Accueil      En circonscription      Sénat      Un monde de projets      Revue de Presse          Parcours      Me Contacter     
    

Afrique du sud – Audition de l’ambassadeur de France

Le 7 juillet dernier, j’ai participé en visioconférence à l’audition d’Aurélien Lechevallier, ambassadeur de France en Afrique du Sud, organisé par ma collègue Martine Berthet, présidente du groupe d’amitié France – Afrique du Sud.

Dans un pays déjà très touché par le Sida et la tuberculose, la Covid a fait plus de 100 000 morts. L’AFD a accordé un prêt pour créer une capacité de production du vaccin en Afrique du Sud.

Composée d’expatriés à Johannesburg et de profils plutôt jeunes entrepreneurs indépendants au Cap, la communauté française compte 10 000 inscrits en Afrique du Sud. Une troisième composante de cette communauté est implantée de très longue date dans le pays. C’est parmi cette dernière que l’on trouve plutôt des compatriotes en situation difficile.

Mon intervention a porté sur 3 sujets :

• Action sociale 

Alexandre Barriere Izard, conseiller des Français de l’étranger pour l’Afrique du Sud et Pdt de l’Entraide, basé à Cape Town, m’a alerté sur la nécessité d’améliorer le système d’aide sociale octroyé par le consulat à l’intention des compatriotes en situation de précarité.

L’ambassadeur s’est montré ouvert à la possibilité de conduire une réunion entre les consuls et les élus pour qu’il puisse trouver un consensus sur la définition administrative de ce qui doit être considéré comme une « situation précaire ».

J’ai évoqué l’âge limite de 55 ans à partir duquel nos compatriotes pouvaient être vaccinés par les vaccins Janssen apportés par le Président de la République en Afrique du sud. Cela laisse des compatriotes en situation de risque alors qu’ils sont parfois à quelques mois de l’âge limite.

L’ambassadeur nous a confié que cette question allait être solutionnée dans les prochains jours.

• Diplomatie économique

J’ai observé que les milieux économiques ont exprimé publiquement leur grande satisfaction concernant l’action de notre ambassadeur en Afrique du Sud et salué ses résultats en matière de diplomatie économique. Je me suis inquiété de la faillite de la compagnie aérienne South African Airlines qui complique les déplacements en affectant le hub régional de Johannesburg.

L’ambassadeur nous a confié qu’une solution de reprise avec un soutien de l’état sud-africain se dessinait. Il a salué l’action de la compagnie Air France qui a maintenu une présence avec beaucoup de souplesse au plus fort de la crise.

J’ai partagé l’idée que nous avions d’organiser un déplacement en Afrique du Sud avec le groupe d’amitié en arrivant depuis la Réunion avec des entrepreneurs locaux. L’ambassadeur m’a répondu que cela serait un très beau symbole : « Tout ce que nous pourrons faire pour rapprocher la République sud-africaine de la Réunion est bienvenu.

J’ai interrogé enfin l’ambassadeur sur la French Tech et l’organisation de la conférence AfricArena, afin de connaître les progrès enregistrés depuis mon déplacement au Cap.

L’ambassade a apporté un soutien financier en 2020 à AfricArena pour se substituer aux sponsors défaillants. Cette initiative de la French tech prend une envergure qui rayonne sur tout le continent africain.

• Enseignement français

En réponse à ma question sur l’état des lieux de notre enseignement scolaire dans le pays, l’Ambassadeur nous a répliqué que l’école française de Johannesburg compte 1100 élèves et celle du Cap en recense environ 350.

Cette dernière est sur 2 sites, et il convient de déterminer s’il faut les réunir ou non. C’est un défi qui ne semble pas simple à relever.

Je remercie Alexandre Barriere Izard qui m’a aidé à préparer l’audition et inspiré des propositions pour que nous puissions apporter des résultats concrets en faveur de nos compatriotes installés en Afrique du Sud.

Rapatriements : remboursement des vols annulés (réponse à ma question écrite… du 9/04/2020)

Le 9 avril 2020. C’était hier et il y a une éternité : on était en quête de masques médicaux, on n’osait pas imaginer un vaccin avant bien longtemps… L’urgence du moment était le rapatriement de nos compatriotes bloqués à l’étranger, alors que le trafic aérien mondial était quasiment paralysé. Entre annulations de vols à répétition et prix exorbitants pratiqués par certaines compagnies, leurs nerfs furent mis à rude épreuve.

J’avais demandé, par une question écrite le 9 avril 2020, à notre ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, chargé des transports, s’il envisageait « de prendre une initiative auprès des compagnies aériennes dans le but d’accélérer le remboursement, total, partiel ou forfaitaire des billets d’avion achetés par nos compatriotes bloqués à l’étranger, dont les vols ont ensuite été annulés ».

« Tout vient à point à qui peut attendre », écrivait Rabelais en son temps. 16 mois après avoir posé ma question, le ministère a eu la courtoisie de m’apporter une réponse.

Après avoir rappelé que les services de l’État ont permis le retour en France de près de 180.000 compatriotes, le ministre reconnait qu’il y ait pu « avoir des abus de certaines compagnies étrangères » en matière de prix.

