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En circonscription aux Etats-Unis – Arkansas / Little Rock (21-23 août 2025)

Retour aux États-Unis, au moment où entre en vigueur le nouveau régime tarifaire américain, fixant à 15 % le droit maximal sur la majorité des exportations européennes.

Soulagement : le secteur aéronautique en est exempté.

Première étape à Little Rock, dans l’Arkansas (ne pas prononcer le “s”), aux côtés de Béatrice Moore, consule honoraire. Ma visite chez Dassault Falcon Jet a coïncidé avec cette excellente nouvelle, accueillie comme un bol d’air pour toute la filière.

Communauté française

Consulat

Si le registre des Français de l’étranger ne compte que 250 inscrits, Béatrice Moore, consule honoraire à Little Rock depuis 2008, estime que leur nombre est trois fois supérieur.

L’Arkansas relève du consulat général de France à Houston, dont la consule générale est Valérie Baraban.

Un des objectifs de Béatrice est de favoriser la création d’une Alliance française pour promouvoir l’apprentissage de la langue nationale à Little Rock, une ville qui doit son nom à un explorateur français, Jean-Baptiste Bénard de la Harpe.

C’est un projet auquel j’apporterai tout mon soutien.

Merci à Béatrice pour sa contribution à l’organisation de ma mission.

Diplomatie économique

Dassault Falcon Jet

L’histoire de Dassault à Little Rock remonte aux années 1970, lorsque Fred Smith fonda FedEx, en choisissant le Falcon 20 pour lancer sa flotte. Cinquante ans plus tard, l’usine emploie près de 2 000 personnes, dont une cinquantaine de compatriotes, et 300 sous-traitants.

Sur ce site, les équipes hautement qualifiées personnalisent les cabines, assurent la peinture, l’intégration des systèmes et le support technique des avions assemblés à Mérignac. Tous les modèles Falcon y passent : le 2000LXS, le 900LX, les 7X et 8X, ainsi que les nouveaux 6X et 10X. Chaque année, une cinquantaine d’appareils sortent de Little Rock, soit un par semaine.

Je remercie chaleureusement Georges Schmidt, vice-président et directeur général, Mark Bremer, vice-président du programme industriel, et toute l’équipe pour leur accueil exceptionnel.

Toute ma gratitude à Jean Rosanvallon, ancien Pdg de Dassault Falcon qui a initié cette visite.

Puissent d’autres parlementaires visiter cette usine et promouvoir une entreprise qui incarne la rencontre de l’innovation française et du savoir-faire américain, au service d’une clientèle internationale exigeante et d’un véritable partenariat transatlantique. +d’images

Marcel et Serge Dassault

Comme disait Marcel Dassault : “Pour qu’un avion vole bien, il faut qu’il soit beau.” Cette phrase illustre l’esprit de rigueur et de passion qui anime cette maison.

Dassault n’est pas seulement un génie industriel français : c’est aussi un pilier de notre autonomie stratégique et, au-delà, de notre souveraineté.

En 1982, à 20 ans, je fondais une société spécialisée dans le dessin assisté par ordinateur. Dès l’année suivante, les Avions Marcel Dassault (AMD-BA) devinrent l’un de nos principaux clients.

Durant mes premières années au Sénat, j’ai eu l’honneur de côtoyer Serge Dassault, qui évoquait Dassault comme une véritable « maison ». À Little Rock, j’ai retrouvé cette même dimension familiale que les équipes de Dassault Falcon Jet entretiennent avec passion, souvent pour toute leur carrière.

Lors du déjeuner dans le hangar de démonstration des cabines Falcon, l’atmosphère cordiale m’a rappelé ce jour de décembre 1985, veille de la présentation du démonstrateur Rafale A à François Mitterrand, dernière apparition publique de Marcel Dassault.

Pour avoir respecté le délai très serré de digitalisation du circuit imprimé des commandes de vol du démonstrateur, les ingénieurs du bureau d’études m’avaient offert l’honneur de découvrir, en avant-première, le Rafale A exposé dans le hangar de Saint-Cloud. Ce fut pour moi une reconnaissance inoubliable. +d’images

L’Oréal

Dans le prolongement de la visite du centre de recherche et développement de l’Oréal à Rio en juin dernier (compte-rendu), j’ai pris avantage de mon passage dans l’Arkansas pour me rendre sur le site de L’Oréal à North Little Rock.

Accueilli par Lorie White, présidente du site, et Ryan Bounsy, directeur des affaires publiques, j’ai découvert l’un des piliers industriels du groupe en Amérique du Nord : le plus grand site mondial dédié aux cosmétiques couleur, actif depuis 1975 et initialement construit pour Maybelline.

Près de 450 employés produisent chaque année plus de 250 millions de produits — dont 50% des mascaras vendus aux États-Unis — pour des marques telles que Maybelline New York, L’Oréal Paris, Essie, ainsi que les lignes haut de gamme (Lancôme, Urban Decay, NYX).

Grâce à 230 millions de dollars d’investissements et sept extensions majeures, l’usine est devenue un centre d’excellence. Pionnière en durabilité, elle fonctionne grâce à une centrale solaire de 1,2 MW (3 500 panneaux), atteint le zéro déchet industriel, optimise la consommation d’eau, et favorise la biodiversité locale. Ce site symbolise l’ancrage industriel et écologique de L’Oréal aux États-Unis, où le groupe réalise 40% de ses ventes.

Merci à Lorie, Ryan et à toute l’équipe pour leur accueil avec une pensée particulière pour nos deux compatriotes qui m’ont initié avec beaucoup de patience et d’humour à la conception d’un gloss. +d’images

Cybersécurité

The Forge Institute – Cyber

Mark Bremer, VP du programme industriel de Dassault Falcon Jet est également président de l’Alliance aérospatiale et de défense de l’Arkansas (AADA), qui représente l’industrie aérospatiale et de la défense de l’Arkansas. L’aérospatiale et la défense sont les principales exportations de l’État.

Mark m’a présenté Lee Watson, fondateur et CEO du Forge Institute, une des organisations du groupe AADA, spécialisée dans la cybersécurité dans le secteur de la défense.

J’ai découvert une organisation majeure de l’Arkansas façonnant l’avenir de la cybersécurité et du leadership technologique.

Depuis 2018, Forge Institute rassemble acteurs publics et privés pour accélérer l’innovation en cybersécurité, intelligence artificielle, quantique, former des talents via des bootcamps et la Forge Fellowship, et renforcer la résilience numérique avec des initiatives comme le Phoenix Xcelerator, Atomic Anvil et le Arkansas Cyber Defense Center.

Guidé par l’objectif « Forever One Step Ahead », Forge construit le pont entre innovation, formation et sécurité nationale.

Devoir de mémoire

Clinton Presidential Center

« En visitant le Clinton Presidential Center, j’ai été frappé par la force de trois valeurs universelles : donner à chacun sa chance, promouvoir la justice sociale et croire au dialogue entre les peuples. »

Cette visite, dernière séquence de mon passage à Little Rock, fut un moment marquant.

Plus qu’un musée, le Clinton Presidential Center est un lieu de mémoire et d’engagement civique, qui illustre l’héritage du 42e président américain.

À travers les expositions, on revit les grands enjeux des années 1990 et l’action de Bill Clinton pour une Amérique plus ouverte et plus juste.

J’ai été particulièrement touché par les nombreuses photographies, dont celles où apparaît Jacques Chirac, à l’image de la signature des accords de Dayton – symbole fort du rôle joué par la diplomatie américaine dans la paix en Europe.

Une visite inspirante, qui rappelle que l’action publique n’a de sens que si elle améliore concrètement la vie des citoyens. +d’images

En circonscription au Maroc – Agadir (22-25 juillet 2025)

Cette tournée marocaine de juillet m’a conduit de Casablanca à Rabat, puis de Tanger à Fès, pour s’achever à Agadir.

Le fil conducteur de ces rencontres a été l’évolution des services consulaires, au cœur de chaque étape.

Je tiens à remercier chaleureusement Nadia Fehmi Taghi, conseillère des Français de l’étranger, Stéphane Saulais, consul adjoint et chef de chancellerie, ainsi que Franck Guillet, délégué de la CFCIM, pour le temps qu’ils m’ont consacré et la qualité de leur engagement, qui ont largement contribué à la réussite de cette mission.

Une pensée reconnaissante également pour Michel Charbonnier, consul général, et Jean-Claude Rozier, président du conseil consulaire et de l’UFE Agadir, qui, bien que retenus par leurs congés, ont veillé à ce que mon accueil soit assuré dans les meilleures conditions.

Communauté française

Consulat

Dernière étape de ma tournée marocaine de juillet : Agadir, à l’invitation de Nadia Fehmi Taghi, conseillère des Français de l’étranger pour la circonscription consulaire.

Nadia m’a alerté sur le projet controversé de transfert du consulat général vers le site de l’Institut français d’Agadir. Après avoir pris connaissance des initiatives de rationalisation à Tanger et à Fès, il m’a semblé essentiel d’examiner également la situation d’Agadir.

En l’absence du consul général, Michel Charbonnier, qui quittera cette mission à l’été, j’ai été reçu par Stéphane Saulais, consul adjoint et chef de chancellerie.

Le consulat d’Agadir compte onze agents pour assurer ses missions. Ses locaux, vastes, modernes et fonctionnels, offrent un accueil de qualité au public. Le grand jardin permet en outre d’organiser, dans des conditions optimales de sécurité et de confort, les réceptions officielles et les rencontres avec la communauté française, auxquelles j’ai moi-même pu participer.

Le bâtiment, récent, ainsi que le terrain, appartiennent à l’État français. L’implantation actuelle du consulat constitue ainsi une représentation digne de la France, répondant à des critères élevés de sécurité et de confort. Certains bureaux encore inoccupés pourraient même être mis à disposition d’autres services diplomatiques, culturels ou associatifs.

Des alternatives au déménagement avaient déjà été proposées par le consul général. Il importe désormais que le projet de vente et de relocalisation du consulat fasse l’objet d’une étude approfondie et transparente, avant toute décision, car les inconvénients paraissent manifestement l’emporter sur les avantages.

Merci à Nadia d’avoir pris l’initiative de provoquer ce déplacement. Cela va me permettre de faire valoir la promotion d’un projet alternatif aux plus hautes autorités. +d’images

Institut français d’Agadir (IFA)

Retour à l’IFA en compagnie de Nadia Fehmi Taghi, conseillère des Français de l’étranger, et de Stéphane Saulais, consul adjoint et chef de chancellerie.

Ma dernière visite remontait à deux ans, aux côtés de Michel Charbonnier, alors consul général et directeur de l’IFA (compte-rendu). Nous avions alors évoqué différentes pistes pour faire évoluer le site, parmi lesquelles la création d’une école d’hôtellerie sur ce vaste terrain de près de deux hectares, situé en plein centre-ville.

