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En circonscription en Égypte – Le Caire / New Giza / Nouvelle Capitale / Nouveau Caire / Obour / Alexandrie (29 déc.-03 janv. 2026)

Jamil Maleyran, Olivier Cadic, Nadia Hafez, Amr Kamal, Marie Maleyran

Merci à Marie Maleyran, à son mari Jamil (Discovery Path), ainsi qu’au président Amr Kamal. Ils unissent leurs forces et leur détermination pour créer les conditions d’un nouvel élan en faveur de l’enseignement français en Égypte.

Dans ce cadre, ils ont organisé de nombreux rendez-vous avec des investisseurs égyptiens privés, et m’ont accompagné afin de me permettre de présenter la vision positive et inclusive portée par l’ANEFE.

Aujourd’hui, l’enseignement français ne représente qu’un pour cent de l’enseignement international dans le pays.

Ce constat témoigne de l’échec d’une logique de réseau centralisé au profit d’une structure étatique, dans laquelle les acteurs privés peinent à valoriser les services offerts en contrepartie des sommes demandées. +d’images

LE CAIRE

Communauté française

Consul général

Double rencontre avec deux personnalités pour échanger sur les attentes de notre communauté française.

Olivier le Van Xieu, consul général de France en Égypte, qui met remarquablement en œuvre les directives de la DFAE dirigée par Pauline Carmona, afin de gérer les aides aux Français de l’étranger avec rigueur et empathie.

Régine Prato, m’avait accueilli lors de mon premier déplacement sénatorial en Égypte, en qualité de conseillère des Français de l’étranger (compte-rendu).

Cette fois, nous avons célébré ensemble son tout nouveau rôle de présidente Égypte de l’ANMONM. Présider la section locale des médaillés de l’Ordre national du Mérite et de la Légion d’honneur constitue une nouvelle étape pour cette femme au caractère bien trempé, qui a dédié une bonne partie de sa vie à l’engagement et la solidarité.

Nous avons longuement parlé de sa première initiative de 2026 : une distribution de cadeaux aux enfants hospitalisés, atteints du cancer.

Enseignement

Discovery Path – ANEFE

Depuis mon précédent passage au Caire en mai 2025, et ma rencontre avec Maria et Jamil Maleyran, Discovery Path est devenu membre de l’ANEFE, et Jamil Maleyran, membre du conseil d’administration en juin.

Après avoir vu le lycée français du Caire, EGD de l’AEFE, lors de mon précédent déplacement, j’ai découvert que les 14 écoles qui préparent le bac français ne représentaient que 0,1% des 12,500 écoles internationales en Égypte.

Dans un pays qui compte 2 millions de naissances par an, l’Égypte m’est apparu comme une priorité pour l’ANEFE.

Discovery Path m’a préparé un programme de visites d’établissements du 29/12 au 3/1/26 pour aller à la rencontre de différents proviseurs et échanger avec les investisseurs privés dans l’enseignement.

Connaissant ma détermination pour que l’objectif fixé en 2018 par le président de la République, de doubler le nombre d’élèves dans l’enseignement français, soit atteint, nous avons préparé le travail de la semaine à la table du restaurant partagée par les présidents Macron et Sissi, lors de leur rencontre en début d’année. +d’images

NEW GIZA

Enseignement

Lycée Albert Camus

Un modèle d’excellence française en Égypte

Accueilli par Alexandre Nedelec, proviseur de l’établissement depuis 10 ans, après avoir officié pour l’AEFE à Bucarest, Milan puis Kyiv, ce grand professionnel de l’enseignement français à l’étranger m’a permis de découvrir le site du Group LVNG – New Giza for School Management qui comprend deux établissements :
. Evolution school, une école IB qui accueille 900 élèves ;
. Albert Camus, un lycée partenaire de l’AEFE, qui compte plus de 1100 élèves, montre une dynamique forte portée depuis l’origine par le proviseur.

Son développement important, porté par l’attractivité du programme français, s’inscrit dans un quartier en plein essor, New Giza, où les familles égyptiennes et expatriées recherchent un enseignement d’excellence.

Le lycée, avec ses infrastructures modernes et son équipe pédagogique majoritairement française, incarne une ambition éducative soutenue par des résultats remarquables : 100 % de réussite au baccalauréat et une majorité de mentions.

Dans un pays où les écoles internationales se multiplient, le lycée Albert Camus se distingue par son ancrage local et son ouverture sur la France.

Félicitations à Alexandre Nedelec pour ce résultat remarquable qui donne envie aux investisseurs du groupe LVNG de développer à l’est du Caire la même logique d’établissements scolaires pour des compounds de très haute gamme. +d’images

NOUVELLE CAPITALE ADMINISTRATIVE (NAC)

Enseignement

Egypt Britannia International School

La nouvelle capitale d’Égypte, un nouvel espace de développement pour les écoles.

Après une visite de la nouvelle capitale administrative de l’Égypte, j’ai découvert le chantier du futur établissement scolaire fondé par M. Kamal, implanté au cœur de cette ville en plein essor.

Baptisée Egypt Britannia International School, cette école pourra accueillir jusqu’à 1700 élèves et ouvrira ses portes en septembre 2026. Elle proposera dans un premier temps un cursus britannique destiné à des élèves de niveau lycée.

Le projet architectural repose sur deux zones distinctes, offrant la possibilité de développer ultérieurement une filière française, ce qui illustre la vision stratégique, progressive et internationale de son fondateur.

Accompagné de Mohamed Hassan, co-investisseur, ainsi que des responsables du chantier, j’ai pu visiter des bâtiments aujourd’hui en phase de finitions. Situé dans la zone R5, l’établissement bénéficie d’infrastructures d’accès intégrées dès la conception urbaine.

Il s’inscrit pleinement dans le développement de cette nouvelle métropole appelée à accueillir près de six millions d’habitants, et témoigne d’une réflexion éducative globale, en cohérence avec les orientations actuelles de l’ANEFE. +d’images

NOUVEAU CAIRE (New Cairo)

Enseignement

Royal British International School – Annexe EGD Lycée français

Après la nouvelle capitale égyptienne, M. Kamal m’a accompagné sur le site de la Royal British International School (RBIS), située dans la région de New Cairo. Nous étions rejoints par M. Mohamed Hassan, M. Mostafa Rashad Elsayed (conseil d’administration) et Mme Aliaa Abou El Naga (directrice).

L’établissement à filière britannique héberge depuis son ouverture une annexe de l’EGD du Caire, scolarisant actuellement 200 élèves. Nous avons débuté par la visite des locaux EGD où, le 29 décembre, j’ai échangé avec Mme Maya Said, enseignante titulaire présente.

La visite s’est poursuivie dans la filière britannique, qui poursuit son développement avec 700 élèves (500 apprennent le français en LV2) actuellement pour une capacité cible de 1 500.

Les équipements témoignent d’un positionnement premium tant sur le plan pédagogique que matériel.

