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Médias – Olivier Cadic : “Ce ne sont pas les Libanais qui ont décidé de créer le conflit avec Israël, ce sont bien les Gardiens de la Révolution” (Public Sénat – 25 mars 2026 – Vidéo 1’50)

Lors de la séance de questions d’actualité au Gouvernement (QAG) du 25 mars, la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences économiques ont dominé les échanges.

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a notamment été interrogé sur la situation au Liban, alors que les bombardements israéliens contre le Hezbollah au sud se poursuivent. À l’issue de la séance, j’ai été invité sur le plateau de Public Sénat pour analyser la situation au Liban, où je m’étais rendu mi-février, et réagir aux propos de Jean-Noël Barrot.

Voir également mon intervention, le soir même, au nom du groupe Union centriste, dans le cadre du débat sur la situation au Proche et Moyen-Orient (article 50-1). VIDÉO

VERBATIM

Tâm Tran Huy – Benjamin Netanyahou affirme qu’Israël est en train d’élargir, je le cite, sa zone tampon au Liban. Olivier Cadic, un dernier mot sur le Liban ?

Olivier Cadic – J’étais au Liban il y a un mois. J’ai rencontré le président Joseph Aoun, qui me disait que, effectivement, l’action de désarmement du Hezbollah était en cours. C’est aussi ce que me disait notre ambassadeur, Hervé Magro. Force est de constater que ce n’est pas le cas, que le Hezbollah est très armé et tout à fait prêt à mener la guerre.

On sait maintenant que ce ne sont pas des Libanais, ce sont les Gardiens de la Révolution qui sont sur le terrain. Actuellement, au nord de la frontière israélienne, au Sud-Liban, ce sont vraiment les Gardiens de la Révolution qui sont au contact avec les forces israéliennes.

Et, encore une fois, ce à quoi nous avons à faire : ce ne sont pas les Libanais qui ont décidé de créer le conflit avec Israël, ce sont bien les Gardiens de la Révolution qui se sont mis à attaquer Israël. C’est cela la situation. Effectivement, Israël est en train de réagir et ce qui gêne beaucoup les Libanais, c’est qu’ils sont confrontés chez eux avec le Hezbollah, qui est à la fois politique, qui siège au niveau du gouvernement, qui siège dans le parlement et qui, en même temps, déclare la guerre à leurs voisins sans simplement en référer ni au gouvernement ni au Parlement. Ils se mettent hors la loi. Le ministre de la Justice libanais a d’ailleurs considéré qu’ils devaient être poursuivis pour sédition. Et l’action de Joe Raggi, le ministre des Affaires étrangères, est véritablement ultra-courageuse de dire que maintenant, cela suffit au nom du Premier ministre et du Président, de dire que l’ambassadeur d’Iran doit être persona non grata. C’est un vrai progrès et je suis ravi que notre ministre l’ait souligné.

Médias – “Le sénateur Cadic: les pays du Golfe font preuve d’une grande résilience et maîtrise face à la crise” (Arab News, 13/03/2026)

ARAB NEWS PARIS: Les frappes récentes de l’Iran contre plusieurs États du Golfe représentent un test majeur pour la stabilité régionale, pour la solidité des alliances et pour la capacité de réaction collective des pays de la région, qui font preuve d’une grande capacité de résilience et de maîtrise.

C’est en tout cas le point exprimé par le sénateur Olivier Cadic, président du groupe sénatorial France-pays du Golfe, qui répondait aux questions de.Arab News en français, et qui estime que cette crise agit « comme un révélateur des équilibres géopolitiques au Moyen-Orient ».

Depuis le début de l’escalade, l’élément qui frappe particulièrement le sénateur c’est la volonté des États visés « de montrer leur capacité de résistance ».

Cette posture a été particulièrement visible du côté des Émirats arabes unis, où les autorités ont projeté « l’image d’un pays capable de se défendre tout en maintenant son sang-froid face à la menace ».

Cette stratégie répond à un double objectif qui consiste d’une part, à démontrer que les infrastructures de défense de ces États sont solides et capables de faire face à des attaques sophistiquées, et d’autre part, rassurer les marchés, les investisseurs et les partenaires internationaux sur la stabilité de la région malgré les tensions.

Car au-delà de la dimension militaire immédiate, ces frappes ont aussi une portée politique, et pour Cadic, elles confirment les ambitions régionales de Téhéran.

Dans cette perspective, il estime que la crise actuelle agit comme un révélateur, car les pays du Golfe se trouvent confrontés simultanément à une même menace et doivent désormais réfléchir à la manière d’y répondre collectivement.

La situation souligne-t-il met également en lumière le rôle particulier de l’Arabie saoudite, qui a engagé depuis plusieurs années une politique de détente avec l’Iran, notamment à travers un accord de rapprochement conclu en 2023 sous médiation chinoise.

« Ce rapprochement visait avant tout à stabiliser la région afin de permettre au royaume de se concentrer sur son développement économique et ses grands projets de transformation ».

Réduire les tensions régionales

Pour Riyad, l’objectif était clair, il s’agissait de réduire les tensions régionales afin de favoriser l’investissement et la croissance, mais la crise actuelle est venue rappeler les limites de la diplomatie face à des rivalités stratégiques profondes.

