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Sénat – Émirats arabes unis – Visite d’État

Ce 18 juillet, à la présidence du Sénat, S.A. Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nayan, Président des Émirats arabes unis, a été reçu par Gérard Larcher.

J’ai eu l’honneur d’assister à cette visite protocolaire aux côtés de mes collègues Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et Joëlle Garriaud-Maylam, présidente déléguée pour les EAU.

Gérard Larcher a dressé un panorama de notre relation bilatérale riche et variée : défense, économie, culture, éducation, énergie… en étayant son propos de nombreux exemples d’accomplissements notoires.

Le président du Sénat est revenu sur la visite du groupe d’amitié aux Émirats arabes unis que j’ai eu l’honneur de conduire, en mars dernier, peu avant la clôture de l’Exposition universelle à Dubaï (compte-rendu).

Gérard Larcher a ensuite évoqué un colloque historique sur les Accords d’Abraham que j’ai organisé au Sénat, sous son haut patronage, avec mon collègue Roger Karoutchi, vice-Président du Sénat, le 2 mai dernier (compte-rendu). Je le remercie d’avoir repris ma proposition d’organiser une seconde édition, l’an prochain, aux Émirats cette fois.

Cet événement, intitulé “une promesse de paix pour le monde”, avait été réalisé en partenariat avec Elnet et le Campus francophone du Collège académique de Netanya.

Les deux présidents ont également échangé leurs points de vue sur la guerre en Ukraine et ses conséquences.

Pour sa part, S.A. Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nayan, a jugé que notre relation bilatérale a toujours été ascendante, de façon graduelle, quel que soit le pouvoir en place depuis 1972 en France.

L’assistance a senti une émotion partagée lors que le président des Émirats a rendu hommage à Jacques Chirac, dont Gérard Larcher fut ministre, en précisant que notre ancien Président de la République était la seule personnalité non-émirienne à posséder une artère baptisée de son nom aux EAU. +d’images

Invalides – Émirats arabes unis – Visite d’État

Ce matin, à l’hôtel des Invalides, aux côtés de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, j’ai souhaité la bienvenue à S.A. Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nayan, Président des Émirats arabes unis, en compagnie d’Amélie Lakrafi, députée des Français établis hors de France.

A la tête de l’un des pays les plus puissants du Moyen-Orient, depuis mai 2022, le président des EAU a choisi la France pour sa première visite d’État, ce qui nous honore.

Les relations entre la France et les EAU dans le domaine stratégique sont très denses, notamment via un accord de défense structurant. A ce titre, j’accompagnais le Président Macron, en décembre dernier, lorsque les Émirats ont signé l’achat de 80 avions Rafale (14mds€), un lot de 12 hélicoptères Caracal d’Airbus (1mds) et pour 2 milliards de missiles chez le constructeur européen MBDA (co-entreprise d’Airbus).

Matériel emblématique de la diplomatie militaire historique entre nos deux pays, le Giat a livré 390 chars Leclerc entre 1993 et 2003 !

Fait marquant de notre coopération militaire, l’opération Apagan a permis d’organiser le rapatriement en urgence de nos ressortissants depuis l’Afghanistan vers les Émirats arabes unis, sur base aérienne d’Al Dhafra, avant que nos forces armées puissent les transporter en métropole. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (14 juillet 2022)

Après 3 ans d’absence du fait de la pandémie, la célébration de la fête nationale a fait son retour à la résidence de France à Londres, en présence de l’ancienne Première ministre Theresa May.

Devant un parterre de plus de 1 600 personnes, Gerrit Van Rossum, chargé d’affaires près de l’ambassade de France au Royaume-Uni, a accueilli les invités, en présence d’Alexandre Holroyd, député de la circonscription d’Europe du Nord réélu en juin, et de conseillers des Français de l’étranger parmi lesquels Olivier Bertin et Marie-Claire Sparrow.

Le chargé d’affaires a transmis un message d’amitié de Catherine Colonna et de regrets de ne pas avoir pu dire au revoir comme le veut la tradition du fait de sa nomination au gouvernement en qualité de ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Guillaume Bazard, notre consul général à Londres, participait à son ultime événement avec notre communauté, car sa mission touche à sa fin cet été. Il a opportunément tenu à faire inviter tous les présidents et assesseurs de bureaux de vote qui ont assuré le bon fonctionnement des opérations électorales cette année.

J’ai salué Bertrand Buchwalter, conseiller culturel, pour les efforts de communication du poste en faveur des écoles française du Royaume-Uni.

Cette célébration m’a permis de revoir de nombreux compatriotes. Je remercie tous ceux qui m’ont adressé des mots chaleureux et d’encouragements à cette occasion.
Cela m’a également permis de prendre en compte les préoccupations de certains.
Si les effets de la pandémie semblent s’atténuer, ceux du Brexit commencent à avoir des effets dévastateurs sur les petites écoles FLAM.

Mention spéciale à Bernard Masson, ancien pdt de l’association des membres de l’ONM, qui fêtait le 61ème anniversaire de son installation à Londres (14/07/1961).

Sincères félicitations à toute l’équipe du poste diplomatique qui a concrétisé ce remarquable événement et aux sponsors qui l’ont financé.

Quelle joie d’observer les visages rayonnants des participants si heureux de se retrouver ! +d’images

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°180 – 13 juillet 2022

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°180 – 13 juillet 2022Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. Passe sanitaire aux frontières : pas d’exception pour les FDE
. Frédéric PETIT rappelle des principes
. Rapport annuel de la CFE
. Réforme du corps diplomatique
. Un rapport sénatorial à venir
. Nominations à l’étranger : nouvelles zones

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. Perspectives de développement du réseau d’enseignement français à l’étranger
. Cameroun : une école française à Kribi ?
. En circonscription en Roumanie / Discours sur la guerre en Ukraine

FRANCE
Actualités : Politique & Société

BRÈVES D’AILLEURS

CARNET & NOMINATIONS

Découvrir l’InfoLettre n°180

Développement de l’enseignement français à l’étranger : ANEFE & AEFE

En ma qualité de président de l’ANEFE (Association nationale des écoles françaises à l’étranger), j’ai accueilli le 12 juillet au Sénat, Alix Got, experte à la direction du développement et l’accompagnement du réseau de l’AEFE, et Raphaëlle Dutertre, conseillère aux relations institutionnelles (AEFE) en compagnie de Françoise Hirzel, directrice ANEFE.

J’ai découvert le superbe guide qui recense tous les établissements du réseau qu’ils soient homologués ou simplement labellisés.

Nous avons mis en évidence les complémentarités entre l’AEFE et l’ANEFE pour conforter le développement du réseau.

Il y a 12 ans, lors de ma première participation à un conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), j’avais déclaré que l’enseignement à l’étranger était un marché et qu’il fallait développer notre réseau pour rivaliser avec celui des écoles anglo-saxonnes.