Quant aux remboursements des vols, la direction générale de l’aviation civile (DGAC) « enquête actuellement auprès de plusieurs dizaines de transporteurs aériens, français et étrangers, sur de possibles manquements aux dispositions du règlement (CE) n°261/2004 » (*). En cas de manquement avéré, ajoute le ministère, « le dossier concerné peut aboutir à une décision de sanction administrative par le ministre chargé de l’aviation civile après consultation de la commission administrative de l’aviation civile ».

Souhaitons que les consommateurs, victimes d’abus de la part de compagnies aériennes au plus fort de la crise, soient patients. Compte tenu des précautions prises par le ministère dans sa réponse, qui sait, un jour peut-être… auront-ils réparation de leur préjudice ?

Lire la Question n°15152 (09/04/2020) et la Réponse (15/07/2021)

(*) Règlement (CE) n° 261/2004 du 11 février 2004 : en cas d’annulation d’un vol qui devait être exploité par un transporteur aérien européen entre un pays tiers à l’Union européenne (UE) et l’UE, les passagers peuvent bénéficier du droit au réacheminement ou au remboursement du billet initial.

Corée du Sud – Rencontre avec l’ambassadeur Dae Jong Yoo

Le 30 juin dernier, le groupe d’amitié France-Corée du Sud, présidé par ma collègue Catherine Dumas, a reçu au Sénat Dae Jong Yoo, ambassadeur de la République de Corée du Sud.

L’ambassadeur s’est d’abord exprimé sur plusieurs points : l’actualité coréenne dans les domaines politique, économique et sanitaire, mais également sur le projet de déplacement d’une délégation de notre groupe d’amitié en Corée du Sud, au mois de septembre prochain.

J’ai ensuite interrogé Dae Jong Yoo sur les relations qu’entretient son pays avec la Chine. Celui-ci m’a répondu qu’il s’agissait effectivement d’un sujet stratégique pour la Corée du Sud. Celui-ci nous a confirmé que son pays entretenait un dialogue constant avec Pékin sur un large éventail de sujets.

Le président Moon, lors de son déplacement officiel aux États-Unis, a mentionné la nécessité de pacifier la situation dans le détroit de Taiwan, étant donné que 90 % des importations coréennes d’énergie transitent par la mer de Chine méridionale.

Lire le compte-rendu intégral du Sénat.

Incarcération des Français à l’étranger : pour une protection diplomatique en complément de la protection consulaire

Cette vidéo date d’il y a tout juste cinq ans. Christophe Naudin est désormais rentré en France après avoir passé 23 mois dans les prisons dominicaines. Son ouvrage « Air cocaïne, les dessous d’une mystification » raconte une histoire dans laquelle il est intervenu par pur altruisme (lire le billet).

L’acquittement, cette semaine, des pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos par la justice française permet de comprendre le sens de son sacrifice (lire le billet).

« Alerte protection diplomatique » était une rubrique qui m’avait été confiée par News21.tv pour évoquer le sort de certains de nos compatriotes à l’étranger aux prises avec le système judiciaire local.

Mon premier numéro avait été consacré à l’affaire Renaud Meyssonnier qui était emprisonné au Népal. Pour le deuxième numéro, ma rubrique est dédiée à Christophe Naudin, expert en sécurité portuaire et aéronautique, arrêté au Caire, le 4 février 2016, alors qu’il faisait son travail de sécurisation de l’aéroport. Il avait été extradé en République dominicaine sur la base d’un mandat d’arrêt sans aucune portée internationale et sans « notice rouge » active à Interpol.

Cadic: « La Vision 2030 offre l’occasion à la France d’élargir sa coopération avec l’Arabie saoudite » (Arab News, 14/07/2021)

J’ai répondu aux questions d’Arab News en qualité de président du groupe d’amitié interparlementaire France-Pays du Golfe du Sénat. L’article publié ce 14 juillet est centré sur la coopération entre la France et l’Arabie saoudite, pays où je me suis rendu deux fois dans le cadre de mon mandat : la première fois, à Djeddah en 2015, puis à Riyad, en avril 2019.
En l’espace de quatre ans, j’ai pu constater un profond changement, une modernisation entreprise prince héritier Mohamad Ben Salmane dans le but de sortir son économie du « tout pétrole ».

La « Vision 2030 » mise en œuvre par l’Arabie saoudite doit offrir de belles perspectives aux entreprises françaises dans de nombreux domaines où elles possèdent une expertise internationalement reconnue : la gestion de l’eau, l’environnement et les villes connectées, sans oublier l’énergie, la santé et l’agriculture.

Lors de ma visite à Riyad, je me suis rendu compte de l’importance donnée au savoir-faire français avec l’attribution de la construction des premières lignes de métro à la RATP.

Lire l’entretien avec Arab News

« How will foreign visitors to France use health pass to go to a cafe? » (The Connexion, 14/07/2021)

The Connexion, la revue en langue anglaise destinée aux Britanniques résidant en France et à ceux désirant suivre l’actualité française, souligne qu’à l’heure actuelle les QR codes britanniques et hors-UE des certificats de vaccination ne sont pas compatibles avec l’application TousAntiCovid en France, ni avec le système de certificat numérique Covid de l’UE, avec lequel il est lié.