Je tiens d’ailleurs à saluer l’engagement du consul général, qui n’a ménagé aucun effort pour tenter de concrétiser ce projet. Mais la réalité est complexe : il reste extrêmement difficile d’attirer un investisseur privé prêt à engager des moyens immobiliers sur un site qui n’est pas en pleine propriété. De plus, les possibilités d’exploitation de l’espace sont limitées.

Certaines initiatives, comme l’installation d’un espace bar-restauration dans le jardin — à l’image de ce qui existe dans d’autres instituts —, ont dû être abandonnées car elles ne figuraient pas dans l’accord de rétrocession. S’ajoute à cela un handicap structurel : la présence, en sous-sol, du lit de l’oued qui traverse Agadir, faisant planer un risque d’inondation majeur.

Les insuffisances du bâtiment pèsent lourd : les travaux de mise à niveau nécessiteraient des investissements importants. La médiathèque adulte, par exemple, n’a pas été rénovée depuis son ouverture, il y a 25 ans. La salle de spectacle est fermée pour une durée indéterminée, le balcon de la médiathèque est inaccessible…

Pourtant, l’équipe de l’IFA continue d’afficher une énergie et un dévouement remarquables. Je tiens à souligner en particulier l’engagement de Zorha Ousaadi, responsable de la médiathèque, qui œuvre au sein de l’Institut depuis 33 ans.

Dans le même temps, la demande d’études en France connaît une forte progression à Agadir, avec une hausse de 40 % des dossiers déposés. Dans ce contexte, il serait pertinent d’installer l’accueil de Campus France directement au consulat, afin d’optimiser l’accompagnement des étudiants.

Pour l’IFA, l’enjeu est désormais stratégique : faut-il investir massivement pour réhabiliter un site dont l’État français n’est pas propriétaire et qui présente de nombreux inconvénients, ou bien envisager un déménagement vers un lieu mieux adapté aux besoins actuels et futurs de l’Institut ? La question se pose. +d’images

Acteurs de la communauté

Pour clore ma visite à Agadir, Nadia avait choisi de réunir plusieurs représentants de la communauté française à L’Ardoise Gourmande, le restaurant gastronomique de Cheffe Sandrine et Fabrice Drivet.

Comme le rappelait le philosophe britannique Théodore Zeldin : « La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer le bonheur. » Et ce bonheur, les Français d’Agadir savent le partager, comme en témoigne la vitalité de la section locale de l’UFE, présidée par Jean-Claude Rozier, également président du conseil consulaire.

Au menu des discussions, un sujet revenait avec insistance : le projet de déplacement du consulat sur le site de l’IFA, une idée qui suscite une opposition unanime.

Un grand merci à tous les participants, venus parfois de Taroudant, pour leur bonne humeur et la richesse de leurs échanges. Clin d’œil à Olivier Rouzé, directeur des achats stratégiques chez Azzura : son entreprise expédie chaque jour 50 camions de tomates cerises, dont près de la moitié à destination de la France. Et bien sûr, un bravo tout particulier à Cheffe Sandrine et Fabrice, qui nous ont régalés de leur savoir-faire ! +d’images

Diplomatie économique

CCIFM – GADIMAT

À la faveur de mon retour à Agadir, je me suis rendu dans les locaux de la délégation de la Chambre de commerce et d’industrie franco-marocaine (CFCIM) à Agadir, où j’ai été accueilli par Lamia, chargée d’affaires. La délégation d’Agadir compte plus de 200 membres.

Dans un second temps, je me suis rendu sur le site d’Ait Melloul de la société Gadimat présidée par Franck Guillet, délégué de la CFCIM pour Agadir. Spécialisée dans l’importation et la distribution de bois, panneaux et matériaux dérivés au sud du Maroc, Gadimat propose une large gamme d’essences (chêne, hêtre, pin, bois tropicaux), de panneaux (contreplaqués, MDF, stratifiés, high gloss…) ainsi que des produits d’étanchéité et d’isolation.

Gadimat dessert divers métiers : revendeurs, menuisiers, entrepreneurs du bâtiment, agenceurs, fabricants de palettes, offrant des services personnalisés, formation, découpe et un important stock disponible. Depuis ma précédente visite, l’an dernier, la société a progressé de 20% en chiffre d’affaires et en emplois. +d’images

CMGP CAS

Accompagné de Franck Guillet, délégué pour Agadir de la Chambre de commerce et d’industrie France-Maroc (CFCIM), j’ai visité le site de CMGP-CAS à Aït Melloul.

CMGP-CAS, né de la fusion entre CMGP (fondée en 1995) et CAS (créée en 1967), s’impose aujourd’hui comme un acteur majeur de l’agrofourniture et des solutions d’irrigation au Maroc.

J’ai été accueilli par Jacques Alléon, fils de Philippe Alléon — fondateur de CAS (Comptoir Agricole du Souss) et de Crocoparc. Entré dans l’entreprise familiale en 1994, il occupe désormais le poste de directeur général délégué Opérations au sein du groupe CMGP.

L’entreprise offre aux agriculteurs un véritable guichet unique : irrigation, pompage, énergie solaire, semences, engrais et solutions hydrauliques.

Introduit en bourse en décembre 2024, CMGP-CAS a levé 1,1 milliard de dirhams, une opération historique sursouscrite 37 fois. Un an plus tard, son action a doublé de valeur, témoignant de la confiance des investisseurs et de la pertinence de son modèle face aux défis agricoles et hydriques au Maroc et en Afrique. +d’images

Entrepreneurs

À Agadir, la délégation de la CFCIM réunit plus de 200 adhérents. Une belle énergie, qui reflète aussi le dynamisme entrepreneurial de la ville.

Comme je l’avais déjà fait à Tanger avec Anna-Gaël Rio, c’est cette fois Nadia Fehmi Taghi, qui m’a emmené à la rencontre de plusieurs entrepreneurs en lien avec la communauté française, au fil d’une déambulation en ville.

Elle-même dirige Le Boudoir du linge, une boutique élégante spécialisée dans le linge de maison et de table.

Et quoi de mieux que le salon de coiffure Nathalie pour capter l’air du temps et les conversations de la communauté française ?

Non loin de là, l’agence immobilière Jibril Immo, fondée par un Français, Philippe Jibril Lemaire, emploie huit personnes.

Selon Driss, spécialiste de l’accompagnement immobilier, les Français restent très actifs sur le marché local, aussi bien à l’achat qu’à la location. La clientèle ne se limite plus aux retraités : de plus en plus d’entrepreneurs s’y intéressent. Un atout fiscal renforce cette dynamique : pour les Marocains installés en France, un bien acquis au Maroc est considéré comme résidence principale, avec les avantages associés. +d’images

Médias – “Simplifier pour mieux représenter : redonnons toute leur place à tous les élus des Français de l’étranger”

Simplifier pour mieux représenter : redonnons toute leur place à tous les élus des Français de l’étranger

Olivier Cadic, Sénateur des Français établis hors de France et Président du groupe France-Pays du Golfe au Sénat.

Article publié dans l’infolettre UDI du 08 août 2025 :

Laurent Saint-Martin, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, vient de faire paraître son rapport annuel sur la situation des Français établis hors de France.

Au 31 décembre 2024, 1 754 666 Français s’étaient inscrits auprès de leur consulat. C’est 3,5 % de plus qu’en 2023. Une belle progression, qui reflète le dynamisme de notre communauté expatriée, estimée à quelque 3,5 millions de personnes dans le monde.

Fait marquant : près d’un tiers des Français de l’étranger sont binationaux.

Où sont-ils ?

La Suisse regroupe le plus gros contingent (172 313 inscrits), suivie des États-Unis (159 981), du Royaume-Uni (141 593), de la Belgique (123 781) et du Canada (119 256). Ces cinq pays concentrent à eux seuls plus de 40 % des inscrits.

Ils constituent une richesse, car ils font bien souvent rayonner la France dans le monde, mais ils représentent aussi un défi démocratique.

Depuis la réforme de 2013, la représentation des Français de l’étranger souffre d’un mal structurel : son manque de lisibilité.

À l’élection de 155 conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) dans 52 circonscriptions, a en effet succédé l’élection, au scrutin universel direct, de 443 conseillers des Français de l’étranger dans 130 circonscriptions.

Ces élus locaux élisent, parmi eux, au scrutin proportionnel de liste à un tour au sein de 15 circonscriptions, les 90 membres qui siègeront à l’Assemblée des Français de l’étranger.

Si le maillage des 130 circonscriptions électorales, contre 52 auparavant, a pu rapprocher les élus des Français de l’étranger de leurs électeurs, la réforme a ajouté un étage bureaucratique sans valeur ajoutée démocratique.

Ce découpage institutionnel fait peser une frustration sur les conseillers des Français de l’étranger (CdFE) qui ne peuvent participer aux débats de l’AFE.

Durant la pandémie du Covid-19, l’administration a démontré qu’elle pouvait permettre à l’ensemble des CdFE de siéger à l’Assemblée des Français de l’étranger, qu’ils soient présents physiquement à Paris, ou à distance depuis leur circonscription.

Revenir à une catégorie unique de représentants simplifierait l’architecture institutionnelle, renforcerait la légitimité démocratique et offrirait une meilleure continuité entre les réalités du terrain et les débats nationaux.

C’est d’ailleurs ce qui se pratiquait avant 2013, dans un modèle plus simple, plus respectueux de l’engagement des élus.

À la faveur du projet de loi pour les Français de l’étranger envisagé par Laurent Saint Martin pour le second semestre 2025, il paraît opportun de clarifier les rôles et de simplifier notre représentation.

Sénat – Panama – Ambassade

Le 1er août, je me suis entretenu avec S.E. Joanna Lorena Villarreal Rodríguez, ambassadrice de Panama en France, à l’ambassade, pour discuter des relations bilatérales et évoquer plusieurs idées susceptibles de renforcer l’amitié franco-panaméenne.

J’avais eu l’honneur de rencontrer l’ambassadrice quatre mois plus tôt au Panama, à la faveur de mon entretien avec Carlos Ruiz-Hernández, vice-ministre des Relations extérieures (compte-rendu).

Le Panama occupe une position centrale dans les équilibres régionaux et globaux, notamment en raison de l’existence du canal de Panama.

Le pays fait face à deux défis sécuritaires majeurs, dont la gestion réclame des coopérations internationales.

En effet, sa situation géographique, en tant qu’étape incontournable sur l’axe terrestre nord-sud et interface maritime entre l’océan Pacifique et la mer des Caraïbes, fait du Panama un point de passage obligé pour le narco-trafic comme pour les flux migratoires.

J’ai évoqué le vote du projet de loi par le Sénat, début juillet 2025, qui vise à autoriser l’approbation de deux conventions, signées le 11 juillet 2023 entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Panama : la première concerne l’entraide judiciaire en matière pénale ; la seconde est relative aux procédures d’extradition.

Ces deux conventions sont destinées à instaurer un cadre juridique solide indispensable à une coopération judiciaire fluide et efficace.