Heureux d’apprendre que Alix Got a présenté, la veille au séminaire des personnels encadrants de l’AEFE, les enjeux du développement du réseau comme s’inscrivant dans un marché ouvert. Le logiciel a changé et je m’en réjouis.

Le Président de la République, Emmanuel Macron, a fixé un objectif de doublement du réseau à l’horizon 2030. Il est important d’unir nos forces pour concrétiser sa vision.

Sénat – Cameroun : un projet d’école française pour Kribi

Très heureux d’avoir revu Olivier Leloustre, conseiller des Français de l’étranger pour le Cameroun et entrepreneur.

Nous avons échangé sur les attentes de nos compatriotes au Cameroun et les suites de mon passage à Douala et Yaoundé.

Après avoir revu Stéphane Catta, consul général à Douala, dix jours plus tôt au Sénat, nous avons évoqué leur projet commun d’ouvrir une nouvelle école française à Kribi.

Je partage le bien fondé de leur idée qui s’inscrit dans la démarche voulue par Emmanuel Macron afin de doubler notre réseau.

Ce projet constitue désormais mon objectif principal pour le Cameroun.

En circonscription en Roumanie (1/2) – Bucarest (5–8 juillet 2022)

Retour à Bucarest pour mon 6ème déplacement en Roumanie, motivé en premier lieu par ma participation 22ème “Parliamentary Intelligence-Security Forum”, consacré à la guerre en Ukraine.

Ce fut l’occasion de revoir Laurence Auer, ambassadrice de France en Roumanie, que j’avais connue en qualité de conseillère culturelle à Londres en 2006, tandis que nous avions lancé avec beaucoup de succès le plan École pour le Royaume-Uni. J’ai remarqué que Laurence Auer n’avait rien perdu de son sens de la diplomatie culturelle. Je lui suis profondément reconnaissant de s’être pleinement investie pour me consacrer de nombreux échanges privilégiés et pour m’avoir organisé une variété de rencontres pour prendre la mesure de l’engagement de la France en Roumanie.

Par ailleurs, l’ambassadrice m’a proposé d’intervenir à la 4ème édition de l’Atlantic Black Sea Security Forum (à l’image), à Bucarest, où elle fit le discours d’ouverture portant la voix de la France en matière de sécurité européenne.

Communauté française

UFE

A Bucarest, j’ai été accueilli par Benoît Mayrand, conseiller des Français de l’étranger pour la Roumanie et la Moldavie et conseiller à l’AFE pour l’Europe de l’Est.

J’ai débuté mon séjour de 4 jours dans la capitale roumaine en participant à la réunion mensuelle de l’UFE Roumanie.

Très heureux d’y avoir retrouvé de nombreux amis et une section UFE pleine de vitalité. +d’images

Diplomatie économique

CCIFER

Un pays attractif

Rendez-vous à la CCIFER, Chambre de commerce de d’industrie franco-roumaine, où j’ai retrouvé François Coste, son président qui avait participé au déjeuner des présidents de CCIFI, que j’avais organisé la semaine précédente au Sénat.

Ce déplacement en présence de Benoit Mayrand, conseiller des FDE, était destiné à parler de l’environnement des affaires en Roumanie, après ces deux ans de pandémie.

Adriana Record, directrice, avait réuni des membres du conseil d’administration, dont Julien Munch (Carrefour), Maître Christina Bojica (Cabinet Gruia Dufaut), Christian Deverloy (Arta grafica) et Jérome France (EMI International).

Créée il y a 25 ans, la CCIFER compte 550 membres sur les 4500 entreprises françaises installées dans le pays. La France est la 3ème source de capitaux étrangers si on intègre les investissements au travers de structures néerlandaises.

Ces entreprises assurent 125 000 emplois directs, dont 17 000 pour la seule société Carrefour au travers de ses 400 magasins. Les Français contribuent aux exportations roumaines, ainsi Dacia (Renault) exporte 95% de sa production.

Témoin du changement de la Roumanie, Christian Deverloy estime que le pays « low-cost » d’il y a 20 ans, est devenu un pays aux produits plus élaborés et à forte valeur ajoutée.

Groupama (assurances) a triplé ses revenus sur le premier semestre 2022 comparé à 2021 en Roumanie, ce qui place ce pays en 2ème place internationale pour le groupe après l’Italie.

Si la proximité de l’Ukraine révèle une inquiétude pour certains futurs investisseurs, la CCIFER a ouvert un « Booster » qui fait le plein et accueille 12 entreprises au siège de la Chambre pour faciliter leur implantation. +d’images

Orange

Le pays où plus de 95% des foyers sont raccordés à la fibre

Visite du siège Orange Roumanie dirigé par Pierre-Etienne Cizeron, en compagnie de Benoît Mayrand.

La Roumanie est le premier pays où Orange a lancé la 5G. Le pays est plus fibré que la France, à plus de 95%. Sur les 9,3 millions de résidences du pays, 9.1 millions sont raccordées, ce qui place la Roumanie en tête des pays fibrés.

Sur les 8 à 10 000 employés, dont une partie vient de l’opérateur de téléphone fixe Telecom Romania, 60% sont toujours en télétravail. Cela se traduit par des bureaux qui paraissent déserts.

Les équipements de Huawei vont être retirés car la marque va être décommissionnée.

Avec un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros, Orange Roumanie est le premier fournisseur de téléphone mobile du pays. +d’images

Diplomatie parlementaire

Ministre de l’Éducation

Afin de mettre en valeur les excellents résultats de l’enseignement français et du français en Roumanie, à la faveur de ma venue, Laurence Auer, ambassadrice de France, a organisé un diner à la Résidence sur le thème de la coopération éducative, avec Sorin Cîmpeanu, ministre de l’Éducation, Radu Szekely, secrétaire d’état à l’Égalité des chances pour le ministère de l’Éducation et conseiller du ministre, Julien Chiappone-Lucchesi, COCAC et directeur de l’IF, Michaël Koriche, attaché de coopération éducative, Christophe Carton, expert technique international.

Nous avons évoqué les enjeux permettant de développer le lycée Anna de Noailles, la volonté de l’EFIB de poursuivre sa croissance, les 3 crèches/écoles maternelles (Le Carrousel, la Petite Maternelle et la Maison Bleue), et l’école Michelin/MLF à Zalau.

Président de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AFU) depuis 2017, le ministre a apprécié les résultats présentés par Michaël Koriche en matière de développement de la francophonie dans son pays.

Les deux membres du gouvernement roumain sont parfaitement francophones. Leur expertise et leur complicité ont permis des échanges très enrichissants. Ils sont d’ardents promoteurs de l’apprentissage des langues.