Dans ce contexte tendu, la question du rôle des partenaires occidentaux, et notamment de la France, se pose avec acuité, Paris indique le sénateur entretient depuis longtemps des relations étroites avec plusieurs pays du Golfe et dispose d’une présence militaire dans la région.

Ainsi la France pourrait contribuer à rassurer ses partenaires en renforçant sa coopération sécuritaire et en soutenant les efforts de défense régionale, « alors que la présence militaire accrue, tente d’envoyer un signal politique important, qui est celui d’un soutien concret face aux menaces extérieures ».

Selon Cadic, la crise actuelle constitue également un test pour le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui rassemble six États de la péninsule arabique.

Créée à l’origine comme une organisation de coopération économique, cette structure pourrait voir son rôle évoluer face aux défis sécuritaires, souligne-t-il à l’image de l’Union européenne, dont l’intégration s’est souvent renforcée à la faveur des crises.

Ainsi le CCG « pourrait sortir de cet épisode avec une coordination politique et militaire accrue », car confrontés à la même menace, « ses membres pourraient être amenés à approfondir leur coopération en matière de défense, de renseignement et de sécurité régionale ». Lire la suite de l’article Le sénateur Cadic: les pays du Golfe font preuve d’une grande résilience et maîtrise face à la crise sur le site Arab News

Médias – “Ukraine, Levant, mer de Chine : penser l’engrenage mondial” (Tribune)

Ukraine, Levant, mer de Chine : penser l’engrenage mondial

Olivier Cadic, Sénateur des Français établis hors de France et Président du groupe France-Pays du Golfe au Sénat.

Article publié dans l’infolettre UDI du 6 mars 2026

Le monde est entré dans une phase d’engrenage stratégique. Les crises que nous observons ne sont plus isolées : elles se répondent, s’alimentent et peuvent, à tout moment, changer d’échelle.

Cette dynamique s’est accélérée avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. Depuis, la logique de confrontation entre puissances s’est installée durablement dans les relations internationales.

Au Moyen-Orient, après s’être confronté aux proxys de l’Iran depuis le 7 octobre 2023, Hamas, Hezbollah, Houthis, Israël, soutenu par les États-Unis, se retrouve désormais engagé dans une confrontation plus directe avec le régime des mollahs, qui a fait de la destruction de l’État hébreu, l’un des fondements idéologiques de son projet.

À la suite des frappes engagées contre l’Iran samedi dernier, plusieurs trajectoires peuvent être envisagées.

La première serait une rupture brutale du régime sous la pression militaire et populaire, hypothèse qui demeure peu probable à ce stade.

Une seconde verrait les États-Unis réduire progressivement leur implication, laissant Israël en première ligne.

Une troisième passerait par une reprise diplomatique, aux conditions d’un régime iranien plus accommodant et d’un geste stratégique majeur de Washington, tel qu’un allègement substantiel des sanctions.

Mais le scénario aujourd’hui le plus crédible reste celui d’un enlisement durable du conflit, avec des conséquences potentiellement lourdes pour toute la région, et pour l’économie mondiale si le détroit d’Ormuz ou les grands hubs aériens du Golfe venaient à être durablement perturbés.

Le prochain point de friction pourrait se situer au Liban, où la fragilité de l’État demeure préoccupante.

Au pays du Cèdre, où je me suis rendu il y a deux semaines en compagnie de Nadia Chaaya, présidente du groupe Les Indépendants à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), j’ai pu mesurer l’inquiétude profonde d’une partie de la population. Beaucoup redoutent davantage encore un affrontement interne contre le Hezbollah, qui raviverait le spectre d’une nouvelle guerre civile, qu’une intervention terrestre israélienne.

L’avenir de cette milice, qui fait le malheur du Liban, dépendra largement des évolutions du pouvoir à Téhéran et de la personnalité du prochain Guide suprême.

Mais l’engrenage dépasse largement le Moyen-Orient.

Les tensions persistent dans l’arc Inde–Pakistan–Afghanistan, tandis que la mer de Chine méridionale et Taïwan demeurent des lignes de fracture majeures entre les États-Unis et la Chine.

Parallèlement, la Russie pourrait exploiter toute diversion stratégique américaine pour renforcer ses positions en Arctique, dans la Baltique ou aux marges orientales de l’Europe.

Dans ce contexte, la naïveté n’est plus permise pour la France et l’Europe. Anticiper ces enchaînements de crises et se donner les moyens diplomatiques et militaires de dissuader toute agression n’est pas céder au fatalisme : c’est assumer la responsabilité première d’un État, préserver la paix.

Médias – Olivier Cadic : “La question c’est d’affaiblir l’Iran et de s’en prendre à la tête de la pieuvre” (Public Sénat – 5 mars 2026 – Vidéo 24m)

Ce 5 mars, dans l’émission “Bonjour chez vous” (Public Sénat), j’ai répondu aux questions d’Oriane Mancini sur le contexte géopolitique au Moyen-Orient

Nous avons également évoqué la technologie de surveillance irakienne, basée sur un puissant logiciel russe de reconnaissance faciale vendu dès 2019 au régime de Téhéran, en présence d’Alexandre Abdelila, journaliste d’investigation à Forbidden Stories.

Public Sénat :

“Le sénateur d’Union centriste Olivier Cadic était l’invité de la matinale Bonjour chez vous, en tant que représentant des Français établis hors de France et vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées pour apporter son regard sur la situation conflictuelle au Moyen-Orient.

