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En circonscription en Israël – Tel Aviv / Zikhron Yaakov / Netanya (20–21 juin 2022)

Depuis mon premier passage en Israël (compte-rendu), Serge Borg, attaché de coopération éducative et linguistique à l’ambassade, m’a associé à ses efforts pour promouvoir la francophonie en Israël.

Je remercie Serge pour le temps et l’énergie qu’il a consacrés pour organiser ce déplacement dans un temps aussi serré.

L’exceptionnel hommage que lui a adressé Claude Brightman-Grundman, présidente de la section francophone du collège académique de Netanya, en ma présence, démontre la qualité de son engagement.

Très heureux d’avoir pu passer 48 heures à ses côtés à la rencontre de la communauté éducative avant qu’il ne rejoigne son prochain poste au Brésil.

J’adresse également ma sincère reconnaissance à Eric Danon, ambassadeur de France en Israël, ainsi qu’à Gérard Pomper, président de l’UFE Israël pour le soutien précieux qu’ils m’ont apporté.

La réussite de cette mission leur doit beaucoup.

Diplomatie parlementaire

Knesset

À l’issue de mon second déplacement en Israël, j’ai été reçu à la Knesset pour un entretien avec Yossi Taieb, co-president du groupe d’amitié Israël-France, après avoir visité la Knesset et assisté à la séance, à la veille d’un débat destiné à voter la dissolution de la Knesset.

Français, ardent défenseur de la francophonie, Yossi Taìeb m’a décrit sa perception des menaces pour Israël mais également pour la France, à laquelle il reste très attaché. Nous avons évoqué longuement les défis communs qui attendent nos deux pays et promis de nous revoir afin de poursuivre nos échanges.

À l’issue de notre entretien, j’ai été invité à saluer Mickey Levy, président de la Knesset, dans son bureau.

Je suis très reconnaissant envers Gérard Pomper, président de l’UFE Israël, qui a initié ces rencontres à la Knesset et m’a permis de conclure ce déplacement par une séquence de diplomatie parlementaire de très haut niveau. +d’images

Communauté française

Réunion à l’ambassade

À la faveur de mon retour à Tel Aviv pour mon deuxième déplacement en Israël, Eric Danon, ambassadeur de France en Israël, a organisé un petit-déjeuner de cadrage pour m’accueillir en compagnie d’Eric Sayettat, conseiller économique, Jean-Jacques Pierrat, COCAC et directeur de l’Institut français d’Israël, Serge Borg, attaché de coopération éducative et Nathalie Gilbert, directrice adjointe de l’Institut français d’Israël, attachée de coopération scientifique.

Si la communauté française est estimée à 180.000 personnes en Israël, seuls 80.000 sont inscrits au consulat. C’est la troisième communauté après celle des Russes et des Ukrainiens.

Nous avons abordé longuement les sujets éducatifs qui vont dominer cette mission.

Nous avons également évoqué la nécessité de favoriser l’adhésion d’Israël à l’OIF (Organisation internationale de la francophonie), en faveur de laquelle notre ambassadeur est pleinement engagé. Je soutiens totalement sa démarche car avec près de 10% de la population francophone, dont 80% des membres de la Knesset, Israël mérite de rejoindre l’OIF. +d’images

UFE Israël

Gérard Pomper, délégué consulaire et président de l’UFE Israël, avait réuni une trentaine de compatriotes en présence de l’ambassadeur de France, Éric Danon, et de son épouse.

Johann Habib, conseiller des FDE et élu à l’AFE pour Israël, membre de la commission des Finances, était également présent. Johann a rendu hommage à son prédécesseur disparu, Robert Feldmann, qui m’avait accueilli lors de mon précédent passage.

Les questions de l’assistance ont porté sur des problématiques très concrètes liées à la vie courante, à l’administration d’association ou à une double imposition qui a pour effet de renchérir le coût des livres.

