J’ai répondu aux questions suivantes : . Les attaques de cybersécurité désignent un spectre large… . Vous dites qu’on voit la paille dans l’œil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien… . Quels sont les pays particulièrement actifs dans le domaine de la cybercriminalité ? . La cybersécurité est-elle un enjeu européen ? Jusqu’où se fier à nos voisins ? . Que conseillez-vous aux entreprises au regard de ces menaces ? . 50 % des PME victimes d’une cyberattaque feraient faillite dans les 12 mois suivants. Comment réagir ? . Est-ce que l’Europe en fait assez en matière de cybersécurité ? . Une solidarité internationale totale est-elle vraiment envisageable ?
Le 17 juin 2015, je déclarais dans l’hémicycle du Sénat : « La loi de 2005 refusait l’acharnement thérapeutique ; celle de 2015 a introduit la sédation profonde et continue. Faudra-t-il attendre encore dix ans pour parachever notre dispositif de fin de vie ? »
Le 28 janvier 2026, le Sénat a rejeté en première lecture, par 181 voix contre 122, la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. Je m’en réjouis, tant le texte issu de l’Assemblée nationale avait été profondément dénaturé par les débats au Sénat.
Mes amendements ont soutenu la rédaction adoptée par l’Assemblée nationale afin d’affirmer clairement la reconnaissance d’un droit à l’aide active à mourir.
Les députés reprendront l’examen du texte, en deuxième lecture, sur la base de la version qu’ils avaient adoptée au printemps 2025.
Amendements défendus (vidéo) : Amdt 275 – Cet amendement vise à assumer pleinement la création d’un droit à l’aide active à mourir, tel qu’il avait été posé par l’Assemblée nationale. Ce droit doit s’adresser aux patients frappés d’une affection grave et incurable qui ne souhaitent pas connaître les affres de la maladie, même si leur pronostic vital n’est pas directement engagé. Amdt 328 – Cet amendement ajoute au texte de l’AN que la manifestation de la volonté du patient peut se faire par l’intermédiaire directives anticipées, lorsque la parole fait défaut. Amdt 334 – Cet amendement précise que l’on peut manifester sa volonté quel que soit le mode d’expression, y compris par l’intermédiaire de directives anticipées rédigées préalablement.
Avec Violaine Champetier de Ribes, présidente de la CCIFE et Viljar Lubi, ambassadeur d’Estonie en France
J’ai eu l’honneur et le plaisir de remettre à Violaine Champetier de Ribes les insignes de Chevalier de l’Ordre national du Mérite, lors d’une cérémonie officielle qui s’est tenue le 16 janvier 2026, au Sénat.
Installée en Estonie depuis cinq ans, pays qui la passionne (*), Violaine Champetier de Ribes a co-fondé la Chambre de commerce et d’industrie France–Estonie qu’elle préside. Cette structure vise à ouvrir aux entreprises françaises un accès privilégié à l’écosystème estonien de startups et de technologies, et offrir aux acteurs estoniens des relais en France et en Europe. J’étais à ses côtés, en octobre 2024, pour le lancement officiel de cette chambre à Tallinn (compte-rendu), dont la création constituait mon objectif prioritaire pour le pays.
La soirée s’est déroulée en présence de Viljar Lubi, ambassadeur d’Estonie en France et Charles Maridor, délégué général de CCI France International (**), ainsi que des représentants des institutions françaises et estoniennes, des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie France–Estonie venus de Tallinn pour la circonstance, parmi lesquels : Bouygues Travaux Publics, Chocolala, CoinsPaid, 5.0 Robotics, Mast Production et Quatre deux deux.
J’adresse à Violaine mes chaleureuses félicitations pour cette distinction pleinement méritée et l’encourage à poursuivre, avec la même énergie et la même conviction, son action exemplaire au service du partenariat franco-estonien.
(*) Violaine Champetier de Ribes est l’auteur de deux ouvrages majeurs : Demain, tous Estoniens ? puis The Full Digital Nation, qui participent activement à faire connaître le modèle estonien en France et à l’international.
