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En circonscription au Royaume-Uni – Londres – Fête nationale (14 juillet 2025)

Cette réception du 14 juillet 2025, à la Résidence de France, pour la fête nationale, s’est tenue dans le prolongement de la visite d’État, très réussie, du Président de la République (compte-rendu).

Cela m’a permis de remercier plusieurs personnes du poste diplomatique d’avoir contribué à ce succès, à commencer par Lise Paulin, magistrate de liaison à l’ambassade de France, qui s’est remarquablement occupée du déplacement des parlementaires.

Comme l’an dernier, j’ai assisté aux discours célébrant la fête nationale et l’amitié franco-britannique, en compagnie de Vincent Caure, député des Français établis hors de France d’Europe du Nord (3e circonscription).

Avec Amelie Mallet

Plusieurs conseillers des Français de l’étranger étaient présents à l’image de Patricia Connell, présidente du conseil consulaire, et d’Amelie Mallet, également administratrice du lycée international Winston Churchill.

La participation de Julien Steimer, directeur général de l’administration et de la modernisation du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, m’a permis de lui témoigner toute ma reconnaissance à l’égard des consuls généraux Samer Melki (Londres) et Stéphane Pailler (Édimbourg).

Le retour au consulat général d’Édimbourg d’une station de recueil de demandes de titres d’identité et de voyage, prévue à l’automne, évitera aux Français d’Écosse et du nord de l’Angleterre de se rendre à Londres pour accomplir les formalités pour les passeports ou les cartes nationales d’identité (compte-rendu).

Ce service de proximité pour les Français d’Écosse est consécutif à une réorganisation concertée des deux consulats pour améliorer le service aux usagers à coût constant.

Avec Raymond Blanc

Très heureux d’avoir pu féliciter Raymond Blanc, le plus britannique des chefs français, pour son entrée et son dessert servis au dîner d’État au château de Windsor. Raymond Blanc a partagé quelques anecdotes savoureuses sur la préparation des plats. Il m’a permis d’appréhender l’extraordinaire préparation nécessaire pour délivrer la performance gustative offerte simultanément à près de 200 convives.

Comme chaque année, j’ai retrouvé avec plaisir nombre d’acteurs de notre communauté.

Cela m’a offert l’opportunité de saluer Emmanuelle Bury, nouvelle présidente de la French Chamber of Great Britain, et de rencontrer Ben Coleman, membre du Parlement pour Chelsea et Fulham. J’ai remercié ce dernier pour l’accueil chaleureux des parlementaires britanniques à l’égard du président de la République, la semaine passée au palais de Westminster.

Un grand merci aux sponsors et à l’équipe de l’ambassade qui ont contribué à la réussite de ce grand rendez-vous annuel.

En circonscription au Royaume-Uni – Londres – Visite d’État (8-10 juillet 2025)

Ce 600ème déplacement, depuis le début de mon mandat, en compagnie d’Emmanuel Macron au Royaume-Uni, où je réside depuis 1997, constituera un souvenir exceptionnel et inoubliable.

Très honoré d’avoir fait partie de la délégation officielle qui accompagne la visite d’État du Président de la République et Mme Brigitte Macron au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, en compagnie de mes collègues parlementaires Pieyre-Alexandre Anglade, Vincent Caure et Jean-François Rapin.

Très heureux que les journaux aient titré à l’issue de ce déplacement, “Paris-Londres : le grand rapprochement”.

Abbaye de Westminster

Première séquence pour la délégation officielle qui accompagne le président de la République, le cadre de l’Abbaye de Westminster, lieu de couronnement des rois depuis celui de Guillaume le Conquérant en 1066.

L’abbaye a également vu de nombreux mariages et enterrements royaux. C’est le lieu de sépulture d’une partie des rois et reines d’Angleterre et aussi des hommes et des femmes célèbres, dont William Shakespeare ou Isaac Newton.

Le président de la République et Mme Brigitte Macron ont été accueillis par le révérend Marc Birch, Recteur chanoine de l’abbaye.

La séquence s’est ainsi déroulée :
. Recueillement devant le tombeau du soldat inconnu et dépôt de gerbe
. Présentation par le Recteur des membres du corps collégial
. Intermède musical par le coeur de Westminster
. Prière prononcée par le Recteur
. Visite de l’abbaye
. Signature du livre d’or +d’images & vidéo

Palais de Westminster

Étape très attendue, le discours prononcé par le président de la République Emmanuel Macron au Palais de Westminster.
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En 2008, j’avais suivi le discours du président Nicolas Sarkozy, un rang derrière les parlementaires, en qualité de conseiller à l’AFE pour le Royaume-Uni.

Autre perspective cette fois, aux côtés d’Emmanuel Macron, avec les ambassadeurs, face aux parlementaires britanniques (Commons et Lords) réunis en séance conjointe pour la circonstance.

À l’issue de son discours, Emmanuel Macron a été salué par une longue standing ovation des parlementaires.

Résumé des propos du président de la République Emmanuel Macron :
1. Renforcement du multilatéralisme et de l’ordre international
• le Président a souligné l’importance d’une coalition franco-britannique solide pour défendre un monde fondé sur les règles, face aux menaces de la Russie et à la montée de régimes autoritaires.
• Il a insisté sur la nécessité pour l’Europe de réduire sa dépendance économique vis-à-vis des États-Unis et de la Chine, en prônant une plus grande autonomie stratégique.
2. Coopération en matière de défense
• Il a annoncé un engagement à consacrer 3,5 % du PIB à la défense en France, tout en renforçant la coopération militaire entre Paris, Londres et l’Otan.
• Il a rappelé que le Royaume Uni et la France sont les deux seules puissances nucléaires en Europe, représentant ensemble 40 % des dépenses militaires du continent, et qu’ensemble ils peuvent bâtir le pilier européen de la défense.
3. Immigrations illégales
• Il a qualifié les traversées de la Manche de “fardeau partagé”, appelant à des résultats concrets via une coopération franco-britannique “humaine, solidaire et ferme” contre les réseaux de passeurs .
4. Soutien à l’Ukraine
• Emmanuel Macron a réaffirmé l’engagement sans faille à soutenir l’Ukraine dans sa résistance face à l’agression russe.
• Il a également évoqué la mise en place prochaine d’une force de sécurité paneuropéenne, discutée avec le Premier ministre Keir Starmer, pour un futur cessez-le-feu.
5. Paix au Moyen-Orient
• Le président a préconisé un cessez-le-feu urgent à Gaza et plaidé pour une solution à deux États en Israël-Palestine comme voie vers la paix.
6. Relance des échanges culturels et académiques
• Il a encouragé le développement des mobilités étudiants/chercheurs/artistes entre le Royaume Uni et la France, dans le sillage du nouvel accord jeunesse UE Royaume Uni.
Depuis le Brexit, cette mobilité est entravée par les Britanniques.
Pourtant ce passage a été particulièrement applaudi par les parlementaires britanniques.
7. Symbolisme culturel : prêt du Tapis de Bayeux
• En geste symbolique, Emmanuel Macron a annoncé le prêt historique du Tapis de Bayeux au British Museum (septembre 2026 – juillet 2027), en échange de la collection de Sutton Hoo.
8. Faire table rase du Brexit
• Il a qualifié le Brexit de “profondément regrettable” tout en soulignant le retour d’une relation retrouvée, grâce à l’orientation pro européenne du gouvernement de Sir Keir Starmer.
• Emmanuel Macron a appelé à ne “pas laisser la Manche s’élargir davantage” comme frontière entre leurs peuples. +d’images

Voir la vidéo du discours

Carlton gardens

À Carlton gardens, là où chaque 18 juin, nous célébrons l’Appel qui a marqué l’histoire de France, nous avons assisté au dépôt conjoint de deux gerbes par le président de la République, Emmanuel Macron, et par le Premier ministre, Keir Starmer, au pied de la statue du général de Gaulle.

Ils étaient accompagnés de Mme Brigitte Macron, et Lady Starmer.

David Lammy, secrétaire d’État aux Affaires étrangères du Commonwealth et du Développement, John Healey, ministre de la Défense et Sébastien Lecornu, ministre des Armées, étaient également présents.

À l’issue de la minute de silence, de la sonnerie aux morts, et des hymnes nationaux, le président de la République et le Premier ministre ont rencontré des vétérans, salué les élèves du lycée international Winston Churchill et leur directrice Mireille Rabaté, les représentants d’associations françaises et plusieurs élus des Français de l’étranger, dont Patricia Connell, présidente du conseil consulaire, et Marie-Claire Sparrow. +d’images & vidéo

C’est à l’issue de cette séquence, que le président de la République a pris une photo avec moi pour rendre hommage à Jérôme Notin, et son équipe, qui ont mis en œuvre le “17 cyber” (Lire le billet Cybersécurité : 17Cyber, le rêve devenu réalité !)

Château de Windsor – Dîner d’État

Profondément reconnaissant envers Emmanuel Macron de m’avoir inclus dans la délégation française, en compagnie de mes collègues parlementaires, le sénateur Jean-Francois Rapin, et les députés Pieyre Alexandre Anglade et Vincent Caure.

C’était un véritable honneur de représenter tous les Français établis hors de France d’être présenté à Leurs Majestés le Roi et la Reine au château de Windsor.

Côtoyer, lors du banquet d’État, la famille royale et de nombreuses célébrités du monde des affaires ou des artistes, à l’image des chanteurs Mike Jaeger, Elton John, Mika ou la comédienne Kristin Scott-Thomas, en compagnie du couple présidentiel et de nos ministres Jean-Noël Barrot, Sébastien Lecornu et Rachida Dati, donnait l’impression d’être au cœur d’un spectacle captivant.

Dans son discours, avec beaucoup d’humour et d’autodérision, le roi Charles III a cité le général de Gaulle pour justifier nos différences : “Les Anglais sont les Anglais, ce n’est pas leur faute !”

Dans un aparté humoristique, le roi a évoqué Astérix pour souligner les différences culturelles dans un climat de bon esprit et d’entente moderne entre les deux nations : « …Cette relation est fondée non seulement sur la coopération et la fascination mutuelle, mais aussi sur une compétition amicale et, parfois, oserai-je dire, la confusion. L’indomptable Gaulois, Astérix lui-même, et sans doute bien d’autres de ses compatriotes, ont eu le plus grand mal à comprendre notre chère “tasse de thé avec un nuage de lait” prise exactement à cinq heures de l’après‑midi… tout comme nous trouvons impossible de cuire une baguette aussi bien que vos artisans en France ! »

Le chef français Raymond Blanc était chargé de réaliser l’entrée, une “Assiette de légumes d’été, vinaigrette de tomates crues”, et le dessert, un “Parfait glacé au cassis sur un biscuit imbibé de cassis avec une gelée de fleurs de sureau”.

En hommage au chef français, la famille royale a tweeté sa photo en commentant : “L’entente cordiale in the kitchen”.

Impossible de conclure ce post autrement qu’en reprenant les mots du Président à l’issue de son toast : « Long live the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland. Long live France. Long live Franco British friendship. » +d’images

Mots d’ouverture du dîner d’État offert par Leurs Majestés le Roi Charles III et la Reine Camilla (voir la vidéo).

Château de Windsor – Discours du roi / Astérix

Merci à Nicolas Ribollet de m’avoir envoyé cet extrait du discours au moment où le Roi fait référence à “Astérix et ses compatriotes”, et que le cameraman oriente alors l’image sur moi :

Bonjour Olivier, Je me suis mis hier soir un peu par hasard à regarder en direct les discours du Roi et du Président au château de Windsor.
Quelle joie de te voir à l’image au moment même où le roi citait l’un de nos plus grands personnages de BD !
Comme Buckingham Palace laisse rarement la place au hasard, je n’imagine pas juste une coïncidence.
En fait, j’y ai vu un très beau clin d’oeil britannique rendant hommage à ta passion et tes activités dans le domaine de la BD.
Amitiés, Nicolas

Peut-être que le clin d’œil était alors plutôt un hommage aux Français du Royaume-Uni, dont je fais partie depuis 1997 ?


Verbatim :
L’indomptable Gaulois, Astérix lui-même, et sans doute bien d’autres de ses compatriotes, ont eu le plus grand mal à comprendre notre chère “tasse de thé avec un nuage de lait” prise exactement à cinq heures de l’après‑midi… tout comme nous trouvons impossible de cuire une baguette aussi bien que vos artisans en France !” ‎

Imperial College

Environ 250 personnes étaient réunies à l’Imperial College pour assister à la première séquence de la seconde journée de la visite d’État.

