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Sénat – France / Irlande : des enjeux très concrets pour nos compatriotes

Ce 25 mars, à l’initiative de mon collègue Pierre Médevielle, président du groupe d’amitié France-Irlande, un déjeuner de travail s’est tenu autour de Niall Burgess, ambassadeur d’Irlande en France.

À cette occasion, j’ai transmis à l’ambassadeur une note rédigée par Laurence Helaili, conseillère consulaire pour l’Irlande, et salué la souplesse et la bienveillance des autorités irlandaises à l’égard de nos compatriotes confrontés à des situations d’urgence, notamment en cas de perte de documents.

J’ai ensuite relayé l’initiative de Laurence visant à obtenir des compagnies aériennes la mise en place de « tarifs d’urgence », afin de faciliter des retours rapides dans des circonstances difficiles.

Enfin, j’ai attiré l’attention de l’ambassadeur sur les divorces franco-irlandais traités en France. Des difficultés d’interprétation du droit irlandais, lorsqu’il est applicable, sont constatées. Certaines juridictions françaises méconnaissent en effet le mécanisme de protection (« proper provision ») du conjoint économiquement vulnérable, conduisant à écarter toute compensation.

Niall Burgess m’a informé de la visite du ministre irlandais de la Justice à Paris deux jours plus tard pour rencontrer son homologue.

Dans le prolongement de cette réunion, j’ai adressé une question écrite à notre garde de Sceaux sur cette problématique (en savoir +).

Des sujets techniques en apparence, mais aux conséquences très concrètes pour les Français établis en Irlande.

NOTE de Laurence Helaili :

Souplesse aux frontières 
Il faut saluer la flexibilité et la compréhension dont font preuve les services irlandais, vis-à-vis de nos compatriotes confrontés à la perte de leurs papiers et devant rentrer chez eux, par avion, en France ou en Irlande.

Négociations avec les compagnies aériennes – Tarifs d’urgence
Avec certains élus en Irlande, nous sommes mobilisés pour obtenir des compagnies aériennes la mise en place de « tarifs d’urgence », c’est-à-dire de conditions tarifaires avantageuses en cas de départ précipité, par exemple à la suite d’un décès ou d’un problème médical, comme cela existe déjà dans d’autres pays. M. l’ambassadeur serait-il prêt à soutenir cette initiative ?

Divorce (1/2) – Rupture de vie commune
Une disposition du droit irlandais qui pose bien des difficultés. Le divorce est possible en Irlande depuis 1996, mais il demeure conditionné à une durée de rupture de vie commune de deux ans — durée qui était auparavant de cinq ans, même dans des situations dramatiques, telles que des cas de violences conjugales ou de maltraitance d’enfants. Pour de nombreuses femmes, irlandaises comme françaises, cela implique de quitter le domicile conjugal avec des moyens limités, dans un contexte où l’accès au logement est particulièrement difficile et coûteux. M. l’ambassadeur estime-t-il qu’une nouvelle évolution législative sur ce point serait aujourd’hui souhaitable ou envisageable ?

Divorce (2/2) – Juridictions françaises
Il convient enfin d’évoquer une situation qui concerne la France. Lorsque le divorce est prononcé en France, c’est le droit irlandais qui s’applique dès lors que l’Irlande est le pays dans lequel les époux ont vécu le plus longtemps. Or, en droit irlandais, le conjoint le plus vulnérable — souvent celui qui a sacrifié sa carrière pour élever les enfants — bénéficie d’une protection particulière, ce que l’on appelle le « proper provision », une prestation révisable, mais souvent accordée à long terme, voire à vie. Cependant, il apparaît que certains tribunaux français interprètent de manière inexacte le régime matrimonial irlandais, en le réduisant à une simple séparation de biens. Cette mauvaise interprétation conduit à pénaliser le conjoint le plus vulnérable, en ne lui accordant aucune prestation compensatoire. Comment pourrait-on améliorer la compréhension et la bonne application du droit irlandais par les juridictions françaises dans ce type de situation ?

17Cyber – Les Français de l’étranger oubliés du dispositif ?

Ce 5 mars, le ministère de l’Intérieur a répondu à une question écrite que j’avais posée concernant la cybersécurité des Français établis hors de France (lire la Question).

La réponse du gouvernement se contente essentiellement de rappeler le fonctionnement du dispositif 17Cyber : auto-diagnostic, conseils, orientation vers un prestataire ou un téléservice, possibilité de dialoguer avec les forces de sécurité, ainsi que l’intégration possible du module sur d’autres sites.

Elle ne répond toutefois pas à la question centrale que j’avais posée : quelles mesures concrètes le Gouvernement entend-il prendre pour faire de 17Cyber le réflexe des Français victimes de cybermalveillance, notamment de ceux établis à l’étranger ?

La réponse ne mentionne en effet ni les consulats, ni les ambassades, ni même les Français expatriés.

Pourtant, les Français de l’étranger ont besoin d’un point d’entrée clair et identifiable via les consulats. L’intégration du module 17Cyber sur les sites des ambassades et des consulats serait techniquement simple à mettre en œuvre.

De même, une campagne d’information consulaire — via des infolettres ou les réseaux sociaux des postes — permettrait de diffuser efficacement ce réflexe de cybersécurité.

Je regrette donc que la réponse du ministère de l’Intérieur évite le cœur de la question posée.

Réponse n°06475 (05/03/2025) : Lancé le 17 décembre 2024, le dispositif 17Cyber, inscrit dans la LOPMI, est un outil stratégique destiné à informer le plus grand nombre, centraliser les signalements de cyberattaques et à accompagner les victimes de cybermalveillance. Il est ainsi destiné à informer via un module intégré et devenir le portail unique lors de la prise en compte d’une attaque cyber dont un particulier, une collectivité ou un professionnel pourraient être victimes. Ainsi, après un auto-diagnostic, et en fonction de la menace qualifiée, l’usager se voit proposer des conseils, un lien vers un prestataire de service certifié pour une remédiation technique, un lien vers un téléservice ou un tchat avec les forces de sécurité intérieures. Ce guichet unique est également disponible sous la forme d’un module qui vient directement s’intégrer à tous les sites internet et plateformes. Les entreprises, administrations ou collectivités, peuvent intégrer ce module sur les sites et plateformes dont elles ont la responsabilité depuis le site 17Cyber.gouv.fr (partie « Vous disposez d’un site Internet ? »). C’est ce qui a été fait sur le site Ma Sécurité. Le développement technique de ce projet est assuré par le GIP Acyma (groupement d’intérêt public action contre la cybermalveillance). Ce projet est étroitement suivi par l’unité nationale cyber, la sous-direction de l’emploi des forces (gendarmerie nationale) et l’office anti-cybercriminalité (police nationale).

Le Sénat facilite l’exercice des médecins formés au Royaume-Uni

Depuis le Brexit, les diplômes de médecine britanniques ne sont plus automatiquement reconnus en France ni dans l’UE. Les médecins concernés doivent passer par la procédure des praticiens à diplôme hors UE (Padhue), longue et contraignante (examens + parcours pouvant durer jusqu’à 3 ans).