M. Kamal s’est déclaré très satisfait de la collaboration avec l’EGD et s’est montré ouvert à l’étude de nouveaux partenariats éducatifs à l’avenir. +d’images

Concordia L.I.F.E. (Lycée international français en Égypte)

Group ISC : L’expérience d’une “école apprenante”

Lors de la visite du Concordia Lycée International Français, j’ai découvert un établissement homologué, pilier du campus international du groupe ISC à New Cairo, qui accueille près de 1400 élèves au sein d’un ensemble de plus de 4000 étudiants incluant la section britannique EBIS, présentée par Mmes Yasmine Hassan et Yara Eltagoury, et IG.

Guidés par le proviseur Jamil Maleyran, accompagné du Board (M. Amr Kamal, Ashraf Wahbi), et du directeur exécutif M. Hassan, nous avons exploré un projet éducatif innovant : celui d’une « école apprenante », appliqué à une population à 95 % égyptienne.

Le Board porte une vision ambitieuse : promouvoir une éducation internationale alliant qualité, notoriété et rentabilité. Concordia incarne cette stratégie en développant une offre globale, dépassant le cadre académique pour former des citoyens ouverts et adaptables.

Une visite inspirante, reflétant la capacite d’adaptation a un marché spécifique. Dans ce dynamique le lycée Concordia a décidé de rejoindre, en cette année 2026, l’ANEFE. +d’images

Enseignement – Investisseurs

Double rencontres pour échanger avec des investisseurs qui ont présenté deux projets accompagnés par Discovery Path avec Ahmed Khairy (projet de nouveau lycée, région des ambassades) ; avec Amr Seghini, Sego group

La dernière partie de ma mission a été consacrée à la rencontre de deux investisseurs, partenaires actifs de DiscoveryPath.

1. Ahmed Khairy – Misr Africa for Educational Systems and Projects

J’ai tout d’abord échangé avec M. Ahmed Khairy et sa fille, Mme Yomna Ahmed Khairy, autour de leur projet de création d’une école française premium située dans le quartier diplomatique de la nouvelle capitale.

S’appuyant sur une solide expérience dans le domaine des écoles internationales françaises et britanniques, M. Khairy développe une vision globale et innovante de l’éducation internationale, intégrant les nouvelles attentes des familles et un modèle économique revisité. L’emplacement stratégique de l’établissement constitue un atout pour leur développement.

Tous deux ont manifesté un vif intérêt pour l’ANEFE, qu’ils perçoivent comme un partenaire naturel.

2. Amr Seghini, Sego group

J’ai ensuite rencontré M. Amr Seginy, cofondateur du lycée Albert Camus et fondateur du lycée des Lumières, avec lequel j’ai échangé sur les évolutions du monde éducatif.

Cette réflexion l’a conduit à orienter les investissements du groupe Sego vers l’EdTech et le développement de plateformes d’IA pour l’enseignement international, et à exprimer son souhait de rejoindre l’ANEFE.

OBOUR

Enseignement

Lycée Simone de Beauvoir (Groupe Nefertari)

En ce 1er janvier 2026, j’ai visité le lycée Simone de Beauvoir, un établissement homologué né en 2002, accompagné par Mme Nadia Hafez, CEO, et Mme Maya Hegazy, secrétaire du Primaire.

Situé sur un vaste campus international de 5000 élèves, qui existe depuis 30 ans, le lycée Simone de Beauvoir accueille près de 280 élèves au sein d’un environnement multiculturel, aux côtés de sections américaines, britanniques, allemandes et IB.

Mme Nadia Hafez, CEO et propriétaire majoritaire du groupe, s’est montrée particulièrement intéressée par les nouvelles évolutions de l’ANEFE. Son expérience d’enseignante et son engagement pour l’innovation font du lycée Simone de Beauvoir un acteur clé du paysage éducatif égyptien, alliant tradition française et dynamisme local.

Une visite qui illustre parfaitement la vitalité des partenariats éducatifs franco-égyptiens.

Je suis profondément reconnaissant envers Mme Nadia Hafez, d’avoir pris le temps de me recevoir un 1er janvier en compagnie de Maria et Jamil Maleyran (Discovery Path) et Amr Kamal (Pdt ISC). +d’images

ALEXANDRIE

Diplomatie parlementaire

Députés

À la faveur de mon retour à Alexandrie, j’ai eu l’opportunité d’échanger lors d’un déjeuner avec deux membres du Parlement, attachés aux questions éducatives tout autant qu’à leur cité, mondialement connue :

. Ingy Mourad Fahim, chrétienne, avocate spécialisée en droit de la propriété intellectuelle, a été élue sur la liste nationale “Pour l’Égypte” représentant le Front National. Sa Plateforme politique : Promouvoir la réforme, la législation et la transparence. Francophone, le droit de la famille est en haut de son agenda parlementaire.

. Mohamed Hussein Mohamed Al Shawadfy Elhamamy a été élu député du Parlement égyptien à Alexandrie, lors des élections législatives de 2025 sur la liste du Front National comme candidat individuel pour la circonscription. Mohamed Elhamamy est le propriétaire et CEO de GEMS Academy Alexandria.

Passionnante conversation sur de multiples idées pour développer l’enseignement francophone avec vue sur le fort Qaitbay, construit sur les fondations du phare d’Alexandrie, écroulé en 1303. Une citadelle conquise par Napoléon Bonaparte lors de sa campagne d’Égypte. +d’images

Enseignement

Institution Sainte Jeanne-Antide

Visite de l’institution Sainte Jeanne-Antide : un héritage d’excellence et d’inclusion à Alexandrie

Guidé par Sœur Pauline, sœur Supérieure et directrice de l’institution, et accompagné par Mme Mona Magdalany, j’ai découvert un établissement emblématique : le lycée national catholique, privé, francophone, Sainte Jeanne-Antide, fondé en 1934, qui bénéficie du label France Éducation.

Avec plus de 1000 élèves, toutes des filles, cet établissement allie rigueur académique et valeurs humaines, formant des jeunes femmes qui brillent ensuite dans leurs études universitaires.

Ce qui distingue particulièrement Sainte Jeanne-Antide, c’est son engagement envers l’inclusion, avec une section dédiée aux élèves aux besoins particuliers.

Ancré dans la communauté alexandrine, le lycée perpétue une tradition d’excellence éducative et de bienveillance, avec des frais de scolarité accessibles, tout en préparant ses élèves à devenir des actrices engagées de la société.

Une visite inspirante par Sœur Pauline, un personnage exceptionnel, où l’héritage spirituel et pédagogique se conjugue avec une vision résolument moderne. +d’images

GEMS – Section française IB

Rencontre à GEMS Academy : ambition éducative et partenariat international

Lors de ma visite à Alexandrie, j’ai eu l’opportunité de découvrir la section IB Français de GEMS Academy, qui accueille 212 élèves, de la maternelle jusqu’à la première.

Cette visite s’est déroulée en présence de Dr Mohamed El Hamamy, président de EMEP et membre du parlement égyptien, M. Omar Sakry, responsable de la section IB Français, ainsi que M. Assem, Managing Director de EMEP. J’ai ainsi pu apprécier l’ambition éducative portée par le groupe.