Sorin Cîmpeanu souhaite valoriser et relancer les filières d’apprentissage en Roumanie. C’est un point commun avec la France. +d’images

Sénat

J’ai eu le plaisir de revoir Titus Corlatean, président de la commission des Affaires étrangères et du groupe d’amitié Roumanie-France, au Sénat roumain, en présence de Laurence Auer.

Belle opportunité d’évoquer les effets positifs de la coopération militaire entre nos deux pays sous l’égide de l’Otan.

Dans le cadre du renforcement de la posture défensive et dissuasive de l’Otan en réponse à la situation en Ukraine, l’armée française a déployé ses troupes sur le flanc Est de l’Europe.

En Roumanie, la mission Aigle se compose de 500 soldats français déployés depuis le 28 février 2022.

J’ai loué auprès du président Corlatean l’action de Luca Niculescu, ambassadeur de Roumanie en France, qui contribue à créer une solide relation entre nos deux pays. +d’images

Conférence Aspen “Sécurité européenne”

– 4th edition of theAtlantic – Black Sea Security Forum 2022

L’Institut Aspen de Roumanie en partenariat avec les ministères des Affaires étrangères et de la Défense de Roumanie et l’ambassade de France en Roumanie ont organisé le 4ème Forum de la sécurité dans la mer noire.

J’ai été invité à une table ronde pour examiner les divers scénarios de sortie de guerre, tout comme l’avenir des relations entre la Russie et l’Occident et les implications pour la sécurité transatlantique.

“Les peuples ne perdent la vie que lorsqu’ils perdent la mémoire” d’après le Maréchal Foch. Nous sommes en 1938. Nous devons anticiper l’escalade. Difficile de me projeter dans un scénario de paix alors que tous les signaux et l’histoire laissent plutôt penser à la nécessité de se préparer à une escalade du conflit.  Mon discours pour la table ronde : “What will peace look like?” (8 juillet 2022)

Laurence Auer, ambassadrice de France en Roumanie est intervenue en ouverture de ce forum, saluant notre remarquable travail de partenariat avec les autorités roumaines.

Au regard de l’invasion russe, l’ambassadrice a considéré que l’UE avait définitivement perdu “une certaine naïveté, en particulier sur les questions de sécurité”. En imposant des sanctions dans tous les secteurs, à tous les individus, “the French presidency did the job”, estime Laurence Auer. Elle a également rappelé l’enjeu énergique en matière de sécurité, puisque l’UE a décidé de réduire de 2/3 sa dépendance vis-à-vis de la Russie d’ici la fin de l’année et totalement dans cinq ans. +d’images

Humanitaire

Centres d’accueil pour les déplacés d’Ukraine

La Roumanie est le second pays de transit des déplacés d’Ukraine après la Pologne.

Visite des centres d’accueil pour les déplacés d’Ukraine, à RomExpo, en compagnie de Laurence Auer avec Fortuné Pellicano, maire adjoint de Brest et président du groupe d’amitié France-Roumanie de l’AFCCRE.

D’après le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations Unies, sur les 5,5 millions de réfugiés venus d’Ukraine, 1,2 millions sont entrés en Roumanie.

86.200 réfugiés sont restés en Roumanie, dont un peu plus de la moitié (42 700) ont demandé un permis de protection temporaire (au 26/6/22). Les deux tiers des demandes de protections émanent de femmes.

Accueil, enregistrement, soins, fourniture d’aides financières, vêtements, nourriture, un élan de solidarité a parcouru la nation roumaine. Les initiatives se sont multipliées.

Avec le HCE en tête de file, environ 200 ONG sont impliquées dans la réponse humanitaire. Parmi elles, 15 ONG françaises soutenues par Laurence Auer, très engagée, et l’ambassade : ACTED, ACF, Vision du Monde, Croix Rouge Française, Secours Populaire, Care France, Groupe SOS, Médecins du Monde, Action Santé Femmes…

J’ai discuté avec deux jeunes membres de cette dernière association. L’une est gynécologue et l’autre sage-femme. Leur mission est d’assurer le suivi obstétrical des Ukrainiennes déplacées, en assurant les soins gynécologiques les plus courants. Dans un espace aménagé spécialement pour la mission, ASF reçoit les femmes qui en ont besoin et peut aussi assurer les soins aux nouveaux nés.

Prévenir les violences faites aux femmes, afin d’éviter qu’au traumatisme de la guerre s’ajoute celui d’une agression physique ou sexuelle. ASF coordonne sur place une action de sensibilisation à destination des femmes réfugiées, mais aussi des ONG, des autorités locales et médicales.

Un mécanisme de lutte contre la traite des êtres humains et de protection des enfants a été mis en place avec le soutien de l’UNICEF. Près de 500 mineurs non accompagnés ont été placés dans le système de protection de l’enfance roumain. +d’images

Enseignement

Lycée Anna de Noailles

Venu pour célébrer les 100 ans du lycée Anna de Noailles, je n’avais pu participer à l’événement du fait des restrictions liées à l’apparition du Covid, début mars 2020.

Accueilli par Geneviève Drouot, proviseure, et Karine Eminet-Giraud, directrice du primaire, en présence de Michael Koriche, attaché de coopération éducative, j’ai retrouvé ce lycée que j’avais visité pour la première fois en 2015 (compte-rendu).

Les résultats au baccalauréat affichent 100% d’admis, dont 73% de mentions B et TB. La moitié des bacheliers environ, quelle que soit leur nationalité, se dirige vers l’enseignement supérieur français. 10% restent en Roumanie.

Le lycée, conventionné avec l’AEFE, accueille aujourd’hui 1074 élèves, de la maternelle jusqu’à la terminale, soit le même nombre qu’il y a 7 ans (1 100). Avec 1100 élèves attendus à la rentrée, la Fondation Anna de Noailles (association de parents d’élèves) qui gère l’établissement, indique que le seuil de capacité est atteint.

Les classes les plus chargées sont à 25 élèves, mais la qualité d’enseignement recherchée et le confort de travail réclamé par les enseignants, ne permet d’élever le nombre d’élèves.

Pour grandir, l’enjeu serait de récupérer le terrain voisin appartenant à l’école de police. Un espace parking et de nouveaux locaux à usage pédagogique pourraient alors être créés.

Le campus du lycée date de 2013. Le crédit bancaire garanti par l’état français au travers de l’ANEFE court jusqu’en 2028. Les finances sont saines et la demande est là.

J’ai été impressionné par le service de cantine qui a été changé récemment. Le prestataire semble donner entière satisfaction. Preuve que même si le lycée est actuellement entravé dans son développement, par manque d’espace, il ne renonce pas à améliorer ses infrastructures.