Olivier Cadic déclare : « Quand vous avez un pays comme l’Iran qui promet la destruction de votre pays en permanence et qui construit toute sa politique sur le sujet, on peut comprendre qu’au bout de 45 ans maintenant il faut que ça s’arrête »

Le sénateur reste optimiste, il estime « qu’il y a des progrès. Tant le Hamas, que les Houthis, que le Hezbollah ont des capacités largement affaiblies. La question aujourd’hui est de se demander comment affaiblir l’Iran et effectivement de s’en prendre à la tête de la pieuvre. »

Olivier Cadic rappelle que les accords d’Abraham avaient été signés en faveur de la sérénité dans la région, mais que depuis l’attaque du 7 octobre, ces conflits ont provoqué une escalade et un réel retour en arrière.”

J’ai répondu aux questions suivantes d’Oriane Mancini et de Rémi Guyot :

> Emmanuel Macron s’est entretenu hier avec Donald Trump et Benjamin Netanyahou qu’il appelle à préserver l’intégrité du Liban et s’abstenir d’une offensive terrestre, est ce que vous pensez qu’il va être entendu ?
> Vous étiez au Liban il y a quelques jours, est ce que les Libanais se préparaient à ce que le conflit éclate à nouveau et est-ce, malheureusement, le prix à payer pour mettre fin à l’armement du Hezbollah ?
> Cela vous paraissait-il possible, sans intervention militaire de la part d’Israël, le désarmement du Hezbollah ?
> Emmanuel Macron appelle à la désescalade, à une solution diplomatique, vous la pensez possible à ce stade ?
> Le régime ne tombera pas sans une intervention terrestre, selon vous ?
> Le système politique étant décentralisé, ne craignez-vous pas qu’au final rien ne change malgré l’assassinat d’Ali Khamenei ?
> En cas d’élection de Moshtaba Khamenei, est-ce que vous ne craignez pas que la guerre s’embourbe ?
> Est-ce que vous ne craignez pas qu’il y ait des répercussions en France, avec notamment un risque terroriste ?
> Roland Lescure, ministre de l’Économie, reçoit ce matin les distributeurs de carburant. Faut-il s’inquiéter ? Que peut faire le gouvernement ?

Médias – “NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte” – (ZDNet – 24/02/2026)

ZDNet : La transposition française de la directive NIS 2 est coincée depuis plusieurs mois dans les limbes de la navette parlementaire. Selon Philippe Latombe et Olivier Cadic, l’exécutif bloquerait le texte à cause d’une disposition anti backdoors introduite par les sénateurs.

Lire l’article de ZDNet : NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte

Extraits :

Un article au cœur du blocage

Dans une conférence de presse organisée au début du mois de février par le sénateur Olivier Cadic et le député Philippe Latombe, respectivement président des commissions spéciales chargées de l’étude du projet de loi au Sénat et à l’Assemblée, les deux parlementaires ont alerté sur le blocage de ce texte jugé essentiel pour la cybersécurité du pays.

Selon eux, l’exécutif rechigne à inscrire le texte à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale en raison d’un article introduit à l’initiative d’Olivier Cadic portant sur la question des portes dérobées. Dans l’article 16bis du texte adopté par le Sénat, le projet prévoit en effet d’interdire “l’intégration de dispositifs techniques visant à affaiblir volontairement la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques.”

Cette disposition déplaît fortement aux services de renseignement, estiment les parlementaires.

(…)

Effet collatéral

Avec cet article, les parlementaires souhaitent écarter de futures tentatives d’imposer des portes dérobées dans les systèmes de communication, une condition qui leur paraît dans la droite ligne de la stratégie nationale de cybersécurité, qui fait du chiffrement “un socle essentiel.”

Et ce double discours renforce l’incompréhension vis-à-vis du retard. “On ne comprend pas pourquoi les services sont bloqués sur cet amendement, et on comprend d’autant moins que nous n’avons eu aucune discussion officielle avec eux sur le sujet” explique Olivier Cadic.

Lire l’article de ZDNet : NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte

Médias – “La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité” – (NEXT – 25/02/2026)

NEXT : Deux parlementaires, ayant sanctuarisé le chiffrement de bout en bout dans le projet de loi transposant la directive européenne NIS2, accusent la DGSI d’en empêcher l’adoption au Parlement. D’après Intelligence Online, la DGSI ne parviendrait à pirater que 25 à 30 % des smartphones seulement. Un problème amené à empirer, alors que le protocole RCS va généraliser le chiffrement de bout en bout.

