Accueil      En circonscription      Sénat      Bilan de mandat      Revue de Presse          Parcours      Contact     
    

PLF 2026 / P129 – “French Response” pour répondre à la désinformation

Audition dans le cadre du PLF 2026, avec mon collègue Mickaël Vallet, afin de préparer notre rapport pour avis sur les crédits de l’action n°2 du programme 129 « Coordination du travail gouvernemental » (gestion de crises, cyberdéfense, renseignement), au nom de la commission des Affaires étrangères et de la Défense.

. . .
« Selon le service de renseignement extérieur russe, l’armée française se préparerait à envoyer des troupes en Ukraine ? FAUX. Cette attaque informationnelle (…) cherche à nourrir les narratifs pro-russes visant à inverser les rôles de défenseur et d’agresseur ».

A la fin de ce message posté sur X par “French Response“, ce 29 octobre, on trouve un lien vers un décrypage de l’attaque informationnelle lancée par le service de renseignement extérieur de la Russie (SVR), la veille.

En effet, “French Response” est le nouveau dispositif de riposte de la diplomatie française contre la désinformation institutionnelle étrangère sur X qui nous a été présenté par Emmanuel Lebrun Damiens, directeur de la communication du MEAE, ce 15 octobre.

L’objectif du compte X du Quai d’Orsay est clair : contrer les attaques fallacieuses et les campagnes de désinformation étrangères visant la France, un outil « adapté à la tonalité directe des échanges internationaux sur les réseaux sociaux », commente Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères.

“French Response” est inspiré du dispositif de protection que j’avais découvert à Taiwan, en octobre 2021, grâce à Audrey Tang, alors ministre du numérique. Contre les “fake news” les Taïwanais procèdent au “fact checking” avec l’objectif de démasquer une fausse nouvelle en moins de 200 mots et de la démentir en moins de deux heures par SMS ; cela en relais avec la société civile et les entreprises. De plus, « notre ministère a produit un vaccin contre la désinformation : l’humour », avait précisé Audrey… (compte-rendu).

En circonscription en Mauritanie – Nouakchott (26-29 sept. 2025)

Premier déplacement en Mauritanie, qui m’a permis de découvrir un pays à potentiel immense et des partenaires engagés.

Je remercie tout particulièrement Emmanuel Besnier, ambassadeur de France, ainsi que Christophe Jourdan, président des CCEF, pour leur appui déterminant.

 

 

Diplomatie parlementaire

Ministre de la Défense – Collège de Défense du G5 Sahel

J’ai eu l’honneur d’être reçu par le ministre de la Défense, des Affaires des retraités et des Enfants de Martyrs, Hanana Sidi, aux côtés d’Emmanuel Besnier, ambassadeur de France en Mauritanie.

Je le remercie chaleureusement pour la qualité de cet échange, qui a permis de réaffirmer notre volonté commune de renforcer la coopération de défense dans un contexte régional exigeant.

Je tiens également à remercier les hôtes qui m’ont accueilli au Collège de défense du G5 Sahel, institution stratégique fondée en 2018 et déjà au service de la formation de plus de 300 officiers. Une séquence utile au service de la stabilité collective. +d’images

Président de l’Assemblée nationale

Très honoré d’avoir été reçu par Mohamed Bemba Meguett, président de l’Assemblée de Mauritanie.

Séduit par son sens pédagogique, il explique avec clarté les défis du pays et les solutions mises en œuvre.

Par l’éducation, la Mauritanie a réussi à contrer le narratif des islamistes. Il affirme avec conviction que son pays ne sera jamais une base arrière pour des terroristes.

Nous avons également échangé sur la stabilité régionale et le rôle clé du développement, porté par une volonté politique forte.

Ont assisté à la rencontre le député Abou El Mawahi Ould Mohamed El Houssein, et M. Mohamed Yahya Ould Haye, chargé de mission à l’Assemblée nationale. Était également présent le premier conseiller de l’ambassade de France, Samuel Jacquenet. +d’images

Chargé de mission auprès du Premier ministre

J’ai eu l’honneur d’être reçu par Mohamed Lemine Raghani, chargé de mission auprès du Premier ministre, dont le parcours ministériel et l’expérience gouvernementale donnent un éclairage stratégique précieux aux orientations de la Primature.

Le rendez-vous a été obtenu grâce à Christophe Jourdan, président des CCEF Mauritanie, en présence d’Emmanuel Besnier, ambassadeur de France, et de Luc Bouabie, conseiller économique.

L’échange a confirmé l’ampleur du potentiel mauritanien — gaz, minerais, or, uranium, hydrogène vert, pêche, agriculture, infrastructures — et la sous-représentation des acteurs français malgré leurs avantages comparatifs.

J’ai proposé la création d’une Agence mauritanienne du médicament afin de contribuer activement à l’édification de l’Agence africaine du médicament, idée accueillie avec intérêt par l’ancien ministre de la Santé.

Je remercie notre hôte pour la qualité et la densité des échanges. +d’images

Directeur de la Sûreté nationale

Rencontre avec Mohamed Elmin, directeur général de la Sûreté nationale de Mauritanie, pour échanger sur l’action efficace du pays face à la menace jihadiste et aux flux migratoires.

La Mauritanie n’a connu aucun incident sécuritaire majeur ces dix dernières années.

Elle fait face à des pressions migratoires croissantes (Mali, Sahel, Pakistan, Somalie), avec près de 300 000 réfugiés au camp de M’Bera et 111 réseaux de passeurs démantelés à fin septembre 2025.

La Mauritanie démontre que vigilance, coopération internationale et action déterminée sont clés pour protéger la sécurité nationale et soutenir la stabilité régionale.

Délégation de l’Union européenne

Réunion organisée par notre ambassadeur avec ses collègues Joaquin Tasso Vilallonga (UE), Dr Florian Reindel (Allemagne) et Pablo Barbara Gomez (Espagne) pour faire le point sur l’action européenne en Mauritanie.

Au programme : soutien de Frontex contre l’immigration illégale depuis la Mauritanie vers les Canaries (seuls 4 bateaux passés en 2025), lutte contre la pêche illégale et programmes d’infrastructures financés par l’UE via Global Gateway.

J’ai apprécié la volonté de mes interlocuteurs d’aboutir à une coopération internationale efficace, générant des résultats concrets pour la sécurité et le développement du pays.

Coopération

AFD – Centre national de Transfusion sanguine (CNTS)

Heureux d’avoir effectué mon premier déplacement en Mauritanie, aux côtés d’Emmanuel Besnier, ambassadeur de France, pour visiter le Centre national de Transfusion sanguine (CNTS) et le chantier de son futur siège, un projet stratégique soutenu par l’AFD – Agence française de développement, dirigé à Nouakchott par Ignace Monkam-Daverat.

Accueillis par le Dr Khadidjetou Ba, directrice du CNTS, et Mohamed Mahmoud Khattry, président de la cellule de suivi des travaux, nous avons pu mesurer l’importance de cette infrastructure pour la santé publique.

Le CNTS couvre aujourd’hui 35 % des besoins nationaux en sang, mais ambitionne d’atteindre 100 % d’ici 2030, en s’appuyant sur 5 centres régionaux et 14 banques de sang.
Le nouveau centre, dont l’ouverture est prévue le 23 mars 2026, permettra :
. de tripler la capacité de collecte,
. de doubler la surface du laboratoire,
. et de digitaliser la gestion des activités transfusionnelles.

Avec un budget de 1,3M€, ce projet incarne l’engagement de la France aux côtés de la Mauritanie pour renforcer ses infrastructures sanitaires et soutenir une coopération durable fondée sur la solidarité et l’innovation. +d’images

AFD

Visite au siège de l’Agence française de Développement (AFD) en Mauritanie, en compagnie d’Emmanuel Besnier, ambassadeur, pour échanger avec Ignace Monkam-Daverat, directeur ; Sébastien Demay, directeur adjoint ; Domitille Lubineau, chargée de mission, sur les principaux axes d’intervention de la France en matière de coopération et de développement durable.

L’AFD agit en priorité pour soutenir les territoires et les collectivités locales, en accompagnant leurs projets de développement et de gouvernance. Elle œuvre également à créer des opportunités pour la jeunesse, à travers l’éducation, la formation professionnelle et l’entrepreneuriat, afin de favoriser l’emploi et l’inclusion économique.

Enfin, l’agence joue un rôle essentiel dans le financement d’infrastructures prioritaires et durables, adaptées aux défis du changement climatique, qu’il s’agisse d’accès à l’eau, d’énergie, de santé ou de mobilité.

Cette visite a permis de réaffirmer la solidarité et le partenariat étroit entre la France et la Mauritanie, au service d’un développement équitable et résilient. +d’images

Communauté française

Consulat

Dès mon arrivée à Nouakchott, l’ambassadeur Emmanuel Besnier a organisé une rencontre avec des représentants de notre communauté, en présence de Boubou Sylla, conseiller des Français de l’étranger.

Lors de la soirée d’accueil, j’ai rencontré Corinne Donveau, présidente de Nouakchott Accueil, et son équipe, dont le travail pour l’intégration des nouveaux arrivants et les initiatives sociales contribuent concrètement au renforcement des liens bilatéraux.