Pour remédier à cette situation, le Sénat a voté le 31 mars 2026 une proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale, permettant aux médecins diplômés au Royaume-Uni* d’exercer en France dans les mêmes conditions que les diplômés européens, à condition d’avoir commencé leurs études avant le 31 décembre 2020 (fin de la période de transition du Brexit). C’est la fin d’une abberation administrative.

VERBATIM de mon intervention

Le Brexit a créé des frontières politiques. Il ne doit pas créer d’absurdités administratives.
Or, c’est exactement ce que nous constatons.
Depuis le 1er janvier 2021, des médecins diplômés au Royaume-Uni — y compris des Français établis à l’étranger ayant commencé leurs études avant le Brexit — sont reclassés comme praticiens à diplôme hors Union européenne. Résultat : une procédure longue, lourde, dissuasive, jusqu’à trois ans.
Trois ans pour des professionnels formés dans des universités reconnues !
Cela n’a pas de sens.
Depuis 10 ans, ce combat face aux injustices, je l’ai vu à travers l’action de l’association the3million, cofondée par Nicolas Hatton, qui se bat pour défendre les droits des Européens du Royaume-Uni pris dans les conséquences du Brexit.
Car derrière ces règles, il y a des parcours de vie.
Dans son ouvrage InLimbo, Véronique David-Martin décrit des « victimes du Brexit », coincées dans un entre-deux juridique — en clair, dans des limbes administratives.
Les praticiens dont nous parlons aujourd’hui en font partie.
Pendant ce temps, nos territoires manquent de médecins. Des services sont sous tension.
Et nous compliquons le retour de professionnels qualifiés, souvent francophones, souvent prêts à s’installer.
Je salue donc ce texte et le travail de la rapporteure, Patricia Demas, qui corrige cette incohérence.
Nous ne réglons pas tout — la question des PADHUE demeure — mais nous mettons fin à une aberration.
Sortir ces professionnels des limbes administratives, c’est améliorer concrètement l’accès aux soins.
Je voterai ce texte.

Résumé des situations actuelles (rectangles blancs) et dans la rédaction
issue de la commission des Affaires sociales du Sénat (rectangles rouges)

(*) Cette situation concerne aussi les ressortissants d’un État membre de l’Union européenne partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la Suisse ayant commencé leurs études de médecine avant le Brexit au Royaume-Uni.

Divorces franco-irlandais : mieux protéger le conjoint vulnérable – Question écrite

Lorsqu’un divorce en France implique l’application du droit irlandais, celui-ci prévoit des mesures financières destinées à protéger le conjoint économiquement le plus vulnérable.

Toutefois, il apparaît que ce mécanisme de proper provision est parfois mal appréhendé par certaines juridictions françaises, qui tendent à assimiler le régime irlandais à une simple séparation de biens, conduisant ainsi à écarter toute forme de compensation au détriment du conjoint le plus vulnérable.

Une situation qui m’a été signalée par les conseillers des Français de l’étranger pour l’Irlande, Laurence Helaili et Nicolas Nouelle.

J’ai donc adressé une question écrite au Gouvernement sur l’application du droit irlandais par les juridictions françaises en matière de divorce.

Application du droit irlandais du divorce et protection du conjoint vulnérable

Question n°08292 – M. Olivier Cadic attire l’attention de M. le garde des Sceaux, ministre de la Justice, sur les difficultés rencontrées dans le traitement par les juridictions françaises de certaines situations de divorce présentant un lien avec le droit irlandais.
En application des règles françaises de conflit de lois, notamment l’article 309 du Code civil, les juridictions françaises peuvent être amenées à appliquer le droit irlandais au divorce de couples présentant un lien étroit avec l’Irlande.
Il en résulte que, dans certains cas, les juridictions françaises sont amenées à appliquer le droit irlandais.
Or, le droit irlandais prévoit, lors du prononcé du divorce, la possibilité pour le juge d’accorder des mesures financières au bénéfice du conjoint économiquement le plus vulnérable, notamment sous forme de pension alimentaire ou d’ordonnances d’ajustement patrimonial, dans une logique de « proper provision » issue notamment du Family Law Act 1995 et du Family Law (Divorce) Act 1996.
Toutefois, il apparaît, au regard de situations portées à sa connaissance, que certaines juridictions françaises rencontrent des difficultés dans l’appréhension du droit irlandais, pouvant conduire à assimiler le régime applicable à une simple séparation de biens, et, partant, à écarter toute forme de compensation au profit du conjoint le plus vulnérable.
Cette situation est susceptible de créer une rupture d’égalité entre justiciables et de porter atteinte à l’effectivité du droit étranger pourtant désigné comme applicable.
Aussi, il lui demande :
• si le Gouvernement a connaissance de ces difficultés d’interprétation du droit irlandais par les juridictions françaises ;
• si des actions de formation ou de sensibilisation des magistrats au droit international privé et aux droits étrangers pourraient être renforcées ;
• et si une clarification des règles applicables ou des lignes directrices pourraient être envisagées afin de garantir une application fidèle du droit étranger lorsque celui-ci est désigné par les règles de conflit de lois. (publication : 09/04/2026)

Sénat – Quai d’Orsay – Légion d’honneur : Hélène Roos distinguée

Le 18 mars, j’ai eu le plaisir d’assister à la remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur à Hélène Roos, à l’Hôtel du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Décorée par Michèle Ramis, elle a été saluée pour un parcours diplomatique exemplaire au service du rayonnement de la France et de la francophonie. Elle représente aujourd’hui l’Union européenne en Haïti.

Ancienne ambassadrice de France en Bolivie, Hélène Roos m’avait accueilli à La Paz en mai 2024. J’avais alors pu mesurer son engagement et sa fine connaissance des enjeux politiques, économiques et de sécurité du pays, qui m’ont notamment conduit à participer à une opération de lutte contre le narcotrafic aux côtés des autorités locales et de Martine Veille, attachée de sécurité intérieure.

Je l’avais également rencontrée à Bucarest en compagnie de Michel Monsauret, secrétaire général de l’Anefe, où elle dirigeait l’Institut français de Roumanie, engagée avec conviction pour la promotion de notre langue et de notre culture.

Toutes mes félicitations à Hélène Roos pour cette distinction, qui vient récompenser un parcours remarquable au service de notre diplomatie. +d’images

Sénat – Direction générale de la mondialisation (DGM) – ANEFE – Enseignement français à l’étranger

Dans le prolongement de notre entretien du 13 octobre 2025, j’ai échangé le 19 mars avec Anne Grillo, directrice générale de la mondialisation au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger.

Nos discussions ont notamment porté sur l’AFD, ainsi que sur la nécessité de mieux répondre aux attaques politiques, parfois infondées, dont son action fait l’objet.

Nous avons également abordé le modèle économique de l’AEFE.

Sur ce point, j’ai réaffirmé avec constance la nécessité d’engager une réforme structurelle en profondeur. Le modèle actuel a atteint ses limites et ne permet plus de garantir durablement le développement du réseau.