Des actions en faveur des élèves ukrainiens ont été lancées et se sont notamment traduites par l’accueil de 25 enfants entre 4 et 16 ans. +d’images

EFIB

EFIB : École française internationale du bonheur

L’ouverture de cette école du groupe Odyssey constituait mon objectif prioritaire pour la Roumanie. J’étais venu pour les 100 jours de l’établissement en mars 2020, quelques jours avant le début de la pandémie (compte-rendu).

Très heureux d’avoir retrouvé Corina Stanila, directrice exécutive de l’EFI Bucarest et toute l’équipe éducative pour la dernière journée de leur 3ème année scolaire.

Je suis venu dès 8 heures du matin, assister à l’arrivée des élèves et me suis réjouis d’apprendre que 111 élèves sont déjà inscrits pour la prochaine rentrée de septembre. Opportunité d’échanger avec les parents qui témoignent du bonheur de voir leurs enfants se lever le matin, impatients d’aller à l’école.

La capacité de 150 places pour des classes qui vont actuellement de la maternelle au CM1 (CM2 à la rentrée 2022) devrait être atteinte pour la rentrée de septembre 2023.

Les parents souhaitent que l’EFIB poursuive sa croissance avec la création du collège pour que leurs enfants grandissent avec l’EFIB. On les comprend. +d’images

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°179 – 7 juillet 2022

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°179 – 07 juillet 2022Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. Olivier BECHT : un nouveau ministre pour les Français de l’étranger
. Mouvements à l’Assemblée nationale
. Retour du passe sanitaire aux frontières ?
. Quelles règles pour venir en France : rappel
. Changer de nom, simplement

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. Avenir du réseau consulaire
. Protection consulaire
. Parents d’élèves à l’étranger
. Australie
. Koweït
. Canada

FRANCE
Actualités : Politique & Société

BRÈVES D’AILLEURS

Découvrir l’InfoLettre n°179

Sénat – Réunion des chefs de poste consulaires

Ce 1er juillet, à l’occasion des journées d’études qui se sont déroulées à Paris, j’ai été très heureux de recevoir à dîner des chefs de poste consulaires, pour certains que j’ai pu rencontrer ces derniers mois, pour d’autres que je serai ravi de voir prochainement in situ.

Les échanges, très riches, ne manqueront pas de nourrir ma réflexion dans la perspective des débats parlementaires sur l’avenir du réseau. L’ambition, l’initiative et la confiance doivent être les vecteurs de la présence française à l’étranger.

Je salue particulièrement l’engagement des consuls Marc Peltot et Marc Sédille, qui tourneront une page cet été en prenant leur retraite.

. Nathalie BERAS, consule générale de France à la Nouvelle Orléans
. Stéphane CATTA, consul général de France au Cameroun
. Jean-Charles LEDOT, consul-adjoint au Royaume-Uni
. Sandrine LELONG-MOTTA, consule générale de France à Rabat
. Gérard MARÉCHAL, consul générale de France à Rio de Janeiro
. Serge MUCETTI, consul général de France à Casablanca
. Marc PELTOT, consul général de France à Mexico
. Guillaume PIERRE, consul de France à Monterrey
. Jérémie ROBERT, consul général de France à New York
. Marc SÉDILLE, consul général de France à Alger

Sénat – Rencontre avec notre consul honoraire à Victoria

Ce 1er juillet, j’ai fait la connaissance de Geoffroy de Nanteuil, nouvellement nommé consul honoraire de France au service de notre communauté française de Colombie-Britannique, plus particulièrement dans la région de Victoria.

Il a partagé de nombreuses informations très intéressantes sur la vie de nos compatriotes dans l’Ouest canadien.

A travers Geoffroy, je salue l’action exemplaire et bénévole de nos consuls honoraires qui sont de précieux relais de l’administration pour les Français situés dans des régions éloignées des consulats. Ils doivent parfois résoudre des situations délicates, notamment en période de crise, en s’appuyant sur les autorités locales.

Sénat – Renaud Meyssonnier publie un livre témoignage

Ravi d’avoir revu, ce 29 juin, Renaud Meyssonnier qui m’a offert son livre “Pour une poignée de faux dollars” qui relate sa mésaventure népalaise. Abusé par un escroc qui lui avait changé 160 faux dollars contre des vrais euros en Thaïlande, il avait été condamné au Népal pour trafic de fausse monnaie à une année de prison.

J’avais rencontré ce jeune homme, plus victime que coupable, dans sa prison de Katmandou. J’ai joué de tous les leviers diplomatiques et consulaires, en parallèle d’une d’une chaine de solidarité épatante, initiée ses parents Nadine et René, formidables de courage et volonté.

Libéré à la moitié de sa peine, en mai 2016, j’avais été accueillir Renaud à l’aéroport avec ses proches. Ce fut un immense soulagement.

Je remercie Martine Bassereau et Yves Carmona, ambassadeurs de France au Népal, qui se sont successivement engagés pour minimiser la peine de Renaud.

Sénat – Australie

Invité à l’ambassade d’Australie par Son Excellence Mme Gillian Bird PSM Ambassadrice de l’Australie en France, j’ai assisté à une réception en présence de M. Anthony Albanese, Premier ministre d’Australie.

Parmi les participants, j’ai retrouvé notre ambassadeur à Canberra et notre consule générale à Sydney, qui retrouvait la France pour la première fois depuis 3 ans.

À la veille de sa rencontre avec Emmanuel Macron, Anthony Albanese s’est déclaré déterminé à réinitialiser la relation bilatérale entre la France et l’’Australie.

Une déclaration d’intention bienvenue pour renouer et tourner la page des dommages provoqués par son prédécesseur Scott Morrison, suite à la rupture unilatérale du contrat prévoyant la fourniture de sous-marins français à l’Australie.

Cette rencontre a suivi la visite de Margaret Beazley, gouverneure de Nouvelle-Galles du Sud au Sénat le 27 juin, accueillie par le groupe d’amitié France-Australie, présidé par Jean-Michel Houllegatte, l’occasion d’évoquer de nouveaux partenariats bilatéraux et opportunités d’échanges. +d’images

Sénat – AG de la FAPEE

Très heureux d’avoir pu féliciter François Normant, président de la Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger (FAPEE) à l’issue de leur assemblée générale au Sénat, ce 1er juillet.

François a achevé son mandat de 4 ans marqué par une présence exceptionnelle et un engagement sans limite au service des associations de parents.

Devant le conseil d’administration et les président(e)s d’APE présents, j’ai donné raison à Isabelle Tardé, déléguée générale de la FAPEE, qui l’avait qualifié de meilleur connaisseur de l’enseignement français à l’étranger.

François est également vice-président de l’ANEFE (Association nationale des écoles françaises de l’étranger). Il poursuit ainsi son implication au service du développement de l’enseignement français à l’étranger et m’a permis de partager nos projets avec l’assistance. +d’images

Sénat – Koweït

Après sept années en France, SE M. Sami Alsulaiman, Ambassadeur de l’État du Koweït en France achève sa mission qui a contribué à renforcer la relation bilatérale.

