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Rencontre avec le nouveau directeur des impôts des non-résidents

J’ai eu grand plaisir à répondre, le 19 décembre dernier, à la proposition de rencontre de Grégory Berthelot, récemment nommé directeur de la Direction des impôts des non-résidents (DINR)* au sein de la DGFiP.

Créée en 2017, la DINR répond aux besoins spécifiques des non-résidents, particuliers comme entreprises. Elle s’appuie aujourd’hui sur près de 450 agents spécialisés en fiscalité internationale, au service d’une mission essentielle : assurer l’équité et l’efficacité de l’impôt dans un contexte international.

La direction prend en charge le calcul et le recouvrement de l’impôt des particuliers non-résidents percevant des revenus de source française, la gestion des remboursements de TVA et d’accises sur l’énergie pour les entreprises étrangères, ainsi que pour les organisations internationales et les ambassades. En 2024, elle a également traité plus de 29 000 dossiers gracieux et contentieux.

La DINR gère aujourd’hui près de 288 000 foyers fiscaux, français et étrangers, ainsi que plus de 76 000 sociétés étrangères. Dans un contexte de forte sollicitation, plus de 100 000 appels reçus en 2024, la qualité du service progresse sensiblement, avec un taux de décroché de 85,9 %. 

Un progrès réel, que je mesure particulièrement au regard des difficultés constatées durant mes années à l’AFE.

Le directeur a enfin réaffirmé sa volonté de renforcer la lutte contre la fraude et d’obtenir les moyens humains nécessaires pour accompagner ces ambitions. Un échange utile et encourageant, au service d’un meilleur service public pour nos compatriotes à l’étranger.

(*) Direction Générale des Finances Publiques

En circonscription au Kenya – Nairobi (4-6 déc. 2025)

Je remercie chaleureusement Isabelle Aimonetti, présidente des CCE en Afrique, et Soumeya Loucif, présidente des CCE au Kenya, pour leur invitation à revenir à Nairobi et pour leur engagement en faveur de la diplomatie économique française en Afrique de l’Est.

À l’occasion de la réception à la Résidence de France clôturant la première journée de conférence, j’ai eu l’honneur de remettre une médaille marquant les 150 ans du Sénat à Isabelle Aimonetti, en reconnaissance de son leadership et de sa contribution à la valorisation d’un continent stratégique et tourné vers l’avenir.

Diplomatie économique

CCEF – Réunion régionale Afrique de l’Est

Très heureux d’avoir pu participer à la réunion régionale Afrique de l’Est 2025 des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), organisée par Isabelle Aimonetti, présidente des CCE en Afrique, et Soumeya Loucif, présidente des CCE au Kenya.

Plus de 30 conseillers, issus de six comités locaux (Kenya, Tanzanie, Éthiopie, Ouganda, Rwanda et Djibouti), en présence du délégué général Emmanuel Montanié, se sont réunis aux côtés de l’Équipe France Export : Business France, French Chamber of Commerce Kenya, Trésor français et BpiFrance.

Pendant deux jours, les échanges ont porté sur le climat des affaires régional, les dynamiques d’innovation, et les priorités de Team France Export.

J’ai eu le plaisir de revoir l’ambassadeur Jérémie Blin, qui m’avait accueilli au Burundi, venu pour faire le point sur la préparation du sommet « Africa Forward » 2026, qui se tiendra à Nairobi en mai 2026.

Placée sous le thème de l’intelligence collective, cette rencontre a mis en lumière le rôle central des CCE comme ponts entre les écosystèmes français et africains, au service d’une croissance partagée, durable et tournée vers l’avenir.

J’ai eu l’honneur de contribuer à l’ouverture de la conférence.

Lire mon discours (traduit de l’anglais)

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Chambre de commerce franco-kenyane (CCFK) – Eurocham

Visite de la Chambre de commerce franco-kényane (CCFK) en présence de Thibault Flichy, président, Domitille Guilloton, directrice, Othman Chaoui, président d’EuroCham Kenya, et Mathieu Bruchon, chef du service économique régional.

La CCFK compte aujourd’hui 212 membres, représentant 17 secteurs d’activité, et poursuit une croissance régulière : 90 membres fin 2020, 120 en 2022, 196 en 2024.

Parmi les 57 événements organisés au cours de l’année, la French Week a réuni 550 participants et 85 intervenants, témoignant du dynamisme de la communauté d’affaires franco-kényane.

La CCFK développe également de nombreux services à destination de ses membres, notamment l’accompagnement à l’implantation, l’accueil de jeunes pousses dans ses bureaux en open space, ainsi que l’appui aux démarches administratives.

Ancien président de la CCFK, Othman Chaoui est devenu président de la European Chamber of Commerce in Kenya (EuroCham Kenya) lors de sa fondation, à l’occasion du EU–Kenya Business Forum 2025, organisé en mai dernier à Nairobi.

EuroCham Kenya a pour vocation d’être complémentaire des six chambres bilatérales fondatrices : France, Allemagne, Danemark, Irlande, Pays-Bas et Portugal. Elle sera prochainement rejointe par deux chambres en cours de création, celles d’Espagne et d’Italie.
L’objectif est de constituer des comités sectoriels, de plaider collectivement pour un climat des affaires favorable, et de soutenir la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique (APE) UE–Kenya. +d’images

Diplomatie parlementaire

Sénat

Accueilli par Kathuri Murungi, vice-président du Sénat, j’ai eu le privilège de visiter le Sénat kényan, institution fondée en 2013.

Élu sénateur du comté de Meru en 2022, Kathuri Murungi conduit de nombreux projets sociaux dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’autonomisation des jeunes, notamment à travers sa Kamashinani Foundation.

Expert reconnu en audit environnemental, nous avons échangé sur les programmes de soutien susceptibles d’accompagner ses initiatives en faveur de la conservation de la biodiversité.

Dans le prolongement de ma rencontre avec le président du Sénat à Nairobi en 2024, le vice-président m’a indiqué que leur objectif était de créer un groupe d’amitié Kenya–France au sein du Sénat kényan. Il a également partagé son souhait de voir ouvrir une Alliance française à Meru. +d’images

Coopération

AFD

Échanges avec Anne-Gaël Chapuis, directrice de l’AFD Kenya, et Jean-François Arnal, directeur régional de l’AFD, aux côtés de Mathieu Bruchon, chef du service économique régional, et Romain Boyer, conseiller politique.

Nous avons évoqué les projets structurants soutenus par l’AFD au Kenya, notamment dans le domaine de la santé, avec un programme de dépistage des cancers, en particulier féminins, mené avec l’Institut Curie et le réseau Aga Khan.

Les discussions ont également porté sur les projets d’accès à l’eau, qui bénéficieront à plus de 1,2 million de personnes.

Depuis 2015, la France a soutenu 150 projets au Kenya, pour un investissement total de 1,8 milliard d’euros, dans des secteurs clés : énergies renouvelables, eau et assainissement, transports et santé.

Enseignement

École française de Runda

Visite de l’École française de Runda (EFR) en compagnie de Denis Sainte-Marie, COCAC.

Cofondée par Virginie Lurienne et Sagar Chadda en septembre 2021, dans le quartier résidentiel de Runda, afin de répondre aux besoins éducatifs des familles françaises et francophones installées au Kenya, l’EFR accueille aujourd’hui 125 élèves, de la petite section de maternelle au primaire. Sept élèves suivent également les cours du CNED (6ᵉ et 5ᵉ).

L’équipe pédagogique est composée de 6 professeurs français, 2 enseignantes kényanes pour le programme britannique, 1 professeur de matières scientifiques et 4 assistantes d’éducation.

Homologuée par le ministère français de l’Éducation nationale et intégrée au réseau de l’AEFE, l’EFR dispense un enseignement conforme aux programmes français, tout en valorisant le bilinguisme et l’ouverture internationale.

Directrice pédagogique et professeure des écoles, Virginie a enseigné dans plusieurs établissements du réseau AEFE (Sénégal, Tunisie, Kenya) avant de créer sa propre école.
En construisant leur campus au cœur d’une ferme, Virginie et Sagar ont souhaité offrir un véritable jardin d’Éden aux enfants…

Mission accomplie ! +d’images

Humanitarian Peace Support School (HPSS)

J’ai eu l’opportunité de visiter la Humanitarian Peace Support School (HPSS) à Embakasi, près de l’aéroport international de Nairobi. Intégrée à l’International Peace Support Training Centre (IPSTC), HPSS est un centre régional d’excellence dédié aux opérations de paix et à la gestion des crises.