J’avais pu constater sur place, il y a trois ans déjà, le volontarisme des autorités panaméennes en matière de lutte contre la criminalité organisée transnationale.

Dans les débats en commission, j’ai salué les résultats du Panama dans la lutte contre le narco-trafic. Les saisies ont atteint en 2024 un volume de 117 tonnes dans le pays. Le pays se classe ainsi quatrième dans le monde en termes de saisies de cocaïne.

Les importantes avancées en matière de transparence et de lutte contre le blanchiment, permettent au Panama de sortir progressivement des différentes listes de pays non coopératifs en matière fiscale.

Depuis 2019, la France accompagne le Panama dans ses progrès sur ce sujet.

Hommage à Jean-Louis Mainguy

Nous avons appris avec une profonde tristesse le décès de Fra’ Jean-Louis Mainguy.

Conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) de 2006 à 2021, président de l’Union des Français de l’Étranger – Liban, la plus importante section de l’UFE à l’époque, Jean-Louis s’est illustré par son engagement constant au service de nos compatriotes et en particulier de ceux du Liban.

Administrateur de la Caisse des Français de l’Étranger, il a œuvré avec détermination en faveur de l’action sociale et de la solidarité.

Homme d’une grande indépendance d’esprit, il a toujours su préserver son intégrité et défendre ses convictions avec calme et détermination. Ses interventions, empreintes de sagesse et de mesure, ont souvent contribué à faire évoluer les débats dans un sens constructif.

Architecte de talent, il cultivait un goût affirmé pour l’art et la culture, qu’il exprimait à travers son environnement personnel et professionnel.

J’ai eu le privilège de rencontrer Jean-Louis, pour la première fois, il y a près de dix-neuf ans. Tout juste élus, nous entrions alors ensemble à l’AFE pour siéger au sein du même groupe.

Jean-Louis Mainguy laisse le souvenir d’un homme profondément humain, respecté pour son intégrité, son écoute et son dévouement.

J’adresse à sa famille, à ses proches, aux Français du Liban et à tous ceux qui l’ont connu et apprécié, mes sincères condoléances et l’expression de ma profonde sympathie.

Liban – Médias – Fra’ Jean-Louis Mainguy

Architecte visionnaire, élu des Français de l’étranger et chevalier de l’Ordre souverain de Malte, Jean-Louis Mainguy laisse le souvenir d’un homme de foi et d’humanité profonde.

Merci à May Makarem pour ce portrait, hommage vibrant à sa vie et à son action, publié dans L’Orient-Le Jour (17 août 2025) :

“Du créateur Jean-Louis Mainguy à l’homme de foi Fra’ Jean-Louis”

Son œuvre, tant artistique que spirituelle et civique, a laissé une empreinte mémorable au Liban et au-delà.

Architecte d’intérieur, décorateur, scénographe, Jean-Louis Mainguy était pour beaucoup un « alchimiste », aménageant les espaces en y insufflant émotion et rêve. Ancien directeur adjoint de l’École des arts décoratifs et directeur de la section architecture intérieure à l’Académie libanaise des beaux arts (ALBA – Université de Balamand), il était également conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’étranger de 2006 à 2021 et président de l’Union des Français de l’étranger au Liban, décrit par l’UFE « comme un leader visionnaire, généreux et humain, ayant marqué durablement le paysage franco-libanais » par sa défense des droits et des intérêts des Français établis hors de France. Dans un hommage sur les réseaux sociaux, le sénateur français Olivier Cadic, qui le connaissait depuis 19 ans, se souvient de lui comme d’un « homme d’une grande indépendance d’esprit qui savait toujours préserver son intégrité et défendre ses convictions avec calme et détermination ». Lire la suite de l’article de L’Orient-Le Jour du 17 août 2025.

Sénat – Maroc – Fête du Trône

Merci à SEM Samira Sitail, ambassadeure de Sa Majesté le Roi du Maroc en France, et SEM Samir Addahre, ambassadeur, délégué permanent du Royaume du Maroc auprès de l’Unesco, pour leur invitation à la réception célébrant le 26ème anniversaire de l’intronisation de la Majesté le Roi Mohammed VI.

Très honoré d’avoir pu participer à cet événement très réussi, en compagnie de plusieurs collègues à l’image de Christian Cambon, président du groupe d’amitié France-Maroc, et d’Hervé Marseille, président du groupe Union centriste et vice-président du groupe d’amitié.

Les discours de nos hôtes ont été très applaudis, en particulier lorsque l’ambassadeure Samira Sitail a exprimé la singularité du modèle marocain fait de tolérance et d’altérité, et qu’elle a renchéri sur l’importance de la pluralité culturelle et identitaire qui caractérise le Maroc.

Comme l’ont fait les deux ambassadeurs, Laurent Saint-Martin, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger a exprimé sa fierté du chemin accompli par la relation bilatérale France-Maroc depuis un an.

Le ministre a rappelé que le Maroc est le “premier investisseur et premier partenaire commercial africain en France”, tandis que la France est le “premier investisseur étranger au Royaume”.

Lors de son discours, Laurent Saint-Martin a rendu hommage au Président de la République, Emmanuel Macron et à Sa Majesté Le Roi Mohammed VI “qui portent ensemble cette relation au plus haut niveau” et ont décidé d’ouvrir un nouveau livre dans la relation franco-marocaine”.

Témoignage du partenariat d’exception, qui unit nos deux pays, la présence de plusieurs membres du gouvernement : Manuel Valls, ministre d’État des Outre-mer ; Rachida Dati, ministre de la Culture ; Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations ; et de nombreuses personnalités parmi lesquelles Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco.

À l’issue des discours et des hymnes, les participants ont formé une longue file d’attente pour obtenir un cliché souvenir aux côtés de Rachida Dati. Le parcours d’exception de la ministre de la Culture incarne, en effet, avec éclat ce que la France offre de plus précieux à tous : la possibilité, par l’effort et le mérite, de servir la République au plus haut niveau.

Cette réception m’a offert également l’opportunité de remercier Nacim Tourougui, chef de mission adjoint auprès de l’ambassade du Maroc en France, pour avoir facilité les contacts avec mes homologues parlementaires lors de mon récent déplacement à Rabat.

Vive l’amitié entre la France et le Maroc ! +d’images

Liban – Beyrouth – Mémoire

5 ans après l’explosion du port de Beyrouth, qui a fait plus de 200 décès dont 3 français, des milliers de blessés et des centaines de milliers de personnes déplacées, nous pensons aux victimes et à leurs proches.

Nous nous tenons aux côtés de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, indéfectible soutien de tous ceux qui sont engagés pour obtenir vérité, justice et afin que les vestiges de la plus grande explosion non nucléaire de l’Histoire soient préservés.

Solidaires du Liban. +d’images

En circonscription au Maroc – Fès (19-22 juillet 2025)

À la faveur de ce 19ème déplacement au Maroc, Pascal Capdevielle m’a accompagné à Casablanca, Rabat, Tanger et Fès.

Napoléon disait qu’il fallait dix ans pour vraiment connaître un homme.

Voilà plus de dix ans, maintenant, que j’observe Pascal Capdevielle travailler avec détermination en faveur des Français du Maroc et de la CFCIM, première Chambre de commerce bilatérale au monde.

J’ai retrouvé l’équipe attachante de son Riad le Ksar de Fès, qui anime ce lieu de villégiature prisé des golfeurs français, et prend soin de mes séjours avec l’attention de ceux qui vous assimilent à un membre de leur famille.

Toute ma reconnaissance à Pascal pour sa fidèle amitié et la générosité de ses sentiments. +d’images

Diplomatie économique

Chambre de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM)

Pascal Capdevielle, vice-président de la CFCIM, chargé des relations avec les autorités et les délégations régionales et délégué pour la région de Fès, m’a accueilli en compagnie de Johann Godin,, consul général adjoint, pour une rencontre avec son équipe.

La délégation de la CFCIM, créée à l’initiative de Pascal, pilote également les bureaux de Meknès et Oujda.

Avec le soutien de 5 chargés d’affaires, la CFCIM accompagne 370 entreprises sur ces 3 villes. Petit déjeuner d’affaires, after-work, réunions trimestrielles avec les administrations, réunions professionnelles, les équipes s’occupent également d’aider les adhérents à préparer les dossiers de demande de visas pour les déplacements professionnels.

Que de progrès pour la délégation de la CFCIM de Fès, un quart de siècle après sa création ! +d’images

Alstom

Retour chez Alstom pour découvrir la construction des transformateurs embarqués, en compagnie de Pascal Capdevielle, VP de la CFCIM, Wissal Naaza (CFCIM) et Johann Godin, consul général adjoint.

Accueillis par Laurent Huss, régional du développement, et Simon Garnier, directeur de l’usine à partir de septembre prochain, nous avons visité le site dédiée à ce produit stratégique, qui est le deuxième en coût après le moteur pour fabriquer un train.

Déclinaison de l’usine de Petit-Quevilly, près de Rouen, l’usine de Fès permet à Alstom d’augmenter sa capacité de production en accompagnant le développement offert par le marché marocain.

Alstom a consenti un investissement de plus de dix millions d’euros, à cet effet.

L’usine produira 80 transformateurs en 2025 ; 148 en 2026 ; 220 à 230 en 2027. Ces transformateurs seront montés exclusivement sur des trains régionaux, qui représentent 60% des trains du groupe. +d’images

Lesaffre

Un pain sur trois fabriqué dans le monde est fait avec de la levure Lesaffre ; un sur deux au Maroc !

Merci à Fouad El Yaghmouri, directeur technique et Mohammed Saka, DRH de Lesaffre, pour leur accueil.

Lesaffre est un groupe français historique (plus de 165 ans d’existence) et familial devenu une référence mondiale — non seulement dans les levures et la boulangerie, mais aussi dans les ingrédients aromatiques, la nutrition et la biotech.

Plus de 10 000 collaborateurs répartis sur 63 sites dans le monde, permettent aux produits Lesaffre d’être distribués dans 185 pays. La filiale marocaine emploie environ 200 collaborateurs.

J’ai visité les lignes de fabrication de levure sèche instantanée (Rafiaa), levure fraîche (Jeouda).

Pour célébrer le 50ᵉ anniversaire de son Baking Center, Lesaffre Maroc a lancé en 2024 une compétition itinérante, à travers cinq grandes villes du pays, visant à promouvoir les innovations et former les boulangers locaux dans les techniques de panification modernes.

Depuis 1999, la filiale gère un Fonds de soutien social (CFSS), destiné à accompagner les collaborateurs dans des événements personnels (naissance, deuil, frais médicaux). Lesaffre parraine 3 écoles et subventionne les familles pour que les enfants restent à l’école au lieu de travailler dans les champs. +d’images

Communauté française

Consulat – Institut français

Fin janvier 2025, l’Institut français de Fès (IFF) suivi, le 17 février, par le consulat de France à Fès : ces deux structures ont emménagé dans un bâtiment flambant neuf, qui offre à la France un nouveau visage à Fès.