(**) La Chambre de commerce et d’industrie France–Estonie est membre du réseau CCI France International, présent dans 98 pays à travers 125 chambres.
La condamnation de Jimmy Lai est une injustice tragique.
Il doit bénéficier d’une aide humanitaire.
J’ai cosigné la Déclaration de l’IPAC ainsi que 85 responsables politiques, répartis dans 31 pays.
DÉCLARATION DE L’IPAC SUR LA CONDAMNATION DE JIMMY LAI – 09/02/2026
L’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC) condamne avec la plus grande fermeté la condamnation inhumaine et politiquement motivée de Jimmy Lai, à l’issue d’un procès devenu le symbole du démantèlement des libertés à Hong Kong.
Ce moment ne s’est pas produit isolément. Il a été rendu possible par l’échec persistant de la communauté internationale à faire respecter la Déclaration conjointe sino-britannique, traité international juridiquement contraignant enregistré auprès des Nations unies. Alors que Pékin démantelait l’autonomie de Hong Kong, la liberté de la presse et l’État de droit, les gouvernements ont pris la parole, mais n’ont pas agi.
Le prononcé d’une peine de vingt ans de prison à un éditeur de 78 ans pour l’expression pacifique d’opinions politiques ne relève pas de la justice. Il s’agit d’une punition pour la dissidence, rendue possible par l’impunité.
L’IPAC appelle les gouvernements démocratiques à répondre en conséquence par une pression diplomatique coordonnée et par des mesures de responsabilité.
La persécution de Jimmy Lai constitue une preuve irréfutable que le système judiciaire de Hong Kong répond aux injonctions de Pékin et ne doit bénéficier d’aucun statut distinct de celui de la Chine. La réaction des gouvernements face à cette injustice constituera un test, non seulement de leur engagement en faveur des droits fondamentaux et des valeurs démocratiques, mais aussi de leur volonté de faire en sorte que les violations graves des traités internationaux entraînent des conséquences.
Nous exprimons notre profonde solidarité avec la famille de Jimmy Lai et réaffirmons l’engagement de notre réseau à œuvrer pour sa libération, ainsi que pour celle des nombreux prisonniers politiques détenus à Hong Kong.
Robert del Picchia s’est éteint à Vienne, où il vivait depuis plus de trente ans.
Son positionnement indépendant en dehors des étiquettes partisanes, ses combats, ses idées et son héritage vivent encore, portés par celles et ceux qu’il a inspirés et soutenus, au premier rang desquels figure ma collègue Olivia Richard.
Il a œuvré sans relâche pour que la communauté des Français établis hors de France soit respectée, écoutée et pleinement intégrée à la vie démocratique nationale.
Élu sénateur représentant les Français établis hors de France en septembre 1998, il a siégé au Sénat jusqu’en 2021. Il avançait avec une idée simple : si la démocratie n’est pas accessible, elle s’étiole. C’est cette conviction qui l’a conduit à défendre le vote par Internet pour nos compatriotes de l’étranger. En 2003, alors que le sujet paraissait encore audacieux, il obtenait l’expérimentation du vote électronique pour les Français des États-Unis.
Il a ainsi porté, parfois à contre-courant, des évolutions devenues aujourd’hui évidentes : modernisation des règles électorales, meilleure représentation des Français de l’étranger, reconnaissance de leurs spécificités.
Au Sénat, comme au milieu des élus des Français de l’étranger, Robert privilégiait l’écoute, attentif à toutes les sensibilités. Il aimait confronter les points de vue pour trouver des équilibres. Sa présence marquait les esprits sans jamais écraser personne.
Derrière le sénateur, il y avait aussi un homme de culture et de presse, un passeur passionné. Ancien rédacteur en chef du service français de Radio Autriche Internationale, il a, pendant des années, rédigé une lettre hebdomadaire destinée aux Français de l’étranger, avec le souci constant de transmettre une information claire et vérifiée. Olivia était à ses côtés dans ce travail de fond, patient, rigoureux et très attendu. Ensemble, ils formaient un duo solide, fidèle et complémentaire.