Issue de l’International Mine Action Training Centre, l’école s’est développée pour proposer des formations spécialisées en action humanitaire, gestion des catastrophes, opérations de maintien de la paix, lutte contre les engins explosifs improvisés et désarmement. Depuis 2001, près de 50 000 participants ont été formés, y compris dans le cadre de programmes internationaux avec les Nations Unies.
La visite, en compagnie du Lt Col Xavier France et de l’ADC Régis Calvarin, a été l’occasion de découvrir des infrastructures modernes et d’échanger sur les programmes de coopération internationale.

En respect de la tradition kényane, j’ai planté un arbre en souvenir de mon passage. La France, partenaire actif depuis 2014, soutient HPSS via un coopérant militaire technique, renforçant ainsi l’expertise régionale en matière de sécurité et de formation. +d’images

Culture

Alliance française de Nairobi (AFN)

Accueilli à l’Alliance française de Nairobi par Olivia Deroint, directrice de l’AFN, et Victoria Philippe, chargée de coopération Société civile, nous avons visité l’exposition organisée dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.

Depuis mon précédent passage, la médiathèque a été rénovée et fait désormais l’objet d’un plan stratégique visant à encourager une fréquentation accrue par les Français.

L’objectif est également d’attirer les entreprises françaises de l’industrie créative afin de les mettre en relation avec les talents installés au Kenya.

Le français est la première langue étrangère enseignée au Kenya, après le swahili et l’anglais. On compte aujourd’hui 55 000 apprenants de français dans le pays. +d’images

Sénat – Délégation Union européenne – Serbie

L’élargissement de l’UE : une priorité pour les Balkans occidentaux

Entretien avec Nicolas Bizel, analyste politique à la délégation de l’Union européenne en charge du suivi des dossiers consacrés à l’élargissement, aux migrations, à la politique étrangère de la France et à la défense, ce 19 décembre au Sénat.

J’avais rencontré Nicolas, lors de mon premier déplacement en Serbie en 2017, alors qu’il était en poste à la délégation européenne à Belgrade (compte-rendu).

Il connaît mon engagement de longue date en faveur de l’élargissement de l’UE aux Balkans occidentaux, et m’a toujours éclairé sur cette question.

Je le remercie d’avoir accepté de me revoir pour qu’il puisse passer le message à la Commission européenne, sur l’importance de ne pas laisser la Serbie de côté dans ce processus, compte tenu de l’attention particulière portée à l’Albanie et au Monténégro.
Mon récent déplacement en Serbie (6-7 octobre 2025 – compte-rendu) m’a permis de rencontrer les plus hautes autorités du pays.

J’y ai constaté des progrès économiques majeurs, avec un PIB doublé en dix ans, mais aussi des défis persistants, comme le recul des investissements étrangers depuis un an et des lacunes infrastructurelles.

L’Expo 2027 représente une opportunité unique pour accélérer la modernisation du pays.
J’ai rappelé que l’intégration des Balkans occidentaux (17 millions d’habitants) aurait un impact démographique marginal pour l’UE, surtout après le Brexit qui a vu la sortie de 70 millions d’européens. Mais au-delà des chiffres, c’est une question de stabilité et de justice historique.

La Serbie, en particulier, mérite une attention renforcée, notamment sur la question du Kosovo, qui reste un sujet sensible. Sur ce sujet, j’ai rappelé les propos cyniques du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qualifiant le Kosovo de « bonbon que nous sucerons longtemps ». J’ai également souligné la nécessité pour l’UE d’adopter une posture plus empathique et encourageante envers la Serbie, en tenant compte de ses souffrances passées et de ses efforts pour se rapprocher de l’Europe.

L’élargissement n’est pas seulement une question technique : c’est un projet politique et humain.

MEAE – Discours du ministre – XXXIᵉ Conférence aux Ambassadrices et Ambassadeurs

Avec Valérie Hayer et Jean-Noël Barrot

Ce 9 janvier, en compagnie de Valérie Hayer, parlementaire européenne et Bruno Fuchs, député, président commission des Affaires étrangères, j’ai assisté ce vendredi au discours de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, prononcé lors de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs, en présence des ministres Éléonore Caroit et Nicolas Forissier.

Je me réjouis que l’exécutif, par la voix du ministre, reprenne pour la première fois l’idée d’une programmation pluriannuelle des moyens de la diplomatie (*), que je porte depuis plusieurs années au Sénat. C’est une avancée politique majeure pour donner à notre action extérieure la visibilité et la cohérence qu’elle mérite.
Notes issues du discours
• Hommage et solidarité aux victimes françaises de la tragédie de Crans-Montana, et reconnaissance du travail exemplaire des équipes diplomatiques et consulaires mobilisées sur le terrain.
• Un monde en bascule : montée des rivalités de puissance, choc technologique et brutalisation des relations internationales (droit international, commerce, sécurité, information).
• Refus de la résignation et de la loi du plus fort : la France choisit la résistance par ses valeurs et par l’action.
• Trois principes pour résister à la brutalisation du monde :
>Les logiques de domination sont vouées à l’échec → recherche d’un nouvel équilibre mondial (G7).
>Pas de blocs figés (« Sud global » / « Occident collectif ») → défense du multilatéralisme et dialogue avec les émergents.
>Le droit international reste un bien commun → réforme des institutions, notamment du Conseil de sécurité de l’ONU (élargissement à l’Afrique).
• L’Europe au cœur de la réponse : appel à un sursaut européen pour bâtir une puissance démocratique, indépendante et capable de se défendre.
• Soutien total à l’Ukraine et préparation de l’après-guerre : nouvelle architecture de sécurité européenne et renforcement du pilier européen de l’OTAN.
• Relance du moteur franco-allemand, avec une ambition commune en matière numérique, technologique et stratégique.
• Création d’une direction de la souveraineté et de la sécurité économique : protéger nos entreprises, sécuriser les chaînes d’approvisionnement, lutter contre la coercition économique.
• Lutte renforcée contre le terrorisme, le narcotrafic et la criminalité organisée, avec une action internationale coordonnée, notamment en Amérique latine, Afrique du Nord et Balkans.
• Maîtrise des flux migratoires : mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l’asile, coopération renforcée entre diplomates et préfets.
• Diplomatie au service des Français :
• Libération d’otages et de détenus arbitraires.
• Rapatriements en zones de crise.
• Service public consulaire performant (titres d’identité, France Consulaire, protection des personnes vulnérables).
• Réforme et modernisation du Quai d’Orsay : simplification, déconcentration, meilleure prise en compte des agents et de leurs familles, santé mentale, formation renforcée.
• Amplification de la voix de la France face aux ingérences et à la désinformation : renforcement de la diplomatie d’influence et de la riposte informationnelle.
• Mesure de l’impact de l’action diplomatique : indicateurs, transparence, redevabilité démocratique.
• Message final aux diplomates : courage, unité, espérance et engagement au service de la France et de la République. +d’images
(*) “…sur le fondement de ce travail de mesure de notre impact, je souhaite que nous puissions ouvrir un chantier, initier, dans le courant de l’année, un travail de préfiguration, en lien avec les parlementaires et les parties prenantes, préfiguration d’une revue, le Président en a parlé hier, d’une revue de nos priorités, de nos partenariats, de nos méthodes, qui pourrait préfigurer une loi d’orientation qui serait alors soumise au Président de la République et au Premier ministre. Elle pourrait alors nous permettre de cristalliser le principe d’un épaulement diplomatique de notre effort actuel de réarmement. Elle pourrait nous permettre d’adapter notre diplomatie aux grands bouleversements du monde.”

Médias – Maduro & Mercosur – Olivier Cadic : “Déplorer, s’indigner, ce n’est pas une stratégie, c’est juste un constat d’impuissance” (Public Sénat – 07/01/2026 – Vidéo 31’)

Ce 7 janvier, quelques instants après avoir posé ma question au gouvernement concernant la transition démocratique au Venezuela (compte-rendu), j’étais sur le plateau de Public Sénat pour un débat animé par Tam Tran Huyen, en présence de mes collègues Valérie Boyer, Hélène Conway-Mouret et Mélanie Vogel.

Résumé de Public Sénat :
. Au programme des Questions d’actualité au gouvernement, retour sur la situation internationale. On ne compte pas moins de cinq questions sur ce qui s’est joué à Caracas le 3 janvier et les conséquences sur la situation internationale. Les écologistes interrogent l’exécutif sur la réponse française et européenne face à ce qu’ils appellent … “l’impérialisme américain”. Olivier Cadic, pour les centristes interroge le gouvernement sur les initiatives qu’il peut prendre pour faire libérer les prisonniers politiques et reconnaitre le président Urritia.
. A la une également, les LR consacrent leurs questions à la grève des médecins libéraux mais aussi à la mobilisation des agriculteurs opposés au Mercosur. A ce sujet, et pour rappel, le 16 décembre dernier, le Sénat a approuvé à l’unanimité moins une voix (*), une proposition de résolution visant à demander au gouvernement de saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour vérifier la conformité de l’accord commercial avec les pays d’Amérique latine.