Afin de le remercier pour son influence positive qui a contribué à valoriser l’image de la France dans son pays, je l’ai invité au Sénat pour lui dire au revoir en compagnie de SE M Fahad Al Ruwaily, Ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et SE M Ghazi Alrawas, Ambassadeur du sultanat d’Oman en France.

Cette rencontre nous a offert l’opportunité d’échanger sur les priorités du conseil de coopération du golfe (en anglais, Gulf Cooperation Council ou GCC). Cette organisation régionale regroupe six monarchies du golfe Persique : l’Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar. +d’images

Avis des conseils consulaires : qui vote ?

Dans une question écrite, le 7 mars dernier, j’interrogeais le ministre alors chargé des Français de l’étranger sur les modalités d’adoption de l’avis que peut prendre le conseil consulaire à la suite de la présentation du rapport annuel du chef de poste diplomatique et consulaire. La question était de savoir si le chef de poste diplomatique ou consulaire peut prendre part au vote.

Le Quai d’Orsay vient de me confirmer que seuls les conseillers des Français de l’étranger le peuvent, “aux termes du second alinéa de l’article premier du décret n° 2014-144 du 18 février 2014 relatif aux conseils consulaires à l’assemblée des Français de l’étranger et à leurs membres”, “en leur qualité de membre de droit”. Toutefois, précise le ministère, “le chef de poste ou son représentant conserve la possibilité de prendre part au débat prévu par l’article précité et qu’il peut, s’il l’estime opportun, faire porter mention de son avis en vertu des dispositions du 4e alinéa de l’article 6bis du décret”. Car, explique encore le ministère, “l’esprit général du dispositif est naturellement de favoriser les échanges et de garantir le plein exercice des prérogatives de chacun, conformément aux dispositions de l’article 28 du décret, aux termes duquel les conseillers des Français de l’étranger s’abstiennent de s’immiscer dans la conduite des relations extérieures de la France ou d’exercer leur mandat dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public ou des autorités de l’État de résidence une confusion avec l’exercice des prérogatives réservées aux agents diplomatiques et consulaires.”

Lire la question écrite n° 27531 et la réponse du ministère du ministère le 30/06/2022 sur les Modalités d’adoption des avis des conseils consulaires

Conseil d’administration de l’AEFE

Ce 30 juillet, j’ai siégé au conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), présidé par Bruno Foucheren, ma qualité de président de l’ANEFE (Association nationale des écoles françaises de l’étranger).

Nous pouvons retenir de l’évolution du réseau, les points suivants :

382.000 élèves sont prévus à la rentrée. À Moscou, une reprise des cours en présentiel est prévue à la rentrée de septembre. Pour des raisons de sécurité, l’enseignement à distance est maintenu en Ukraine ainsi qu’en Haïti.

Bilan du plan d’aides aux écoles voté en 2020 par le Parlement. Pour mémoire, 50 millions d’euros avaient accordés pour subvenir aux besoins des familles en difficultés, françaises comme étrangères. 50 millions d’euros avaient été affectés aux établissements et 50 millions d’euros avaient été consacrés pour permettre l’octroi de prêts par France Trésor.

>>> Aides à la scolarité : 41,7 M€ ont été effectivement versés à l’AEFE en 2020. 22,12 M€ ont été utilisés pour les bourses scolaires en 2021. Le solde est consacré à verser 9,58 M€ en 2022, ainsi que 10 M€ pour le dispositif spécifique au Liban. Les demandes de 205 établissements (97 partenaires, 78 conventionnés et 30 EGD) concernent 9.298 élèves et représentant une aide financière de 8.448.314 €. Le montant moyen d’aide s’élève à 908 € par élève. 3e phase : en raison de la persistance de la crise, 214 demandes d’établissements ont été instruites, pour un total de 3.812.377 € a été accordé au bénéfice de 5 894 élèves. Le montant moyen d’aide attribuée s’élève à 646,8 € par élève.

>>> Aides aux établissements : création d’un fonds de soutien pour répondre aux besoins des établissements dans 4 domaines prioritaires (numérique, accompagnement des élèves en difficulté, application des protocoles sanitaires et formation des personnels). Le montant des crédits attribués au titre de la 2e phase s’élève à un total de 17.792.202 € pour une aide à 988 projets déposés par 361 établissements. Une aide particulière de près de 5 M€ a été accordée à la MLF en annulation de PRR. Pour la reconstruction des établissements touchés par l’explosion au Liban, 5.436.930 euros ont été versés.

>>> Avances de trésorerie aux établissements du réseau : En 2020, 55 demandes d’avances ont été instruites. 41 ont été accordées correspondant à un montant total d’avance de 5 272 769 €. Les établissements avaient 1 an pour rembourser. 2.717.175 € d’avances de trésorerie restent à rembourser par 20 établissements dont la quasi-totalité est concernée par une demande de report de délai.

Liste des écoles homologuées. Publication de l’arrêté du 30 juin 2022 qui liste l’ensemble des classes concernées, par établissement et par pays. En septembre 2022, 566 établissements seront homologués. 17 nouveaux établissements ont reçu une homologation dans les pays suivants : Cambodge, Cap Vert, Chili, Colombie, Côte d’Ivoire, Espagne, Liban (3), Madagascar, Pays-Bas, Sénégal (4), Tchad, Tunisie.

AEFE : “modalités de recrutement, de rémunération et de gestion des personnels des établissements d’enseignement français à l’étranger”. Entrée en vigueur du décret du 16 juin 2022 qui précise les fonctions des personnels et permet le versement des indemnités (indemnités de suivi et accompagnement des élèves au bénéfice des enseignants, indemnités géographiques pour les cadres et formateurs). À noter la création d’une “indemnité compensatrice des conditions de vie locales pour les fonctionnaires recrutés sur des emplois d’enseignement, d’éducation et d’administration”.

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°178 – 30 juin 2022

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°178 – 30 juin 2022Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. AEFE, en direct du conseil d’administration
. Bilan du plan d’aides aux établissements
. Les écoles homologuées : la liste
. AEFE : parution du décret relatif au recrutement et aux rémunérations
. CFE : nouveau barème de prestations
. Pass Culture pour les FDE ?
. Qui vote les avis du conseil consulaire ?
. Certificat de nationalité française : disparition du recours gracieux

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. ANEFE : assemblée générale
. Au service de la diplomatie économique : le réseau des CCIFI
. Moldavie – accord bilatéral fiscal
. Chypre et question migratoire
. Australie
. En circonscription à Chypre

FRANCE
Actualités : Politique & Société

BRÈVES D’AILLEURS

CARNET & NOMINATIONS

Découvrir l’InfoLettre n°178

L’AG de l’ANEFE traduit un nouvel élan

Ce 28 juin, j’ai eu l’honneur de présider l’assemblée générale mixte (ordinaire, puis extraordinaire) de l’Anefe, Association nationale des écoles françaises de l’étranger.

