejac, président du Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France (CNCCEF) ; Adam Koulaksezian, directeur de la CCIFV

La tension aux frontières entre la Chine et le Vietnam semble irriter les requins. Ces dents de la mer « seraient » responsables de la rupture de 3 des 4 câbles sous-marins qui relient le Vietnam au réseau internet.

La volonté des autorités vietnamiennes de maîtriser l’immigration en provenance de leur grand voisin a pour effet une plus grande difficulté d’obtenir des visas et permis de travail pour les Européens.

Certains membres ont vanté les opportunités de coopérer avec des entreprises japonaises pour répondre sereinement à des appels d’offre et estimé que la lutte contre la corruption commence à livrer de premiers résultats visibles.
Je retiens de cet échange que nos entrepreneurs ont confiance dans leur terre d’accueil pour développer leurs entreprises avec succès. Les résultats qu’ils affichent démontrent que le Vietnam est une destination de choix pour opérer en Asie. +d’images

Sanofi

Présente au Vietnam depuis 70 ans, l’entreprise Sanofi y emploie 1100 personnes, dont 400 sur le lieu de production visité par le ministre Olivier Becht.

Invité à accompagner le ministre avec Anne Genetet, députée, l’ambassadeur Nicolas Warnery et Emmanuelle Pavillon-Grosser, consule générale, j’ai assisté à la conférence de presse qui a mis en valeur l’apport de Sanofi à l’émergence d’une industrie pharmaceutique locale.

C’est l’endroit choisi par Sanofi pour mettre en place le seul centre de recherche et développement de produits en Asie du Sud-Est. Nous avons été témoins de la cérémonie de signature du protocole d’accord sur la mise en œuvre d’un programme destiné à lutter contre le diabète qui affecte 10% des adultes dans le monde (2021).

Enfin, nous avons visité Sanofi High-Tech Factory. Avec un investissement initial de 75 millions USD, suivi d’une mise à niveau constante d’équipements, de chaînes et de technologies modernes, cette usine de Sanofi dessert non seulement le marché pharmaceutique national mais aussi l’exportation. +d’images

Communauté française

Réunion autour du ministre

Venu au Vietnam à la faveur du forum régional des CCEF, Olivier Becht, ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger m’a invité, en compagnie d’Anne Genetet, députée de la circonscription Asie-Océanie, à un déjeuner de travail avec Marc Villard, Laurent Fischer et Sebastien Pollet, conseillers des Français de l’étranger pour le Vietnam ; et les représentants d’associations françaises, dont Edouard Georges pour l’UFE Vietnam.

J’ai eu le plaisir de retrouver Marc Villard, président du conseil consulaire, avec lequel j’ai siégé de 2006 à 2014 à l’AFE.

Plusieurs points ont été abordés, notamment les effets de la numérisation des formalités administratives. Si chacun se réjouit des progrès observés, un effet de bord a pour conséquence d’éloigner toute une population, soit qui n’arrive plus à suivre, soit une autre totalement imperméable à internet et qui ne dispose pas même d’une adresse courriel. Marc Villard a créé une association pour venir en aide à ces naufragés du numérique, « Point d’écoute ».

Le certificat d’existence a été traduit en vietnamien, afin qu’il puisse être rempli par les autorités locales.

La présidente de Saigon Accueil a évoqué le calendrier des aides Stafe qui ne permet pas de soutenir son Salon du livre, organisé lors de l’étude des projets, et demandé au ministre de faire évoluer les règles.

Enfin, la revalorisation des indemnités des conseillers des Français de l’étranger, qui n’ont pas évolué depuis 2014, a été abordée par Marc Villard. Pour être complet, il faudrait rappeler que la réforme présentée par Hélène Conway en 2014 avait divisé par 3 l’indemnité des élus à l’AFE. +d’images

Consulat

Dès mon arrivée, je me suis rendu au consulat général pour un entretien avec Emmanuelle Pavillon-Grosser, consule générale et Sébastien Pochat-Cottilloux, consul adjoint.

Depuis mon précédent passage en janvier 2018, le nombre d’inscrits (5563 au 31/1/23) a reculé de plus de 500 Français.

La politique des visas vietnamienne est plus restrictive. Les autorités veulent maîtriser les flux en sélectionnant les étrangers. L’objectif de freiner l’arrivée des voisins chinois a des effets collatéraux qui atteignent nos ressortissants.

Des agences spécialisées dans le mariage arrangé se sont créées.

Il arrive que des Français soient rémunérés pour se marier avec un conjoint vietnamien. Cela leur permet de rester sur place, tandis que le nouveau conjoint ira convoler en solitaire dans l’Hexagone. Un mariage qui durera 5 ans et un jour, le temps d’une naturalisation.

Avec le retour des touristes, le consulat alerte les jeunes sur la nécessité de prendre une assurance avant de louer un scooter. Après avoir enregistré un décès et deux blessés graves intransportables en quelques jours, le consulat a fait une campagne sur les réseaux sociaux et la page « conseils aux voyageurs ». Un appel à se munir d’un casque vraiment protecteur, du permis de conduire adapté au véhicule et enfin d’une assurance sérieuse.