EMEP, gestionnaire de Wellington International School, GEMS Academy Alexandrie et Antoniadis International School, représente une force motrice essentielle dans le paysage de l’éducation internationale en Égypte.

À ce titre, le Dr Hamamy a manifesté son intérêt pour intégrer l’ANEFE avec la section IB Français.

Troisième génération d’une famille qui a commencé dans l’enseignement, il y a 60 ans, et développé 12 écoles dont 4 internationales (une américaine et 3 britanniques), Dr Hamamy a observé des lourdeurs et l’opacité du système d’homologation français face à fluidité et la transparence des coûts de l’IB.

Dans un contexte où l’offre éducative bilingue française demeure limitée malgré un fort potentiel, cette visite a confirmé l’importance de consolider les partenariats avec des acteurs tels que GEMS et l’importance de réfléchir autrement. +d’images

Mission laïque française (MLF)

Lors de ma visite à Alexandrie, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Mme Mona Magdalany, directrice du développement de la MLF en Égypte, une figure incontournable de l’éducation et de la culture francophones.

Ancienne secrétaire générale de l’Université française d’Égypte et ancienne proviseure du collège La Mère de Dieu, elle allie expertise académique et engagement culturel.

Le réseau MLF est composé de 4 établissements en Égypte au total :
À Alexandrie, le lycée Molière et lycée Français (environ 820 élèves) ;
Au Caire, le lycée Balzac et MISR language schools section française.

Nous avons discuté des opportunités de développement du réseau MLF en Égypte, un enjeu stratégique dans un pays où la demande pour une éducation bilingue est croissante, et ses activités théâtrales en français, un levier puissant pour valoriser la langue et la culture.

Fondatrice de la Cie Recto Verso et co-présidente du Festival de Théâtre International Francophone, elle incarne une approche innovante et engagée. Son parcours très riche, distinguée à cinq reprises comme femme d’impact — et son réseau influent font d’elle une partenaire clé pour l’avenir du MLF en Égypte.

Une rencontre inspirante, porteuse de projets.

Médias – Libération – Assez de faux débats

Réaction à l’article de Libération : assez de faux débats.

L’article de Libération qui me cite évite soigneusement la seule question qui vaille : pourquoi l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) est-elle aujourd’hui en difficulté financière ?

J’avais expliqué les causes structurelles à la journaliste. Elles n’apparaissent pas.

À la place, on nous sert une opposition caricaturale entre public et privé, parfaitement alignée sur la ligne défendue par certains syndicats qui défendent avant tout les personnels expatriés.

Ce n’est pas sérieux.

Le vrai problème : un modèle à bout de souffle

Depuis des années, l’AEFE refuse de remettre en cause son modèle de coûts, notamment le maintien de statuts d’expatriés qui n’existent plus dans aucune organisation internationale comparable.
Le monde a changé.
Le réseau, lui, fonctionne encore comme dans les années 1990.
Plutôt que d’engager les réformes nécessaires, l’Agence choisit la solution de facilité :
👉 augmenter les frais de scolarité
👉 faire payer les familles
👉 accuser le développement du privé
C’est commode. Mais c’est faux.

Une centralisation bureaucratique assumée

En 2018, le Président de la République a repris l’objectif de doubler le réseau à l’horizon 2030. J’avais défendu cet objectif, mais dans une logique de libération, de diversification et d’autonomie.
Ce qui a été fait est exactement l’inverse :
toujours plus de centralisation, toujours plus de contrôle, toujours plus de bureaucratie.
Même les missions de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (ANEFE), qui ne coûtaient rien aux établissements, ont été transférées à l’Agence.
Résultat ?
Des fonctionnaires supplémentaires.
Des coûts supplémentaires.
Des facturations supplémentaires.
Et in fine : des frais supplémentaires pour les parents.
On prétend défendre le service public.
On fabrique en réalité un système administré hors de prix.

Une hypocrisie budgétaire

L’AEFE représente environ 12 % du budget du Quai d’Orsay et près des deux tiers du programme 185.
Et pourtant, certains en réclament toujours plus sans se préoccuper de nos finances publiques.
Cela fait quinze ans que je le dis :
l’État n’a pas les poches assez profondes pour financer à la fois :
• un service public mondial,
• une politique d’influence,
• et une expansion massive du réseau, sans revoir profondément son organisation.
Nous y sommes.

Pendant ce temps, le monde avance

Pendant que nous entretenons nos querelles idéologiques :
• En Égypte, l’enseignement français ne représente plus qu’environ 1 % du marché international.
• Au Liban, l’enseignement privé anglophone est devenu majoritaire (53 % en 2023) sans aucune subvention publique britannique ou américaine.
Nous avons perdu du terrain.
Et nous continuons à débattre comme si le problème venait du “méchant privé”, alors que l’enseignement à l’étranger est un “business”.

La seule question qui compte

La question est simple :
Est-ce aux familles et aux contribuables de financer indéfiniment le coût des statuts d’expatriés
ou faut-il instaurer l’équité des rémunérations et moderniser les statuts pour maîtriser les coûts ?
Tout le reste est un écran de fumée.
Ceux qui déplacent le débat vers une guerre public-privé cherchent à éviter cette question.

J’assume une réforme structurelle

C’est pour cela que j’ai demandé aux ministres Jean-Noël Barrot et Eléonore Caroit :
• la suspension des décisions du conseil d’administration de l’AEFE de décembre 2025 qui fait porter de nouvelles charges sur les écoles partenaires et conventionnées ;
• l’annulation de l’arrêté d’août 2025 renforçant excessivement les pouvoirs de l’Agence en matière d’homologation.
Concentrer toujours plus de pouvoirs dans une structure qui n’a pas réglé ses déséquilibres internes n’est pas une solution. C’est une fuite en avant.

L’enseignement français à l’étranger ne se résume pas à l’AEFE

Le réseau français est plus large que son opérateur public.
Avec l’ANEFE et de nombreux acteurs locaux, nous travaillons à une alternative fondée sur :
• l’initiative locale,
• la responsabilité,
• la transparence des coûts,
• une véritable garantie de qualité pédagogique, et non un simple contrôle administratif.

Le choix est clair

Soit nous modernisons courageusement le système pour garantir le juste coût et le juste prix pour les familles.
Soit nous continuons à augmenter les frais en désignant des boucs émissaires.
Je refuse que l’on sacrifie l’avenir du réseau français à l’étranger pour préserver des équilibres internes devenus intenables.
Le débat mérite mieux que des postures idéologiques.
Il exige des décisions.

Médias – “Olivier Cadic : mobilité, sécurité, enseignement, ses priorités pour 2026” (Lesfrancais.press – 12/02/2026)

Lire l’article et écouter le podcast LIEN

J’ai répondu avec plaisir aux questions suivantes de Jérémy Michel, rédacteur en chef adjoint du média Lesfrancais.press :

. Dans votre dernière lettre d’information, vous indiquiez avoir effectué depuis le début de votre mandat en octobre 22014, 627 déplacements dans 116 pays. Olivier Cadic, en un peu plus de onze ans de mandat, comment avez-vous vu évoluer les attentes et les demandes des Français établis hors de France ?

