Accueil      En circonscription      Sénat      Bilan de mandat      Revue de Presse          Parcours      Contact     
    

Semaine de l’AFE du 30 sept. au 04 oct. 2019 – Compte-rendu

Prélèvement à la source, certificats d’existence, vote électronique, plan enseignement… cette 31ème session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger a permis d’évoquer des sujets d’une actualité brûlante. Elle m’a aussi offert le privilège de retrouver les conseillers consulaires de tous les continents, et d’être auditionné par la commission de la Sécurité et de la Protection des personnes et des biens de l’AFE.

Je remercie chaleureusement les élus et amis qui se sont rendus aux événements que j’ai organisés au long de cette semaine.

Les annonces du ministre (4 oct.)

Comme de coutume, Jean-Baptiste Lemoyne s’est exprimé avec pragmatisme devant l’AFE en brassant de nombreux sujets sensibles (vote, certificats de vie, enseignement…). On retiendra un lot d’annonces encourageantes dans le but de renforcer l’action consulaire.

Ainsi, j’ai noté avec satisfaction l’instauration d’une conférence permanente trimestrielle, réunissant le ministre, les parlementaires des Français de l’étranger et les membres du bureau élargi de l’AFE.

Une initiative qui va contribuer à une meilleure reconnaissance de l’AFE et certainement améliorer le taux de concrétisation de ses propositions. Dans le même esprit, quelques mesures vont intensifier la visibilité des élus consulaires avec la création d’une carte d’élu et d’une adresse électronique officielle. 

Soirée Élus Amérique Latine (3 oct.)

Réunion avec les élus d’Amérique latine…. à la Maison d’Amérique Latine, institution pleine de charme située non loin du Sénat. Les récentes évolutions politiques sur ce continent suscitent un certain nombre d’inquiétudes. 

(g. à d.) Jacques Marie (ancien élu Haïti) ; Marie-Christine Haritcalde (Chili) ; Olivier CadicTannya Bricard (Équateur) ; Denis Viala (ancien élu Brésil-Sao Paulo) ; Anne-Marie Ballande Romanelli (Brésil-Curitiba) ; Geneviève Beraud-Suberville (Mexique)

Conférence de presse sur l’enseignement français (3 oct.)

“Développer l’enseignement français à l’étranger : un nouvel élan” fut le projet présenté conjointement par Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État. 

Très attendu depuis début 2018, ce plan est destiné à mettre en oeuvre des actions destinées à respecter l’objectif du Président de la République : doubler le nombre d’élèves dans nos écoles à l’étranger d’ici à 2030.

La hausse des crédits de l’Etat de 24,6 M € en faveur de l’AEFE pour 2020 permettra de ramener la taxe sur les revenus des établissements à son niveau de 2017 ( 6% au 1er janvier 2020 pour les établissements soumis à la participation forfaitaire compensatoire (PFC). Parmi les autres annonces : la simplification des homologations AEFE (10 critères au lieu 17) qui pourront être demandées dès la première année ; l’objectif de doublement des sections internationales d’ici 2022 ; 1000 titulaires supplémentaires détachés par le ministère de l’Éducation d’ici 2030 ; la création de 16 pôles de formation régionaux dans le monde ; le doublement de la représentation des parents d’élèves au CA de l’AEFE (de 2 à 4 sièges) ; l’appel aux ambassadeurs pour mettre œuvre des plans locaux de développement avec des objectifs stratégiques. Voir la vidéo de la conférence (52m) : Lien

Soirée Robert Denis Del Picchia (2 oct)

Il n’en méritait pas moins : une allocution du président Gérard Larcher pour célébrer son retour au Sénat. 

Florence Parly, Ministre des Armées, avait fait le déplacement pour honorer de sa présence la soirée de Robert Denis Del Picchia, vice-président de la Commission des Affaires étrangères, de La Défense et des Forces armées du Sénat.

Notre collègue a adressé un discours mêlé d’humour et d’émotion à une assistance si nombreuse, que les salons Boffrand peinaient à contenir tout le monde. Ses confidences se sont révélées poignantes lorsqu’il a abordé ses doutes sur l’avenir dans les moments de solitude à l’hôpital et l’importance des témoignages de solidarité qui l’ont aidé à surmonter l’épreuve.

Malgré l’adversité, à force de ténacité, Robert-Denis n’a jamais cessé d’adresser son fameux “Hebdo Indépendant” qui couvre l’actualité relative aux Français de l’étranger ou de faire des propositions avec le soutien indéfectible de sa collaboratrice Olivia Richard.

C’est grâce à la proposition de loi de Robert-Denis Del Picchia que le vote par internet a été institué dès 2003 pour les élections des « délégués au Conseil supérieur des Français de l’étranger ». Lors de cette session de l’AFE, son audition par la commission des lois a démontré qu’il n’avait rien perdu de sa vivacité pour avancer de nouvelles idées, qui ont nourri la création d’une résolution visant à renforcer la crédibilité du vote électronique.

Cette soirée pleine de brillance et de convivialité voulue par Robert-Denis a eu un éclat particulier avec lequel les autres événements de la semaine ont eu bien du mal à rivaliser.

.

Soirée Worldskills au Sénat (1eroct)

Au restaurant du Sénat, j’ai été heureux d’accueillir les conseillers consulaires sur le thème “réussir les Worldskills à Lyon en 2023”. Organiser ces Olympiades des métiers en France dans quatre ans nous ouvre une perspective formidable : changer le regard que notre pays porte sur l’apprentissage et l’enseignement professionnel. 

Ce fut l’occasion de mettre en contact nos élus avec six jeunes champions qui rêvent tous d’une expérience internationale. Merci à Michel Guisemberg, président de WorldSkills France, de m’avoir permis de fêter mes cinq ans de mandat de si belle manière (lire le compte-rendu).

Audition CyberCriminalité (1eroct)

J’ai eu l’honneur d’être auditionné par la commission de la Sécurité de l’AFE, présidée par Régine Prato, sur le thème de la cybercriminalité. L’occasion va exposer le cas emblématique de la plateforme de services Ariane du MEAE qui a été piratée en décembre dernier. 

Après une série d’auditions, j’ai publié en mai dernier avec mon collègue Rachel Mazuir un rapport d’information intitulé : “Cyberattaque contre Ariane : une expérience qui doit nous servir“, formulant une série de recommandation pour améliorer la résilience des administrations de l’État et l’émergence, en leur sein, d’une culture de la cybersécurité, notamment en affectant les moyens nécessaires à la protection de leurs systèmes d’information.

L’AFE fête ses 70 ans (30 sept.)

Bel hommage rendu à l’AFE, au Quai d’Orsay, à l’occasion de son 75èmeanniversaire. J’ai été élu conseiller à l’AFE en juin 2006 et je me suis toujours senti dépositaire du travail de nos anciens. 

Le 7 juillet 1948, Robert Schuman, président du Conseil, et son ministre des Affaires étrangères, Georges Bidault, signaient un décret instituant le Conseil supérieur des Français de l’étranger (CSFE). Les premières élections au CSFE eurent lieu au printemps de 1950 dans 70 pays. 

Lors de cette soirée, une exposition photos et une vidéo signée Jean-Louis Mainguy ont superbement retracé l’histoire de la représentation politique des Français de l’étranger. La fête fut parfaite. (lire le compte-rendu).

En circonscription en Finlande – Helsinki (20 sept. 2019)

Mon second déplacement en Finlande avait pour objectif d’appuyer l’action de la Chambre de commerce franco-finlandaise (CCFF), présidée par Sébastien Cailliau, en participant à leur conférence intitulée : Éducation et Affaires, le futur de l’Europe.

Notre ambassadeur Serge Tomasi s’est employé à ce que mon court passage dans la capitale finlandaise se déroule dans des conditions idéales. Je lui en suis reconnaissant.

A Helsinki, j’ai eu le plaisir retrouver Claude Anttila, conseillère consulaire pour la Finlande (à l’image), passionnée par les questions d’enseignement et très engagée au service de nos compatriotes.

.

Entrepreneuriat

Conférence de la CCFF

« Éducation et Affaires, le futur de l’Europe » était le thème de la conférence organisée par Chambre de commerce franco-finlandaise (CCFF), au cours de laquelle j’ai participé aux travaux de l’après-midi aux côtés de Olli Rehn, Governor and Chairman of the Board of Bank of Finland.

Marie-Zoe Belon-Laitinen, vice-présidente de la CCFF a remarquablement animé la journée avec le concours de l’équipe de la CCFF et le soutien du Board.

J’ai saisi l’opportunité de partager avec l’assistance les mesures présentées par Édouard Philippe, Premier ministre, et Muriel Pénicaud, ministre du Travail, dans le cadre de la loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel.

L’objectif du gouvernement est de mettre en valeur l’apprentissage pour en faire une voie d’excellence, de passion et d’autonomie. Il n’y a pas de meilleure façon pour faire baisser le chômage des jeunes, lorsque l’on sait que 7 apprentis sur 10 sont embauchés dans les 7 mois qui suivent la fin de leurs études.

Ce fut l’occasion de parler des Olympiades des métiers (Worldskills competition) qui se dérouleront à Lyon en 2023, une formidable opportunité de changer le regard que notre pays porte sur l’apprentissage et l’enseignement professionnel. J’ai rappelé l’impulsion donnée par Emmanuel Macron pour parvenir à décrocher l’organisation de cette compétition en rassemblant toutes les énergies. +d’images

Soirée de gala de la CCFF

Belle soirée de gala au lycée franco-finlandais d’Helsinki pour clôturer la journée de conférence organisée par la Chambre de commerce franco-finlandaise (CCFF).

Un événement auquel j’ai été convié par Marie-Zoe Belon-Laitinen, vice-présidente de la CCFF (à l’image), qui a bien illustré la dynamique du réseau des chambres de commerce françaises à l’international.