Le président de la République a participé à une table ronde intitulée : « IA : de la science à la croissance », avec la participation de Demis Hassabis (co-fondateur DeepMind) ; Arthur Mensch (CEO Mistral AI) et en modérateur, Amanda Wolthuizen (Imperial).

Emmanuel Macron a appelé à une alliance stratégique en IA franco britannique, affirmant que “le partenariat… est critique” pour rattraper les États Unis et la Chine, en mutualisant talents, laboratoires et financements.

L’objectif est d’atteindre une masse critique européenne pour concurrencer les puissances technologiques mondiales.

Cette séquence montre une volonté claire du président Macron de faire de l’IA un moteur de croissance européen, porteur de souveraineté technologique, à travers des partenariats structurés entre la France, le Royaume-Uni et leurs écosystèmes universitaires et industriels.

Très heureux d’avoir retrouvé le philosophe Théodore Zeldin à cette occasion. Il était venu en octobre 2011 à Ashford pour participer à une conférence en faveur de la création d’un métro transmanche pour rapprocher la France du Royaume-Uni. +d’images

Clara Chappaz et Éric Lombard

Institut français – Diplomatie économique

À l’occasion de la visite d’État du Président de la République au Royaume-Uni, Éric Lombard, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique et Clara Chappaz, ministre déléguée en charge de l’Intelligence artificielle et du Numérique ont organisé une réception pour la communauté d’affaires française au Royaume-Uni.

En 2024, 152 projets venus du Royaume-Uni ont permis de créer ou maintenir 4843 emplois.

Le pays est le 3ᵉ investisseur en nombre de projets et le 2ᵉ en emplois générés.

La France enregistre avec le Royaume-Uni son plus important excédent bilatéral en biens, atteignant 10,6Mds€ en 2024, devant tous ses autres partenaires commerciaux. Les exportations françaises ont progressé de 9% depuis 2019, pour atteindre 37,7Mds€.

Dans le domaine du nucléaire civil, EDF annonce un investissement de 1,1 Md£ dans le projet Sizewell C, pour la construction de deux réacteurs EPR au Royaume-Uni.

Très heureux d’avoir retrouvé Pascal Cagni, président de Business France et les membres de la Team France du Royaume-Uni réunis : Henri Baïssas (Business France) ; Pierre Chabrol (conseiller économique à l’ambassade de France) ; Luc Bardin (CCEF), Ralph Crouan (French Tech London), Philippe Chalon (Cercle Outre-Manche) et Sébastien Joly (directeur de la Chambre de commerce franco-britannique). +d’images

Lord-Maire – Guildhall

Le deuxième jour de la visite d’État d’Emmanuel Macron au Royaume-Uni s’est conclu par un banquet d’État à Guildhall, organisé par Alastair King, Lord-Maire de Londres et la City of London Corporation.

Plus de 600 invités ont assisté au banquet, y compris Son Altesse Royale le duc de Gloucester, plusieurs personnalités politiques de haut rang et des chefs d’entreprise du secteur financier et des services professionnels tant au Royaume-Uni qu’en France.

Le hasard du placement m’a offert le privilège d’être face à Julien Clerc, accompagné par son épouse Hélène Gremillon.

Émouvant de retrouver ce lieu où j’avais assisté au banquet d’État, il y a plus de 17 ans en 2008, offert alors au Président Nicolas Sarkozy.

Les temps ont bien changé depuis que le Royaume-Uni est sorti de l’UE.

Le maire de Londres a salué un esprit de coopération renouvelé dans les relations entre le Royaume-Uni et l’UE et appelé à une collaboration plus étroite sur les services financiers.

La cérémonie était à la fois diplomatique et cérémonielle : le chef de l’État a prononcé un discours dans une atmosphère empreinte de solennité et de traditions londoniennes. Emmanuel Macron a notamment critiqué le Brexit d’une manière diplomatique : « Je suis très respectueux de la voix du peuple et du choix de votre pays il y a neuf ans. Mais je dois dire que l’Union européenne était plus forte avec vous, et vous étiez plus forts avec l’Union européenne. »

Après s’être rendu au British Museum, le président a également déclaré qu’après « un projet longuement mûri », la France allait prêter pour la première fois en 900 ans la Tapisserie de Bayeux au British Museum.

Plusieurs ministres français accompagnaient le Président : Sébastien Lecornu (Armées) ; Jean-Noël Barrot (Europe et Affaires étrangères) ; Rachida Dati (Culture) ; Éric Lombard (Économie) ; Benjamin Haddad (Europe) et Clara Chappaz (Numérique) avec laquelle j’ai travaillé sur la transposition de 3 directives européennes (NIS2, DORA, REC) dans le droit français. +d’images

Médias – “Le sénateur Olivier Cadic souligne que Taïwan est un symbole de liberté dans le monde” (RTI – 15/07/2025)

Article RTI :

“Olivier Cadic, vice-président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat français, membre de l’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC) et qui a effectué plusieurs visites à Taïwan, a récemment accordé une interview à l’agence de presse taïwanaise CNA.

Selon Olivier Cadic, la force du Parti communiste chinois est peut-être illusoire, car elle ne repose pas sur le soutien populaire, ne tolère pas la diversité des opinions personnelles et repose sur la peur. Il a déclaré : “Taïwan est beaucoup plus fort qu’il n’y paraît, il faut faire en sorte que la Chine ne cherche pas à entrer par la force à Taïwan car elle aurait trop à perdre, le jeu n’en vaudrait pas la chandelle. C’est tout ce travail de dissuasion que nous devons entreprendre.”

Concernant la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations unies, votée en 1971, Olivier Cadic s’est dit admiratif des Parlements des pays qui avaient voté des textes ces derniers mois, afin de clarifier que la résolution 2758 ne traitait pas de la question de Taïwan. Il considère qu’en France, il faudrait d’abord qu’il y ait un consensus inter-partis avant de soumettre un tel texte au Parlement, ce qui constitue un défi dans un contexte où la scène politique française est très divisée à ce sujet, mentionnant le récent rapport de LFI appelant à la relance de la coopération franco-chinoise. Il a souligné que le Sénat français avait toutefois d’ores et déjà adopté à l’unanimité, en mai 2021, une résolution soutenant la participation de Taïwan aux organisations internationales.

Enfin, Olivier Cadic a assuré Taïwan de son soutien et a déclaré : “Taïwan représente cet élan démocratique qui nous inspire tous”, rappelant que le gouvernement chinois ne pouvait pas empêcher les parlementaires étrangers de se rendre à Taïwan”.

Lire l’article sur le site RTI : Le sénateur Olivier Cadic souligne que Taïwan est un symbole de liberté dans le monde (15.07.2025)

En circonscription au Maroc – Kenitra, Rabat, Mohammédia (26-29 juin 2025)

Retour au Maroc, coordonné par Sara Stri Drissi, conseillère des Français de l’étranger pour Rabat.

Après une première journée à dominante économique organisée par Thibaut Chatal, délégué régional pour Rabat de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), en compagnie de Pascal Capdevielle, Vice-président de la CFCIM chargé des relations avec les autorités et les délégations régionales, nous avons fait un tour d’horizon des préoccupations de la communauté française établie à Rabat.

KENITRA

Diplomatie économique

Stellantis (Kenitra)

Première séquence, organisée par Yves Peyrot des Gachons, une visite de l’usine Stellantis, qui a célébré ses 6 ans d’existence le 20/6/25.

Cette usine comprend un bâtiment de 190 000 mètres carrés sur un terrain d’une surface de 64 hectares. Elle emploie 4200 personnes, dont la moyenne d’âge est de 27 ans.

Peugeot 208, Citroën Ami, Fiat Topolino, Opel Rocks-e font partie des véhicules produits dans l’usine.

L’arrivée de Stellantis dans la zone franche a été accompagnée d’un écosystème qui s’est créé autour. Un poste créé chez Stellantis en génère 10 dans les usines sous-traitantes sur la zone, qui compte désormais 35 000 emplois.

Une vraie fierté pour Amine Abbadis, directeur de l’usine. +d’images

Steep Plastique (Kenitra)

Steep Plastique est un équipementier automobile de rang 1 répondant aux besoins des constructeurs automobiles.

Cette visite m’a permis de découvrir une entreprise installée sur la zone franche de Kenitra qui fait partie de l’écosystème pour accompagner son client Stellantis.

François Zarifian, préside la société familiale lyonnaise depuis 2020. Elle emploie près de 1200 collaborateurs dans des usines réparties dans 5 pays : France, Maroc, Slovaquie, Turquie et Portugal.

La société conçoit et fabrique des fonctions complètes pour l’industrie automobile.

L’activité marocaine se porte si bien qu’ils prévoient d’acquérir un nouveau site à Tanger. +d’images

RABAT

Diplomatie économique

Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (Rabat)

Merci à Thibault Chatal, CFCIM Rabat, pour l’organisation de deux séquences d’échanges, afin de discuter de l’activité économique :

•⁠ Un entretien avec Sébastien Le Bonté, 1er vice-président de la CFCIM, venu spécialement de Casablanca ;

•⁠ Un dîner avec des représentants de notre communauté :
Olivier Ramadour – consul général de Rabat ; Sara Stri-Drissi, conseillère des Français de l’étranger ; Pascal Capdevielle – délégué CFCIM Fès ; Patrick Montel – directeur général, Colas Rail ; Nicolas Neu – directeur général, ACO Africa ; Yvan Rousseau – président-directeur général, Smadire ; Cédric Guez – directeur commercial, Colas – GTR ; Thomas Idoux – directeur général, UDI Africa et Virginie Vatin, directrice générale, Orange Business.

Nous avons discuté des nombreux travaux d’infrastructures en cours en prévision de la co-organisation de la Coupe du monde de football par le Maroc en 2030.

Nouvelles lignes de trains rapides, réseaux de RER, une autoroute permettant de relier directement Fès à Marrakech en 3 heures… les projets ne manquent pas.

Nous avons également évoqué les questions de cyber-sécurité et les cyber-menaces qui pèsent sur les entreprises. +d’images

Colas Rail (Rabat)

Entretien avec Patrick Montel, directeur général de Colas Rail pour faire le point sur la future liaison grande vitesse (LGV2) qui prévoit de relier Tanger à Marrakech en 2 heures et 50 minutes.

Une nouvelle ligne Rabat-Tanger permettra de relier les deux villes en 50 minutes.

La LGV2 Kenitra – Marrakech desservira Rabat, le nouvel aéroport de Casablanca ; Casablanca ; la palmeraie de Marrakech et la gare centrale de Marrakech.

La mise en exploitation est prévue 6 mois avant le début de la Coupe du monde de football de 2030. Un véritable défi à relever pour tous les intervenants. +d’images

Communauté française

Conseillers des Français de l’étranger – Rabat Accueil

Merci à Sara Stri Drissi, conseillère des Français de l’étranger, qui a organisé cette double rencontre, pour évoquer les priorités des Français établis à Rabat.

•⁠ ⁠Un entretien avec Muriel Lamanileve, présidente Rabat Accueil ;

•⁠ ⁠un déjeuner de travail avec ses collègues conseillers des Français de l’étranger à Rabat : Khadija Belcaid, Isabelle Frej et Mathieu Lescrainier ; avec la participation de Thibaut Chatal et Pascal Capdevielle, respectivement délégué régionaux de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), pour Rabat et Fès.

Parmi les sujets prioritaires évoqués la situation des écoles locales de l’AEFE, futur de l’agence et les difficultés de la CFE. +d’images

Villa Mandarine (Rabat)

À l’invitation de Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, j’ai eu le privilège d’assister à la remise des insignes de chevalier de l’Ordre national du Mérite à Mme Claudy Imbert.

Claudy est la femme visionnaire derrière la création de la Villa Mandarine, à Rabat, un hôtel-restaurant de charme, niché dans une orangerie luxuriante, très prisée des diplomates, hauts fonctionnaires et acteurs du secteur public au Maroc. C’est un lieu, qui était également très prisé de mon regretté collègue Jean-Pierre Cantegrit.

Claudy appartient à une famille française implantée au Maroc depuis plusieurs générations.
Après une carrière d’enseignante en histoire de l’art à la Sorbonne, elle retourne à ses racines pour créer la villa Mandarine, sur un terrain familial de 3 hectares avec environ 700 orangers, qui ouvre ses portes en 2001.

Entourée par sa sœur, ses enfants, ses petits-enfants, ses amis et Olivier Ramadour, consul général de Rabat, Claudy a écouté avec émotion le superbe discours de l’ambassadeur, qui a retracé le parcours d’une femme d’exception.