La consule générale est également directrice de l’IFF, les structures rationalisent l’espace, mais doivent conserver chacune un comptable au prétexte qu’elles relèvent d’un programme différent.

Lors de mon précédent passage, 18 mois plus tôt, déjà accueilli par Johann Godin, consul général adjoint, j’avais découvert un système mis en place par des officines privées permettant à ces dernières de faire commerce des rendez-vous pris par nos compatriotes (compte-rendu).

Je suis ravi de vérifier que l’action que j’avais entreprise pour faire évoluer le système de rendez-vous a été suivie d’effets.

Comme observé précédemment à Tanger, une route des narco-trafiquants passe par les ports du Maroc. Nous comptons 25 compatriotes incarcérés pour trafic de drogue, souvent arrêtés au port de Nador.

Parmi les préoccupations relevées par le consulat, la perte d’une cinquantaine d’élèves chaque année depuis deux ans dans nos établissements de Fès-Meknès. Les parents de Fès préfèrent s’orienter vers une autre école à l’issue de la troisième, plutôt que d’envoyer leur progéniture à l’internat du lycée de Meknès.

Dix ans après mon premier passage à Fès, force est de constater que la demande d’un lycée français à Fès, exprimée par Pascal Capdevielle, conseiller des Français de Fès à l’époque, n’a pas été prise en compte (lire).

En 2015, nous comptions 1900 élèves sur Fès-Meknès. En 2025, ils sont 1933 et la tendance est à la baisse. À ne pas vouloir évoluer, on risque souvent de reculer. +d’images

Réception

Afin de conclure la séquence de ma mission à Fès, Pascal Capdevielle a réuni dans son Riad, une vingtaine de compatriotes établis dans la ville.

La circonscription consulaire compte environ 3100 compatriotes, répartis essentiellement entre Fès, Meknès et Oujda.

Si chacun se félicitaient des formidables progrès observés dans la relation bilatérale entre la France et le Maroc, beaucoup ont exprimé leurs préoccupations en commentant leur perception de la situation géopolitique. Ils observent que des décisions prises parfois loin de chez eux pouvaient affecter leurs affaires.

Beaucoup de questions également sur la situation politique en France et l’annonce du Premier ministre visant à réduire le déficit budgétaire de plus de 43 milliards d’euros. +d’images

Enseignement

Université Euromed de Fès (UEMF)

Visite de l’université Euromed de Fès (UEMF), un établissement d’enseignement supérieur qui a ouvert en 2014, sous l’impulsion de l’Union pour la Méditerranée (UpM).

Classée première université du Maroc, deuxième en Afrique, et 353ᵉ au classement mondial, l’UEMF est une des universités montantes à l’échelle internationale.

En l’absence du président Mostapha Bousmina, nous avons été accueillis par le professeur Othmane Benmoussa, vice-president chargé de la recherche-innovation et des partenariats, et Mme Safae Zemmouri, chef de cabinet.

L’UEMF propose des programmes pluridisciplinaires allant de la licence au doctorat, incluant une école d’ingénieurs, l’EIDIA (Ecole d’ingénierie digitale et intelligence artificielle), une Euromed Business School, des filières de droit, sociologie, architecture, etc.

Implantée sur un campus de 62 hectares, labellisé Eco Campus COP 22, l’UEMF prévoit de doubler sa surface pour accueillir une université de médecine accompagnée d’un pôle hospitalier. Le projet médical est conçu en synergie avec le CHU de Fès, sous la conduite du ministre de la santé. Son rêve est d’offrir une double diplomation pour la santé.

Mes hôtes sont convaincus que l’éducation doit se nourrir de la recherche.

Lors de ma visite, j’ai vu l’EIC (Euromed Innovation Center) et la Fès Smart Factory, des écosystèmes dédiés à l’incubation de startups, l’innovation collaborative et l’industrie 4.0.

L’UEMF dispose de plateformes technologiques de pointe : fabrication additive (plus de 100 imprimantes 3D), IA, génie des procédés, biotechnologies, énergies renouvelables…

Impressionné par les infrastructures sportives mises à disposition des universitaires, je ne serais pas surpris que l’UEMF soit l’écrin qui verra s’épanouir, un jour prochain, de futurs médaillés olympiques.

Très heureux de voir que plusieurs établissements supérieurs français sont en relation avec l’UEMF. Le Sénat peut être un lien utile pour favoriser ces partenariats. +d’images

Retraités français en Italie : une avancée contre la double imposition

Nos compatriotes retraités en Italie peuvent se féliciter d’une évolution très positive concernant leur fiscalité grâce à Caroline Yadan, députée de la 8e circonscription des Français établis hors de France.

Alerté, en avril dernier, lors de mon passage à Rome, par nos conseillers des Français de l’étranger (compte-rendu),  j’ai pris la mesure de l’inquiétude de nombreux retraités français établis en Italie, confrontés à des redressements fiscaux.

En cause, une nouvelle interprétation de la convention fiscale franco-italienne de 1989, entraînant des redressements sur les pensions françaises, parfois assortis de pénalités très élevées.

Grâce à l’initiative de Caroline Yadan, le ministre délégué aux Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin,  s’est déplacé à Rome le 13 juillet dernier pour rencontrer le vice-ministre italien de l’Économie, Maurizio Leo. Cette discussion a permis une avancée majeure : l’administration fiscale italienne accepte désormais d’abandonner les pénalités, au nom du principe de bonne foi, pour les déclarations jusqu’en 2024 (revenus 2023).

Je tiens à remercier chaleureusement notre députée, notre ministre et l’ensemble des acteurs qui se sont mobilisés sur ce dossier. Ce résultat de l’action de Caroline participe à mettre en valeur l’efficacité de notre diplomatie parlementaire.

En circonscription au Maroc – Tanger (17-18 juillet 2025)

Toute ma gratitude à Anna-Gaël Rio, conseillère des Français de l’étranger pour Tanger, toujours disponible pour me permettre d’accomplir ma mission dans les meilleures conditions.

Indépendante, anticonformiste, Anna Gaël sait multiplier les complicités, dans la bonne humeur, avec les acteurs locaux pour servir l’intérêt général, et en particulier celui des Français de Tanger.

Son sens du travail collaboratif avec Philippe Truquet, consul général ; Benoit Vaillant et Pascal Capdevielle, délégués régionaux de la CFCIM respectivement pour Tanger et Fès ; ou encore avec sa collègue Myriam Bennani, est très inspirant.

Communauté française

Consulat

Retour à Tanger, en compagnie de Pascal Capdevielle, délégué de la CFCIM Fès, où j’ai retrouvé Anna Gaëlle Rio, conseillère des Français de l’étranger (CFDE), qui a coordonné cette mission de 4 jours.

Point d’orgue de ce déplacement, le suivi de l’évolution des travaux du campus consulaire.

Depuis son arrivée en poste en 2021 à Tanger, Philippe Truquet, consul général, est également devenu directeur de l’Institut français de Tanger (IFT) en 2023.

Philippe Truquet a eu la lourde tâche de rénover et rationaliser le patrimoine immobilier du poste.

Le campus consulaire de France à Tanger accueille la Résidence et le consulat depuis 1893 et 1931, sur un terrain de 14 827 mètres carrés, en plein centre-ville. Il a été décidé de délocaliser les espaces du consulat vers l’ancienne Résidence de France. Le consulat bénéficie désormais d’une entrée dédiée, distincte de l’entrée principale, qui accueille les usagers depuis juin 2024. L’IFT sera partiellement relocalisé sur le site précédent du consulat général. J’ai échangé avec les agents du consulat installés dans des locaux restaurés et disposant d’un accès pour les personnes à mobilité réduite.

Lors du déjeuner de travail, où nous avons été rejoints par Myriam Bennani, CFDE, j’ai salué la méthode de Philippe Truquet, qui fait un point tous les premiers mercredis du mois avec les élus sur leur demande.

Nous avons évoqué l’inflation du nombre d’arrestations de compatriotes, 3 par semaine, principalement pour trafic de stupéfiants. Le plus âgé d’entre eux est né en 1955 (70 ans). +d’images

Diplomatie économique

Aluminium du Maroc

À l’invitation de Benoit Vaillant, délégué CFCIM à Tanger, j’ai visité plusieurs entreprises en compagnie d’Anna-Gaël Rio, CFDE Tanger, et Pascal Capdevielle, délégué CFCIM à Fès.

Première séquence, Aluminium du Maroc (ALM), dont Benoit est l’un des deux directeurs généraux délégués, avec Abdelaziz El Alami, du même nom que son grand-père fondateur.

ALM emploie 650 personnes pour un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros.
La société a été créée en 1976 à Tanger par Abdelaziz El Alami, en partenariat avec le groupe français Péchiney (devenu Alcan puis Rio Tinto) pour produire des profilés d’aluminium sur le marché marocain. En 1998, l’entreprise est introduite en Bourse à Casablanca, se développe à l’international et lance la troisième ligne d’extrusion en 2019.

Pionnière dans la fabrication de profilés en aluminium au Maroc, ALM dispose d’un solide savoir-faire technique et d’une longue expérience. Le bâtiment représente environ 85 % de l’activité, avec des profilés pour menuiserie (fenêtres, portes, façades) et autres systèmes architecturaux.

ALM est la première société marocaine à être triplement certifiée ISO QES (Qualité-Environnement-Sécurité) qui facilite l’export et la reconnaissance internationale.

Nous avons eu un long échange sur les déclarations d’empreinte carbone, et la nécessité de décarboner la production d’aluminium pour ne pas sortir du marché. Les dirigeants d’ALM appellent l’UE à une réflexion collective, en associant les partenaires situés à l’extérieur de l’Europe, pour optimiser les coûts de la transition écologique. +d’images

Tronico Atlas

Accueilli par Michel Moulin, directeur général ; Guillaume Rousseau, responsable administratif et financier, et Hassan Zine el Abidine, directeur d’usine, nous avons visité l’usine d’assemblage de cartes électroniques de Tronico Atlas, située dans la zone franche de Tanger.

Tronico Atlas est une filiale marocaine du groupe Tronico (France), spécialisée dans la conception et production de systèmes électroniques à haute valeur ajoutée. Elle est implantée dans la Tanger Free Zone, avec une surface industrielle initiale de 6 000 m², sur un terrain pouvant atteindre 10 000 m², et emploie environ 250 à 300 personnes

Tronico fait désormais partie du groupe Agon Électronics, qui compte 1400 employés, pour un chiffre d’affaires de 216 millions d’euros.

Plus de la moitié des activités du groupe sont destinées à l’aéronautique.
Les activités destinées à la défense sont produites en France.

Très heureux d’avoir pu observer un véritable savoir-faire industriel qui est le premier site certifié NADCAP en Afrique, garantissant l’accès aux marchés aéronautiques internationaux.