J’ai successivement répondu aux questions suivantes de Tam Tran Huy :
. Comment analysez-vous la réaction européenne ? Ursula von der Leyen a rappelé que toute solution doit respecter le droit international et la charte des Nations unies, ce qui reste extrêmement prudent. On sent que l’opération américaine a été « tolérée » d’une certaine façon et qu’on a du mal à parler d’une voix forte au niveau des États membres ?
. (Concernant le Groenland) Pour pouvoir agir, il faut que l’Europe se ressaisisse face à la nouvelle donne et notamment au projet américain ?
. Olivier cadic vous êtes le seul parlementaire, ici au Sénat, à avoir voté pour le Mercosur.
Je rappelle que le Sénat a appelé le gouvernement à saisir la Cour de justice de l’Union européenne sur ce traité et que vous êtes le seul à avoir voté contre. Vous avez même déposé deux motions contre ce texte.

(*) La voix d’Olivier Cadic

En circonscription en Suisse – Berne, Genève (20-22 nov. 2025)

Retour en Suisse à l’occasion de l’assemblée générale de l’Union des Français de Suisse à Berne, marquée par des échanges de grande qualité.

Je remercie chaleureusement Marion Paradas pour son accueil à la Résidence, en présence du député Marc Ferracci et des consuls généraux, ainsi que Marie Wattez, présidente de la Chambre de commerce France-Suisse, pour son invitation à Genève.

Ce déplacement m’a également permis de visiter plusieurs établissements scolaires francophones à Genève, illustrant le dynamisme et l’excellence du réseau éducatif français en Suisse.

Genève

Diplomatie économique

CCI France Suisse (CCIFS)

Invité par Marie Wattez, présidente de la CCI France Suisse (CCIFS), j’ai eu le privilège d’intervenir lors d’une soirée qui associait la célébration de la tradition du Beaujolais Nouveau avec un partage de réflexions sur la pensée stratégique.

La CCI France Suisse (CCIFS) a réuni ses membres du Comité de soutien et leurs invités présents, pour une édition très spéciale de la Soirée du Beaujolais pas Nouveau 2025, qui leur était entièrement dédiée, au cœur du Caviar House & Prunier, à Genève.

Michele Caimotto, a offert un véritable voyage œnologique, remontant jusqu’à… 1947. Une dégustation rare, guidée avec passion, précision et générosité, qui m’a permis de découvrir un aspect des vins du Beaujolais qui m’était totalement inconnu.

La soirée a été suivie d’une réunion de travail pour renforcer le lien stratégique entre les entreprises suisses et françaises de la Tech, et préparer le lancement des Think Acts.+d’images

Enseignement

Collège du Léman 

Une semaine après leur visite au Sénat (compte-rendu), j’ai eu le plaisir de retourner au Collège du Léman pour prolonger les échanges avec les classes de première.

Accueilli par Emmanuel Coigny, en compagnie de Marie Wattez, présidente de la CCIFS, puis rejoints par Clément Leclerc, consul général à Genève, j’ai mesuré la richesse du dialogue engagé avec les élèves sur leur regard porté sur nos institutions.

Beaucoup de respect, une curiosité sincère et une maturité remarquable dans leurs analyses.

Leur enthousiasme m’a profondément marqué. Je leur ai d’ailleurs confié qu’ils avaient su conquérir jusqu’aux huissiers du Sénat.

Un moment stimulant et très encourageant pour l’avenir. +d’images

École Eden 

« Quand ça fonctionne pour les enfants exceptionnels, cela fonctionne pour tous les enfants ! »

Ce 21 novembre 2025, j’ai eu le privilège d’être accueilli par Magali Wahl, directrice-fondatrice de l’École Eden à Genève, et son équipe passionnée.

Cette visite a été l’occasion de découvrir une école résolument innovante, où chaque détail est pensé pour épanouir 80 enfants et les préparer à devenir des citoyens réflexifs, collaboratifs et autonomes.

L’École Eden se distingue par une approche pédagogique audacieuse, hybride et centrée sur l’enfant. Dès l’âge de 5 ans, les 80 élèves bénéficient d’une heure de philosophie par semaine, illustrant la volonté de l’école de cultiver l’esprit critique et la pensée indépendante. La pédagogie par projets, inspirée de Fresnay, Montessori et des méthodes anglo-saxonnes, permet aux enfants d’apprendre en agissant, en collaborant et en explorant.

Les échecs, le théâtre et le mouvement sont intégrés au cursus, tandis que des ateliers comme « T’es fort en math » renforcent les compétences là où les enfants excellent, inversant ainsi la logique traditionnelle du soutien scolaire.

Ce qui rend Eden exceptionnelle, c’est son engagement envers la formation continue de ses enseignants : 26 jours par an, dont la moitié sur leur temps personnel, pour rester à la pointe des recherches en socio-constructivisme et en discipline positive.

Magali Wahl insiste sur l’importance d’une équipe plurielle, où chaque enseignant apporte sa singularité, évitant ainsi le formatage par un seul adulte. Les enseignants, sélectionnés pour leur expertise, leur expérience et leur vision alternative, sont portés par une passion contagieuse. Leur bienveillance ferme et leur flexibilité créent un environnement où l’erreur devient une opportunité d’apprentissage.

L’école incarne une réponse concrète aux limites des systèmes éducatifs traditionnels, souvent rigides et peu valorisants pour les enseignants. Ici, la collaboration et l’innovation sont au cœur du projet, avec une conviction forte : « Quand ça fonctionne pour les enfants exceptionnels, cela fonctionne pour tous les enfants ! ». Eden n’est pas seulement une école, mais un laboratoire vivant, où la recherche universitaire se met au service du quotidien des élèves.

Je tiens à remercier chaleureusement Magali Wahl et son équipe pour leur accueil généreux et leur engagement inspirant. Leur travail démontre qu’une autre éducation est possible, alliant excellence académique et développement socio-émotionnel. Une visite qui donne envie de croire en l’école de demain ! +d’images

École primaire française de Genève (EPFG)

Le 21 novembre 2025, j’ai effectué une troisième visite de l’École primaire française de Genève (EPFG), dirigée par Bernard Révol et Virginie Chiffoleau, en présence de Francis Wahl, membre de la Fondation DIEP, propriétaire des locaux.

L’école, classée au registre des sites genevois et conçue par un élève de Le Corbusier, accueille actuellement 152 élèves dans 6 classes (de la Grande Section au CM2), avec 340 enfants en liste d’attente. Un enjeu majeur : son agrandissement pour répondre à la demande croissante.

Le projet, estimé à 5 millions de francs suisses, prévoit l’ouverture en septembre 2027 d’une nouvelle classe pour les enfants dès 4 ans (Moyenne section).

La maquette présentée illustre une intégration harmonieuse dans le site historique.

L’EPFG, rattachée à l’AEFE, à l’Académie de Grenoble et au DIP, bénéficie aussi du soutien de l’AGEP (Association Genevoise des Ecoles Privées).

Cette visite a confirmé l’urgence et la pertinence de ce projet, porté par une gouvernance unie (Fondation DIEP, Association de gestion) et une équipe déterminée à offrir un cadre éducatif d’excellence. Une initiative essentielle pour l’avenir de l’enseignement français à Genève. +d’images

Berne

Communauté française

Assemblée générale UFS

Comme chaque année, j’ai participé à l’Assemblée générale de l’Union des Français de Suisse (UFS), organisée à la Résidence de France à Berne, sous la présidence de Patrick Lenain, et marquée par l’élection de Linda Chevalier à la tête de l’Union.

Cette rencontre s’est tenue en présence de l’ambassadrice de France, Marion Paradas, du député Marc Ferracci, ainsi que des consuls généraux Clément Leclerc à Genève et Laurent Alberti à Zurich, dont la mobilisation illustre l’attention portée à une communauté en forte croissance.

La Suisse accueille aujourd’hui plus de 180.000 Français inscrits, confirmant son rang de première communauté française à l’étranger, avec une population majoritairement active et jeune.

Les échanges ont souligné l’excellence de la relation bilatérale franco-suisse et la forte imbrication de nos économies, la Suisse figurant parmi les tout premiers investisseurs en France.

La participation d’élus consulaires, d’associations, d’acteurs économiques et éducatifs, dont le Lycée français international de Zurich (LFIZ) ou l’École française internationale de Berne (EFIB) représentée par Isabelle Wienand, présidente du comité de gestion, qui scolarise 128 élèves, de la maternelle au collège, a mis en lumière le rôle essentiel de ces réseaux dans l’accompagnement des Français de Suisse et le rayonnement de la France. +d’images

Brexit, Hong Kong, quel bilan ? Audition de Sylvie Bermann – Vidéo Q/R (8’26)

Ce 7 janvier, notre commission des Affaires étrangères et de la Défense a invité Sylvie Bermann, à s’exprimer sur la stratégie diplomatique de la France.