Merci à Christophe Lecourtier de m’avoir offert l’opportunité de féliciter Claudy pour son sens du raffinement. +d’images

Maison de retraite du Souissi (Rabat)

À l’initiative de Sara Stri, conseillère des Français de l’étranger, je suis revenu à la maison de retraite du Souissi, dirigée par l’AFEB (Association Française d’Entraide et de Bienfaisance de Rabat Salé) pour découvrir le résultat de la première phase des travaux réalisés, dont le projet m’avait été présenté lors de ma précédente visite, il y a trois ans (compte-rendu).

La maison de retraite du Souissi, offre un accueil de grande qualité aux retraités francophones, dans un cadre chaleureux, sécurisé et élégant à Rabat. Le projet de rénovation en cours renforce l’engagement à offrir des services améliorés.

L’association, reconnue d’utilité publique depuis 1918, allie solidarité, gestion rigoureuse et innovation sociale.

En 2023–2025, un vaste chantier de rénovation et d’extension a été lancé : création de nouveaux espaces de convivialité, extension de chambres, maintien du patrimoine architectural. La première phase, inaugurée le 20/2/25, a permis de créer 10 nouvelles chambres, d’espaces communs et de services pour un coût de 8,5 millions de dirhams, dont 1,650 de dons en nature et 1,450 en numéraire pour la construction. 2 phases supplémentaires sont prévues pour atteindre 64 logements et 6 studios.

Depuis 2017, l’établissement dispose d’un centre d’accueil thérapeutique de jour destiné aux personnes âgées atteintes de pathologies cognitives (dont Alzheimer), avec encadrement médical, stimulation cognitive, animation sociale et club seniors.

En présence du consul général Olivier Ramadour, de Sara Stri, et Khadija Belcaid, élues de Rabat, et Pascal Capdevielle, délégué CFCIM Fès, j’ai salué l’action remarquable du président Jean-Luc Rizzo et du conseil d’administration constitué de bénévoles, qui emploie une quarantaine de collaborateurs à plein temps pour la bonne marche de l’établissement et l’assistance sociale. +d’images

MOHAMMEDIA

UFE Casablanca (Mohammédia)

Merci à Jean-Michel Raynaud, président de l’UFE Casablanca, pour son invitation à le rencontrer afin de partager avec moi, les principales préoccupations de nos compatriotes établis au Maroc, en compagnie de Pascal Capdevielle, délégué régional CFCIM, pour la région de Fès.

Santé, retraites, prestations sociales, bourses, Jean-Michel est très attentif à tout ce qui a trait à la vie quotidienne des Français à l’étranger et s’investit pour lever tous les obstacles à la mobilité entre le Maroc et la France.

Toujours investi professionnellement dans l’activité d’emballage destiné à l’agroalimentaire, Jean-Michel développe une vision pragmatique, orientée résultat.

Élu délégué consulaire en 2021, puis président de l’UFE Casablanca il y a moins de deux ans, Jean-Michel s’intéresse également au bon fonctionnement de la société de Bienfaisance.

Ravi d’avoir pu observer un modèle d’engagement au service de notre communauté.
Heureux de partager à cette occasion des images de la superbe baie de Mohammedia. +d’images

Médias – Olivier Cadic : « Il ne tient qu’à nous d’élever notre effort de défense pour être souverains. C’est l’autonomie stratégique, dont parlait le Président dès 2017 » (Public Sénat – 03/07/2025 – Vidéo 5’15)

Le 1er juillet, Sébastien Lecornu est venu au Sénat pour faire un point sur le budget des armées devant notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées (vidéo).

Dans le prolongement de l’audition du ministre des Armées, j’ai répondu à Quentin Calmet (Public Sénat) sur les questions que suscitent l’objectif de réarmement, en évoquant également Taïwan et nos otages en Iran.

J’ai répondu aux questions suivantes de Quentin Calmet :

> Au sujet des commandes, Sébastien Lecornu a dit : « l’ensemble des retards au premier semestre ont été largement rattrapés ». Est-ce qu’il vous a rassuré cette semaine en audition ?

> Un autre sénateur, Dominique de Legge, a dit « il y a 8 jours, ce n’est pas le discours que nous avons entendu au Bourget, soit c’est nous qui vous racontons des carabistouilles, soit c’est vous qui n’êtes pas dans la bonne vision de ce qui se passe et des choses qui remontent ». Vous faites plutôt confiance au ministre ?

> Le ministre a annoncé que les armées seront épargnées par l’effort budgétaire. C’est une bonne nouvelle ?

> On voit que les États-Unis demandent aux alliés de l’OTAN de passer à 3,5%, voire 5%, leur budget de défense dans le PIB d’ici 2035. La France est à 2%. Est-ce atteignable, est-ce souhaitable ?

> Qu’est-ce que vous répondez à tous les critiques qui ont dit qu’il y a une forme de vassalisation de l’Europe, suite au dernier sommet de l’OTAN. Donald Trump en est reparti victorieux, comme s’il avait pu imposer sa volonté aux pays européens. C’est une mauvaise lecture de la situation ?

> (autonomie stratégique) Même si c’est pour acheter des armes américaines ?

> On voit une inquiétude sur une possible escalade en mer de Chine ces prochains mois autour du sort de Taiwan. Vous avez interrogé spécifiquement le gouvernement sur ces sujets cette semaine. Qu’est-ce que vous avez eu comme réponse ?

> On a appris ces dernières heures que les Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, otages en Iran depuis plus de trois ans sont inculpés d’espionnage pour le Mossad, de complot pour renverser le régime et de corruption sur terre. Qu’est-ce que ces chefs d’inculpation vous évoquent-ils ?

Qatar – Entretien avec M. Khaled Al Hajri

(g à d) Else Joseph, Olivier Cadic, Khaled Al Hajri et Vivette Lopez

Ce 1er juillet, en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, j’ai eu le plaisir d’accueillir M. Khaled Al Hajri, Deuxième secrétaire à l’ambassade de l’État du Qatar.

Une rencontre qui s’est déroulée en présence de mes collègues, membres du GIA : Else Joseph, présidente déléguée pour les Émirats arabes unis et Vivette Lopez.

La discussion a principalement porté sur la situation au Moyen-Orient et ses perspectives d’évolution.

Cette rencontre a également été l’occasion de revenir sur le déplacement d’une délégation du groupe d’amitié en avril au Qatar et de souligner sa parfaite organisation à Doha par les autorités qataries et S.E. Sheikh Ali Bin Jassim Al-Thani, ambassadeur du Qatar en France (compte-rendu).

Cybersécurité : 17Cyber, le rêve devenu réalité !

« Garde tes rêves au plus profond de toi et un jour, ils se réalisent. », Walt Disney.

En janvier 2019, à mon retour de Beer Sheva en Israël (compte-rendu), j’ai formé le vœu d’un numéro d’appel unique pour toutes les victimes d’une agression cyber en France et y compris pour les Français de l’étranger.

J’ai plaidé sans relâche pour mettre en œuvre ce service. Trois ans plus tard, en janvier 2022, le Président de la République, Emmanuel Macron, a fixé pour objectif la création de ce service en France.

Le 17/12/2024, grâce à l’action de Jérôme Notin et des équipes du GIP ACYMA (Cybermalveillance.gouv.fr), le 17Cyber est entré en service pour répondre à la demande du Président.

À Carlton Gardens, à Londres, ce 8 juillet, j’ai remis le rondache 17Cyber au Président de la République, de la part de Jérôme Notin, en présence de Sir Keir Starmer, Premier ministre britannique.

Je suis très reconnaissant envers Emmanuel Macron d’avoir créé les conditions de ce progrès.

Le président de la République a voulu rendre hommage à l’équipe du 17Cyber.

Leur travail remarquable protège et aide nos compatriotes face aux cyber attaques.

Mon rêve est réalisé.
Avec cette photo, la boucle est bouclée.
Merci au Président de la République !
Merci à Jérôme Notin et ses équipes !

CCEF AG : L’intelligence collective au service du développement international de la France

Comme chaque année, j’ai eu plaisir à assister à l’assemblée générale du réseau des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), présidé par Sophie Sidos Vicat, à Paris ce 30 juin.

Réunis au ministère de l’Économie, des Finances, de la Souveraineté industrielle et numérique, en présence de Ludovic Pouille, directeur de la diplomatie économique au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, nous avons écouté le message vidéo du Ministre Laurent Saint-Martin, en visite officielle au Brésil, destiné à motiver les représentants de ce réseau de plus de 4500 CCEF bénévoles sur les cinq continents.

Le ministre a égrené les bons résultats enregistrés par la Team France Export et salué l’engagement des CCEF.

Ludovic Pouille a également rappelé que nos entreprises ont besoin des CCEF, de leur expertise, pour les aider à décrypter les codes ou encore pour faire connaître le savoir-faire français.

Avec entrain et punch, la présidente Sophie Sidos Vicat incarne merveilleusement ce réseau de femmes et d’hommes dévoués à leur objectif de renforcer les liens commerciaux mondiaux et de positionner la France comme un partenaire stratégique de confiance.

Leurs 4 missions sont : Éclairer les décisions en conseillant les pouvoirs publics ; Révéler les succès par l’appui aux entreprises ;  Inspirer les talents en formant les jeunes à l’international ; Attirer les opportunités et les investissements en faisant la promotion de l’attractivité en France.

Cette réunion annuelle m’a permis de retrouver de nombreux CCEF rencontrés dans leurs pays ou lors des réunions régionales. +d’images

Dans le prolongement, de cette assemblée générale, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat, pour la première fois, plusieurs CCEF exerçant sur tous les continents pour croiser les regards.

(g à d) Iwan Streichenberger, président de la commission Amérique du Nord des CCE ; Stella Clarke, présidente de la commission Europe des CCE ; Isabelle Aimonetti, présidente de la commission Afrique des CCE ; Sylvie Le Ny, présidente du comité Chili des CCE ; Nicolas Audier, CCE Vietnam ; Olivier Cadic ; Anne Cappel, CCE à Cincinnati, VP commission nationale ; Eric Bonnel, membre du bureau CCE ; Emmanuel Montanié, directeur général des CCE.

Cet exercice nous a permis de partager les retours d’expérience de chacun et échanger sur la perception des forces et faiblesses de la France par les étrangers.

Je remercie sincèrement tous les participants pour la richesse de leurs contributions, qui me seront précieuses pour la suite de mon action.

Réunion annuelle des CCIFI – Diplomatie économique

Les Présidents de CCIFI au Quai d’Orsay : La “French business attitude”

En ouverture de la réunion annuelle des Chambres de commerce et d’industrie françaises à l’international (CCIFI), présidée par Arnaud Vaissié, le directeur de la Diplomatie économique, Ludovic Pouille, a invité ce 23 juin, au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, une cinquantaine de présidents de CCI françaises à l’international, des parlementaires et l’équipe de la direction de la Diplomatie économique.

À la faveur de ce temps de networking privilégié avec les représentants de nos communautés d’affaires françaises à l’étranger, j’ai eu le privilège de prendre la parole pour mettre en valeur l’action bénéfique de ce réseau pour notre économie.

Les CCIFI constituent le point d’appui de la Team France de l’export, comme j’ai encore pu l’observer lors des réunions régionales des CCEF (DelhiMexicoLe Caire…).

Arnaud Vaissié et Ludovic Pouille

Avec les Boosters, elles constituent un point d’appui pour les French Tech ou les VIE. Elles contribuent à la promotion des salons professionnels en France, à l’image du stand commun de la CCIFI Ohio au Bourget, quelques jours plus tôt. Elles animent notre diplomatie économique et sont un point de repère de notre diplomatie “tout court” quand la période est difficile.

J’ai cité les présidents de trois chambres qui se sont particulièrement distingués dans des circonstances difficiles : Claudia Gaudio-Francisco (Maroc) ; Michel Bisac (Algérie) ; Maxence Duault (Liban).

Les CCIFI sont également des traits-d’union pour des initiatives bilatérales, à l’exemple de ce que j’ai observé en Pologne au Forum de Karpacz avec le ministre du Numérique polonais ou au Pérou avec le ministre des Affaires étrangères pour lancer la vino-diplomatie.

L’annonce d’un possible. abandon de la commande de F35 par la Suisse offre une belle opportunité à la CCIFI de reprendre sa mobilisation de la Tech pour soutenir le projet Rafale.

Mais ce qui résume le mieux les CCIFI, c’est leur incarnation de la “French business attitude”.