Au fil du séjour, j’ai eu la chance d’échanger avec de nombreux compatriotes qui m’ont fait découvrir ce pays et son dynamisme. Parmi ceux-ci, j’ai eu un entretien passionnant avec Christian Norgard, entrepreneur expérimenté et fin connaisseur de la région, à l’initiative de Christophe Jourdan, président des CCEF Mauritanie.

Un passage par le consulat m’a permis de rencontrer l’équipe et de faire un point sur l’activité. Dès 2025, les demandes de visas devraient dépasser le niveau de 2019.
Plusieurs sujets sensibles ont été évoqués, notamment :
• la protection des femmes face aux violences intrafamiliales, avec des cas de retenues de documents ou de pressions au mariage lors de retours au pays ;
• la lutte quotidienne contre les fraudes sociales et documentaires, enjeu important pour la crédibilité de nos dispositifs et la justice entre bénéficiaires.

Merci à l’équipe du consulat pour son engagement, et à tous les compatriotes rencontrés pour leur bienveillance et leurs encouragements. +d’images

Enseignement

Lycée Théodore Monod

J’ai eu le plaisir de visiter le Lycée français Théodore Monod de Nouakchott, en compagnie de Hugo Bechtel et du proviseur Laurent Casanas, que je tiens à saluer, avec son équipe, pour les améliorations remarquables réalisées afin de moderniser l’établissement.

Depuis 2012, le lycée a doublé son nombre d’élèves, passant de 700 à 1 400. Nous avons échangé sur les projets à venir, notamment la rénovation du primaire et des espaces sportifs. Cette visite a permis de mesurer la vitalité, le dynamisme et l’excellence de ce modèle éducatif phare en Mauritanie.

Nous avons également rendu hommage à Théodore Monod, dont l’établissement porte fièrement le nom, lui qui a toujours porté un regard attentif sur ce pays qu’il affectionnait tant.

Enfin, le nombre de candidats libres au baccalauréat a été quintuplé en quatre ans, atteignant 900. Un signal fort qui nous encourage à poursuivre nos efforts pour accroître nos capacités d’accueil. +d’images

Les Marsupios

À la suite de mes retrouvailles avec Joël Pichot, ancien élu AFE de Mauritanie avec lequel j’ai siégé de 2006 à 2014, j’ai visité l’école Les Marsupios.

Fondée il y a 20 ans par l’épouse de Denis Pichot — qui en assure aujourd’hui la direction — l’école accueille 400 élèves en maternelle et primaire dans un cadre francophone.

À l’issue de cette visite, Denis a décidé de rejoindre l’Association nationale des écoles françaises à l’étranger (Anefe). Cette adhésion vient renforcer un acteur engagé depuis deux décennies au service de la francophonie.

Félicitations à lui, à son épouse et à toute l’équipe. +d’images

Diplomatie économique

Port Conteneurs – CMA-CGM Meridiam

Merci à Christophe Jourdan, directeur général CMA-CGM en Mauritanie et président de la section locale des CCEF, qui a inspiré mon premier déplacement en Mauritanie pour découvrir les multiples opportunités économiques offertes par ce pays.

Présent en Mauritanie depuis 2014, CMA CGM couvre Nouakchott et Nouadhibou avec des escales hebdomadaires vers tous les continents, et étend progressivement ses services, notamment vers la Gambie et la Guinée-Bissau, afin de dynamiser les flux export du pays.

À l’invitation de Christophe Jourdan, j’ai visité le terminal CMA CGM de Nouakchott avec Emmanuel Besnier, ambassadeur de France en Mauritanie, et Luc Bouabie, conseiller économique, observant in situ les gains d’efficacité logistique et l’intégration accrue du pays aux chaînes mondiales.

Christophe a attiré mon attention sur la présence de pélicans dans le bassin d’amarrage, preuve de la qualité des eaux. +d’images

Terminal à conteneurs Nouakchott (TCN) – Meridiam

Dans le prolongement de ma visite du terminal utilisé par CMA-CGM, je me suis rendu chez TCN, co-entreprise entre Meridiam et Africa Finance Corporation, premier PPP de Mauritanie avec 336MUSD d’investissement sur 30 ans.

Accueilli par Sidaty Bedredine, directeur général, et accompagné des autorités du Port autonome de Nouakchott, notre délégation a pu visiter le terminal et découvrir ses équipes performantes. TCN modernise 22 ha et un quai mixte de 570 m, visant un port efficace et un rôle stratégique régional.

Lors de la réunion, j’ai exprimé ma fierté d’observer l’approche long terme de Meridiam, fidèle à la tradition des entreprises françaises de créer de la valeur localement ; et ma gratitude envers les autorités du Port autonome de Nouakchott – PANPA pour m’avoir accompagné lors des deux visites sur site. +d’images

Razel-Bec

En compagnie de l’ambassadeur de France Emmanuel Besnier et de Luc Bouabie, conseiller économique, nous avons rencontré Grégoire Saix, directeur général pour l’Afrique de l’Ouest de Razel-Bec (groupe Fayat).

Les échanges ont porté sur le projet d’eau et d’assainissement de Nouakchott, destiné à renforcer l’approvisionnement en eau potable de la capitale. Ce chantier structurant vise à augmenter la capacité de distribution de 150 000 à 225 000 m³ par jour, soit une hausse de 50%, et à moderniser le réseau afin de réduire les pertes liées à l’évaporation, actuellement estimées à près de 50%.

Avec plus de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 21 000 collaborateurs, le groupe Fayat, via Razel-Bec, acteur présent en Afrique depuis 1948, contribue activement à des projets d’infrastructure soutenus par l’AFD dans le cadre de l’aide publique au développement. +d’images

Grands Moulins de Mauritanie

Lors de ma visite des Grands Moulins de Mauritanie (GMM), fondés en 1999 par l’entrepreneur français Eric-Bastien Ballouhey, j’ai découvert l’histoire et le rôle stratégique de cette entreprise pour la Mauritanie.

Créée pour répondre au besoin local en farine, elle s’est rapidement développée en une plateforme agroalimentaire majeure, capable d’ensacher 1000 tonnes par heure.

Aujourd’hui, GMM produit de la farine, des pâtes alimentaires et de l’aliment pour le bétail.

L’entreprise est également active dans le négoce et la logistique, contribuant directement à la sécurité alimentaire du pays.

Cette visite m’a permis d’apprécier l’engagement de GMM pour le développement économique et industriel local. +d’images

Boulangerie Paul

Ce 27 septembre, j’ai eu le plaisir, aux côtés de l’ambassadeur, de visiter la principale boulangerie Paul de Nouakchott, accueilli chaleureusement par Stéphanie Colleau, directrice du développement de la marque en Mauritanie.

Ouverte le 27 février 2022, cette première adresse, rapidement devenue une référence, s’est récemment enrichie d’un second site sur la route de l’aéroport.

Paul Nouakchott, c’est bien plus qu’une boulangerie : un restaurant sur trois niveaux, ouvert jusqu’à une heure du matin, où l’on retrouve tout le savoir-faire français dans une ambiance conviviale et moderne. L’équipe a même réalisé un record mondial au sein du réseau Paul : 5300 croissants vendus en une seule journée ! Une performance qui témoigne du dynamisme et de l’engouement des clients mauritaniens pour la marque.

Présente dans plus de 50 pays, Paul incarne l’art de vivre à la française, entre tradition, qualité et gourmandise. Son implantation réussie à Nouakchott illustre la vitalité du secteur privé mauritanien et l’attrait croissant des enseignes internationales pour ce marché prometteur.

Félicitations à Stéphanie Colleau et à toute son équipe pour cette belle réussite ! +d’images

Le Colibri

J’ai eu le plaisir de découvrir Le Colibri, le restaurant créé par Sabine Chediac, une entrepreneure au parcours inspirant.

Après plusieurs années d’expérience entre la Mauritanie et l’international, Sabine a choisi de partager sa passion pour la gastronomie à travers une cuisine inventive et conviviale.

Le Colibri est à son image : élégant, chaleureux et ouvert sur le monde. Une belle réussite qui illustre le dynamisme et la créativité entrepreneuriale à Nouakchott.

Bravo à Sabine pour cette aventure culinaire remarquable ! +d’images

Culture

Institut français

En compagnie du COCAC Bernard Rubi et du directeur Hugo Bechtel, j’ai visité l’Institut français de Mauritanie (IFM), créé en 1965 sous le nom de Centre culturel français Antoine de Saint-Exupéry.

Seul centre culturel actif du pays, l’IFM est un lieu d’échanges, de formation et de diffusion artistique. Il abrite la seule salle de cinéma de Mauritanie (250 places), des espaces scéniques, une salle de danse, des studios d’artistes et une médiathèque de 15 000 ouvrages, dont un fonds “Mauritanie” unique.

Avec 300 événements par an et 25 000 visiteurs, l’IFM demeure un pilier du rayonnement culturel et francophone en Mauritanie. +d’images

Fondation Vergnol

Moment privilégié : Thierry Vergnol m’a ouvert les portes de sa fondation et partagé une collection remarquable de photographies, cartes postales et albums sur l’artisanat mauritanien.