L’annonce de la dissolution de la Knesset a précipité le départ de l’ambassadeur et fait rebondir la salle sur les conséquences de l’absence de majorité claire à l’Assemblée nationale française, suite à l’élection législative de juin 2022.

Merci à Gérard Pomper d’avoir organisé cette belle réunion. +d’images

Enseignement français / Francophonie

Réunion Enseignement à la Résidence

Mes remerciements à Eric Danon, ambassadeur de France en Israël, et à son épouse, pour avoir offert une réception à la Résidence de France, réunissant tous les acteurs de l’enseignement du français et en français d’Israël, à l’occasion de ma venue.

Une trentaine d’invités de la communauté éducative avaient été conviés : Inspection générale de français du ministère israélien de l’Education nationale, directeurs des établissements scolaires relevant de l’AEFE, réseau FLAM, universités, Chrétiens d’Orient, Institut français, mais également des élus des Français de l’étranger, Gérard Pomper, également président de l’UFE Israël, et Daphna Poznanski, ainsi que la directrice de la chambre de commerce et d’industrie franco-israélienne.

Lors de mon premier déplacement en Israël, il y a plus de trois ans, Serge Borg m’a convaincu de faire du développement des associations FLAM (Français langue maternelle), mon projet prioritaire pour ce pays.

Attaché de coopération éducative et linguistique à l’ambassade, Serge est un passionné qui fait rayonner la francophonie en Israël et dont j’admire l’engagement.

Sa mission en Israël prendra fin cet été avant de rejoindre son nouveau poste au Brésil. Afin de lui marquer ma sincère reconnaissance, j’ai remis à Serge une médaille du Sénat en souvenir de notre action commune. +d’images

Lycée franco-israélien de Mikvé Israël

Visite du Collège Lycée franco-israélien (CLFI) de Mikvé Israël, en compagnie de Serge Borg, attaché de coopération éducative.

Seul établissement scolaire franco-israélien depuis sa création en 2007, le troisième bâtiment, construit en 2015, a permis à l’établissement de poursuivre sa croissance.

Le collège-lycée accueille 420 élèves. La filière française est homologuée par l’éducation nationale. La filière israélienne a obtenu le label France Éducation depuis 2017. Les élèves débutent le français en 5ème et peuvent tenir une conversation dans notre langue, deux ans plus tard.

J’ai eu l’honneur de participer à la remise des diplômes du CLEF (Certificat de langue et d’expression française), en présence de Ruth Bensmihan, directrice du CLFI et de Doris Cohen Ovadia, inspectrice générale de Français. Félicitations aux lauréats !

Suite à cet événement, je me suis rendu, tour à tour, au siège de l’école agricole de Mikveh Israel, puis au siège de l’Alliance israélite universelle, à l’origine du CLIF, où j’ai été reçu par Eva Labi, directrice. +d’images

Collège français Marc Chagall

Visite du collège français Marc Chagall, conventionné avec l’AEFE qui scolarise les enfants de la maternelle à la 6ème.

De l’avis de Laurent Foussereau, principal, l’école a un potentiel énorme et sans avoir de faire de publicité, elle dispose d’une liste d’attente.

Il m’a présenté un projet de rénovation et d’agrandissement du site qui pourrait accueillir deux classes supplémentaires. Un permis de construire est soumis à la mairie.

En compagnie d’Eric Danon, ambassadeur de France en Israël, j’ai participé au vernissage de deux projets réalisés par des élèves de CE2 et de CM2 de l’école Marc Chagall : une fresque de street art, créée avec un artiste israélien, et un vitrail réalisé avec un maître-verrier.

Félicitations à ces jeunes élèves qui ont fait preuve de talent précoce dans la pratique artistique ! +d’images

Collège académique de Netanya

Il y a un peu plus d’un an, je participais à la fête de la francophonie virtuelle organisée par Claude Brightman-Grundman, présidente de la section francophone du collège académique de Netanya.