Dans le prolongement de mes visites au Brésil, la semaine précédente, chez L’Oréal, Naval Group et CMA/CGM, j’ai fait remarquer à mes collègues de l’Assemblée de San Paolo que si la Chine était leur premier client, les entreprises françaises sont leur premier employeur étranger.

Ils ont reconnu que les Français s’implantent dans la durée et sont des créateurs de valeur locale.

J’ai remercié les présidents présents et tous ceux qui font vivre cette “French business attitude”.

Ils honorent la France et font notre fierté ! +d’images

6e édition des Trophées CCIFI

La France a des talents à l’international !

Toute ma gratitude à Arnaud Vaissié, président et Charles Maridor, directeur CCIFI pour leur invitation à cette 6e édition des Trophées CCI France International, en présence de plus de 250 décideurs économiques, institutionnels et partenaires engagés à l’international.

À la veille de céder son mandat, le discours d’Arnaud Vaissié avait une envergure et une qualité à la hauteur de son expérience et de son engagement en faveur de ce réseau opérationnel sur le terrain.

Celui de Laurent Saint-Martin, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, qui occupait précédemment le poste de DG de Business France, a veillé à mettre à l’honneur chaque acteur de la Team France export pour mieux valoriser le rôle d’appui si particulier des CCIFI pour consolider le dispositif.

Placé à la table d’honneur entre Sophie Sidos, présidente des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), et son prédécesseur Alain Bentéjac, j’ai vécu une soirée d’exception aux côtés de deux personnalités qui ont fait de la coopération entre CCEF et CCIFI un levier stratégique pour porter haut les couleurs de la France à l’international.

La DS8 exposée à l’entrée marquait le retour de l’automobile française dans le haut de gamme.

Félicitations à tous les talents français récompensés et à l’équipe d’organisation pour ce magnifique succès. +d’images

Assemblée générale du réseau CCIFI

Très honoré d’avoir été élevé au rang de partenaire du réseau des Chambres de commerce et d’industrie françaises à l’international (CCIFI), présidé par Arnaud Vaissié.

Depuis mon élection au sénat en 2014, j’ai toujours souhaité appuyer les initiatives d’Arnaud que j’ai connu au Royaume-Uni, quand il présidait la Chambre de commerce franco-britannique à Londres.

Lors de mon intervention, je suis revenu sur les nombreux progrès de CCIFI que j’ai observé depuis 10 ans, à commencer par l’identité du réseau international qu’Arnaud a souhaité pour en faire un prolongement naturel des chambres nationales et régionales.

Lors de son intervention, Arnaud a mentionné notre proximité. Cela m’avait incité à organiser un dîner de 20 présidents au Sénat en marge de l’Assemblée générale, devenu par la suite, le déjeuner des présidents toujours au Sénat. Cette idée a été reprise ensuite à l’Assemblée nationale, puis au Quai d’Orsay cette année, et s’est imposée comme un événement incontournable à la veille des assemblées générales, pour honorer l’engagement bénévole des présidents.

J’ai également souligné l’importance de prendre en compte les innovations technologiques comme l’IA pour dynamiser les services rendus par les CCIFI.

Frédéric Sanchez, nouveau président CCIFI

Le 24 juin 2025, lors de son Assemblée générale, CCI France International a officialisé une transition à sa présidence. Après plusieurs années d’engagement à la tête du réseau, Arnaud Vaissié, co-fondateur et PDG d’International SOS, a transmis la présidence à Frédéric Sanchez, PDG du Groupe Fives, également Président de MEDEF International et de l’Alliance pour l’industrie du futur. J’ai découvert le groupe Fives, à la faveur de la visite de l’une de leurs usines à Bahreïn en avril dernier (compte-rendu).

Le conseil d’administration de CCIFI a été également renouvelé : Thibault Beaujot (Nouvelle-Zélande) ; Geoffroy Bunetel (Émirats arabes unis) ; Xavier de Bellefon (Mexique) ; Eva Ivars (Espagne) ; Yann Lebeau (Maroc) ; Pierre-Jean Malgouyres (Vietnam) ; Rémi Paul (Chine) ; Rodrigo Perez-Graziano (Argentine) ; Annie Rea (Italie) ; Benoit Renard (Inde) ; Francis Repka (Canada) ; Frederic Sanchez (Allemagne) ; Marc Somnolet (Etats-Unis) ; Chloe Stefani (Belgique) ; Marie Wattez (Suisse).

Arnaud Vaissié, Renaud Bentégeat, Michel Lozac’h, Charles Maridor

Le mandat d’Arnaud se termine avec une progression de 12% du chiffre d’affaires de CCIFI ; un autofinancement à 99,5% ; la création de 4 nouvelles chambres : Angola, Canada-Vancouver, Laos et USA-Rocky Mountains et la réactivation de la chambre en Mongolie.

Le réseau est désormais constitué de 125 chambres dans 98 pays, et compte 36 312 membres. Elles sont les points d’appui de la Team France de l’export.

Le plan stratégique prévoit d’atteindre 50.000 membres à horizon de 2030.

Un hommage mérité a été rendu à Michel Lozac’h, formidable directeur de la chambre de commerce France-Malaisie, qui part à la retraite cet été. Il m’avait accueilli en deux occasions à Kuala Lumpur et à Penang pour lancer un bureau régional.

J’adresse toutes mes félicitations à Frédéric Sanchez pour sa nomination, ainsi qu’à Arnaud Vaissié – désormais président d’Honneur.

Je leur souhaite une pleine réussite dans l’exercice de leurs nouvelles responsabilités. +d’images

Séminaire des directeurs CCIFI

« Le tour de ma circonscription en 1h15 »

Merci à Charles Maridor de m’avoir invité à participer au séminaire annuel des directeurs de CCIFI à Lyon, dans la foulée de l’Assemblée générale, le 25 juin 2025.

Une innovation qui m’a permis de m’immerger dans les préoccupations de ceux qui animent notre réseau de chambres de commerce sur la planète.

La première soirée a distingué les projets les plus inspirants concrétisés par certaines chambres.

Le mercredi matin était dédié à un tour du monde des différentes zones et une séquence sur le plan stratégique.

À l’issue de l’après-midi destiné à évaluer l’impact de l’Intelligence Artificielle sur leurs organisations et activités, j’ai attiré l’attention des directeurs sur les principales menaces en matière de cyber sécurité et les ai incités à suivre la mise en place de la directive NIS2 et les dispositions de l’IA Act.

Une soirée networking le mercredi soir au Palais de la Bourse avec environ 220 participants, dont le président de la Chambre de commerce Rhône-Alpes, beaucoup d’entreprises et Olivier Ginon, président de GL Event, comme guest speaker.

J’ai été conquis par la formidable atmosphère qui règne entre les directeurs et les animateurs de la tête de réseau.

Merci à chacun d’entre eux pour l’intérêt qu’ils m’ont témoigné et félicitations à Charles et toute l’équipe pour cette parfaite organisation. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Édimbourg, Glasgow, Londres (20-22 juin 2025)

Communauté française

Fête du retour des passeports ! (Édimbourg)

Et la boucle est bouclée !

Aux côtés de Christian Albuisson, président du conseil consulaire d’Édimbourg pour l’Écosse, nous avons réuni une quarantaine de compatriotes, en présence de Francoise Sid-Ahmed, consule générale adjointe, (à l’image) ce 20 juin pour célébrer la perspective du retour d’une station de recueil de demandes de titres d’identité et de voyage, prévue à l’automne.

Finis les longs déplacements en train ou en avion pour accomplir les formalités pour les passeports ou les cartes nationales d’identité.

Depuis 2015, je soutiens les démarches de Christian Albuisson qui visaient à préserver un service de proximité pour les Français d’Écosse.

Le 30 juin 2016, jour du transfert des services du consulat général d’Édimbourg vers Londres, nous avions organisé un événement avec la communauté française. Nous nous étions engagés à œuvrer pour que ce retrait ne soit pas définitif. Avec persévérance, Christian ne s’est jamais détourné de cet objectif.

À chaque réunion consulaire à Londres, il a plaidé patiemment en ce sens, rejoint par Véronique Miller, élue à ses côtés, en 2021. Sa ténacité a payé.

Nous avons salué la décision de Samer Melki, consul général de France à Londres, et Stéphane Pailler, consul général à Édimbourg qui ont trouvé les moyens de répondre à une formidable attente des Français d’Ecosse.

J’ai eu le privilège de rappeler la volonté exprimée, maintes fois, par Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et Laurent Saint-Martin, ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, de moderniser l’administration pour la rendre plus proche de nos compatriotes outre-frontières.

Merci aux Français venus d’Édimbourg, Glasgow et Aberdeen, pour nous retrouver neuf ans plus tard et se réjouir avec nous de cette évolution. Je me suis réjouis de revoir ainsi Anne-Colette Lequet, ancienne conseillère à l’AFE pour le Royaume-Uni (2006-2014) ou encore la famille de Laurent Schirrer venue spécialement d’Aberdeen pour l’occasion (à l’image).

J’ai remis à Christian la médaille qui marque les 150 ans du Sénat, afin de lui témoigner toute mon admiration pour la constance de son engagement.

La boucle est bouclée. +d’images

Lire aussi
. Ecosse : ma question écrite sur l’opportunité de geler le transfert vers Londres des services du consulat d’Edimbourg (10 juil. 2016)
. Consulat d’Edimbourg : plébiscite pour une solution « à l’allemande » (21 déc. 2014)

Enseignement

École Buissonnière – FLAM (Glasgow)

Très heureux d’avoir assisté à la fête de fin d’année de l’École Buissonnière de Glasgow (Association Parapluie FLAM), fondée par Véronique Miller, conseillère des Français de l’étranger pour l’Écosse.

A l’image (g. à d) : Véronique Miller (fondatrice de l’école Buissonnière et coordinatrice des cours pour l’École Buissonnière FLAM de Glasgow) ;
Cédric Moreau (professeur de français à l’Université de Strathclyde, et ex-président de l’École Buissonnière) ; Gérard Giraud (représentant le comité de l’École Buissonnière, président) ; Olivier Salazar-Ferrer (professeur de littérature française à l’Université de Glasgow) ; Olivier Cadic.

105 enfants ont chanté avec entrain, “il en faut peu pour être heureux”, en chœur avec leurs parents pour célébrer à la fois la Fête de la musique et le dernier jour de l’année académique.

J’ai eu l’opportunité d’échanger avec les parents d’élèves, de présenter une rétrospective de plusieurs projets, dont le rétablissement du service de renouvellement des passeports au Consulat d’Édimbourg et de saluer l’action de Véronique, des bénévoles et de l’équipe qui anime cette “école buissonnière”.

Bravo à eux !
19 nouveaux élèves sont déjà inscrits pour septembre prochain.
Une belle nouvelle à savourer tout l’été. +d’images

Parapluie FLAM (Londres)

Comme chaque année, depuis sa création en 2013, j’ai participé, ce dimanche 22 juin 2025, à la réunion de l’association Parapluie Flam (Francais langue maternelle), dans la magnifique bibliothèque de l’Institut français de Londres (lire Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni du 21 juin 2013).

Cet événement a réuni 62 personnes représentant 29 Petites Écoles FLAM du UK, en présence de plusieurs autres élus : Vincent Caure, député ; deux autres sénateurs venus pour la circonstance : Samantha Cazebonne et Yan Chantrel ; et des conseillers des Français de l’étranger dont Patricia Connell, présidente du conseil consulaire.

Lors de mon intervention, je suis revenu sur l’histoire du plan Ecole du Royaume-Uni, initié en juin 2008.

Nous avions consacré l’objectif 3 du plan à la mise en réseau de la dizaine d’associations Flam, pour éviter de réinventer la roue à chaque création d’écoles Flam. 17 ans plus tard, le parapluie Flam, présidé par Sophie Gavrois-Karnavos, est de loin le premier réseau d’associations Flam du monde. Il accueille chaque samedi plus de 5500 enfants parmi les 55 associations fédérées.

Comme me l’avait confié Veronique Miller, la veille à Glasgow, à l’occasion de la fête de fin d’année de l’école buissonnière, le Parapluie Flam est une “famille”.

Je suis heureux que cette approche inspirée par Joëlle Simpson, initiatrice de la Petite école d’Ealing, créée en 1986, perdure.

Mon échange avec Christian Ravel, premier président du Parapluie, démontre que la flamme allumée au début de l’aventure est bien entretenue.