. Vous avez évoqué le retour en France. Aujourd’hui, on éprouve un certain nombre de difficultés quand on a vécu à l’étranger pour revenir s’installer en France. Est-ce que c’est une sorte de capharnaüm administratif ?

. Un autre angle sur lequel vous avancez aussi, c’est celui de la cybersécurité. Il y a un dispositif qui a vu le jour, qui s’appelle le 17Cyber. Est-ce qu’en quelques mots, vous pouvez nous rappeler concrètement ce que c’est et puis comment il peut être aussi utile pour les Français expatriés ?

. Un autre dossier que vous mettez en avant et qui est au cœur de l’actualité, c’est l’enseignement français à l’étranger, avec la réforme du réseau de l’AEFE, qui d’ailleurs fait beaucoup réagir en ce moment. Vous, vous l’abordez sous l’angle de l’ANEFE, qui est l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger. En quelques mots, Olivier Cadic, vous nous rappelez ce qu’est l’ANEFE et en quoi elle peut jouer un rôle dans le débat actuel sur cet avenir des écoles à l’étranger ?

. Sur votre positionnement politique, vous vous définissez comme un sénateur indépendant, tout en siégeant au sein du groupe Union centriste. Est-ce que vous pouvez nous dire ce que signifie aujourd’hui concrètement être indépendant ? Et en quoi, dans ce cas-là, l’appartenance à un parti politique pourrait freiner l’action parlementaire ?

. Pour vous, le Mercosur, le traité du Mercosur, il est bon pour la France ?

. 2026, il y a aussi les élections sénatoriales. Vous arrivez à la fin de votre second mandat. Elles auront lieu au mois de septembre. Est-ce que vous serez à nouveau candidat ?

Sénat – Transition démocratique au Venezuela & Menace des cartels latino-américains – Vidéo Q/R (9’45)

Ce 4 février, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a auditionné Gaspard Estrada, politologue à l’unité du Sud Global à la London School of Economics.

Je me suis étonné auprès de M. Estrada du silence des démocraties européennes face à la transition démocratique engagée au Venezuela et alerté sur l’extension du crime organisé en Amérique latine, nourri notamment par les précurseurs chimiques chinois, et des répercussions directes jusqu’en Europe.

VERBATIM de mon intervention

Merci de vos propos. Vous avez mentionné la rivalité stratégique entre la Chine et les États-Unis en Amérique latine. Elle se démontre aussi par l’arrivée des précurseurs chimiques chinois qui arrivent par les ports. Vous avez parlé de Shanghaï, mais la cocaïne se compose aussi des précurseurs chimiques chinois qui envahissent donc l’Amérique latine. C’est un des sujets qui va m’amener à vous parler du développement du crime organisé et donc des cartels, qui sont considérés désormais comme des organisations terroristes aux États-Unis et qui, à mon avis, c’est un peu le game changer, parce qu’on parle de trafic de drogue, mais on aurait pu parler de l’Orénoque et donc de ce que font les militaires vénézuéliens aux sources donc de l’Orénoque pour faciliter le trafic de métaux précieux.

Mais on aurait pu parler aussi du trafic d’êtres humains, de tout ce qui se passe sur cette zone. Vous avez justement rappelé la présence de l’ENL et puis, justement, la proximité entre la Colombie et le Venezuela dans ce domaine. Donc, je pense que c’est effectivement une raison qui nous amène à nous préoccuper de ce qui se passe aussi en Colombie.

Mais il y a quand même une transition démocratique qui est en route au Venezuela. On n’en parle pas, mais il faut quand même rappeler qu’Edmundo González Urrutia a été élu avec 70% des voix. On fait comme si ce scrutin n’avait pas existé. C’est quand même un peu surprenant, puisqu’en réalité le devenir de ce pays est pour l’instant imbriqué dans des réseaux d’influence et d’ingérence : l’Iran, la Russie, la Chine, Cuba au Venezuela. C’est un vrai sujet, mais aussi les acteurs tels que le Hezbollah, aussi présents.

J’aimerais savoir ce que vous pensez de ce qui se passe et de l’impact avec l’Iran, les groupes paramilitaires, les organisations criminelles. Aujourd’hui, ce qui est un peu étonnant, et j’aimerais avoir votre opinion là-dessus, c’est qu’on réagit beaucoup pour le Groenland, on réagit beaucoup avec ce qui se passe en Iran, mais personne ne s’inquiète de la transition démocratique au Venezuela, au niveau de l’Europe, au niveau de la France, alors qu’on est à une heure de là-bas.

Personne n’est vocal sur le sujet pour pousser vers cette transition démocratique. Il y a eu un vote, il faut le faire respecter. Qu’est-ce qui fait que les démocraties n’ont pas la force de faire respecter les votes démocratiques d’un peuple comme le Venezuela, les Vénézuéliens ? Cela m’interroge. Et puis aussi, comment réagir face au développement des cartels, puisque nous sommes maintenant nous-mêmes affectés par leur développement ici, sur le territoire européen. Merci.

Réponses de Gaspard Estrada :
. Sur le narcotrafic, il estime que la réponse ne peut être que transnationale, en renforçant nos coopérations en matière d’entraide judiciaire et policière, et en s’attaquant aux circuits financiers des organisations criminelles afin de casser leur modèle économique.
. Saluant l’annonce d’une amnistie pour les prisonniers politiques, Gaspard Estrada considère toutefois que l’enjeu central reste l’absence d’un calendrier électoral clair et de garanties sur les conditions du scrutin, point sur lequel la France devrait désormais exercer une pression prioritaire.

Médias – “Cybersécurité : l’heure est à l’action” – (Entreprendre à l’international – Janv-Fév 2026)

Entretien conduit par Sandrine Weisz et Olivier Nifle pour le compte de la revue des CCE Entreprendre à l’international.

Lire l’article Cybersécurité : l’heure est à l’action (Entreprendre à l’international)

J’ai répondu aux questions suivantes :
. Les attaques de cybersécurité désignent un spectre large…
. Vous dites qu’on voit la paille dans l’œil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien…
. Quels sont les pays particulièrement actifs dans le domaine de la cybercriminalité ?
. La cybersécurité est-elle un enjeu européen ? Jusqu’où se fier à nos voisins ?
. Que conseillez-vous aux entreprises au regard de ces menaces ?
. 50 % des PME victimes d’une cyberattaque feraient faillite dans les 12 mois suivants. Comment réagir ?
. Est-ce que l’Europe en fait assez en matière de cybersécurité ?
. Une solidarité internationale totale est-elle vraiment envisageable ?