Le discours d’Erkki Liikanen, ancien ministre des Finances et Premier commissaire européen finlandais, en hommage à Jean Monnet et Robert Schuman, fut passionnant. 

Je lui suis reconnaissant d’avoir ainsi rappelé que la dynamique européenne est née de la volonté de Français déterminés à dépasser tout ce qui peut séparer les peuples, en unissant les hommes.

Très heureux également d’avoir pu échanger durant le repas avec Kari Kivinen, proviseur du lycée franco-finlandais d’Helsinki, sur l’importance d’employer des enseignants français dans son établissement.

Sa qualité d’ancien secrétaire général du système d’écoles européennes nous a permis également d’évoquer la transformation de l’école européenne de Culham près d’Oxford en école bilingue parentale (free school). J’avais accompagné cette mutation, il y a quelques années.

J’ai apprécié son esprit ouvert et prévenant qui met en valeur ses élèves comme tous ceux qui concourent à la bonne marche de son établissement. +d’images

Communauté française

Entrevue avec l’ambassadeur

Entretien privilégié avec Serge Tomasi, ambassadeur de France en Finlande, en marge de mon second déplacement dans ce pays.

Ce fût l’opportunité de faire un point sur l’évolution de la communauté française, qui compte 3000 inscrits, en légère progression de 1 à 2% par an.

L’engouement des Français pour la Laponie contribue au développement du tourisme dans le nord du pays. En effet, la France constitue la première clientèle de Laponie et certains compatriotes décident de s’y installer pour offrir des services (hôtellerie, restauration, loisirs…).

Nous avons évoqué la coopération éducative, les structures d’enseignement français (école Jules Verne) ou bilingues, et les conséquences de la diminution du nombre de postes d’enseignants français que l’on observe en Finlande.

Côté économique, nous avons évoqué la présence de nos entreprises en Finlande et l’importance d’appuyer le développement de notre chambre de commerce bilatérale.

Depuis la visite du Président de la République Emmanuel Macron à Helsinki en août 2018, une première depuis Jacques Chirac, les visites ministérielles se succèdent. Le renforcement de nos relations est patent comme en témoigne l’excellent dialogue sur la Défense européenne. La Finlande a signé pour la première fois un accord bilatéral de Défense avec la France. Ainsi Helsinki soutient le fonds de Défense européen, tout en adhérant à l’initiative de Défense européenne.

Je remercie Serge Tomasi pour l’étendue et la diversité de ses informations. +d’images

En circonscription en Norvège – Oslo (18 & 19 sept. 2019)

Je remercie notre ambassadeur Pierre-Mathieu Duhamel pour son précieux concours lors mon troisième déplacement en Norvège.

J’ai eu plaisir de retrouver Claire Ménard et Gérard Pignatel (à l’image), conseillers consulaires pour la Norvège et l’Islande, qui sont au service de près de 6000 compatriotes inscrits.

En Norvège, les Français résident principalement à Oslo, Stavanger et Bergen. Au début, ils cherchent à rencontrer leurs compatriotes, puis se fondent dans la population locale, dont ils partagent vite leur amour de la nature.

Politique

Ministère des Affaires Étrangères

Deux entretiens ont été organisés au ministère des Affaires étrangères (UD).

Le premier concernant le Brexit avec Atle Leikvoll, coordinateur Brexit au ministère, qui a auparavant occupé le poste d’ambassadeur de Norvège auprès de l’UE, à Bruxelles.

Nous avons un point commun : depuis l’origine, nous peinons à croire que le Brexit aura lieu, puisque personne n’a jamais été en capacité d’expliquer ce qu’il signifiait, ni de trouver une solution pour éviter de revenir à une île d’Irlande traversée par une frontière.

Des accords bilatéraux avec le Royaume-Uni sont prêts en cas de sortie du RU de l’UE, mais mon interlocuteur m’a confié qu’ils ne permettent pas de conserver une relation aussi proche que ce qui existe aujourd’hui avec l’UE.

Le second entretien s’est déroulé avec Bjørn Midthun, directeur de la section du Grand Nord et des questions polaires, a porté sur l’Arctique.

Celui-ci a évoqué la coopération nécessaire de son pays avec la Russie, car ils ont des communautés d’intérêt : 240 kilomètres de frontières communes dans le nord, une coopération bilatérale dans le domaine de la pêche et un accord de sauvetage mutuel pour secourir les navires de pêche.

Il est donc essentiel pour la Norvège de conserver un accord de bon voisinage avec la Russie sans renoncer pour autant à contester leur annexion de la Crimée.

Nous avons aussi évoqué les perspectives de nouvelles routes commerciales via l’Arctique et les velléités de la Chine qui se qualifie d’État « proche de l’Arctique » pour être partie prenante des réflexions sur l’avenir de cette région. Cette tentative est considérée comme nulle et non avenue par la Norvège qui entend faire respecter ses vues sur l’exploitation de ce continent. +d’images

Parlement

J’ai bénéficié de trois entretiens au Parlement norvégien (Storting) :

Mme Solveig Abrahamsen (Parti conservateur) et M. Nils Aage Jegstad (Parti conservateur) de la commission des Transports et de la Communication (5G).

Nous avons évoqué les défis en matière de sécurité nationale concernant l’arrivée de la 5G. Nos deux pays ont des réflexions analogues sur ce sujet.

.

.

M. Eirik Sivertsen, député (Parti travailliste) et président de la délégation pour la Coopération parlementaire Arctique (Grand Nord).

Le député considère que la plus importante menace pour l’Arctique est liée aux effets du réchauffement climatique. 

Il est un fervent partisan des accords de Paris sur le climat.

.

Mme Heidi Nordby Lunde (Parti conservateur) , vice-présidente de la délégation AELE (Brexit).

Nous avons confronté nos analyses sur les conséquences potentielles du Brexit pour nos économies respectives.

Je remercie mes interlocuteurs pour leurs propos chaleureux et la qualité des échanges qu’ils m’ont offerts. +d’images

.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

À l’invitation de Sindre Walderhaug, président de la chambre de commerce franco-norvégienne, j’ai participé à la conférence marquant le centenaire de la Chambre à Oslo, réunion orientée sur la transition énergétique en compagnie de Gérard Pignatel.

Dans le prolongement de l’intervention de Pierre-Mathieu Duhamel, notre ambassadeur en Norvège, le maire d’Oslo Raymond Johansen a déclaré que sa ville était la première à disposer d’un budget « climat », où toutes les décisions budgétaires étaient orientées vers la limitation des émissions carbone.

Une manière opportune de lancer la session consacrée à une énergie intelligente et propre pour le futur. Parmi les intervenants : Cap Gemini, Total, Equinor, Nexans, EDF Pulse Expansion, Oslo Varme, Schneider Electric Norway. +d’images

Dîner de gala – Centenaire Chambre de commerce

On n’a pas tous les jours 100 ans.

Très heureux d’avoir pu assister au dîner de gala célébrant le centenaire de la Chambre. 

Félicitations à toute son équipe, remarquablement animée par Ludovic Caubet, comme l’atteste l’organisation d’évènements très réussis.

Sindre Walderhaug a ouvert la soirée en invitant sur scène l’ambassadeurs de France en Norvège et l’ambassadeur de Norvège en France pour croiser leurs regards sur les perspectives offertes aux entreprises par leur pays hôte.

Cet événement a été propice à de nombreux échanges avec des représentants d’entreprises françaises en Norvège, en compagnie de Gérard Pignatel.

Une belle soirée ponctuée par l’arrivée d’un superbe gâteau réalisé par un pâtissier français d’Oslo. +d’images

Communauté française

Ambassade

Pour un faire un tour d’horizon sur les attentes des Français établis en Norvège et sur notre relation bilatérale, notre ambassadeur de France, Pierre-Mathieu Duhamel, a réuni Claire Ménard et Gérard Pignatel, conseillers consulaires, ainsi que les chefs de services de l’ambassade.

La Norvège bénéficie d’une économie solide et d’un peuple qui a su thésauriser grâce à l’exploitation de ses ressources en pétrole. Son fonds souverain est le premier du monde. Il représente 230% du PIB norvégien. C’est à la fois un outil d’influence à l’étranger et la pierre angulaire d’un système social généreux. 30% des Norvégiens travaillent pour la fonction publique. +d’images

Oslo Accueil

C’est dans les locaux de l’Institut français de Norvège que nous avons échangé avec

Carole Beilles, présidente d’Oslo Accueil, en compagnie de Gérard Pignatel, conseiller consulaire et président de l’UFE Norvège.

Ces deux représentants d’associations m’ont indiqué que nos compatriotes vivant à Oslo louaient une qualité de vie incomparable et une grande proximité avec la nature.

Culture française

Institut Français

Dès mon arrivée à Oslo, Gérard Pignatel m’a conduit à l’Institut français de Norvège pour une visite en présence d’Anne-Laure Jeanvoine, Première conseillère et Julien Richard, Secrétaire général de l’Institut français de Norvège.

L’annonce en mai 2019 par la direction générale de la mondialisation au Quai d’Orsay de la fermeture de l’IFN, prévue début 2020, a créé un réel choc.

L’activité de cours de français faisait le plein lorsque je suis arrivé. Sur les 42 recrutés locaux, 33 sont des enseignants.

J’ai rencontré des personnels qui ont une vision positive de la situation. Ils envisagent de faire rebondir l’activité dans une structure associative pour pérenniser l’activité de cours qui a démontré sa rentabilité.

Je soutiens cette approche pragmatique et suis convaincu qu’ils font le bon choix.

Cependant, reste la question de la coopération éducative et scientifique qui risque d’être affaiblie, voire menacée, suite à cette décision alors qu’elle bénéficie de subventions de la Norvège.

