À l’invitation de Gérard Larcher, président du Sénat, et de Youssef Raggi, ministre libanais des Affaires étrangères et des Émigrés, j’ai participé au Sénat, le 15 juillet, à la Conférence de solidarité avec le Liban : les collectivités territoriales au cœur du partenariat franco-libanais, , en présence de SEM Rabih El Chaer, ambassadeur du Liban en France..

J’ai été ravi de retrouver Youssef Raggi, ainsi que Ahmad Hajjar, ministre de l’Intérieur et des Municipalités, que j’avais rencontrés à Beyrouth en février dernier, aux côtés de Nadia Chaaya, conseillère des Français de l’étranger Liban, Syrie.

En ouvrant cette conférence, Gérard Larcher, qui s’est rendu 37 fois au Liban, a rappelé que son objectif était de « galvaniser les énergies ». Citant Jean-Paul II, il a également rappelé que « le Liban est plus qu’un pays, il est un message ».

Avec le ministre Youssef Raggi

Le discours de Youssef Raggi a porté une vision ambitieuse : reconstruire un Liban gouverné par des institutions fortes, maître de ses décisions et pleinement souverain, notamment à travers le désarmement du Hezbollah (lire le discours).

À l’heure où les équilibres géopolitiques se déplacent, le ministre a souligné que la Méditerranée redevient un centre, conférant à la France et au Liban une responsabilité particulière pour bâtir une région où les institutions prévalent sur les logiques de puissance.

Cette ambition passe par une redéfinition de l’État libanais : restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire, mettre fin aux structures échappant à son contrôle, tout en rappelant que l’occupation d’une partie du territoire fragilise durablement les institutions.

Le ministre Ahmad Hajjar

Le ministre Ahmad Hajjar a, pour sa part, rappelé les avancées réalisées, notamment avec la tenue des élections municipales, et réaffirmé la volonté des autorités d’étendre progressivement l’autorité de l’État à l’ensemble du territoire.

La table ronde, animée par Christine Lavarde, présidente du groupe d’amitié France-Liban, a réuni a réuni Renaud Muselier, président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Joseph Maïla, sociologue et professeur d’université ; Zahi Chahine, directeur national de la cellule de gestion des catastrophes du Liban ; et Antoine Chaaya, directeur de Renzo Piano Building Workshop.

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger et Tanya Saadé Zeenny, présidente de la fondation CMA-CGM ont adressé un message vidéo pour la circonstance.

Les échanges ont illustré l’engagement des collectivités territoriales, des acteurs économiques et de la société civile aux côtés du Liban.

Dans une région en pleine recomposition, cette conférence a rappelé que la solidarité franco-libanaise ne consiste plus seulement à accompagner un pays en crise, mais à soutenir l’émergence d’un État pleinement souverain, capable d’assurer lui-même son avenir.