Je lui suis vivement reconnaissant pour cet accès rare à une mémoire matérielle du pays.

Né d’un père électricien et d’une mère secrétaire d’ambassade, il a grandi à Nouakchott avant d’être naturalisé mauritanien en 2016 — incarnation d’une histoire vécue et adoptée.

Consultant indépendant depuis plus de 25 ans en relations interculturelles, il dirige aujourd’hui une fondation dédiée au patrimoine mauritanien (www.mauritanie.org). +d’images

Sénat – Direction générale de la mondialisation (DGM) – Enseignement français à l’étranger

AEFE : Pour un réseau durable fondé sur le juste coût et le juste prix

Ce 13 octobre, j’ai rencontré Anne Grillo, directrice générale de la mondialisation (DGM), pour discuter de la situation préoccupante de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

Un réseau sous pression financière

Les faiblesses de l’AEFE sont connues depuis longtemps. Malgré son rôle stratégique, l’Agence reste fortement dépendante de l’argent public. Chaque année, plusieurs centaines de millions d’euros servent notamment au financement partiel des 5 121 personnels détachés du ministère de l’Éducation nationale, répartis dans 68 établissements en gestion directe (EGD) et 159 écoles conventionnées.

Cette situation alourdit les frais de scolarité pour les familles et met une pression supplémentaire sur les finances publiques.

Le principe du “juste coût / juste prix”

Lors de notre entretien, j’ai rappelé l’importance d’une réforme : « L’AEFE doit tendre vers le juste coût — une gestion rigoureuse et transparente des moyens publics — et vers le juste prix, pour que les familles ne paient que ce qui correspond réellement au service rendu. »

Cette approche permet de préserver le réseau, tout en garantissant équité et soutenabilité. Elle empêche que des dépenses excessives soient supportées par les contribuables ou les parents.

Une orientation désormais envisagée par la DGM : Mme Grillo a confirmé que cette idée fait désormais partie des pistes de réflexion de la DGM. C’est un signal positif pour un réseau qui a besoin de clarté, transparence et responsabilité.

Un avertissement ancien, aujourd’hui confirmé

En 2008, j’avais déjà alerté dans une tribune publiée par Société Civile :

« Si rien n’est fait, l’AEFE deviendra un mammouth budgétivore. »

Dix-sept ans plus tard, ce constat est malheureusement confirmé : le réseau souffre d’un modèle économique insoutenable. Lire l’article du 11 mars 2008 publié par l’Ifrap

Vers un nouveau cap

Il est désormais urgent de clarifier la feuille de route de l’AEFE autour du juste coût / juste prix.

Cette réforme doit être lucide, équitable et progressive, pour assurer la pérennité du réseau, le bon usage de l’argent public et la justice pour les familles.

Spoliation bancaire au Liban : l’espoir renaît grâce à Nadia Chaaya !

Depuis 2019, des milliers de déposants français et libanais sont privés illégalement de leurs économies au Liban, parfois de toute une vie de travail.

Face à cette injustice, Nadia Chaaya a choisi de ne pas se résigner. Animée par un sens profond de la dignité et du droit, cette Française d’origine libanaise, présidente du conseil consulaire de Djeddah–Sanaa et conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, s’est engagée avec courage et détermination pour défendre les épargnants spoliés.

C’est ainsi qu’elle a fondé l’Union franco-libanaise des déposants spoliés (UFLDS), une association à but non lucratif qui accompagne gratuitement les victimes dans leurs démarches juridiques. Grâce à une équipe de juristes bénévoles, l’UFLDS aide les déposants à déposer plainte contre les banques libanaises devant les tribunaux français. « Et cela fonctionne ! », souligne Nadia, qui invite chacun à vérifier gratuitement son éligibilité sur le site www.uflds.com.

Le 20 octobre dernier, j’ai eu le plaisir de réunir Nadia et les membres de son équipe : Hugo Roche Poggi, secrétaire général de l’UFLDS, Tanguy Valéry, responsable de la communication, et Dany Habel, docteur en droit.

Je remercie également Rodrigue Raad, président de la Diaspora Libanaise Overseas (DLO), et Sami Saikali, son secrétaire général, pour leur participation à ces échanges constructifs.

L’énergie, l’esprit fédérateur et la persévérance de Nadia Chaaya redonnent aujourd’hui espoir à des milliers de familles, quelle que soit leur nationalité, qui pourront retrouver le fruit de leur travail et de leur épargne.

Médicaments falsifiés : la France engagée aux côtés de l’Afrique

OC, Antoine Peigney, Juan Cepeda

C’est une réalité tragique : les médicaments contrefaits font d’innombrables victimes en Afrique, chaque année.

Face à ce fléau sanitaire et économique, une de mes priorités est de soutenir la montée en puissance de l’Agence africaine du médicament (AMA), créée par l’Union africaine en 2019 et dont le siège est établi au Rwanda.

La France agit en ce sens au travers de sa Stratégie française en santé mondiale 2023-2027.

Il s’agit d’une opportunité historique. L’AMA doit devenir pleinement opérationnelle et constituer le sommet d’une pyramide d’autorités nationales et régionales de régulation, afin de bâtir un rempart efficace contre les produits médicaux falsifiés.

J’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat, le 10 octobre, Juan Cepeda, chef de projet chez Expertise France (groupe AFD), accompagné d’Antoine Peigney, directeur du département Santé, venus me présenter les avancées en cours.

En effet, de retour à Paris, Juan reprend la direction du programme MEDISAFE, consacré à la lutte contre les médicaments falsifiés et de qualité inférieure. Cette nouvelle phase du programme, financée par l’Union européenne dans le cadre de NDICI – Global Europe, s’étend désormais à 13 pays d’Afrique de l’Ouest et de l’Est.

Je salue l’excellent travail conduit par Expertise France, agence publique de coopération technique internationale, pour sensibiliser l’ensemble des acteurs concernés — pharmaciens, magistrats, forces de l’ordre et société civile — à la gravité de ce trafic mortifère.

En avril dernier à Kigali, en compagnie de Juan, j’avais rencontré Émile Bienvenu, directeur général de la Rwanda Food & Drug Authority et membre du conseil d’administration de l’AMA, qui m’a présenté les progrès remarquables accomplis par son pays, pionnier d’une politique de tolérance zéro contre les médicaments contrefaits (compte rendu).

L’Afrique avance. La France restera à ses côtés pour protéger des millions de vies grâce à des traitements sûrs, certifiés et accessibles.

France–Canada : les élus AFE se mobilisent pour renforcer la connectivité aérienne

Ce 17 octobre, dans le cadre de la semaine des travaux de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) à Paris, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat un déjeuner consacré aux liaisons aériennes France–Canada.

Cette rencontre, organisée par Olivier Dellapina, conseiller des Français de l’étranger (circonscription Vancouver et Calgary) et membre de l’AFE pour le Canada, faisait suite à ma visite à Calgary début septembre (compte-rendu).

À ses côtés, Francine Watkins, présidente du conseil consulaire de Toronto et conseillère à l’AFE pour le Canada, a plaidé, d’une même voix avec Olivier Dellapina, pour l’accroissement du nombre de vols et l’ouverture de nouvelles liaisons dont profiteraient certaines villes canadiennes, afin de renforcer les échanges humains et économiques entre nos deux nations.

Nous avons eu l’honneur de compter parmi nous Stéphane Dion, ambassadeur du Canada auprès de la France et de Monaco, dont la présence a marqué l’intérêt partagé pour un renforcement de la connectivité entre nos deux pays.

Les participants ont également salué la participation de Raphaël Dang, consul général de France à Vancouver, venu spécialement à Paris pour cette rencontre.

Autour de la table figuraient aussi des représentants d’Air France et de la société d’assistance travaillant avec WestJet à l’aéroport de Roissy–Charles-de-Gaulle, compagnie aérienne canadienne opérant des vols directs quotidiens entre Paris et Calgary.

Les chiffres témoignent du dynamisme des échanges : 1,2 million de Canadiens ont visité la France l’an dernier, faisant de notre pays leur deuxième destination internationale après les États-Unis.

Sur le plan économique, nous avons souligné les effets positifs du CETA, accord de libre-échange que je défends de longue date : la croissance du trafic de fret aérien illustre la vitalité des échanges commerciaux franco-canadiens dès qu’on ouvre de nouvelles lignes.

Les échanges ont aussi porté sur les enjeux de l’autorisation de voyage électronique (ETIAS) bientôt opérationnel pour les citoyens canadiens exemptés de visa souhaitant visiter l’espace Schengen. Le sujet sensible des documents de voyage pour les réfugiés a également été abordé.

Enfin, nos discussions ont mis en lumière l’attrait croissant du Canada auprès des voyageurs français, séduits par la diversité culturelle du pays et désireux de le découvrir bien au-delà du seul Québec.