Les services de production comprennent les lignes CMS, brasage, câblage filaire, tests… tandis que l’ERP est partagé avec Tronico France, pour une logistique intégrée, via des navettes régulières. +d’images

Malafi

Visite de Mafali, société dirigée par Olivier Autefage, qui partage son temps entre la France et le Maroc.

Implantée depuis mai 2010, dans la zone franche de Tanger, Mafali est spécialisée dans la fabrication et distribution d’accessoires optiques (étuis, microfibres, produits pour lentilles, etc.)

100 personnes travaillent dans l’entreprise qui assure la fourniture de 80% des opticiens français. +d’images

Entrepreneurs français

De nombreux entrepreneurs ont décidé de s’établir au Maroc pour gérer un Riad, un restaurant ou un commerce.

Anna-Gaël Rio m’a proposé de déambuler dans la ville à la rencontre de ceux qui ont choisi Tanger, pour s’établir.

Des personnalités aux parcours riches et variés qui ont toutes craqué pour cette ville, qui permet de profiter “en même temps” de l’Océan atlantique et la Méditerranée.

L’Atelier 49 est un lieu hybride mêlant atelier, boutique, bureau, salon de vernissage.

Singulier est un bureau d’architecture et fabrication d’objets créés par Jean Marc Haudrechy et Anne Chaplain – mobilier, luminaires, carreaux, lampes… chaque pièce est unique, de conception slow design, réalisée par des artisans tangérois (fer, rotin, bois).

Anne Chaplain organise également la manifestation « Être Ici » (tous les deux ans) autour du patrimoine tangérois, où chaque lieu-atelier accueille un artiste pour un week-end d’animations et d’expositions.

Rock da Kasbah, créé par Virginie Hutin, est un atelier de production textile : tot bags, t shirts, réalisés avec un couturier local Ahmed.

Le Musée de l’âne à Tanger créé par Abderrahim Benattabou, permet de redécouvrir un animal emblématique méconnu, de mieux comprendre son rôle culturel et historique.

La superbe maison d’hôtes Dar Nour, créée par Jean Olivier Arfeuillère et Philippe Chaslot, est située dans la Kasbah et offre une vue privilégiée sur la baie de Tanger.

Le restaurant Anna et Paulo, que j’avais visité lors de mon passage pendant la période du Covid, a surmonté la crise pour le plus grand bonheur des amateurs de sardines.

Afin de varier les échanges, je remercie Anna-Gael d’avoir organisé une soirée avec plusieurs représentants de notre communauté. +d’images

Culture

Institut français – Maison France

En 2026, une page de la représentation de la France à Tanger va se tourner. L’Institut français de Tanger va prendre possession du bâtiment utilisé historiquement par le consulat général de France.

J’ai visité, en compagnie d’Anna-Gaël Rio, CFDE Tanger, les travaux importants engagés qui permettront de renforcer la visibilité et l’attractivité française, grâce à des installations modernisées.

Campus France bénéficiera d’un espace à la hauteur de l’intérêt et la confiance des étudiants marocains, désireux de poursuivre leurs études supérieures dans l’Hexagone.

La majestueuse salle des pas perdus pourra accueillir conférences et salons professionnels. Le parc deviendra sûrement un lieu prisé par les Tangérois et les touristes, propice à la détente et à la rencontre. Un théâtre extérieur sera aménagé pour accueillir spectacles, projections de films en plein air et représentations théâtrales.

L’objectif est de faire de ce site, la “Maison France” à Tanger, qui accueillera également les associations.

Merci à Philippe Truquet d’avoir pris le temps de me présenter un chantier d’envergure qui marquera son passage et justifie notre sincère reconnaissance. +d’images

Institut français – Galerie Delacroix

En visitant la galerie Delacroix, attenante au campus consulaire, j’ai apprécié le travail proposé par Omar Mahfoudi, un artiste né à Tanger qui vit en France.

J’ai interrogé Philippe Truquet, directeur IFT, sur le modèle économique de la galerie.

Le produit de la vente des œuvres d’art exposées rapporte 50% à une galerie privée.

Très surpris d’apprendre que le fonctionnement de cette galerie repose uniquement sur l’argent du contribuable. Le directeur de l’IFT a plaidé sans succès pour un reversement d’une commission à minima de 20% pour participer aux frais. Compte tenu de l’état de nos finances publiques, il ne m’apparaît vraiment pas raisonnable de faire fonctionner une structure exclusivement sur fonds publics. +d’images

En circonscription au Maroc – Casablanca, Rabat (15-16 juillet 2025)

CASABLANCA

Communauté française

Fête nationale

À l’invitation de Pascale Trimbach, consule générale de France à Casablanca, j’ai participé à la célébration de notre fête nationale, ce 15 juillet, dans les jardins du consulat général.

À l’issue du discours émouvant de la consule générale, venue en poste à Casablanca pour assurer un intérim de 8 mois, Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, lui a rendu un hommage appuyé qui a été chaleureusement applaudi par les participants.

L’ambassadeur a rappelé la force des liens tissés entre le Maroc et la France.

La dynamique de la relation bilatérale est sortie renforcée suite à la visite d’État du président Emmanuel Macron, en octobre 2024.

Plus de 10 milliards d’euros d’accords ont été signés avec des entreprises françaises.

La réception ouverte à la communauté française et à des personnalités locales s’est tenue en présence du Wali de Casablanca ; du commandant de la place d’armes et de la maire de Casablanca.

Ravi d’avoir échangé avec de nombreux compatriotes que j’ai croisé lors de mes précédents déplacements, à l’image de nos conseillers des Français de l’étranger à Casablanca, Gilles D’Agescy et Fatima El Ouafi, de Gilles Abensour, président de la section CCEF Maroc, les membres du bureau de la CFCIM… +d’images

Consulat

Merci à Pascale Trimbach, consule générale de France à Casablanca, pour son accueil à la Résidence de France et l’entretien privilégié qu’elle m’a accordé à mon arrivée.

24.000 Français sont inscrits sur le registre de la circonscription de Casablanca.

Une grande activité du consulat est d’émettre des visas pour les Marocains souhaitant se rendre en France. 10% des visas émis par la France dans le monde (280 000), le sont au Maroc. Le nombre de demandes de visas pour étudier en France a progressé de 66% par rapport à 2024. Le nombre de dossiers enregistrés par Campus France a augmenté de 20%.

Nous avons évoqué également les questions liées aux fraudes détectées sur les aides sociales versées indûment en France pour des personnes établies au Maroc et sur celles liées au Narcotrafic. +d’images

Diplomatie économique

Saint-Gobain Maroc

Toute ma gratitude à Gilles Abensour, CEO de Saint-Gobain Maroc, et président de la section CCEF Maroc, qui compte 65 CCEF, pour m’avoir accueilli au siège social de la société, en compagnie de Pascal Capdevielle.

À cette occasion, Gilles Abensour m’a présenté l’extraordinaire développement cette société en moins de trois décennies. Saint Gobain a débuté en 1999 au Maroc. La société compte désormais 1000 collaborateurs dans le Royaume, répartis sur 9 sites pour un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros. J’ai salué le travail remarquable des équipes pour le développement de solutions constructives pour le confort, le bien-être et l’économie d’énergie dans les bâtiments.

Nous avons également visité le Showroom qui met en lumière l’ensemble des solutions offertes pour la construction. Pour finir, nous avons visité l’Académie de Formation, notamment la salle virtuelle et l’atelier technique Placo. Saint-Gobain Maroc a formé 11 000 personnes, à cette date, sur les produits et nouvelles méthodes constructives.

Autre sujet de fierté pour Gilles Abensour, la fondation Saint Gobain dépense 200.000 euros par an pour financer des projets sociaux.

Très heureux de cette visite d’une entreprise emblématique de la relation bilatérale entre la France et le Maroc. +d’images

RABAT

Diplomatie parlementaire

Chambre des représentants

Très honoré d’avoir été invité, en compagnie de Pascal Capdevielle, à la Chambre des représentants par Dr Hafid Ouchchak, député et ancien maire de Sefrou, pour un entretien avec Mohamed Chaouki, président du groupe parlementaire Rassemblement National des Indépendants (RNI).

Nous avons fait un tour d’horizon de la relation bilatérale, de la situation politique dans l’Union européenne, et des enjeux géopolitiques.

J’ai été séduit par le dynamisme de mes collègues, et leur description des perspectives offertes par le développement du Maroc. Leur volonté de soutenir l’expansion des entreprises marocaines, intéressées par les opportunités d’investissement en France, démontre qu’ils portent une vision ambitieuse pour conforter l’essor économique du Royaume et le développement de nos deux pays.

Merci au Dr Hafid Ouchchak pour son invitation à prolonger l’entretien, à l’occasion d’une rencontre privilégiée.

Merci également au Dr Mohamed Zidouh, président du groupe d’amitié Maroc-France à la deuxième Chambre, pour le temps qu’il m’a accordé à la faveur d’un entretien téléphonique durant mon passage à Rabat. Très sensible à ses mots de bienveillants et sa volonté de s’assurer du bon déroulement de ma mission au Maroc. +d’images

Publication du rapport sur la situation des Français de l’étranger

Le rapport annuel du gouvernement sur la situation des Français établis hors de France vient de paraître.

Au 31 décembre 2024, 1 754 666 compatriotes étaient inscrits au Registre des Français établis hors de France, soit une hausse de 3,5 % par rapport à l’année précédente, une évolution dont je me félicite.

Quelques chiffres marquants :
• Plus d’un quart des inscrits (28 %) résident dans un pays de l’Union européenne.
• Près d’un tiers des Français de l’étranger sont binationaux.
• Au niveau des pays, la Suisse (172 313 inscrits), les États-Unis (159 981) le Royaume-Uni (141 593) la Belgique (123 781) et le Canada (119 256) restent les 5 premiers pays d’accueil pour la communauté française expatriée. Ils totalisent 40,9% de nos compatriotes inscrits au registre.

Dans son avant-propos, Laurent Saint-Martin, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et des Français de l’Étranger, rappelle les priorités de son action : « Sécurité, modernisation, accompagnement et protection sociale au quotidien : tels sont les trois piliers qui guident mon engagement au service de nos compatriotes établis à l’étranger. »

Dans ce rapport, on retiendra notamment les avancées notables en matière de modernisation et de numérisation du service public consulaire.

Si vous vivez à l’étranger, il a forcément une rubrique qui vous intéresse :
– le réseau d’enseignement français à l’étranger ;
– la protection sociale et l’action sociale ;
– la sécurité des Français établis hors de France ;
– le soutien aux entreprises françaises à l’étranger et à la mobilité ;
– les dispositifs de volontariat international d’échanges et de solidarité ;
– l’administration des Français établis hors de France ;
– la coopération internationale (judiciaire, fiscal et social).

Lire le RAPPORT

En circonscription au Royaume-Uni – Londres – Fête nationale (14 juillet 2025)

Cette réception du 14 juillet 2025, à la Résidence de France, pour la fête nationale, s’est tenue dans le prolongement de la visite d’État, très réussie, du Président de la République (compte-rendu).