L’article paru ce 14 juillet fait aussi écho à la lettre que nous avons adressée avec mon collègue Robert del Picchia au Président de la République pour lui demander des solutions pour nos compatriotes de l’étranger qui souhaitent se rendre en France tandis qu’ils ont reçu un vaccin non-reconnu par l’UE.

Nous avons également attiré l’attention du Président, comme le note The Connexion, sur le cas des Français qui ont reçu un produit homologué mais qui ne disposent pas d’un QR code pour le certifier, car l’injection n’a pas été effectuée sur le sol français… (lire : Vaccination des Français résidant à l’étranger – Lettre au Président de la République)

Lire l’article dans The Connexion

Royaume-Uni : fête nationale à l’ambassade de France

Atmosphère inhabituelle pour la fête nationale à la Résidence de France. Afin de respecter les règles sanitaires en vigueur, seule une trentaine de personnes étaient réunies pour la circonstance.

Moment privilégié pour reprendre contact avec Catherine Colonna, ambassadrice, et Guillaume Bazard, consul général, un an après mon dernier passage à Londres.

J’ai retrouvé Bertrand Buchwalter, conseiller culturel et directeur de l’Institut français du Royaume-Uni, pour évoquer les évolutions du réseau d’enseignement français et le soutien aux associations FLAM.

Très heureux d’avoir eu l’opportunité de rencontrer et féliciter les nouveaux conseillers des Français de l’étranger élus à Londres fin mai.

Coup de chapeau à Marie-Claire Sparrow et Olivier Bertin, réélus respectivement pour leur 3ème et 4ème mandat. + d’images

Vaccination des Français résidant à l’étranger – Lettre au Président de la République

Avec mon collègue Robert del Picchia, nous avons adressé un courrier au Président de la République, quelques heures avant son allocution télévisée, afin de l’alerter sur la situation des Français résidant à l’étranger qui sont vaccinés avec un produit non-homologué par l’Agence européenne du médicament, se conformant ainsi à la politique sanitaire de leur pays d’accueil.

Notre stratégie de réouverture progressive des frontières les assimile à des personnes non-vaccinées.

A l’heure des tests payants et de l’élargissement du pass sanitaire pour les lieux accueillant du public (théâtres, trains, restaurants…) de plus en plus de compatriotes envisagent de se faire vacciner une seconde fois sur notre territoire avec un produit reconnu par l’UE, sans savoir s’ils prennent un risque pour leur santé

Nous demandons au Président de la République de ne pas condamner nos compatriotes à une double peine.

Lire LA LETTRE en pdf

Liban & Jordanie – Audition de Jean-Yves Le Drian sur la situation des Chrétiens et minorités d’Orient – Vidéo Q/R (10′)

Le 7 juillet, la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, présidée par Christian Cambon, et le « groupe de liaison, de réflexion, de vigilance et de solidarité avec les Chrétiens, les minorités au Moyen-Orient et les Kurdes », présidé par Bruno Retailleau, a auditionné le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur la situation des Chrétiens et minorités d’Orient.

Cette audition m’a permis de questionner le ministre sur deux problématiques structurantes au Moyen-Orient :

– La crise des réfugiés irakiens arrivés en Jordanie : depuis 2014, de nombreux irakiens de confession chrétienne ne souhaitent ou ne peuvent plus rentrer chez eux. Laurence Ledger, conseillère des Français de l’étranger pour la Jordanie et l’Irak, a suggéré que l’on maintienne ou augmente si possible le fonds de soutien aux minorités et qu’elle puisse donner un avis sur l’allocation du fonds par l’ambassade. J’ai souhaité connaître l’avis du ministre sur cette suggestion.

– J’ai également interrogé le ministre au sujet du Liban et plus précisément sur le projet du cardinal Béchara Raï qui prône la neutralité du Liban. Il est soutenu par toutes les communautés libanaises souveraines et c’est pourquoi j’ai demandé au ministre s’il soutenait ce projet.

Réponses de JY Le Drian :

VERBATIM

Je vous remercie monsieur le Président,

Monsieur le ministre, merci pour la qualité de votre propos introductif qui nous permet d’appréhender la globalité des difficultés auxquelles sont confrontés les chrétiens d’Orient.

En Jordanie, l’impression est que rien ne change depuis l’arrivée des réfugiés irakiens en 2014. Ces derniers ne peuvent travailler qu’au sein d’une église en attendant de pouvoir émigrer vers le Canada ou l’Australie. Ils ne veulent plus rentrer chez eux en Irak. C’est l’objet de plusieurs témoignages.

Vous avez mentionné le fonds pour aider les minorités qui est alloué par nos postes diplomatiques. Le Président Retailleau vient de souligner son utilité.

Laurence Ledger, notre conseillère des Français de l’étranger pour la Jordanie et l’Irak, suggère que l’on maintienne ce fonds minorité, si possible qu’on l’augmente et que notre élue puisse donner un avis sur les projets d’aide aux minorités présentés à l’Ambassade.

Je voudrais savoir ce que vous pensez de cette suggestion ?