Lire l’article de NEXT : La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité

Extrait :

(Suite à l’introduction de l’article 16 bis dans le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité)

Initialement introduit et défendu par Olivier Cadic afin d’ « inscrire dans la loi un principe clair de sécurité numérique », et depuis renforcé par un amendement de Philippe Latombe adopté en septembre dernier, il sanctuarise le chiffrement de bout en bout :

« Il ne peut être imposé aux fournisseurs de services de chiffrement, y compris aux prestataires de services de confiance qualifiés, l’intégration de dispositifs techniques visant à affaiblir volontairement la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques tels que des clés de déchiffrement maîtresses ou tout autre mécanisme ou processus permettant un accès non consenti aux données protégées. »

À l’époque, Olivier Cadic l’avait justifié au motif que « certaines initiatives législatives et réglementaires, tant au niveau national qu’international, ont cherché à imposer aux fournisseurs de services de chiffrement des obligations visant à insérer des dispositifs techniques permettant un accès aux données protégées par des tiers, notamment par les autorités publiques » :

« Ces dispositifs, communément appelés « portes dérobées » (backdoors), « clés de déchiffrement maîtresses » ou autres mécanismes d’affaiblissement volontaire de la sécurité, présentent des risques considérables pour la sécurité informatique et la protection des droits fondamentaux. »

Lire l’article de NEXT : La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité

Médias – Olivier Cadic “On sent que beaucoup de choses ont changé au Liban” (France24/MCD 23/02/2026 – Vidéo 2’45)

Lors de mon déplacement au Liban, en compagnie de Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, j’ai répondu aux questions de France24, en soulignant l’espoir suscité par l’élection du président Joseph Aoun et en constatant que des signaux positifs apparaissent déjà, notamment dans le domaine de la Justice.

Voir la VIDÉO

Médias – “Ukraine : les leçons de 4 ans de guerre” (Public Sénat, 19/02/2026 – Vidéo 2’15)

Ce 19 février, j’ai ouvert l’émission Sens Public sur Public Sénat, consacrée au sombre quatrième anniversaire du début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, pour rappeler l’importance du soutien militaire de la France. J’y ai repris les mots que j’avais prononcés à l’époque : « Si nous n’envoyons pas nos canons aujourd’hui, il y a fort à parier que nous enverrons nos enfants demain. »

De son côté, Nadia Sollogoub, présidente du groupe d’amitié sénatorial France-Ukraine, est intervenue sur l’accueil des réfugiés ukrainiens.

Voir l’intégralité de l’émission (40m) avec le débat réunissant Marie jego, journaliste Le Monde, Cyrille Amoursky, reporter de guerre et David Cadier, chercheur à l’IRSEM. VIDÉO

Médias – “Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat” – (Le courrier des Amériques – 18/02/2026)

Ma réponse à l’enquête de Libération sur les lycées français à l’étranger (lire), a suscité l’intérêt de la rédaction du Courrier des Amériques.

Comme le résume justement l’article : “Derrière les rapports budgétaires et les statuts administratifs, la réalité reste très concrète : des familles qui comparent les frais de scolarité… parfois avec la même appréhension qu’une facture d’université américaine. Et une question de fond qui, elle, fait consensus : comment préserver l’excellence du modèle français à l’étranger sans le rendre inaccessible à ceux qu’il est censé servir ?”

Lire l’article Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat, publié sur le site Le courrier des Amériques, le 18 février 2026

Extrait :

La riposte d’Olivier Cadic : « assez de faux débats »

Parmi les réactions les plus structurées figure celle du sénateur des Français de l’étranger Olivier Cadic, cité dans l’enquête mais qui conteste vivement son angle.

Dans un communiqué offensif, il dénonce « une opposition caricaturale entre public et privé » et reproche au journal d’éluder, selon lui, la vraie question : les causes structurelles des difficultés financières de l’AEFE.

Pour le sénateur, le problème tient d’abord à « un modèle à bout de souffle », reposant encore largement sur des statuts d’expatriés coûteux. « Le monde a changé, le réseau fonctionne encore comme dans les années 1990 », affirme-t-il, estimant que la hausse des frais facturés aux familles sert trop souvent à compenser l’absence de réformes internes.

Il critique également une centralisation croissante et une bureaucratie qu’il juge inflationniste, tout en rappelant que l’État ne peut financer simultanément expansion du réseau, mission de service public et stratégie d’influence sans modernisation structurelle.

Lire l’article Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat, publié sur le site Le courrier des Amériques, le 18 février 2026

Médias – Olivier Cadic : “Un futur dans la paix et l’harmonie entre les communautés, c’est le Liban dont on rêve” (Annahar Français, 18/02/2026 – Vidéo 29m)

Lors de mon déplacement au Liban, en compagnie de Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, j’ai eu le plaisir de répondre aux questions de Annahar Français qui est l’édition francophone du quotidien libanais Annahar (« Le Jour »), fondé en 1933 à Beyrouth.

Annahar Français :Hezbollah, dossier de l’explosion du port de Beyrouth ou minorités en Syrie, dans cet entretien le sénateur Olivier Cadic revient sur les enjeux propres au Liban et à la Syrie. Il explique pourquoi, selon lui, le Hezbollah ne peut être dissocié de sa branche militaire et doit être considéré comme une organisation terroriste. Il met en garde contre le risque d’entrave aux élections si les armes ne sont pas rendues. Enfin, il aborde la situation des minorités en Syrie et les défis auxquels elles font face dans un contexte de guerre et d’instabilité.

Médias – Olivier Cadic : “L’engagement de la France, c’est de soutenir un Liban souverain et pleinement indépendant” (MTV Liban, 13/02/2026 – Vidéo 2’45)

À la suite de mon déplacement au Liban et de ma rencontre avec le Président de la République, Joseph Aoun, MTV Liban m’a interrogé, par la voix de Marianne Zouein, sur les évolutions politiques en cours et la dynamique de changement au Liban. J’y ai réaffirmé l’engagement constant de la France en faveur d’un Liban souverain et indépendant, tout en rappelant avec clarté la nécessité du désarmement du Hezbollah pour restaurer pleinement la souveraineté de l’État.