Je défends depuis 15 ans un cadre fondé sur le « juste coût / juste prix », condition indispensable pour assurer la soutenabilité du système, accompagner son expansion et préserver l’équité entre les familles.

En tant que président de l’ANEFE, j’ai également alerté sur les dérives préoccupantes observées dans la gestion actuelle du réseau.

Les décisions prises par l’AEFE, notamment à la suite de son conseil d’administration de décembre 2025, font peser des risques réels sur l’équilibre financier de nombreux établissements, en particulier ceux ayant contracté des emprunts immobiliers garantis par l’État via l’ANEFE.

Cette situation fragilise à la fois le développement du réseau et la confiance de ses acteurs. Elle appelle des corrections rapides.

Dans ce contexte, j’ai rappelé que l’ANEFE n’hésitera pas à contester par voie de droit toute décision unilatérale qui viendrait créer des charges nouvelles susceptibles de mettre en difficulté financière l’un de ses adhérents, et de l’amener à faire défaut dans le remboursement du prêt immobilier garanti par l’état.

Le 18 mars 2025, il y a tout juste un an, j’avais par ailleurs reçu au Sénat, à sa demande, le directeur de la diplomatie culturelle, éducative, universitaire et scientifique, afin d’échanger sur ces enjeux. J’avais alors transmis à la DGM une note détaillant les préconisations que je porte depuis 15 ans pour réformer en profondeur ce modèle.

Dans la perspective de ma prochaine audition devant la mission d’information du Sénat sur l’enseignement français à l’étranger, j’ai indiqué à Anne Grillo que je rendrai ensuite cette note publique.

La directrice s’est étonnée que la mission confiée à la sénatrice Cazebonne n’ait pas encore auditionné l’ANEFE. Elle m’a assuré qu’elle encouragerait également l’AEFE à nous associer pleinement à ses concertations, notamment sur l’évolution des contrats de partenariat.

Je remercie Anne Grillo pour la qualité de son écoute et son engagement.

Sénat – Groupe d’amitié pays du golfe – Arabie saoudite – Koweït – Fêtes nationales

En ma qualité de président du groupe d’amitié France–Pays du Golfe au Sénat, j’ai eu l’honneur d’être convié à deux réceptions organisées à Paris par les ambassadeurs d’Arabie saoudite et du Koweït, à l’occasion de célébrations nationales importantes.

Le 16 février, Son Excellence Fahad Al Ruwaily m’a accueilli en compagnie de ma collègue Nathalie Delattre, à sa Résidence, pour célébrer la Journée Fondation du Royaume d’Arabie saoudite, moment fort de l’histoire du pays, marquant son unité et son identité.

Une occasion unique de faire une photo souvenir en compagnie des 6 ambassadeurs représentant les pays du GCC (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar).

Le lendemain, Son Excellence Abdullah Al Shaheen m’a convié à une réception organisée à l’Hôtel InterContinental Paris, à l’occasion du 65e anniversaire de la fête nationale du Koweït et du 35e anniversaire de sa libération.

Ces deux événements ont été l’occasion d’échanger avec de nombreux représentants diplomatiques, économiques et institutionnels, et de réaffirmer l’importance des relations entre la France et les pays du Golfe.

Dans un contexte régional marqué par de fortes tensions, ces échanges prennent une dimension particulière et rappellent le rôle essentiel des pays du Golfe pour la stabilité et la sécurité du Moyen-Orient. +d’images

Business France – Directeur général par intérim

Le 27 février, j’ai eu le plaisir de revoir Benoît Trivulce, directeur général par intérim de Business France, acteur clé de l’internationalisation de notre économie.

Nos échanges ont porté sur l’organisation du réseau public lié à nos services économiques.

Le Trésor couvre 105 pays en s’appuyant sur 500 personnes dont 250 expatriés pour un budget de 75 millions d’euros.
Business France emploie 750 personnes dont seulement 70 expatriés pour un coût de 40 millions d’euros répartis sur les 3 missions : Attractivité, VIE et réseau Export.

Benoît a attiré mon attention sur le fait que Business France avait actuellement cinq tutelles : le Quai d’Orsay, le Trésor, la direction du ministère des Collectivités locales, la direction du Budget et le ministère de l’Agriculture.

Nous avons échangé sur les leviers à renforcer pour accompagner plus efficacement nos entreprises à l’export, dans un contexte géopolitique très tendu.

J’ai eu l’occasion de soutenir Benoît Trivulce et des actions de Business France à plusieurs reprises, à Paris, au Sénat ; au Forum Innovation France-Japon à Tokyo, en septembre dernier ; et à l’occasion de nombreux Grand Prix VIE aux 4 coins du monde.

Nous partageons une même conviction : renforcer l’accompagnement de nos entreprises à l’international est une priorité stratégique.

Grand Maître de la Grande Loge de France (GLDF)

Jean-Raphaël Notton, Grand Maître de la Grande Loge de France (GLDF), est venu me rencontrer au Sénat, ce 26 février, pour un échange approfondi autour des valeurs républicaines et de leur rayonnement à l’international.

J’ai été particulièrement attentif à l’engagement porté par la Grande Loge de France en faveur du vivre-ensemble, de l’humanisme et de la liberté de conscience.

Dans un contexte de tensions et de fragmentation, en France et dans le monde, ces principes constituent des repères essentiels pour préserver la cohésion de nos sociétés. Le Grand Maître appelle un sursaut la liberté des esprits et des âmes face aux coups de boutoir de la radicalité.

Nous avons également évoqué le rôle diplomatique et culturel que joue la GLDF à travers le monde. Grâce à ses loges implantées à l’étranger et à ses obédiences affiliées, elle contribue, de manière souvent discrète mais réelle, au dialogue entre les cultures et à faire vivre nos valeurs républicaines.

Sénat – Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) – Jean-Jacques Santini

J’ai revu Jean-Jacques Santini, le 26 février, au Sénat dans le prolongement de la réunion régionale Eurasie des Conseillers du Commerce Extérieur de la France à Istanbul.

Vice-président engagé au sein des CCEF, et conseiller exécutif du Président et de la Direction générale de BNP Paribas, il suit de près les enjeux qui s’articulent entre politique de développement et contribution à notre influence économique.

Nos échanges ont permis de souligner la nécessité de contribuer à mieux mobiliser les financements de l’AFD au bénéfice de l’expertise française, afin que notre politique de développement contribue davantage au soutien concret de nos entreprises à l’étranger, dans un contexte de concurrence accrue.

Une véritable complicité nous lie au sein du conseil d’administration de l’AFD, au service d’une évolution de l’Agence toujours plus attentive à nos entrepreneurs.

Je remercie Jean-Jacques d’être toujours attentif à me permettre de bénéficier de son éclairage sur l’environnement économique de la France, nos défis et nos opportunités.

Il est à mes yeux un des grands Sherpas de la diplomatie économique de la France.

Sénat – Chambres de commerce et d’industrie de la France à l’international (CCIFI) – Frédéric Sanchez

Ce 24 février, j’ai eu, pour la première fois, un entretien privilégié avec Frédéric Sanchez, président du réseau des Chambres de commerce et d’industrie françaises à l’international et de MEDEF International, aux côtés de Charles Maridor, délégué général de la CCIFI.