Il me semble que cette mesure devrait être discutée dans les prochaines semaines au Parlement lors des débats dans le cadre du Projet de loi de finances, afin de préserver cette précieuse coopération bilatérale. +d’images

Corée du Sud – Fête nationale

Ce 23 octobre, j’ai eu l’honneur de participer aux célébrations de la fête nationale de la République de Corée, à l’invitation de Jong-Moon Choi, son ambassadeur en France. La nombreuse assistance a prouvé l’action efficace de l’ambassadeur et la sympathie portée à son pays.

Cette soirée m’a permis d’échanger avec de nombreux ambassadeurs au sujet des décisions prises lors du Conseil européen, la semaine précédente. J’ai aussi eu le plaisir de croiser quelques collègues, dont Catherine Dumas, présidente de notre groupe sénatorial d’amitié France-République de Corée et le député des Français de l’étranger, Joachim Son-Forget, président du même groupe d’amitié à l’Assemblée nationale.

La réception m’a également offert de pouvoir retrouver André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux, où j’ai vécu dans les années 80. En quatre décennies, André Santini a résolument transformé cette ville pour en faire une cité ultramoderne qui a conquis les entreprises.

Si la ville est très “connectée” au service des actifs, elle réserve aussi un environnement optimal pour ses seniors.

La reconnaissance des Isséens pour leur maire ne s’est jamais démentie. Ils ont appelé leur association « Fiers d’Issy » ! + d’images

JDC à l’étranger & 11 nov à Londres – Audition de Geneviève Darrieussecq

Membre du groupe d’études des sénateurs Anciens combattants et de la Mémoire combattante, présidé par Patricia Morhet-Richaud, j’ai participé, le 23 octobre, à l’audition de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des armées.

Mon intervention avait deux objectifs :

1 – Faire une proposition pour trouver une solution suite à l’arrêt de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC) à l’étranger.

2 – Rétablir la cérémonie du 11 novembre à Londres devant la statue du Maréchal Foch à partir de 2020.
J’ai été parfaitement satisfait des réponses de notre ministre et je lui suis reconnaissant de son écoute attentive.

Verbatim de mon intervention :

Madame la Ministre,
Je vous remercie pour votre présentation et votre engagement sincère en faveur du devoir de mémoire.
Je souhaite vous faire une suggestion sur la JDC à l’étranger et vous poser une question sur la cérémonie du 11 novembre à Londres.
1°) C’est la JDC à l’étranger qui m’a permis de découvrir que notre jeunesse à l’étranger parle difficilement le français. 50% ne le parle pas aux USA, Australie ou Sénégal, 66% en Amérique latine, 80% en Israël ou Annaba.
Si les JDC ne peuvent plus se tenir à l’étranger pour des raisons de coûts, je vous suggère de faire quelque chose en numérique :
– Un message qui serait envoyé à tous les jeunes à l’étranger à leur majorité avec un lien vers un module d’information à distance.
– Un questionnaire associé pourrait nous permettre d’évaluer le nombre de jeunes français qui ne parlent pas le français, qui est la langue de la République (art.2 de la constitution).
2°) Le poste diplomatique à Londres a pris la décision, cette année, d’annuler la cérémonie du 11 novembre devant la statue du Maréchal Foch à Londres et de se limiter à la seule cérémonie au cimetière de Brookwood.
Je veux partager avec vous l’émoi provoqué par cette décision.
En effet, cette cérémonie constitue un symbole. Lire la suite


Réponses de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des armées :

Pour les JDC à l’étranger, je suis 100% d’accord avec vous. La JDC est très difficile à mettre en oeuvre à l’étranger, car les jeunes sont disséminés de par le monde.
J’ai demandé à la DSNJ (Direction du service national et de la jeunesse) que l’on travaille sur un outil numérique. Votre suggestion est excellente et j’espère qu’elle sera mise en oeuvre.

Pour Londres, j’ignorais totalement cette décision. Je vous demande de bien vouloir me faire une fiche sur le sujet. J’ai assisté à la cérémonie l’an dernier pour le centenaire devant la statue du Maréchal Foch. C’était très bien organisé par les Britanniques. J’associerai le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et l’ambassade pour que nous trouvions ensemble une solution.

PLF2020 – ANEFE – (Vidéo 3m)

Ce 23 octobre, Odile Renaud-Basso, directrice générale du Trésor, fut auditionnée par notre commission des Affaires étrangères et de la Défense.

Mon intervention a concerné le résultat d’un audit réalisé par la direction générale du Trésor qui a impliqué le blocage de fonctionnement de l’ANEFE (Association Nationale des Écoles Françaises de l’Étranger), présidée par André Ferrand, ancien sénateur des Français établis hors de France.

Odile Renaud-Basso m’a répondu qu’une synthèse du rapport d’audit sera fournie et qu’une solution sera proposée dans les prochaines semaines par un groupe de travail quadripartite. 

(*) L’ANEFE apporte aux responsables d’établissement scolaire une aide précieuse en leur permettant d’obtenir la garantie financière de l’État quand il s’agit de financer la création, le développement ou la modernisation de leurs locaux.

Luxembourg : Un texte pour faciliter la mobilité quotidienne de 100.000 frontaliers

Avec Bruno Théret au Luxembourg.
La solution retenue est multimodale : elle s’appuiera aussi sur les transports collectifs

Le Sénat a adopté, le 17 octobre, un projet de loi, dont j’ai été le rapporteur, qui vise concrètement à économiser des millions d’heures de transport perdues dans les embouteillages, matin et soir, entre la France et le Luxembourg.

Ce projet de loi, déjà adopté par l’Assemblée nationale, approuve un protocole d’accord entre notre gouvernement et le Grand-Duché, relatif “au renforcement de la coopération en matière de transports transfrontaliers”.

Après avoir auditionné Martine Schommer, ambassadeur du Luxembourg en France, sur les questions de circulation des transfrontaliers, j’ai eu le plaisir de défendre un texte qui me tenait à cœur.

En effet, faciliter la mobilité transfrontalière entre le Luxembourg et la France constituait une priorité d’action que nous nous étions fixée avec Bruno Théret, conseiller consulaire au Luxembourg.

Pour l’anecdote, la présentation de mon rapport devant la commission des Affaires étrangères, il y a quelques jours, a eu lieu le jour de l’anniversaire de Bruno. L’adoption du texte par la commission fut un beau cadeau pour cet élu engagé.

Martine Schommer, ambassadeur du Luxembourg en France manifeste sa volonté de co-construire des solutions pragmatiques.

Voici le verbatim de ma présentation devant la commission, le 9 octobre dernier, ainsi que les réponses apportées à mes collègues :

“Monsieur le président, mes chers collègues, nous examinons ce matin le projet de loi autorisant l’approbation du protocole d’accord entre la France et le Grand-Duché de Luxembourg relatif au renforcement de la coopération en matière de transports transfrontaliers.

Aujourd’hui, 100 000 Français vivent dans notre pays et travaillent au Luxembourg où ils occupent près du quart des emplois salariés du pays. Leur nombre, qui croît de 3 000 personnes chaque année, devrait atteindre les 135 000 personnes d’ici 2030.

Ces frontaliers, de plus en plus nombreux, font la navette chaque jour entre l’Hexagone et le Grand-Duché, ce qui pose inévitablement des problèmes accrus de transports : notre autoroute A31 est régulièrement congestionnée aux heures de pointe, et l’axe ferroviaire Metz-Thionville-Luxembourg est confronté à des incidents fréquents ainsi qu’à des irrégularités de service liés à la saturation de la ligne. J’ai pu m’en rendre compte lors de mes déplacements au Luxembourg en décembre 2015 – c’est-à-dire quelques semaines après la décision du président Hollande de fermer les frontières à la suite des attentats du 13 novembre – et en juin dernier.” Lire la suite…

Offensive turque : mes questions à l’ambassadeur de Turquie

Ce 16 octobre, l’ambassadeur de Turquie en France, Ismail Hakki Musa, a été auditionné devant notre commission des Affaires étrangères, de La Défense et des forces armées.

Selon l’ambassadeur, « l’Union européenne a sous-traité la lutte contre le terrorisme de Daech à l’organisation terroriste YPG qu’ils combattent ».

Nos alliés kurdes qui nous ont aidé à vaincre Daech sont donc considérés par les Turcs comme de simples organisations terroristes. D’ailleurs le qualificatif de Kurde n’existe pas. Les Turcs veulent sauver les « Syriens locaux ».

Après avoir entendu les propos liminaires de l’ambassadeur, je suis intervenu en ces termes au nom du groupe Union centriste :

“Ils sont tombés sans trop savoir pourquoi…
Hommes, femmes et enfants qui ne voulaient que vivre,
Avec des gestes lourds comme des hommes ivres
Mutilés, massacrés les yeux ouverts d’effroi…”
a un jour, écrit le poète.

Aujourd’hui, par les mêmes chemins de hasard, les mêmes sentiers qui virent il y a cent-quatre ans passer les colonnes d’Arméniens déportés, fuyant le génocide, les troupes turques viennent de pénétrer en Syrie.
Depuis sept jours, en violation de la Charte des Nations unies qu’elle a signée, de la Convention européenne des droits de l’Homme qu’elle a paraphée, sans consulter ses alliés de l’Organisation de l’Atlantique Nord, la Turquie a envahi un État membre des Nations Unies.

Plus grave, dans les zones conquises par l’armée turque et ses alliés, on rapporte qu’ont commencé des exécutions sommaires et des massacres de civils.

Imaginez un camp de réfugiés regroupant des dizaines de milliers de personnes qui se trouvent, du jour au lendemain, sans administration parce que le personnel est parti et sans approvisionnement parce que les routes sont coupées par les combats… c’est un désastre annoncé… », témoigne aujourd’hui un humanitaire occidental dans Le Monde.

Monsieur l’ambassadeur, l’Europe a appris avec inquiétude votre offensive et l’occupation militaire d’une portion du territoire national syrien par vos troupes.