Robert del Picchia aura été un grand sénateur des Français de l’étranger, mais aussi un homme d’une véritable aura morale, élégant, courtois, curieux du monde et jamais dénué d’esprit.
À sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont œuvré à ses côtés, j’adresse mes pensées émues et mes plus sincères condoléances.
Merci à Sylvie Almeri, directrice de la SoCal (Southern California)French-American Chamber of Commerce, pour son leadership. Son idée d’une liaison aérienne directe entre San Diego et Paris-CDG est devenue mon projet prioritaire pour la Californie.
Message de Sylvie Almeri(traduit en français)
« Ne lâchez rien. » (« Don’t give up. ») — c’est ce que Emmanuel Macron m’a répondu lorsque je lui ai expliqué, il y a trois ans, que ma mission consistait à renforcer la collaboration entre San Diego et la France.
Ma réponse ? Je ne lâcherai rien. Jamais.
C’est précisément cette promesse qui nous pousse à continuer à défendre l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre San Diego (SAN) et Paris (CDG) — et qui démontre combien un travail de lobbying constant, sur le terrain, est essentiel.
Un immense merci au sénateur Olivier Cadic, pour son engagement sans relâche auprès des décideurs des deux côtés de l’Atlantique, en faveur de cette ligne.
Notre objectif est clair : accompagner davantage d’entrepreneurs français en Californie du Sud et créer des emplois des deux côtés de l’Atlantique — et une liaison directe Paris–San Diego serait un véritable accélérateur.
À l’approche de la Coupe du monde de football, et alors que le stade de San Diego accueillera des matchs du tournoi de football des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, nous espérons que cette dynamique contribuera à renforcer le dossier. Nous souhaitons également remercier chaleureusement le maire Todd Gloria pour l’élan et l’ambition internationale qu’il a insufflés à San Diego — un dynamisme qui rend les objectifs audacieux atteignables.
Je suis donc ravi de partager notre dernière mise à jour du Flagship Project, piloté par la French American Chamber of Commerce Southern California, avec des contributions de Nicolas Hénin (Air France / KLM Royal Dutch Airlines – Amérique du Nord) et du sénateur Olivier Cadic — un document rédigé par Clément Thiery.
À quand un vol direct entre San Diego et Paris ?
C’est le grand projet de la SoCal French-American Chamber of Commerce : obtenir la création d’une liaison aérienne directe entre SAN et la France. Nous faisons le point sur la question dans un entretien exclusif avec Nicolas Henin, directeur général d’Air France-KLM pour l’Amérique du Nord, et Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger, qui a fait de cette ligne sa “priorité pour la Californie”.
À l’occasion du Nouvel An, Clémentine Hao, ambassadrice de Taïwan en France, a convié ce 3 février les parlementaires du groupe d’amitié France–Taïwan à partager une Galette des rois XXL, réalisée par la Confédération nationale de la boulangerie française, dans les locaux de l’ambassade à Paris.
Notre groupe France–Taïwan au Sénat compte 63 membres, ce qui en fait le 2ᵉ groupe d’amitié le plus nombreux du Sénat, derrière France–Maroc.
Cette taille exceptionnelle en fait l’un des plus importants groupes d’amitié Taïwan en Europe, au même niveau que celui du Bundestag allemand et bien plus grand que le groupe britannique ou la délégation active du Parlement européen.
Le discours d’Else Joseph, vice-présidente, a souligné que notre groupe dépasse la seule action diplomatique : il est également un outil d’influence économique, industrielle et culturelle. La mise en valeur de la boulangerie française avec cette galette XXL, à l’image de celle servie à l’Élysée, illustre parfaitement cette influence et ce rayonnement.
Très belle année du cheval à toute l’équipe de l’ambassade et au peuple taïwanais ! +d’images
Très heureux d’avoir retrouvé Christian Masset, président de la Mission laïque française, pour un échange au Sénat, ce 2 février, en compagnie de Michel Monsauret, secrétaire général de l’ANEFE, Association nationale des écoles françaises à l’étranger.