Frédéric Sanchez a succédé à Arnaud Vaissié en juin 2025 à la tête du réseau. Présentes dans près de 98 pays, les CCI françaises à l’international jouent un rôle déterminant pour accompagner nos entreprises et faire rayonner notre savoir-faire à l’étranger.

Au fil de mes déplacements, j’ai pu mesurer l’engagement remarquable des Chambres, leur connaissance fine des territoires et leur capacité à créer des passerelles concrètes entre la France et les économies locales.

Nos échanges ont permis d’aborder les priorités du réseau ainsi que les défis à relever dans un environnement économique toujours plus concurrentiel.

J’ai assuré le président de mon plein appui pour poursuivre et amplifier cette dynamique au service de notre influence économique. +d’images

Sénat – Art. 50-1 – Situation au Proche et Moyen-Orient (Vidéo 10m)

Ce 25 mars, intervention au nom du groupe Union centriste, dans le cadre de la “déclaration du Gouvernement, suivie d’un débat, en application de l’article 50-1 de la Constitution, portant sur la situation au Proche et Moyen-Orient”.

Sébastien Lecornu, Premier ministre, s’est exprimé au nom du gouvernement.

Face à l’escalade au Moyen-Orient, j’ai alerté sur un basculement stratégique majeur, dénoncé le rôle déstabilisateur de l’Iran et appelé la France à une réponse claire pour défendre la souveraineté du Liban face au Hezbollah qui n’est pas un acteur libanais. Au cœur de la crise, nos compatriotes au Moyen-Orient s’organisent et s’entraident. Ils sont une force pour la France qui est pleinement mobilisée à leurs côtés.

VERBATIM de mon intervention

Médias – Olivier Cadic : “Ce ne sont pas les Libanais qui ont décidé de créer le conflit avec Israël, ce sont bien les Gardiens de la Révolution” (Public Sénat – 25 mars 2026 – Vidéo 1’50)

Lors de la séance de questions d’actualité au Gouvernement (QAG) du 25 mars, la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences économiques ont dominé les échanges.

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a notamment été interrogé sur la situation au Liban, alors que les bombardements israéliens contre le Hezbollah au sud se poursuivent. À l’issue de la séance, j’ai été invité sur le plateau de Public Sénat pour analyser la situation au Liban, où je m’étais rendu mi-février, et réagir aux propos de Jean-Noël Barrot.

Voir également mon intervention, le soir même, au nom du groupe Union centriste, dans le cadre du débat sur la situation au Proche et Moyen-Orient (article 50-1). VIDÉO

VERBATIM

Tâm Tran Huy – Benjamin Netanyahou affirme qu’Israël est en train d’élargir, je le cite, sa zone tampon au Liban. Olivier Cadic, un dernier mot sur le Liban ?

Olivier Cadic – J’étais au Liban il y a un mois. J’ai rencontré le président Joseph Aoun, qui me disait que, effectivement, l’action de désarmement du Hezbollah était en cours. C’est aussi ce que me disait notre ambassadeur, Hervé Magro. Force est de constater que ce n’est pas le cas, que le Hezbollah est très armé et tout à fait prêt à mener la guerre.

On sait maintenant que ce ne sont pas des Libanais, ce sont les Gardiens de la Révolution qui sont sur le terrain. Actuellement, au nord de la frontière israélienne, au Sud-Liban, ce sont vraiment les Gardiens de la Révolution qui sont au contact avec les forces israéliennes.

Et, encore une fois, ce à quoi nous avons à faire : ce ne sont pas les Libanais qui ont décidé de créer le conflit avec Israël, ce sont bien les Gardiens de la Révolution qui se sont mis à attaquer Israël. C’est cela la situation. Effectivement, Israël est en train de réagir et ce qui gêne beaucoup les Libanais, c’est qu’ils sont confrontés chez eux avec le Hezbollah, qui est à la fois politique, qui siège au niveau du gouvernement, qui siège dans le parlement et qui, en même temps, déclare la guerre à leurs voisins sans simplement en référer ni au gouvernement ni au Parlement. Ils se mettent hors la loi. Le ministre de la Justice libanais a d’ailleurs considéré qu’ils devaient être poursuivis pour sédition. Et l’action de Joe Raggi, le ministre des Affaires étrangères, est véritablement ultra-courageuse de dire que maintenant, cela suffit au nom du Premier ministre et du Président, de dire que l’ambassadeur d’Iran doit être persona non grata. C’est un vrai progrès et je suis ravi que notre ministre l’ait souligné.

Sénat – ANSSI : l’argent public au service de quelle stratégie cyber ? – Vidéo Q/R (15’30)

Ce 24 mars, l’audition du directeur général de l’ANSSI*, Vincent Strubel, m’a conduit à interroger l’Agence sur la cohérence de ses choix budgétaires et opérationnels : financement public de structures privées via les CSIRT, développement d’outils comme MesServicesCyber concurrençant l’écosystème privé, et risques de doublons avec cybermalveillance.gouv.fr.

Je l’ai également interpellé sur le retard de la France dans la transposition de la directive NIS2, en soulevant cette interrogation critique : cette réglementation constitue-t-elle un véritable levier de sécurité ou une contrainte normative dont l’efficacité reste à démontrer ?

VERBATIM de mon intervention

Merci Monsieur le Président,
Monsieur le Directeur général de l’ANSSI, merci beaucoup pour ce propos.

L’appel à manifestation d’intérêt AMI_RALEC, lancé le 22 août dernier, posait des exigences explicites : une forte proximité territoriale et la gratuité de l’assistance aux victimes de cyberattaques au titre d’une mission d’intérêt général. Or, dans les faits, plusieurs dispositifs territoriaux reposent largement sur des opérateurs privés, notamment Orange Cyberdéfense, dans le cadre des CSIRT.

Dans ces conditions, comment garantissez-vous que l’argent public ne finance pas indirectement des prestations privées qui s’éloigneraient de l’esprit initial de cet appel à manifestation d’intérêt ? Et plus directement, considérez-vous que les dispositifs retenus sont pleinement conformes aux engagements que vous aviez vous-même fixés ?

S’agissant des CSIRT, quel est leur modèle économique réel ? Quelle est la part exacte de financement public ? Et à terme, ces structures ont-elles vocation à être pérennisées par la subvention ou à évoluer vers un modèle concurrentiel ?

Par ailleurs, l’État finance déjà des dispositifs nationaux, notamment cybermalveillance.gouv.fr. Comment justifiez-vous la coexistence de ces structures avec Cybermalveillance sans qu’il y ait doublon, voire dispersion des moyens publics ? Une évaluation de cette efficacité globale a-t-elle été conduite ?