Enfin, nous avons parlé de l’activité du centre médical international (CMI) pour lequel je m’étais investi. Il a pu démarrer dans ses nouveaux locaux situés sur l’emprise du consulat, mais l’absence de signalétique extérieure nuit à sa notoriété.

De son côté, l’institut du cœur ne désemplit pas. Il enregistre 1000 patients quotidiens, beaucoup d’opérations n’ayant pas pu avoir lieu durant la pandémie. +d’images

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°203 – 09 fév. 2023

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°203 – 09 fév. 2023Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. Et de 3 (annulation de l’élection législative dans la 8e)
. Les dates des partielles
. Vote par Internet
. Il y va (M’Jid EL GUERRAB)
. Un appel (Karim BEN CHEIKH)
. Elle explique (Éléonore CAROIT)
. Il ouvre un canal (Christian RODRIGUEZ)
. « Un sous-marin Nupes au Sénat »
. Conseillers du commerce extérieur (JO)

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Florence OGUTGEN, présidente du conseil consulaire en Turquie.
(Séismes).
. Marie-Christine HARITÇALDE, présidente du conseil consulaire au Chili, conseillère à l’AFE (Vote par Internet).
. Nadia CHAAYA, présidente du groupe Les Indépendants à l’AFE, présidente du conseil consulaire en Arabie saoudite – Djeddah, Sanaa (« Les Indépendants »).

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. Ukraine. Discours au nom du groupe UC
. Sahel. Audition de Hans-Dieter LUCAS, ambassadeur d’Allemagne en France
. Arabie saoudite. Fahad Al RUWAILY, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France
. Liban. Intérêts produits par les avoirs détenus au Liban
. En circonscription au MAROC (1/2) – Agadir, Taghazout Bay (2-5 fév. 2023)
>Accueilli par Michel CHARBONNIER, consul général.
>Déplacement organisé par les conseillers des Français de l’étranger et responsables de l’UFE Agadir, Jean-Claude ROZIER et Catherine TRIBOUART, présidente du conseil consulaire

FRANCE
Actualités : Politique & Société

BRÈVES D’AILLEURS

CARNET & NOMINATIONS

Découvrir l’InfoLettre n°203

En circonscription en Israël – Tel Aviv (11-13 janv. 2023)

Retour en Israël pour un troisième déplacement sous le signe de la diplomatie économique, à la faveur de la première réunion régionale en Israël des CCEF du Moyen-Orient.

Cet événement organisé par le comité CCEF Israël présidé par Anne Baer, sous la thématique générale des « Nouveaux accords, nouvelles opportunités : Flux et mobilités Sud-Nord de la Méditerranée », a constitué un grand succès.

Je remercie l’ambassadeur Eric Danon pour avoir facilité ma participation à cet événement. Il m’a également offert l’opportunité de poursuivre notre travail commun en faveur de la francophonie en Israël.

Ce déplacement m’a également permis d’intervenir sur le thème de Cybersécurité auprès des entrepreneurs de la Chambre de Commerce Israël-France, à l’invitation de son président Daniel Rouach.

Diplomatie économique

Ambassade – Réception des CCEF

Eric Danon, ambassadeur de France en Israël, a accueilli à sa Résidence les participants à la réunion régionale « Sud de la Méditerranée et Proche et Moyen-Orient » des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) à Tel Aviv, du 11 au 15 janvier 2023, en présence de Yossi Taieb, député de la Knesset.

Anne Baer, présidente du comité CCEF Israël, a réussi le tour de force de réunir pour la première fois en Israël des participants français établis dans 15 pays du monde arabe (Arabie Saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Égypte, Iran, Irak, Jordanie, Koweït, Liban, Maroc, Oman, Qatar, Tunisie, Turquie, Territoires palestiniens) qui ont retrouvé leurs homologues établis en Israël.

La section CCEF Israël compte vingt membres opérant sur ce territoire qui sont autant de fleurons français : Alliance Renault Nissan Mitsubishi, Dassault Aviation, Décathlon, Kayser, L’Occitane, Orange, L’Oréal, Schneider Electric, Seyman, STMicroelectronics, Systra, Thales.

Alain Bentejac, président des CCEF, accompagné d’une délégation venant de France, accomplissait comme beaucoup son premier déplacement en Israël à cette occasion et il a témoigné son plein soutien à cet événement historique.

Eric Danon a rappelé que quatre ans auparavant, un tel événement aurait été inimaginable. La signature des Accords d’Abraham en 2020 entre Israël et les Émirats arabes unis, Bahreïn, puis avec le Soudan, la reprise des relations diplomatiques Israël-Maroc, l’assouplissement des relations avec l’Arabie saoudite qui permet aux compagnies israéliennes de survoler son territoire, constituent de nouvelles opportunités pour nos entreprises établies en Israël.