Nous avons évoqué la situation l’enseignement français à l’étranger et esquissé le contour des collaborations que nos deux associations envisagent de mettre en place.
Les objectifs du Cap 2030 tels que définis par la MLF sont autant de défis que nous partageons et que nous voulons relever ensemble.
Avec tous les acteurs de l’enseignement français à l’étranger, nous entendons contribuer à la réflexion sur les besoins des élèves de demain, sur le métier d’enseignant pour en accompagner les nécessaires transformations, ainsi que sur les décisions courageuses qu’il conviendra d’assumer pour renforcer l’attractivité et la stabilité financière des établissements.
La MLF célèbrera son 125ème anniversaire en 2027. Elle a construit ce que le ministre de l’Europe et des affaires étrangères appelle « un trésor de notre rayonnement culturel ».
Christian Masset, grand serviteur de l’État, inscrit son action à la présidence de la MLF dans la tradition d’excellence qu’ont su maintenir ses prédécesseurs.
Un grand bravo aux agents consulaires, à Paris, à Nantes et sur l’ensemble du réseau, pour leur engagement quotidien au service des Français de l’étranger !
Cette mobilisation collective illustre l’engagement et le sens du service public qui animent nos consulats partout dans le monde.
Félicitations à Pauline Carmona et à ses équipes de la DFAE pour cette présentation claire et synthétique des résultats de l’action consulaire.
À la faveur de son déplacement à Paris, j’ai accueilli Serge Thomann, Conseiller des Français de l’étranger pour l’Australie, en compagnie de ma collègue Olivia Richard.
À l’ordre du jour, la préparation de mon second déplacement en Australie et le point sur les attentes de nos compatriotes ;
Félicitations à Serge pour la richesse et l’ampleur de son action comme en témoigne sa lettre d’information.
Le 4 février, à l’occasion de la séance des questions d’actualité au Gouvernement, j’ai interrogé Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, sur la situation des acteurs privés de l’enseignement français à l’étranger, fragilisés par une décision du conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, ainsi que par les dispositions de l’arrêté du 25 août 2025.
VERBATIM de mon intervention :
Monsieur le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères,
La France affiche l’ambition de doubler le nombre d’élèves dans le réseau d’enseignement français à l’étranger d’ici 2030.
Mais des décisions récentes fragilisent les acteurs privés qui portent cette dynamique.
D’abord, la décision du conseil d’administration de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, du18 décembre qui révolte les établissements au statut de partenaires.
Alors qu’ils sont autofinancés, ils se voient imposer des contributions financières accrues sans contrepartie.
Ensuite, l’arrêté du 25 août 2025 subordonne l’homologation des écoles françaises à l’étranger par le ministère de l’Éducation nationale à la signature d’un contrat avec l’AEFE, créant un conflit d’intérêts majeur : un opérateur public devient à la fois concurrent, partenaire obligatoire et quasi-autorité de régulation.
C’est comme si on demandait à France Télécom d’être également l’Arcom !
On demande ainsi à l’AEFE d’être joueur et arbitre, ce qui mine la confiance et l’équité du système.
Monsieur le Ministre, pouvez-vous abroger l’arrêté du 25 août 2025 pour restaurer une homologation relevant exclusivement du ministère de l’Éducation nationale ?
Voulez-vous engager une réforme séparant clairement la gestion des établissements par l’AEFE et la mission de développement du réseau des écoles françaises à l’étranger ?
Ma RÉPLIQUE :
Merci monsieur le Ministre,
La situation actuelle de l’AEFE exige des décisions immédiates.
Aucun système ne peut rester crédible lorsque l’acteur principal est à la fois compétiteur, régulateur et bénéficiaire des règles qu’il édicte.
Faire porter aux établissements partenaires le poids d’erreurs de gestion passées tout en les plaçant sous dépendance contractuelle est une double injustice.