Notre ancienne ambassadrice de France en Chine, au Royaume-Uni et en Russie nous a apporté un éclairage riche et argumenté sur une pluralité de sujets.

j’ai souhaité recueillir ses conclusions, avec le recul du temps, sur deux événements marquants pour notre diplomatie et les relations internationales : le Brexit et la rétrocession de Hong Kong.

VERBATIM de mon intervention

Merci Madame l’ambassadeur pour vos propos. Nous étions tous deux au Royaume-Uni lors du référendum sur le Brexit en 2016. Dix ans après, les sondages montrent une évolution significative de l’opinion britannique avec une majorité de citoyens estimant, aujourd’hui, que la sortie de l’Union européenne a été une erreur.

Comment analysez-vous ce retournement ?

Le président cherche à renforcer nos liens bilatéraux avec le Royaume-Uni, notamment sur des angles comme la défense, l’énergie ou l’innovation.

Tout en préservant la cohésion européenne, quelles seraient vos suggestions pour accroître ce rapprochement ?

Puisque vous avez été ambassadeur à la fois à Londres et Pékin, je voudrais évoquer Hong Kong. La situation de Jimmy Lai, citoyen britannique de 78 ans emprisonné depuis cinq ans à Hong Kong et qui risque aujourd’hui la prison à vie pour son engagement pro-démocratie, illustre les tensions persistantes autour de la rétrocession en 1997 et de l’application du principe « un pays, deux systèmes ».

Comment évaluez-vous l’évolution de la position européenne face à la Chine, entre défense des droits de ses ressortissants et impératifs économiques ?

La rétrocession initialement présentée comme un modèle de transition pacifique a-t-elle, selon vous, révélé des limites structurelles, notamment en matière de libertés fondamentales ? Quel rôle l’Union européenne et la France en particulier pourraient-elles jouer pour soutenir les valeurs démocratiques à Hong Kong ?

Je vous remercie.

Sénat – Narcotrafic – MILDECA

Les travaux de la commission d’enquête sénatoriale en 2024 ont permis de prendre la mesure de l’ampleur du narcotrafic en France. Les organisations criminelles qui s’attaquent à l’autorité de l’État font peser une menace sur notre démocratie.

Ce 8 décembre, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat Nicolas Prisse, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). Nous nous étions déjà rencontrés à Miami, le 27 octobre 2025, tandis qu’il participait à un séminaire consacré à la sécurité portuaire et à la lutte contre le trafic de drogue par voie maritime.

En ma qualité de vice-président de la commission d’enquête sur le narcotrafic, je suis très attentif aux actions menées pour prévenir les addictions et coordonner la réponse de l’État. Nous avons notamment échangé sur la possibilité de mobiliser l’Agence française de développement pour soutenir des cultures alternatives dans les zones de production. J’ai également fait passer le message sur l’importance d’informer pleinement nos ambassadeurs lorsque la France soutient des projets onusiens dans certains pays.

Cette rencontre a permis à Nicolas Prisse de me présenter les priorités actuelles de la MILDECA : renforcer la prévention auprès des jeunes, accompagner les collectivités locales et adapter les politiques publiques aux nouveaux usages.

Je salue l’engagement de la Mission et réaffirme l’importance de disposer d’une stratégie nationale cohérente, associée à une approche internationale du problème.

En circonscription au Luxembourg (13–15 nov. 2025)

Retour au Luxembourg pour mon sixième déplacement au Grand-Duché, une mission dense et minutieusement organisée par Bruno Theret, président du conseil consulaire, en compagnie de Corinne Lozé (à l’image).
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Communauté française

Salon des Frontaliers

Dès mon arrivée, cette nouvelle visite a commencé par un temps fort : la découverte du Salon des Frontaliers, installé à la Cloche d’Or. Un lieu stratégique, véritable carrefour d’échanges, où se rencontrent acteurs économiques, associatifs et institutionnels autour des enjeux transfrontaliers.

J’ai eu l’occasion d’y échanger longuement avec des membres de l’AFAL – l’Association des Frontaliers au Luxembourg – ainsi qu’avec plusieurs représentants clés de la communauté française.

La visite m’a conduit auprès des vingt-cinq exposants présents : associations d’aide aux personnes, experts en fiscalité, structures d’emploi, services spécialisés pour consommateurs et accompagnements variés destinés aux travailleurs frontaliers.

Cela m’a offert l’opportunité de m’entretenir avec Christophe Biraud, coordinateur et initiateur de la Communauté des Français du Luxembourg. Je lui ai exprimé ma reconnaissance pour son éclairage essentiel sur la dynamique et les réalités vécues par la communauté française au Luxembourg.

Parmi les nombreux entrepreneurs rencontrés figurent Laure Maillard, fondatrice de Work2Care, qui accompagne le retour au travail après maladie ou congé maternité avec un taux de réussite remarquable de 96 %, ainsi que Valentin Degeneve, génial créateur du concept de Surf indoor 360 degrés (à l’image).

La séquence s’est achevée par un échange avec plusieurs personnes engagées en politique localement dont Frédéric Schauli, conseiller des Français de l’étranger pour le Luxembourg et membre élu à l’AFE.

À toutes et à tous, merci pour le temps accordé, la qualité des échanges et les expériences partagées. +d’images

Chambre de commerce

J’ai eu le privilège de participer à deux soirées organisées par Christophe Bouchard, ambassadeur de France, à la Résidence, qui ont parfaitement illustré la vitalité et l’engagement de nos compatriotes.

La première, « Vins et Fromages », a réuni près de 150 chefs d’entreprise membres de la CFCI, sous la présidence de Dominique Lo Sardo et avec sa directrice Alexandra Benel. Ce moment convivial a permis de rencontrer les forces vives françaises, dont de nombreux frontaliers, et d’échanger sur nos ambitions communes.

La seconde soirée rassemblait élus, institutions et associations, parmi lesquels Eric Krebs (UFE), Christophe Deage (IHEDN), Alexandra Renault (Luxembourg-Accueil), Christophe Biraud (Communauté et Amicale des Français du Luxembourg) et Brice Bultot (FAPEE et conseil d’administration du lycée Vauban).

Mon discours m’a offert l’opportunité de remercier Bruno Theret, dont l’organisation exceptionnelle a fait de cette mission un parcours diplomatique de haut niveau ; Corinne Lozé (à l’image), pour son soutien, et notre ambassadeur Christophe Bouchard pour avoir créé les conditions idéales pour renforcer nos liens et l’esprit européen sur le terrain. +d’images

Diplomatie économique

Belval – Space Campus

Je me suis à nouveau rendu à Belval, symbole remarquable de reconversion industrielle devenu un pôle européen d’innovation. Ancienne friche sidérurgique, Belval est aujourd’hui un quartier universitaire et scientifique de référence, transformation à laquelle Bruno Theret a largement contribué. La bibliothèque emblématique témoigne du chemin parcouru.

Cette visite était consacrée au lancement des travaux du premier bâtiment du Luxembourg Space Campus, en présence de Mme Yuriko Backes, ministre de la Mobilité, des Travaux publics et de la Défense, Mme Stéphanie Obertin, ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, M. Lex Delles, ministre de l’Économie, ainsi que M. Christian Weis, député-maire d’Esch-sur-Alzette.

Un moment fort a marqué l’événement : la signature d’un parchemin destiné à une capsule temporelle intégrée au chantier.

J’ai également salué la décision du ministère de la Défense d’adopter la norme ISO 27001, un choix structurant pour la sécurité et la résilience numérique du pays. +d’images

Cybersécurité

Haut-Commissariat à la Protection Nationale (HCPN)

J’ai eu l’honneur d’être accueilli au Haut-Commissariat à la Protection Nationale (HCPN) pour un échange approfondi consacré aux enjeux de cybersécurité, de cyberdéfense, de résilience et de protection des infrastructures critiques.

Le HCPN, placé sous l’autorité du Premier ministre, joue au Luxembourg un rôle équivalent à celui du SGDSN en France. Il assure la protection de la nation face aux menaces, coordonne la lutte antiterroriste, pilote la gestion de crise et assume les responsabilités d’Agence nationale de cybersécurité.

Nos échanges ont permis de mieux comprendre la stratégie luxembourgeoise, structurée et ambitieuse. Parmi les objectifs fixés, celui visant à mettre en œuvre un système de management de la sécurité de l’information conforme à l’ISO 27001 m’a particulièrement marqué. Cette approche systémique permet de clarifier les responsabilités, d’uniformiser les bonnes pratiques et de renforcer durablement la résilience. Le choix du Grand-Duché d’aligner toutes ses entités sur cette norme rejoint précisément les recommandations que je défends depuis plusieurs années.