La perspective d’un droit nouveau pour l’aide active à mourir se rapproche

Le 17 juin 2015, je déclarais dans l’hémicycle du Sénat : « La loi de 2005 refusait l’acharnement thérapeutique ; celle de 2015 a introduit la sédation profonde et continue. Faudra-t-il attendre encore dix ans pour parachever notre dispositif de fin de vie ? »

Le 28 janvier 2026, le Sénat a rejeté en première lecture, par 181 voix contre 122, la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. Je m’en réjouis, tant le texte issu de l’Assemblée nationale avait été profondément dénaturé par les débats au Sénat.

Mes amendements ont soutenu la rédaction adoptée par l’Assemblée nationale afin d’affirmer clairement la reconnaissance d’un droit à l’aide active à mourir.

Les députés reprendront l’examen du texte, en deuxième lecture, sur la base de la version qu’ils avaient adoptée au printemps 2025.

Amendements défendus (vidéo) :
Amdt 275 – Cet amendement vise à assumer pleinement la création d’un droit à l’aide active à mourir, tel qu’il avait été posé par l’Assemblée nationale. Ce droit doit s’adresser aux patients frappés d’une affection grave et incurable qui ne souhaitent pas connaître les affres de la maladie, même si leur pronostic vital n’est pas directement engagé.
Amdt 328 – Cet amendement ajoute au texte de l’AN que la manifestation de la volonté du patient peut se faire par l’intermédiaire directives anticipées, lorsque la parole fait défaut.
Amdt 334 – Cet amendement précise que l’on peut manifester sa volonté quel que soit le mode d’expression, y compris par l’intermédiaire de directives anticipées rédigées préalablement.

Lire tous les amendements déposés

IPAC – Déclaration sur la condamnation de Jimmy Lai

La condamnation de Jimmy Lai est une injustice tragique.

Il doit bénéficier d’une aide humanitaire.

J’ai cosigné la Déclaration de l’IPAC ainsi que 85 responsables politiques, répartis dans 31 pays.

DÉCLARATION DE L’IPAC SUR LA CONDAMNATION DE JIMMY LAI – 09/02/2026

L’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC) condamne avec la plus grande fermeté la condamnation inhumaine et politiquement motivée de Jimmy Lai, à l’issue d’un procès devenu le symbole du démantèlement des libertés à Hong Kong.

Ce moment ne s’est pas produit isolément. Il a été rendu possible par l’échec persistant de la communauté internationale à faire respecter la Déclaration conjointe sino-britannique, traité international juridiquement contraignant enregistré auprès des Nations unies. Alors que Pékin démantelait l’autonomie de Hong Kong, la liberté de la presse et l’État de droit, les gouvernements ont pris la parole, mais n’ont pas agi.

Le prononcé d’une peine de vingt ans de prison à un éditeur de 78 ans pour l’expression pacifique d’opinions politiques ne relève pas de la justice. Il s’agit d’une punition pour la dissidence, rendue possible par l’impunité.

L’IPAC appelle les gouvernements démocratiques à répondre en conséquence par une pression diplomatique coordonnée et par des mesures de responsabilité.

La persécution de Jimmy Lai constitue une preuve irréfutable que le système judiciaire de Hong Kong répond aux injonctions de Pékin et ne doit bénéficier d’aucun statut distinct de celui de la Chine. La réaction des gouvernements face à cette injustice constituera un test, non seulement de leur engagement en faveur des droits fondamentaux et des valeurs démocratiques, mais aussi de leur volonté de faire en sorte que les violations graves des traités internationaux entraînent des conséquences.

Nous exprimons notre profonde solidarité avec la famille de Jimmy Lai et réaffirmons l’engagement de notre réseau à œuvrer pour sa libération, ainsi que pour celle des nombreux prisonniers politiques détenus à Hong Kong.

Lire la déclaration originale (anglais)

Liste des signataires

Sénat – Taiwan – Groupe d’amitié

À l’occasion du Nouvel An, Clémentine Hao, ambassadrice de Taïwan en France, a convié ce 3 février les parlementaires du groupe d’amitié France–Taïwan à partager une Galette des rois XXL, réalisée par la Confédération nationale de la boulangerie française, dans les locaux de l’ambassade à Paris.

Notre groupe France–Taïwan au Sénat compte 63 membres, ce qui en fait le 2ᵉ groupe d’amitié le plus nombreux du Sénat, derrière France–Maroc.

Cette taille exceptionnelle en fait l’un des plus importants groupes d’amitié Taïwan en Europe, au même niveau que celui du Bundestag allemand et bien plus grand que le groupe britannique ou la délégation active du Parlement européen.

Le discours d’Else Joseph, vice-présidente, a souligné que notre groupe dépasse la seule action diplomatique : il est également un outil d’influence économique, industrielle et culturelle. La mise en valeur de la boulangerie française avec cette galette XXL, à l’image de celle servie à l’Élysée, illustre parfaitement cette influence et ce rayonnement.

Très belle année du cheval à toute l’équipe de l’ambassade et au peuple taïwanais ! +d’images

Sénat – Mission laïque française (MLF) – ANEFE

Très heureux d’avoir retrouvé Christian Masset, président de la Mission laïque française, pour un échange au Sénat, ce 2 février, en compagnie de Michel Monsauret, secrétaire général de l’ANEFE, Association nationale des écoles françaises à l’étranger.

Nous avons évoqué la situation l’enseignement français à l’étranger et esquissé le contour des collaborations que nos deux associations envisagent de mettre en place.

Les objectifs du Cap 2030 tels que définis par la MLF sont autant de défis que nous partageons et que nous voulons relever ensemble.

Avec tous les acteurs de l’enseignement français à l’étranger, nous entendons contribuer à la réflexion sur les besoins des élèves de demain, sur le métier d’enseignant pour en accompagner les nécessaires transformations, ainsi que sur les décisions courageuses qu’il conviendra d’assumer pour renforcer l’attractivité et la stabilité financière des établissements.

La MLF célèbrera son 125ème anniversaire en 2027. Elle a construit ce que le ministre de l’Europe et des affaires étrangères appelle « un trésor de notre rayonnement culturel ».

Christian Masset, grand serviteur de l’État, inscrit son action à la présidence de la MLF dans la tradition d’excellence qu’ont su maintenir ses prédécesseurs.

Les chiffres de l’activité consulaire 2025

Action consulaire, on fait le bilan !

Un grand bravo aux agents consulaires, à Paris, à Nantes et sur l’ensemble du réseau, pour leur engagement quotidien au service des Français de l’étranger !

Cette mobilisation collective illustre l’engagement et le sens du service public qui animent nos consulats partout dans le monde.

Félicitations à Pauline Carmona et à ses équipes de la DFAE pour cette présentation claire et synthétique des résultats de l’action consulaire.

DÉCOUVREZ les chiffres de l’activité consulaire.

Sénat – Australie – Serge Thomann

À la faveur de son déplacement à Paris, j’ai accueilli Serge Thomann, Conseiller des Français de l’étranger pour l’Australie, en compagnie de ma collègue Olivia Richard.