Cela m’a permis de remercier plusieurs personnes du poste diplomatique d’avoir contribué à ce succès, à commencer par Lise Paulin, magistrate de liaison à l’ambassade de France, qui s’est remarquablement occupée du déplacement des parlementaires.

Comme l’an dernier, j’ai assisté aux discours célébrant la fête nationale et l’amitié franco-britannique, en compagnie de Vincent Caure, député des Français établis hors de France d’Europe du Nord (3e circonscription).

Avec Amelie Mallet

Plusieurs conseillers des Français de l’étranger étaient présents à l’image de Patricia Connell, présidente du conseil consulaire, et d’Amelie Mallet, également administratrice du lycée international Winston Churchill.

La participation de Julien Steimer, directeur général de l’administration et de la modernisation du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, m’a permis de lui témoigner toute ma reconnaissance à l’égard des consuls généraux Samer Melki (Londres) et Stéphane Pailler (Édimbourg).

Le retour au consulat général d’Édimbourg d’une station de recueil de demandes de titres d’identité et de voyage, prévue à l’automne, évitera aux Français d’Écosse et du nord de l’Angleterre de se rendre à Londres pour accomplir les formalités pour les passeports ou les cartes nationales d’identité (compte-rendu).

Ce service de proximité pour les Français d’Écosse est consécutif à une réorganisation concertée des deux consulats pour améliorer le service aux usagers à coût constant.

Avec Raymond Blanc

Très heureux d’avoir pu féliciter Raymond Blanc, le plus britannique des chefs français, pour son entrée et son dessert servis au dîner d’État au château de Windsor. Raymond Blanc a partagé quelques anecdotes savoureuses sur la préparation des plats. Il m’a permis d’appréhender l’extraordinaire préparation nécessaire pour délivrer la performance gustative offerte simultanément à près de 200 convives.

Comme chaque année, j’ai retrouvé avec plaisir nombre d’acteurs de notre communauté.

Cela m’a offert l’opportunité de saluer Emmanuelle Bury, nouvelle présidente de la French Chamber of Great Britain, et de rencontrer Ben Coleman, membre du Parlement pour Chelsea et Fulham. J’ai remercié ce dernier pour l’accueil chaleureux des parlementaires britanniques à l’égard du président de la République, la semaine passée au palais de Westminster.

Un grand merci aux sponsors et à l’équipe de l’ambassade qui ont contribué à la réussite de ce grand rendez-vous annuel.

En circonscription au Royaume-Uni – Londres – Visite d’État (8-10 juillet 2025)

Ce 600ème déplacement, depuis le début de mon mandat, en compagnie d’Emmanuel Macron au Royaume-Uni, où je réside depuis 1997, constituera un souvenir exceptionnel et inoubliable.

Très honoré d’avoir fait partie de la délégation officielle qui accompagne la visite d’État du Président de la République et Mme Brigitte Macron au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, en compagnie de mes collègues parlementaires Pieyre-Alexandre Anglade, Vincent Caure et Jean-François Rapin.

Très heureux que les journaux aient titré à l’issue de ce déplacement, “Paris-Londres : le grand rapprochement”.

Abbaye de Westminster

Première séquence pour la délégation officielle qui accompagne le président de la République, le cadre de l’Abbaye de Westminster, lieu de couronnement des rois depuis celui de Guillaume le Conquérant en 1066.

L’abbaye a également vu de nombreux mariages et enterrements royaux. C’est le lieu de sépulture d’une partie des rois et reines d’Angleterre et aussi des hommes et des femmes célèbres, dont William Shakespeare ou Isaac Newton.

Le président de la République et Mme Brigitte Macron ont été accueillis par le révérend Marc Birch, Recteur chanoine de l’abbaye.

La séquence s’est ainsi déroulée :
. Recueillement devant le tombeau du soldat inconnu et dépôt de gerbe
. Présentation par le Recteur des membres du corps collégial
. Intermède musical par le coeur de Westminster
. Prière prononcée par le Recteur
. Visite de l’abbaye
. Signature du livre d’or +d’images & vidéo

Palais de Westminster

Étape très attendue, le discours prononcé par le président de la République Emmanuel Macron au Palais de Westminster.
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En 2008, j’avais suivi le discours du président Nicolas Sarkozy, un rang derrière les parlementaires, en qualité de conseiller à l’AFE pour le Royaume-Uni.

Autre perspective cette fois, aux côtés d’Emmanuel Macron, avec les ambassadeurs, face aux parlementaires britanniques (Commons et Lords) réunis en séance conjointe pour la circonstance.

À l’issue de son discours, Emmanuel Macron a été salué par une longue standing ovation des parlementaires.

Résumé des propos du président de la République Emmanuel Macron :
1. Renforcement du multilatéralisme et de l’ordre international
• le Président a souligné l’importance d’une coalition franco-britannique solide pour défendre un monde fondé sur les règles, face aux menaces de la Russie et à la montée de régimes autoritaires.
• Il a insisté sur la nécessité pour l’Europe de réduire sa dépendance économique vis-à-vis des États-Unis et de la Chine, en prônant une plus grande autonomie stratégique.
2. Coopération en matière de défense
• Il a annoncé un engagement à consacrer 3,5 % du PIB à la défense en France, tout en renforçant la coopération militaire entre Paris, Londres et l’Otan.
• Il a rappelé que le Royaume Uni et la France sont les deux seules puissances nucléaires en Europe, représentant ensemble 40 % des dépenses militaires du continent, et qu’ensemble ils peuvent bâtir le pilier européen de la défense.
3. Immigrations illégales
• Il a qualifié les traversées de la Manche de “fardeau partagé”, appelant à des résultats concrets via une coopération franco-britannique “humaine, solidaire et ferme” contre les réseaux de passeurs .
4. Soutien à l’Ukraine
• Emmanuel Macron a réaffirmé l’engagement sans faille à soutenir l’Ukraine dans sa résistance face à l’agression russe.
• Il a également évoqué la mise en place prochaine d’une force de sécurité paneuropéenne, discutée avec le Premier ministre Keir Starmer, pour un futur cessez-le-feu.
5. Paix au Moyen-Orient
• Le président a préconisé un cessez-le-feu urgent à Gaza et plaidé pour une solution à deux États en Israël-Palestine comme voie vers la paix.
6. Relance des échanges culturels et académiques
• Il a encouragé le développement des mobilités étudiants/chercheurs/artistes entre le Royaume Uni et la France, dans le sillage du nouvel accord jeunesse UE Royaume Uni.
Depuis le Brexit, cette mobilité est entravée par les Britanniques.
Pourtant ce passage a été particulièrement applaudi par les parlementaires britanniques.
7. Symbolisme culturel : prêt du Tapis de Bayeux
• En geste symbolique, Emmanuel Macron a annoncé le prêt historique du Tapis de Bayeux au British Museum (septembre 2026 – juillet 2027), en échange de la collection de Sutton Hoo.
8. Faire table rase du Brexit
• Il a qualifié le Brexit de “profondément regrettable” tout en soulignant le retour d’une relation retrouvée, grâce à l’orientation pro européenne du gouvernement de Sir Keir Starmer.
• Emmanuel Macron a appelé à ne “pas laisser la Manche s’élargir davantage” comme frontière entre leurs peuples. +d’images

Voir la vidéo du discours

Carlton gardens

À Carlton gardens, là où chaque 18 juin, nous célébrons l’Appel qui a marqué l’histoire de France, nous avons assisté au dépôt conjoint de deux gerbes par le président de la République, Emmanuel Macron, et par le Premier ministre, Keir Starmer, au pied de la statue du général de Gaulle.

Ils étaient accompagnés de Mme Brigitte Macron, et Lady Starmer.

David Lammy, secrétaire d’État aux Affaires étrangères du Commonwealth et du Développement, John Healey, ministre de la Défense et Sébastien Lecornu, ministre des Armées, étaient également présents.

À l’issue de la minute de silence, de la sonnerie aux morts, et des hymnes nationaux, le président de la République et le Premier ministre ont rencontré des vétérans, salué les élèves du lycée international Winston Churchill et leur directrice Mireille Rabaté, les représentants d’associations françaises et plusieurs élus des Français de l’étranger, dont Patricia Connell, présidente du conseil consulaire, et Marie-Claire Sparrow. +d’images & vidéo

C’est à l’issue de cette séquence, que le président de la République a pris une photo avec moi pour rendre hommage à Jérôme Notin, et son équipe, qui ont mis en œuvre le “17 cyber” (Lire le billet Cybersécurité : 17Cyber, le rêve devenu réalité !)

Château de Windsor – Dîner d’État

Profondément reconnaissant envers Emmanuel Macron de m’avoir inclus dans la délégation française, en compagnie de mes collègues parlementaires, le sénateur Jean-Francois Rapin, et les députés Pieyre Alexandre Anglade et Vincent Caure.

C’était un véritable honneur de représenter tous les Français établis hors de France d’être présenté à Leurs Majestés le Roi et la Reine au château de Windsor.

Côtoyer, lors du banquet d’État, la famille royale et de nombreuses célébrités du monde des affaires ou des artistes, à l’image des chanteurs Mike Jaeger, Elton John, Mika ou la comédienne Kristin Scott-Thomas, en compagnie du couple présidentiel et de nos ministres Jean-Noël Barrot, Sébastien Lecornu et Rachida Dati, donnait l’impression d’être au cœur d’un spectacle captivant.

Dans son discours, avec beaucoup d’humour et d’autodérision, le roi Charles III a cité le général de Gaulle pour justifier nos différences : “Les Anglais sont les Anglais, ce n’est pas leur faute !”

Dans un aparté humoristique, le roi a évoqué Astérix pour souligner les différences culturelles dans un climat de bon esprit et d’entente moderne entre les deux nations : « …Cette relation est fondée non seulement sur la coopération et la fascination mutuelle, mais aussi sur une compétition amicale et, parfois, oserai-je dire, la confusion. L’indomptable Gaulois, Astérix lui-même, et sans doute bien d’autres de ses compatriotes, ont eu le plus grand mal à comprendre notre chère “tasse de thé avec un nuage de lait” prise exactement à cinq heures de l’après‑midi… tout comme nous trouvons impossible de cuire une baguette aussi bien que vos artisans en France ! »

Le chef français Raymond Blanc était chargé de réaliser l’entrée, une “Assiette de légumes d’été, vinaigrette de tomates crues”, et le dessert, un “Parfait glacé au cassis sur un biscuit imbibé de cassis avec une gelée de fleurs de sureau”.

En hommage au chef français, la famille royale a tweeté sa photo en commentant : “L’entente cordiale in the kitchen”.

Impossible de conclure ce post autrement qu’en reprenant les mots du Président à l’issue de son toast : « Long live the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland. Long live France. Long live Franco British friendship. » +d’images

Mots d’ouverture du dîner d’État offert par Leurs Majestés le Roi Charles III et la Reine Camilla (voir la vidéo).