Nous avons également abordé le sujet du cloud souverain de cyberdéfense, ainsi que les enjeux liés aux messageries chiffrées.

Enfin, notre discussion s’est élargie à la coopération internationale, notamment à travers l’IT Coalition menée par le Luxembourg et l’Estonie en soutien à l’Ukraine, aujourd’hui forte de dix-huit pays. Le souhait a été exprimé de voir prochainement la France quitter son statut d’observateur pour rejoindre pleinement l’initiative.

Je me réjouis de la qualité de cet entretien de haut niveau, marqué par une vision claire, pragmatique et résolument tournée vers la résilience nationale et européenne.

Ma gratitude au HCPN, à la direction de la Défense et à l’ensemble des participants pour cet échange constructif et inspirant. +d’images

Diplomatie parlementaire

Chambre des Députés

J’ai eu le plaisir de participer à un déjeuner officiel à la Chambre des Députés, entouré de personnalités engagées au service de l’Europe et de la relation franco-luxembourgeoise :
Fernand Etgen (DP), vice-président, ancien président de la Chambre et ancien ministre ;
Mars Di Bartolomeo (LSAP), vice-président, ancien président de la Chambre et ancien ministre ;
Georges Engel (LSAP), ancien ministre et vice-président de la Commission de la Défense ;
Laurent Scheeck, secrétaire général ;
Tania Tennina, responsable des Relations européennes, internationales et du Protocole.

J’étais accompagné par Adelin Royer, premier conseiller de l’ambassade de France, Corinne Lozé, déléguée consulaire, et Bruno Theret, président du Conseil consulaire.

Nous avons évoqué la situation géopolitique, les enjeux bilatéraux, le contexte budgétaire français et l’idée d’une visite parlementaire à Paris en 2026.

Merci à mes collègues pour leur invitation, la qualité des échanges et leur enthousiasme européen intact si réconfortant.

Enseignement

Lycée Vauban

J’ai été accueilli au lycée Vauban par sa proviseure, Marguerite Poupart-Lafarge, aux côtés de Bruno Theret, président du Conseil consulaire, à la veille de l’ouverture du salon de la BD « Vauban dans les bulles ».

Établissement emblématique du réseau AEFE et de l’ANEFE, Vauban a bénéficié d’un emprunt garanti par l’État français ainsi que d’un soutien déterminant du gouvernement luxembourgeois, qui continue d’assurer l’entretien du bâtiment. Aujourd’hui, le lycée accueille 2 650 élèves, dont 225 par niveau au secondaire et 150 en primaire. Tous disposent d’un iPad à partir de la 6ᵉ, tandis que l’usage du téléphone est interdit jusqu’à la terminale.

Dans une région où la démographie fléchit et où la concurrence éducative augmente, Vauban se distingue par ses infrastructures exceptionnelles : amphithéâtre de 375 places, gymnase permettant cinq terrains de basket, et de nouveaux espaces conviviaux comme la cafétéria inspirée par la citation de Nelson Mandela : « On ne perd jamais : soit on gagne, soit on apprend. » +d’images

Médias – Budget & Mercosur (Public Sénat – 19/12/2025 – Vidéo 26’)

Ce 19 décembre, dans l’émission Parlement Hebdo, à l’invitation de Kathia Gilder (LCP-AN) et Quentin Calmet (Public Sénat), j’ai débattu avec Gabrielle Cathala, députée “La France Insoumise” du Val-d’Oise.


Public Sénat :

Échec de la CMP sur le budget 2026 : “C’est un principe de réalité qui s’impose à tout le monde. La question qui se pose aujourd’hui c’est : va-t-on continuer dans le déni ou faire du sérieux ?”, réagit le sénateur.

“57% des dépenses de l’État, sont des dépenses sociales. Et malgré tout, on nous dit que ce pays, c’est l’apocalypse. Allez voir ce qu’il se passe dans d’autres pays et vous allez comprendre que la France est d’une générosité exceptionnelle”, pointe le sénateur Cadic.

Seul sénateur favorable à l’accord UE-Mercosour, Olivier Cadic défend “un bon accord pour notre économie et l’accès à un marché de 270 millions de consommateurs. Cela permet d’ouvrir de nouveaux débouchés pour la viticulture, les spiritueux, les laiteries, nos PME…”, énumère-t-il.

Conférence de l’EFTA : la liberté d’expression de Taiwan menacée par la liberté d’oppression de Pékin

À l’invitation de Sandy Hsueh, présidente de la Fédération européenne des associations taïwanaises (EFTA), j’ai participé le 15 novembre à Paris à la Conférence annuelle 2025, consacrée au thème : Taïwan Soft Power : quand la promotion culturelle devient une pratique politique.

J’ai eu le plaisir d’y retrouver Ho Pei-chih, ambassadrice de Taipei en France. Cette édition a une nouvelle fois mis en lumière la vitalité de la diaspora taïwanaise en Europe et son rôle essentiel dans la diffusion des valeurs démocratiques que nous partageons avec Taïwan.

Une table ronde a réuni Jhy-wey Shieh, ambassadeur de Taïwan auprès de l’Union européenne, ainsi que notre trio de membres de l’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC) : Luke de Pulford, fondateur de l’IPAC, André Gattolin et moi-même, co-présidents.

Traduction française :

Merci. Si je fais partie de l’IPAC, c’est grâce à André. Il m’a attiré vers l’IPAC début 2021, et trois ans plus tard, j’ai appris que, grâce à lui, APT31 — les services secrets chinois — avait tenté de pénétrer dans ma boîte mail.

C’était donc un début intéressant. La première fois que nous avons annoncé notre visite à Taïwan en tant que sénateurs, l’ambassadeur de Chine à Paris, a écrit que nous ne devions pas y aller et que, si nous le faisions, nous en subirions les conséquences. En fait, au même moment, le ministère des affaires étrangères chinois avaient décidé que dix membres du Parlement européen et leurs familles n’auraient plus le droit de se rendre en Chine, à Macao ou à Hong Kong. Ils n’avait pas mentionné Taïwan.

Ainsi, comme je l’ai dit au Sénat à l’époque, cela prouve officiellement que le ministre chinois des Affaires étrangères reconnaissait que Taïwan ne relevait pas de la Chine.
C’est une preuve, c’est une réalité, et nous sommes libres d’aller à Taïwan tout comme les Taïwanais sont libres d’inviter qui ils veulent.

En octobre 2021, avec Alain Richard, alors président du groupe d’amitié France-Taiwan, nous étions la première délégation étrangère à visiter l’île, pendant le COVID.
À mon arrivée à Taiwan, on m’a demandé : pourquoi venez-vous ? Et j’ai répondu : « Je suis à Taïwan pour dire au peuple taïwanais : “Vous n’êtes pas seuls.” »

Nous nous battons pour les mêmes valeurs. La question est : dans quel monde voulons-nous vivre ?

Voulons-nous vivre comme les Tibétains au Tibet ? Comme les Ouïghours au Xinjiang ? Comme les amis de Jimmy Lai et la génération des Parapluies à Hong Kong ? Voulons-nous vivre dans un monde d’oppression ou dans un monde de liberté d’expression ? Nous avons répondu à cette question en France de deux manières. D’abord, nous voulions dire — et merci, Luc, de l’avoir rappelé — à travers notre loi de programmation militaire, que la liberté de navigation maritime dans le détroit de Taïwan fait partie de la liberté de circulation pour le monde entier. La France doit œuvrer pour garantir cette liberté. Cela figure désormais dans notre droit.

Deuxièmement, vous pouvez le lire dans notre Revue nationale stratégique, publiée cette année, qui mentionne le détroit de Taïwan et son importance pour la paix mondiale. Nous montrons ainsi que cette question est une priorité absolue pour la France. Et vous le savez — merci, Luc, de l’avoir rappelé — ce que la France a fait, nous avons été le seul pays à le faire. Et c’est la raison pour laquelle je suis allé à Penghu, pour y prononcer un discours et dire aux habitants de cette île qu’ils comptent beaucoup pour nous.

Maintenant, l’avenir — nous allons en parler. Nous voyons des menaces de toutes sortes, des menaces contre cette démocratie posées par le régime de Pékin. Et je veux leur dire : la meilleure défense, c’est la surprise. Cela pourrait être une mauvaise surprise pour eux s’ils tentaient de changer cet état de fait, et nous devons travailler pour que, dans ce cas, nous ayons une bonne surprise : que les gens se lèvent pour défendre la démocratie, pour défendre la liberté d’expression. Et c’est ce que Taïwan représente pour le monde.