Au Liban, la distinction faite par la France entre un Hezbollah politique et un Hezbollah armée a eu pour conséquence de nous éloigner des américains. Cela est un des paramètres qui a contribué à diviser les chrétiens du Liban. Cela a également eu pour effet de créer un désarroi chez les chrétiens du Liban, qui sont les premiers candidats au départ du Liban. Mécaniquement, cela renforce le Hezbollah et la ligne Téhéran-Damas.

Rien n’est pire monsieur le Ministre pour la France que de menacer de sanctions et de ne rien faire.

Le projet du cardinal Raï qui prône la neutralité du Liban est soutenu par toutes les communautés libanaises souveraines à savoir les chrétiens, les sunnites, les druzes et les Chiites qui échappent au contrôle du Hezbollah.

Ce projet n’a toujours pas eu d’écho dans la diplomatie française.

Mme l’ambassadrice nous a confié le 22 juin au Sénat : le patriarche ira début juillet à Rome, et je plaide pour qu’il passe à Paris afin qu’il puisse être écouté. Nous sommes le 7 juillet, le patriarche a vu le Pape qui a adopté le projet de neutralité. Nous allons vraisemblablement voir le retour en force d’un acteur de premier plan de la région en soutien à cette démarche dans les jours qui viennent.

Par contre le Patriarche n’a pas été reçu à Paris. Vous venez de nous dire que vous vous entretenez régulièrement avec le Patriarche. Soutenez-vous le projet du Cardinal Raï pour la neutralité du Liban ?

Je vous remercie.

Liban – Audition d’Anne Grillo, ambassadrice de France

Le 22 juin dernier, la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, présidée par Christian Cambon, a auditionné Anne Grillo, ambassadrice de France au Liban.

Cette réunion a été l’occasion d’évoquer la situation difficile dans le pays qui est en voie d’effondrement depuis de nombreuses années.

Je me suis fait le relais de Ghassan Ayoub, nouveau président du conseil consulaire au Liban et Denise Revers-Hadad, conseillère également réélue pour le Liban et ancienne vice-présidente de l’AFE, que je remercie vivement pour leur dévouement et leur engagement au service de la communauté française sur place.

J’ai posé deux questions à notre ambassadrice :
– Est-ce que la France prévoit de sanctionner des personnalités libanaises comme l’ont fait les États-Unis à la suite d’actes avérés de corruption ?
– Est-ce que la diplomatie française soutient le projet de neutralité du cardinal Raï, lui-même soutenu par toutes les communautés libanaises souveraines à savoir les Chrétiens, les Sunnites, les Druzes et les Chiites qui échappent au contrôle du Hezbollah ?

VERBATIM

Madame l’Ambassadrice,

Comme j’ai déjà eu l’opportunité de le faire devant notre groupe d’amitié, je commence en me faisant l’interprète de Ghassan Ayoub, président du conseil consulaire au Liban et Denise Revers-Haddad, conseillère également réélue pour le Liban et ancienne vice-présidente de l’AFE.

Ils se font les relais de la reconnaissance de nos compatriotes établis au Liban pour l’action de soutien de la France en matière d’aides dans le domaine du social et pour le réseau éducatif. Vous les avez excellemment mises en œuvre.

Ghassan Ayoub rappelle que dans chaque coin du Liban, il y a la France. Et grâce à votre présence sur le terrain aux quatre coins du pays, il souligne que vous incarnez remarquablement notre pays dans une période si difficile. Période si difficile car… le Liban s’effondre…

Tous les secteurs sont en crises. Les frontières sont ouvertes à toutes les contrebandes avec l’aval du Hezbollah. Le peuple, vous l’avez dit, vit sous le seuil de pauvreté.

Toutes les sanctions notifiées par le ministre Le Drian sont restées lettres mortes.

Plusieurs de mes interlocuteurs au Liban ont été troublés par le fait que vous ayez rencontré un ministre en exercice, à son domicile, vendredi dernier alors qu’il est sanctionné par les américains pour cause de corruption et qu’il se fait publiquement l’auxiliaire du Hezbollah.
Pourquoi avoir pris cette décision quand tant d’autres souhaitent le marginaliser et lui faire comprendre que sa démarche est sans issue ? Est-ce que la France prévoit de rejoindre les US pour sanctionner ce ministre comme s’interroge la presse internationale ?

Le projet du cardinal Raï qui prône la neutralité du Liban est soutenu par toutes les communautés libanaises souveraines à savoir les chrétiens, les sunnites, les druzes et les Chiites qui échappent au contrôle du Hezbollah. Pourquoi jusqu’à ce jour, ce projet n’a toujours pas eu d’écho dans la diplomatie française ?

L’armée Libanaise pourrait-elle jouer un rôle de force transitoire pour assurer une transition institutionnelle en attendant l’organisation des élections parlementaires et présidentielles, seules issues pour consolider les institutions de l’état et concrétiser le projet de neutralité initié par le cardinal Raii ?