Invité à prendre la parole, j’ai soutenu les propos de notre ambassadeur. Les accords d’Abraham sont un tournant dans les relations d’Israël avec ses voisins. Ils sont porteurs d’une paix attendue non seulement par les nouvelles générations établies dans la région, mais aussi par le monde entier. +d’images

Alain Bentejac, président du CNCCEF

Réunion régionale sud-Méditerranée / Proche-Moyen-Orient (CCEF)

Imaginez pour les transports et la mobilité dans la région, s’il était possible d’offrir des packages Jérusalem-La Mecque !

À l’invitation d’Anne Baer, présidente du comité Israël, CEO Ikare Innovation, je suis intervenu lors de la réunion régionale Sud-Med/PMO, dont la commission est présidée par Alexandre Pebereau, founder of Tofane Global.

Une centaine de participants étaient réunis à Tel Aviv pour cette première historique en Israël, en présence d’Alain Bentejac, Pdt CCEF.

En introduction, Eric Danon, ambassadeur de France, a témoigné du fait que la région avait complètement changé. Israël est devenue une puissance régionale. Son PIB/habitant est devenu équivalent à celui de la France ou des Émirats arabes Unis.
Dans son intervention « Nouveaux accords, nouvelles opportunités », l’ambassadeur a rappelé que chaque semaine, il y a désormais 106 vols entre Dubaï et Tel Aviv.
La négociation d’un accord maritime avec le Liban en deux mois, à l’automne 2022, finit de démontrer que l’histoire est en marche dans une dynamique positive depuis la signature des accords d’Abraham en 2020.

Après les présentations géopolitiques et les analyses des évolutions des marchés par les conseillers économiques de la région, quatre tables rondes ont permis de confronter les points de vue.
1 – Intégration des économies et des marchés Europe-sud Méditerranée
2 – Logistique, sécurisation de la chaîne d’approvisionnement
3 – Nouveaux marchés de l’énergie en Méditerranée
4 – Transports et mobilités

Je suis intervenu sur la table ronde numéro 4 animée par Jonathan Goldberg, vice-président du comité Israël des CCE, directeur Pays Israël chez Thales aux côtés d’Eric Sayettat, chef du service économique à Tel-Aviv et de Franck Mereyde, Chairman of Executive Committee & Executive of the Board of Directors at TAV Airports (Groupe ADP), président du comité CCEF Turquie.

Président du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe (GCC), j’ai exprimé que cette zone m’apparaissait comme la plus dynamique au monde.

Les choses ne se passent jamais comme on le prévoit. Qui prévoyait, il y a tout juste un an en janvier 2022, parmi ceux qui exploitaient une activité en Russie, qu’ils auraient tout abandonné en quelques mois et qu’ils seraient sortis du marché à la fin de l’année ?

Si un conflit Iran-Israël fait partie des options d’une escalade du conflit entre la Russie et l’Ukraine, le pire n’est jamais sûr.

Qui imagine aujourd’hui qu’un accord sur la frontière terrestre puisse intervenir avec le Liban tout comme celui sur la frontière maritime réalisé en deux mois ?

Alors Imaginez pour les transports et la mobilité dans la région, s’il était possible d’offrir des packages Jérusalem-La Mecque !

Félicitations à Anne Baer et à tout le comité Israël des CCEF pour cette formidable organisation. Une réunion régionale unique qui restera dans les mémoires. +d’images

Cybersécurité

Conférence Cybersécurité à la CCIFI

Invité par Daniel Rouach, président de la Chambre de Commerce Israël-France, j’ai donné une conférence à Tel Aviv sur la cybersécurité et la cyberdéfense devant une centaine de participants en présence d’Éric Danon, ambassadeur de France en Israël, de Yossi Taieb, député de la Knesset et de Gérard Pomper, délégué consulaire pour Israël.

Roy Zinman, lieutenant-colonel retraité après avoir servi 25 ans dans le département d’élite du renseignement des forces de défense israéliennes, a partagé ensuite son regard sur les menaces cyber.

Merci à Philippe Roitman et Nelly Soussan qui ont modéré la conférence.

Mon intervention a donné lieu à une interview dans Actualité juive (voir ci-dessous). +d’images

Médias

Média : Olivier Cadic : « Face aux cybercriminels, la meilleure défense, c’est l’attaque » (Actualité Juive – 19/01/2023)

Extrait : “En visite en Israël, Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger, a signalé la croissance exponentielle des cyberattaques lors d’une conférence organisée par la Chambre de commerce Israël-France, la consultante Nelly Soussan et l’Union des Français de l’étranger, en présence de l’ambassadeur de France en Israël, Éric Danon”.

J’ai répondu aux questions suivantes d’Esther Amar :
Prévention, dissuasion numérique… Que faire de plus ?
Qui sont les responsables des attaques Internet ?
Comment les entreprises peuvent-elles se protéger ?
Que pensez-vous de l’écosystème cyberisraélien ?
La cybercriminalité menace-t-elle la biodiversité ?