Sandy Hsueh : Merci beaucoup. Comme vous l’avez dit, je pense que nous sommes ici aussi parce que nous sommes prêts à nous battre pour la liberté, pour la démocratie. Nous avons vu notre ancienne présidente, Tsai Ing-wen, à Berlin il y a quelques jours, lors de la première Conférence de la liberté de Berlin. Et le discours qu’elle a prononcé montre également que Taïwan restera fort et n’aura pas peur de se détourner de ce à quoi il s’est consacré.

Médias – Focus Taiwan (17 nov. 2025)
Extrait :
Parallèlement, le sénateur français Olivier Cadic a rappelé que la Chine avait annoncé (en 2021) que dix membres du Parlement européen ne seraient plus autorisés à se rendre en Chine, à Hong Kong ou à Macao, « mais ils n’ont pas mentionné Taïwan ».
« C’est la preuve que, officiellement, le ministre chinois des Affaires étrangères a reconnu que Taïwan n’appartenait pas à la Chine », a-t-il déclaré, suscitant les applaudissements de l’auditoire. Lire l’article

Médias – RTI (17 nov. 2025)
Extrait :
Après une projection du documentaire Invisible Nation, qui revient sur la situation politique de Taïwan, les participants ont eu l’occasion de discuter de la résolution 2758 des Nations Unies.
Le sénateur français Olivier Cadic a dénoncé la déformation de la résolution par Pékin, accusant la Chine de chercher à détourner le document pour prétendre sa souveraineté sur Taïwan. Lire l’article

Sénat – CA AEFE 18/12/25 – Déclaration ANEFE

Déclaration liminaire de l’ANEFE (Association nationale pour l’enseignement français à l’étranger) présentée par son secrétaire général, Michel Monsauret  à l’ouverture du conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), ce 18 décembre 2025 :

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’administration,

Depuis notre précédent Conseil d’administration, l’ANEFE a poursuivi ses échanges institutionnels. Le président de l’ANEFE a rencontré la Direction générale de la mondialisation le 9 décembre 2025, puis Madame la Ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Français de l’étranger le 17 décembre 2025.

Ces rencontres ont confirmé la gravité des inquiétudes qui pèsent aujourd’hui sur le modèle économique de l’AEFE et, plus largement, sur l’avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger.

À la lumière de ces échanges, l’ANEFE souhaite rappeler les trois points fondamentaux que j’ai déjà partagés avec vous lors du précédent Conseil d’administration.

1 / Préserver les établissements et ne pas leur transférer des difficultés qui ne sont pas les leurs

Le budget soumis aujourd’hui repose sur des prélèvements massifs qui fragilisent directement les établissements et les familles.

Nous constatons : 11 millions d’euros dits « exceptionnels » prélevés sur les établissements conventionnés ; 10 millions d’euros supplémentaires, sans justification claire quant aux services rendus ; 21 millions d’euros supportés par les familles des EGD, alors même que le prélèvement de 6 % devait initialement couvrir exclusivement les pensions civiles et l’immobilier.

Dans le même temps, la masse salariale augmente de 15 millions d’euros entre 2025 et 2026, passant de 890 à 905 millions d’euros, alors que 87 postes de détachés disparaissent. Cette contradiction nourrit une incompréhension profonde.

L’ANEFE ne peut accepter que l’AEFE reporte sur les établissements les conséquences de ses propres contraintes budgétaires. Nombre d’entre eux sont engagés dans des emprunts garantis par l’État, dont l’ANEFE assure la gestion. Alourdir leurs charges financières accroît mécaniquement les risques de défaut, exposant l’ANEFE puis, in fine, l’État.

À ce titre, l’ANEFE souhaite disposer d’informations précises sur le nombre de dossiers d’emprunts traités par l’AEFE pour les établissements concernés et sur les montants effectivement accordés.

2 / Appliquer le principe du « juste coût / juste prix »

L’ANEFE réaffirme la nécessité d’une politique fondée sur l’équité, la transparence et la cohérence économique.

Aujourd’hui, les prélèvements imposés aux établissements et aux familles ne permettent pas d’identifier clairement le lien entre le coût réel des services rendus et leur facturation. Cette situation crée des distorsions importantes entre établissements et une perte de visibilité pour les familles.

L’AEFE doit s’engager dans une réforme visant à définir précisément le coût réel de ses missions, appliquer une facturation strictement proportionnée à ces coûts et garantir une visibilité pluriannuelle sur l’évolution des charges.

Sans cette clarification, les hausses de frais de scolarité deviennent insoutenables et affaiblissent durablement l’attractivité du réseau.

3 / Préserver l’ambition stratégique : doubler le nombre d’élèves d’ici 2030

Ce budget compromet directement l’objectif stratégique fixé par le Président de la République : le doublement des effectifs d’élèves à l’horizon 2030.

Comment alors atteindre cet objectif en asphyxiant financièrement les établissements existants, en décourageant les projets d’homologation et en réduisant les capacités d’investissement pédagogique et immobilier ?

Alors que d’autres modèles éducatifs internationaux se développent fortement sans peser sur leurs finances publiques, la France ne peut renoncer à son ambition éducative et culturelle à l’étranger.

Depuis plus de cinquante ans, l’ANEFE accompagne et sécurise le développement du réseau. Elle sera particulièrement vigilante à ce que les choix budgétaires de l’AEFE servent la croissance du réseau et non sa fragilisation.

Les parents d’élèves, pas plus que les contribuables, ne peuvent être appelés à éponger des dépenses non maîtrisées de l’AEFE. La soutenabilité du modèle ne peut reposer indéfiniment sur des hausses de prélèvements qui fragilisent les établissements et pèsent lourdement sur les familles.

Plutôt que de chercher à augmenter les recettes par des contributions toujours plus élevées, l’heure est venue d’ajuster rigoureusement les dépenses au regard des ressources réellement disponibles.

Dans ces conditions, nous déplorons le projet de budget présenté ce jour.

Médias – Olivier Cadic : « Notre responsabilité d’élu, c’est d’ouvrir des portes, pas de construire des murs » (Public Sénat – 15/12/2025 – Vidéo 41’30

Ce 15 décembre, j’ai participé à l’émission Sens Public, où j’ai eu l’honneur d’échanger avec Sylvie Godard, la mère de Christophe Gleizes, ainsi qu’avec son avocat, Me Emmanuel Daoud, en présence de la juriste Anne-Charlène Bezzina.

Quelques heures plus tôt, je m’étais joint à la réunion avec les parents de Christophe Gleizes et des représentants de Reporters sans Frontières. A l’issue de cet échange, de nombreux collègues se sont rassemblés en soutien au journaliste sportif, sur le perron du Sénat. Notre institution, par la voix de son président Gérard Larcher, avait tenu à accueillir Sylvie Godard, pour l’écouter et lui témoigner tout son soutien.

Condamné à sept ans de prison en Algérie pour « apologie du terrorisme », Christophe Gleizes fait aujourd’hui l’objet d’une demande de grâce adressée par sa mère au président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Concernant Christophe Gleizes, j’ai répondu aux questions suivantes de Thomas Hugues :
. Est-ce qu’on peut espérer un geste du président algérien ?
. En termes de diplomatie parlementaire, est-ce que vous avez un levier d’action ou finalement c’est très compliqué ?
. A quel point c’est une condamnation qui repose sur du vent ?

L’occasion m’a été donnée de rappeler que la diplomatie parlementaire, c’est commencer par être respectueux des autres pays, maintenir le dialogue comme l’a fait parfaitement notre ministre Jean-Noël Barrot avec l’Algérie, et soutenir les familles avant tout.

Évidemment, chacun est stupéfait devant la lourde condamnation de Christophe Gleizes, il ne peut s’agir que d’un malentendu administratif, une interprétation excessive de rencontres locales.

Concernant les deux Français Cécile Kohler et Jacques Paris que Téhéran souhaiterait échanger contre l’iranienne Mahdieh Esfandiari, en attente de son procès en France pour apologie du terrorisme, Thomas Hugues m’a demandé :
. La justice française est indépendante, si cette ressortissante iranienne est condamnée sur quoi faut-il compter ? Une grâce présidentielle du président français ?

Rejet Mercosur (5/5) – Explication de vote – Vidéo 1’07

Refuser l’accord, ce n’est ni protéger notre agriculture ni défendre l’environnement : c’est renoncer à tout levier d’influence et abandonner l’Amérique latine à des puissances qui n’ont ni nos standards ni nos valeurs.

VERBATIM

Il apparaît clairement, dans cet hémicycle, que je suis isolé.

Mais, vous l’avez remarqué, cet isolement, je l’assume.

J’ai parlé pour nos entreprises, pour nos PME, pour nos chambres de commerce bilatérales, pour tous ceux qui, sur le terrain, créeront de l’emploi et de la valeur grâce à l’accord Mercosur.

Sous couvert de principes, cette résolution organise un repli stratégique.