30ème anniversaire du Triangle de Weimar

À l’occasion du 30ème anniversaire du Triangle de Weimar (France/Allemagne/Pologne), le Sénat a accueilli le 28 juin, sous le haut patronage du Président Larcher, une conférence réunissant des sénateurs français, des sénateurs polonais et des membres du Bundesrat allemand, ainsi qu’un panel d’experts, organisée à l’initiative des groupes interparlementaires d’amitié France-Allemagne et France-Pologne dont je suis membre.

Une première table ronde était consacrée aux enjeux diplomatiques pour la coopération entre les trois pays, 30 ans après la création du Triangle de Weimar. La seconde portait sur la coopération en format Weimar en matière de défense.

Avant cette conférence, un déjeuner en l’honneur de la délégation de sénateurs polonais en déplacement à Paris a été offert dans les jardins de la Présidence.

Programme de la conférence
Vidéo de la conférence

La retraite des Français de l’étranger – Vidéo Q (6′) / R (20′)

Ce 30 juin, le groupe d’études « Statut, rôle et place des Français établis hors de France » présidé par Jacky Deromedi a organisé une table ronde portant sur « la retraite des Français expatriés ».

Il y a quatre ans, j’avais réuni les sénateurs et les députés représentants les Français établis hors de France pour une table-ronde sur ce même sujet (Certificat de vie : bientôt le bout du tunnel ?).

J’ai donc souhaité revenir sur les questions que j’avais posées alors afin d’évaluer nos progrès :

– Concernant la fraude aux certificats d’existence : la France verse près de 500 millions d’euros par mois en pensions de retraites à l’étranger. Il y a 4 ans, la fraude était évaluée à 7 millions d’euros sur une année. J’ai demandé quel était aujourd’hui le niveau de fraude auquel nous étions confrontés ;
– J’ai salué l’effort de mutualisation des certificats d’existence qui a été effectué depuis 4 ans. La centralisation des certificats est un véritable progrès ;
– J’ai évoqué le système automatique d’échange des données au sein de l’Union européenne. Près de la moitié des retraités français expatriés le sont dans l’Union européenne. Force est de constater que ce système n’est toujours pas mis en place, notamment dans des pays comme l’Italie et le Portugal. J’ai demandé quels étaient les objectifs calendaires fixés en la matière ;
– L’envoi aux caisses de retraites des certificats d’existence par voie dématérialisée était un objectif il y a 4 ans. C’est désormais une réalité mais il faudra du temps et un effort collectif pour que tous les pensionnés maitrisent cette possibilité ;
– Pour éliminer les certificats de vie, le déploiement prochain de la reconnaissance faciale pour identifier le pensionné est toujours en cours et pourrait voir le jour d’ici à 2022 ;
– J’ai déploré les interruptions de paiements de pension et demandé combien avaient été suspendues ou versées en retard et combien de gens étaient affectés par des dysfonctionnements liés à la réception des certificats d’existence ;
– Enfin, j’ai évoqué la question des conventions de sécurité sociale avec des pays comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Est-ce que d’autres pays sont concernés par des négociations en cours ou à venir ?

En conclusion, je suis revenu sur les problèmes intrinsèques aux systèmes informatiques de gestion des retraites : dates de naissances erronées, erreur d’adresses postales etc. Nous avons besoin d’un répertoire et d’une analyse statistique des dysfonctionnements rencontrés afin que nous puissions orienter nos efforts dans la bonne voie.

Réponses à mes questions :

Les participants à cette table ronde étaient :
Armelle Beunardon, Directrice du le Centre des Liaisons européennes et internationales de Sécurité sociale (CLEISS) ;
Fabien Chalandon (en visioconférence), grand témoin, chef d’entreprise installé au Japon ;
Éric Pavy, directeur général de la Caisse des Français de l’étranger (CFE) ;
Stéphane Bonnet, directeur du groupe d’intérêt public (GIP), Union Retraite ;
Camille Audren, Directrice des relations internationales et de la conformité de la Caisse Nationale d’assurance Vieillesse et son adjointe  Virginie Barret.

Vaccination des Français établis en Iran – mon intervention via le groupe d’amitié France-Iran

J’ai été saisi par Armand Meimand, conseiller des Français de l’étranger pour l’Asie centrale et président du conseil consulaire, concernant l’état de la vaccination des Français établis en Iran.

Dans le prolongement de son premier mandat, la liste conduite par Armand Meimand a remporté une victoire éclatante aux dernières élections consulaires en obtenant 2 sièges sur 3. Loin de se reposer sur ses lauriers, Armand Meimand n’a rien perdu de sa pugnacité et s’est engagé de toutes ses forces pour obtenir la vaccination des Français en Iran avec un vaccin homologué par l’Union européenne.

Face à l’absence d’une vaccination locale, j’ai donc soumis cette problématique au groupe d’amitié France-Iran du Sénat présidé par mon collègue Philippe Bonnecarrère. Le 29 juin dernier, à l’occasion de la venue au Sénat devant le groupe d’amitié, de Philippe Thiébaud, ambassadeur de France en Iran, j’ai pu l’interroger sur les actions que la France pourrait mener pour vacciner ses ressortissants.

Nombre de nos compatriotes établis en Iran n’ont pas les moyens financiers de se déplacer en France ou à l’étranger pour se faire vacciner.

Il semble que la diplomatie parlementaire puisse être une option pour progresser sur le sujet.