Lire l’article

I24 News

Mon troisième déplacement en Israël m’a permis d’être interviewé par Matthias Inbar sur I24 News, pendant la réunion des CCEF.

À l’origine de cette opportunité, Gérard Pomper (à gauche de l’image), délégué consulaire en Israël, m’a proposé en complément de découvrir les locaux de la chaine I24 News, chaine d’information en continu internationale, dont les programmes sont diffusés en anglais, en français et en arabe.

Créée, il y a bientôt 10 ans, la chaine s’affirme comme une alternative à Al-Jazeera au Proche et Moyen-Orient.

300 personnes, dont 150 journalistes de 35 nationalités différentes, y travaillent.

J’ai visité les studios installés dans le port de Jaffa, en compagnie de Claude Oliel (au centre de l’image), secrétaire général de la fondation France-Israël.

Filiale de la holding Altice détenue par l’entrepreneur à succès Patrick Drahi, le siège social d’I24 News est au Luxembourg. I24 News est un outil d’information précieux qui participe à la promotion de la francophonie.

Merci à Gérard Pomper et à Claude Oliel pour le temps qu’ils m’ont consacré afin d’échanger sur les attentes de notre communauté en Israël. +d’images

Média : Olivier Cadic : « Hezbollah, source de blocage au Liban » (i24News – 19/01/2023)

J’ai eu l’occasion d’être interviewé par Matthias Inbar, présentateur et rédacteur en chef du magazine Défense pour i24News pour évoquer successivement les sujets du Hezbollah et de la cybersécurité.

L’entretien s’est déroulé lors de la réunion régionale (Sud-Méditerranée, Proche-Moyen-Orient) des CCEF.


Culture

Francophonie

Le nombre de francophones en Israël est estimé à environ 10% de la population (9,2 millions d’habitants).

Israël est un pays francophone qui, nonobstant les blocages politiques, mériterait d’intégrer l’organisation internationale de la Francophonie (OIF), car outre sa population francophone très importante, les quatre opérateurs officiels de l’OIF (AUF, TV5Monde, AIMF, APF) y trouvent un large écho croissant et sont en constante progression.

Mon objectif prioritaire pour ce pays, afin d’appuyer la démarche volontariste d’Eric Danon, ambassadeur de France en Israël, est de permettre à Israël d’adhérer à l’OIF.

Afin de faire le point sur l’évolution de nos progrès en matière de francophonie, l’ambassadeur m’avait organisé un petit-déjeuner de travail en compagnie de son épouse Marie-Christine Dupuis-Danon ; Georges Diener, directeur de l’IF d’Israël ; Thierry Peltreau, attaché langue française qui a succédé à Serge Borg ; Claudie Harari, coordinatrice FLAM Israël ; Agnès Goldman, directrice de l’Association des amis francophones de l’université de Tel Aviv.

L’Institut français d’Israël, présent sur trois sites (Tel Aviv, Haïfa et Nazareth) dispense des cours à quelques 1100 élèves, en présentiel et à distance.

Les cinq plus grandes universités du pays (Tel Aviv, Bar-Ilan, Hébraïque de Jérusalem, Haïfa, Beersheva) dispensent aussi des enseignements du français et en français.

J’ai lu le plan de développement de la francophonie en Israël. Je salue les efforts constants et les nombreuses initiatives du poste diplomatique pour y parvenir.

Parmi les freins observés, le formalisme français entraîne des écoles israéliennes de très bon niveau à faire marche arrière face à l’homologation.

Claudie Harari a rappelé que les associations FLAM ont un potentiel important en Israël. Des refus d’aide sans justification de la part de l’AEFE créent de la frustration.

Deux associations ont fermé récemment. La première à Tel Aviv accueillait 150 enfants, la suivante à Tibériade dans un effet du Covid.

Un autre point gênant est le critère du statut exigé par l’AEFE : « la pratique de la langue française doit apparaître comme le but principal et spécifique dans les statuts de l’association. » Modifier les statuts pour s’adapter à ce point a un coût et génère de la paperasse inutile.

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°191 – 27 oct 2022

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°191 – 27 oct 2022Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. « Dans notre immense majorité, nous devenons Français de l’étranger pour de bonnes et belles raisons » – Tribune signée par 11 parlementaires (Le Monde)
. Sénatoriales 2023 : Damien REGNARD explique sa candidature
. Consulaires partielles à Montréal
. 10e édition des Trophées des Français de l’étranger – Le Petit journal
. Femmes et conflits : vers une diplomatie féministe : un événement au CESE

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Radya RAHAL, présidente du conseil consulaire à Alger, conseillère à l’AFE, membre du conseil d’administration de la CFE (Les travaux de la Commission Permanente pour la Protection Sociale des Français de l’Étranger – CPPSFE)
. Docteur Nadine Fouques-Weiss, conseillère FDE Allemagne du Sud, conseillère à l’AFE – Allemagne Autriche Slovénie Slovaquie Suisse, présidente de la commission des Finances et du Contrôle interne de la CFE. (Les Français de l’étranger toujours des Français entièrement à part ?)