Refuser l’accord, ce n’est ni protéger notre agriculture ni défendre l’environnement : c’est renoncer à tout levier d’influence et abandonner l’Amérique latine à des puissances qui n’ont ni nos standards ni nos valeurs.

Une Europe souveraine ne se marginalise pas.

Elle conclut des accords et impose ses règles.

Je veux rendre hommage à toutes celles et ceux qui se battent pour que la France et l’Europe soient plus fortes, plus présentes, plus influentes dans le monde.

C’est pour eux, et par responsabilité, que je voterai contre cette résolution.

Rejet Mercosur (4/5) – Amendement de repli – Vidéo 1’50

J’ai défendu un amendement de repli qui propose de réécrire l’alinéa 50, en ces termes : “Demande au Gouvernement de veiller à ce que les intérêts français soient pris en compte dans le cadre de la signature de l’accord de partenariat entre l’Union européenne et le Mercosur, et de l’accord intérimaire sur le commerce entre l’Union européenne et le Mercosur“.

Cette nouvelle rédaction a pour objet d’en atténuer la portée injonctive. L’amendement substitue à une logique de blocage une formulation équilibrée, invitant simplement l’exécutif à veiller à la défense des intérêts français – notamment agricoles, environnementaux et sanitaires. Lire l’amendement n°5

VERBATIM

Mes chers collègues,

Défendre les intérêts de la France, ce n’est pas lâcher la proie pour l’ombre.

Ce n’est pas sacrifier le réel à l’illusion, ni confondre le geste spectaculaire avec l’efficacité politique.

Défendre les intérêts français, ce n’est pas dresser des murs verbaux ni s’enfermer dans le refus.

Ce n’est pas davantage s’allier avec les tenants du moins d’Europe, pour bloquer l’Europe.

Car moins d’Europe, ce n’est jamais plus de France.

C’est moins de règles communes, moins de protection collective, moins de capacité à imposer nos standards agricoles, sanitaires et environnementaux.
Notre agriculture souffre, oui.

Elle souffre d’abord d’une concurrence faussée au sein même de l’Union.

À force d’écraser nos producteurs, par des charges et des normes plus lourdes, ils perdent des parts de marché face à leurs concurrents européens.

Il est illusoire de vouloir imposer nos sur-transpositions en clauses miroirs.

Le modèle n’est ni enviable par nos partenaires européens, ni par les partenaires du Mercosur.

Refuser toute négociation, brandir le veto comme un étendard, ce serait renoncer à peser, renoncer à corriger, renoncer à défendre concrètement nos filières.

Ce serait abandonner la table où se décident les règles pour ensuite déplorer qu’elles nous échappent.

Cet amendement dit une chose simple et forte : vigilance sans renoncement, fermeté sans isolement.

Il choisit l’influence plutôt que le repli, l’Europe comme levier et non comme bouc émissaire.

C’est ainsi, et seulement ainsi, que l’on sert réellement les intérêts de la France.

Rejet Mercosur (3/5) – Suppression de la résolution – Vidéo 1’55

Mon amendement, défendu ce 16 décembre, proposait de supprimer l’alinéa 50 appelant le Gouvernement à s’opposer à l’accord UE–Mercosur, rédigé en ces termes : “Demande, en conséquence, au Gouvernement de s’opposer à l’adoption des propositions de décisions relatives à la signature et la conclusion de l’accord de partenariat entre l’Union européenne et le Mercosur, ainsi qu’aux propositions de décisions relatives à la signature et à la conclusion de l’accord intérimaire sur le commerce entre l’Union européenne et le Mercosur.

Une telle position affaiblirait la stratégie commerciale et géopolitique de la France et de l’Union européenne. Dans un contexte de compétition mondiale, l’Amérique latine est une région clé où la France a intérêt à renforcer sa présence plutôt qu’à se retirer. Lire l’amendement n°3

VERBATIM

Mes chers collègues,
Supprimer cet alinéa 50 n’est pas un recul.
C’est un acte de courage.
Un acte de lucidité.

Cet alinéa demande au Gouvernement de s’opposer à un accord stratégique.
Il transforme la politique en posture.
Il transforme le possible en impossibilité.
Il ferme des portes que la France et l’Europe doivent ouvrir.

La France n’est pas absente du Mercosur.
Elle y est présente.
Elle y est forte.
Elle y est leader.

Nos entreprises sont le premier employeur étranger au Brésil.
Des centaines de milliers d’emplois.
Des chaînes de valeur entières.
Une réussite que nous devons protéger.

Cette réussite ne tombe pas du ciel.
Elle repose sur nos chambres de commerce à l’international.
Elle repose sur nos conseillers du commerce extérieur.
Ces hommes et ces femmes accompagnent nos PME.
Ils sécurisent nos investissements.
Ils ouvrent des marchés difficiles.
Ils ne reculent pas.
Ils avancent.

Supprimer cet alinéa, c’est leur dire : vous avez raison.
La Team France de l’export n’est pas un mot creux.
La diplomatie économique se fait sur le terrain, pas dans les discours.

Refuser ce choix, c’est laisser la Chine et les États-Unis remplir le vide.
C’est céder l’Amérique latine.
C’est faire reculer l’Union européenne.
C’est affaiblir notre capacité collective.
C’est servir ceux qui veulent diviser l’Europe.
C’est perdre l’accès aux terres rares et ressources critiques, indispensables à nos industries, à notre transition énergétique, à notre souveraineté.

De Gaulle le rappelait : « La France ne peut être la France sans la grandeur. »
La grandeur, aujourd’hui, c’est l’influence.
La grandeur, c’est la constance.
La grandeur, c’est soutenir nos entreprises, nos exportateurs, notre économie, avec l’Europe à nos côtés.

Supprimons cet alinéa.
Pour que la France reste une puissance qui agit, qui négocie, qui compte.
Pour que nos succès deviennent notre force.
Pour que nos enfants héritent d’une nation et d’une Europe qui osent.

Rejet Mercosur (2/5) – Exception d’irrecevabilité – Vidéo 3’25

Ce 16 décembre, j’ai défendu l’exception d’irrecevabilité que j’ai déposée en soutenant que la résolution demandant au Gouvernement de bloquer l’accord UE–Mercosur est contraire à la Constitution et aux compétences européennes. En outre, elle excède le rôle du Parlement en formulant une injonction diplomatique, alors que la politique étrangère relève de l’exécutif (art. 52) et que la politique commerciale est une compétence exclusive de l’Union européenne. Lire Lire mon argumentaire pour justifier mon exception d’irrecevabilité.

VERBATIM

Mes chers collègues,
Avec cette motion, nous ne débattons pas ici du fond de l’accord Mercosur.
Nous débattons du respect de notre Constitution.
Et sur ce terrain, il ne peut y avoir ni hésitation ni ambiguïté.

Cette proposition de résolution franchit une ligne rouge.
Elle dépasse le rôle du Parlement.
Elle demande au Gouvernement ce qu’il ne peut légalement pas faire.

Le dire clairement n’est pas mépriser les inquiétudes agricoles.
C’est refuser de travestir le droit pour apaiser une colère.

La politique étrangère et commerciale relève de l’exécutif.
C’est l’article 52 de notre Constitution.
Ce n’est ni une option, ni une nuance.
C’est un principe fondamental de séparation des pouvoirs.

Or que fait cette résolution ?
Elle ne se contente pas d’exprimer une opinion.
Elle intime une injonction diplomatique.
Elle exige un veto national là où la France n’a pas de veto juridique autonome.

Nous mélangeons ici politique nationale et compétences européennes.
C’est juridiquement inacceptable.
La politique commerciale est une compétence exclusive de l’Union européenne.
Le Parlement le sait.
Le Gouvernement le sait.
Et pourtant, on fait semblant de l’ignorer.

Adopter ce texte exposerait le Sénat à une contradiction constitutionnelle grave.
Et plus encore, cela fragiliserait la parole de la France à Bruxelles.
Car on ne peut prétendre orienter l’Union européenne lorsque l’on est minoritaire.
Jean Monnet l’avait compris avant tout le monde :
« L’Europe se fera dans les crises, mais seulement si les États acceptent de jouer collectif. »

Aujourd’hui, le Gouvernement demande le report à Bruxelles.
Non par stratégie européenne.
Mais par crainte des manifestations.
Ce n’est pas une politique.
C’est une suspension de décision sous pression.

Mais le Sénat ne peut devenir l’amplificateur institutionnel de cette hésitation.
Encore moins en adoptant un texte sans portée juridique, sans effet réel, mais à fort impact diplomatique négatif.

Soyons lucides :
Il s’agit moins de défendre des principes que de produire un affichage symbolique.
Un affichage dangereux.
Pour la France.
Pour l’Europe.
Pour la crédibilité de nos institutions.