La réforme ne pourra être crédible que si un principe clair est acté : neutralité, séparation des rôles et indépendance de l’homologation.
Il ne s’agit pas de venir au secours d’un système totalement dépassé, mais de créer un modèle économique soutenable.
Car n’oublions pas qu’au bout de nos décisions, ce ne sont pas des lignes budgétaires qui paient — ce sont des familles.
Cybersécurité – Directive NIS2 – Loi « Résilience » – Stratégie nationale de cybersécurité
Conférence de presse – Sénat – 4 février 2026 Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France
• Olivier CADIC, . Président de la commission spéciale du PJL « Résilience des infrastructures
critiques et renforcement de la cybersécurité » au Sénat . Sénateur des Français établis hors de France
• Philippe LATOMBE, . Président de la commission spéciale du PJL « Résilience des infrastructures
critiques et renforcement de la cybersécurité » à l’Assemblée nationale . Député de la Vendée (1ʳᵉ circonscription)
Alors que les cyberattaques se multiplient et que les fuites de données touchent quotidiennement entreprises, administrations et citoyens, la France accuse un retard préoccupant dans la transposition de la directive européenne NIS2, qui aurait dû être intégrée au droit national avant le 17 octobre 2024.
La proposition de loi dite « Résilience » a été adoptée par le Sénat en mars 2025, puis approuvée à l’unanimité en commission spéciale à l’Assemblée nationale en septembre 2025, sans jamais avoir été inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
Une fausse information, c’est comme un cancer, si vous ne la traitez pas vite, elle va se répandre et c’est terminé. J’ai appris cela à Taiwan en 2021 : répondre en 200 mots sous 2 heures, avec humour…
Extraits :
Depuis septembre 2025, le ministère des Affaires étrangères opère une véritable riposte sur le réseau social X grâce au compte French Response. Avec un ton bien moins diplomate que la communication officielle, il réussit à faire mouche et attire aussi bien les critiques que l’approbation.
(…)
“C’est un outil qui permet d’avoir une réponse officielle à l’heure où le président américain commente sur son compte Truth Social toutes ses actions et celles des autres,” estime Olivier Cadic, sénateur et vice-président de la commission des affaires étrangères au palais du Luxembourg.
(…)
“On voit bien que les démocraties sont en train de s’effondrer les unes après les autres et qu’on est attaqué de l’intérieur. French Response est donc un bon outil pour ce qui n’est qu’une réaction,” ajoute Olivier Cadic. Le sénateur appelle de son souhait à l’implication de la société civile afin que French Response ne soit pas le seul outil dédié à ce type de “réaction”: “Aujourd’hui, on se fait attaquer de tous les côtés. Il ne faut pas laisser l’Etat seul, il faut un modèle collectif de réponse. Si ce compte n’existe que pour répliquer et qu’il se retrouve seul, je pense qu’ils n’y arriveront pas.”
J’ai répondu aux questions de François-Xavier de Calonne dans son émission Pluriel (Radio Orient), au sujet des foyers de tension sur la scène internationale et des rivalités stratégiques entre grandes puissances.
ÉCOUTER le Podcast de l’entretien « Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France »
Radio Orient :
L’entretien revient sur la répression sanglante du soulèvement populaire en Iran et sur les marges de manœuvre de l’Europe pour soutenir la population iranienne, dans un contexte marqué par le retrait et l’ambiguïté de la position américaine. Il analyse également la stratégie régionale de Téhéran, à travers la mobilisation de ses relais à Gaza, au Liban, en Syrie et en mer Rouge, et les risques d’escalade militaire que cela implique.
Enfin, l’échange interroge la place de l’Europe prise en étau entre la rivalité structurante des États-Unis et de la Chine, et pose une question devenue centrale : l’Union européenne peut-elle encore se permettre de différer la construction d’une véritable Europe de la défense ?
Voeux à la communauté française
établie à l’étranger
Sécurité des Français de l’étranger ; Soutien au réseau des CCIFI et CCEF ; Développement enseignement français à l’étranger
Sénateur indépendant, au sein du groupe Union centriste depuis octobre 2014, le monde est ma circonscription.