Nous pensons que La Turquie, qui est un grand pays, ne peut poursuivre dans cette voie.

J’entends vos commentaires et vos arguments indiquant que votre entreprise solitaire vise une organisation terroriste comme vous le qualifiez…

Mais avez-vous une estimation du nombre de victimes et du nombre de réfugiés qui résulteront de votre intervention au Nord de la Syrie ?

Réponse de M. L’ambassadeur :

« Nous faisons le maximum pour que les civils soient le moins affectés possible. »

« Les ONG diffusent des statistiques indiquant que cela pourrait créer 30.000 à 50.000 réfugiés. »

No comment !

Convention fiscale France-Moldavie – Réponse de notre ministre à ma question écrite

Lors de mon déplacement en république de Moldavie en septembre 2018 (compte-rendu), je m’étais entretenu d’un problème majeur avec Pascal Le Deunff, notre ambassadeur de France : l’absence de convention fiscale franco-moldave.

Sitôt revenu de Chisinau, j’avais posé une question écrite notre ministre de l’Économie et des Finances pour connaître l’état d’avancement des négociations sur l’établissement d’une telle convention, puisque les discussions avaient bloquées par la France au motif que la Moldavie n’était pas adhérente au forum mondial pour la transparence et l’échange de renseignements fiscaux de l’OCDE.

La réponse du ministre m’informe que nos deux pays disposent aujourd’hui d’un cadre juridique permettant l’échange de renseignements contre la fraude, puisque la Moldavie a rejoint le forum mondial sur la transparence. Il considère toutefois que “négocier une convention avec la Moldavie revêt un caractère moins urgent qu’avec d’autres partenaires”, justifiant les moyens et le temps qu’il est nécessaire d’engager.

Conclusion : la situation qui entrave le développement de nos relations économiques bilatérales va perdurer. Ainsi, les entreprises françaises qui souhaitent commercer avec la Moldavie continueront à passer par des filiales dans des pays tiers, en particulier les Pays-Bas ou la Roumanie, ceci afin d’éviter le risque de double-imposition. 

LIRE : Question écrite “Projet de convention fiscale France-Moldavie” + réponse du ministère de l’Économie et des Finances (JO Sénat du 03/10/2019)

PLF2020 – Cybersécurité – Mes questions à Florence Parly + ses réponses (2 vidéos 1:40 et 1:50)

Invitée à s’exprimer devant notre commission des Affaires étrangères et de la Défense, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2020, j’ai interrogé Florence Parly, ministre des Armées, sur les orientations du ministère en matière de cyberdéfense. 

Rappelons que la cyberdéfense est une priorité absolue de la ministre des Armées. Nous y consacrons 1,6 milliard d’euros entre 2019 et 2025 et 4000 cyber-combattants seront sous les drapeaux en 2025. 

J’ai été très satisfait de la réponse de Florence Parly.

En circonscription au Maroc (5/5) – Agadir (13-14 sept. 2019)

Cette semaine au Maroc qui m’aura conduit de Tanger à Agadir n’aurait pu se faire sans l’investissement personnel de Pascal Capdevielle, conseiller consulaire et vice-président de la Chambre Française de commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM).

Sa connaissance approfondie des attentes de notre communauté au Maroc et son habileté dans la conduite des affaires en font un relais déterminant pour me permettre d’accomplir ma mission avec succès.

Communauté française 

Consulat

Dominique Doudet, consul général, a organisé deux rendez-vous avec la communauté française à la faveur de mon retour à Agadir, dernière étape de 2 jours d’un périple de 6 jours inoubliable au Maroc.

Tout d’abord, une rencontre au consulat avec une cinquantaine d’entrepreneurs français installés dans la région d’Agadir. J’ai félicité Dominique Doudet pour les remarquables améliorations apportées au consulat et aux jardins qui l’environnent, depuis son arrivée. +d’images

Associations

Le lendemain matin, un petit-déjeuner à la Résidence du consul général avec les représentants d’associations françaises : UFE Agadir ; ADFE ; Société française de bienfaisance, auquel a participé Catherine Tribouart-Rota, vice-présidente de l’UFE Agadir.

Avec 5300 inscrits, la population française référencée au consulat a doublé depuis 12 ans. Il faut ajouter les semi-résidents, qui ont une maison et font de nombreux aller-retour en France tout au long de l’année. Enfin, on doit également compter avec les 10 à 20.000 adeptes du camping-car. Ils passent jusqu’à 6 mois au Maroc et constituent de véritables petites villes en se rassemblant.

Lorsque l’on sait que 180.000 compatriotes sont venus en vacances en avion l’an dernier, il n’est finalement pas si surprenant d’apprendre que le consulat reçoive 12.000 visites par an.

Dominique Doudet m’a alerté sur une directive du ministère de l’Intérieur de janvier 2019, interdisant d’ouvrir un cercueil venant de l’étranger en vue d’une incinération.

Comme l’incinération est interdite au Maroc, les dernières volontés de deux compatriotes décédés dans le Royaume n’ont pu être respectées ces derniers mois. 

Il conviendrait que des aménagements soient apportés à cette directive pour les cercueils provenant des pays n’autorisant pas l’incinération.

Nous avons enfin évoqué la dangerosité des routes au Maroc. La veille de mon arrivée à Agadir, deux Français avaient succombé des suites d’un accident. +d’images

UFE

J’ai eu plaisir à retrouver l’UFE Agadir et ses adhérents qui m’ont toujours offert un accueil exceptionnel, trois ans après mon dernier passage. 

Merci à son président Jean-Claude Rozier de m’avoir permis d’échanger une nouvelle fois avec eux lors d’une soirée très conviviale, comme l’UFE Agadir en a le secret. Toute ma reconnaissance également à Catherine Tribouart-Rota, trésorière, dont l’implication dans l’animation de l’association est déterminante. 

Cette réception fut l’occasion d’aborder plusieurs thématiques, en particulier celle des certificats de vie pour nos compatriotes retraités et de la fiscalité, sujets sur lesquels je me suis beaucoup investi. 

Les efforts déployés par l’équipe de l’UFE Agadir sont si remarquables qu’ils en ont fait une des sections les plus importantes par le nombre d’adhérents de l’UFE Monde. +d’images

Entrepreneuriat 

Taroudannt – STEP Abdelmoumen (Vinci Construction)  

Visite duchantier de Vinci Construction (Step Abdelmoumen) situé à 70 kilomètres d’Agadir, en compagnie de Dominique Doudet, consul général, et de Pascal Capdevielle, conseiller consulaire. 

Accueilli par Stéphane Campedelli, nous avons pris la mesure de ce projet de réalisation d’une station de transfert d’énergie par pompage, où travaillent 550 personnes dont 40 expatriés.

Il a fallu tout d’abord créer 19 kilomètres de pistes dans les montagnes, avant de créer les 2 bassins qui stockeront l’eau, un kilomètre de souterrain pour les canalisations et plusieurs puits de prise d’eau.

J’ai été impressionné par l’étendue de ce chantier, superbe exemple du savoir-faire français à travers l’ingéniosité de ceux qui l’ont imaginé et le professionnalisme des ingénieurs qui le réalisent. +d’images

Bougra – Usine Gautier Semences  

Visite de l’usine Gautier Semences à Bougra située à 40 kilomètres d’Agadir en compagnie de Dominique Doudet, consul général.

Philippe Buissier nous a fait visiter les installations de cette société spécialisée dans la création de variétés de légumes par le croisement de plantes avec pour objectif de leur permettre de résister aux maladies et de conserver du goût.

Eyragues en Provence, société spécialisée dans les semences agricoles créée il y a 60 ans a fondé cette structure à Agadir profitant de son climat et sa proximité avec la France.

Une très belle réussite dont nous pouvons être fiers. +d’images

Enseignement français 

Ecole Française Internationale d’Agadir   

J’ai eu la joie de retrouver Christian Claverie, directeur de l’école française internationale d’Agadir en compagnie de Dominique Doudet, consul général pour découvrir les améliorations apportées à l’établissement depuis mon dernier passage.

Cette école du réseau OSUI accueille désormais 1300 élèves de la petite section de maternelle à la terminale.

Dès la petite section, les enfants apprennent en 3 langues : le français, l’anglais et l’arabe.

J’ai admiré la nouvelle garderie ouverte en 2016, la salle des professeurs qui est exceptionnelle et la BCD (bibliothèque centre documentaire) dont les ouvrages sont classés artistiquement.

Ouvertes à la rentrée de septembre 2019, ces deux nouveaux ajouts ont suscités l’enthousiasme.

L’extension d’un étage au bâtiment scolaire est prévue afin d’ajouter 11 salles de classes et un amphithéâtre. Encore de beaux projets en perspective ! +d’images

Universiapolis

Visite de l’université privée Universiapolis en compagnie de Dominique Doudet, consul général. Accueillis par Aziz Bouslikhane, président fondateur de l’université créée il y a 30 ans, nous avons visité le campus universitaire offrant des locaux modernes, des laboratoires ultra équipés, une bibliothèque internationale, une résidence universitaire, et un complexe sportif de haut niveau. 

Nous avons évoqué le réseau d’universités partenaires françaises offrant la possibilité de participer au programme d’échange d’étudiants, dont l’université de Metz depuis 1998.

J’ai été impressionné par l’enthousiasme des étudiants et le niveau de technicité atteint.

J’ai également été séduit par les programmes d’alphabétisation fonctionnelle et de réalisation d’activités génératrices de revenu au bénéfice de la population rurale afin d’améliorer son niveau de vie et de contribuer à son développement socio-économique. Ils ont alphabétisé 16.000 personnes.