Dans une interview que vous avez donnée à un grand quotidien, vous précisez que le rôle de l’État est de traiter la menace du haut du spectre avec les attaquants d’autres États. Pourquoi, en ce cas, l’ANSSI développe-t-elle des outils et services comme MesServicesCyber, plutôt destinés aux entreprises, qui font concurrence aux acteurs économiques de l’écosystème ? Quel budget ? Quel montant de sous-traitance ? Combien de ressources humaines et de temps sont consacrés à MesServicesCyber ?

J’en viens au cadre européen, la directive NIS2, directive qui aurait dû être transposée il y a plus de dix-huit mois. Nous assistons également à la multiplication de vols massifs de données. Comment comptez-vous imposer NIS2 aux administrations et collectivités qui ne respectent déjà pas les textes comme le RGS, Référentiel général de sécurité, ou du RGPD, Règlement général sur la protection des données, par exemple. Comment prévoyez-vous de décliner la stratégie nationale de cybersécurité auprès de l’ensemble de la population, au-delà de la seule sphère des ministères et services concernés ?

La France est aujourd’hui en retard, alors même que certains de nos partenaires comme la Belgique ou l’Italie ont déjà transposé NIS2 depuis dix-huit mois. Quelles en sont les conséquences concrètes pour la France en matière de retard pour notre niveau de cybersécurité ? Disposez-vous d’éléments objectifs permettant de comparer la situation française qui n’a pas transposé avec celle des pays qui ont déjà transposé depuis dix-huit mois ?

Enfin, j’aimerais vous entendre sur un point de cohérence. Si ce retard n’a pas d’impact mesurable à ce stade, comment justifier l’ampleur des obligations que cette directive impose aux entreprises françaises ? Autrement dit, sommes-nous face à une exigence réellement structurante en matière de cybersécurité ou à une contrainte normative dont l’efficacité resterait à démontrer ? Merci.

*ANSSI : Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information

En circonscription en Syrie – Damas (11 fév. 2026)

Diplomatie parlementaire

En compagnie de Jean-Baptiste Faivre, chargé d’affaires français en Syrie, de Henri d’Aragon, son adjoint, et de Nadia Chaaya, conseillère élue à l’Assemblée des Français de l’étranger pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, et administratrice de l’ANEFE, je me suis rendu une journée à Damas pour évaluer les enjeux pour la France dans la Syrie du nouveau régime.

Après 50 ans de dictature et 11 ans de guerre, la diversité religieuse et culturelle a été profondément fragilisée.

Il était essentiel de rencontrer les communautés locales et de leur montrer que la France reste à leurs côtés. Cette visite m’a permis de constater les effets encore visibles des destructions, d’observer que des chantiers de reconstruction étaient en cours, et de traverser la vieille ville.

L’un des objectifs principaux de ce déplacement était de visiter le lycée Charles de Gaulle de Damas, qui fait partie de l’ANEFE, de mieux comprendre la situation éducative et le rôle des écoles françaises et chrétiennes.

Ces établissements constituent un vecteur important de transmission culturelle et de dialogue, tout en contribuant à la résilience des communautés.

Les échanges avec les acteurs locaux ont été précieux pour apprécier les besoins concrets et orienter l’action de la France dans le soutien aux minorités et à l’éducation francophone.

Je remercie Jean-Baptiste Faivre d’avoir favorisé ce premier déplacement en Syrie et l’équipe qui a assuré notre sécurité. +d’images

Enseignement

Lycée Français Charles de Gaulle de Damas (LFCDG)

Bénéficiaire d’un soutien crucial de l’ANEFE, la visite du LFCDG constituait l’objectif principal de cette première visite en Syrie.

Je remercie Nadine Chaoui, présidente de l’APE, Fadi Achi, trésorier, les membres du conseil d’administration et Bernard Roche, proviseur du Lycée français Charles de Gaulle de Damas (LFCDG) pour la qualité de leur accueil.

Avec 496 élèves en 2025, dont 13% de Français, le LFCDG reste un bastion de la francophonie dans un contexte complexe. Les locaux, impeccablement entretenus, reflètent la détermination de toute une communauté éducative.

. Un soutien crucial de l’ANEFE : membre depuis 2008, le lycée a pu bénéficier d’un emprunt garanti par l’État français pour financer son immobilier. Cependant, de 2012 à 2022, en raison des difficultés liées à la guerre, l’ANEFE s’est substituée à l’école pour assurer le remboursement de l’emprunt, qui a été soldé en 2022. Depuis 2018, de nouveaux engagements ont été pris par l’école pour rembourser l’ANEFE sur une période plus longue.

. Des enjeux financiers à accompagner : la direction m’a alerté sur la volonté de l’AEFE d’augmenter progressivement sa redevance à 4% des frais de scolarité. J’ai entendu cette préoccupation et m’engage à la porter auprès des autorités compétentes, afin de préserver l’équilibre financier de l’établissement.

En tant que président de l’ANEFE, accompagné par Nadia Chaaya, membre du conseil d’administration, cette visite était pour nous l’occasion de faire le point avec le comité de gestion et d’échanger sur leurs projets d’avenir. Nous avons également abordé la situation générale à Damas et en Syrie.

Le LFCDG est un symbole de résilience et de continuité éducative, malgré les épreuves. Je salue le courage de toute l’équipe, qui permet à des centaines d’élèves de poursuivre leur scolarité dans un cadre francophone et exigeant. ‎+d’images

Vidéo réalisée par le LFCDG :

École arménienne catholique Al Nour

J’ai eu le privilège de visiter l’école arménienne catholique Al Nour, qui accueille principalement des enfants arméniens catholiques, mais aussi des élèves d’autres confessions, offrant un espace éducatif ouvert et francophone au cœur de la vieille ville de Damas.

L’accueil qui m’a été réservé par l’équipe pédagogique et les élèves a été chaleureux et profondément humain.

La visite m’a permis de constater la vitalité de l’école malgré les traumatismes du passé. En 2015, une roquette a explosé dans la cour de l’établissement, causant la mort d’un enfant et de nombreux blessés. Dix ans après, les stigmates de cette tragédie restent visibles, mais la communauté continue de transmettre des savoirs et des valeurs aux générations suivantes.

Cette école est un symbole de résilience et de continuité : elle permet de préserver l’identité arménienne et chrétienne dans un contexte toujours fragile, tout en offrant un enseignement de qualité.

Les échanges avec les élèves ont rappelé combien il est important pour la France de soutenir ces initiatives éducatives et de continuer à défendre le pluralisme et la diversité religieuse en Syrie. +d’images

Solidarité

Évêché arménien catholique

Ma visite s’est poursuivie par une rencontre avec Mgr Georges Assadourian, évêque arménien catholique de Damas, véritable « pilier de la résilience » pour les communautés chrétiennes.

Nous avons abordé plusieurs axes essentiels :
•⁠ ⁠Sécurité des communautés : Mgr Assadourian a partagé son analyse sur la protection des quartiers chrétiens sous le nouveau régime.
•⁠ ⁠Aide humanitaire : J’ai salué le rôle de l’Église dans la distribution de secours et discuté des besoins urgents en médicaments et en énergie.
•⁠ ⁠Éducation et Francophonie : Nous avons évoqué la survie des écoles chrétiennes francophones. Sur 70 écoles nationalisées par le Parti Baas dans les années 1960, 50 restent ouvertes aujourd’hui, accueillant 30 000 élèves de toutes confessions. J’ai souligné le soutien constant du Quai d’Orsay à l’Oeuvre d’Orient.