Dans la foulée de cet événement, Claude Brightman-Grundman m’a proposé d’organiser au Sénat, une conférence consacrée aux Accords d’Abraham. Chose faite le 2 mai dernier (compte-rendu).

Subjugué par l’énergie et la ténacité de Claude Brightman-Grundman, à la faveur de mon retour en Israël, j’ai souhaité la revoir et visiter le campus.

Le Campus Francophone du Collège Académique de Netanya anime une expérience unique en Israël, en partenariat avec de nombreuses institutions et associations liées au monde francophone en Israël et dans le monde.

Par le rayonnement de son Campus Francophone, le Collège Académique de Netanya est l’institution académique la plus influente de la francophonie israélienne et il contribue à défendre dans la rencontre, l’étude et le partage de richesses humaines et intellectuelles, les valeurs de solidarité, d’ouverture et de paix.

A l’issue de la visite, Claude Brightman-Grundman a remis un certificat attribuant le titre honorifique de Haver à Serge Borg en reconnaissance de son soutien indéfectible au collège. +d’images

Congrès annuel des professeurs de français à Zikhron Yaakov

Déplacement avec Serge Borg, attaché de coopération éducative, à Zikhron Yaakov, dans le nord du pays pour participer aux échanges avec la communauté des professeurs de français et l’Inspection générale de français du ministère israélien de l’Éducation, dans le cadre de leur congrès annuel.

J’ai eu le privilège de prononcer une allocution devant 130 professeurs de français venus de tout le pays.

J’ai remercié Doris Cohen Ovadir, inspectrice générale, son équipe constituée de 6 conseillères très dynamiques, et les enseignants.

Le nombre d’apprenants en français est passé de 15 000 à 17 000 pendant la pandémie. Un succès qui leur est dû.

Serge Borg avait intitulé sa présentation : « Synthèse et testament » plutôt que « Bilan et perspectives », alors qu’il doit partir cet été pour un nouveau poste à Rio.

Avec beaucoup d’esprit, Serge a salué l’action de ces valeureux enseignants en les encourageant à persévérer dans la transmission de notre langue qui est la 2ème langue apprise et la 2ème langue d’information internationale, après l’anglais.

Dans ses 10 commandements, il les a exhortés à être toujours des ambassadeurs de la francophonie en dehors de leur salle de classe. Après avoir présenté son successeur, Serge a reçu un tonnerre d’applaudissements… +d’images

FLAM Israël

Entretien à l’Institut français avec Claude Harari, présidente du réseau FLAM Israël et membre du conseil d’administration de FLAM Monde.

Le programme FLAM a été introduit en 2012 en Israël par deux associations, l’une à Jérusalem et l’une à Netanya.

Les cours sont basés sur un programme linguistique et culturel, comme le théâtre, l’écriture de B.D., les arts plastiques, la réalisation d’un petit film.

Pendant la période du Covid des associations ont fermé suite aux problèmes de rencontres virtuelles et à la crise économique qui a touché bon nombre de nouveaux émigrants venus de France et ce malgré le dévouement, et souvent le bénévolat, dont on fait preuve les professeurs.

L’association Wizo à Tel Aviv a arrêté ses activités FLAM et les autres associations ont accusé une baisse de leurs effectifs. Aujourd’hui, seulement cinq associations sont actives avec environ 500 enfants, suite à un changement des critères de l’AEFE.

Les villes de Eilat, Beer Sheva, Bat Yam, Tel Aviv, Ashdod, Haïfa, Netanya ont dû renoncer à faire une demande de subvention, car le critère de « langue française » ne figure pas dans leurs statuts. Nous avons pointé de nombreuses difficultés dans le formalisme bureaucratique des critères pour obtenir des subventions de la part de l’AEFE. Cela a pour conséquence malheureuse de diminuer le nombre d’enfants susceptibles d’apprendre le français.