Suite à ma désignation à la présidence, le 21 décembre 2021, le conseil d’administration a été renouvelé et partage mon ambition de donner un nouvel élan à l’Anefe dont la fonction historique a dû être reconsidérée à l’aune d’un arrêté du 21 avril 2021.

Le gouvernement ayant transféré à l’AEFE l’instruction des emprunts faisant appel à la garantie de l’état, l’Anefe doit réinventer son activité au service des écoles françaises de l’étranger pour accompagner le réseau.

Fin 2021, l’Anefe gère encore un portefeuille de 46 prêts en cours, dont 27 prêts directs (34M€) et 19 prêts indirects (186M€).

L’AG ordinaire a voté l’approbation des rapports et les comptes de l’année 2021 et donné quitus aux administrateurs.

Suite au CA du 3 mai 2022 (lire), l’assemblée générale a également validé la constitution de quatre cercles de réflexion pour préparer l’avenir, selon les quatre axes que j’avais proposé :

1 – Assistance au financement des écoles ;
2 – Aide au recrutement et à la formation des enseignants ;
3 – Définition d’un « good school guide » à la française ;
4 – Création une fonction de médiation.

L’AG extraordinaire a notamment permis de modifier les statuts de l’association afin de nous permettre la tenue de réunions et AG à distance.

Je remercie tous les participants et tout particulièrement les représentants des écoles qui ont fait le déplacement à Paris :
Farid Boulad pour le Lycée Charles de Gaulle de Damas
Stéphane Ebel pour le Lycée Vauban du Luxembourg
Fatoumata Dicko pour le Lycée Liberté de Bamako
François Normant, VP de l’Anefe et Pdt de la Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement à l’étranger (Fapee)

En circonscription à Chypre – Nicosie (22–25 juin 2022)

Premier déplacement à Chypre à l’invitation du professeur Costas Papanicolas, président du Cyprus Institute, et de Fadi Comair (à l’image), directeur du Energy, Environment and Water Research Center (EEWRC) pour intervenir lors de la conférence intitulée “L’Hydrodiplomatie et le Nexus en Méditerranée Orientale et au Moyen Orient vers une coopération régionale”.

Je remercie vivement, Fadi Comair, qui est à l’initiative de ce déplacement, Salina Grenet-Catalano, ambassadrice de France, et l’équipe du poste pour l’organisation de ce séjour de 4 jours sur l’ile.

Hydro-diplomatie

Conférence

L’Eau : un enjeu stratégique pour la Région

Je suis intervenu en ouverture de la conférence intitulée “L’Hydrodiplomatie et le Nexus en Méditerranée Orientale et au Moyen Orient vers une coopération régionale”, en compagnie de Salina Grenet-Catalano, ambassadrice de France à Chypre et de Brice Lalonde, ancien ministre de l’Environnement.

J’ai rappelé les cinq conférences consacrées à l’hydro-diplomatie que j’ai organisées au Sénat en compagnie de Fadi Comair.

J’ai plaidé pour une gestion durable de l’eau dans les pays de la région Méditerranée orientale et du Moyen Orient (EMME). L’espoir d’un avenir meilleur passe par une meilleure compréhension des enjeux du changement climatique en proposant des solutions. J’ai ensuite présidé la première session du matin, au cours de laquelle sont intervenues de nombreuses personnalités.

L’Eau constitue un enjeu stratégique pour la région EMME. Compte tenu des défis croissants dans la région qui sont strictement liés au changement climatique, à la croissance démographique, à l’évolution des modes de vie et aux modes de consommation et de production non durables, les ressources en eau nationales et transfrontalières devenues de plus en plus rares sont assujetties à plusieurs pressions d’ordre quantitatif et qualitatif.

Pour relever ces défis et dans le cadre de l’initiative Climatique lancée par le gouvernement Chypriote, le rapport sur l’état hydrique de la région, publié par la Cyprus Institute, propose aux États, plusieurs politiques d’adaptation et des approches Innovantes pour la gestion des ressources en eau, basées sur une coopération régionale en raison de ses nombreuses ressources en eau partagées, au-delà des frontières nationales.

La mise en œuvre des Conventions pertinentes de l’ONU, en liaison avec l’Hydrodiplomatie et la prise en considération de la sécurité du Nexus Eau-Energie-Alimentation et Écosystème, pourraient offrir le cadre nécessaire à cette coopération.

Le dialogue entre les pays riverains aboutissant à des accords durables sur le partage équitable et l’utilisation raisonnable de la ressource, est considéré comme le seul moyen viable pour la résolution des conflits aux niveaux des bassins transfrontaliers.

La Conférence s’est clôturée par la signature de la déclaration de lancement d’une Plateforme pour la Gestion de l’Eau dans la Région EMME. +d’image

Cyprus Institute

Recherche – Technologie – Innovation
En complément de la conférence organisée par le Cyprus Institute, j’ai eu l’opportunité de visiter quelques-uns de ses laboratoires en compagnie de Fadi Comair et d’experts français dont Brice Lalonde, ancien ministre.

J’y ai rencontré Jean Sciare, un compatriote issu du CNRS, directeur du centre STAR-C Pollution atmosphérique qui élabore des drones pour accomplir ses missions.

Du drone miniature, qui s’infiltre dans les bâtiments effondrés pour voir s’il y a des survivants à l’intérieur, au drone propulsé à 3500 mètres d’altitude à l’aide d’un ballon pour analyser la pollution et mesurer son rôle dans le changement climatique, les multiples applications et les variétés de drones développés au Cyprus Institute méritent d’attirer des entreprises privées françaises susceptibles de les industrialiser.

Nous avons vu également le Linear Fresnel Facility (LIFE), un système produisant de l’énergie solaire en se passant des panneaux solaires « made in China ». Il a été mis en application pour générer l’énergie destinée à une unité de dessalement d’eau de mer à Chypre.

De son côté, le « Andreas Pittas Art Characterization Laboratories » utilise les nouvelles technologies pour conduire des recherches qui révolutionnent l’histoire de l’art et l’archéologie.

Ces deux heures passées au Cyprus Institute m’ont permis de n’appréhender qu’une partie du large éventail de recherches qui y sont entreprises. +d’images

Partenariat scientifique bilatéral

Mme Salina Grenet-Catalano a reçu à la Résidence de France, les participants français à la conférence du Cyprus Institute organisée par notre compatriote Fadi Comair.