Participants :
. Mme Tamae BARISELLE, Cheffe d’escale CDG – Air France/WestJet
. Mme Cyrielle BON, directrice générale / Destination Canada, office de tourisme du Canada
. M. Gérard CARLIER, Secrétaire du corps consulaire de Calgary (ancien Consul honoraire de France à Calgary)
. M. Raphaël DANG, Consul général de France à Vancouver
. M. Olivier DELLAPINA, Conseiller des Français de l’étranger (1er circo – Vancouver et Calgary) et Conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger
. M. Romain DEVAUX, Quai d’Orsay
. M. Stéphane DION, ambassadeur du Canada en France
. Mme Suzanne ELLIOT, Agente des services consulaires à l’Ambassade
. M. Francis ISSABHAY, General Manager Operations – Air France/WestJet
. M. Emmanuel MEYER, Sous-directeur Afrique du Nord MEAE
. M. Éric SEVRE, Responsable Contrat Air France – WestJet
. M. François SONATORE, Brigadier-chef de police, aéroport Charles de Gaulle (COE 2EFG – Ministère de l’Intérieur)
. M. Alain THOMAS, Project Manager CDG – Air France
. Mme Francine WATKINS, Conseillère des Français de l’étranger (circonscription Ontario-Manitoba) et Conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger

Sénat – Conférence devant la Société des membres de la Légion d’honneur


L’amiral Alain Coldefy et Jacques Deveze m’ont honoré de la médaille de la SMLH

Ce 10 octobre 2025, j’ai eu le plaisir d’être invité par la Société des membres de la Légion d’honneur SMLH – Paris Ve, présidée par Jacques Deveze, à intervenir lors de leur dîner-débat semestriel organisé au Palais du Luxembourg.

Sous la présidence de l’amiral Alain Coldefy, cette rencontre m’a offert l’occasion de partager mon expérience de parlementaire des Français de l’étranger et d’échanger sur les grands défis auxquels la France et l’Europe doivent faire face dans un monde en profonde mutation, marqué par la montée des menaces, la désinformation et le retour des rapports de force.

Intitulée « Le monde tel que je le vois », ma conférence a permis d’aborder les enjeux de sécurité, de liberté d’expression et de souveraineté à la lumière de mon expérience de terrain. Ces thèmes sont au cœur de mon engagement, tant au Sénat que dans mes missions à l’étranger.

Je remercie très sincèrement Jacques et l’ensemble des membres de la SMLH – Paris Ve pour leur accueil chaleureux et la qualité du dialogue que nous avons pu entretenir.

17Cyber – Ma question écrite pour un véritable guichet unique

En mars dernier, l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) a adopté à l’unanimité une résolution visant à permettre aux Français établis hors de France d’accéder au service de dépôt de plainte en ligne, et à renforcer la visibilité du dispositif 17Cyber, guichet unique d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance.

Cette résolution faisait suite à l’audition que j’avais menée, aux côtés de Jérôme Notin, directeur général du GIP ACYMA, pour encourager l’extension du champ d’action du 17Cyber et sa pleine intégration dans le réseau consulaire (compte-rendu).

Malheureusement, la réponse du ministère de l’Intérieur à cette initiative s’est révélée insatisfaisante (lire). Elle tend à assimiler le 17Cyber à un portail généraliste, remettant ainsi en cause le principe même d’un guichet unique dédié à la cybermalveillance.

J’ai donc adressé une question écrite au ministre de l’Intérieur, afin de rappeler l’esprit de cette réforme demandée par le Président de la République et d’obtenir des garanties sur la reconnaissance du 17Cyber comme plateforme de référence pour toutes les victimes d’infractions numériques, qu’elles résident en France ou à l’étranger.

Question n° 06475 (23/11/2025) : M. Olivier Cadic appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur au sujet de la réponse apportée par son ministère à la suite de la résolution de la commission n°/03.2025 de la 42e assemblée des Français de l’étranger (10-14 mars 2025) touchant la cybersécurité de nos concitoyens installés à l’étranger.
Certaines réponses du ministère n’apparaissent pas satisfaisantes.
En réponse à la demande d’ajout d’un portail dédié sur les sites des consulats et ambassades redirigeant vers 17Cyber.fr ainsi que la mise en place de campagnes de sensibilisation sur la cybercriminalité auprès des Français de l’étranger, le ministère indique que ce portail existe déjà en faisant référence au site www.masecurite.interieur.gouv.fr/fr qui constitue le portail d’entrée unique vers tous les téléservices du ministère de l’intérieur. Cette affirmation s’oppose au principe même qui a justifié la création du téléservice 17Cyber, pourtant soutenu par le même ministère, et qui doit constituer le guichet unique des victimes de cybermalveillance.
Les typologies et variantes de la cybermalveillance évoluent au même rythme, intense, que celui de l’innovation et des usages numériques. Elles constituent aujourd’hui un enjeu sociétal associé à des risques toujours plus évolutifs dont la dangerosité augmente continuellement. Compte tenu de la spécificité de leur domaine, elles occupent une place à part parmi les problèmes de sécurité de concitoyens. Face au désarroi grandissant qu’elles provoquent, la réponse de l’État doit être claire, lisible, précise et rassurante. Il est donc essentiel de concentrer la communication sur une plateforme unique et spécialisée afin d’éviter d’égarer les victimes vers des sites, toujours plus nombreux, qui proposent des formules diverses, et parfois contestables, de remédiation. C’est particulièrement souhaitable pour les plateformes mises en service par des services officiels.
Il est également indispensable que la réponse de l’État dispose d’une expertise incontestable, ce que propose aujourd’hui le 17Cyber. Ce téléservice, issu de l’expérience acquise depuis 8 ans par l’équipe chargée de cybermalveillance.gouv.fr, concentre un savoir-faire remarquable et sans égal sur plan technique comme ergonomique. Il propose à nos concitoyens, entreprises et collectivités un large éventail de services, toujours mis à jour, de diagnostic et d’assistance.
Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin que le 17Cyber devienne le nouveau réflexe, tel qu’affirmé lors de son lancement, des Français victimes de cyberdélinquance, qu’ils soient basés en France ou à l’étranger.

Dernier adieu à Jean-Louis Mainguy

Afin de rendre hommage à Jean-Louis Mainguy, l’Union des Français de l’Étranger (UFE) a fait célébrer une messe à sa mémoire, ce 15 octobre 2025, en la cathédrale Notre-Dame du Liban.

J’ai partagé ce moment de recueillement aux côtés d’Alain-Pierre Mignon, président de l’UFE Monde, qui nous a adressé un message empreint de peine et de sincérité, entouré des membres du conseil d’administration de l’UFE et d’anciens collègues du groupe UDIL à l’Assemblée des Français de l’Étranger (AFE), parmi lesquels la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam.

Je repense avec émotion à un texte que j’avais écrit en avril 2019, après la visite que j’avais rendue à Jean-Louis à Beyrouth. Ce jour-là, j’étais accompagné de Roland Raad, conseiller consulaire pour l’Arabie Saoudite (Riyad – Al Khobar) et le Koweït — Roland, lui aussi, nous a quittés depuis. Deux hommes d’engagement et de cœur, au service de leurs compatriotes, dont la mémoire continuera d’inspirer tous ceux qui œuvrent pour les Français de l’étranger.

Mon souvenir de Jean-Louis Mainguy (2019)

“J’ai rencontré Jean-Louis Mainguy pour la première fois, il y a près de 13 ans. Nous siégions alors ensemble dans le même groupe à l’AFE. Président de l’UFE Liban, la plus importante section des UFE à l’époque, il m’impressionnait déjà par sa manière d’aborder les difficultés sans jamais se départir de son calme.

Quand l’AFE s’enflammait sur un sujet, il partageait ses arguments avec une force tranquille, sans jamais élever la voix.

Passionné par l’action sociale, il s’est engagé avec constance et dévouement à la CFE, dont il fait partie des administrateurs.

Son indépendance d’esprit l’a toujours incité à rester à l’écart des partis politiques, et je l’ai toujours vu soucieux de ne jamais être instrumentalisé.

On pourrait penser que l’indépendance peut mener à l’isolement et représenter le poids politique d’une plume. Mais j’ai pu observer que cette plume est souvent déterminante pour faire pencher la balance dans le bon sens.

Avec le temps, et plus encore depuis que je suis élu au Sénat, j’ai eu de nombreuses occasions d’apprécier ses conseils, fruits de son expérience.

Malgré le temps passé en sa compagnie, je n’ai jamais prétendu connaître Jean-Louis, tant sa personnalité est riche et parfois empreinte d’un peu de mystère.

A la faveur de ce 4ème déplacement à Beyrouth, Jean-Louis m’a ouvert son bureau d’architecte et sa maison qui est un vrai musée. Découvrir son univers m’a aidé à comprendre comment il cultive cette forme de sagesse qui l’anime.

Merci Jean-Louis pour tout ce qui te rend unique dans ton engagement au service des autres”.

Sénat – Ministère chargé de l’Intelligence artificielle et du Numérique – Cyber Sécurité

Merci à Anne Le Hénanff, ministre chargée de l’IA et du numérique, pour son invitation.