Créer ou rouvrir une école chrétienne, c’est recréer du lien, faire revenir les familles et assurer la transmission culturelle. Nous avons discuté des démarches à engager auprès du nouveau gouvernement syrien pour rouvrir certaines écoles fermées par le régime précédent.

Cet échange a été riche, soulignant le rôle central de l’Église pour la résilience et la protection des minorités en Syrie. +d’images

En circonscription en Suisse – Genève (29-30 janv. 2026)

À l’occasion de mon dixième déplacement en Suisse, principalement consacré à des réunions à dominante économique, j’ai répondu à l’invitation Marie Wattez, présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie France–Suisse (CCIFS) afin de participer à plusieurs rencontres dédiées au renforcement des relations économiques entre la France et la Suisse.

J’ai également pris part à la réception des vœux organisée par Clément Leclerc, consul général de France à Genève.

Diplomatie économique

Chambre de Commerce et d’Industrie France–Suisse (CCIFS)

Je remercie chaleureusement la présidente de la CCIFS, Marie Wattez, qui a organisé cette séquence particulièrement riche d’échanges et d’initiatives au service de la diplomatie économique.

1. Communauté d’affaires franco-suisse

La première rencontre m’a permis d’échanger avec la communauté d’affaires franco-suisse autour de Florence Notter-Daugny, présidente pour la Suisse de la Société des membres de la Légion d’honneur.

Ce moment convivial s’est tenu en présence de Francis Wahl, Yves Donin de Rozieres et Eric Vigié. Les échanges ont permis d’évoquer les dynamiques de coopération entre nos deux pays et l’importance du rôle joué par les réseaux économiques et associatifs pour renforcer les liens franco-suisses.

2. ThinkActs Cyber & SecureTech

J’ai ensuite participé à une réunion du groupe ThinkActs Cyber & SecureTech organisé à la CCIFS.

Les ThinkActs sont des groupes de travail thématiques par secteur d’activité qui structurent l’intelligence collective entre la France et la Suisse. Ils rassemblent entreprises, institutions, clusters, universitaires et start-ups autour d’objectifs concrets : partager une veille stratégique, favoriser le dialogue et construire des coopérations opérationnelles.

Marie Wattez m’a invité à rejoindre le groupe consacré à la souveraineté numérique, la cybersécurité et les infrastructures critiques franco-suisses, coordonné par Benoit Passuello (ELMA).

Les échanges ont mis en évidence plusieurs constats préoccupants : l’augmentation rapide des cyberattaques visant les infrastructures critiques – santé, énergie, ports ou banques –, mais aussi la dépendance persistante de l’Europe à certaines technologies extra-européennes dans le cloud et l’intelligence artificielle.

Dans le même temps, des opportunités stratégiques existent. La coopération franco-suisse pourrait permettre de positionner nos deux pays comme des acteurs majeurs en matière de cybersécurité industrielle et de cloud souverain sécurisé. Les participants ont également évoqué les perspectives offertes par les infrastructures quantum-safe et le renforcement de capacités duales associant cybersécurité civile et cyberdéfense.

3. Coopération industrielle avec les Pays de Savoie

Enfin, fidèle à sa volonté de développer les coopérations transfrontalières, la CCIFS a organisé une rencontre avec l’Association des Forces Industrielles des Pays de Savoie (FIPS).

Cette réunion s’est tenue en présence de Alexandre Epalle, représentant l’Office cantonal de l’économie et de l’innovation, chargé d’attirer des entreprises afin de compléter les chaînes de valeur industrielles en Suisse.

Créée à l’initiative d’un groupe d’industriels engagés sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux du territoire, la FIPS fédère plusieurs entreprises dynamiques de la région alpine. Parmi les participants figuraient notamment Clément Cordier, Louis Pernat (HBP), Didier Bouvet (Pracartis) et Olivier Nicollin (Nicomatic).

Ces rencontres ont illustré la vitalité de la relation économique franco-suisse et l’importance de poursuivre le dialogue entre acteurs publics et privés pour renforcer nos coopérations industrielles et technologiques.

Communauté française

Vœux du consul général

Cette cérémonie, organisée par Clément Leclerc, consul général de France à Genève, s’est tenue à l’Institut Florimont pour accueillir une assistance nombreuse, a été marquée par une gravité particulière en raison de la tragédie survenue à Crans-Montana, rappelant à chacun la fragilité de la vie et l’importance de la solidarité.

Après les allocutions du consul général et de Marion Paradas, ambassadrice de France en Suisse, j’ai pris la parole pour saluer l’engagement des conseillers des Français de l’étranger arrivant au terme de leur mandat, véritables relais de proximité pour nos compatriotes.

J’ai également souligné la qualité des établissements d’éducation en Suisse et témoigné ma reconnaissance envers Emmanuel Coigny et Bernard Revol, deux membres de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (ANEFE).

J’ai rappelé le rôle indispensable de la CCIFS dans le développement de la diplomatie économique et remercié tout particulièrement Francis Wahl pour son engagement au service de nos entreprises et du rayonnement économique de la France.

Cette réception a rappelé l’importance de soutenir nos institutions, notre réseau éducatif et nos acteurs économiques pour renforcer durablement la présence française et la coopération transfrontalière.

Félicitations à Clément Leclerc et à toute son équipe pour la réussite de cet événement. +d’images

En circonscription en Turquie – Istanbul (25-27 janv. 2026)

Mon troisième déplacement à Istanbul a été facilité grâce à l’engagement et à l’énergie de Florence Ogutgen, que je tiens à remercier chaleureusement.

Installée en Turquie depuis 43 ans, Florence est une figure bien connue de la communauté française.

Unique femme marchande de tapis du Grand Bazar d’Istanbul, elle incarne aussi l’esprit d’entreprendre et d’intégration qui caractérise tant de Français établis à l’étranger.

Son parcours est remarquable : élue dès 1994, conseillère au CSFE de 2001 à 2006, puis conseillère des Français de l’étranger pour la Turquie depuis 2014, Florence s’engage depuis de nombreuses années pour représenter et défendre les intérêts de nos compatriotes.

C’est la seconde fois que mon déplacement à Istanbul est coordonné par Florence. Sa connaissance du terrain et de la communauté française est précieuse pour comprendre les évolutions de notre présence dans ce pays stratégique.

Lors de mon précédent déplacement en 2023, Florence soulignait déjà la forte demande pour l’enseignement français et la nécessité d’ouvrir de nouvelles écoles afin de répondre à l’intérêt croissant des familles turques.

La situation a malheureusement évolué depuis. Les restrictions d’inscription imposées par les autorités locales à la rentrée 2024 pour les enfants turcs ont profondément changé la donne. Les lycées français d’Ankara et d’Istanbul ont chacun perdu près de 300 élèves en deux ans.