À l’ordre du jour, la préparation de mon second déplacement en Australie et le point sur les attentes de nos compatriotes ;

Félicitations à Serge pour la richesse et l’ampleur de son action comme en témoigne sa lettre d’information.

QAG – AEFE : joueur, arbitre… et maintenant bénéficiaire – Vidéo Q/R 4’40

Le 4 février, à l’occasion de la séance des questions d’actualité au Gouvernement, j’ai interrogé Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, sur la situation des acteurs privés de l’enseignement français à l’étranger, fragilisés par une décision du conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, ainsi que par les dispositions de l’arrêté du 25 août 2025.

VERBATIM de mon intervention :

Monsieur le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères,

La France affiche l’ambition de doubler le nombre d’élèves dans le réseau d’enseignement français à l’étranger d’ici 2030.

Mais des décisions récentes fragilisent les acteurs privés qui portent cette dynamique.

D’abord, la décision du conseil d’administration de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, du18 décembre qui révolte les établissements au statut de partenaires.

Alors qu’ils sont autofinancés, ils se voient imposer des contributions financières accrues sans contrepartie.

Ensuite, l’arrêté du 25 août 2025 subordonne l’homologation des écoles françaises à l’étranger par le ministère de l’Éducation nationale à la signature d’un contrat avec l’AEFE, créant un conflit d’intérêts majeur : un opérateur public devient à la fois concurrent, partenaire obligatoire et quasi-autorité de régulation.

C’est comme si on demandait à France Télécom d’être également l’Arcom !

On demande ainsi à l’AEFE d’être joueur et arbitre, ce qui mine la confiance et l’équité du système.

Monsieur le Ministre, pouvez-vous abroger l’arrêté du 25 août 2025 pour restaurer une homologation relevant exclusivement du ministère de l’Éducation nationale ?

Voulez-vous engager une réforme séparant clairement la gestion des établissements par l’AEFE et la mission de développement du réseau des écoles françaises à l’étranger ?

Ma RÉPLIQUE :

Merci monsieur le Ministre,

La situation actuelle de l’AEFE exige des décisions immédiates.

Aucun système ne peut rester crédible lorsque l’acteur principal est à la fois compétiteur, régulateur et bénéficiaire des règles qu’il édicte.

Faire porter aux établissements partenaires le poids d’erreurs de gestion passées tout en les plaçant sous dépendance contractuelle est une double injustice.

La réforme ne pourra être crédible que si un principe clair est acté : neutralité, séparation des rôles et indépendance de l’homologation.

Il ne s’agit pas de venir au secours d’un système totalement dépassé, mais de créer un modèle économique soutenable.

Car n’oublions pas qu’au bout de nos décisions, ce ne sont pas des lignes budgétaires qui paient — ce sont des familles.

Médias – “Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France” – (Conférence de presse – 04/02/2026)

Cybersécurité – Directive NIS2 – Loi « Résilience » – Stratégie nationale de cybersécurité

Conférence de presse – Sénat – 4 février 2026
Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France

• Olivier CADIC,
. Président de la commission spéciale du PJL « Résilience des infrastructures
critiques et renforcement de la cybersécurité » au Sénat
. Sénateur des Français établis hors de France

• Philippe LATOMBE,
. Président de la commission spéciale du PJL « Résilience des infrastructures
critiques et renforcement de la cybersécurité » à l’Assemblée nationale
. Député de la Vendée (1ʳᵉ circonscription)

Alors que les cyberattaques se multiplient et que les fuites de données touchent quotidiennement entreprises, administrations et citoyens, la France accuse un retard préoccupant dans la transposition de la directive européenne NIS2, qui aurait dû être intégrée au droit national avant le 17 octobre 2024.

La proposition de loi dite « Résilience » a été adoptée par le Sénat en mars 2025, puis approuvée à l’unanimité en commission spéciale à l’Assemblée nationale en septembre 2025, sans jamais avoir été inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Médias – “French Response: de la guerre à Gaza au salut nazi d’Elon Musk, comment la diplomatie française a changé de ton sur les réseaux sociaux” (BFM Tech – 01/02/2026)

Une fausse information, c’est comme un cancer, si vous ne la traitez pas vite, elle va se répandre et c’est terminé. J’ai appris cela à Taiwan en 2021 : répondre en 200 mots sous 2 heures, avec humour…

Extraits :

Depuis septembre 2025, le ministère des Affaires étrangères opère une véritable riposte sur le réseau social X grâce au compte French Response. Avec un ton bien moins diplomate que la communication officielle, il réussit à faire mouche et attire aussi bien les critiques que l’approbation.
(…)
“C’est un outil qui permet d’avoir une réponse officielle à l’heure où le président américain commente sur son compte Truth Social toutes ses actions et celles des autres,” estime Olivier Cadic, sénateur et vice-président de la commission des affaires étrangères au palais du Luxembourg.
(…)
“On voit bien que les démocraties sont en train de s’effondrer les unes après les autres et qu’on est attaqué de l’intérieur. French Response est donc un bon outil pour ce qui n’est qu’une réaction,” ajoute Olivier Cadic. Le sénateur appelle de son souhait à l’implication de la société civile afin que French Response ne soit pas le seul outil dédié à ce type de “réaction”: “Aujourd’hui, on se fait attaquer de tous les côtés. Il ne faut pas laisser l’Etat seul, il faut un modèle collectif de réponse. Si ce compte n’existe que pour répliquer et qu’il se retrouve seul, je pense qu’ils n’y arriveront pas.”

Lire l’article de Sylvain Trinel French Response: de la guerre à Gaza au salut nazi d’Elon Musk, comment la diplomatie française a changé de ton sur les réseaux sociaux sur le site BFM

Médias – “Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France” (Radio Orient – 1er février 2026 – Podcast 16’30)

J’ai répondu aux questions de François-Xavier de Calonne dans son émission Pluriel (Radio Orient), au sujet des foyers de tension sur la scène internationale et des rivalités stratégiques entre grandes puissances.

ÉCOUTER le Podcast de l’entretien « Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France »

Radio Orient :

L’entretien revient sur la répression sanglante du soulèvement populaire en Iran et sur les marges de manœuvre de l’Europe pour soutenir la population iranienne, dans un contexte marqué par le retrait et l’ambiguïté de la position américaine. Il analyse également la stratégie régionale de Téhéran, à travers la mobilisation de ses relais à Gaza, au Liban, en Syrie et en mer Rouge, et les risques d’escalade militaire que cela implique.

Enfin, l’échange interroge la place de l’Europe prise en étau entre la rivalité structurante des États-Unis et de la Chine, et pose une question devenue centrale : l’Union européenne peut-elle encore se permettre de différer la construction d’une véritable Europe de la défense ?