Robert Schuman rappelait que « l’Europe ne se construira pas contre les nations, mais avec elles, dans le respect des règles communes ».
En votant cette résolution, nous ferions l’inverse :
Nous affaiblirions les règles.
Nous brouillerions les responsabilités.
Nous créerions un précédent institutionnel que nous regretterions.

Le Sénat est une chambre de sagesse.
Pas une chambre de contournement constitutionnel.
Dire non aujourd’hui, ce n’est pas ignorer les inquiétudes.
C’est refuser de dégrader l’État de droit pour calmer la rue.

Pour toutes ces raisons, cette motion d’irrecevabilité doit être adoptée.
Par cohérence.
Par responsabilité.
Par fidélité à notre Constitution.

Rejet Mercosur (1/5) – Motion de rejet – Vidéo 3’

Devant Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité de France, j’ai défendu la question préalable que j’ai déposée, ce 16 décembre, qui vise à interrompre l’examen de la résolution appelant la France à s’opposer à l’accord UE–Mercosur, car une telle position affaiblirait gravement les intérêts stratégiques, économiques et agricoles français. Lire lire mon argumentaire pour justifier le rejet de la résolution.

VERBATIM

Mes chers collègues,
Nous ne sommes pas réunis pour choisir le confort.
Nous sommes réunis pour choisir l’avenir.

Cette résolution demande au Gouvernement de bloquer l’accord UE–Mercosur.
Elle se présente comme protectrice.
Elle est, en réalité, une faute stratégique.

L’histoire est sévère avec les nations qui se retirent du monde.
Victor Hugo l’aurait dit ainsi : on ne se protège pas en fermant les portes, on s’ensevelit.
Refuser cet accord, ce n’est pas résister.
C’est s’effacer.

Pendant que nous hésitons, d’autres avancent.
Les États-Unis.
La Chine.
Sans clauses sociales.
Sans exigences environnementales.
Sans nos valeurs.

Le commissaire européen au commerce l’a rappelé clairement : rejeter cet accord affaiblirait durablement la crédibilité économique de l’Europe.
Un continent qui négocie 25 ans pour finalement reculer envoie un message de renoncement.
Et le monde le comprend très bien.

Regardons les faits.
Les entreprises françaises ont à gagner.
Beaucoup à gagner.

Un marché de 270 millions de consommateurs.
Des droits de douane qui tombent.
Jusqu’à 80 % sur certains produits.
De l’industrie.
De l’emploi.
De la croissance sur notre sol.

Et contrairement aux caricatures, l’agriculture française n’est pas condamnée.
Elle ne représente qu’1% de notre PIB.
Elle aussi est parfois gagnante.

Prenons les viticulteurs qui représentent un cinquième de notre agriculture.
Pas en théorie.
Dans la réalité.

Aujourd’hui, nos vins sont lourdement taxés en Amérique du Sud.
Demain, ces barrières disparaissent.
Des professionnels le disent eux-mêmes : les exportations pourraient augmenter de 50 %.
Cinquante pour cent.
Ce n’est pas un slogan.
C’est un débouché.
C’est de la valeur ajoutée.
C’est de l’emploi dans nos territoires viticoles.

Refuser l’accord, ce n’est pas sauver nos agriculteurs.
C’est les priver de marchés.
C’est les condamner à regarder les autres vendre à leur place et à arracher leurs vignes.

On nous dit : « l’environnement ».
Mais sans accord, aucun levier.
Aucune contrainte.
Aucune pression.

Signer, c’est pouvoir exiger.
Refuser, c’est renoncer.

Victor Hugo écrivait que l’avenir appartient à ceux qui osent.
Aujourd’hui, on nous propose de ne rien oser.
De bloquer.
D’attendre.
De reculer.

Oui, les sénateurs sont sous pression.
Oui, le Gouvernement est prudent.
Mais l’intérêt national ne se décide pas dans la peur.

Une Europe qui renonce à ses accords n’est pas souveraine.
Elle est marginalisée.

Ne poursuivons pas cette délibération.
Non par naïveté.
Mais par responsabilité.

Pour que la France reste une puissance qui échange.
Qui influence.
Qui vend.
Et qui avance.

AEFE : Soutien à la démarche de la MLF et des écoles partenaires

L’Association nationale des établissements français à l’étranger (ANEFE), que j’ai l’honneur de présider, soutient pleinement la démarche engagée par la Mission laïque française (MLF), telle qu’exprimée dans sa lettre du 11 décembre 2025 (LIRE) et dont je me fais le relai. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de notre déclaration liminaire du 27/11/2025 (LIRE) à l’occasion du dernier conseil d’administration de l’AEFE, où nous avions déjà alerté sur les déséquilibres structurels qui menacent la pérennité et l’équité de notre réseau éducatif à l’international.

À la veille du Conseil d’administration de l’AEFE prévu le 18 décembre, je rencontrerai Mme Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, afin de réaffirmer notre position : les écoles partenaires ne sauraient se substituer à l’État français pour financer des dépenses de l’AEFE qui ne relèvent pas de leurs missions.

Comme je l’ai déjà exprimé auprès du cabinet de la ministre, il est essentiel que les contributions des établissements partenaires restent proportionnées aux services rendus et non une source de compensation pour des déséquilibres budgétaires qui leur sont étrangers.

Dans ce contexte, je tiens à appuyer solennellement la démarche entreprise par les écoles partenaires et leur appel à une réforme structurelle, fondée sur la concertation et l’équité, condition indispensable pour préserver l’avenir de l’enseignement français à l’étranger et maintenir son excellence.

Olivier Cadic
Président de l’ANEFE
Sénateur représentant les Français établis hors de France
https://www.oliviercadic.com/au-senat/senat-ca-aefe-27-11-25-declaration-anefe/

PLF2026 – PELF : Le Pass enfant langue française : une promesse en suspens, une solution en attente – Vidéo Q/R (3’05)

Dans le cadre des débats du projet de loi de finances, j’ai défendu, ce 10 décembre, un amendement concernant l’avenir du dispositif Pass enfant langue française.

Je remercie le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, pour sa réponse détaillée (ci-dessous) et pour la transmission prochaine de l’évaluation, qui permettra d’engager enfin une discussion claire sur les suites à donner au PELF.

VERBATIM – QUESTION – Olivier Cadic

Le Pass enfant langue française, annoncé en 2022 par le président de la République, devait apporter une solution pour 80% des enfants français qui vivent à l’étranger et qui ne sont pas scolarisés dans le réseau AEFE.

Beaucoup d’entre eux ne maîtrisent pas notre langue.

Un premier million d’euros avait été inscrit au PELF 2024, mais l’an dernier, le gouvernement a suspendu ce dispositif dans l’attente d’une évaluation annoncée pour le printemps dernier. Nous sommes en décembre, cette évaluation n’a toujours pas été publiée. Sauriez-vous, monsieur le ministre, quand nous l’aurons ?

Cet amendement, en attendant, propose de redéployer 300.000 euros pour permettre à la DFAE de conduire, via nos consulats, une enquête fiable fondée sur un outil d’évaluation linguistique fourni par un Institut français. Elle permettra enfin de mesurer pays par pays le nombre d’enfants qui ne maîtrisent pas le français et de préparer le déploiement effectif du PELF dans un prochain budget.

VERBATIM – RÉPONSE – Jean-Noël Barrot, ministre

Monsieur le Président, monsieur le sénateur, il y a bien eu une expérimentation qui a été conduite, vous l’avez rappelé, entre l’automne 24 et l’été 25, dans quatorze pays pilotes au profit d’agents âgés de six à onze ans. Comme le montre l’évaluation qui a été conduite cet été et qui pourra vous être communiquée, cette expérimentation a donné des résultats positifs, mais contrastés par rapport aux objectifs qui avaient été fixés. Si elle a permis de constater l’existence d’une demande, 203 groupes hebdomadaires mis en place accueillant 1182 enfants, elle a également mis en évidence plusieurs limites en termes de niveau de langue et de disponibilité des familles à prendre en charge la poursuite des cours. Seuls 28% des parents s’y disent disposés. Dans ce contexte et compte tenu du budget nécessaire pour étendre le dispositif à l’ensemble des pays, qui est estimé à minima à trois millions d’euros, le PELF n’a pas été reconduit en 2025, ni à ce stade dans le PLF 2026, il convient d’examiner les suites qui pourraient être données à cette expérimentation à travers une offre locale adaptée, avec une contribution financière modeste de la part des parents, un accompagnement des parents souhaitant poursuivre l’apprentissage du français par leur enfant, selon un autre dispositif, par exemple grâce à une association FLAM ou encore de nouveaux pays ciblés au cas par cas, au titre d’opérations de promotion du français. Et donc, dans l’attente d’une discussion autour de l’évaluation qui a été menée, je vous propose, comme l’a fait la rapporteure, de retirer votre amendement.