Félicitations à l’équipe du Parapluie Flam, à toutes celles et ceux qui ont fait le choix de s’engager au quotidien en faveur de l’enseignement du français auprès des nouvelles générations. +d’images

CARTE des petites écoles FLAM

Situation au Proche et au Moyen-Orient (2/2) – Réponse du ministre Jean-Noël Barrot à mon intervention – Vidéo 1’37

“Vous avez rappelé le rôle important des élus des Français de l’étranger, notamment dans les situations de crise.”

Ce 2 juillet, je suis intervenu au nom du groupe UC, à la suite de la déclaration du gouvernement sur la situation au Proche et Moyen-Orient (vidéo).

Je remercie Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, pour avoir pris le soin de répondre directement à mes propos dans ses conclusions.

Voir l’intégralité de la séance sur le site du Sénat

VERBATIM

Olivier Cadic a rappelé le nombre de victimes de l’attentat terroriste en Syrie qui a fait 22 morts dans les communautés chrétiennes et rappelé l’attachement qui est celui de la France, du gouvernement, sous l’autorité du Premier ministre, à la sécurité des communautés chrétiennes partout au Proche-Orient, non pas pour des raisons religieuses, mais pour des raisons historiques et parce que la France considère que la capacité pour ces communautés à avoir leurs droits préservés est une condition du pluralisme dans la région qui est la condition, elle-même, de la paix et de la stabilité

Vous avez rappelé le rôle important des élus des Français de l’étranger, notamment dans les situations de crise où ils sont l’interface avec nos compatriotes lorsqu’ils se trouvent face à la nécessité d’être rapatriés ou d’être évacués, mais également parce que grâce aux nombreux déplacements que vous effectuez les uns et les autres vous portez aussi, différemment mais de manière complémentaire, la voix de la France et que c’est évidemment très précieux.

Je veux vous féliciter pour votre engagement personnel au Liban, notamment auprès des victimes de la catastrophe du port et je voulais, pour vous répondre, vous dire que la conférence sur la solution à deux états se tiendra, je l’espère, dans les prochaines semaines. Si nous avons dû la reporter pour des raisons logistiques et sécuritaires, cette dynamique qui a été enclenchée, comme l’a dit le Président de la République, est désormais inarrêtable.

Situation au Proche et au Moyen-Orient (1/2) – “Faisons en sorte d’arrêter les conflits, même avant qu’ils ne débutent” – Vidéo Q/R 11’50

Le 2 juillet, je suis intervenu au nom du groupe Union centriste, à la suite de la déclaration du gouvernement, présentée par le Premier ministre François Bayrou, en application de l’article 50-1 de la Constitution, sur la situation au Proche et Moyen-Orient qui faisait suite au débat du 24 octobre 2023 (compte-rendu).

La séance s’est conclue par les interventions de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, que je remercie de ses réponses à mes questions (vidéo), et de Sébastien Lecornu, ministre des Armées.

Voir l’intégralité de la séance sur le site du Sénat

VERBATIM

Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Messieurs les Ministres,
Mes Chers Collègues,

Dimanche 22 juin, église Saint-Élie à Damas.
L’assaillant entre dans l’église avec armes et explosifs.
Grégoire, Bashar et Pierre se précipitent sur lui, le plaquent au sol.
Ils ont choisi de mourir pour pouvoir sauver près de 250 personnes à l’intérieur de l’église.

Le groupe Union Centriste présente ses condoléances à Sa Béatitude le patriarche Jean X d’Antioche et aux familles des 22 martyrs victimes de cet acte odieux qui visait directement la communauté chrétienne en Syrie.

Lors de notre rencontre, il y a deux mois au nord du Liban, le patriarche Jean d’Antioche que vous avez rencontré à Damas M. le ministre, m’avait averti des menaces qui pesaient en Syrie sur les Chrétiens d’Orient.

Mon premier message est de relayer à la communauté internationale son appel à ne pas détourner le regard et à œuvrer pour assurer la protection de toutes les communautés religieuses au Moyen-Orient.

Je veux également avoir une pensée pour Cécile Kohler et Jacques Paris qui, depuis plus de trois ans, endurent le martyr et leurs familles sont rongées par l’angoisse. Merci monsieur le Premier ministre de nous avoir rassuré sur leur sort.

Comme l’a déjà fait, la semaine dernière, notre collègue Olivia Richard, président du groupe d’amitié France-Iran, notre groupe appelle à la libération immédiate de nos compatriotes.

Nous n’oublions pas non plus les 50 otages retenus par le Hamas dans des souterrains à Gaza depuis le 7 octobre 2023.

Nous remercions le gouvernement et l’ensemble des services du Quai d’Orsay dont l’efficacité a permis au cœur de la crise de favoriser le rapatriement de français vivants en Iran et en Israël.

Fin 2020, suite à l’attentat du 11 novembre à Djeddah au cimetière non musulman, j’avais demandé à notre collègue, Jean-Baptiste LEMOYNE, alors Ministre, à ce que le processus de communication de crise soit formalisé et que nos élus fassent l’objet d’une information spécifique.

Encore aujourd’hui, le groupe Les Indépendants à l’Assemblée des français de l’étranger présidé par Nadia CHAAYA demande régulièrement l’intégration des élus dans les systèmes de gestion de crise. Au regard de ce qu’il vient de se passer en Iran et en Israël, il nous apparaît essentiel que les élus des français de l’étranger puissent jouer leur rôle d’interface avec la communauté française et s’en tiennent à une information officielle dont ils doivent disposer.

Depuis la création de la République islamique d’Iran, le régime des mollahs appelle à la destruction de l’état israélien et menace ouvertement les monarchies du Golfe qui aujourd’hui encore, pour certaines d’entre elles, dénoncent des ingérences de Téhéran. Comme vous l’avez dit, Monsieur le Premier ministre, la France a été parmi les premiers pays à reconnaître l’État d’Israël et a toujours manifesté sa solidarité lorsque l’État Hébreu a été attaqué.

Comme nous l’avions dit, les massacres de masse opérés par le Hamas, le 7 octobre, ont été monstrueux et ont entrainé une réponse justifiée d’Israël pour neutraliser cette organisation terroriste.

Nous voulons rappeler avec force le nombre de 42 victimes françaises dans cette attaque qui place la France au premier rang en termes de victimes étrangères. Mais comme nous l’avions également dit, rien ne serait pire que de vouloir confondre le Hamas avec la cause palestinienne et sa légitime revendication à disposer d’un État autonome. La population palestinienne se retrouve l’otage de cette organisation terroriste soutenue par l’Iran.

Le Hamas n’est pas le seul proxy de l’Iran. Suite à l’attaque du 7 octobre, le Hezbollah depuis le Liban et les Houthies depuis le Yémen s’en sont également pris à l’état Hébreu. Comme il l’a fait avec les Pagers trafiqués pour éliminer des membres du Hezbollah au Liban, Israël a choisi l’effet de surprise pour bombarder les infrastructures nucléaires iraniennes.

Dans la nuit du 21 au 22 juin, le président américain Donald TRUMP a mis en œuvre l’opération Midnight Hammer pour neutraliser ces infrastructures qui s’avèrent constituer l’un des plus grands dangers pour la sécurité d’Israël et du Moyen Orient. Déjà, quelques semaines plus tôt, les américains avaient frappé à plusieurs reprises les Houthis au Yémen.

A l’issue de ces frappes, le régime iranien apparaît affaibli et isolé. Reste aujourd’hui la question du désarmement du Hezbollah qui peine à se concrétiser. Cela justifie l’impatience de tous ceux qui appellent au retour à la pleine souveraineté de l’État libanais sur l’ensemble de son territoire et au scellement des frontières du pays aussi bien avec Israël qu’avec la Syrie.

Le futur du Liban constitue toujours un sujet de préoccupation. Le nouveau gouvernement libanais nourrit beaucoup d’espoir, sous réserve qu’il parvienne à désarmer le Hezbollah et à se débarrasser de la tutelle iranienne sur ce mouvement.

Le Hezbollah tout comme les Gardiens de la Révolution bénéficient des ressources financières du trafic de Captagon, cette drogue qui contribuait à près de 90% du PIB de la Syrie à la chute du Président ASSAD. Lundi dernier, les douanes libanaises ont annoncé la saisie de 866 kilos de Captagon à la suite d’une opération coordonnée avec les autorités saoudiennes.

L’envoyé spécial américain pour la Syrie, Thomas Barrack, aurait fixé le 7 juillet comme ultimatum aux autorités libanaises pour prendre une position claire sur la question du monopole de armes. L’État, à travers l’armée libanaise, doit être l’unique détenteur de la force armée.

En cas de tergiversations, le Liban pourrait être laissé seul face à l’escalade.

Ne pensez-vous pas, Monsieur le Premier Ministre, dans ce cas, qu’Israël pourrait reprendre alors les hostilités contre le Hezbollah et la communauté internationale durcir les sanctions ?

L’explosion du port de Beyrouth a été la plus grande explosion non nucléaire de l’Histoire. On a déploré plus de 200 décès dont 3 français, des milliers de blessés et des centaines de milliers de personnes déplacées. En retrouvant les familles des victimes à Beyrouth le 27 avril dernier, je leur ai remis votre lettre, Monsieur le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, témoignage de votre indéfectible soutien à leur démarche pour obtenir justice. Votre geste les a profondément réconfortés. Le juge d’instruction Tarek BITAR a repris l’enquête. Le Ministre de la Justice libanais, Adel NASSAR a entrepris plusieurs réformes pour restaurer la confiance dans le système judiciaire du pays.

Mais je veux revenir sur le sujet car il y a urgence concernant le port de Beyrouth. En effet, une manœuvre est en cours pour détruire les silos, qui représentent le seul vestige tangible de la catastrophe du 4 août. Ces silos sont un symbole de mémoire collective pour les victimes et pour tout le peuple libanais. Les faire disparaître serait une insulte à leur souffrance. Ils en appellent à votre soutien pour intercéder auprès de leur Gouvernement afin d’empêcher cette décision.

Tout aussi innocentes que les victimes du port de Beyrouth, plus de 50.000 vies perdues à Gaza dont 17.000 enfants tués constituent une véritable honte pour l’Humanité. Le blocage de l’aide humanitaire a transformé Gaza en lieu de mort, avez-vous dit M. le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Nous partageons votre colère face aux centaines de personnes tuées sur les sites de distribution de nourriture. Aujourd’hui, la France a condamné une frappe israélienne qui a causé la mort de deux employés d’une ONG le 26 juin dernier. La protection des civils et des travailleurs humanitaires doit être garantie en toute circonstance conformément au droit international humanitaire.

Nous soutenons l’appel du gouvernement à un cessez-le-feu immédiat à Gaza, à la libération des otages, à l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire et à une solution politique fondée sur deux États accompagnée des garanties sécuritaires pour Israël et la Palestine.

Lors de mon déplacement dans le Golfe en avril dernier, dans le cadre du groupe d’amitié France – Pays du Golfe, j’ai eu l’occasion de rencontrer le Premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar, et de nombreux ministres des affaires étrangères du Golfe dont votre homologue du Koweït en votre présence. Tous fondaient leur espoir sur le plan devant être présenté à l’ONU le 18 juin par le prince héritier d’Arabie Saoudite Mohamed Ben Salman et le Président de la République. Cela apparaissait comme la seule solution sérieuse susceptible de ramener la paix au Moyen Orient. La conférence a été reportée suite aux frappes d’Israël sur l’Iran.

Quand pensez-vous, monsieur le Premier Ministre, qu’elle pourra se tenir désormais ?

Lors du sommet de sécurité Shangri-La à Singapour le 30 mai 2025, le Président de la république a mis en garde contre les répercussions potentielles de l’agression russe en Ukraine sur la situation à Taïwan.

Je le cite : « Si nous considérons que la Russie peut s’emparer d’une partie du territoire ukrainien sans restriction, sans contrainte, sans réaction de l’ordre mondial… que pourrait-il se passer à Taïwan ? »

Le Président de la République a en effet de bonnes raisons de s’inquiéter sur la perspective d’une nouvelle escalade.

Le ministre australien de la Défense, a affirmé de son côté “ce que nous voyons de la Chine est la plus grande augmentation de la capacité militaire par n’importe quel pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale”. Son homologue des Philippines a qualifié la Chine d'”absolument irresponsable et téméraire” dans ses actions en mer de Chine méridionale.

Le secrétaire américain à la Défense, a déclaré que Pékin “a fait référence à une date limite de 2027 que le président Xi Jinping aurait donnée pour que l’armée chinoise soit capable d’envahir Taïwan.