VERBATIM de l’entretien

VOEUX 2026

Voeux à la communauté française
établie à l’étranger

Sécurité des Français de l’étranger ; Soutien au réseau des CCIFI et CCEF ; Développement enseignement français à l’étranger 

Sénateur indépendant, au sein du groupe Union centriste depuis octobre 2014, le monde est ma circonscription.
Depuis le début de mon mandat, j’ai effectué 627 déplacements dans 116 pays avec une priorité d’action par pays.
Sénateur entrepreneur, je fonctionne en mode projets avec les élus, diplomates, entrepreneurs et la société civile autour de quatre champs d’intervention : Action consulaire ; Éducation & Culture ; Diplomatie parlementaire ; Diplomatie économique

LE MONDE POUR CIRCONSCRIPTION

ANEFE (ASSOCIATION NATIONALE DES ÉCOLES FRANÇAISES À L’ÉTRANGER)
Depuis 50 ans, l’ANEFE soutient les écoles françaises à l’étranger et les fédère pour contribuer à l’atteinte de l’objectif de doubler le nombre d’élèves d’ici à 2030.

TRENTE ANS DÉJA
Il y a 30 ans, je m’installais à Ashford, dans le Kent. Aujourd’hui, nous œuvrons pour obtenir la réouverture de la gare internationale d’Ashford, fermée depuis le Covid, afin de restaurer une liaison essentielle pour les mobilités, l’attractivité du territoire et la vie quotidienne des Français établis au Royaume-Uni.

Au Sénat :
Art. 50-1 – Rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela – 21 janvier 2026

Lutte contre le narcotrafic :
En circonscription en Bolivie (Cochabamba – Chimoré – Villa Tunari) – 16 mai 2024

Cybersécurité :
17Cyber, le rêve devenu réalité ! – 8 juillet 2025

Retrouvez mes actions :

Médias – “Le gouvernement fait le jeu des pirates pour écouter aux portes” (Le Canard Enchainé – 28/01/2026)

Extrait  : Dans le cadre de la proposition de loi contre le narcotrafic examinée en mars dernier par le Parlement, l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et celui de la Justice Gérald Darmanin avaient tenté d’imposer des backdoors (« portes dérobées », en bon français), un dispositif permettant de casser le chiffrement des discussions privées et de contraindre les messageries cryptées à livrer les discussions de leurs utilisateurs aux enquêteurs. Mais la disposition avait été rejetée tout net par les parlementaires.

Le vieux disque des “backdoors”

Et pour cause… « Les backdoors reviennent à espionner les gens et remettent en cause le droit à la vie privée et à la protection des données, affirme le sénateur centriste Olivier Cadic. On est en train de préparer le terrain pour qu’un régime autoritaire s’installe ! »

De quoi péter un câble ! Les portes dérobées affaiblissent aussi la sécurité des applications. Si on décodait une partie des conversations, toutes se retrouveraient fragilisées. Dès lors, les failles pourraient être exploitées par les services de renseignement… mais aussi par des groupes criminels et des États hostiles contre lesquels ils prétendent justement lutter. Un sacré bug !

Pour s’assurer que les ministres régaliens n’essaient pas de revenir par la fenêtre pour imposer des portes dérobées, Cadic avait introduit dans le projet de loi Résilience contre les cyberattaques un amendement les interdisant formellement, et ce avec le soutien du Premier ministre de l’époque, François Bayrou. Dix mois plus tard, le gouvernement refuse d’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée ce texte, qui transcrit dans le droit français plusieurs directives européennes visant à prévenir les entreprises et les administrations contre les piratages.

En décembre, Matignon a même demandé au sénateur Cadic de jeter son amendement à la corbeille, ce qu’il a refusé de faire. Pour le court-circuiter, le ministère de l’Intérieur songe désormais à faire voter une loi autorisant les backdoors avant l’entrée en vigueur des directives européennes en France…

Lire l’article de Fanny Ruz-Guindos Le gouvernement fait le jeu des pirates pour écouter aux portes sur le site du Canard Enchainé

En circonscription au Royaume-Uni – Ashford (Kent) / Gare Eurostar (8 janv. 2026)

Trente ans déjà…

Le 8 janvier 1996, la gare d’Ashford International devenait la deuxième porte d’entrée Eurostar du Royaume-Uni, après Londres, grâce à l’ouverture du tunnel sous la Manche.

Cette même année, j’ai choisi de m’installer à Ashford, située à deux heures de Paris, et d’y transférer le siège de mon activité professionnelle dans le domaine de l’électronique.

Confronté à la fois à l’ouverture du marché unique et à l’émergence des transferts d’activités de mes clients vers la Chine, j’étais convaincu que l’environnement économique britannique — alors particulièrement attractif — offrait les conditions nécessaires pour rebondir dans une compétition mondiale accrue.

Les médias se sont emparés de cette histoire, suscitant un véritable engouement. C’est ainsi que j’ai créé l’association La France libre… d’entreprendre, afin de répondre aux nombreuses sollicitations.

La génération Eurostar des Français du Royaume-Uni était née.

Pour accompagner le millier d’entrepreneurs ayant rejoint l’association afin de s’installer à Ashford, l’agence locale de Barclays a recruté une jeune compatriote : Anne Vigouroux.

Élu à l’AFE en 2006, j’ai obtenu l’ouverture d’un bureau de vote à Ashford à partir de 2012. Les électeurs français du sud-est de l’Angleterre n’ont ainsi plus eu à se rendre à Londres et votent désormais dans cette gare (compte-rendu).

En mars 2020, j’ai pris le dernier Eurostar s’arrêtant à Ashford. La pandémie a conduit à la suppression des arrêts à Ashford et à Ebbsfleet International. Ces dessertes n’ayant jamais été rétablies, j’ai déménagé près de Londres St Pancras début 2025.

La disparition des liaisons internationales a fragilisé l’attractivité du territoire, pénalisant entreprises, emplois et mobilités.

C’est dans ce contexte que j’ai été invité à témoigner le jeudi 8 janvier 2026 lors de l’événement Bring Back the Magic, organisé à la gare internationale d’Ashford par Ashford Borough Council et London St Pancras Highspeed.

Retenu à Paris pour assister au discours du Président de la République aux ambassadeurs à l’Élysée, j’ai été représenté par Anne Vigouroux et Jean-Claude Cothias, ancien secrétaire général de La France libre… d’entreprendre.

Je les remercie d’être intervenus en mon nom, dans le prolongement de mon témoignage vidéo (ci-dessus).

La mobilisation citoyenne est au rendez-vous : une pétition lancée par des habitants a déjà recueilli plus de 80 000 signatures. Elle traduit une attente forte et légitime.

Réouvrir la gare redonnerait de l’élan à tout un territoire et ferait renaître la magie d’une connexion qui a fait ses preuves. La gare a contribué à notre succès. Nous sommes aujourd’hui mobilisés pour lui permettre de retrouver son enchantement.

Message d’Anne Vigouroux
(à l’image avec Jean-Claude Cothias et Lucie Druesne, Deputy CEO de le Kent Invicta Chamber of Commerce)

. Anne Vigouroux est directrice globale du marketing chez Charles Taylor et co-responsable de l’antenne Alumni de MBS au Royaume-Uni.
. Depuis plus de vingt ans, elle consacre bénévolement son temps et son énergie à la communauté française, notamment au travers de la Jeune Chambre Franco-Britannique (ex-vice-présidente), de l’UFE Grande-Bretagne (ex-secrétaire), mais il faut aussi noter 15 ans de bénévolat à Notre-Dame de France.