Depuis le début de mon mandat, j’ai effectué 627 déplacements dans 116 pays avec une priorité d’action par pays.
Sénateur entrepreneur, je fonctionne en mode projets avec les élus, diplomates, entrepreneurs et la société civile autour de quatre champs d’intervention : Action consulaire ; Éducation & Culture ; Diplomatie parlementaire ; Diplomatie économique
LE MONDE POUR CIRCONSCRIPTION
ANEFE (ASSOCIATION NATIONALE DES ÉCOLES FRANÇAISES À L’ÉTRANGER)
Depuis 50 ans, l’ANEFE soutient les écoles françaises à l’étranger et les fédère pour contribuer à l’atteinte de l’objectif de doubler le nombre d’élèves d’ici à 2030.
TRENTE ANS DÉJA
Il y a 30 ans, je m’installais à Ashford, dans le Kent. Aujourd’hui, nous œuvrons pour obtenir la réouverture de la gare internationale d’Ashford, fermée depuis le Covid, afin de restaurer une liaison essentielle pour les mobilités, l’attractivité du territoire et la vie quotidienne des Français établis au Royaume-Uni.
Extrait : Dans le cadre de la proposition de loi contre le narcotrafic examinée en mars dernier par le Parlement, l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et celui de la Justice Gérald Darmanin avaient tenté d’imposer des backdoors (« portes dérobées », en bon français), un dispositif permettant de casser le chiffrement des discussions privées et de contraindre les messageries cryptées à livrer les discussions de leurs utilisateurs aux enquêteurs. Mais la disposition avait été rejetée tout net par les parlementaires.
Le vieux disque des “backdoors”
Et pour cause… « Les backdoors reviennent à espionner les gens et remettent en cause le droit à la vie privée et à la protection des données, affirme le sénateur centriste Olivier Cadic. On est en train de préparer le terrain pour qu’un régime autoritaire s’installe ! »
De quoi péter un câble ! Les portes dérobées affaiblissent aussi la sécurité des applications. Si on décodait une partie des conversations, toutes se retrouveraient fragilisées. Dès lors, les failles pourraient être exploitées par les services de renseignement… mais aussi par des groupes criminels et des États hostiles contre lesquels ils prétendent justement lutter. Un sacré bug !
Pour s’assurer que les ministres régaliens n’essaient pas de revenir par la fenêtre pour imposer des portes dérobées, Cadic avait introduit dans le projet de loi Résilience contre les cyberattaques un amendement les interdisant formellement, et ce avec le soutien du Premier ministre de l’époque, François Bayrou. Dix mois plus tard, le gouvernement refuse d’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée ce texte, qui transcrit dans le droit français plusieurs directives européennes visant à prévenir les entreprises et les administrations contre les piratages.
En décembre, Matignon a même demandé au sénateur Cadic de jeter son amendement à la corbeille, ce qu’il a refusé de faire. Pour le court-circuiter, le ministère de l’Intérieur songe désormais à faire voter une loi autorisant les backdoors avant l’entrée en vigueur des directives européennes en France…
Dans un article éclairant, le journaliste Étienne Fauchaire (Epoch Times) remarque à juste titre que la directive européenne NIS2, censée être transposée en droit français afin de renforcer la sécurité des acteurs essentiels au fonctionnement de la société et de l’économie, reste « engluée dans les méandres parlementaires ».
Ce projet de loi dit « Résilience », pour lequel je préside la commission spéciale, a pourtant été adopté par le Sénat en mars 2025, puis approuvé à l’unanimité en commission spéciale à l’Assemblée nationale en septembre 2025. Toutefois, il n’a jamais été inscrit à l’ordre du jour de l’AN.