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. Évolution du réseau consulaire. Anne-Marie DESCÔTES, SG du MEAE
. Cyber Campus. Michel Van DEN BERGHE, président
. Mondial des CCEF / Monaco. Alain BENTEJAC, président
Parmi les CCEF, des élus Français de l’étranger : Franck BARTHELEMY (Inde), Valérie BEILVERT (Mali), Jean-Marc BESNIER (Chili), Dominique M H LEMOINE (États-Unis), Didier LESPINAS (Gabon) et Gérard SÉNAC (Sénégal).
. Mondial des CCEF / Nice. Olivier BECHT, ministre
. Arabie saoudite. Fahad Al RUWAILY, ambassadeur d’Arabie saoudite en France,
. Philippines. Miguel ZUBIRI, président du Sénat philippin et Loren LEGARDA, pdte du groupe d’amitié Philippines-France.
. Indo-Pacifique. Amiral Pierre VANDIER, chef d’état-major de la Marine
. Venezuela. Isadora ZUBILLAGA, sous-ministre des Affaires étrangères du gouvernement intérimaire vénézuélien

FRANCE
Actualités : Politique & Société

BRÈVES D’AILLEURS

CARNET & NOMINATIONS

Découvrir l’InfoLettre n°191

Mondial des CCEF (2/2) – Nice

Relever les grands défis !

Le mondial des CCEF a déménagé à Nice pour sa dernière journée, le 21 octobre.

Objectif : confronter les conseillers aux défis d’aujourd’hui.

Le défi de la Planète !
Bertrand Piccard (psychiatre, explorateur et environnementaliste) considère que le succès de la transition énergétique dépend moins du développement de nouvelles solutions technologiques que de la création de conditions permettant d’adopter les solutions actuelles et de profiter des bénéfices qui les accompagnent. Avec sa fondation Solar Impulse Foundation, il a lancé une initiative originale « le prêt à voter » pour inspirer les parlementaires, afin de moderniser le cadre légal et réglementaire.

Le défi du numérique !
À la conquête du numérique, un territoire sans fin. La cyber-sécurité préoccupe toutes nos entités face aux potentielles menaces et le nombre de victimes. Le Web 3 chamboule les frontières du possible, tendance ou nouveau modèle ? Comment j’organise mon activité pour être au diapason de l’évolution du monde ?
À la fin de la table ronde intitulée Cyber-sécurité & Souveraineté numérique, je suis intervenu pour rappeler l’importance du site cybermalveillance.gouv.fr, appeler les CCEF à se donner les moyens de la prévention en matière de cyber-sécurité et de ne jamais céder aux demandes de rançons.

Le défi mondial du business !
La mondialisation a-t-elle réellement atteint ses limites ? La France est une grande puissance qui ne manque pas d’atouts.
Les CCE prouvent chaque jour que la diplomatie économique à laquelle ils contribuent permet d’assurer des positions sur tous les types de secteurs et dans toutes les régions du Monde.

Néanmoins, le déficit du commerce extérieur, l’inertie inévitable pour recomposer un outil industriel performant, l’évolution des politiques toujours plus protectionnistes des grandes nations nous mettent au pied du mur. Un mur qui exige une impulsion très forte pour le dépasser ou une stratégie plus fine pour le contourner…

Très heureux du discours d’Alain Taieb et Arnaud Vaissié (président du réseau CCI France international) qui mettent en valeur les entreprises françaises à l’étranger (EFE), une diaspora d’entrepreneurs qui mérite d’être mieux considérée et de faire pleinement partie de la Team France de l’export.

En clôture des trois journées du mondial des CCEF, Olivier Becht, ministre du commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger a remercié les CCEF partenaires de la team France export après avoir livré deux réflexions et deux demandes.

Première réflexion, la succession de crises est une nouvelle donne à laquelle il faut s’habituer, s’adapter : pour y parvenir, soyons agiles !
Ensuite, nous sommes passés d’une mondialisation de la production à une mondialisation de la transformation. Il faut donc inventer des solutions ensemble et s’internationaliser.

Sa première demande a trait à l’export. Nous avons le devoir d’internationaliser nos entreprises. Le ministre à appelé les CCEF à faire en sorte que la plupart des PME françaises se tournent vers l’export.
La seconde concerne l’attractivité. Comme l’avait démontré Pascal Cagni (président Business France) deux jours plus tôt, la France redevient une terre d’attractivité. Il a suggéré de parler aux entreprises étrangères afin de dévoiler qu’il y a de formidables opportunités en France et les outils pour réussir : « Soyez les ambassadeurs de notre pays et vantez son attractivité retrouvée ! » +d’images

Mondial des CCEF (1/2) – Monaco

Le bouleversement du monde, nouvelles clés pour nos entreprises.