Il est urgent de faire émerger une action internationale susceptible de dissuader le Parti communiste chinois de rompre le statu quo. Sans quoi nous pourrions nous retrouver dans deux ans dans une situation avec Taiwan analogue à celle que nous observons en Ukraine et au Moyen Orient.

Vous l’avez dit, monsieur le Premier ministre, tout est lié. Faisons en sorte d’arrêter les conflits, même avant qu’ils ne débutent.

Sénat – Audition de Sébastien Lecornu – Shangri-La Dialogue – Vidéo 2’50

Le 1er juillet, Sébastien Lecornu, ministre des Armées, est intervenu devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées pour présenter une « mise à jour » de la Loi de programmation militaire (LPM). Il a notamment annoncé une accélération des livraisons de certains équipements et munitions.

J’ai saisi l’opportunité de l’interroger sur le sommet du Shangri-La Dialogue à Singapour, en revenant sur les déclarations de ses homologues et celles de notre Président concernant la menace que la Chine fait peser sur Taïwan.

Voir l’intégralité de l’audition sur le site du Sénat

VERBATIM

Lors du sommet de sécurité Shangri-La à Singapour le 30 mai 2025, le Président de la République a mis en garde contre les répercussions potentielles de l’agression russe en Ukraine sur la situation à Taïwan.

Je le cite : « Si nous considérons que la Russie peut s’emparer d’une partie du territoire ukrainien sans restriction, sans contrainte, sans réaction de l’ordre mondial… que pourrait-il se passer à Taïwan ? »

Le ministre australien de la Défense, a affirmé “ce que nous voyons de la Chine est la plus grande augmentation de la capacité militaire par n’importe quel pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale”.

Le ministre philippin de la Défense a qualifié la Chine d'”absolument irresponsable et téméraire” dans ses actions en mer de Chine méridionale.

Le secrétaire américain à la Défense, a déclaré que Pékin “a fait référence à une date limite de 2027 que le président Xi Jinping aurait donnée pour que l’armée chinoise soit capable d’envahir Taïwan”.

Après votre passage dans l’indopacifique, partagez-vous les déclarations de vos collègues, comment qualifiez-vous la menace ?

Est-ce que le Dialogue de Shangri-La fait émerger la piste d’une action internationale susceptible de dissuader le Parti communiste chinois de rompre le statu quo, afin de ne pas nous retrouver dans la même situation à Taïwan comme nous l’observons en Ukraine ?

Avons-nous actuellement les moyens de contribuer à garantir la liberté de circulation dans le détroit de Taïwan, comme le prévoit la LPM si nécessaire ?

ANEFE – Renouvellement du conseil d’administration

À l’issue de l’Assemblée générale, qui s’est tenue le 20/6/25, le conseil d’administration a renouvelé le bureau sortant, à l’exception de Pascal Rakovsky, trésorier adjoint, qui ne se représentait pas.
Brice Bultot, président de la FAPEE a été élu pour lui succéder.

Je remercie les membres du conseil d’administration de m’avoir renouvelé leur confiance pour ce nouveau mandat à la présidence de l’Anefe.

Je félicite les 16 membres élus ou réélus du conseil d’administration qui rejoignent les membres de droit pour un mandat de 3 ans :

Nadia CHAAYA, Ecole française internationale de Djeddah, Djeddah, Arabie Saoudite ;
Jean-Hervé FRASLIN, Ecole française Arthur-Rimbaud, Dar es Salaam, Tanzanie ;
Dana GRUIA-DUFAUT, Lycée français Anna-de Noailles, Bucarest, Roumanie ;
Géraldine GUILLERMIN, Ofalycée ;
Laurence HURET, Lycée français René Descartes, Phnom Penh, Cambodge ;
Balkis KAOUK, Lycée français de Mascate, Mascate, Oman ;
Sébastien LAHAIE, Lycée Marcel Pagnol, Asunción, Paraguay ;
Jean-Marie LANGLET, Lycée français de Düsseldorf, Düsseldorf, Allemagne ;
Jamil MALEYRAN, Discovery Path Education ;
Amélie MALLET, Lycée international Winston-Churchill, Londres, Royaume-Uni ;
Michel MONSAURET, Lycée international de Porto, Porto, Portugal ;
François NORMANT, Etablissement Liberté, Bamako, Mali ;
Sébastien RICOUT, Lycée français international Zurich, Suisse ;
Cédric TOIRON, Lycée français de Séoul Seoul Corée du Sud ;
Eric VETEAU, Ecole franco-américaine de Chicago, Chicago, USA ;
Henri ZELLER, Institut Saint-Dominique de Rome, Rome, Italie

ANEFE : Qui sommes-nous ?

La diplomatie économique au service de l’amitié franco-bulgare

Entre Stéphane Delahaye, directeur de la CCIFB et Vessela Todorova-Mosettig, directrice.

Ce 19 juin, notre groupe d’amitié sénatorial France-Bulgarie, présidé par Loïc Hervé, a accueilli au Sénat les représentants de la Chambre de commerce et d’industrie France-Bulgarie (CCIFB), à l’occasion d’un déjeuner marquant les 20 ans d’existence de la chambre, présidée par Stéphane Delahaye.

Ce temps fort s’inscrit dans la continuité des échanges bilatéraux que notre groupe soutient activement. En septembre dernier, j’étais à Sofia avec Loïc Hervé pour célébrer les 145 ans des relations diplomatiques entre nos deux pays (compte-rendu). La CCIFB avait alors organisé un événement dans les jardins de la Résidence de France, en présence de notre ambassadeur.

À Paris, la rencontre s’est déroulée dans le cadre du Forum économique « Choisir la Bulgarie », suivi d’une réception officielle à l’ambassade de Bulgarie, sous l’égide de l’ambassadrice Radka Balabanova. Plus de 200 participants étaient réunis : entreprises, diplomates, et membres de la CCIFB.

Stéphane Delahaye a souligné les opportunités considérables qu’offre la Bulgarie, notamment dans les domaines de l’énergie, des infrastructures, de la défense et de l’innovation.

Pour ma part, j’ai tenu à saluer le dynamisme des Français installés en Bulgarie, que j’ai rencontrés à cinq reprises à Sofia. À travers leur engagement, en particulier au sein de la CCIFB – forte de plus de 300 membres – ils participent activement au rayonnement de notre savoir-faire. Fidèle à la devise bulgare, “L’union fait la force”, cette coopération se construit chaque jour.

Je suis convaincu que cette journée exceptionnelle contribuera à intensifier les échanges économiques, à encourager les investissements et à faire émerger de nouveaux projets. Félicitations à la CCI France-Bulgarie qui a co-organisé cet événement avec ses partenaires de Bulgaria Wants You.

Médias – “Nucléaire iranien : l’impasse de la dissuasion”

Nucléaire iranien : l’impasse de la dissuasion

Olivier Cadic, Sénateur des Français établis hors de France et Président du groupe France-Pays du Golfe au Sénat.

Article publié dans l’infolettre UDI du 27 juin 2025

Les frappes récentes d’Israël et des États-Unis sur des infrastructures militaires iraniennes viennent rappeler une vérité brutale : la paix ne peut reposer sur l’ambiguïté stratégique ni sur l’impunité.

En ripostant à des agressions directes ou indirectes menées par l’Iran et ses relais régionaux (Hamas, Hezbollah, Houtis…), Israël et les États-Unis ont signifié que la terreur ne peut devenir une norme de gouvernance internationale.

Ces événements tragiques posent une question fondamentale : le nucléaire militaire constitue-t-il une assurance-vie pour les régimes autoritaires ?

L’Iran, tout en clamant sa volonté pacifique, continue de progresser vers un seuil critique. Il espère sans doute que la possession de l’arme atomique lui garantirait une impunité comparable à celle dont jouit la Corée du Nord. Mais ce calcul est non seulement cynique, il est dangereux pour tous !

Car la bombe ne protège pas contre les soulèvements intérieurs, elle n’efface pas les aspirations démocratiques de peuples opprimés, et elle ne garantit aucune prospérité. Elle ne fait qu’alimenter les tensions régionales, encourager la prolifération, et rendre chaque crise potentiellement apocalyptique.

L’Europe ne peut rester spectatrice. Elle doit rappeler que la stabilité ne se décrète pas par la peur mais se construit sur la liberté, l’État de droit et la coopération. À cet égard, la France doit rester ferme dans son opposition à toute forme de prolifération, tout en soutenant les forces démocratiques iraniennes qui aspirent à un avenir débarrassé de la répression et de l’isolement.

Le Sénat, à travers nos débats, a rappelé que l’inaction serait une complicité. Nous devons, plus que jamais, refuser le chantage atomique et promouvoir une diplomatie exigeante, appuyée sur une défense crédible, mais aussi sur une vision : celle d’un Proche-Orient libéré de la terreur et de la menace nucléaire.

Sénat – Rencontre « Vision Golfe 2025 »

Le groupe d’amitié France-Pays du Golfe que je préside a organisé une rencontre au Sénat à l’occasion de la clôture du forum Vision Golfe 2025, qui s’est tenu les 17 et 18 juin au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.

J’’ai remercié les intervenants d’avoir pris part au succès de cette nouvelle édition du forum, en indiquant que notre groupe d’amitié entendait contribuer, par l’ensemble de ses activités, à développer des connexions entre la France et l’ensemble des pays du Conseil de coopération du Golfe en vue d’accroître les flux d’investissements bilatéraux.

Benoit Trivulce, directeur général par intérim de Business France – l’organisme en charge du forum – a souligné à la fois le haut niveau des participants et le fort potentiel de l’événement. Il a rappelé que l’exportation repose sur 53 000 filiales françaises, innovantes et créatrices d’emplois. Business France accompagne chaque année près de 12 000 entreprises dans leurs démarches à l’international, a-t-il aussi précisé.

Avec Benoit Trivulce et Mohamed Ben Laden

Nous avons également eu le plaisir d’écouter Mohamed Ben Laden, président du Conseil d’affaires franco-saoudien, qui a salué la France comme un partenaire fidèle et fiable. Il a encouragé les grands groupes français à « emmener dans leurs bagages » davantage de PME pour les aider à exporter. Rappelant que les deux tiers du calendrier de la Vision 2030 étaient déjà écoulés, il a insisté sur la nécessité d’aller au-delà de l’image impressionnante des grands chantiers pour mettre l’accent sur « l’édification de l’Homme », dans un pays à la population jeune et très connectée.

Je remercie vivement Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère à l’AFE pour le Moyen-Orient et mes collègues de leur présence à cet évènement : Louis-Jean de Nicolaÿ, président délégué pour le Qatar, Hélène Conway-Mouret et Pascal Martin, vice-présidents, Fabien Genet et Vivette Lopez, membres du groupe d’amitié. +d’images

En circonscription au Brésil (2/2) – São Paulo & Santos – 11-13 juin 2025

Communauté française

Consulat

Avec près de 11 000 français inscrits à São Paulo, notre communauté a retrouvé la taille que je lui ai connu lors de mon premier déplacement (11 364 en 09/2015). Les effectifs annoncés de 6500 inscrits suite à l’épidémie sont derrière nous.

À l’issue d’une réunion avec les trois conseillers des Français de l’étranger Ana Fabia Ferraz Martins (présidente), Bertrand Dupont et Armelle Champetier, où
nous avons évoqué les conséquences de la baisse de pouvoir d’achat observée pour bon nombre de compatriotes de la circonscription, la consule générale Alexandra Mias a accueilli des représentants de notre communauté pour un échange qui m’a permis de revenir sur les avancées concrètes sur les dossiers sur lesquels je m’étais investi depuis mes précédents passages au Brésil:

•⁠ ⁠Un Centre Pompidou sera érigé au Paraná à Foz do Iguaçu. C’était un projet prioritaire pour Ana Fabia et moi-même, suite à notre visite en 2023 (compte-rendu) ;
•⁠ ⁠Le projet de loi qui aurait fait disparaître l’enseignement du français dans les écoles publiques brésiliennes, s’ils avaient rendu l’apprentissage de l’espagnol obligatoire, en seconde langue, a été abandonné (compte-rendu).

J’ai également souligné les nouvelles encourageantes du côté du lycée français et de l’Alliance française.

La France est une destination de choix pour les touristes brésiliens. Ceux-ci généraient 1.1 milliards d’euros en 2023, soit la 2ème source revenu export.