Pour Florence, la priorité est désormais claire : trouver des solutions pour les enfants binationaux et pour les fratries déjà engagées dans le système scolaire français. J’ai fait de cette question une priorité de mon action et ce déplacement à Istanbul m’a permis de poursuivre ce travail au plus près des réalités du terrain.

Merci encore Florence pour ton engagement constant au service de nos compatriotes.

Enseignement

Lycée Pierre Loti

À l’initiative de Florence Ogutgen, conseillère des Français de l’étranger, le lycée Pierre Loti m’a accueilli, en présence d’Alexandre Landolfi, proviseur adjoint.

La visite a débuté par un temps d’échange avec les représentants de l’APE, gestionnaire de l’établissement, avant de se poursuivre par une rencontre ouverte aux parents et aux personnels.

L’augmentation des frais de scolarité de 16% suite à la décision du CA de l’AEFE de décembre 2025 constitue un sujet d’inquiétude pour les parents d’élèves.

Plusieurs sujets de préoccupation liés à l’avenir de la coopération éducative bilatérale ont été abordés. La diplomatie parlementaire nous est apparu comme est un des moyens de la renforcer dans un esprit d’échange et d’écoute avec nos partenaires.

Aussi, afin de prendre en compte les observations recueillies, je me suis engagé à demander un entretien avec Yunus Demirer, ambassadeur de Turquie en France à mon retour à Paris.

Merci à tous les participants pour leur accueil. +d’images

Communauté française

Consulat

À l’occasion de mon troisième déplacement à Istanbul, j’ai eu l’opportunité d’échanger sur les attentes de la communauté française lors de deux entretiens.

1️⃣ Rencontre au consulat général

En l’absence de la consule générale Nadia Fanton, une réunion a été organisée par Rim Pradeau, Cheffe de chancellerie, en présence de Florence Ogutgen, Belgin Ozdilmen Gurhan et de Marie-Rose Koro, conseillères des Français de l’étranger.

La réunion s’est tenue dans la résidence provisoire du consulat, le Palais de France, résidence historique du consulat général, faisant actuellement l’objet d’importants travaux de rénovation.

Les échanges ont notamment porté sur l’évolution du nombre d’inscrits au registre, qui s’élève à 6 900 à fin janvier 2026. La communauté française est majoritairement féminine (55,32 %) et les deux tiers des inscrits sont binationaux.

L’activité du service aux Français ne concerne pas uniquement les résidents. On estime à plus d’un million le nombre de compatriotes de passage en Turquie, dont 800 000 à Istanbul. Cette affluence entraîne une augmentation du nombre de Français en difficulté (113 situations recensées), qui sollicitent le pôle des affaires sociales du consulat pour des raisons financières, sociales, familiales ou médicales.

Le nombre de boursiers est en baisse constante depuis 2023, conséquence de la crise économique, de la hausse des frais de scolarité et des restrictions imposées par l’État turc.

Un travail particulièrement sérieux est mené pour lutter contre :
• les violences de genre et les violences intrafamiliales,
• les déplacements illicites d’enfants,
• les fraudes aux prestations sociales et aux documents d’identité.

2️⃣ Échange avec le consul honoraire à Edirne

Je me suis également entretenu avec Ercan Dursunoglu, consul honoraire à Edirne.

Quatre consuls honoraires assurent le relais du consulat général d’Istanbul : Bursa, Edirne, Izmir et Mugla (Bodrum).

Ville touristique et universitaire située à la frontière de la Bulgarie et de la Grèce, Edirne constitue un point de transit majeur pour les migrants et réfugiés tentant de rejoindre l’Union européenne.

Ces échanges ont permis de mesurer l’engagement des équipes consulaires et des élus des Français de l’étranger au service de nos compatriotes. Dans un contexte régional exigeant, leur action est essentielle pour garantir la protection, l’accompagnement et le rayonnement de la communauté française en Turquie.

 

Diplomatie économique

CCEF – Réunion régionale Eurasie

Heureux d’avoir participé à la réunion régionale Eurasie des Conseillers du Commerce extérieur de la France à Istanbul, véritable carrefour du monde, en présence de Sophie Sidos, présidente des CCEF.

Deux jours d’échanges passionnants, riches d’enseignements sur une zone que je découvrais et pleine d’opportunités.

J’ai particulièrement apprécié le sérieux des présentations des Services économiques et des CCEF (Turquie, Ukraine, Azerbaïdjan, Géorgie, Ouzbékistan, Kazakhstan, Russie…), tout en restant accessibles et naturels. Le sentiment de complicité et de proximité dans le partage d’informations m’a profondément réjoui.

Je suis reconnaissant envers Jean-Jacques Santini de m’avoir offert l’opportunité de partager notre regard sur l’action de l’Agence française de développement. Au-delà de notre complémentarité, chacun a pu constater notre complicité au sein du CA pour faire évoluer l’Agence en faveur d’un meilleur soutien à nos entreprises à l’international.

Ma gratitude va également à Philippe Pelé-Clamour, président CCEF pour l’Eurasie, qui m’a permis de partager ma perception très positive de l’action des CCEF. Il m’a donné l’occasion de rappeler l’apport précieux d’Isabelle Aimonetti (Afrique), Anne Baer (Israël), Iwan Streichenberger (USA) et de tous les CCEF rencontrés l’an passé.

Enfin, merci à Franck Mereyde, président CCEF Turquie, et à l’équipe du siège pour leur professionnalisme, qui ont fait de ce forum un moment inoubliable.

La capacité à œuvrer collectivement et à dépasser le travail en silo est la clé du succès. Merci à chacune et chacun pour votre générosité et expertise. Au plaisir de vous retrouver au prochain « centre du monde », où qu’il soit ! +d’images

Sophie Sidos Vicat

À l’occasion de la réunion régionale Eurasie des CCEF, j’ai tenu à exprimer toute mon admiration à Sophie Sidos-Vicat pour son leadership engagé et inspirant, en lui remettant la médaille commémorative du Sénat.

Depuis son accession à la présidence, Sophie donne une visibilité remarquable à l’action des CCEF et poursuit avec succès la dynamique initiée par Alain Bentéjac, en renforçant l’influence et la cohésion de notre réseau à l’international.

Plus que jamais, le réseau des CCEF joue un rôle essentiel pour accompagner nos entreprises à l’export et soutenir notre diplomatie économique ; cette médaille était aussi l’occasion de marquer ma profonde reconnaissance aux CCEF pour tout ce qu’ils m’apportent dans l’exercice de ma mission au service de la diplomatie économique.

À la tête de Vicat, grand groupe cimentier français présent dans de nombreux pays, Sophie s’inscrit dans un héritage industriel d’exception : son aïeul, Louis Vicat, est en effet l’inventeur du ciment artificiel au XIXᵉ siècle. Un symbole fort d’innovation, de vision et d’engagement au service du développement.