Château de Windsor – Discours du roi / Astérix

Merci à Nicolas Ribollet de m’avoir envoyé cet extrait du discours au moment où le Roi fait référence à “Astérix et ses compatriotes”, et que le cameraman oriente alors l’image sur moi :

Bonjour Olivier, Je me suis mis hier soir un peu par hasard à regarder en direct les discours du Roi et du Président au château de Windsor.
Quelle joie de te voir à l’image au moment même où le roi citait l’un de nos plus grands personnages de BD !
Comme Buckingham Palace laisse rarement la place au hasard, je n’imagine pas juste une coïncidence.
En fait, j’y ai vu un très beau clin d’oeil britannique rendant hommage à ta passion et tes activités dans le domaine de la BD.
Amitiés, Nicolas

Peut-être que le clin d’œil était alors plutôt un hommage aux Français du Royaume-Uni, dont je fais partie depuis 1997 ?


Verbatim :
L’indomptable Gaulois, Astérix lui-même, et sans doute bien d’autres de ses compatriotes, ont eu le plus grand mal à comprendre notre chère “tasse de thé avec un nuage de lait” prise exactement à cinq heures de l’après‑midi… tout comme nous trouvons impossible de cuire une baguette aussi bien que vos artisans en France !” ‎

Imperial College

Environ 250 personnes étaient réunies à l’Imperial College pour assister à la première séquence de la seconde journée de la visite d’État.

Le président de la République a participé à une table ronde intitulée : « IA : de la science à la croissance », avec la participation de Demis Hassabis (co-fondateur DeepMind) ; Arthur Mensch (CEO Mistral AI) et en modérateur, Amanda Wolthuizen (Imperial).

Emmanuel Macron a appelé à une alliance stratégique en IA franco britannique, affirmant que “le partenariat… est critique” pour rattraper les États Unis et la Chine, en mutualisant talents, laboratoires et financements.

L’objectif est d’atteindre une masse critique européenne pour concurrencer les puissances technologiques mondiales.

Cette séquence montre une volonté claire du président Macron de faire de l’IA un moteur de croissance européen, porteur de souveraineté technologique, à travers des partenariats structurés entre la France, le Royaume-Uni et leurs écosystèmes universitaires et industriels.

Très heureux d’avoir retrouvé le philosophe Théodore Zeldin à cette occasion. Il était venu en octobre 2011 à Ashford pour participer à une conférence en faveur de la création d’un métro transmanche pour rapprocher la France du Royaume-Uni. +d’images

Clara Chappaz et Éric Lombard

Institut français – Diplomatie économique

À l’occasion de la visite d’État du Président de la République au Royaume-Uni, Éric Lombard, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique et Clara Chappaz, ministre déléguée en charge de l’Intelligence artificielle et du Numérique ont organisé une réception pour la communauté d’affaires française au Royaume-Uni.

En 2024, 152 projets venus du Royaume-Uni ont permis de créer ou maintenir 4843 emplois.

Le pays est le 3ᵉ investisseur en nombre de projets et le 2ᵉ en emplois générés.

La France enregistre avec le Royaume-Uni son plus important excédent bilatéral en biens, atteignant 10,6Mds€ en 2024, devant tous ses autres partenaires commerciaux. Les exportations françaises ont progressé de 9% depuis 2019, pour atteindre 37,7Mds€.

Dans le domaine du nucléaire civil, EDF annonce un investissement de 1,1 Md£ dans le projet Sizewell C, pour la construction de deux réacteurs EPR au Royaume-Uni.

Très heureux d’avoir retrouvé Pascal Cagni, président de Business France et les membres de la Team France du Royaume-Uni réunis : Henri Baïssas (Business France) ; Pierre Chabrol (conseiller économique à l’ambassade de France) ; Luc Bardin (CCEF), Ralph Crouan (French Tech London), Philippe Chalon (Cercle Outre-Manche) et Sébastien Joly (directeur de la Chambre de commerce franco-britannique). +d’images

Lord-Maire – Guildhall

Le deuxième jour de la visite d’État d’Emmanuel Macron au Royaume-Uni s’est conclu par un banquet d’État à Guildhall, organisé par Alastair King, Lord-Maire de Londres et la City of London Corporation.

Plus de 600 invités ont assisté au banquet, y compris Son Altesse Royale le duc de Gloucester, plusieurs personnalités politiques de haut rang et des chefs d’entreprise du secteur financier et des services professionnels tant au Royaume-Uni qu’en France.

Le hasard du placement m’a offert le privilège d’être face à Julien Clerc, accompagné par son épouse Hélène Gremillon.

Émouvant de retrouver ce lieu où j’avais assisté au banquet d’État, il y a plus de 17 ans en 2008, offert alors au Président Nicolas Sarkozy.

Les temps ont bien changé depuis que le Royaume-Uni est sorti de l’UE.

Le maire de Londres a salué un esprit de coopération renouvelé dans les relations entre le Royaume-Uni et l’UE et appelé à une collaboration plus étroite sur les services financiers.

La cérémonie était à la fois diplomatique et cérémonielle : le chef de l’État a prononcé un discours dans une atmosphère empreinte de solennité et de traditions londoniennes. Emmanuel Macron a notamment critiqué le Brexit d’une manière diplomatique : « Je suis très respectueux de la voix du peuple et du choix de votre pays il y a neuf ans. Mais je dois dire que l’Union européenne était plus forte avec vous, et vous étiez plus forts avec l’Union européenne. »

Après s’être rendu au British Museum, le président a également déclaré qu’après « un projet longuement mûri », la France allait prêter pour la première fois en 900 ans la Tapisserie de Bayeux au British Museum.

Plusieurs ministres français accompagnaient le Président : Sébastien Lecornu (Armées) ; Jean-Noël Barrot (Europe et Affaires étrangères) ; Rachida Dati (Culture) ; Éric Lombard (Économie) ; Benjamin Haddad (Europe) et Clara Chappaz (Numérique) avec laquelle j’ai travaillé sur la transposition de 3 directives européennes (NIS2, DORA, REC) dans le droit français. +d’images

Médias – “Le sénateur Olivier Cadic souligne que Taïwan est un symbole de liberté dans le monde” (RTI – 15/07/2025)

Article RTI :

“Olivier Cadic, vice-président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat français, membre de l’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC) et qui a effectué plusieurs visites à Taïwan, a récemment accordé une interview à l’agence de presse taïwanaise CNA.

Selon Olivier Cadic, la force du Parti communiste chinois est peut-être illusoire, car elle ne repose pas sur le soutien populaire, ne tolère pas la diversité des opinions personnelles et repose sur la peur. Il a déclaré : “Taïwan est beaucoup plus fort qu’il n’y paraît, il faut faire en sorte que la Chine ne cherche pas à entrer par la force à Taïwan car elle aurait trop à perdre, le jeu n’en vaudrait pas la chandelle. C’est tout ce travail de dissuasion que nous devons entreprendre.”

Concernant la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations unies, votée en 1971, Olivier Cadic s’est dit admiratif des Parlements des pays qui avaient voté des textes ces derniers mois, afin de clarifier que la résolution 2758 ne traitait pas de la question de Taïwan. Il considère qu’en France, il faudrait d’abord qu’il y ait un consensus inter-partis avant de soumettre un tel texte au Parlement, ce qui constitue un défi dans un contexte où la scène politique française est très divisée à ce sujet, mentionnant le récent rapport de LFI appelant à la relance de la coopération franco-chinoise. Il a souligné que le Sénat français avait toutefois d’ores et déjà adopté à l’unanimité, en mai 2021, une résolution soutenant la participation de Taïwan aux organisations internationales.

Enfin, Olivier Cadic a assuré Taïwan de son soutien et a déclaré : “Taïwan représente cet élan démocratique qui nous inspire tous”, rappelant que le gouvernement chinois ne pouvait pas empêcher les parlementaires étrangers de se rendre à Taïwan”.

Lire l’article sur le site RTI : Le sénateur Olivier Cadic souligne que Taïwan est un symbole de liberté dans le monde (15.07.2025)

En circonscription au Maroc – Kenitra, Rabat, Mohammédia (26-29 juin 2025)

Retour au Maroc, coordonné par Sara Stri Drissi, conseillère des Français de l’étranger pour Rabat.

Après une première journée à dominante économique organisée par Thibaut Chatal, délégué régional pour Rabat de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), en compagnie de Pascal Capdevielle, Vice-président de la CFCIM chargé des relations avec les autorités et les délégations régionales, nous avons fait un tour d’horizon des préoccupations de la communauté française établie à Rabat.

KENITRA

Diplomatie économique

Stellantis (Kenitra)

Première séquence, organisée par Yves Peyrot des Gachons, une visite de l’usine Stellantis, qui a célébré ses 6 ans d’existence le 20/6/25.

Cette usine comprend un bâtiment de 190 000 mètres carrés sur un terrain d’une surface de 64 hectares. Elle emploie 4200 personnes, dont la moyenne d’âge est de 27 ans.

Peugeot 208, Citroën Ami, Fiat Topolino, Opel Rocks-e font partie des véhicules produits dans l’usine.

L’arrivée de Stellantis dans la zone franche a été accompagnée d’un écosystème qui s’est créé autour. Un poste créé chez Stellantis en génère 10 dans les usines sous-traitantes sur la zone, qui compte désormais 35 000 emplois.

Une vraie fierté pour Amine Abbadis, directeur de l’usine. +d’images

Steep Plastique (Kenitra)

Steep Plastique est un équipementier automobile de rang 1 répondant aux besoins des constructeurs automobiles.

Cette visite m’a permis de découvrir une entreprise installée sur la zone franche de Kenitra qui fait partie de l’écosystème pour accompagner son client Stellantis.

François Zarifian, préside la société familiale lyonnaise depuis 2020. Elle emploie près de 1200 collaborateurs dans des usines réparties dans 5 pays : France, Maroc, Slovaquie, Turquie et Portugal.

La société conçoit et fabrique des fonctions complètes pour l’industrie automobile.

L’activité marocaine se porte si bien qu’ils prévoient d’acquérir un nouveau site à Tanger. +d’images

RABAT

Diplomatie économique

Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (Rabat)

Merci à Thibault Chatal, CFCIM Rabat, pour l’organisation de deux séquences d’échanges, afin de discuter de l’activité économique :

•⁠ Un entretien avec Sébastien Le Bonté, 1er vice-président de la CFCIM, venu spécialement de Casablanca ;

•⁠ Un dîner avec des représentants de notre communauté :
Olivier Ramadour – consul général de Rabat ; Sara Stri-Drissi, conseillère des Français de l’étranger ; Pascal Capdevielle – délégué CFCIM Fès ; Patrick Montel – directeur général, Colas Rail ; Nicolas Neu – directeur général, ACO Africa ; Yvan Rousseau – président-directeur général, Smadire ; Cédric Guez – directeur commercial, Colas – GTR ; Thomas Idoux – directeur général, UDI Africa et Virginie Vatin, directrice générale, Orange Business.