Merci à Frédéric Dyèvre (Paradigmax) ; Philippe Boutaud-Sanz (Chenut) et François Cessieux pour le moment d’échange privilégié sur les attentes de notre communauté, au Bistrot de Paris, dirigé par Alain Poletto, un chef charismatique, venu tout droit de la haute Savoie.

Très reconnaissant envers Pascal Gras (Movisafe) pour ses précieux renseignements sur les moyens de sensibiliser nos compatriotes aux conduites à tenir en matière de sécurité.

Toute ma gratitude à Ana Fabia qui m’a accompagné sur toutes les séquences à São Paulo et permis d’échanger en brésilien chaque fois que cela était nécessaire. +d’images

Diplomatie parlementaire

Parlement – État de São Paulo

Le Parlement de l’État de São Paulo, appelé Assemblée législative de l’État de São Paulo (ALESP), est l’organe législatif du plus grand État du Brésil, tant par la population que par l’économie.

Il est composé de 94 députés d’État. L’ALESP siège dans un bâtiment moderne que j’ai pu visiter en compagnie de Ana Fábia Ferraz Martins, présidente du conseil consulaire, et de Ian Balat, consul adjoint.

Elle joue un rôle politique et symbolique majeur au Brésil, car elle représente la voix de l’État le plus puissant du pays.

Paulo Florilo, président de la commission des relations internationales, m’a accueilli en compagnie de quatre collègues : Danilo Campetti, Thainara Faria, Gil Diniz et Mauro Bragatto, représentant toutes les tendances politiques de l’Assemblée.

Paulo propose que notre commission au Sénat engage une collaboration régulière sur les sujets prioritaires liés à la sécurité.

Les parlementaires ont reconnu l’apport bénéfique des entreprises françaises sur l’emploi local dans leurs circonscriptions respectives.

Je les remercie pour leur remarquable accueil et d’avoir facilité la visite très instructive du centre Smart Sampa. +d’images

Mairie – Smart Sampa

Le plus vaste système de vidéosurveillance d’Amérique latine.

Merci à Thainara Faria, membre de l’ALESP, qui nous* a permis de découvrir le Smart Sampa, un ambitieux programme de vidéosurveillance urbaine, lancé en 2023 par la mairie de São Paulo.

Plus de 31.300 caméras intelligentes couvrent toute la ville — 20.000 caméras municipales, complétées par environ 11.300 caméras privées reliées au système.
Elles intègrent la reconnaissance faciale, lecture automatisée de plaques d’immatriculation (LAPI), détection d’intrusion et de comportements suspects.

J’ai visité le Centre de contrôle et coordination pour la sécurité qui permet l’interaction entre SAMU, pompiers, police, transports en commun, gouvernements locaux et bases de données nationales (fugitifs, disparus, véhicules volés).

Devant le centre, les résultats s’affichent dans la rue en temps réel : 1.255 fugitifs capturés, 2.483 crimes détectés en flagrant délits, et 66 personnes disparues retrouvées.

Une diminution notable de 17 % des vols et 27 % des cambriolages a été observée dans les zones surveillées. Les problèmes liés aux dépôts sauvages d’ordures sur la voie publique ont diminué de… 90 % !

Le Smart Sampa est aujourd’hui le plus vaste système de vidéosurveillance d’Amérique latine. +d’images

(*) Ana Fábia Ferraz Martins, présidente du conseil consulaire, Ian Balat, consul adjoint, et Ronan Illien, attaché de sécurité

Diplomatie économique

Terminal Santos Brasil – CMA CGM (à Santos)

Visite du terminal Santos Brasil, dont le groupe CMA-CGM est devenu actionnaire majoritaire (51%) en 2025.

Santos accueille le premier port d’Amérique latine.

Il dessert plus de 600 ports dans 125 pays, et justifie que le Brésil a un rôle stratégique dans les chaînes logistiques internationales. 95% des marchandises entrant au Brésil arrivent par mer.

Environ 30 % du commerce extérieur brésilien transite par Santos. Il est la principale porte de sortie des exportations agricoles, industrielles et minières du pays. 28% des voitures importées au Brésil passent par Santos. 10 000 voitures peuvent être parquées sur le port.

Accompagné par Nathalie Le Pennec, attachée de Développement durable auprès de l’ambassade de France au Brésil, nous avons été accueillis par Neusa Ferreira Marcelino, Pdg de CMA CGM Brésil, Marie-Lorraine Metz, directeur juridique de CMA CGM sur la côte Est latam et échangé sur la sécurité, la cybersécurité, la technologie et les tendances commerciales mondiales.

La ville est l’épicentre des activités du PCC, (Primeiro Comando da Capital). Cette organisation criminelle structurée contrôle une grande partie du trafic de drogue à travers le port de Santos, utilisant sa position stratégique pour exporter de la cocaïne vers l’Europe et d’autres continents.

La veille de mon passage, 1,5 tonne de cocaïne avait été saisie sur un autre terminal. Des procédures élaborées sont mises en place pour faire échec aux initiatives criminelles qui ne manquent pas d’ingéniosité.

Drones et caméras thermiques permettent de repérer les tentatives de fixer des cargaisons de drogue sur la coque des navires. 50% des conteneurs passent au travers de scanners. Pour certains pays, ce sont la totalité des conteneurs qui sont soumis à ce contrôle. J’ai pu suivre les opérations de contrôle à distance faites par des opérateurs qui doivent ignorer par quel scanner passent les camions contrôlés.

Nous avons évoqué les programmes de formation de dizaines d’assistants, sur 18 mois, pour les jeunes des quartiers défavorisés. 89% ont un travail à l’issue de la formation et 90% d’entre eux poursuivent en plus des cours du soir.

Merci à l’équipe de CMA-CGM pour m’avoir permis de découvrir l’intérieur d’un des plus grands ports de la planète. +d’images

Chambre de commerce France-Brésil (CCIFB-SP)

En 2025, la CCIFB‑SP a célébré ses 125 ans.

À l’invitation de son président Thierry Besse (Vinci), qui a succédé cette année à Pedro Antonio Gouvêa Vieira, et de Corinne Fontenelle, directrice exécutive, j’ai eu le plaisir d’échanger au cours d’un déjeuner avec le directoire de la CCIFB‑SP, en présence d’Alexandra Mias, consule générale, et Ana Fábia Ferraz Martins, présidente du conseil consulaire.

Nous avons évoqué les relations économiques, commerciales, industrielles, scientifiques et culturelles entre la France et le Brésil.

Thierry Besse, président de la CCIFB‑SP

Ayant été le seul sénateur à avoir voté en faveur de l’adoption de l’accord d’association entre l’Union européenne et le Mercosur (compte-rendu), nous sommes revenus longuement sur l’évolution espérée de la France sur cette question, depuis que la Commission européenne est parvenue à un accord avec les quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay).

La CCIFB São Paulo reflète le dynamisme et la vivacité de la ville dans laquelle elle est implantée. Elle suit la devise de la plus grande ville du pays : “Je ne suis pas conduit, je conduis”.

Dans un second temps, les membres de la CCIFB-SP, étaient invités à assister à ma conférence “Le monde tel que je le vois”.

Merci à Thierry Besse, les membres du directoire et toute l’équipe pour leur accueil et à tous les membres pour leur participation. +d’images

Enseignement

Lycée international français

Quel plaisir de retrouver le lycée, 18 mois après ma précédente visite (compte-rendu), et de découvrir les formidables progrès accomplis.

L’établissement de 1300 élèves a rétabli ses comptes en ayant mené à bien le regroupement des deux sites, et transformé l’association de gestion en fondation pour retrouver la pleine propriété de ses locaux.

L’objectif de modification statutaire pour retrouver une autonomie de gestion est atteinte.

Le nouveau logo illustre parfaitement le changement d’équipe avec l’arrivée de Pedro Antonio Gouvéa Vieira comme président de la fondation et Yves Jadoul, président du comité de gestion.

Lors de ma visite, j’ai pu voir les installations modulaires ajoutées pour accueillir les classes du lycée qui étaient sur un autre site et répondre à une interview très professionnelle, de 45 minutes, sur la web radio des élèves du lycée.

Félicitations au proviseur Bruno Hirm-Martin et à toute son équipe pour avoir accompagné ces évolutions. Prochain objectif pour la fondation : créer un plan pour permettre l’agrandissement du lycée. +d’images

En circonscription au Brésil (1/2) – Rio de Janeiro & Itaguaí – 08–10 juin 2025

Troisième déplacement à Rio de Janeiro pour accomplir, avant leur départ à la retraite, une dernière mission avec Gérard Maréchal, consul général de France à Rio ; et Serge Borg, attaché de coopération éducative, et témoigner ma reconnaissance à ces deux diplomates, devenus des amis.

Deux ans après mon précédent passage en leur compagnie, nous avons pu évaluer ensemble les progrès accomplis.

À quelques mois de la COP 30, qui se tiendra à Belem, Gérard nous a fait découvrir un quartier de Rio, où 60 000 cariocas vivent sur de petites îles, au milieu d’une biodiversité préservée. À 20 minutes de Copacabana, où les locaux déambulent ou font leur sport, sous la protection du Corcovado, d’autres se détendent au milieu des mangroves, entre hérons et caïmans. Moment privilégié partagé avec leurs épouses Anne-Marie et Marilu.

J’adresse à Gérard et Serge toute ma gratitude pour l’organisation de mes séquences de travail. Ils ont toujours su s’extraire du travail en silo pour favoriser l’efficacité du résultat.

Merci également à Marie Godefroy (à l’image) conseillère des Français de l’étranger, pour la chaleur de son accueil et son dévouement en faveur des Français de Rio. +d’images

Communauté française

Réception

À l’issue de ce troisième déplacement à Rio de Janeiro, Gérard Maréchal, a organisé une rencontre avec la communauté française dans la bibliothèque / médiathèque de la Casa Europa qui contient plus de 20 000 ouvrages.

À quelques semaines de son départ du poste, le consul a prononcé un discours de reconnaissance très émouvant à chacun des membres de l’équipe.

En présence de Mélanie Montinard, présidente du conseil consulaire, et Marie Godefroy, conseillère des FDE, j’ai eu, à mon tour l’opportunité de saluer toutes les personnes qui m’ont accueilli tout au long de ce séjour, et pu faire la connaissance de Stéphanie Soton, présidente de Rio Accueil.

Cette réunion m’a offert l’opportunité de saluer le consul général pour ses remarquables accomplissements, en poste, depuis mon précédent passage.

La Maison de France / Casa Europa restera le centre culturel et diplomatique franco-allemand, qui ancre la présence française à Rio. Cela lui doit beaucoup.

Son initiative de rendre une identité à la gastronomie française à Rio a conduit à la création de l’Association des chefs France-Brésil (ACFB) et à l’ouverture d’un restaurant/café dans la Casa Europa, proposant une cuisine signée par le chef français David Jobert.

Parmi ses autres interventions, son soutien à la professionnalisation du conseil de gestion du lycée Molière.

En souvenir de mon passage et pour marquer ma reconnaissance, j’ai remis à Gérard Maréchal, la médaille du Sénat qui marque le 150ème anniversaire de l’institution.

Dans un même élan de gratitude, j’ai également transmis cette médaille à Serge Borg, attaché de coopération éducative, qui a fait un travail considérable au service de la francophonie au Brésil.

Il y a deux ans, nous remettions ensemble le Label FrancEducation du Brésil au CIEP 449, un lycée public bilingue portugais-français (compte-rendu).

Serge a œuvré à l’élaboration et l’organisation de la 5ème journée mondiale des professeurs de français, à Brasilia, lors du congrès pan-américain des professeurs de français (compte-rendu). C’est lors de cet événement qu’il m’a sensibilisé pour que je contribue à convaincre mes collègues parlementaires brésiliens de renoncer au projet de loi qui aurait fait disparaître l’enseignement du français dans les écoles publiques brésiliennes, s’ils avaient rendu l’apprentissage de l’espagnol obligatoire, en seconde langue.

Le passage de Gérard et de Serge à Rio aura été très utile pour notre communauté. Ils laisseront un très bon souvenir lorsqu’ils repartiront ensemble à Paris, fin août.

Heureux que de nombreux témoins aient pu se joindre à cette réception très émouvante. +d’images

Consulat – Casa Europa

Lors de mon précédent passage à Rio de Janeiro, il y a deux ans, le MEAE envisageait de céder la Casa da Europa, pour des raisons financières.

Historiquement, le bâtiment est l’ancien Théâtre Maison de France, inauguré en 1956, rebaptisé Casa da Europa quand s’y sont associés les consulats de l’Allemagne.