Nous avons échangé sur la loi Résilience à venir à l’Assemblée, et en particulier sur mon amendement voté au Sénat visant à empêcher l’imposition de backdoors dans les systèmes de chiffrement (compte-rendu). On ne peut pas renforcer la sécurité tout en créant nous-mêmes des brèches exploitables par des acteurs malveillants.

Nous avons également évoqué le retard de mise en œuvre du filtre anti-arnaque voté dans la loi SREN (sécuriser et réguler l’espace numérique), qui semble résulter d’une entrave administrative. La ministre partage cette préoccupation.

Enfin, j’ai rappelé la nécessité de structurer la réponse cyber sur le modèle des urgences médicales, avec le 17Cyber, comme point d’entrée unique pour particuliers et entreprises.

Merci encore à Anne Le Hénanff pour son soutien constant à l’équipe de Cybermalveillance.gouv.fr et au 17Cyber, dirigé par Jérôme Notin.

Bolivie : Rodrigo Paz Pereira remporte l’élection présidentielle

Chaleureuses félicitations à Rodrigo Paz Pereira pour son élection à la présidence de la Bolivie, ce 19 octobre.

Heureux de voir le peuple bolivien choisir la voie de la démocratie et de l’ouverture

Tous mes vœux de réussite pour son mandat au service de la Bolivie et pour le développement de liens toujours plus étroits avec la France.

J’ai adressé une lettre à Rodrigo Paz Pereira que j’ai rencontré à La Paz, le 13 mai 2024, lorsqu’il était sénateur (compte-rendu).

Lettre de félicitations à Rodrigo Paz Pereira, Président de l’État plurinational de Bolivie (traduction en français)

Monsieur le Président, Cher Rodrigo,

Je tiens à vous féliciter chaleureusement pour votre élection à la présidence de la Bolivie.

Ce résultat couronne un parcours engagé et une campagne qui a réussi à rallier de nombreux Boliviens, poussés par l’espoir d’un avenir plus démocratique, plus juste et plus ouvert.

Lors de notre rencontre à La Paz, en compagnie de notre ambassadrice Hélène Roos, vous m’avez dit : « En 2025 on décidera si la Bolivie suit le chemin du Venezuela ou celui de la démocratie ».

Je suis profondément heureux que le peuple bolivien ait choisi la voie de la démocratie, dans un esprit de responsabilité et de confiance pour l’avenir.

Je vous souhaite le plus grand succès dans cette mission exigeante au service de votre pays, et je vous réaffirme mon amitié et ma volonté de continuer à renforcer les liens entre la Bolivie et la France.

Respectueusement

Olivier Cadic

Lettre originale en espagnol

Médias – “Municipales 2026 : des ingérences étrangères déjà très actives sur de faux sites d’information locale” (Public Sénat – 21/10/2025)

Un article d’Aglaée Marchand (Public Sénat) révèle que, selon le groupe de recherche américain Insikt, près de 150 faux sites d’information locale, dopés à l’intelligence artificielle, sont soupçonnés d’être des outils d’influence russe.

J’ai répondu à ses questions sur les ingérences étrangères qui s’intensifient à l’approche des élections municipales.

Extrait :
Pour le sénateur centriste Olivier Cadic, il est grand temps de reconnaître une « guerre informationnelle » car « tout le monde prend conscience qu’il y a une volonté de perturber nos élections pour que des candidats soient élus et qu’ils puissent être plutôt favorables à des individus qui ne nous veulent pas du bien ». Celui qui a été la cible d’une cyberattaque (*) menée par la Chine en 2021 contre des parlementaires d’une dizaine de pays, milite pour que ces tentatives de « déstabiliser l’État » soient prises en charge par le ministère des Armées : « On sait qu’on a des batailles à mener, qu’on doit s’y préparer, or s’il s’agit d’une guerre, c’est le rôle des Armées ».

Lire l’article Municipales 2026 : des ingérences étrangères déjà très actives sur de faux sites d’information locale sur le site Public Sénat

(*) Lire : Cyberattaques : le sénateur, Olivier Cadic lui aussi visé par des hackers chinois

GIA – Pays du Golfe – Ambassadeur d’Arabie saoudite

g à d : Dany Wattelbeld, Olivier Cadic, S.E. Fahad Al Ruwaily et Louis-Jean de Nicolay

Ce 16 octobre, le groupe d’amitié interparlementaire France-Pays du Golfe que je préside s’est entretenu avec Fahad Al Ruwaily, ambassadeur d’Arabie saoudite, accompagné de Mmes Reem Alajlan, deuxième secrétaire, et Dr. Nauf Almaiman, conseillère.

Étaient également présents mes collègues Louis-Jean de Nicolay et Dany Wattelbeld.

Lors des échanges entre l’ambassadeur et les sénateurs présents, ont été abordés de nombreux sujets, au premier rang desquels la question palestinienne. Exprimant sa reconnaissance vis-à-vis de la France et de son soutien à la reconnaissance d’un État palestinien, Fahad Al Ruwaily a estimé que la « déclaration de New York » – résolution d’initiative franco-saoudienne visant à relancer la solution à deux États entre Israël et la Palestine, adoptée lors de l’Assemblée générale des Nations Unies le 12 septembre 2025 – avait eu un impact extrêmement positif et servi de support au plan de paix américain pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza.

Ont également été évoqués d’autres enjeux, tant régionaux – s’agissant notamment de la situation politique et sécuritaire au Liban – que propres à l’Arabie saoudite – avancement du plan « Vision 2030 » du Royaume saoudien, réforme du système éducatif et universitaire, évolution de la place des femmes…

Enfin, la perspective d’un éventuel déplacement d’une délégation du groupe d’amitié en Arabie saoudite en 2026, quatre ans après la dernière visite de ce type, et un an après l’accueil d’une délégation de la Shoura saoudienne, a été discutée.

Je remercie Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) et présidente du conseil consulaire à Djeddah-Sanaa d’être venue à cette l’occasion pour apporter son témoignage sur la situation des Français installés en Arabie saoudite.

Sénat – Groupe d’amitié – Taiwan

À l’invitation de l’ambassadrice Hao Pei-Chih, j’ai eu le plaisir de participer, aux côtés de mes collègues députés et sénateurs, à la célébration de la 114ᵉ fête nationale de Taïwan, organisée à l’ambassade.

Notre délégation sénatoriale, conduite par Rachid Temal, a exprimé sa solidarité avec le peuple taïwanais à la suite du passage du super typhon, tout en rappelant les nombreux liens d’amitié et de coopération qui unissent la France et Taïwan.

L’ambassadrice a notamment mis en lumière le rôle stratégique de l’industrie taïwanaise des semi-conducteurs, qui représente 166 milliards de dollars, soit un quart de la production mondiale, et produit près de 100 % des puces les plus avancées au monde.

Elle a également évoqué le projet de partenariat en France entre Foxconn, Thales et Radiall, destiné à répondre aux besoins du marché européen du packaging avancé de semi-conducteurs — une collaboration prometteuse pour l’innovation technologique et la souveraineté industrielle.

Je lui suis très reconnaissant d’avoir cité mon nom, pour avoir alerté le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, au sujet des manœuvres militaires chinoises autour de Taïwan, et d’avoir évoqué la décoration que j’ai reçue du ministre des Affaires étrangères Lin Chia-Lung, lors de mon dernier déplacement sur l’île (compte-rendu).

J’ai tenu à féliciter madame l’ambassadrice pour le succès de cette réception, marquée par une belle affluence, et me suis réjoui d’y retrouver de nombreux amis engagés dans le renforcement des relations franco-taïwanaises. +d’images

Sénat – Commission des Affaires étrangères – Turquie

Rencontre ce 8 octobre avec Hulusi Akar, président de la commission de la Défense de la Grande Assemblée nationale de Turquie, et une délégation parlementaire turque, accueillis par notre commission présidée par Cédric Perrin.

Nous avons échangé sur les relations bilatérales, dont la situation des écoles françaises en Turquie ; la guerre en Ukraine et la situation au Moyen-Orient.

J’ai également posé des questions sur les manœuvres de la Russie visant à déstabiliser la Bosnie Herzégovine et sur les reproches principaux faits à la Turquie dans le domaine du trafic de migrants, en particulier la fabrication et l’exportation de bateaux pneumatiques pour faire traverser la Manche aux migrants.

La Turquie accuse la Russie d’utiliser la Bosnie comme un levier de déstabilisation régionale, notamment en soutenant des initiatives qui sapent l’autorité des institutions centrales bosniennes.

Cette stratégie russe est vue comme une tentative de maintenir une influence géopolitique dans les Balkans, au détriment de la paix et de la stabilité régionales. Au sujet du trafic de migrants, et en particulier de la fabrication de bateaux pneumatiques, qu’il a relativisé, le président Hulusi Akar m’a assuré que la Turquie avait intensifié ses opérations contre les réseaux de trafiquants sur son territoire avec des arrestations régulières.

En circonscription en Royaume-Uni – Londres (2-4 oct. 2025)

Diplomatie économique

L’équipe CCEF UK

Rencontre européenne CCEF UK – Jour 1/2

Europe / France – UK : restaurer la confiance et l’envie de faire des affaires ensemble

Très honoré d’avoir été invité par Dr Luc Bardin, président, et Olivier Morel, président d’honneur, à participer aux Rencontres européennes des CCEF au Royaume-Uni (2–3 octobre 2025).