Très heureux d’avoir retrouvé le président Alain Bentejac et les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) pendant 3 jours au mondial à Monaco et à Nice du 19 au 21 octobre 2022. Un véritable succès qui a réuni plus de 800 participants.

Les conseillers du commerce extérieur sont les témoins précieux de l’évolution du monde qu’il faut écouter pour adapter la France et lui permettre de relever les défis auxquels nous sommes confrontés à l’international.

Lancés sur trottinettes, en blouson de cuir, l’inséparable duo des co-présidents du comité d’organisation du mondial 2022 composé du pdt des CCEF Amérique du Nord Paul Bensabat, et son compère Jean-Jacques Lestrade, s’est inspiré de l’esprit des « vieilles canailles » pour briser la glace.

Leur don et leur professionnalisme pour l’organisation d’événements d’envergure que j’avais découvert et apprécié lors de la conférence à Washington, en juin dernier, a une nouvelle fois des merveilles.

Ouvertes par Alain Bentejac, ces journées animées par des intervenants de premier plan parmi lesquels : Thierry Breton (commissaire européen), Roland Lescure (ministre chargé de l’Industrie), Olivier Becht (ministre du commerce extérieur), Christian Estrosi (président de Nice Métropole), Maurice Levy (Publicis Groupe), Patrick Pouyanné (TotalEnergies), Pascal Cagni (Business France), Bertrand Piccard (psychiatre, explorateur et environnementaliste) ou encore Julia De Funès (philosophe).

Les débats ont porté sur des sujets qui concernent directement nos entreprises : l’innovation, la transition écologique, la dépendance aux matières premières dans un climat géopolitique mondial pour le moins tendu, la responsabilité des entreprises et des entrepreneurs, le défi du numérique.

Réseau par nature, le monde des CCEF tient sa richesse des femmes et les hommes qui le composent. Échanger, se rencontrer, confronter ses opinions, s’échanger les bonnes pratiques, se nourrir des connaissances d’experts, s’organiser pour être plus forts ensembles, par zones, par mission, par compétence.

J’ai profité des moments du Mondial dédiés à l’échange et à la rencontre pour discuter avec de nombreux CCEF venus des quatre coins du monde, dont des élus des Français de l’étranger comme Franck Barthelemy (Inde), Valérie Beilvert (Mali), Jean-Marc Besnier (Chili), Dominique M H Lemoine (Etats-Unis), Didier Lespinas (Gabon) et Gérard Sénac (Sénégal).

Les députés des Français de l’étranger Eléonore Caroit – députée (Amérique latine) et Stéphane Vojetta – député (Péninsule ibérique et Monaco) ont également assisté à l’événement. +d’images

Semaine AFE – Soirée “diplomatie économique”

Dans le cadre de la session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, j’ai eu le plaisir de réunir plus d’une cinquantaine d’élus au Sénat pour une soirée sur ce thème : “Les conseillers des Français de l’étranger, acteurs de la diplomatie économique”.

Cette réunion a été animée par Alain Bentéjac, président du Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France (CNCCEF) et Charles Maridor, délégué général de CCI France International.

Je remercie Stéphane Vojetta, député des Français établis hors de France (5ème circo.) et entrepreneur accompli pour sa participation remarquée, ainsi que les deux conseillers du cabinet du ministre délégué Olivier Becht qui nous ont fait l’honneur de leur présence : Jean-Bernard Bolvin, chargé des Français de l’étranger et Isabelle Camilier, chargée du commerce extérieur, pour permettre au ministre de prendre en compte les avis des élus.

J’ai également partagé le message d’amitié et d’encouragements, adressé aux élus et aux orateurs, par son prédécesseur Franck Riester, rencontré au palais de l’Élysée juste avant la soirée.

Vers un soft power à la française ?

L’état d’esprit, unanimement partagé par les élus, tient en cette formule : il faut faire cause commune.

Les conseillers des Français de l’étranger souhaitent jouer tout leur rôle en matière de diplomatie économique, car ils possèdent tous une zone d’influence et une connaissance fine du terrain.

Toutes les prises de parole ont incité à une recherche de synergies entre les élus et les réseaux CCEF, CCIFI, Business France, French Tech, sans oublier le concours des postes diplomatiques et consulaires, ni même l’apport de tout le tissu associatif français à l’étranger.

Sachant parfaitement que les meilleures intentions peuvent se heurter aux querelles de clocher ou aux obstacles administratifs, les élus insistent néanmoins pour qu’on fasse appel à leur potentiel et appellent même à élargir le champ de notre diplomatie économique aux EFE, entrepreneurs français à l’étranger. Sans lien juridique avec la France, il n’empêche que ceux-ci diffusent le savoir-faire ou les produits français.

A ce titre, Charles Maridor a répondu qu’une des priorités du réseau CCIFI était de valoriser l’action des EFE, mais qu’il fallait d’abord mieux les connaître et les cartographier, ceci dans la perspective de jeter les bases d’un label dédié.