Je veux saluer l’abnégation et l’action de Claude et des personnes qui s’engagent dans ces associations FLAM malgré ces obstacles. +d’images

Institut français d’Israël (IFI)

La France demeure un partenaire de premier plan pour Israël, notamment dans les domaines culturel et scientifique. Serge Borg, attaché de coopération éducative, m’a organisé plusieurs réunions de travail très fructueuses avec les différents services de l’Institut Français :
Jean-Jacques Pierrat – COCAC ; Nathalie Gilbert, directrice-adjointe et attachée scientifique ; Laura Schwartz, attachée culturelle ; Line Levy, responsable pédagogique ; Laura Cohen (cours de français) ; Esther Marciano (Campus France).

Doté d’une équipe de 34 personnes, l’Institut français d’Israël (IFI), à travers ses implantations à Tel Aviv, Haïfa et Nazareth, et en lien étroit avec son Centre de recherche français à Jérusalem (CRFJ), constitue l’outil majeur de l’influence française en Israël.

L’IF de Tel-Aviv dispose d’un immeuble appartenant à l’État français idéalement placé boulevard Rothschild, au centre de Tel Aviv, en plein cœur de la vie culturelle de la ville. Il y regroupe la direction, le secrétariat général, les cinq services de coopération, la médiathèque, le bureau Campus France, un espace d’exposition, l’ensemble des salles de cours ainsi qu’une agence comptable des trois établissements. +d’images

HEBDOLETTRE n°115 – ÉDITO : Un sujet de moins pour le grand débat national… – Hommage : GUY SAVERY nous a quittés – Colloque HYDRO-DIPLOMATIE 2018 : le bassin du Tigre et de l’Euphrate – Question écrite : il est désormais possible aux ÉTUDIANTS FRANÇAIS à l’étranger de venir faire un stage… en France – Question écrite : conséquences fiscales du transfert de capitaux d’un contrat d’épargne retraite dit « Madelin » vers un PERP – En circonscription en ISRAËL : Jérusalem, Bethléem, Ramallah, Cisjordanie / Tel Aviv / Beer Sheva (29 déc. – 03 janv. 2019) + Vœux à la communauté française (Tel Aviv) en vidéo – BREXIT – The Connexion – Olivier Cadic : « I find it natural to speak for Britons »

Lire : l’HEBDOLETTRE n°115 – 21 janv. 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°115

Un sujet de moins pour le grand débat…

Je vous présente, ainsi qu’à vos proches, mes vœux les plus chaleureux pour une nouvelle année vivifiante, solidaire et propice à tous vos projets.

Cette année marque un anniversaire : il y a 350 ans, en 1669, Colbert instituait les « députés de la Nation » dans les pays d’Orient (Inde, Égypte…). Élus chaque année, par et parmi les membres de nos colonies, ils avaient pour mission d’assister le consul et d’exprimer… leurs doléances auprès du Roi.

En 2019, animé du même dessein, Emmanuel Macron appelle tous les Français à débattre, citant expressément ceux de l’étranger. Cette mobilisation générale peut prêter à tous les commentaires, mais le pari ne manque pas d’envergure, puisque « de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées », a-t-il écrit aux Français.

C’est certainement ce qui manque actuellement aux Britanniques : un grand débat national sur le Brexit.

Entre les vicissitudes du Brexit ou les remous du grand débat, la zone de confort de la pensée se situerait entre ironie et perplexité… mais je m’y refuse, car je veux être optimiste. Et dans les deux cas.

Et l’optimisme associé à l’action permet parfois d’obtenir des avancées.

Lors de la campagne qui a conduit à ma réélection comme conseiller consulaire de Londres, le 25 mai 2014, mon programme prévoyait de « lever les obstacles qui empêchent nos enfants en universités britanniques de faire un stage professionnel en France ».

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Sans être impossible, il était très compliqué pour un étudiant français à l’étranger de décrocher un stage sous convention au sein d’une entreprise en France, pour des raisons administratives hexagonales.