Aussi, j’ai demandé au président Bonnecarrère s’il pouvait interroger ses homologues au Parlement iranien pour trouver une solution afin que les autorités iraniennes nous autorisent à vacciner.

Je remercie Philippe Bonnecarrère d’avoir entamé une réflexion dans le cadre du groupe d’amitié au sujet de cette problématique cruciale pour les Français établis en Iran.

Mon courrier

à Armand Meimand

du 6 juillet 2021

 

Espagne – Audition du secrétaire d’État à l’Espagne globale

Ce 28 juin 2021, sous la présidence de Michelle Meunier, les membres du groupe interparlementaire d’amitié France-Espagne ont auditionné Manuel Muñiz, secrétaire d’État à l’Espagne globale (*), accompagné de Ángel Alonso, ambassadeur en mission spéciale pour la citoyenneté espagnole globale.

J’ai questionné le secrétaire d’État sur le nombre d’Espagnols résidant à l’étranger et l’ampleur de l’éventuelle dynamique de retour.

Je l’ai également interrogé sur la campagne de vaccination des Espagnols établis à l’étranger, et plus particulièrement l’autorisation de visite en Espagne de touristes vaccinés avec l’un des vaccins non-reconnu par l’Agence européenne du médicament (EMA).

J’ai, par ailleurs, souhaité connaître la position de l’Espagne sur la situation au Venezuela, présentée parfois comme accommodante envers le régime de Nicolas Maduro, le parti de gauche radicale Podemos entretenait des liens de proximité avec l’ancien président de la République du Venezuela Hugo Chávez.

Enfin, j’ai questionné M. Muñiz sur la perception par l’Espagne de l’annonce, par le président de la République Emmanuel Macron, de la fin de l’opération Barkhane.

Manuel Muñiz a d’abord précisé que le retour des jeunes Espagnols partis entre 2007 et 2009 était très progressif, ceux-ci continuant encore largement à résider à l’étranger. Il a dit y voir à la fois un défi « affectif » et une dette pour l’Espagne, dans la mesure où leur départ avait été en grande partie inspiré par des motifs économiques. Ángel Alonso a confirmé l’absence de retours massifs, évoquant le chiffre de 2 650 000 Espagnols enregistrés dans les consulats à l’étranger, et probablement plus de 3 000 000 en réalité.

Le secrétaire d’État a ensuite indiqué qu’il n’y avait pas de plans de vaccination spécifique pour les ressortissants espagnols à l’étranger, leur vaccination dépendant donc des pays d’accueil. Il a également précisé que l’Espagne se conformait aux recommandations européennes qui autorisent trois catégories de personnes à voyager vers l’UE : les voyageurs essentiels ; les voyageurs en déplacement non essentiel provenant de pays figurant sur une liste de pays dans lesquels la situation épidémiologique est bonne ; et enfin les personnes vaccinées.

Les États membres peuvent lever la restriction des déplacements non essentiels pour les personnes ayant reçu la dernière dose recommandée d’un vaccin autorisé par l’UE et l’Agence européenne du médicament (EMA) ou d’un vaccin homologué au titre de la procédure d’inscription sur la liste d’utilisation d’urgence (« Emergency use listing » ou EUL) de l’OMS, au plus tard 14 jours avant leur arrivée.

Ainsi, l’Espagne accepte sur son territoire les personnes ayant reçu l’un des vaccins chinois, certes non-reconnus par l’EMA mais inscrits sur la liste de l’OMS, et refuse à l’inverse celles ayant reçu le vaccin Spoutnik V, sa validité scientifique n’étant reconnue ni par l’EMA, ni par l’OMS. Selon Manuel Muñiz, l’Espagne n’aurait d’ailleurs pas connu de débat public sur le vaccin Spoutnik en début d’année 2021, contrairement à d’autres pays de l’UE, du fait de la lenteur de son processus de production et de la campagne de vaccination associée.

Affirmant qu’il n’y avait pas de proximité particulière entre le gouvernement de Nicolas Maduro et le gouvernement espagnol, M. Muñiz a réitéré le souhait de l’Espagne que soient organisées de nouvelles élections législatives et présidentielles au Venezuela. Se disant toutefois prudemment optimiste, du fait notamment de l’annonce d’une mission européenne d’observation des élections au Venezuela, il a estimé que la réponse devait venir du terrain et affirmé que l’Espagne y apportait son concours.

Enfin, l’annonce de la fin de l’opération Barkhane n’a pas surpris l’Espagne, selon Manuel Muñiz, puisque le pays savait que ce départ des troupes françaises était envisagé. Il a rappelé l’engagement de l’Espagne pour donner une véritable capacité d’action aux pays du Sahel et ainsi mettre un terme à la menace terroriste tout en répondant au défi migratoire, citant la visite par la ministre espagnole des Affaires étrangères de chacun des pays du Sahel depuis un an et demi. Le secrétaire d’État a conclu son propos en rappelant que la France était un « allié précieux » dans la zone saharienne. +d’images

Compte rendu du Sénat de l’audition du groupe d’amitié France-Espagne avec Manuel Muñiz, secrétaire d’État à l’Espagne globale.