CCEF et CCIFI, deux réseaux tournés vers le progrès de nos entreprises

Alain Bentéjac nous a rappelé que la France disposait de conseillers du commerce extérieur (CCE) depuis 1898, dans le but de favoriser son commerce extérieur. Nommés par décret du Premier ministre, ils ne coûtent pourtant rien à l’État puisqu’ils constituent un réseau autofinancé de 4200 bénévoles dans 140 pays destiné à accompagner nos entreprises, mais aussi promouvoir l’attractivité de la France pour les investisseurs internationaux.

Les CCE partagent leurs enseignements à travers des « réunions régionales » (qui couvrent plusieurs pays) auxquelles je participe régulièrement.

Basé sur le même principe d’autofinancement, Charles Maridor, a présenté le réseau CCIFI, dont les membres sont, cette fois, des entreprises. Il s’articule en 125 chambres implantées dans 45 pays regroupant 34.000 membres. D’un mot, la mission de ces chambres vise à “accélérer” le développement des entreprises.

Présidé par Arnaud Vaissié, le réseau aspire à jouer pleinement son rôle dans la Team France Export, notamment par le développement de concessions de service public qui ont fait la preuve de leur efficacité et rentabilité.

En circonscription au Maroc – Rabat 1/2 – (16-18 mars 2022)

Retour au Maroc du 16 au 20 mars afin de participer à la réunion des Conseillers du commerce extérieur français (CCEF) en Afrique, dont la section est présidée par Éric Bonnel, sur le thème : Maroc, plateforme vers l’Afrique.

L’objectif était de contribuer à la réflexion sur la déclinaison d’un nouveau partenariat économique franco-marocain orienté vers l’Afrique, d’identifier et de développer des actions concrètes.

Cela m’a permis de côtoyer pendant deux jours des CCEF venus de toutes les parties d’Afrique, mais également de l’Océan indien et d’appréhender les opportunités offertes à nos entreprises par ce marché.

Réunion Afrique CCEF


Dans un premier temps, l’ambassadrice de France au Maroc, Hélène Le Gal, a accueilli les participants à une réception à la Résidence de France en compagnie de Gilles Abensour, président du comité Maroc des CCEF, à laquelle ont participé des députés de l’Assemblée nationale, membre du groupe d’amitié France-Maroc.

L’ambassadrice a rappelé le discours visionnaire d’Emmanuel Macron à Ouagadougou pour définir la nouvelle relation de la France avec l’Afrique. Hélène Le Gal a souligné la place du Maroc et la force du lien bilatéral comme des atouts pour permettre à nos entreprises de se développer sur le continent.

Notre politique d’aide au développement au travers du programme Choose Africa a engagé 3Mds d’euros en faveur de 26000 TPE/PME et soutenu 1,5 millions d’emplois.

En ouverture de la réunion, Éric Bonnel a rappelé que l’Afrique compte 1,2 milliard d’habitants et que ce nombre aura doublé dans 30 ans. Au Sahel, 3 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail.


Le blé qui s’achetait à 120 euros par tonne avant la pandémie est passé à 300 euros par tonne après le Covid. Il faut compter 140 euros de supplément suite à l’invasion de l’Ukraine. Les risques politiques pour la dizaine de pays qui importent plus de 50% de leurs besoins depuis cette zone doivent être pris en compte. Il a justement conclu : « On ne peut pas parler de développement sans sécurité ! »

En visio depuis Marseille, où il participait au sommet Europe-Afrique, Franck Riester, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, a insisté sur le gain en attractivité de la France, depuis 5 ans, devenue destination numéro 1 des investissements étrangers en Europe. Le chômage des jeunes est au plus bas depuis 40 ans et le chômage est le plus faible depuis 15 ans.

Franck Riester a encouragé nos entreprises à bâtir de nouvelles chaines de valeur depuis l’Afrique au lieu de l’Asie et rappelé la nécessité de réduire notre dépendance aux hydrocarbures. Il a insisté sur la nécessité de mettre fin à notre naïveté en matière de politique commerciale et que les entreprises européennes devaient être protégées face aux pratiques déloyales et inacceptables de la part de nos concurrents.

L’après-midi, je suis intervenu sur le thème “Géopolitique, Défense et Sécurité sur la bande Sahelo-saharienne”, aux côtés du général Patrick Destremau (vice-président, Defense & Security General Manager d’Inetum et ancien Directeur de l’IHEDN).

Mon intervention était destinée à partager mes observations, recueillies à la faveur de mes 44 déplacements sur le continent.

Tout d’abord sur l’évolution de la menace terroriste en Afrique centrale et occidentale ; puis l’utilisation de la guerre hybride par la Russie en rappelant qu’il n’y a pas d’artillerie contre le mensonge ; et enfin l’Afrique, terrain d’expérimentation du soft power chinois, en soulignant que la stratégie d’accaparement des matières premières sur le continent par l’Empire du milieu commence à être visible.