Une forme de discrimination inacceptable et incompatible avec l’idée d’une construction européenne réussie, ai-je souligné dans une question écrite au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en date du 13 juillet 2017.

Le 20 décembre 2018, le ministère m’a appris que le problème était réglé. Pour lever toute incertitude juridique, un modèle de convention-type traduit en plusieurs langues est disponible sur le site du ministère, associé à un « guide des stages étudiants ».

J’adresse mes félicitations à notre ministre Frédérique Vidal, car voilà un sujet de moins à débattre ! Découvrir l’HebdoLettre n°115

En circonscription en Israël (3/3) – Beer Sheva (29 déc.-03 janv. 2019)

Beer-Sheva se rêve en capitale mondiale de la cybersécurité.

Dans le désert, à 90 minutes au sud de Tel Aviv, le gouvernement israélien a décidé de positionner ses infrastructures dédiées à la cybersécurité.

A noter qu’en 2011, Benyamin Nétanyahou a décidé que les enjeux liés à la cybersécurité devaient incomber aux services du Premier ministre.

Cybersécurité

INCD

Le dispositif israélien est assez comparable à celui de la France. Compte tenu de mon engagement sur ces questions au Sénat, il fut passionnant de confronter la vision française avec la doctrine d’Israël qui se veut être une nation leader en matière de cybersécurité. Pour les Israéliens, il est vital de garantir un réseau internet propre, au même titre qu’il faut offrir un réseau d’eau potable.

L’INCD emploie 300 personnes et s’articule en 3 unités : la Tech-Unit (R&D), la Robustness unit (service Qualité) et le CERT (Computer Emergency Response Team). Deux semaines avant notre rencontre, le CERT avait lancé un nouveau service opérationnel destiné à répondre à toutes questions urgentes concernant la cybersécurité.  En cas de problème cyber, les Israéliens peuvent désormais composer le 119, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

J’ai apprécié l’agilité du dispositif israélien et sa philosophie globale. Israël place la sécurité au firmament de ses priorités et n’intègre pas autant de contraintes réglementaires liées au respect de la vie privée que la France. Cela n’empêche pas notre pays d’être doté d’un dispositif légal permettant à l’ANSSI de poser des sondes chez les opérateurs télécoms. Du reste, le législateur israélien pourrait reprendre cette idée… + d’images

Ecosystème 

A l’image de ce que la France entreprend à Rennes autour du Commandement de la cyberdéfense (COMCYBER), Israël a constitué un véritable éco-système autour du domaine de la cybersécurité au sein de la ville de Beer Sheva.

La ville constitue le trait d’union entre l’industrie (70 entreprises sur place), l’université Ben Gourion et les activités gouvernementales cyber. Sous peu, le commandement cyber de l’armée viendra également s’y établir.

J’ai pris la mesure de cette dynamique lors de ma visite chez un capital-risqueur, Jerusalem Venture Partner. L’associé, Gadi Porats, m’a présenté les dispositifs favorisant l’innovation et permis de rencontrer deux start-up, l’une opérant dans la block-chain (Valid Network) et l’autre dans la cybersécurité (Vicarius).

Je me suis ensuite rendu au Telekom Innovation Lab de la Ben-Gurion University, où Oleg Brody, directeur R&D, m’a permis de découvrir toute la latitude offerte aux étudiants pour stimuler leur esprit novateur. A titre d’exemple, un élève a réussi à faire passer une montre connectée pour une imprimante, ce qui lui permettait de récupérer une copie de tous les fichiers imprimés sur un réseau ! + d’images

En circonscription en Israël (2/3) – Tel Aviv (29 déc.-03 janv. 2019)-

Découvrir la « start-up nation » qui s’incarne à Tel Aviv attisait ma curiosité d’entrepreneur, d’autant que l’écosystème israélien ressemble à s’y méprendre à celui de la Silicon Valley.