Médias – “Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires” (Usine digitale – 16/02/2026)

J’ai répondu aux interrogations d’Alice Vitard (Usine Digitale), dans le prolongement de la conférence de presse que j’avais organisée le 4 février dernier au Sénat avec le député, Philippe Latombe, intitulée :
“Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France” (compte-rendu)

Lire l’article Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires publié sur le site de l’Usine digitale, le 16 février 2026

Extraits :

D’un côté les parlementaires, de l’autre le ministère de l’Intérieur, plus particulièrement la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). C’est le duel qui empêcherait la transposition de la directive européenne NIS 2 dans le droit français.

Ces accusations sont portées par le député Philippe Latombe et le sénateur Olivier Cadic, présidents de la commission spéciale du projet de loi “Résilience des infrastructures critiques et renforcement de la cybersécurité”, le premier à l’Assemblée nationale et le second au Sénat. Ensemble, ils alertent sur le retard pris par la France dans la transposition du texte européen.

(…)

> L’impasse de l’agenda parlementaire
Le texte a été voté il y a bientôt un an au Sénat. Il devait être mis à l’ordre du jour avant la fin de l’année et puis finalement ils ont reporté au mois de janvier. Et puis au mois de janvier, ils ont décidé de ne pas le présenter à l’ordre du jour alors qu’il aurait dû être mise en oeuvre depuis fin octobre 2024″, dénonce Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, sollicité par L’Usine Digitale. Pour rappel, l’inscription d’un projet de loi gouvernemental à l’ordre du jour relève, en pratique, de l’exécutif.
La France avait, en effet, jusqu’au 17 octobre 2024 pour intégrer dans son droit les principes posés par la nouvelle directive NIS.

(…)

> Un amendement anti-backdoor au cœur du blocage
Au coeur du blocage figure l’article 16 bis du projet de loi “Résilience des infrastructures critiques et renforcement de la cybersécurité”, le texte qui intègre NIS 2, aux côtés de Doraet REC (trois directives européennes).
Cet amendement – porté par Olivier Cadic et déjà adopté par le Sénat – vise à empêcher que l’Etat puisse imposer aux fournisseurs de service de chiffrement, dont les messageries, l’intégration de backdoors.
J’avais déposé cet amendement parce qu’aux États-Unis, des backdoors – qui avaient été utilisées pour surveiller des appels et des messages – avaient été exploitées par les hackers chinois, donc pour compromettre des millions de télécommunications”, explique Olivier Cadic. Il ajoute : “j’ai considéré que la possibilité d’installer des backdoors était contradictoire avec la capacité d’élever notre niveau de cyber-résilience”.

(…)

> Les services de renseignement mis en cause
Selon le sénateur, le vote du projet de loi résilience serait bloqué pour cette raison précise. “Il y a une administration qui semble gênée, qui au demeurant ne vient pas voir les parlementaires concernés pour discuter de ça, et utilise le ministre pour bloquer l’ordre du jour du Parlement”, explique-t-il. C’est la Direction générale de la Sécurité intérieure qui est pointée du doigt.
Selon Olivier Cadic, l’opposition de la DGSI à l’article 16 bis s’explique par la volonté de conserver des capacités d’accès aux communications chiffrées.

(…)

> Un affaiblissement technique du chiffrement
Pour Olivier Cadic, l’absence de transposition expose désormais directement l’Etat. “En cas de fraude massive de données, le gouvernement engage sa responsabilité puisqu’il ne permet pas à la France de se préparer”, juge-t-il, citant notamment la sanction de 5 millions d’euros infligée à France Travail (ex-Pôle Emploi) par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Dans ce cas précis, poursuit-il, “l’Etat [les contribuables, ndlr] paie une amende à l’Etat”, ce qui pose un problème de responsabilité réelle.

(…)

> Quand le retard français isole Paris en Europe
Alors que plusieurs Etats membres, tels que la Belgique, ont déjà intégré NIS 2 dans leur législation, Paris apparaît en décalage sur un texte pourtant porté dès son origine par la France. “Comment est-ce que la France peut discuter de la suite, alors que les autres pays ont transposé NIS 2 et que nous, ce n’est toujours pas fait ?”, interroge Olivier Cadic.

Lire l’article Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires publié sur le site de l’Usine digitale, le 16 février 2026

Médias – Libération – Assez de faux débats

Réaction à l’article de Libération : assez de faux débats.

L’article de Libération qui me cite évite soigneusement la seule question qui vaille : pourquoi l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) est-elle aujourd’hui en difficulté financière ?

J’avais expliqué les causes structurelles à la journaliste. Elles n’apparaissent pas.

À la place, on nous sert une opposition caricaturale entre public et privé, parfaitement alignée sur la ligne défendue par certains syndicats qui défendent avant tout les personnels expatriés.

Ce n’est pas sérieux.

Le vrai problème : un modèle à bout de souffle

Depuis des années, l’AEFE refuse de remettre en cause son modèle de coûts, notamment le maintien de statuts d’expatriés qui n’existent plus dans aucune organisation internationale comparable.
Le monde a changé.
Le réseau, lui, fonctionne encore comme dans les années 1990.
Plutôt que d’engager les réformes nécessaires, l’Agence choisit la solution de facilité :
👉 augmenter les frais de scolarité
👉 faire payer les familles
👉 accuser le développement du privé
C’est commode. Mais c’est faux.