Afin de renforcer les échanges entre les différents experts qui étaient présents à cette conférence, The Cyprus Institute et le GID (Groupe Interacadémique pour le Développement) ont lancé une plateforme collaborative.

Les experts pourront partager des expériences liées à la gestion de l’eau ; à la surveillance de la pollution ; des projets de recherche sur des solutions innovantes et des partenariats stratégiques avec des organisations régionales.

Cette plateforme sera également dédiée aux résultats de la recherche archéologique en Méditerranée, et notamment à leur gestion, préservation et valorisation. +d’images

Diplomatie parlementaire

Président de la commission des Affaires étrangères

Entretien avec Harris Georgiades, président de la commission des Affaires étrangères du parlement chypriote et ancien ministre de l’Économie de Chypre, soucieux de savoir si le Président de la République allait parvenir à constituer une majorité parlementaire afin de gouverner dans la sérénité.

Concernant les sanctions de l’UE contre la Russie, Chypre paie un prix élevé, alors que le pays n’achète rien à la Russie, contrairement à ceux qui sont dépendants des énergies fossiles venant de la Russie. L’ambassadeur de Russie a d’ailleurs menacé ouvertement Chypre d’envoyer les touristes russes en Turquie plutôt qu’à Chypre.

Le président Georgiades a évoqué les excellentes relations bilatérales qui unissent nos deux pays.

En matière de défense, le contrat signé, le jour même, entre le ministère chypriote et Airbus hélicoptères démontre que la coopération fonctionne. Chypre souhaite développer ce partenariat avec la France, car les défis militaires se révèlent critiques.

Harris Georgiades appelle les entreprises françaises à ne pas voir Chypre comme un marché, mais comme une base pour accéder aux marchés régionaux. +d’images

Maire de Nicosie

La dernière capitale du monde divisée.

Entretien avec Constantinos Yiorkadjis, maire de Nicosie, en présence de l’ambassadrice de France, Salina Grenet-Catalano à l’hôtel de ville.

Diplômé de l’université de Boston en économie et en droit des affaires, le maire de Nicosie est franco-chypriote. Si les hasards de l’histoire ne lui ont pas permis d’être francophone, il se révèle très francophile et multiplie les soutiens à notre endroit.

Constantinos Yiorkadjis m’a invité à monter sur le toit de la mairie pour observer les effets de la division de la ville en deux, suite à l’invasion turque dans le nord de l’ile.

La ligne verte, appelée « buffer zone » passe à quelques dizaines de mètres de la mairie. Certains endroits conservent une image figée de théâtre de guerre. Cette zone démilitarisée contrôlée par l’ONU partage la totalité de l’ile entre la République de Chypre (membre de l’UE depuis 2004) et la partie de son territoire toujours militairement occupée par la Turquie, qui s’est autoproclamée en 1983 : République turque de Chypre nord (RTCN).

J’ai visité plusieurs points de contrôle qui jalonnent cette ligne matérialisée par un mur. Celui-ci se révèle être parfois le dernier obstacle physique pour les migrants qui cherchent à entrer dans l’UE.

Je me suis rendu avec l’ambassadrice au Check-point de la rue Ledra, grande rue commerçante de Nicosie et constaté la différence de développement entre les deux parties de la ville. L’écart devrait se creuser encore car la crise sanitaire a aggravé l’inégalité économique entre les deux parties de l’ile. +d’images

Flux migratoires

Pression migratoire : les autorités de la partie occupée de l’île et de la Turquie sommées par l’UE de prendre leurs responsabilités.

Installée sur un plateau de bureaux à l’image des ambassades d’Autriche et des Pays-Bas, l’ambassade de France à Chypre dispose de locaux fonctionnels et sécurisés pour recevoir le public.

J’ai rencontré les personnels en poste en compagnie de Salina Grenet-Catalano, ambassadrice, et de Virginie Corteval, première conseillère.

Au cours d’un échange avec notre attaché de Sécurité intérieure, nous avons longuement évoqué les effets de la pression migratoire sur cette frontière de l’UE qui scinde l’ile. Chypre confirme sa place de premier pays de l’Union européenne pour le nombre de demandeurs d’asile rapporté à sa population. D’après les dernières estimations, ce ratio s’établit désormais autour de 5%.

12.000 migrants sont arrivés en 2021. Ils sont 9000 à être comptabilisés en juin 2022, soit une progression de 100% sur la même période.

La visite à Chypre de Margaratis Schinas, vice-président de la Commission européenne, le 18 juin dernier, a donné lieu à une mise en cause directe des autorités de la partie occupée de l’île et de la Turquie.

Leur responsabilité dans les flux migratoires qui affectent la République de Chypre a été évoquée, pour la première fois à ce niveau, sans détour. Le vice-président de la Commission a ainsi souligné que des contacts étaient établis au plus haut niveau avec les autorités turques, ainsi qu’avec les opérateurs aériens Turkish Airlines et Pegasus, en vue de les inviter fermement à prendre leurs responsabilités. +d’images

Diplomatie économique

CCEF

Une base arrière pour le Moyen-Orient

Réunion à la Résidence de France avec Salina Grenet-Catalano, ambassadrice, les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (section Chypre) et des agents du poste.

De nombreuses opportunités existent à Chypre, un pays francophile, pour nos entreprises dans plusieurs domaines comme l’énergie, le numérique, l’agroalimentaire… Andreas Kashiouris, président CCEF Chypre et de l’association d’affaires Chypre-France, a regretté que trop d’entrepreneurs français confondent Chypre et la Crète.

Une entreprise spécialisée dans l’alimentation animale a corrigé cette erreur d’analyse. Résultat, elle est passée de 3 à 40 conteneurs de produits expédiés à Chypre dans l’année.

Le grand distributeur local Alpha Méga a remplacé récemment les produits Tesco par les produits Casino, preuve que le Brexit peut se révéler positif pour nos entreprises. Les produits agro-alimentaires tricolores sont recherchés.

Chypre souffre d’un déficit de notoriété en France. La fiscalité chypriote est prévisible et incitative (12% d’IS). Chypre doit être envisagé comme une base arrière pour le Moyen-Orient et non seulement comme un marché. Il nous apparaît donc opportun de relancer une chambre de commerce bilatérale à Paris. +d’images

Agence France Presse

La crédibilité avant la rapidité

Visite du centre de l’AFP de Nicosie, dirigé par Sylvain Estibal et composé d’une équipe de 83 personnes couvrant tout le Moyen-Orient et le Maghreb, depuis Nicosie.

L’AFP dispose également d’un bureau à Dubaï et à Tunis. Le golfe est la région qui monte en matière d’information. Un poste a été créé à Riyad.

L’AFP a ouvert un nouveau service de « fact checking » qui apporte une belle notoriété à l’agence. Trois personnes sont employées à Beyrouth dans ce cadre et un réseau de 100 contrôleurs des faits a été créé dans le monde pour évaluer les nouvelles qui sont soumises à l’AFP.