Après Stockholm en janvier (compte-rendu) et Rome en avril (compte-rendu), j’ai eu le privilège de prendre part pour la troisième fois cette année aux rencontres des CCEF Europe, sous la présidence de la très dynamique Stella Clarke.

Objectif : contribuer au “reset” Europe / France – UK, dépasser l’héritage du Brexit et restaurer la confiance et l’envie de coopérer, dans l’esprit du Sommet européen du 19 mai et de la visite d’État des 8–10 juillet 2025, marquant la transition de l’Entente Cordiale à l’Entente Amicale.

Autour de l’ambassadrice de France en Irlande, Céline Place, l’équipe CCEF Irlande, présidée par Stella Clarke

La première journée de la conférence s’est tenue à la Résidence de France, avec la participation des ambassadrices Hélène Duchêne (Royaume-Uni), Céline Place (Irlande), et Sophie Sidos, présidente nationale des CCEF, Pierre Chabrol, chef du service économique régional et Samer Melki, consul général.

Panel 1 – Le nouveau paysage politique britannique et les relations UK–UE / France
Avec John Rowland (H/Advisors), Naomi Smith et Tom Brufatto (Best for Britain), une analyse passionnante du contexte politique britannique actuel. Une opinion désormais majoritaire estime que le Brexit fut un échec, y compris près de la moitié des électeurs conservateurs.
➡️ Comme le soulignent les CCEF UK : l’heure est venue d’entrer dans l’ère post-Brexit.

Panel 2 – Stratégies et partenariats UK dans la Tech, la Défense, la Santé et l’Éducation
Avec Lord Chris Holmes, Steve Oldfield CB, Sam Gyimah et John Howie MBE, des échanges riches sur les opportunités concrètes de collaboration franco-britannique.

Heureux également d’avoir pu échanger longuement avec notre ambassadrice en Irlande et les équipes CCEF UK & Irlande.

Un immense merci à Luc Bardin et Olivier Morel, deux présidents parfaitement complémentaires : 1 + 1 = 11. +d’images

Rencontre européenne CCEF UK – Jour 2/2

Europe / France – UK : restaurer la confiance et l’envie de faire des affaires ensemble

La seconde journée au National Liberal Club a permis d’échanger avec le député Vincent Caure, ainsi qu’avec nos collègues britanniques Ben Lake et Ben Coleman, dans un esprit d’ouverture et de coopération.

J’ai tenu à saluer le modérateur Dominic Grieve, ancien député conservateur et ardent défenseur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Son engagement constant et digne en faveur du dialogue européen force le respect.

J’ai également souligné la constance d’Olivier Morel, qui, tout au long de la période du Brexit, n’a jamais dévié de sa conviction que le partenariat entre le Royaume-Uni et la France devait être préservé. Cette vision a été rappelée lors de la précédente table ronde de la French Team UK, où Fabienne Viala, ancienne présidente de la Chambre de commerce franco-britannique, a réaffirmé que nos deux pays ne doivent pas être des rivaux, mais des partenaires.

Concernant la dynamique politique récente, à la suite du Sommet européen du 19 mai et de la visite d’État des 8–10 juillet, elle ne me surprend pas. Installé à Ashford (Kent) depuis 1996, où j’ai transféré le siège de mon entreprise afin de créer la France libre d’entreprendre, j’ai appartenu à cette génération Eurostar née du tunnel sous la Manche.
J’ai toujours été convaincu qu’une fois le Brexit réalisé, un principe de réalité s’imposerait : nous sommes plus forts ensemble que séparés.

Cette conviction s’étend également au domaine de l’autonomie stratégique européenne, où le rôle du Royaume-Uni, dans le contexte géopolitique actuel et au sein de l’OTAN, doit être pleinement reconnu.

S’agissant de la stratégie vis-à-vis de la Chine, notamment en mer de Chine méridionale, la récente parade militaire organisée à Pékin pour le 80ᵉ anniversaire de la victoire m’est apparue comme un exercice de communication stratégique : montrer, convaincre, intimider. Nous devons rester conscients que le risque d’escalade demeure réel.

Après la guerre en Ukraine et le conflit entre Israël et le mouvement terroriste Hamas, une confrontation en mer de Chine méridionale aurait des conséquences encore plus lourdes pour l’Europe.

Qui, en 2022, avait prévu de devoir se retirer de Russie avant la fin de l’année ? Et qui anticipe déjà dans ses budgets une éventuelle sortie de Chine d’ici 2026 ou 2027 ?

Toute ma gratitude à Dr Luc Bardin et Olivier Morel, organisateurs de ces deux journées de réflexions et d’échanges, particulièrement enrichissantes.

Je tiens également à remercier Hélène Duchêne, Céline Place, les Conseillers du commerce extérieur de la France, Business France, ainsi que les services commerciaux de l’ambassade de France au Royaume-Uni et en Irlande, pour leur engagement et la qualité de leur contribution. +d’images

Communauté française

Salon des associations FAFGB 2025

Ce samedi 4 octobre 2025, j’ai eu le plaisir de participer au Salon des Associations de la Fédération des Associations Françaises en Grande-Bretagne (FAFGB), à l’invitation de sa présidente Odile Prévôt, dans les locaux de MPW Queen’s Gate House.

Aux côtés du député Vincent Caure, du consul général Samer Melki et de Patricia Connell, j’ai tenu à saluer le travail remarquable accompli par Odile Prévôt et les membres bénévoles du conseil d’administration qui poursuivent, avec conviction et dynamisme, l’action d’une organisation fondée il y a plus de 80 ans.

J’ai invité la présidente à organiser prochainement une visite du palais du Luxembourg, dans la continuité des initiatives de ce que nous avions prises avec ses prédécesseurs Jean-François Le Gal (2022) et Anne Faure (2015).

Ce salon fut un moment d’échanges chaleureux avec de nombreuses associations membres, témoins de la vitalité de notre communauté : Les Auvergnats de Grande-Bretagne, Planet on Stage, Gallic Gang, Expat Village, Ecole Flam, Union des Français de l’Étranger, Serge Betsen Academy, Alliance Française de Londres, Association des Parents d’Élèves du Lycée Charles de Gaulle, ou encore Franco-British Connections.

Leur engagement illustre la richesse de la vie associative française au Royaume-Uni.

Je remercie toutes celles et ceux qui ont pris le temps d’échanger avec moi sur leurs projets, leurs défis et leur passion commune : faire rayonner la France à l’étranger.

Serge Betsen et Anne Vigouroux

Ces rencontres m’ont rappelé nos moments partagés — la solidarité après le Bataclan, la pandémie, ou durant le Brexit — où la communauté a toujours su rester unie et résiliente.

La FAFGB, qui regroupe aujourd’hui 42 associations, démontre une fois encore que nous sommes plus forts ensemble qu’isolés. Félicitations à toute l’équipe bénévole pour cette magnifique journée, et un clin d’œil à Anne Vigouroux, dont la joie à l’annonce du lot offert par Serge Betsen a symbolisé, à merveille, la convivialité de cet esprit collectif. +d’images

INFOLETTRE n°250 – Sept. 2025

Lire : l’INFOLETTRE n°250 – Sept 2025Logo HebdoLettre bleu - Rond75

4 succès et un remaniement

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

Ce mois-ci, la France est plus que jamais dans le mouvement et ces succès méritent d’être soulignés.

À Taïwan, j’ai eu l’honneur d’être décoré de la médaille de l’amitié diplomatique, récompensant mon engagement pour préserver le statu quo dans le détroit. J’y ai vu un véritable appel à continuer à porter, partout, le flambeau de la liberté (voir discours).

J’y ai également soutenu notre ambition de faire de la France une puissance des semi-conducteurs une filière stratégique dans laquelle notre nation doit jouer un rôle moteur au niveau mondial. (Le pavillon français au Semicon Taiwan en témoigne.)

À Herning (Danemark), nos jeunes experts de l’Équipe de France des Métiers ont porté haut nos couleurs aux Euroskills, avec un palmarès remarquable preuve qu’excellence et savoir-faire sont toujours nos atouts.

À l’exposition universelle d’Osaka, le Pavillon France a dépassé les 4 millions de visiteurs, faisant rayonner la culture, l’innovation et l’esprit français à l’occasion de l’Exposition universelle.

Sur le plan diplomatique, la France, à l’ONU, a relancé son rôle de leadership dans la médiation en faveur de la solution à deux États au Proche-Orient, convaincue qu’aucune paix durable ne se construira sans justice et sécurité pour tous.

Ces réussites offrent une image forte : la France qui gagne, qui innove, qui agit.

Et c’est précisément dans ce contexte que l’incertitude actuelle autour du gouvernement de la France nous interpelle.

Les hésitations et les divisions partisanes ne peuvent plus ralentir l’élan de notre pays en particulier quand elles compromettent l’élaboration d’un budget clair et crédible.