J’ai félicité Aziz Bouslikhane pour cet extraordinaire accomplissement qui contribue à renforcer les liens d’amitié entre nos deux pays. +d’images

En circonscription au Maroc (4/5) – Marrakech (12 sept. 2019)

Marrakech fut la 4ème étape de mon déplacement au Maroc en compagnie de Pascal Capdevielle, conseiller consulaire. C’est aussi la 4ème fois que je m’y rendais depuis le début de mon mandat.

Grâce à l’énergie déployée par notre consul général Philippe Casenave (à l’image), j’ai pu accomplir ma mission éclair à Marrakech au service de nos compatriotes. Je lui en suis reconnaissant.

Communauté française

(g. à d.) Pascal Capdevielle ; Philippe Edern-Klein ; Geneviève Euloge ; Olivier Cadic ; Elisabeth Bauchet-Bouhlal ; Philippe Casenave

Consulat 

Afin de me permettre d’échanger sur les évolutions des attentes de notre communauté depuis mon précédent passage à Marrakech en août 2017, Philippe Casenave, consul général, avait organisé des rencontres en trois temps.

Un entretien d’accueil à mon arrivée au consulat, où il m’a reçu en présence d’Elisabeth Tesson, consule adjointe. J’avais déjà apprécié le professionnalisme d’Elisabeth alors en poste à Rome. J’ai constaté qu’elle n’avait rien perdu de sa capacité à décrire avec concision les principaux défis à relever par le poste pour une communauté qui compte 8000 inscrits. La Willaya les estime à 30.000.

Un déjeuner de travail où nous avons été rejoints par les conseillères consulaires Bérangère El Anbassi et Geneviève Euloge à l’hôtel Movenpick, dont la chaîne a été acquise récemment par le groupe Accor.

Enfin, une réunion à la Résidence avec les représentants de notre communauté à l’occasion de l’arrivée des nouveaux agents du réseau affectés à Marrakech.

Ce fût l’opportunité de croiser ou de retrouver de nombreuses personnalités comme les conseillers du commerce extérieur de la France Elisabeth Bauchet-Bouhlal et Jean Pozzo-di-Borgho.

J’ai été touché de revoir notre consul honoraire d’Essaouira. Georges Lapeyre est venu spécialement à Marrakech à cette occasion pour me donner des nouvelles de l’école pour laquelle je m’étais mobilisé suite à mon passage en 2017.

J’ai aussi été très sensible à la présence de Philippe Edern-Klein, président de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), qui m’a accompagné pour cette nouvelle étape après Casablanca et Rabat. Cela m’a permis d’échanger avec Mounir Bouanani, directeur du développement et de la communication de Madaef golf, 1er réseau de golfs au Maroc.

J’ai également revu Rémy Hallegouet, représentant de France Volontaires, qui m’a présenté deux jeunes volontaires : Jasmine Karimi-Detoc pour la fondation Club Med et Appoline Saurel de Dans le noir ? Maroc. +d’images

Enseignement français

Ecole Jacques Majorelle 

Visite de l’école Jacques Majorelle, en présence de Philippe Casenave, consul général, et de Marie-Pierre Leclere-Guillomo, Principale.

J’ai eu le plaisir de revoir Isabelle Marlinge, directrice du primaire, qui était précédemment en poste à Londres.

J’ai découvert cet établissement de l’OSUI qui offre de très belles infrastructures et enrichit l’offre d’enseignement français à Marrakech. +d’images

Groupe scolaire Renoir-Victor Hugo 

Retour au groupe scolaire Renoir-Victor Hugo, en présence de Philippe Casenave, consul général, de Serge Faure, proviseur, d’Amélie Libre, directrice du primaire et de Lilian Filipozzi, proviseur adjoint.

J’avais visité cet établissement en janvier 2015, lors de mon premier déplacement à Marrakech.

Avec près de 2000 élèves, cet établissement en gestion directe de l’AEFE, situé sur l’emplacement affecté précédemment à une caserne, dispose d’un potentiel de développement important.

Pour s’étendre, l’école a un projet immobilier en 2 phases. J’ai visité les bâtiments ouverts à la rentrée de septembre, issus de la phase 1 : un premier bâtiment pour la maternelle, et un second pour l’enseignement scientifique.

La phase 2 prévoit de reconstruire un bâtiment pour l’administratif et une médiathèque partagée avec l’Institut français.

J’ai découvert une équipe de direction très motivée par les perspectives offertes pour notre enseignement à Marrakech. +d’images

Culture française

Institut Français 

Visite de l’Institut français en présence de Christophe Chaillot, directeur de l’Institut et de Philippe Casenave, consul général.

Superbes décors, équipements audiovisuels de belle qualité, auditorium, espace en plein air pour des représentations artistiques… tout est là pour assurer un enseignement du français de qualité et offrir un point d’appui pour mettre en valeur la culture française au Maroc.

J’ai également rencontré l’équipe de Campus France. Les Marocains constituent la première communauté étrangère à fréquenter l’enseignement supérieur en France. +d’images

Riad Denise Masson

Visite du Riad Denise Masson, annexe de l’Institut français, en compagnie de Christophe Chaillot, directeur de l’Institut et de Philippe Casenave, consul général.

Accueilli par Sophia Tebbaa, responsable de la maison, j’ai découvert le lieu où a résidé Denise Masson, connue pour avoir traduit le Coran en français.

Baptisée la Maison du dialogue de Marrakech, elle correspond à la volonté de Denise Masson qui a légué à la France sa résidence située dans la Médina pour en faire un lieu favorisant le dialogue inter-religieux. +d’images

En circonscription au Maroc (3/5) – Casablanca (11 sept. 2019)

Troisième jour de mon déplacement au Maroc à Casablanca, capitale économique du royaume.

Toute ma gratitude à Serge Mucetti, consul général de France à Casablanca, pour son accueil à la Résidence et pour l’organisation d’une réception avec les représentants de notre communauté.

Tout juste arrivé en poste à Casablanca, notre consul a accompli un parcours exceptionnel durant sa carrière au service de notre diplomatie et des Français établis hors de France que j’ai tenu à saluer.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce 

À l’invitation de Philippe Edern-Klein, président de la Chambre française de commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), j’ai animé en sa compagnie un débat auprès des adhérents relatif à notre commerce extérieur et l’organisation de notre dispositif d’appui.

J’ai félicité le président et son équipe pour les performances de la CFCIM qui est la première chambre bilatérale de notre réseau mondial.

Lorsque Philippe a pris la présidence en 2016, la CFCIM comptait 3600 adhérents.
À la fin de l’année, terme de son mandat, elle en comptera 5000.

En présence de Serge Mucetti, j’ai conclu mon intervention en indiquant que cette Chambre était un modèle d’inspiration pour notre réseau.

Ce fût un honneur d’avoir été invité à rédiger un message sur le livre d’or chargé d’histoire de la CFCIM, où figure en première page un message du maréchal Lyautey. +d’images

Communauté française

Consulat

Visite du consulat général de France à Casablanca organisée par Serge Mucetti, en compagnie de Pascal Capdevielle, conseiller consulaire.

Nous avons échangé avec les agents du service des visas et discuté des aménagements à prévoir pour le consulat. En effet, Casablanca va bientôt centraliser toutes les demandes de visas qui sont traitées par nos consulats de Marrakech et Agadir.

L’expérience de notre consul général constitue un réel atout pour mener à bien une telle transformation. +d’images

Résidence

Dans la soirée, à l’occasion d’une réception à la Résidence de France en présence des conseillers consulaires, j’ai profité d’un moment d’échange privilégié avec les Français de Casablanca pour remettre une médaille du Sénat à Philippe Edern-Klein, président de la CFCIM.  J’ai voulu ainsi lui témoigner ma gratitude pour m’avoir aidé à accomplir ma mission au service des Français du Maroc. +d’images

Enseignement français

École Française Internationale (EFI)

Visite de la première école ouverte par le groupe Odyssey. Lancée à Casablanca, il y a tout juste deux ans, cette superbe école accueille déjà 1000 enfants de la maternelle à la quatrième.

Accueillis par Younes Slaoui, directeur général et Cyrille Loffroy, chef d’établissement, j’ai découvert des installations de haute qualité en compagnie de Serge Mucetti, Pascal Capdevielle, et Jean-Marc Pons, secrétaire général de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc.

Le groupe Odyssey poursuit son développement en ouvrant ce mois-ci un établissement à Bruxelles et un autre à Bucarest.

J’éprouve beaucoup de plaisir à soutenir l’action de cette équipe très dynamique qui œuvre avec succès pour le développement de l’enseignement français à l’international. +d’images

Ecole Française des Affaires 

Visite de l’École supérieure des Affaires (EFA), en compagnie de Serge Mucetti et de Pascal Capdevielle.

Accueillis par Mounir Feram, directeur du campus et du centre de formation (CEFOR), nous avons visité les installations de cette école administrée par la CFCIM.

Depuis 1988, l’école forme les futurs cadres et entrepreneurs.

Cet établissement français de formation professionnelle prépare aux métiers du management, du commerce et de la distribution, permettant aussi la poursuite des études en France ou à l’étranger.

La mission principale de l’EFA est de former, éduquer, qualifier et fournir des ressources compétentes, responsables et opérationnelles pour travailler et évoluer en entreprise. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (12 octobre 2019)

Brexit

Mobilisation the3million

J’ai retrouvé Nicolas Hatton pour participer à la mobilisation de l’association The 3 Million et British in Europe afin de rappeler au Premier ministre Boris Johnson qu’il trahit ses promesses aux Européens pendant la campagne du Brexit.

À J-19 de l’échéance prévue pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE, les participants sont venus avec un stock de bonne humeur pour lutter contre l’atmosphère anxiogène créée par le gouvernement britannique. +d’images

Communauté française

Salon FAFGB

Heureux d’avoir retrouvé à Baden Powell House de nombreux fidèles représentants des Français de Grande-Bretagne, dont les élus Olivier BertinRoch Miambanzila, conseillers consulaires et Patricia Connell, déléguée consulaire.