Privilégier la rapidité de la transmission d’une dépêche sans la contrôler amène une agence concurrente à transmettre une information erronée une fois sur cinq. Très satisfait et fier d’observer que l’AFP a fait le choix de la crédibilité avant la rapidité, car il n’y a pas de canon pour détruire un mensonge. +d’images

Communauté française

Réunion à la Résidence

Entretien à la Résidence de France en compagnie de Virginie Corteval, Première conseillère, Eleni Kyprianidou, conseillère des Français de l’étranger à Chypre, les trois consuls honoraires, Sozos-Christos Theodoulou, Paphos ; Melina Papavassiliou, Limassol ; Georges Mitsis, Larnaka, des agents du poste et Fadi Comair.

L’opportunité d’évoquer les attentes des 1200 compatriotes enregistrés à l’ambassade et le bon déroulement des récentes opérations de vote pour la présidentielle et les législatives.

La communauté est constituée principalement de retraités, de françaises mariées à des chypriotes et plus récemment de jeunes.

La nécessité de développer le nombre de rotations aériennes directes entre nos deux pays, et pas seulement avec Paris, constitue une priorité pour chacun des interlocuteurs. +d’images

Campus France

Une initiative inédite destinée à rapprocher la jeunesse européenne.

Très heureux d’avoir assisté à la réception offerte à la Résidence de France, par Salina Grenet-Catalano, ambassadrice de France à Chypre, pour 50 jeunes bacheliers ayant choisi la France pour y faire leurs études supérieures, à la rentrée prochaine.

Hélène François-Losfides, responsable des cours et de l’espace Campus France, compte environ 75 étudiants ayant choisi la France, ce qui nous place en 8ème destination, encore loin derrière la Grèce et le Royaume-Uni.

Une cinquantaine de jeunes compatriotes d’écoles hôtelières prestigieuses (Vattel ; Bonneville – Savoie ; Pontarcher – Haute-Saône) en stage dans les hôtels et restaurants locaux étaient également invités.

Une initiative destinée à rapprocher la jeunesse européenne, dont je me suis réjoui en compagnie du Dr Niki Papadopoulou-Papa, présidente de l’Alliance française de Limassol, une des Alumni présente.

Félicitations à l’ambassadrice d’avoir eu l’idée de cette rencontre inédite. +d’images

Enseignement – Culture

École Franco-Chypriote de Nicosie

Visite de l’École Franco-Chypriote de Nicosie (EFCN) en présence de Myriam Jacquet, proviseure, Petros Josephides, président du comité de gestion et d’Emmanuel Mouriez, COCAC.

Créée en 2012, la première rentrée scolaire de la proviseure en septembre dernier a pris des allures d’inattendu. Dimensionné pour accueillir 300 élèves, l’établissement a reçu 600 demandes supplémentaires suite à la crise au Liban voisin.

Il a fallu faire preuve de de beaucoup de souplesse pour accepter 150 élèves supplémentaires en l’espace d’une semaine. Il a fallu trouver des tables supplémentaires, adapter les sanitaires, commander des bâtiments modulaires et tout ce qui est nécessaire pour les faire fonctionner.

Ma participation à la fête de fin d’année à l’EFCN m’a permis d’échanger avec plusieurs parents d’élèves parmi les 900 présents venus admirer leur progéniture.

J’y ai retrouvé Eleni Kyprianidou, conseillère des Français de l’étranger à Chypre, qui suit attentivement les progrès de l’EFCN.

En admirant l’énergie, la solidarité et la bonne humeur des enseignants et des parents, de nationalités diverses, pour animer cette fête scolaire, j’ai compris pourquoi Myriam Jacquet m’avait dit que l’EFCN se révèle être l’épicentre de la francophonie et de la francophilie à Chypre ! +d’images

Institut français de Chypre

Visite de l’Institut français de Chypre (IFC) en présence d’Emmanuel Mouriez, COCAC, directeur de l’IFC et de toute son équipe.

Dans des locaux spacieux de 1200 mètres carrés, une équipe de 6,5 ETP mène l’action culturelle de la France dans un pays francophile mais peu francophone. L’action du ministre de l’Éducation locale qui est francophone pourrait faire évoluer la tendance.

Élodie Wynar, attachée de Coopération pour le français, directrice des cours de l’Institut m’a confié que le français est devenu obligatoire au collège et en première année de lycée, avant d’être étendu à court terme à toutes les classes de lycée.

1600 élèves passent le DELF chaque année. L’équipe de l’IFC sait être multitâche. Ainsi, Georgia Yiangoulli assure à la fois l’accueil et l’animation des cours de français aux petits.

L’IFC abrite également les activités de Campus France.

Deux Alliances françaises (Limassol et Paphos) viennent compléter notre dispositif éducatif et culturel. +d’image

Sénat – Flux migratoires – Ma question à Clément Beaune, ministre de l’Europe – Q/R en Vidéo 3’35

Trois jours après mon retour de la République de Chypre, je me suis fait l’écho auprès de Clément Beaune de la question des flux migratoires qui affectent cette ile.

Ce 29 juin, la commission des Affaires européennes, présidée par Jean-François Rapin, accueillait Clément Beaune, ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe, à la suite du Conseil européen des 23 et 24 juin 2022.

VERBATIM de ma question

Chypre confirme sa place de premier pays de l’Union européenne pour le nombre de demandeurs d’asile rapporté à sa population.

D’après les dernières estimations, ce ratio s’établit désormais autour de 5%.

J’étais à Nicosie la semaine dernière, 12 000 migrants sont arrivés en 2021.

Ils sont 9000 à être comptabilisés en juin 2022, soit une progression de 100% sur la même période. Pour le seul mois de mai, 45 embarquements frauduleux ont été prévenus dans les deux aéroports internationaux de Larnaca.

La visite à Chypre de M. Schinas, vice-président de la Commission européenne, le 18 juin dernier, a donné lieu à une mise en cause directe des autorités de la partie occupée de l’île et de la Turquie.

Leur responsabilité dans les flux migratoires qui affectent la République de Chypre a été évoquée, pour la première fois à ce niveau, sans détour.

Le vice-président de la Commission a ainsi souligné que des contacts étaient établis au plus haut niveau avec les autorités turques ainsi qu’avec les opérateurs aériens Turkish Airlines et Pegasus en vue de les inviter fermement à prendre leurs responsabilités.

Pouvez-vous nous indiquer, monsieur le Ministre, quelles sanctions sont prévues envers les autorités turques si leurs manœuvres se poursuivent ?


Dans sa réponse, le ministre a convenu qu’une partie de la pression migratoire était liée à des “filières parfois permises, facilitées” et que nous devons “notre solidarité” à Chypre.