Le résultat partagé du vote africain sur la résolution à l’ONU condamnant l’invasion de l’Ukraine par la Russie démontre que l’Afrique est un continent d’affrontement nécessitant de peser le risque géopolitique dans ses investissements.

Rejoint par Nicolas Arnulf, conseiller des Français de l’étranger à Rabat pour la deuxième journée, nous avons suivi la présentation du rapport du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) par Sandrine Sorieul (directrice générale du CIAN), suite à leur enquête 2021 auprès des entreprises internationales en Afrique. Elle a fait apparaître que 75% de ces entreprises ont été à l’équilibre ou bénéficiaires en 2021. La Tanzanie, le Togo et le Maroc sont les 3 premiers pays cités pour investir en 2022.

Lors de la table ronde sur la stratégie de développement des affaires en Afrique, modérée par Mounir Ferram (directeur exécutif de l’Association marocaine des exportateurs – ASMEX), Jean-Pascal Darriet (président de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc – CFCIM) a rappelé que sur les 12 pays qui ont la plus forte croissance au monde, 6 sont africains ; et que 60% des terres non cultivées du monde sont en Afrique.

Lors de la session Financement, fiscalité et gestion du risque, François Marchal, directeur général de Société Générale Maroc, a rappelé que les délais de paiement constituent un réel enjeu.

Séverine Lauratet (avocat associé chez Fidal, membre du bureau de la commission Afrique) est revenue sur la convention fiscale franco-marocaine qui date de 1970 et sur des pratiques de retenues à la source dans certains cas par le Maroc qui paraissent incompatibles avec la convention.

Lionel Piquer (DG Coface Afrique du Nord), Mihoud Mezouaghi (dir. AFD Maroc) et Cécile Avizou (dir. Proparco Afrique du Nord) ont mis en avant leurs capacités respectives pour accompagner les financements de projets.

Alain Bentéjac, président des CCEF, a conclu le séminaire en mentionnant que l’Afrique est constituée de 54 pays qui sont autant de marchés différents. Le continent africain a beaucoup mieux résisté que prévu face au Covid. Le président a appelé les entreprises à prendre en compte le risque politique dans la stratégie d’entreprises.

Je remercie Eric Bonnel pour son invitation à participer activement à ce forum et à tous les organisateurs et participants qui m’ont souvent apporté de précieux enseignements.

À ce titre, je veux saluer la qualité du travail produit par les sous-ateliers régionaux animés par des CCE de comités Afrique :
– Afrique du Nord : Janie Letrot, Hadj Hamou (comité Maroc)
– Afrique de l’Ouest : Yves Keller (président du comité Sénégal)
– Afrique de l’Est : Yannick Chaumet (président du comité Afrique de l’Est) et Christophe Darmois (président du comité Tanzanie)
– Afrique Centrale : Didier Lespinas (président du comité Gabon)
– Afrique Australe : Paul Massardier (Afrique du Sud)
– Océan Indien : Julien Marchand (président du comité Madagascar) +d’images

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°158 – 03 février 2022

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°158 – 03 février 2022Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. Passe vaccinal et preuves de rétablissement établies à l’étranger.
. Dose de rappel en France ?
. Expérimentation pour le renouvellement des passeports et des CNI.
. Motifs impérieux pour les Français de l’étranger : épilogue.
. L’exigence du passe sanitaire ou les mesures d’isolement sont-elles une atteinte au droit de revenir en France ?
. Caisse des Français de l’étranger : élections pour le renouvellement du conseil d’administration.
. Pas investi. (Yan Chantrel, sénateur des Français de l’étranger)
. 51.200 euros. (Législatives des Français de l’étranger)

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Michel Zucchero, Président du Conseil consulaire, conseiller des Français en Tunisie et Lybie s’inquiète de la prise en compte des preuves de contamination établies à l’étranger.
. Laurence Helaili-Chapuis, conseillère à l’AFE, conseillère des Français de l’étranger en Irlande. Les Français en Irlande ne disposent plus de preuve de rétablissement leur permettant de bénéficier du passe vaccinal en France.
. Olivier Leloustre, conseiller des Français de l’étranger pour le Cameroun et la Guinée équatoriale : “Ici au Cameroun, nous avons la chance de pouvoir être vaccinés par tous les vaccins disponibles ou presque”.

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. Covid – Les certificats de rétablissement établis à l’étranger donneront bien droit au passe vaccinal.
. Soudan. Raja Rabia, ambassadrice de France au Soudan
. Pays baltes – L’UE solidaire de la Lituanie face à la Chine.
. Les CCEF proposent de l’intelligence économique.
. Il faut mieux protéger notre patrimoine scientifique et nos libertés académiques.
. Oman. Véronique Aulagnon, ambassadrice de France auprès du Sultanat d’Oman.
. Brésil. Luis Fernando Serra, ambassadeur du Brésil en France.

FRANCE
Actualités : Politique / Sénat / Société

BRÈVES D’AILLEURS

CARNET & NOMINATIONS

Découvrir l’InfoLettre n°158