J’ai eu le plaisir de répondre aux questions de François-Xavier de Calonne sur Radio Orient, ce 5 janvier, au sujet la capture de Nicolás Maduro par les Etats-Unis.
Écouter le PODCAST (début à 7’32)
VERBATIM de l’entretien
François-Xavier de Calonne – Entretien à présent avec une personnalité politique française, Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, vice-président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat. Il salue l’appui du président français suite à cette opération états-unienne : le sénateur Olivier Cadic.
Olivier Cadic – Pour le Sénat français, nous l’avions écrit dans notre rapport de la commission d’enquête sur le narcotrafic, Nicolás Maduro est vraiment le gardien du trafic de drogue dans le pays, qui contrôle l’accès aux richesses de la cocaïne pour les trafiquants de drogue, pour les politiciens corrompus et pour le réseau implanté dans l’armée, connu sous le nom de Cartel des soleils. Donc, pour nous, c’est évident que Nicolás Maduro n’est pas reconnu par la communauté internationale. Par deux fois, il est allé aux élections présidentielles et par deux fois, il a été battu. Et donc il s’est imposé par la force. Il est resté au pouvoir par la force, avec le soutien de puissances extérieures.
FXdC – Et vous dites qu’il n’était pas reconnu par la communauté internationale ?
OC – Non. L’élection de Nicolás Maduro n’a pas été reconnue par deux fois. Il s’est maintenu au pouvoir par la force. C’est un dictateur, mais c’est avant tout le coordinateur de trafics de drogue.
FXdC – Faut-il regarder la méthode employée par Washington qui piétine ainsi le droit international et quelles conséquences cela peut-il avoir, notamment sur les velléités du président des États-Unis, Donald Trump, qui a déjà fait état de son souhait de prendre le Groënland et qui estime que Cuba est tombée.
OC – Il ne faut pas tout mélanger. Si la question, c’est l’arrestation de Nicolás Maduro et la manière dont elle s’est passée, c’est un fait qu’ils sont allés le chercher là où il était, que c’était un risque qu’ils ont pris, qu’ils ont mesuré, qu’ils ont pris. Ça s’est bien terminé et Nicolás Maduro est sous les verrous. Et je pense et j’espère que ça va faire réfléchir un certain nombre de membres du crime organisé, de savoir qu’effectivement, même poussés à ce niveau-là, ils peuvent se retrouver derrière les barreaux.
FXdC – Ce qui est en question, c’est aussi la question de la méthode. Et là, il ne s’agit pas de mélanger différentes affaires. Lorsque le président des États-Unis, après l’arrestation de Nicolás Maduro, affirme que son pays a besoin du Groënland du point de vue de la sécurité nationale, que le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper, il s’agit d’un pays différent, mais il s’agit des propos, bien entendu, mais de la suite des velléités du président des États-Unis.
OC – Il a parlé de beaucoup d’autres choses. Moi, si vous me demandez par rapport à monsieur Maduro, je me réjouis de son arrestation et j’espère que ça va être un « game changer » qui va nous permettre d’avancer sur la région, sur la zone. Il a effectivement parlé de ce qui se passe en Colombie, du trafic de cocaïne, enfin de la production de cocaïne. Je vous rappelle que la France elle-même est fortement engagée dans la lutte contre le narcotrafic, qui prend sa base en Amérique latine pour une grande partie. Sur ce sujet-là, on est d’accord. Après, pour le reste, pour des velléités, éventuellement, de prendre possession sur d’autres territoires dans l’intérêt unique des États-Unis, bien évidemment, on ne peut pas être d’accord là-dessus. Il y a un droit international et on sera là pour effectivement le défendre.
FXdC – Oui, parce qu’après cela, il pourrait être difficile de sommer la Chine de ne pas s’en prendre, notamment à Taïwan, par exemple.
OC – La Chine qui laisse entendre ou veut faire entendre que Taïwan, c’est la Chine. En aucun cas Taïwan n’est la Chine. Et donc, on ne peut pas accepter non plus ces manifestations et le fait qu’ils ne reconnaissent pas un peuple qui a sa propre exigence, une démocratie qui élit ses propres dirigeants. C’est absolument insupportable, on ne peut pas l’accepter non plus.









J’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat, ce 17 novembre, Kim Younes, présidente-directrice générale de TV5Monde (à l’image), ainsi que Thomas Derobe, son secrétaire général.
Paul Ackermann, journaliste du Temps à Genève, a recueilli mon avis sur l’assassinat du jeune Mehdi Kessaci, petit frère d’Amine Kessaci, connu pour son combat contre le narcobanditisme marseillais et auteur du livre intitulé « Marseille, essuie tes larmes. Vivre et mourir en terre de narcotrafic ».
La relation France-Chine est-elle un jeu de dupes ? Je salue le travail d’Isabelle Feng qui met en lumière un grave déséquilibre. Dans son article, elle dénonce avec justesse et précision 60 ans d’illusion dans la relation France-Chine et appelle à un changement radical de stratégie : fermeté, valeurs démocratiques et réciprocité comme principes directeurs, mais aussi soutien à Taiwan. Sur ce dernier point, la chercheuse rappelle les efforts du groupe d’échanges et d’études Sénat-Taïwan, présidé par Alain Richard, puis par Jean-Baptiste Lemoyne, ainsi que mon action. Je l’en remercie.


Architecte visionnaire, élu des Français de l’étranger et chevalier de l’Ordre souverain de Malte, Jean-Louis Mainguy laisse le souvenir d’un homme de foi et d’humanité profonde.