Une centralisation bureaucratique assumée

En 2018, le Président de la République a repris l’objectif de doubler le réseau à l’horizon 2030. J’avais défendu cet objectif, mais dans une logique de libération, de diversification et d’autonomie.
Ce qui a été fait est exactement l’inverse :
toujours plus de centralisation, toujours plus de contrôle, toujours plus de bureaucratie.
Même les missions de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (ANEFE), qui ne coûtaient rien aux établissements, ont été transférées à l’Agence.
Résultat ?
Des fonctionnaires supplémentaires.
Des coûts supplémentaires.
Des facturations supplémentaires.
Et in fine : des frais supplémentaires pour les parents.
On prétend défendre le service public.
On fabrique en réalité un système administré hors de prix.

Une hypocrisie budgétaire

L’AEFE représente environ 12 % du budget du Quai d’Orsay et près des deux tiers du programme 185.
Et pourtant, certains en réclament toujours plus sans se préoccuper de nos finances publiques.
Cela fait quinze ans que je le dis :
l’État n’a pas les poches assez profondes pour financer à la fois :
• un service public mondial,
• une politique d’influence,
• et une expansion massive du réseau, sans revoir profondément son organisation.
Nous y sommes.

Pendant ce temps, le monde avance

Pendant que nous entretenons nos querelles idéologiques :
• En Égypte, l’enseignement français ne représente plus qu’environ 1 % du marché international.
• Au Liban, l’enseignement privé anglophone est devenu majoritaire (53 % en 2023) sans aucune subvention publique britannique ou américaine.
Nous avons perdu du terrain.
Et nous continuons à débattre comme si le problème venait du “méchant privé”, alors que l’enseignement à l’étranger est un “business”.

La seule question qui compte

La question est simple :
Est-ce aux familles et aux contribuables de financer indéfiniment le coût des statuts d’expatriés
ou faut-il instaurer l’équité des rémunérations et moderniser les statuts pour maîtriser les coûts ?
Tout le reste est un écran de fumée.
Ceux qui déplacent le débat vers une guerre public-privé cherchent à éviter cette question.

J’assume une réforme structurelle

C’est pour cela que j’ai demandé aux ministres Jean-Noël Barrot et Eléonore Caroit :
• la suspension des décisions du conseil d’administration de l’AEFE de décembre 2025 qui fait porter de nouvelles charges sur les écoles partenaires et conventionnées ;
• l’annulation de l’arrêté d’août 2025 renforçant excessivement les pouvoirs de l’Agence en matière d’homologation.
Concentrer toujours plus de pouvoirs dans une structure qui n’a pas réglé ses déséquilibres internes n’est pas une solution. C’est une fuite en avant.

L’enseignement français à l’étranger ne se résume pas à l’AEFE

Le réseau français est plus large que son opérateur public.
Avec l’ANEFE et de nombreux acteurs locaux, nous travaillons à une alternative fondée sur :
• l’initiative locale,
• la responsabilité,
• la transparence des coûts,
• une véritable garantie de qualité pédagogique, et non un simple contrôle administratif.

Le choix est clair

Soit nous modernisons courageusement le système pour garantir le juste coût et le juste prix pour les familles.
Soit nous continuons à augmenter les frais en désignant des boucs émissaires.
Je refuse que l’on sacrifie l’avenir du réseau français à l’étranger pour préserver des équilibres internes devenus intenables.
Le débat mérite mieux que des postures idéologiques.
Il exige des décisions.

Médias – “Olivier Cadic : mobilité, sécurité, enseignement, ses priorités pour 2026” (Lesfrancais.press – 12/02/2026)

Lire l’article et écouter le podcast LIEN

J’ai répondu avec plaisir aux questions suivantes de Jérémy Michel, rédacteur en chef adjoint du média Lesfrancais.press :

. Dans votre dernière lettre d’information, vous indiquiez avoir effectué depuis le début de votre mandat en octobre 22014, 627 déplacements dans 116 pays. Olivier Cadic, en un peu plus de onze ans de mandat, comment avez-vous vu évoluer les attentes et les demandes des Français établis hors de France ?

. Vous avez évoqué le retour en France. Aujourd’hui, on éprouve un certain nombre de difficultés quand on a vécu à l’étranger pour revenir s’installer en France. Est-ce que c’est une sorte de capharnaüm administratif ?

. Un autre angle sur lequel vous avancez aussi, c’est celui de la cybersécurité. Il y a un dispositif qui a vu le jour, qui s’appelle le 17Cyber. Est-ce qu’en quelques mots, vous pouvez nous rappeler concrètement ce que c’est et puis comment il peut être aussi utile pour les Français expatriés ?

. Un autre dossier que vous mettez en avant et qui est au cœur de l’actualité, c’est l’enseignement français à l’étranger, avec la réforme du réseau de l’AEFE, qui d’ailleurs fait beaucoup réagir en ce moment. Vous, vous l’abordez sous l’angle de l’ANEFE, qui est l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger. En quelques mots, Olivier Cadic, vous nous rappelez ce qu’est l’ANEFE et en quoi elle peut jouer un rôle dans le débat actuel sur cet avenir des écoles à l’étranger ?