Ce fût l’occasion de rencontrer des nouveaux venus comme l’association des juristes Queen Mary Sorbonne ou de nouvelles activités comme celle qui a été lancée cette année par le Dispensaire français : l’espace santé jeunes Londres, où psychologues, médecins et spécialistes de santé accueillent gratuitement et confidentiellement les jeunes de 13-25 ans, chaque mercredi de 17h à 20h.

Présidée par Jean-François Le Gal, la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne a réuni 35 d’entre-elles pour la 7ème édition de leur forum rebaptisé cette année en « salon ».

L’Écho Magazine, Ici Londres, Londres Magazine ou encore le site Français à Londres ont assuré la couverture de l’événement qui a été ponctué d’interventions live de la part de Guillaume Bazard, consul général, et d’associations telles que Les Fauristes, Exchange Théâtre, la FFD UK.

J’ai félicité les organisateurs et bénévoles pour ce beau succès. +d’images

Enseignement français 

Soirée CFBL 

J’ai eu le plaisir de participer à la soirée de remise des diplômes du brevet du Collège Français Bilingue de Londres, soirée forte en émotions durant laquelle 70 élèves recevaient leurs diplômes du brevet et autres récompenses. Cette remise était précédée d’un cocktail et suivie d’un dîner, puis d’une soirée dansante réunissant élèves, parents et enseignants.

Ce fut un moment de joie intense lorsque François-Xavier Gabet, qui dirigeait l’établissement jusqu’à l’été dernier, les a félicités depuis Hong-Kong par un message vidéo.

Le CFBL affiche un taux de réussite de 100% pour les 70 élèves qui ont passé leur brevet. 60% des élèves poursuivent leur scolarité à Winston Churchill, et 10% au lycée Charles de Gaulle. 69 élèves sur 70 étaient présents à cette soirée.

Leurs joyeuses retrouvailles constituaient un bain de jouvence régénérateur pour les adultes présents.

Cette soirée m’a également offert l’opportunité d’échanger avec le nouveau chef d’établissement, Denis Bittmann.

Après 3 ans en qualité de chef d’établissement à Marrakech où je l’avais rencontré, il a ensuite pris la direction du Lycée Français de Jérusalem, poste qu’il a occupé jusqu’à son arrivée au CFBL à la rentrée de septembre 2019.

Je lui ai adressé tous mes vœux de réussite pour cette nouvelle mission au sein de cette école où l’harmonie et le bien-être sont désormais bien installés.

J’ai remercié Marie-Pierre Bouché, présidente de CFBL parents, et les membres de l’APE pour l’organisation de cet événement et leur formidable sens de l’accueil. +d’images

Brexit, Balkans : mes questions à Amélie de Montchalin + sa réponse (vidéo 8m)

Dans le cadre d’un débat préalable au Conseil européen des 17 et 18 octobre, la commission des Affaires européennes, présidée par Jean Bizet, a auditionné Amélie de Montchalin , secrétaire d’État, chargée des affaires européennes.
Mon intervention a porté sur trois points :
– l’élargissement européen aux Balkans occidentaux,
– le Brexit,
– la sécurité des Européens en Grande-Bretagne.

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (8 octobre 2019)

Brexit 

Nicolas Hatton, Patricia Connell,
Gina Miller et Olivier Cadic

Soirée the3million

À l’invitation de Nicolas Hatton, président de the3millionet délégué consulaire, j’ai participé à la première partie de la soirée événementielle de levée de fonds en faveur de cette association qui protège les droits des 3 millions d’Européens vivant au Royaume-Uni. 

J’y ai retrouvé Patricia Connell, déléguée consulaire, engagée depuis la première heure du Brexit pour défendre les droits des Européens du Royaume-Uni. Elle apporte à the3milliontoute la force de son engagement.

La soirée a réuni de nombreuses personnalités, telles que Gina MillerAlberto CostaDavid SchneiderClaude Moraes ou Stuart McDonald.

La qualité des lots offerts aux enchères pour la circonstance fut à la hauteur de l’événement.

Félicitations à toute l’équipe de the3millionet toute notre reconnaissance aux parlementaires et personnalités britanniques qui ont contribué à cette soirée exceptionnelle. +d’image

Communauté française

Ambassade

Entretien privilégié avec Catherine Colonna, ambassadrice de France au Royaume-Uni, et ancienne ministre. 

J’ai présenté tous mes vœux de réussite à notre ambassadrice pour sa nouvelle mission, puisqu’elle est arrivée en poste à Londres le mois dernier, succédant à Jean-Pierre Jouyet.

Nous avons échangé nos regards sur le Brexit et sur les dernières déclarations du Premier ministre britannique. Devant l’incapacité de Boris Johnson à proposer une solution de sortie de l’UE réaliste et évitant la création d’une frontière en Irlande, nous nous dirigeons inéluctablement vers un “Brexit saison 3”, qui débutera le 1ernovembre 2019 et dont l’issue dépendra du résultat des élections générales à suivre.

J’ai fait part de ma préoccupation pour la sécurité de nos compatriotes dans un pays où les ultra-brexiters tiennent des propos de plus en plus agressifs à l’égard de l’Europe et des Européens.

En prélude à cette rencontre, j’ai eu deux réunions à l’ambassade en présence de François Revardeaux, premier conseiller.

D’abord, ma rencontre avec le contre-amiral Luc Pagès, attaché de Défense, m’a permis d’exprimer le souhait que les associations et les élus puissent accompagner les militaires au moment du dépôt de gerbe devant la statue du Maréchal Foch, le jour du 11 novembre. En effet, du fait de travaux autour de la statue, la cérémonie officielle se tiendra cette année exclusivement au cimetière de Brookwood.

J’ai ensuite eu le plaisir de revoir Lucia Da Silva, nouvelle attachée de coopération éducative, dont j’ai fait la connaissance à Madrid. Nous avons évoqué les mesures annoncées par le gouvernement en matière d’enseignement français à l’étranger qui doivent se retrouver dans les objectifs du plan Ecole du Royaume-Uni.

Le prochain comité de pilotage était prévu pour le 11/11/19. J’ai exprimé le vœu qu’il se tienne bien avant la fin de l’année.

En circonscription aux États-Unis / Californie (2/2) – Los Angeles (5 sept. 2019)

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est HL-LA-Com1-bis.jpg.
Réception à la Résidence à l’initiative de Nathalie Roy-Soirat, consul générale adjointe, avec les conseillers consulaires Carole De la CruzHélène Demeestere-DujardinPatrick Caraco et Gérard Michon, et Véronique Maingard, pdte de Los Angeles Accueil ; Cynthia Hajjar, pdte de l’UFE Los Angeles et Bruno Paing, pdt de l’ADFE.

Dès mon arrivée à Los Angeles, dernière étape de mon déplacement aux États-Unis, Nathalie Roy-Soirat, consul générale adjointe, a organisé un dîner de travail à la Résidence avec les élus et les présidents d’association. Je la remercie de son assistance lors de ma première visite dans la cité des anges.

Économiquement, Los Angeles est la 2ème ville des États-Unis. L’État de Californie, 5ème puissance économique mondiale, devance la France. Mais il est à remarquer que notre pays y pointe au 3ème rang des investisseurs, derrière le Canada et la Grande-Bretagne.

La communauté française de la circonscription du consulat de Los Angeles (Californie du Sud, Nevada du Sud, Arizona, Colorado et Nouveau-Mexique) rassemble plus de 31.000 ressortissants français inscrits au registre consulaire. La population française réellement établie dans la circonscription est estimée : 60 000 à 70 000 personnes environ.

La région de Los Angeles et de San Diego rassemble plus de 80% de la communauté française de la circonscription.

Lorsqu’on discute avec les Français de Los Angeles on se rend compte qu’ils ont moins peur le ciel ne leur tombe sur la tête que le sol se dérobe sous leurs pieds. En effet, la Californie est l’état le plus sujet à de graves tremblements de terre : le risque de subir un séisme majeur dans les 30 prochaines années est réel. Le site du consulat affiche une longue page d’information sur ce sujet afin d’informer nos compatriotes de manière exhaustive.

Nous avons aussi longuement évoqué les annonces faites par notre ministre Jean-Yves Le Drian concernant l’enseignement français à l’étranger. Le coût de la scolarité aux États-Unis (20 à 40.000$/an et par enfant) constitue un sujet de discussion inépuisable.

J’adresse ma reconnaissance à David, le chef de la Résidence qui officie avec talent, professionnalisme et décontraction, en attendant la nomination du prochain consul général. + d’images

Entrepreneuriat

FACC et CCE

Déjeuner économique à la Résidence de France, avec Nathalie Roy-Soirat, consule générale adjointe et Christophe Barre, conseiller économique,  Samuel Loy, fondateur et président de la French American Chambre of Commerce de Los Angeles (FACC), Clarisse Berranger, directrice de la FACC, Laurent Levy, pdt de la section locale des CCE et Philippe Nodet, pdt d’une société de communication.

Los Angeles se révèle être l’éco-système qui se développe le plus vite aux USA et il ne le doit pas uniquement à Hollywood. La Tech qui se développe dans la zone située entre l’aéroport et la ville de Santa Monica a été baptisée la « Silicon Beach ».

La vie y est moins chère qu’à San Francisco. L’accès aux capitaux-risqueurs y serait tout aussi facile et on peut y trouver des bureaux facilement. Forte des plus grandes universités américaines, la ville offre de puissantes opportunités non seulement dans la Tech, mais également dans l’industrie de l’entertainment, dans l’aérospatial ou encore la mobilité urbaine.

En résumé, L.A. estime que ses atouts vont lui permettre de rivaliser avec la Silicon Valley.