Nous avons discuté des nombreux travaux d’infrastructures en cours en prévision de la co-organisation de la Coupe du monde de football par le Maroc en 2030.

Nouvelles lignes de trains rapides, réseaux de RER, une autoroute permettant de relier directement Fès à Marrakech en 3 heures… les projets ne manquent pas.

Nous avons également évoqué les questions de cyber-sécurité et les cyber-menaces qui pèsent sur les entreprises. +d’images

Colas Rail (Rabat)

Entretien avec Patrick Montel, directeur général de Colas Rail pour faire le point sur la future liaison grande vitesse (LGV2) qui prévoit de relier Tanger à Marrakech en 2 heures et 50 minutes.

Une nouvelle ligne Rabat-Tanger permettra de relier les deux villes en 50 minutes.

La LGV2 Kenitra – Marrakech desservira Rabat, le nouvel aéroport de Casablanca ; Casablanca ; la palmeraie de Marrakech et la gare centrale de Marrakech.

La mise en exploitation est prévue 6 mois avant le début de la Coupe du monde de football de 2030. Un véritable défi à relever pour tous les intervenants. +d’images

Communauté française

Conseillers des Français de l’étranger – Rabat Accueil

Merci à Sara Stri Drissi, conseillère des Français de l’étranger, qui a organisé cette double rencontre, pour évoquer les priorités des Français établis à Rabat.

•⁠ ⁠Un entretien avec Muriel Lamanileve, présidente Rabat Accueil ;

•⁠ ⁠un déjeuner de travail avec ses collègues conseillers des Français de l’étranger à Rabat : Khadija Belcaid, Isabelle Frej et Mathieu Lescrainier ; avec la participation de Thibaut Chatal et Pascal Capdevielle, respectivement délégué régionaux de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), pour Rabat et Fès.

Parmi les sujets prioritaires évoqués la situation des écoles locales de l’AEFE, futur de l’agence et les difficultés de la CFE. +d’images

Villa Mandarine (Rabat)

À l’invitation de Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, j’ai eu le privilège d’assister à la remise des insignes de chevalier de l’Ordre national du Mérite à Mme Claudy Imbert.

Claudy est la femme visionnaire derrière la création de la Villa Mandarine, à Rabat, un hôtel-restaurant de charme, niché dans une orangerie luxuriante, très prisée des diplomates, hauts fonctionnaires et acteurs du secteur public au Maroc. C’est un lieu, qui était également très prisé de mon regretté collègue Jean-Pierre Cantegrit.

Claudy appartient à une famille française implantée au Maroc depuis plusieurs générations.
Après une carrière d’enseignante en histoire de l’art à la Sorbonne, elle retourne à ses racines pour créer la villa Mandarine, sur un terrain familial de 3 hectares avec environ 700 orangers, qui ouvre ses portes en 2001.

Entourée par sa sœur, ses enfants, ses petits-enfants, ses amis et Olivier Ramadour, consul général de Rabat, Claudy a écouté avec émotion le superbe discours de l’ambassadeur, qui a retracé le parcours d’une femme d’exception.

Merci à Christophe Lecourtier de m’avoir offert l’opportunité de féliciter Claudy pour son sens du raffinement. +d’images

Maison de retraite du Souissi (Rabat)

À l’initiative de Sara Stri, conseillère des Français de l’étranger, je suis revenu à la maison de retraite du Souissi, dirigée par l’AFEB (Association Française d’Entraide et de Bienfaisance de Rabat Salé) pour découvrir le résultat de la première phase des travaux réalisés, dont le projet m’avait été présenté lors de ma précédente visite, il y a trois ans (compte-rendu).

La maison de retraite du Souissi, offre un accueil de grande qualité aux retraités francophones, dans un cadre chaleureux, sécurisé et élégant à Rabat. Le projet de rénovation en cours renforce l’engagement à offrir des services améliorés.

L’association, reconnue d’utilité publique depuis 1918, allie solidarité, gestion rigoureuse et innovation sociale.

En 2023–2025, un vaste chantier de rénovation et d’extension a été lancé : création de nouveaux espaces de convivialité, extension de chambres, maintien du patrimoine architectural. La première phase, inaugurée le 20/2/25, a permis de créer 10 nouvelles chambres, d’espaces communs et de services pour un coût de 8,5 millions de dirhams, dont 1,650 de dons en nature et 1,450 en numéraire pour la construction. 2 phases supplémentaires sont prévues pour atteindre 64 logements et 6 studios.

Depuis 2017, l’établissement dispose d’un centre d’accueil thérapeutique de jour destiné aux personnes âgées atteintes de pathologies cognitives (dont Alzheimer), avec encadrement médical, stimulation cognitive, animation sociale et club seniors.

En présence du consul général Olivier Ramadour, de Sara Stri, et Khadija Belcaid, élues de Rabat, et Pascal Capdevielle, délégué CFCIM Fès, j’ai salué l’action remarquable du président Jean-Luc Rizzo et du conseil d’administration constitué de bénévoles, qui emploie une quarantaine de collaborateurs à plein temps pour la bonne marche de l’établissement et l’assistance sociale. +d’images

MOHAMMEDIA

UFE Casablanca (Mohammédia)

Merci à Jean-Michel Raynaud, président de l’UFE Casablanca, pour son invitation à le rencontrer afin de partager avec moi, les principales préoccupations de nos compatriotes établis au Maroc, en compagnie de Pascal Capdevielle, délégué régional CFCIM, pour la région de Fès.

Santé, retraites, prestations sociales, bourses, Jean-Michel est très attentif à tout ce qui a trait à la vie quotidienne des Français à l’étranger et s’investit pour lever tous les obstacles à la mobilité entre le Maroc et la France.

Toujours investi professionnellement dans l’activité d’emballage destiné à l’agroalimentaire, Jean-Michel développe une vision pragmatique, orientée résultat.

Élu délégué consulaire en 2021, puis président de l’UFE Casablanca il y a moins de deux ans, Jean-Michel s’intéresse également au bon fonctionnement de la société de Bienfaisance.

Ravi d’avoir pu observer un modèle d’engagement au service de notre communauté.
Heureux de partager à cette occasion des images de la superbe baie de Mohammedia. +d’images

Médias – Olivier Cadic : « Il ne tient qu’à nous d’élever notre effort de défense pour être souverains. C’est l’autonomie stratégique, dont parlait le Président dès 2017 » (Public Sénat – 03/07/2025 – Vidéo 5’15)

Le 1er juillet, Sébastien Lecornu est venu au Sénat pour faire un point sur le budget des armées devant notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées (vidéo).

Dans le prolongement de l’audition du ministre des Armées, j’ai répondu à Quentin Calmet (Public Sénat) sur les questions que suscitent l’objectif de réarmement, en évoquant également Taïwan et nos otages en Iran.

J’ai répondu aux questions suivantes de Quentin Calmet :

> Au sujet des commandes, Sébastien Lecornu a dit : « l’ensemble des retards au premier semestre ont été largement rattrapés ». Est-ce qu’il vous a rassuré cette semaine en audition ?

> Un autre sénateur, Dominique de Legge, a dit « il y a 8 jours, ce n’est pas le discours que nous avons entendu au Bourget, soit c’est nous qui vous racontons des carabistouilles, soit c’est vous qui n’êtes pas dans la bonne vision de ce qui se passe et des choses qui remontent ». Vous faites plutôt confiance au ministre ?

> Le ministre a annoncé que les armées seront épargnées par l’effort budgétaire. C’est une bonne nouvelle ?

> On voit que les États-Unis demandent aux alliés de l’OTAN de passer à 3,5%, voire 5%, leur budget de défense dans le PIB d’ici 2035. La France est à 2%. Est-ce atteignable, est-ce souhaitable ?

> Qu’est-ce que vous répondez à tous les critiques qui ont dit qu’il y a une forme de vassalisation de l’Europe, suite au dernier sommet de l’OTAN. Donald Trump en est reparti victorieux, comme s’il avait pu imposer sa volonté aux pays européens. C’est une mauvaise lecture de la situation ?

> (autonomie stratégique) Même si c’est pour acheter des armes américaines ?

> On voit une inquiétude sur une possible escalade en mer de Chine ces prochains mois autour du sort de Taiwan. Vous avez interrogé spécifiquement le gouvernement sur ces sujets cette semaine. Qu’est-ce que vous avez eu comme réponse ?

> On a appris ces dernières heures que les Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, otages en Iran depuis plus de trois ans sont inculpés d’espionnage pour le Mossad, de complot pour renverser le régime et de corruption sur terre. Qu’est-ce que ces chefs d’inculpation vous évoquent-ils ?

Qatar – Entretien avec M. Khaled Al Hajri

(g à d) Else Joseph, Olivier Cadic, Khaled Al Hajri et Vivette Lopez

Ce 1er juillet, en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, j’ai eu le plaisir d’accueillir M. Khaled Al Hajri, Deuxième secrétaire à l’ambassade de l’État du Qatar.

Une rencontre qui s’est déroulée en présence de mes collègues, membres du GIA : Else Joseph, présidente déléguée pour les Émirats arabes unis et Vivette Lopez.

La discussion a principalement porté sur la situation au Moyen-Orient et ses perspectives d’évolution.

Cette rencontre a également été l’occasion de revenir sur le déplacement d’une délégation du groupe d’amitié en avril au Qatar et de souligner sa parfaite organisation à Doha par les autorités qataries et S.E. Sheikh Ali Bin Jassim Al-Thani, ambassadeur du Qatar en France (compte-rendu).

Cybersécurité : 17Cyber, le rêve devenu réalité !

« Garde tes rêves au plus profond de toi et un jour, ils se réalisent. », Walt Disney.

En janvier 2019, à mon retour de Beer Sheva en Israël (compte-rendu), j’ai formé le vœu d’un numéro d’appel unique pour toutes les victimes d’une agression cyber en France et y compris pour les Français de l’étranger.

J’ai plaidé sans relâche pour mettre en œuvre ce service. Trois ans plus tard, en janvier 2022, le Président de la République, Emmanuel Macron, a fixé pour objectif la création de ce service en France.

Le 17/12/2024, grâce à l’action de Jérôme Notin et des équipes du GIP ACYMA (Cybermalveillance.gouv.fr), le 17Cyber est entré en service pour répondre à la demande du Président.

À Carlton Gardens, à Londres, ce 8 juillet, j’ai remis le rondache 17Cyber au Président de la République, de la part de Jérôme Notin, en présence de Sir Keir Starmer, Premier ministre britannique.

Je suis très reconnaissant envers Emmanuel Macron d’avoir créé les conditions de ce progrès.

Le président de la République a voulu rendre hommage à l’équipe du 17Cyber.

Leur travail remarquable protège et aide nos compatriotes face aux cyber attaques.

Mon rêve est réalisé.
Avec cette photo, la boucle est bouclée.
Merci au Président de la République !
Merci à Jérôme Notin et ses équipes !