. Sur votre positionnement politique, vous vous définissez comme un sénateur indépendant, tout en siégeant au sein du groupe Union centriste. Est-ce que vous pouvez nous dire ce que signifie aujourd’hui concrètement être indépendant ? Et en quoi, dans ce cas-là, l’appartenance à un parti politique pourrait freiner l’action parlementaire ?

. Pour vous, le Mercosur, le traité du Mercosur, il est bon pour la France ?

. 2026, il y a aussi les élections sénatoriales. Vous arrivez à la fin de votre second mandat. Elles auront lieu au mois de septembre. Est-ce que vous serez à nouveau candidat ?

Médias – “Cybersécurité : l’heure est à l’action” – (Entreprendre à l’international – Janv-Fév 2026)

Entretien conduit par Sandrine Weisz et Olivier Nifle pour le compte de la revue des CCE Entreprendre à l’international.

Lire l’article Cybersécurité : l’heure est à l’action (Entreprendre à l’international)

J’ai répondu aux questions suivantes :
. Les attaques de cybersécurité désignent un spectre large…
. Vous dites qu’on voit la paille dans l’œil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien…
. Quels sont les pays particulièrement actifs dans le domaine de la cybercriminalité ?
. La cybersécurité est-elle un enjeu européen ? Jusqu’où se fier à nos voisins ?
. Que conseillez-vous aux entreprises au regard de ces menaces ?
. 50 % des PME victimes d’une cyberattaque feraient faillite dans les 12 mois suivants. Comment réagir ?
. Est-ce que l’Europe en fait assez en matière de cybersécurité ?
. Une solidarité internationale totale est-elle vraiment envisageable ?

Média – “À quand un vol direct entre San Diego et Paris ?” (SoCal FACC – 26/01/2026)

Merci à Sylvie Almeri, directrice de la SoCal (Southern California) French-American Chamber of Commerce, pour son leadership. Son idée d’une liaison aérienne directe entre San Diego et Paris-CDG est devenue mon projet prioritaire pour la Californie. 

Message de Sylvie Almeri (traduit en français)

« Ne lâchez rien. » (« Don’t give up. ») — c’est ce que Emmanuel Macron m’a répondu lorsque je lui ai expliqué, il y a trois ans, que ma mission consistait à renforcer la collaboration entre San Diego et la France.
Ma réponse ? Je ne lâcherai rien. Jamais.

C’est précisément cette promesse qui nous pousse à continuer à défendre l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre San Diego (SAN) et Paris (CDG) — et qui démontre combien un travail de lobbying constant, sur le terrain, est essentiel.

Un immense merci au sénateur Olivier Cadic, pour son engagement sans relâche auprès des décideurs des deux côtés de l’Atlantique, en faveur de cette ligne.

Notre objectif est clair : accompagner davantage d’entrepreneurs français en Californie du Sud et créer des emplois des deux côtés de l’Atlantique — et une liaison directe Paris–San Diego serait un véritable accélérateur.

À l’approche de la Coupe du monde de football, et alors que le stade de San Diego accueillera des matchs du tournoi de football des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, nous espérons que cette dynamique contribuera à renforcer le dossier. Nous souhaitons également remercier chaleureusement le maire Todd Gloria pour l’élan et l’ambition internationale qu’il a insufflés à San Diego — un dynamisme qui rend les objectifs audacieux atteignables.

Je suis donc ravi de partager notre dernière mise à jour du Flagship Project, piloté par la French American Chamber of Commerce Southern California, avec des contributions de Nicolas Hénin (Air France / KLM Royal Dutch Airlines – Amérique du Nord) et du sénateur Olivier Cadic — un document rédigé par Clément Thiery.

À quand un vol direct entre San Diego et Paris ?

C’est le grand projet de la SoCal French-American Chamber of Commerce : obtenir la création d’une liaison aérienne directe entre SAN et la France. Nous faisons le point sur la question dans un entretien exclusif avec Nicolas Henin, directeur général d’Air France-KLM pour l’Amérique du Nord, et Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger, qui a fait de cette ligne sa  priorité pour la Californie.

LIRE l’article When Will San Diego Get Regular Service to Paris?
+ version française

Médias – “Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France” – (Conférence de presse – 04/02/2026)

Cybersécurité – Directive NIS2 – Loi « Résilience » – Stratégie nationale de cybersécurité

Conférence de presse – Sénat – 4 février 2026
Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France

• Olivier CADIC,
. Président de la commission spéciale du PJL « Résilience des infrastructures
critiques et renforcement de la cybersécurité » au Sénat
. Sénateur des Français établis hors de France

• Philippe LATOMBE,
. Président de la commission spéciale du PJL « Résilience des infrastructures
critiques et renforcement de la cybersécurité » à l’Assemblée nationale
. Député de la Vendée (1ʳᵉ circonscription)

Alors que les cyberattaques se multiplient et que les fuites de données touchent quotidiennement entreprises, administrations et citoyens, la France accuse un retard préoccupant dans la transposition de la directive européenne NIS2, qui aurait dû être intégrée au droit national avant le 17 octobre 2024.