(*) Le secrétariat d’État à l’Espagne globale (en espagnol : Secretaría de Estado de la España Global) est le secrétariat d’État chargé de la promotion de l’image extérieure de l’Espagne. Il relève du ministère des Affaires étrangères.

Vaccination Covid : « Se surdoser pour se conformer. Ubuesque ! » (Le Figaro, 06/07/2021)

Merci à Elisabeth Pierson du Figaro d’avoir relayé mes questions restées toujours sans réponses du gouvernement…

Extrait de l’article :

Certains ont ainsi décidé de profiter de leur venue en France pour recevoir une nouvelle injection, cette fois-ci en conformité avec les critères européens. En Russie, nombreux sont les Français à faire ce choix : un test sérologique, suivi d’une seule dose, histoire d’être assuré des deux côtés de la frontière. Une situation qu’Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, estime «ubuesque».

Lire l’article du Figaro du 6 juillet 2021 « Toutes nos vacances sont perturbées» : le casse-tête des vaccins étrangers non homologués pour les expatriés »

Roland Raad nous a quittés

J’ai eu la douleur d’apprendre que Roland Raad était décédé ce matin au terme d’un long combat.

En octobre dernier, nous l’avions cru tiré d’affaire lorsqu’il était apparu lors des travaux de l’AFE nous annonçant sa rémission, l’œil pétillant et le sourire bienveillant comme à son habitude.

Conseiller consulaire, brillant architecte, il chérissait la France tout autant que le Liban et se dévouait sans réserve au service de l’UFE et de ses compatriotes d’Arabie Saoudite et du Koweit.

C’est à son domicile de St Germain en Laye que je l’ai vu pour la dernière fois la semaine dernière.

Roland m’a dit combien les messages de soutien qu’il recevait lui faisaient plaisir, même s’il était trop affaibli pour y répondre.

Lucide mais sans être résigné, il souhaitait tenir le plus longtemps possible par amour pour ses proches.

Il avait gardé tout son sens de l’humour : il m’a dit qu’il avait vu sa psychologue la veille et qu’il se demandait qui psychanalysait l’autre.

Et Roland ne serait plus Roland s’il ne m’avait pas demandé de faire un selfie avec lui avant de nous quitter…

C’est un jour d’une immense tristesse pour tous ses amis et Dieu sait qu’ils sont nombreux.

Toutes mes condoléances à Monic, sa femme, ses enfants Marco, Christophe et Jacky, sa famille et tous ses proches.

Roland Marc Raad fut
. Conseiller Consulaire Arabie Saoudite II & Koweït (2014-2021)
. Conseiller du Commerce Extérieur de la France en Arabie Saoudite (2013-2019)
. Administrateur de l’UFE Monde (2013-2019)
. Président et fondateur de l’UFE Al Khobar (2007)
. Chevalier dans l’Ordre national du Mérite (2012)
. Architecte-urbaniste de Saudi Consulting And Design Office (1984-2019)

– – – – – – – – – – – – – –

Les funérailles de Roland se sont déroulées le 9 juillet, à Saint-Germain-en-Laye, dans l’intimité familiale pour des raisons sanitaires. Des quatre coins du monde, beaucoup d’entre-vous ont une pensée émue pour ce collègue et ami si attachant. Merci de m’avoir envoyé vos images pour ce diaporama de souvenirs partagés. Nous adressons notre affectueux soutien à sa famille en ce moment difficile.

INFOLETTRE n°149 – 29 juin 2021 – Édito : Cocori… couac ! (vaccination) // FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Covid > Vaccination des Français de l’étranger (Public Sénat, Canard Enchainé, Question écrite) – Facilités > L’identité numérique de La Poste – Francophonie > Lexia : dictionnaire franco-islandais // CYBERSÉCURITÉ > Paris Cyber Week 2021 // DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE > Australie ; Égypte ; Nouvelle-Zélande ; Oman ; Qatar ; Serbie

Lire : l’INFOLETTRE n°149 – 29 juin 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°149

Cocori… couac !

Sur le front de la vaccination des Français de l’étranger, le lien de confiance entre le gouvernement et les nouveaux élus de terrain est déjà passablement abîmé. Certes, dans le cocon de l’Union européenne tout s’engage bien, mais dans « le reste du monde » c’est l’incompréhension.

Les messages des conseillers des Français de l’étranger pleuvent de tous les continents depuis l’annonce du gouvernement qui assimile les personnes ayant reçu un vaccin non reconnu par l’autorité médicale européenne aux personnes non vaccinées !

À l’approche de l’été, l’impatience atteint un nouveau palier.

Ce n’est pas faute d’avoir prévenu le gouvernement. Le 4 mars dernier, lors d’une réunion entre parlementaires, j’ai demandé au secrétaire d’État aux Français de l’étranger : quand pourront-être vaccinés les Français de l’étranger, avec quel vaccin et par qui ? Et aussi : quid des pays où seuls des vaccins non-homologués en France sont disponibles ?

Mi-avril, mon collègue Robert-Denis del Picchia s’en était ouvert directement au Président de la République.

Depuis, régulièrement, j’interroge et interpelle le gouvernement, mais l’information de la représentation nationale n’est toujours pas satisfaisante.