Car le temps est venu : l’intérêt général doit l’emporter sur les calculs politiciens. Notre note de crédit nationale, fragilisée, nous rappelle que la confiance se joue dans la cohérence et la responsabilité collective.

Je resterai pleinement mobilisé avec tous ceux qui se battent à l’international pour que la France investisse dans son avenir et que ces succès ne soient pas des parenthèses, mais les fondations d’un projet national partagé.

Avec détermination et confiance,

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Disparition de Gérard Michon
. La France Championne d’Europe des métiers : un succès historique aux WorldSkills !
. AFD – Décoration Rémy Rioux

EN CIRCONSCRIPTION
> CANADA – Alberta / Calgary (30 août – 02 sept. 2025)
> TAÏWAN – Taipei (8-10 sept. 2025)
> JAPON – Tokyo, Osaka (11-14 sept. 2025)
> BULGARIE – Sofia (17-18 sept. 2025)
> ROUMANIE – Bucarest (18-19 sept. 2025)
> ROYAUME-UNI – Londres (23 sept. 2025)

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Ifri – Tensions géopolitiques : vers la rupture ?

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. Soutien au peuple taïwanais frappé par le typhon Ragasa
. États-Unis – San Diego – Coopération économique
. Ukraine – Arseniy Yatsenyuk (Ancien Premier ministre)
. Arabie saoudite – Fête nationale
. Réunion CCEF – Taïwan : petit territoire, grand enjeu !

SÉNAT – MÉDIAS
. “France-Chine, un jeu de dupes” (Politique Internationale, n°189 – Automne 2025)
. “Le salon SEMICON Taïwan 2025 s’ouvre avec une importante participation internationale” (RTI, 10/09/2025)
. Olivier Cadic : “Il y a une vraie inquiétude chez les Français aux États-Unis” (LePetitJournal.com, 15 sept. 2025)
. “La commande publique est un levier de puissance pour l’Europe” (Les Echos, 09/09/2025)

Découvrir l’InfoLettre n°250

En circonscription en Royaume-Uni – Londres (22 sept. 2025)

Enseignement

Les 10 ans du lycée français international Winston Churchill

Heureux d’avoir célébré les 10 ans du Lycée Winston Churchill à Londres ce 22 septembre !

Quel plaisir de retrouver la communauté du lycée pour cet anniversaire symbolique — ultime réalisation du plan École, rendu possible grâce à l’engagement d’une équipe visionnaire, pilotée à l’époque par l’ambassadeur Bernard Émié et au soutien de l’Anefe.

La présence de François Hollande, président de la République lors de l’inauguration du lycée, de l’ambassadrice Hélène Duchêne et de Jean-Pierre Jouyet, ancien ambassadeur de France au Royaume-Uni, a donné une belle solennité à cette célébration.

Félicitations à Arnaud Vaissié, président du conseil d’administration, à Amelie Mallet, conseillère des FDE pour Londres et à tous leurs collègues membres du Board pour le chemin parcouru.

Un grand bravo également à Mireille Rabaté, proviseure, pour les résultats remarquables du lycée : 60 % de mentions Très Bien au baccalauréat et 96 % d’admissions sur le premier choix d’université — une performance exceptionnelle !

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver à cette occasion plusieurs acteurs du comité de pilotage du plan Écoles qui ont fait partie de l’aventure qui a abouti à ce résultat : Laurent Batut, DAF du lycée Winston Churchill, Michel Monsauret, secrétaire général Anefe, Richard Fairbairn et Sophie Routier, dont la détermination avait permis de trouver ce site idéal.

Un grand bravo à toute la communauté éducative — élèves, parents et enseignants — pour cette réussite collective ! +d’images

Plan Ecole

À l’occasion du 10e anniversaire du Lycée International Winston Churchill (LIL), j’ai eu le plaisir de co-organiser une réunion intitulée : 2008-2025 : 17 ans d’évolution du plan École au Royaume-Uni.

Michel Monsauret, conseiller de Coopération éducative qui coordonnait le plan École à sa création en 2008, et Laurent Batut, son successeur en 2011, ont rappelé l’historique et les réussites de cette initiative.

Ces efforts ont notamment permis la création de nouvelles écoles secondaires à Londres, dont le CFBL et le Lycée international Winston Churchill — une première depuis 1917 !

Lancé en juin 2008 à mon initiative (mon intervention), le Plan École visait à répondre à la pénurie de places scolaires, alors que le lycée Charles de Gaulle refusait chaque année plus de 700 élèves.

Inspiré par les principes de qualité et d’amélioration continue, il reposait sur un mode de gouvernance collaboratif :
• un ambassadeur en leader du comité de pilotage,
• un conseiller culturel en facilitateur et garant de la transparence des données,
• et une communauté éducative réunie chaque année pour définir les priorités.

Les résultats parlent d’eux-mêmes :
• Objectif 1 : création de 1500 places – plus de 2500 atteintes !
• Objectif 2 : doublement des écoles bilingues – partiellement atteint, avec des réussites comme l’école européenne de Culham.
• Objectif 3 : mise en réseau des écoles Flam, ayant abouti à la création de la fédération Parapluie Flam, qui regroupe aujourd’hui plus de 50 associations et 5000 enfants, contre 15 à l’origine – un succès mondial pour ces “Petites écoles du samedi”.

Malheureusement, depuis 2014 et le départ de l’ambassadeur Bernard Émié, le comité de pilotage du plan École n’a plus été réuni pour définir de nouveaux objectifs.

Seul l’ambassadeur Jean-Pierre Jouyet avait accepté de relancer une réunion le 3 juin 2019 à ma demande (compte-rendu), mais la promesse d’une redéfinition d’objectifs n’a malheureusement pas été suivie d’effets. La pandémie de Covid-19 et, plus récemment, le Brexit, ont freiné la dynamique impulsée par l’arrivée constante de nouvelles familles françaises au Royaume-Uni.

Grâce à la participation active de plusieurs établissements londoniens — que je remercie chaleureusement —, nous avons pu débattre des nouveaux défis : TVA, fiscalité, baisse des arrivées, évolution des attentes des familles…

Je regrette toutefois de constater que le réseau tend à retrouver un fonctionnement administratif centralisé, source d’incompréhensions et de frustrations, semblable à celui d’avant 2007. Certains participants pensaient même que le Plan École consistait en une répartition administrative des places entre établissements, imposée aux parents — une idée contraire à son esprit initial.

Pour l’avenir, un nouvel objectif s’impose : faire en sorte que toutes les places offertes soient effectivement souscrites, en adaptant notre offre à un public dont les besoins ont profondément évolué. Compte tenu des enseignements recueillis lors de la réunion, je vais sensibiliser notre ambassadrice Hélène Duchêne, sur l’urgence de relancer cette démarche participative.

Un grand merci à Amelie Mallet, conseillère des Français de l’étranger pour Londres, membre du CA de l’ANEFE et Board Member du LIL, à Laurent Batut, DAF du LIL, pour avoir facilité cette réunion, ainsi qu’à Mireille Rabaté, proviseur, pour son accueil chaleureux au Lycée international de Londres Winston Churchill. +d’images

En circonscription en Roumanie – Bucarest (18-19 sept. 2025)

Diplomatie économique

Gala CCIFER 2025 (CCI Française en Roumanie)

Invité par Nicolas Richard, président, et Adriana Record, directrice exécutive, à l’initiative de Dana Gruia Dufaut, présidente du conseil consulaire Roumanie-Moldavie, que je remercie chaleureusement, j’ai eu le privilège de participer à la treizième édition du gala de la CCIFER 2025, qui a mis la Côte d’Azur à l’honneur.

Aux côtés de Nicolas Warnery, ambassadeur de France en Roumanie, j’ai eu l’opportunité d’échanger avec Radu Miruță, ministre de l’Économie et des Investissements, et Dragoș Pîslaru, ministre des Investissements et des Projets européens.

Lorsque l’assistance dépasse le demi-millier de participants, il est difficile d’échanger avec chacun, mais j’ai été ravi de retrouver des acteurs engagés de notre communauté, tels que Benoît Mayrand, conseiller des Français de l’étranger, Grégoire Vigroux, président de la French Tech Roumanie, ainsi que Béatrix et Christian Derveloy (Arta Grafica).

Félicitations aux organisateurs et aux animateurs pour la qualité de cette soirée, marquée par une ambiance musicale exceptionnelle.

Je suis très reconnaissant aux organisateurs de m’avoir permis d’assister à cet événement et de m’avoir offert l’opportunité de m’adresser aux participants. +d’images (crédit photo : Mihai Cerveneanu).

Lire mon ALLOCUTION

Extrait : « Ce pays est un modèle d’infrastructures numériques. Tous les clichés sur la Roumanie véhiculés par le passé sont de l’histoire ancienne. Et c’est justifié. La force et la vitalité de la French Tech en Roumanie en témoigne. Le changement d’image de la Roumanie, vous en êtes les artisans. Grâce à vous, entrepreneurs et dirigeants, la Roumanie attire de plus en plus d’investissements français. Les chiffres le prouvent : plus de 4 000 entreprises françaises implantées ici, 125 000 emplois directs créés. La France est devenue un acteur économique majeur en Roumanie. Votre Chambre, avec ses 500 membres, joue un rôle clé. Vous êtes des bâtisseurs de confiance. Des relais d’influence. Des accélérateurs de coopération. »

Communauté française

Ambassade

Merci à Nicolas Warnery, ambassadeur de France en Roumanie, d’avoir organisé une réunion de cadrage à la Résidence avec les chefs de service, en présence des trois conseillers des Français de l’étranger.