La proposition de loi dite « Résilience » a été adoptée par le Sénat en mars 2025, puis approuvée à l’unanimité en commission spéciale à l’Assemblée nationale en septembre 2025, sans jamais avoir été inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Médias – “French Response: de la guerre à Gaza au salut nazi d’Elon Musk, comment la diplomatie française a changé de ton sur les réseaux sociaux” (BFM Tech – 01/02/2026)

Une fausse information, c’est comme un cancer, si vous ne la traitez pas vite, elle va se répandre et c’est terminé. J’ai appris cela à Taiwan en 2021 : répondre en 200 mots sous 2 heures, avec humour…

Extraits :

Depuis septembre 2025, le ministère des Affaires étrangères opère une véritable riposte sur le réseau social X grâce au compte French Response. Avec un ton bien moins diplomate que la communication officielle, il réussit à faire mouche et attire aussi bien les critiques que l’approbation.
(…)
“C’est un outil qui permet d’avoir une réponse officielle à l’heure où le président américain commente sur son compte Truth Social toutes ses actions et celles des autres,” estime Olivier Cadic, sénateur et vice-président de la commission des affaires étrangères au palais du Luxembourg.
(…)
“On voit bien que les démocraties sont en train de s’effondrer les unes après les autres et qu’on est attaqué de l’intérieur. French Response est donc un bon outil pour ce qui n’est qu’une réaction,” ajoute Olivier Cadic. Le sénateur appelle de son souhait à l’implication de la société civile afin que French Response ne soit pas le seul outil dédié à ce type de “réaction”: “Aujourd’hui, on se fait attaquer de tous les côtés. Il ne faut pas laisser l’Etat seul, il faut un modèle collectif de réponse. Si ce compte n’existe que pour répliquer et qu’il se retrouve seul, je pense qu’ils n’y arriveront pas.”

Lire l’article de Sylvain Trinel French Response: de la guerre à Gaza au salut nazi d’Elon Musk, comment la diplomatie française a changé de ton sur les réseaux sociaux sur le site BFM

Médias – “Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France” (Radio Orient – 1er février 2026 – Podcast 16’30)

J’ai répondu aux questions de François-Xavier de Calonne dans son émission Pluriel (Radio Orient), au sujet des foyers de tension sur la scène internationale et des rivalités stratégiques entre grandes puissances.

ÉCOUTER le Podcast de l’entretien « Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France »

Radio Orient :

L’entretien revient sur la répression sanglante du soulèvement populaire en Iran et sur les marges de manœuvre de l’Europe pour soutenir la population iranienne, dans un contexte marqué par le retrait et l’ambiguïté de la position américaine. Il analyse également la stratégie régionale de Téhéran, à travers la mobilisation de ses relais à Gaza, au Liban, en Syrie et en mer Rouge, et les risques d’escalade militaire que cela implique.

Enfin, l’échange interroge la place de l’Europe prise en étau entre la rivalité structurante des États-Unis et de la Chine, et pose une question devenue centrale : l’Union européenne peut-elle encore se permettre de différer la construction d’une véritable Europe de la défense ?

VERBATIM de l’entretien

Médias – “Cybersécurité : la France accumule les retards, les hackers accumulent les victimes, déplorent des experts” (Epoch Times – 22/01/2026)

Dans un article éclairant, le journaliste Étienne Fauchaire (Epoch Times) remarque à juste titre que la directive européenne NIS2, censée être transposée en droit français afin de renforcer la sécurité des acteurs essentiels au fonctionnement de la société et de l’économie, reste « engluée dans les méandres parlementaires ».

Ce projet de loi dit « Résilience », pour lequel je préside la commission spéciale, a pourtant été adopté par le Sénat en mars 2025, puis approuvé à l’unanimité en commission spéciale à l’Assemblée nationale en septembre 2025. Toutefois, il n’a jamais été inscrit à l’ordre du jour de l’AN.

Lire l’article Cybersécurité : la France accumule les retards, les hackers accumulent les victimes, déplorent des experts sur le site Epoch Times

Extraits :

Quinze mois. C’est le retard accumulé par la France dans la transposition de la directive NIS2, qui aurait dû être intégrée au droit national avant le 17 octobre 2024. Entre ces deux chiffres, un gouffre temporel que le sénateur Olivier Cadic, président de la Commission spéciale NIS2 au Palais du Luxembourg, synthétise en une formule : « Pour passer une loi, il faut des mois, voire des années. Dans le cyber, certaines attaques se produisent donc en 28 secondes à cinq minutes. »

(…)

« La loi doit poser les cadres généraux. Ensuite, ce sont les professionnels eux-mêmes qui doivent s’emparer de ces principes, s’adapter et sécuriser leurs systèmes en fonction de leur environnement », a plaidé Olivier Cadic. « Si l’on cherche à tout encadrer juridiquement, nous serons constamment en retard, toujours un pas derrière le terrain. » Le vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, lui-même ciblé, avec d’autres parlementaires, par une cyberattaque attribuée à des pirates chinois agissant pour le compte de Pékin, se montre particulièrement investi sur les questions de cybersécurité.

Jugeant « la façon actuelle de faire la loi complètement délirante », le sénateur propose une autre méthode, inspirée du Budget Act américain : évaluer le coût et l’objectif de chaque loi avant et après son adoption pour mettre fin à un empilement législatif inutile. Et remplacer la question « ai-je bien suivi la procédure ? » par celle qui compte vraiment : « est-ce que ça fonctionne ? »