Quinze mois. C’est le retard accumulé par la France dans la transposition de la directive NIS2, qui aurait dû être intégrée au droit national avant le 17 octobre 2024. Entre ces deux chiffres, un gouffre temporel que le sénateur Olivier Cadic, président de la Commission spéciale NIS2 au Palais du Luxembourg, synthétise en une formule : « Pour passer une loi, il faut des mois, voire des années. Dans le cyber, certaines attaques se produisent donc en 28 secondes à cinq minutes. »
(…)
« La loi doit poser les cadres généraux. Ensuite, ce sont les professionnels eux-mêmes qui doivent s’emparer de ces principes, s’adapter et sécuriser leurs systèmes en fonction de leur environnement », a plaidé Olivier Cadic. « Si l’on cherche à tout encadrer juridiquement, nous serons constamment en retard, toujours un pas derrière le terrain. » Le vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, lui-même ciblé, avec d’autres parlementaires, par une cyberattaque attribuée à des pirates chinois agissant pour le compte de Pékin, se montre particulièrement investi sur les questions de cybersécurité.
Jugeant « la façon actuelle de faire la loi complètement délirante », le sénateur propose une autre méthode, inspirée du Budget Act américain : évaluer le coût et l’objectif de chaque loi avant et après son adoption pour mettre fin à un empilement législatif inutile. Et remplacer la question « ai-je bien suivi la procédure ? » par celle qui compte vraiment : « est-ce que ça fonctionne ? »
Créée dans un lycée romain en 1968, au lendemain du concile Vatican II, Sant’Egidio est une communauté chrétienne laïque qui rassemble aujourd’hui près de soixante mille personnes et est présente dans plus de soixante-dix pays.
Sant’Egidio s’est progressivement imposée comme un acteur de la médiation internationale pour le règlement des conflits, en intervenant dans une quarantaine de conflits en Afrique, en Amérique latine ainsi que dans les Balkans.
Ce 21 janvier, notre commission des Affaires étrangères et de la Défense a voulu mieux appréhender ce que l’on appelle parfois la « méthode Sant’Egidio », en invitant le professeur Mario Giro, membre du Conseil de présidence de la communauté de Sant’Egidio et ancien vice-ministre italien des Affaires étrangères, et de Valérie Régnier, présidente de la communauté de Sant’Egidio France.
Ma question a porté sur le risque de résurgence d’un génocide contre les Tutsi et savoir comment Sant’Egidio pourrait le prévenir.
VERBATIM de mon intervention
La communauté de Sant’Egidio est reconnue depuis des décennies pour son engagement courageux en faveur de la paix, du dialogue et de la protection des plus vulnérables dans la région des Grands Lacs, en particulier au Kivu.
Le témoignage de Floribert Bwana Chui, membre de votre communauté, martyr de la justice et de la lutte contre la corruption, rappelle combien la fidélité à l’Évangile peut coûter la vie dans cette région meurtrie.
Dans ce contexte, je voudrais poser une question difficile mais essentielle.
Face à la présence durable des FDLR au Kivu, groupe issu du génocide de 1994 et dont certains dirigeants continuent de parler ouvertement de « finir le travail », Sant’Egidio considère-t-elle qu’il existe aujourd’hui un risque réel de résurgence d’un génocide contre les Tutsi au Rwanda ?
Et comment votre communauté pense-t-elle pouvoir contribuer, concrètement, à prévenir une telle catastrophe, au-delà du dialogue, lorsque des idéologies génocidaires restent actives ?
Le sénateur français Olivier Cadic appelle à la reconnaissance de la stabilité et de la démocratie du Somaliland
Le sénateur Olivier Cadic, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat et président du groupe interparlementaire France–Pays du Golfe, a appelé la France et l’Europe à soutenir activement le Somaliland lors d’un récent débat au Sénat, organisé en application de l’article 50-1 de la Constitution, sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales.
S’exprimant au nom du groupe Union centriste, le sénateur Cadic a mis en lumière les réalisations du Somaliland depuis le rétablissement de son indépendance vis-à-vis de la Somalie en 1991. Il a décrit ce pays de la Corne de l’Afrique comme un modèle de stabilité, d’État de droit et de régularité démocratique à travers des élections libres et constantes.