La FACC compte 300 membres. Au mois de novembre, elle organisera une tournée de conférences en France pour permettre aux entrepreneurs de l’Hexagone de découvrir les potentialités offertes par la Californie du sud ! Notre Chambre a tout mon soutien. + d’images

Communauté française

Consulat

Visite du consulat et rencontre avec les agents.

La zone de compétence du consulat de Los Angeles couvre la moitié des États-Unis en matière d’état civil ! À l’inverse, le consulat ne s’occupe plus des demandes de visas qui sont désormais toutes centralisées sur le consulat de Washington. Cette organisation fait grincer des dents, car elle allonge les délais d’obtention.

Alors que notre Parlement est sur le point de débattre de la PMA (procréation médicalement assistée), il faut savoir que bon nombre de nos compatriotes font régulièrement appel à la GPA (gestation pour autrui) sur le sol des États-Unis. Forcément, les règles sont désormais bien établies dans nos consulats pour enregistrer les enfants issus d’une GPA selon des instructions très claires du procureur de la République. Face aux interdits, la liberté trouve toujours son chemin…

J’ai également échangé sur les questions sociales, comme les bourses scolaires dont nous allouons 2 millions d’euros chaque année, le sort des prisonniers dont certains subissent de lourdes peines et enfin le rapatriement des personnes en difficulté.

Notre consulat m’a indiqué que la légalisation du cannabis dans certains États est sans effet aucun sur la réglementation fédérale. Ainsi, bien que la vente et la consommation de cannabis soient autorisées dans le Colorado et en Californie, il est totalement interdit de voyager de l’un à l’autre avec des opiacées, même en faible quantité.

Il est également interdit de venir du Mexique en Californie avec du cannabis, même si le produit a initialement été acheté en Californie… + d’images

Enseignement

Lycée français 

Visite du lycée français de Los Angeles qui accueille 900 élèves de la maternelle à la terminale sur cinq campus, en compagnie de Nathalie Roy-Soirat, et d’Olivier Ngo, attaché de coopération éducative. 

Reçus par Clara-Lisa Kabbaz, présidente du lycée fondé par ses parents en 1964, en présence de toute l’équipe de direction, nous avons découvert de superbes installations et des enfants déjà bien en place, tout juste deux jours après la rentrée scolaire.

J’ai eu de nombreux échanges avec les élèves qui ont toujours fait preuve d’une grande vivacité.

Les résultats au baccalauréat sont de 100% de réussite et près de 80% de mentions.

A l’évidence, beaucoup d’enfants rêveraient d’étudier dans cet établissement. Les photos du lieu se passent de commentaire. + d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance Française de Los Angeles présidée par Isabelle Leroux depuis 15 ans, en compagnie de Nathalie Roy-Soirat, et d’Olivier Ngo

Ouverte 7 jours sur 7, au rez-de-chaussée de l’immeuble qui abrite le consulat de France, l’AF de Los Angeles dispose de 10 salles de cours, dont 2 sont dédiées aux enfants qui représentent un tiers des élèves.

Les cours de langue constituent 85 à 90% des revenus. Le complément est obtenu grâce à des levées de fonds dont l’essentiel provient d’un grand gala qui a lieu tous les deux ans.

L’objectif des candidats au centre d’examens et de certification DELF est soit d’obtenir la nationalité française, soit de pouvoir étudier en France ou au Canada.

Après 35 ans d’existence, l’Alliance de Los Angeles se voit comme une « petite maison France à l’autre bout du monde ». Leur plan stratégique prévoit que l’AF puisse acquérir ses propres locaux pour gagner en indépendance. + d’images

En circonscription aux États-Unis / Californie (1/2) – San Francisco & Oakland (3-4 sept. 2019)

Merci à notre consul général, Emmanuel Lebrun-Damiens, et à son équipe. Ils m’ont offert une vue d’ensemble de la situation des expatriés français dans la baie de San Francisco et de notre dispositif promotion du français et d’aide à la scolarité. Notre communauté fait surtout face aux difficultés liées au coût de la vie.

J’ai aussi constaté que notre Chambre de commerce était aussi innovante que ses membres. La série d’entretiens qui a été organisée chez Oracle a été l’occasion d’évoquer les questions de cybersécurité liées aux services offerts aux administrations publiques par Oracle, ainsi que les enjeux d’indépendance technologique vis-à-vis de la Chine.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Rencontre avec Antoine Villata, président de la chambre de commerce franco-américaine à San Francisco, et Laurence Fabre, directrice exécutive, en compagnie d’Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général, prolongée par un déjeuner économique avec des représentants du monde tricolore des affaires installés dans la baie.

Chaque année, la Chambre organise, en mai, les French-American Business Awards, selon un processus rigoureux destiné à mettre en avant des entreprises qui se distinguent aux États-Unis. La Chambre fait en effet preuve d’une activité événementielle importante pour promouvoir l’image de la France.

Ses membres ne se bornent pas à la Tech : gastronomie, vin, banque, retail, small business… 

Cela permet quelques initiatives croisées comme d’organiser des rencontres entre le monde de la Tech et du vin en liaison avec le « Grape Circle » qui réunit l’exécutif de la Napa Valley.

Autre initiative de la Chambre, le « Business booster » : pendant une semaine, la Chambre va aider l’entreprise intéressée par une implantation à San Francisco, en lui permettant d’évaluer tous les coûts.

La Chambre a également développé une activité recrutement. Sa « Job fair » de septembre 2019 constituera sa 2ème édition.

Lors du déjeuner, j’ai écouté les enseignements tirés par mes interlocuteurs, auxquels se sont joints Karim Chaiblaine, Faurecia, équipementier automobile, et Jean-Bernard Guerree, Euro Group, consultant pour les grands groupes en stratégie.

Tout d’abord, il faut avoir confiance en soi. Les Français peuvent parfaitement réussir à l’international et ils sont déjà nombreux à l’avoir démontré. Ensuite, il faut cultiver l’humilité. On peut être un grand groupe en France et s’entendre dire par Uber : « On ne vous connait pas, qui êtes-vous? ». Un conseil qui vaut autant pour trouver des sociétés potentiellement partenaires ou recruter des jeunes diplômés d’université.

Confiance en soi et humilité, voilà deux principes à cultiver qui n’ont rien de paradoxal et ne doivent pas être propres aux seuls entrepreneurs attirés par la Silicon Valley. Cette vision des affaires montre que mes interlocuteurs ont atteint un niveau de maturité entrepreneuriale qui justifie que l’on puisse s’appuyer sur eux pour se confronter à un éco-système unique au monde, dont beaucoup cherchent à s’inspirer. + d’images

Redwood Shores – Oracle

Pour l’entrepreneur qui a créé son entreprise à 20 ans en 1982 dans l’informatique, se rendre au siège d’Oracle, la société créée en 1977 par Lary Elison, constitue un moment mémorable.

Entré dans la légende de la révolution informatique des années 80 au même titre que Steve Jobs ou Bill Gates, Larry Ellison a construit sa réputation en s’appuyant sur un système de gestion de base de données devenu une référence mondiale.

Aussi, lorsque cette société mythique m’a contacté il y a quelques mois pour m’inviter à échanger sur les enjeux liés aux services clouds et à la protection des données, cela m’a paru une opportunité exceptionnelle pour favoriser l’accomplissement de ma mission sénatoriale liée à la cybersécurité.

Accompagné par Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général, et Christophe Barre, conseiller économique, j’ai été accueilli par Prosser Stirling, directeur des relations publiques internationales, venu spécialement de Washington.

Pour les questions de cloud souverain, je me suis entretenu avec Luke Kowalski, vice Preesident Corporate Architecture. Pour les questions de 5G, de réseau internet et de collections des données émanant des téléphones portables, Christa Johnson, Strategic Development Analyst, et Andrew Rist, Interoperability Architect ont partagé quelques informations confidentielles.

Mes interlocuteurs ont conforté mes analyses sur les menaces qui nous guettent. Je remercie Oracle pour les informations qu’ils ont partagées avec nous. + d’images

Burlingame – UDELV

Visite de la société UDELV, fondée par Daniel Laury, en compagnie d’EmmanuelLebrun-Damiens, consul général, et de Christophe Barre, conseiller économique.

Ce start-upper a fait le choix de se lancer dans la voiture autonome destinée à livrer des produits.

Il délaisse le transport d’êtres humains qui exige des investissements pharaoniques pour tester à grande échelle la sécurité des véhicules autonomes. Ainsi, Google a investi 20 milliards de dollars pour acquérir 80.000 véhicules équipés. L’enjeu est de taille car il y a 40.000 morts sur les routes chaque année aux États-Unis. Cela représente un mort pour 86 millions de miles (1,6 km) parcourus. 

Le marché de la livraison sur lequel investit UDELV est un trajet qui commence à la boutique et se termine au domicile du client. Ce marché est énorme.

Les fourgonnettes autonomes d’UDELV sont dotées de casiers que les clients débloquent grâce à une application sur smartphone.

En Arizona, il est possible de mettre un véhicule sans chauffeur, sans autorisation et sans permis, sur la route. UDELV y a désormais effectué 12.000 livraisons pour la célèbre enseigne de la grande distribution, Walmart. 

Une belle illustration de l’ingéniosité de nos entrepreneurs de la baie de San Francisco. + d’images

Communauté française

Consulat

Réunion au consulat de France de San Francisco avec Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général, et son équipe, suivie d’une réception à la Résidence de France avec les représentants de notre communauté.

Plus de 30.000 français sont enregistrés, un volume qui fait de SF l’un de nos 15 premiers consulats.

Ce fut un tour d’horizon des problématiques auxquelles sont confrontés nos compatriotes dans une ville où le coût de la vie est le plus élevé des États-Unis. La location d’un appartement avec une chambre coûte 3700$/mois. Il faut compter 20 à 35000$/an par enfant pour les frais de scolarité. Compte tenu de ces coûts vertigineux, il arrive que des familles repartent faute de pouvoir faire face financièrement.