La capitale économique du pays regroupe les plus importants fonds d’investissement et offre la plus forte densité de jeunes diplômés qui ne rêvent que de changer la donne dans la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la blockchain ou bien encore la foodtech ou la healthtech…

Relations économiques

Chambre de commerce

En présence d’Hélène Le Gal, ambassadrice de France, j’ai évoqué nos relations économiques bilatérales avec Daniel Rouach, président de la Chambre de commerce franco-israélienne. Créée il y a 60 ans, celle-ci compte 120 membres en Israël. La French Tech Israel comptabilise 400 membres.

Start-up Nation Central

Vice-président de l’ONG Start-up Nation Central, Jérémie Kletzkine m’a décrit l’écosystème d’innovation du pays, en particulier dans le domaine cyber.

Start-up nation Central a fait la cartographie des 6000 start-up en Israël. 150 sociétés du Top500 de Forbes font partie de leurs clients. Et pour cause, Israël constitue un si petit marché qu’il est vital pour ses entreprises de se lancer au plus tôt vers l’international.

C’est impressionnant : 19% des investissements mondiaux dans le domaine de la cybersécurité s’effectuent en Israël. On y compte 443 sociétés dans ce secteur diffusant des produits toujours plus innovants. « Il y a deux sortes d’entreprises dit Jérémie, celles qui ont été hackées et celles qui ne savent pas qu’elles ont été hackées »… + d’images

Communauté française

Consulat de Tel Aviv

Accueilli par Jean-Pierre Septier, consul adjoint, j’ai débuté 2019 par une visite du consulat général de Tel Aviv qui compte 55.000 inscrits, dont 97% de binationaux !

L’activité du consulat est soutenue puisqu’il reçoit 35.000 visites par an. Lors de ma visite, j’ai discuté avec un compatriote venu renouveler ses papiers. Il m’a prié de faire savoir que « l’équipe du consulat est formidable ». + d’images

Vœux

Double rencontre avec des acteurs de la communauté française à l’occasion des vœux. Tout d’abord lors d’une réception offerte à la Résidence par Hélène Le Gal, ambassadrice de France en Israël, puis lors d’une conférence organisée par l’UFE Israël.

Auprès de notre communauté, j’ai rappelé mon soutien sans faille à la fermeté affichée par notre gouvernement face à la recrudescence d’actes antisémites répertoriés en France ces derniers mois.

Voir la VIDEO de mon intervention

Conférence UFE Israël

A l’invitation de son président Gérard Pomper, l’UFE Israël a organisé une conférence, en présence de Robert Feldmann, conseiller consulaire et élu AFE pour Israël.

Nous avons fait le bilan de la « Saison croisée » France-Israël 2018 qui a montré la vitalité de notre relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques.

A travers plus de 400 événements répartis dans nos deux pays, cette Saison a été centrée sur l’innovation, la création et la jeunesse. Elle a encouragé de nouvelles coopérations et facilité des synergies entre la «Start up nation» et la «French Tech» ! + d’images

Culture

Institut français

Visite de l’Institut français et rencontre avec les équipes de Barbara Wolffer, directrice de l’Institut français d’Israël (Tel Aviv, Haïfa, Nazareth), où 1200 étudiants israéliens suivent des cours de français.

Près d’un israélien sur dix est considéré comme francophone. Hélas, le nombre d’apprenants de notre langue a drastiquement reculé dans l’enseignement secondaire au cours des vingt dernières années (40.000 élèves début 2000, contre 15.000 aujourd’hui).

Puisque les Français installés en Israël ne transmettent pas le français d’une génération à l’autre, on évalue à 80% le nombre de ces Français qui… ne parlent pas français. C’est pourquoi une attention particulière est portée à sept associations du programme FLAM (Francais langue maternelle) concernant les jeunes francophones de 6 à 15 ans.

Serge Borg, attaché de Coopération pour le français, s’est engagée de longue date dans la promotion de notre langue à l’étranger. Je soutiendrai son action pour relever le défi particulier de la situation en Israël. + d’images