L’ancien directeur des Français de l’étranger démontre qu’il n’a rien perdu de son intérêt pour associer les élus locaux aux échanges, et je lui en suis reconnaissant.

Nous avons échangé sur les enjeux de défense, alors que des forces françaises sont déployées en Roumanie dans un cadre otanien. Le passage des drones russes au-dessus du territoire est observé depuis longtemps. Une loi impose désormais qu’ils soient abattus. Reste à la faire appliquer.

Un point sur les échanges économiques a permis de souligner que la Roumanie est la première destination européenne pour le programme VIE.

Le dynamisme de notre présence s’explique en partie par le niveau élevé de francophonie dans le pays. Notre service d’action culturelle alerte sur le projet de réforme qui prévoit que l’enseignement de la langue vivante 2 dans les écoles publiques passe de 2 à 1 heure hebdomadaire, ce qui pourrait avoir des conséquences négatives sur le nombre d’enseignants de français. +d’images

Consulat

Accueilli par Cécile Dousset, consule, aux côtés de Nicolas Warnery, ambassadeur, et de nos trois conseillers des Français de l’étranger (Dana Gruia-Dufaut, Benoît Mayrand, Christian Lemaitre), j’ai eu le plaisir d’échanger avec l’équipe du consulat de Roumanie-Moldavie.

Notre communauté française est en plein essor : +38 % en 3 ans, avec près de 5 000 inscrits, dont plus des deux tiers ont moins de 40 ans.

En réalité, elle dépasse 8 000 personnes, grâce à la forte présence de plus de 4 000 étudiants, principalement en médecine.

Avec Bucarest, Cluj et Iași comme pôles majeurs, la communauté française est aujourd’hui l’une des plus importantes communautés européennes en Roumanie : jeune, dynamique, entreprenante et tournée vers l’avenir.

La consule a également rappelé que les Carpates abritent la plus grande population d’ours en Europe. Chaque année, des accidents parfois mortels surviennent : nos compatriotes sont donc invités à la plus grande vigilance lors de leurs randonnées en montagne. +d’images

Enseignement

École française internationale de Bucarest (EFIB)

L’EFI Bucarest, une école qui monte

Très heureux de retrouver l’École française internationale de Bucarest (EFIB), dont la création avait été mon projet principal pour la Roumanie, en soutien à l’initiative du groupe Odyssey portée par Jonathan Derai.

Bianca Stinga, directrice, m’a chaleureusement accueilli, entourée de Jonathan et de représentants élus des parents d’élèves.

Cette visite m’a permis de constater les nombreuses améliorations apportées depuis mon précédent passage et le soin apporté à offrir aux 129 élèves, de la maternelle au CM2, un enseignement de qualité en français, anglais et roumain.

Félicitations à toute l’équipe pédagogique pour son engagement et sa passion. J’ai particulièrement été touché par l’accompagnement musical proposé aux enfants, notamment lors de la célébration des actions de l’UNESCO : un moment apaisant et inspirant. Une initiative qui, peut-être, pourrait inspirer l’Assemblée nationale pour retrouver un peu de sérénité dans ses débats ! +d’images

Lycée Anna de Noailles

Très heureux d’être revenu au lycée Anna de Noailles, membre de l’Anefe, qui accueille 1060 élèves de la maternelle au baccalauréat. Cette visite fut placée sous le signe de la découverte et du dialogue avec une communauté scolaire engagée et dynamique.

Après la découverte d’une classe innovante de double niveau (petite et moyenne section), j’ai échangé avec des élèves de première dans le cadre de leur cours d’enseignement moral et civique, un moment riche de réflexions et de partage sur de nombreux sujets internationaux.

Enfin, nous avons évoqué les perspectives d’avenir de l’établissement, notamment les différents scénarios pour un plan d’extension sur les cinq prochaines années.

J’étais accompagné par Ali Mouhoub, attaché de coopération éducative, Dana Gruia Dufaut et Benoît Mayrand, conseillers des Français de l’étranger. Merci à Simon Valette, proviseur, et à Christophe Weller, président de la Fondation, pour leur accueil chaleureux et leur disponibilité. +d’images

Diplomatie parlementaire

Sénat

Très honoré d’avoir été accueilli au Sénat par Titus Corlățean, président du groupe d’amitié Roumanie–France, à la faveur de mon huitième déplacement en Roumanie.

Homme d’expérience, il a occupé plusieurs hautes fonctions : ministre des Affaires étrangères, ministre de la Justice, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat. Une carrière impressionnante au service de la Roumanie et du dialogue international.

Notre relation s’inscrit dans la durée : nous avons eu le plaisir de nous retrouver à de nombreuses reprises en Roumanie, en France et lors de rencontres internationales, comme au Sénat espagnol en mai dernier.

Nos échanges, à la fois professionnels et amicaux, ont porté sur des enjeux majeurs : soutien indéfectible à l’Ukraine, rôle de l’OTAN et présence militaire française, stratégie en mer Noire, mais aussi perspectives de coopération bilatérale et européenne en matière de défense. Nous avons également abordé les défis politiques, économiques et sociaux qui traversent nos pays.

Un grand merci à Nicolas Warnery, ambassadeur de France à Bucarest, pour sa présence et sa contribution éclairante. +d’images

Cybersécurité / Désinformation

Cyber-cataclysme

Rencontre avec les experts roumains de la cybersécurité pour comprendre comment la démocratie a résisté à un véritable cyber-cataclysme électoral.

En novembre 2024, la présidentielle roumaine a été ciblée par une campagne de manipulation orchestrée par des acteurs russes, utilisant massivement TikTok et Telegram pour influencer l’opinion et créer l’illusion d’un soutien populaire massif. Un candidat d’extrême droite est passé de 1% à plus de 20% en quelques semaines.

Grâce à la clairvoyance et à la réactivité des services roumains, ces ingérences ont été déjouées. La résilience de la démocratie roumaine a permis de protéger l’intégrité du scrutin et de rappeler l’importance cruciale de la cybersécurité pour nos démocraties.

Sénat – Ifri – Tensions géopolitiques : vers la rupture ? – Vidéo Q/R 5’40

Pour sa première audition de la rentrée parlementaire, notre commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées a organisé ses travaux autour du thème : Tensions géopolitiques : vers la rupture ?

A cet effet, ce 24 septembre, nous avons auditionné Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales, pour évoquer une situation internationale « évolutive et dégradée » a résumé le président Cédric Perrin, au lendemain même du discours de Donald Trump à l’ONU.

Le directeur de l’Ifri a successivement abordé la guerre en Ukraine, le conflit israélo-palestinien et le « schisme transatlantique », prévenant d’emblée qu’il observait un décalage entre la gravité et la dangerosité du contexte international et notre absence de préparation pour y faire face.

Je l’ai interrogé pour savoir quand, selon lui, on franchissait la ligne rouge qui transformait une attaque hybride en un acte de guerre.



Voir l’intégralité de l’audition sur le site du Sénat

VERBATIM de mon intervention

Merci monsieur le directeur pour votre présentation. J’ai apprécié votre affirmation, en conclusion, que le danger était déjà dans la place.

Vous avez parlé d’absence d’anticipation. Le chef d’état-major des Armées Thierry Burckardt nous disait toujours qu’il fallait gagner la guerre avant la guerre. Il est aujourd’hui parti et nous observons que nous sommes déjà en guerre. Pourtant, nous persistons à minimiser les attaques cyber, les sabotages, les attaques informationnelles qui cherchent à détruire les démocraties de l’intérieur. Aujourd’hui, les drones.

Il est très difficile de mobiliser une population dans une démocratie pour faire la guerre.
L’histoire nous l’a enseigné et nous le voyons encore aujourd’hui.

En ne réagissant pas aux attaques hybrides menées contre les pays de l’UE, est-ce que cela ne contribue finalement pas à l’escalade que nous observons sur le sol de l’Union européenne et que nous prétendons vouloir éviter ?
La meilleure défense n’est-elle pas la surprise ?
Ne devrions-nous pas démontrer aujourd’hui une capacité offensive pour répondre à ces attaques ?

La dernière déclaration de guerre date de 1982, ce sont les Malouines. Dans un contexte où les attaques ne sont plus uniquement militaires mais prennent des formes hybrides – cyberattaques, campagnes de désinformation, sabotages… – à partir de quel seuil l’État considère-t-il qu’une démocratie est passée de la notion d’“hostilité” à celle d’“état de guerre” ?

En d’autres mots : aujourd’hui, une cyberattaque massive ou une campagne de désinformation étrangère peuvent paralyser une démocratie ?
Pour vous, quand franchit-on la ligne rouge qui transforme une attaque hybride en un acte de guerre ?