MESSAGE (traduit en français) : “ Presque 30 ans séparent ces deux photos — et pourtant, on a l’impression que c’était hier.

La semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’assister au 30ᵉ anniversaire de la gare d’Ashford International, parce que je fais partie de ce que l’on appelle la « génération Eurostar » — celle qui a pu étudier, travailler et construire sa vie à travers l’Europe, sans rupture ni frontière.

Ashford International n’était pas qu’une simple gare pour moi. C’est là que ma vie au Royaume-Uni a véritablement commencé : ma carrière chez Barclays, la rencontre avec mon mari, et la création d’amitiés qui durent depuis des décennies — dont une très spéciale avec Olivier Cadic, qui a contribué à déclencher, à la fin des années 1990, un véritable tsunami d’entrepreneurs français s’installant au Royaume-Uni via l’Eurostar, grâce à son association La France Libre d’Entreprendre.

Si l’on avance jusqu’à aujourd’hui, je ressens à la fois une pointe de nostalgie pour les belles années passées et un immense espoir.

L’espoir que les relations euro-britanniques continuent de se réchauffer (le retour d’Erasmus en est un signe particulièrement encourageant).

L’espoir que les dommages causés par le Brexit puissent être progressivement réparés.

L’espoir que la gare d’Ashford International rouvre enfin, afin de redonner de l’élan à des centaines d’entreprises locales et de familles dans le Kent.

Le thème des célébrations était « Bring Back the Magic »… et il ne pouvait pas être mieux choisi.”

Médias – “Cybersécurité : la France accumule les retards, les hackers accumulent les victimes, déplorent des experts” (Epoch Times – 22/01/2026)

Dans un article éclairant, le journaliste Étienne Fauchaire (Epoch Times) remarque à juste titre que la directive européenne NIS2, censée être transposée en droit français afin de renforcer la sécurité des acteurs essentiels au fonctionnement de la société et de l’économie, reste « engluée dans les méandres parlementaires ».

Ce projet de loi dit « Résilience », pour lequel je préside la commission spéciale, a pourtant été adopté par le Sénat en mars 2025, puis approuvé à l’unanimité en commission spéciale à l’Assemblée nationale en septembre 2025. Toutefois, il n’a jamais été inscrit à l’ordre du jour de l’AN.

Lire l’article Cybersécurité : la France accumule les retards, les hackers accumulent les victimes, déplorent des experts sur le site Epoch Times

Extraits :

Quinze mois. C’est le retard accumulé par la France dans la transposition de la directive NIS2, qui aurait dû être intégrée au droit national avant le 17 octobre 2024. Entre ces deux chiffres, un gouffre temporel que le sénateur Olivier Cadic, président de la Commission spéciale NIS2 au Palais du Luxembourg, synthétise en une formule : « Pour passer une loi, il faut des mois, voire des années. Dans le cyber, certaines attaques se produisent donc en 28 secondes à cinq minutes. »

(…)

« La loi doit poser les cadres généraux. Ensuite, ce sont les professionnels eux-mêmes qui doivent s’emparer de ces principes, s’adapter et sécuriser leurs systèmes en fonction de leur environnement », a plaidé Olivier Cadic. « Si l’on cherche à tout encadrer juridiquement, nous serons constamment en retard, toujours un pas derrière le terrain. » Le vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, lui-même ciblé, avec d’autres parlementaires, par une cyberattaque attribuée à des pirates chinois agissant pour le compte de Pékin, se montre particulièrement investi sur les questions de cybersécurité.

Jugeant « la façon actuelle de faire la loi complètement délirante », le sénateur propose une autre méthode, inspirée du Budget Act américain : évaluer le coût et l’objectif de chaque loi avant et après son adoption pour mettre fin à un empilement législatif inutile. Et remplacer la question « ai-je bien suivi la procédure ? » par celle qui compte vraiment : « est-ce que ça fonctionne ? »

Médias – “Le sénateur français Olivier Cadic appelle à la reconnaissance de la stabilité et de la démocratie du Somaliland” (The Horn Tribune – 22/01/2026)

Traduction française de l’article French Senator Olivier Cadic Calls for Recognition of Somaliland’s Stability and Democracy de Maxamuud Walaaleeye.

Le sénateur français Olivier Cadic appelle à la reconnaissance de la stabilité et de la démocratie du Somaliland

Le sénateur Olivier Cadic, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat et président du groupe interparlementaire France–Pays du Golfe, a appelé la France et l’Europe à soutenir activement le Somaliland lors d’un récent débat au Sénat, organisé en application de l’article 50-1 de la Constitution, sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales.

S’exprimant au nom du groupe Union centriste, le sénateur Cadic a mis en lumière les réalisations du Somaliland depuis le rétablissement de son indépendance vis-à-vis de la Somalie en 1991. Il a décrit ce pays de la Corne de l’Afrique comme un modèle de stabilité, d’État de droit et de régularité démocratique à travers des élections libres et constantes.

Olivier Cadic a souligné l’incohérence des réponses internationales face à l’émergence de nouveaux États, rappelant que la dissolution pacifique de la Tchécoslovaquie en République tchèque et en Slovaquie en 1993 avait été rapidement reconnue par les pays européens. Il s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles le Somaliland, malgré son parcours pacifique, démocratique et une gouvernance effective, demeure largement ignoré.

« La France ne peut pas rester un simple spectateur », a déclaré le sénateur Cadic, insistant sur le fait que la diplomatie est à la sécurité internationale ce que la justice est à l’ordre intérieur. Il a appelé la France et l’Europe à défendre les démocraties dans le monde, à aider les peuples fuyant des régimes indignes, à faire prévaloir le droit sur la force et à protéger les souverainetés contre la coercition plutôt que de se contenter de condamnations de principe.
Le sénateur a rapproché le cas du Somaliland de situations similaires à Taïwan et dans d’autres pays menacés, les inscrivant dans une question fondamentale du XXIᵉ siècle : savoir si les frontières et les souverainetés seront déterminées par la force ou par le droit.

Olivier Cadic défend depuis longtemps la cause du Somaliland, notamment lors d’une visite en 2023 au cours de laquelle il a rencontré des responsables locaux et mis en avant le fonctionnement des institutions, la tenue d’élections libres et les attributs étatiques du territoire comme fondements d’une reconnaissance internationale.

L’intervention du sénateur Cadic au Parlement s’inscrit dans le prolongement des efforts de l’ambassadeur du Somaliland en France, Abdirahman Yassin Mohamed, visant à renforcer la coopération entre le Somaliland et la France, ainsi que les échanges avec les principaux acteurs politiques français, parmi lesquels figure le sénateur Cadic.

Ses propos témoignent d’un intérêt parlementaire croissant en France pour un engagement approfondi avec le Somaliland, dans un contexte d’évolution des équilibres dans la Corne de l’Afrique.