Quelques données remontent toutefois du terrain grâce aux conseillers des Français de l’étranger. Ici ou là, on vaccine le personnel des ambassades ou bien les plus de 55 ans.

On avance par sauts de puce, au point de froisser l’éthique du médecin-chef français d’un centre médico-social en Afrique, financé pour moitié par les Européens. Celui-ci n’avait reçu que 200 doses avec instruction expresse d’exclure tous les moins de 55 ans et tous les ressortissants autres que Français…Visuel HL125

Que répondre à ce professeur des Écoles en Colombie qui rappelle que les personnels résidents et expatriés ne peuvent prétendre à aucune vaccination, car ils n’ont pas droit à la couverture sociale locale ? Que dire à ces milliers de Français déjà protégés par un vaccin russe ou chinois mais qui, considérés comme non-vaccinés quand ils rentrent en France, restent soumis à des restrictions sanitaires dissuasives et discriminantes ?!

La stratégie vaccinale du gouvernement est l’illustration même d’un exercice vertical du pouvoir qui contourne les parlementaires, dont la mission institutionnelle de contrôle de l’action du gouvernement est compliquée à l’extrême.

… Le Quai d’Orsay va-t-il enfin sortir du Quai des brumes, se demandait le Canard Enchaîné en commentant ma question d’actualité au gouvernement du 9 juin dernier sur le point crucial de la vaccination de nos compatriotes hors de France ?

En pleine campagne consulaire, le secrétaire d’État chargé des Français de l’étranger vantait sa politique en livrant en personne les premières doses de vaccins à Djibouti et Madagascar. Les élections consulaires passées, place à la déception. Cocori…couac !

Pour éviter le débat, seuls les élus consulaires LREM ont cette fois été conviés à faire le point avec le secrétaire d’État (Bulletin quotidien du 24 juin 2021).

On peut le regretter : l’état d’urgence sanitaire impose une information renforcée. Chacun attend du gouvernement de la lisibilité à sa politique de vaccination pour favoriser la mobilité des Français de l’étranger. Découvrir l’InfoLettre n°149

Sultanat d’Oman – Réception par l’ambassadeur Sheikh Dr. Ghazi S. Al Rawas

Ce 23 juin, en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe et avec mon collègue Hervé Maurey, président délégué pour le Sultanat d’Oman, je me suis rendu à l’invitation de l’ambassadeur du Sultanat d’Oman en France, Sheikh Dr. Ghazi S. Al Rawas, en sa Résidence à Paris.

Nous avons échangé sur les relations culturelles et économiques privilégiées entre nos deux pays qui existent depuis plus de 200 ans.

Nos discussions se sont également portées sur le plan Oman Vision 2040 de Sa Majesté Haitham bin Tariq qui a défini une vision stratégique et les priorités nationales pour le Sultanat.

Égypte – Échanges interparlementaires

Le 25 mai, à l’invitation de Catherine Morin-Desailly, présidente du groupe d’amitié France-Égypte, j’ai participé à un échange interparlementaire avec les députés égyptiens membres du groupe d’amitié Égypte-France, présidé par Dr. Ayman Aboul-Ela.

Lors de cette réunion de notre groupe d’amitié, nous avons échangé avec nos homologues la situation politique en Égypte après les dernières élections législatives et le renouvellement du Sénat en France. La question de la gestion de la crise sanitaire par nos deux pays a également été évoquée tout comme le développement de nos relations économiques, la coopération culturelle ou encore les droits de l’homme.

Pour ma part, j’ai échangé avec les parlementaires égyptiens sur la construction du barrage de la Renaissance par l’Éthiopie et les enjeux d’hydro-diplomatie autour du Nil et du bassin méditerranéen. J’ai également fait référence à mon entretien avec Mohamed Abdelatty, ministre égyptien des Ressources hydrauliques et de l’Irrigation lors de mon déplacement au Caire en février 2020 (compte-rendu).

L’identité numérique de La Poste pour les Français de l’étranger

Le groupe La Poste nous annonce que les Français établis à l’étranger peuvent bénéficier de l’Identité Numérique de La Poste. Ce dispositif leur permet de s’identifier de façon sécurisée sur un compte public et donc accéder aux démarches administratives sur FranceConnect et, ainsi, créer un compte complet sur le site Inforetraite.

Qui peut bénéficier d’une Identité Numérique ? Toute personne possédant un smartphone et âgée de +18 ans, porteuse d’une CNI, d’un passeport ou d’un titre de séjour de plus de 5 ans.

– Sont concernés, depuis le 16 Juin 2021 :
Andorre, Allemagne, Algérie, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Espagne, Pays-Bas, États-Unis, Israël, Italie, Liban, Luxembourg, Madagascar, Maroc, Mexique, Monaco, Thaïlande, Portugal, Royaume-Uni, Sénégal, Singapour, Suisse, Territoires Palestiniens.

– Territoires et pays disponibles fin juillet : Chine, Côte d’Ivoire, Emirats Arabes Unis, Tunisie.

Les 150 autres pays feront l’objet d’un lot 2 en S1-2022 correspondant à 20% des Français restants.