Olivier Cadic a souligné l’incohérence des réponses internationales face à l’émergence de nouveaux États, rappelant que la dissolution pacifique de la Tchécoslovaquie en République tchèque et en Slovaquie en 1993 avait été rapidement reconnue par les pays européens. Il s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles le Somaliland, malgré son parcours pacifique, démocratique et une gouvernance effective, demeure largement ignoré.
« La France ne peut pas rester un simple spectateur », a déclaré le sénateur Cadic, insistant sur le fait que la diplomatie est à la sécurité internationale ce que la justice est à l’ordre intérieur. Il a appelé la France et l’Europe à défendre les démocraties dans le monde, à aider les peuples fuyant des régimes indignes, à faire prévaloir le droit sur la force et à protéger les souverainetés contre la coercition plutôt que de se contenter de condamnations de principe.
Le sénateur a rapproché le cas du Somaliland de situations similaires à Taïwan et dans d’autres pays menacés, les inscrivant dans une question fondamentale du XXIᵉ siècle : savoir si les frontières et les souverainetés seront déterminées par la force ou par le droit.
Olivier Cadic défend depuis longtemps la cause du Somaliland, notamment lors d’une visite en 2023 au cours de laquelle il a rencontré des responsables locaux et mis en avant le fonctionnement des institutions, la tenue d’élections libres et les attributs étatiques du territoire comme fondements d’une reconnaissance internationale.
L’intervention du sénateur Cadic au Parlement s’inscrit dans le prolongement des efforts de l’ambassadeur du Somaliland en France, Abdirahman Yassin Mohamed, visant à renforcer la coopération entre le Somaliland et la France, ainsi que les échanges avec les principaux acteurs politiques français, parmi lesquels figure le sénateur Cadic.
Ses propos témoignent d’un intérêt parlementaire croissant en France pour un engagement approfondi avec le Somaliland, dans un contexte d’évolution des équilibres dans la Corne de l’Afrique.
Extrait : L’influence française minée par « les balbutiements budgétaires » ?
« C’est un peu le paradoxe de la situation : la France s’est livrée à un travail diplomatique formidable, qui lui a permis d’obtenir de nombreuses avancées, mais aujourd’hui, elle se retrouve isolée au même rang que l’Autriche et l’Irlande qui ont voté contre, mais aussi la Pologne et la Hongrie qui passent généralement pour les mauvais élèves de l’UE », pointe le sénateur centriste Olivier Cadic, vice-président de la commission des Affaires étrangères et seul sénateur favorable au Mercosur. « Le président n’y était pas forcément défavorable, mais malgré un important travail de pédagogie, il a eu le bras tordu au niveau national par la politique politicienne et les balbutiements budgétaires. Nos partenaires européens en ont bien conscience, et cette situation profite à nos concurrents », soupire l’élu.
(…)
En revanche, l’Italie ressort renforcée de cette affaire. « Nous nous sommes mis entre les mains de Giorgia Meloni, et nous l’avons fait faiseur de roi », soupire Olivier Cadic. La volte-face de Rome, initialement rangée aux côtés de la France, a effectivement permis à la commission d’obtenir une majorité qualifiée.
Extrait : La France, porte-étendard de la défense européenne
« Il faut prendre les dossiers un par un, et le cas du Mercosur n’impacte pas la crédibilité de la France, ni même son leadership dans d’autres domaines, comme le pacte asile-immigration, la régulation du numérique, et surtout les enjeux de défense européenne qui sont, aujourd’hui, la première des priorités pour l’UE », veut également rassurer Olivier Cadic. Cet élu estime que la personnalité volontariste du chef de l’Etat est un vrai marqueur sur cette thématique. La semaine écoulée en a fait la démonstration avec la réunion, mardi à Paris, de « la coalition des volontaires » qui soutient l’Ukraine contre la Russie. Un rendez-vous au cours duquel Emmanuel Macron a assuré qu’il était prêt à déployer les forces françaises en Ukraine pour participer au maintien d’un éventuel cessez-le-feu entre Moscou et Kiev.