Le montant des bourses scolaires pris en charge pour cette circonscription s’élève à 2 millions d’euros, du fait de la hauteur des frais de scolarité.

Des dizaines d’associations françaises ont été créées au fil des ans pour conserver un lien avec la France, malgré la distance et un décalage horaire de 9 heures.

500 entreprises de Tech françaises sont recensées. Cela démontre la vitalité entrepreneuriale des Français installés dans la Bay ! + d’images

UFE

Rencontre avec Laetitia de Mortillet, présidente de l’UFE San Francisco, Sophie Suberville, conseillère consulaire et Emmanuel de Maistre, entrepreneur.

L’occasion pour Sophie d’évoquer les attentes des Français de la circonscription, en soulignant l’importance de l’action sociale, car bien des mauvaises surprises attendent ceux qui ont sous-estimé le coût de la vie très conséquent dans la capitale mondiale de la Tech.

Parmi les différences culturelles, le concept de Credit score paraît très intrusif pour un Français, car il permet d’évaluer automatiquement votre qualité de payeur et de consommateur en consolidant votre activité bancaire.

Dans un pays où l’on pousse à la consommation et où il est de bon ton d’avoir un éventail de cartes de crédit, le propriétaire qui veut louer une maison ou un appartement pourra rechercher ce type d’information auprès des banques. Il est déterminant de prouver que l’on est un consommateur actif et régulier, mais capable de rembourser ses crédits à la consommation sans accroc !

Pour sa part, Emmanuel m’a décrit ses expériences réussies en matière de création de start-up en France, de levées de fonds, de cession à une entreprise américaine et de son rebond.

La magie de la Silicone Valley fait son effet.

Laetitia, arrivée en qualité de cadre dans la finance, a décidé de lancer son entreprise. + d’images

San Francisco Bay Area Accueil 

A la Résidence de France, en présence d’EmmanuelLebrun-Damiens, consul général, j’ai fait la connaissance de Sixtine Gontier, présidente de SFBA (San Francisco Bay Accueil) et des membres de son bureau, 

Il n’y a pas de quartier français dans la ville. La communauté française est assez éclatée dans la baie et peine à se retrouver, car le trafic accroît les distances. L’objectif de l’association qui réunit 250 à 300 familles est de rompre l’isolement, car la France est loin. Le coût de la vie amplifie le choc culturel.

Les cafés accueil sont donc organisés par des volontaires répartis par îlots. Aussi, pour faciliter l’intégration, SFBA a créé l’Opération « Back to business », pour aider le conjoint à trouver un emploi ou encore l’opération « Café franco-américain », afin de créer des binômes.

Pour se constituer un réseau local, l’astuce est de faire du bénévolat.

J’ai été très impressionné par l’engagement de la SFBA pour aider nos compatriotes à trouver leur place dans la ville la plus chère des États-Unis. + d’images

Enseignement

Lycée français 

Accueilli par Emmanuel Texier, proviseur du Lycée français, j’ai visité deux des trois campus de cet établissement conventionné avec l’AEFE, en compagnie d’Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général.

Situé dans un quartier huppé de San Francisco, le campus Ashbury scolarise 400 enfants de la petite section de maternelle au CM2.

Lors de mon entretien avec l’équipe de direction et des membres du comité de gestion, j’ai mesuré l’impact du coût de la vie à San Francisco sur le niveau des frais de scolarité qui varie de 22.000$ à 31.000$ selon la classe…

Un tiers des élèves bénéficient de bourses, dont l’enveloppe s’élève à 2 millions de dollars. Un million vient des bourses de l’AEFE et l’autre million est payé par les parents d’élèves du lycée français.

Entrepreneur installé de longue date à San Francisco, le président du comité de gestion a pointé les défis auxquels les établissements scolaires de la baie sont confrontés : déplacement des familles vers des villes où l’immobilier est moins cher ; coût de maintenance des bâtiments…

Je me suis ensuite rendu sur le campus Ortega qui accueille 370 élèves dans le secondaire.

Situé dans l’ancien conservatoire de musique de San Francisco, l’établissement dispose d’un théâtre de 400 places. Le théâtre du lycée français offre une programmation de pièces en français qui rencontre un beau succès.

Les résultats suivent : le lycée affiche un taux de 100% de réussite au baccalauréat, dont un tiers de mention très bien. Plus du tiers des bacheliers choisit la France afin de poursuivre leurs études supérieures. + d’images

EFBA

Rencontre avec Nadia Bodin, responsable de la collection des livres FLAM (Francais langue maternelle) à l’EFBA (Education française Bay Area).

Cette association créée en 2009, propose d’envoyer des enseignants français dans les établissements scolaires américains de la baie de San Francisco. Ses résultats sont éloquents : l’association couvre 25 écoles, depuis Santa Rosa au Nord jusqu’à San José au sud. 4 700 heures de cours de français ont été dispensées cette année pour 734 enfants.

La collection Virgule des cahiers FLAM développée sous la direction de Nadia Bodin est un support pédagogique pour toute association FLAM (lien). Cette méthode d’enseignement de notre langue pour les enfants français vivant à l’étranger est structurée en 6 niveaux de la grande section de maternelle au CM2.

Une belle réussite !

Francophone Charter school / Oakland

Visite de la Francophone Charter school d’Oakland en présence de Farid Senna, directeur, Laurence Champomier, coordinatrice pédagogique et Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général.

Créée il y a 4 ans à l’initiative de parents de la ville d’Oakland, cette école publique francophone gratuite est titulaire du label FrancEducation depuis cette année.  Approchant les 5 ans d’existence, elle doit obtenir le renouvellement de son autorisation de la part du district d’Okaland (la décision sera notifiée en décembre).

Ses effectifs augmentent de 50% cette année, passant de 223 élèves à 340 élèves, dont 30% de familles défavorisées. Un tiers des élèves sont français.

En contrepartie de la gratuité de la scolarité, il est demandé aux parents d’offrir des heures de volontariat pour contribuer à la bonne marche de l’établissement.

J’ai assisté à l’arrivée des élèves et observé l’efficacité de deux parents qui ouvraient les portes arrière aux enfants afin d’éviter au conducteur de descendre de voiture. Un véritable ballet qui évite la congestion que nous connaissons dans nos rues en France. Un bien bel esprit qui pourrait nous inspirer. + d’images

Culture française

Alliance française

Tom Aden, président de l’Alliance Française de San Francisco, m’a fait visiter son établissement en présence de notre consul général. 

L’Alliance fêtera ses 130 ans en octobre. Elle est composée d’un centre de langue, d’un centre culturel et d’un centre d’examen pour ceux qui veulent devenir professeurs de français.

Une salle de cinéma de 40 places leur permet de projeter des films en français chaque semaine. Le fonds d’ouvrages en français est si gigantesque qu’il tapisse les murs de chaque salle de classe ! + d’images

Débat sur l’Intelligence artificielle – Vidéo 2m

Lors d’un débat en séance publique autour du thème «Intelligence artificielle : enjeux politiques, stratégiques et économiques», j’ai interrogé notre secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, au sujet de certaines technologies qui peuvent être utilisées dans un sens contraire à nos valeurs. On pense à la Chine qui a créé un cyber-mur pour imposer un contrôle social de sa population, grâce à la reconnaissance faciale fondée sur l’IA.

Un tiers des pays du monde ont d’ores et déjà signé des partenariats avec les entreprises chinoises pour leur fournir ces technologies. A elle seule, Huawei fournit des technologies de surveillance fondées sur l’intelligence artificielle à plus de cinquante Etats.

La réponse de notre ministre est, en résumé, qu’il faut se mettre en capacité de faire émerger nos propres leaders…

Certainement, mais cela ne nous dispense pas de faire appliquer le principe de réciprocité : ce qui est interdit à nos entreprises en Chine doit être interdit aux entreprises chinoises dans l’Union européenne. La question demeure : dans quel monde voulons-nous vivre demain ?

PFL2020 – Cybersécurité dans nos ministères / Cyber-campus – Vidéo (3:45)

Le 2 octobre, notre commission des Affaires étrangères et de la Défense a auditionné Claire Landais, secrétaire générale de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN), pour faire le point sur l’évolution des crédits du programme 129 «Coordination du travail gouvernemental» (gestion de crises, cyberdéfense, renseignement), dont je suis le rapporteur.

Puisque le Projet annuel de performance pointait les “faibles moyens dédiés aux enjeux de sécurité des système d’information de certains ministères”, j’ai voulu savoir quel étaient les ministères les plus “faibles”. Une question dans le prolongement de nos recommandations avec Rachel Mazuir pour renforcer les capacités d’intervention de l’ANSSI (*), suite à la cyberattaque dont a été victime la plate-forme Ariane.

J’ai également voulu savoir si la France soutenait un projet équivalent au site de Beer-Sheva que j’ai visité en Israël, réunissant les agences de cyberdéfense, les pôles universitaires et les unités de R&D des entreprises dans un même écosystème.

Claire Landais a fait immédiatement remarquer que le niveau de menace allait croissant avec des attaquants de plus en plus forts. La secrétaire générale m’a honnêtement répondu que tous les ministères n’avaient pas fait l’effort suffisant pour que nous soyons aujourd’hui sereins, en précisant que tous ne méritent pas le même niveau de protection.

Avec la création de la direction générale du numérique, l’avis de l’ANSSI est requis avant tout projet informatique majeur au sein des services de l’état, a-t-elle rappelé.

Enfin, bonne nouvelle, nous avons appris qu’à la demande du président de la République, les services de Mme Landais travaillent sur un projet de création d’un “campus cybersécurité à la française” qui serait d’abord porté par le monde industriel, où l’ANSSI aurait toute sa place en termes de formations, de qualifications et de solutions.

(*) ANSSI : Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information