Marie Godefroy, conseillère des Français de l’étranger, m’avait sollicité pour contester cette orientation. Gérard Maréchal, consul général à Rio, également, m’avait expliqué qu’il souhaitait convaincre sa hiérarchie de rénover le bâtiment plutôt que de le vendre. Son objectif a été atteint.

Avant de repartir cet été à Paris, et à la veille du premier jour des travaux de rénovation, le consul général a organisé une réunion de présentation en présence des conseillères des Français de l’étranger.

Présentation du projet de rénovation technique par Cyril Bossard (Chef de l’antenne de la DIL) pour un budget de 8,6 millions d’euros. La date d’achèvement des travaux est prévue pour janvier 2027.

La création de l’IFCA : Institut Culturel Franco-Allemand a été présentée par Caroline Vabret, attachée de coopération et d’action culturelle. C’est un symbole unique de coopération européenne et un pôle dynamique de la vie culturelle et intellectuelle de Rio. +d’images

Diplomatie économique

Naval Group (à Itaguaí)

En compagnie de Gérard Maréchal, consul général de Rio, j’ai visité la base navale d’Itaguaí, projet majeur de la coopération de défense entre la France et le Brésil, où a été lancée, en 2008, la construction de quatre sous-marins de classe Scorpène, issus du Programme de Développement des Sous-marins (PROSUB).

Construits sous licence française, avec transfert de technologie, le Riachuelo (S40), premier de la série, est déjà en service.

L’amiral Humberto Caldas da Silveira JR m’a invité à monter sur le Tonelero (S42), troisième de la série, lancé en mars 2024 par les présidents Macron et Lula. Son achèvement est programmé pour la fin 2025.

Notre délégation a pu voir le Angostura (S43), quatrième de la liste, en cours de construction, et participer à une plongée dans le simulateur.

La base navale d’Itaguaí va être agrandie pour accompagner la conception et la réalisation de la partie non-nucléaire du futur sous-marin à propulsion nucléaire brésilien.

Pour conduire ce programme, Itaguaí Construções Navais (ICN), joint-venture entre Novonor (Brésil) et Naval Group (France), est responsable de l’assemblage et de l’intégration des sous-marins sur le site d’Itaguaí.

Merci à l’amiral Humberto Caldas da Silveira JR, coordinateur général du programme, et aux militaires brésiliens pour leur accueil et tout le temps qu’il m’ont consacré. Toute ma reconnaissance également à l’équipe de Naval Groupe menée par Renaud Poyet, pour les éléments d’information communiqués. Leur action et leurs résultats font honneur à notre pays. +d’images

L’Oréal – Centre de recherche et d’innovation

À l’invitation de Patrick Sabatier, directeur des relations institutionnelles de l’Oréal, j’ai eu le privilège de pouvoir visiter leur centre de recherche et développement.

L’Oréal a consacré 1,3 milliards d’euros à la recherche en 2024.

La variété de la population brésilienne se vérifie par la présence de 55 types de peau sur 66 tons possibles.
Tous les types de cheveux sont présents au Brésil.
Ce n’est pas parce que la peau est mate qu’il ne faut pas la protéger.
Les effets du soleil ont pour conséquences de créer des cancers sur tous les types de peau.

Pour L’Oréal, l’histoire de la photo-protection a démarré avec l’arrivée des congés payés en France, il y a 85 ans.

La société cherche à convaincre les autorités chinoises de stopper les tests sur les animaux.
À titre d’exemple, la Chine est le seul pays à obliger de tester les produits de coloration sur les animaux.

Je suis ressorti impressionné par ce bâtiment dédié à la recherche et l’ingéniosité de ses laboratoires.

Avant de partir, j’ai remis une médaille du Sénat à Patrick Sabatier.

J’aurais aussi bien pu le faire au lycée Molière ou à la CCIFB qu’il a présidé durant 10 ans.

Mais tout ce que Patrick a apporté à notre communauté, avec son sens de l’intérêt général, n’aurait pas été possible, sans son travail acharné pour contribuer à la réussite, au Brésil, d’une des entreprises françaises les plus emblématiques. Aussi, il était plus approprié de laisser ce souvenir à Patrick, dans son entreprise à la formule légendaire, dont on peut s’inspirer pour cette circonstance, parce qu’assurément… il le vaut bien ! +d’images

French Tech

Rencontre et échanges très fructueux avec deux membres de la French Tech à Rio de Janeiro:
. Antoine Clauzel, directeur d’AdoroCinema et des réseaux sociaux pour Webedia Brazil, un groupe basé en France spécialiste des communautés en ligne.
. Sylvain Joyeux, co-fondateur et directeur de Tide Wise, une entreprise qui fournit des services maritimes avec des systèmes sans pilote.

La French Tech au Brésil regroupe plus de 200 sociétés de technologie, des filiales de sociétés françaises implantées au Brésil : Ubisoft, BlaBlaCar, Webedia, Gameloft, Equativ, Le Wagon, Ingenico, Teads, Ecritel, Deezer, Edenred… et des sociétés montées par des entrepreneurs français installés au Brésil : Loggi, Daki, A55, Zarpo, MOX Digital, Abacashi, Piktiz… des startups brésiliennes avec un management français ou francophone : Geru, Solfácil, Revelo, Wildlife Studios, MetaKosmos…

Leurs objectifs : Appuyer les projets d’implantation de sociétés technologiques françaises au Brésil ; Promouvoir le savoir-faire technologique des sociétés françaises au Brésil via la création de partenariats et d’échanges ; Accompagner les entrepreneurs dans leur quotidien.

Un secteur où, contre toute attente, la langue française est très présente. Merci à Juliette Petit (Business France), Renaud Gaillard (ambassade de France au Brésil), Gérard Maréchal et Serge Borg pour leur participation. +d’images

Chambre de commerce et d’industrie France-Brésil (Câmara de Comércio França Brasil – CCIFB)

À la faveur de mon retour à Rio, qui avait accueilli, deux ans plus tôt, la réunion régionale des CCEF pour l’Amérique latine (compte-rendu), la CCIFB a organisé deux séquences :

D’abord une rencontre avec des membres du nouveau bureau exécutif, dont :
•⁠ ⁠Patrick Sabatier (L’Oréal) qui a transmis la présidence à Jean-Michel Lang (Vinci Énergies Brésil), en déplacement à Paris ;
•⁠ ⁠Carlos Castro (avocat) dont le cabinet rassemble 700 avocats dans 18 bureaux ;
•⁠ ⁠Jean-Michel Tomas (Safran) dont la société équipe en moteurs la moitié des hélicoptères du Brésil ;
•⁠ ⁠Aurelien Patrick Maudonnet (Helexia Brasil) acteur clé de la transition énergétique au Brésil
•⁠ ⁠Rodrigo Santiago (cabinet affaires publiques) a longtemps représenté Michelin et m’a alerté sur les conséquences de l’importation massive de pneus chinois qui menace de faire disparaître à court terme l’industrie du pneu brésilien.

Dans un second temps, nous avons été rejoints par d’autres membres pour une réunion élargie : Veronica Vara (EDF Brésil), Pascal Gras (Movisafe) ; Sophie Laffite, consule générale adjointe, et Renaud Gaillard, conseiller régional pour l’INPI et la protection des marques.

Les entreprises françaises au Brésil restent le 1er employeur étranger (550.000 employés) devant la Chine et les USA.

1500 entreprises avec la quasi-totalité du CAC 40 : L’Oréal, TotalEnergies, Carrefour, Renault, Safran… y sont établies.

Les accords de libres échanges sont susceptibles de permettre l’expansion de notre économie. J’ai rappelé ma position personnelle favorable à l’accord du Mercosur et regretté d’avoir été seul à m’exprimer en ce sens au Sénat.

Nous avons eu des échanges très fructueux, notamment sur les énergies renouvelables, et les apports de l’IA. Merci aux participants pour le précieux partage d’expériences. +d’images

Enseignement

Lycée international français Molière

En entendant la musique résonner à mon arrivée au lycée international français Molière en compagnie de Gérard Maréchal et Serge Borg, j’aurais pu croire à un accueil exceptionnel du proviseur Victor Irmann et de Patrick Sabatier, président de la SFBE, pour marquer mon retour dans l’établissement, neuf ans plus tard.

En découvrant les enfants subjugués par l’orchestre, j’ai vite compris.
Ici, ce sont les enfants d’abord !
L’établissement accueille 888 élèves dont 45% sont français et 50% brésiliens.

À l’issue de la visite en compagnie de l’équipe de direction, j’ai eu trois entretiens successifs avec M. Chouteau, représentant des personnels ; Mme Maia et M. Mafra, représentants élus des parents d’élèves, puis une présentation du projet d’établissement pour l’agrandissement des locaux par Patrick Sabatier et M. Picavet, directeur financier recruté par la SFBE.

La SFBE est une société à but non lucratif, constituée par des entreprises qui ont amené du capital pour reprendre la gouvernance de l’établissement en difficulté financière, suite au Covid. La priorité du comité exécutif a été de redresser les comptes qui affichaient une forte perte en 2022. L’équilibre financier a été retrouvé et la trésorerie permet désormais d’aborder l’avenir avec sérénité.

L’objectif est désormais d’écrire un plan à 10 ans qui permettra de viser des effectifs de 1200 élèves d’ici à 2033.

Heureux d’observer que l’idée de professionnaliser le conseil d’administration discutée lors de mon précédent passage, à l’image de ce qui avait été fait à Londres pour le CFBL et Churchill, a porté ses fruits.

Félicitations à Patrick Sabatier, aux membres du conseil d’administration et à toute l’équipe conduite par le proviseur pour ce remarquable accomplissement et les perspectives qu’ils nous offrent ! +d’images

Culture

Alliance française

Merci à Katia Chalita, présidente, Nathalie Lacoste, directrice de l’Alliance française de Rio et à son équipe pour leur accueil, afin de me permettre de donner ma conférence “Le monde, tel que je le vois”.

Toute ma reconnaissance à Serge Borg, attaché de coopération éducative, pour avoir lancé la conférence et animé le débat avec l’assistance, en présence de Gérard Maréchal, consul général et des conseillères des Français de l’étranger, Marie Godefroy (Rio) et Anna-Fabia Ferraz Martins (São Paulo).

L’Alliance française de Rio est un acteur culturel majeur, fondée il y 140 ans.

Très heureux d’avoir pu partager mes observations sur l’état du monde, à la lumière des 596 déplacements effectués dans 115 pays, sur les dix dernières années. +d’images

Médias – « 50 ans de l’ANEFE : un tournant pour l’enseignement français à l’étranger » (Expat.com – 22/05/2025)

Merci à Julien Faliu (Expat.com) de m’avoir donné l’opportunité de présenter l’ANEFE et ses perspectives. Après avoir permis la création de dizaines d’établissements, l’ANEFE a fait évoluer ses statuts, en 2024, de manière à pouvoir faire bénéficier les établissements de ses conseils pour le montage des dossiers permettant d’obtenir la garantie de l’État dans le cadre du nouveau dispositif géré par l’AEFE.

Extrait de l’article :

À l’occasion de ses 50 ans, l’Association Nationale des Écoles Françaises de l’Étranger (ANEFE) met en lumière un demi-siècle d’engagement au service de l’éducation francophone à l’international. Depuis 2021, elle est présidée par Olivier Cadic, Sénateur des Français établis hors de France, qui œuvre depuis 2014 pour renforcer le lien entre la France et ses communautés expatriées. Dans cet entretien, il revient sur les missions de l’ANEFE, son évolution récente, les défis du réseau éducatif français à l’étranger et les ambitions portées pour les années à venir.

Pourriez-vous décrire les missions de l’ANEFE ? Quel est le rôle de l’ANEFE au conseil d’administration de l’AEFE, l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger ?)
L’ANEFE est représentée au conseil d’administration de l’AEFE par son Secrétaire général qui peut intervenir uniquement en qualité d’expert et exclusivement dans le domaine de l’investissement immobilier.

Combien d’écoles françaises sont membres de l’ANEFE, dans quels pays ?
Depuis 2020, c’est l’AEFE qui présente en commission interministérielle les dossiers des écoles françaises souhaitant obtenir la garantie de l’État français pour leurs emprunts contractés pour développer leurs projets immobiliers. Cependant, l’ANEFE continue à gérer les dossiers antérieurs à 2020 pour lesquels la garantie de l’État a été obtenue, et ce pour une cinquantaine d’écoles qui se situent sur les cinq continents. La gestion de ces dossiers se poursuivra jusqu’en 2050.

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