Sénat – GIA France-Pays du Golfe – Communiqué de presse (16 mars 2026)

Le groupe d’amitié France-Pays du Golfe exprime sa solidarité avec les États du Golfe face aux attaques de l’Iran

Au nom du groupe interparlementaire d’amitié France–Pays du Golfe, Olivier Cadic, président, exprime sa pleine solidarité et son soutien aux autorités et aux populations des pays du Golfe confrontés aux frappes récentes imputées à l’Iran. Il adresse également ses sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes, ainsi que ses pensées aux blessés, en espérant leur prompt rétablissement.

Le groupe d’amitié réaffirme son attachement à la sécurité, à la stabilité et à la souveraineté des États membres du Conseil de coopération du Golfe. Il salue le sang-froid, la résilience et la capacité de maîtrise des dirigeants et des populations des pays du Golfe face à ces menaces.

Malgré les agressions répétées, “les autorités de la région ont démontré leur détermination à assurer la défense de leurs territoires tout en préservant la stabilité économique et la confiance des partenaires internationaux”, a fait observer le président du groupe.

Partenaire historique de nombreux pays de la région, la France entretient avec eux des relations étroites de coopération fondées sur la confiance et le dialogue. Le groupe d’amitié souligne l’importance de poursuivre et de renforcer cette coopération très appréciée par les pays de la région, notamment dans les domaines de la sécurité et de la stabilité régionale.

Réaffirmant sa solidarité avec les États et les peuples du Golfe, le groupe d’amitié appelle l’ensemble des acteurs à la responsabilité et à la retenue afin d’éviter toute escalade supplémentaire, en privilégiant les voies diplomatiques pour préserver la paix et la sécurité dans la région.

Lire le communiqué sur le site du Sénat – 16 mars 2026

Sénat – Enjeux stratégiques de la mer Noire – Vidéo Q/R (7m)

Ce 18 février, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a organisé une table ronde sur les enjeux stratégiques de la mer Noire. À ce titre, nous avons eu le plaisir de recevoir Noémie Rebière et Igor Delanoë, chercheurs associés à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

Je les ai interrogés sur l’opportunité d’un élargissement stratégique de l’Union européenne à l’Ukraine, à la Turquie et à la Géorgie afin de renforcer la sécurité en mer Noire et de dissuader l’expansionnisme russe. Ils ont apporté leur éclairage en répondant successivement à cette question et en analysant les implications géopolitiques d’un tel élargissement.

VERBATIM de mon intervention

Merci pour votre présentation. J’aimerais parler de l’Union européenne par rapport à cette zone. Nous avons trois pays candidats à l’accession à l’Union européenne qui sont riverains de la mer Noire : l’Ukraine, la Turquie et la Géorgie.
Dans le contexte de tensions accrues, donc, en mer Noire, de l’expansionnisme russe, en quoi une réponse favorable de l’Union européenne à la candidature d’adhésion de l’Ukraine constituerait-elle un levier géostratégique majeur pour la stabilité régionale et la sécurité du continent européen ?
Ne pourrions-nous pas penser qu’au regard des tensions en mer Noire, l’Union européenne devrait considérer la candidature turque avant tout sous un angle géostratégique, malgré les divergences persistantes en matière d’État de droit et de valeurs démocratiques ?
En gros, j’ai envie de vous demander si on faisait adhérer simultanément, dans le même esprit que ce qui s’est passé dans les années quatre-vingt-dix avec les pays d’Europe de l’Est, l’Ukraine, la Turquie, la Géorgie, vous pourriez refaire votre carte, et est-ce que vous ne pensez pas que ce serait un bon moyen de dissuader la Russie de poursuivre ses opérations ? Merci.

Médias – “Le sénateur Cadic: les pays du Golfe font preuve d’une grande résilience et maîtrise face à la crise” (Arab News, 13/03/2026)

ARAB NEWS PARIS: Les frappes récentes de l’Iran contre plusieurs États du Golfe représentent un test majeur pour la stabilité régionale, pour la solidité des alliances et pour la capacité de réaction collective des pays de la région, qui font preuve d’une grande capacité de résilience et de maîtrise.

C’est en tout cas le point exprimé par le sénateur Olivier Cadic, président du groupe sénatorial France-pays du Golfe, qui répondait aux questions de.Arab News en français, et qui estime que cette crise agit « comme un révélateur des équilibres géopolitiques au Moyen-Orient ».

Depuis le début de l’escalade, l’élément qui frappe particulièrement le sénateur c’est la volonté des États visés « de montrer leur capacité de résistance ».

Cette posture a été particulièrement visible du côté des Émirats arabes unis, où les autorités ont projeté « l’image d’un pays capable de se défendre tout en maintenant son sang-froid face à la menace ».

Cette stratégie répond à un double objectif qui consiste d’une part, à démontrer que les infrastructures de défense de ces États sont solides et capables de faire face à des attaques sophistiquées, et d’autre part, rassurer les marchés, les investisseurs et les partenaires internationaux sur la stabilité de la région malgré les tensions.

Car au-delà de la dimension militaire immédiate, ces frappes ont aussi une portée politique, et pour Cadic, elles confirment les ambitions régionales de Téhéran.

Dans cette perspective, il estime que la crise actuelle agit comme un révélateur, car les pays du Golfe se trouvent confrontés simultanément à une même menace et doivent désormais réfléchir à la manière d’y répondre collectivement.

La situation souligne-t-il met également en lumière le rôle particulier de l’Arabie saoudite, qui a engagé depuis plusieurs années une politique de détente avec l’Iran, notamment à travers un accord de rapprochement conclu en 2023 sous médiation chinoise.

« Ce rapprochement visait avant tout à stabiliser la région afin de permettre au royaume de se concentrer sur son développement économique et ses grands projets de transformation ».

Réduire les tensions régionales

Pour Riyad, l’objectif était clair, il s’agissait de réduire les tensions régionales afin de favoriser l’investissement et la croissance, mais la crise actuelle est venue rappeler les limites de la diplomatie face à des rivalités stratégiques profondes.

Dans ce contexte tendu, la question du rôle des partenaires occidentaux, et notamment de la France, se pose avec acuité, Paris indique le sénateur entretient depuis longtemps des relations étroites avec plusieurs pays du Golfe et dispose d’une présence militaire dans la région.

Ainsi la France pourrait contribuer à rassurer ses partenaires en renforçant sa coopération sécuritaire et en soutenant les efforts de défense régionale, « alors que la présence militaire accrue, tente d’envoyer un signal politique important, qui est celui d’un soutien concret face aux menaces extérieures ».

Selon Cadic, la crise actuelle constitue également un test pour le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui rassemble six États de la péninsule arabique.

Créée à l’origine comme une organisation de coopération économique, cette structure pourrait voir son rôle évoluer face aux défis sécuritaires, souligne-t-il à l’image de l’Union européenne, dont l’intégration s’est souvent renforcée à la faveur des crises.

Ainsi le CCG « pourrait sortir de cet épisode avec une coordination politique et militaire accrue », car confrontés à la même menace, « ses membres pourraient être amenés à approfondir leur coopération en matière de défense, de renseignement et de sécurité régionale ». Lire la suite de l’article Le sénateur Cadic: les pays du Golfe font preuve d’une grande résilience et maîtrise face à la crise sur le site Arab News